Et si la foi m'était contée...

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Message  gabrielle Lun 15 Aoû 2022, 10:26 am

Honnêteté.

Au printemps de 1803, un gamin de douze ans venait de faire à pied le trajet entre Saint-Eustache et Montréal...Il entrait à l'emploi de M. Robertson, importateur considérable... C'était lui qui balayait le magasin, allumait et entretenait les feux, faisait les commissions et se rendait généralement utile dans la maison. Son patron ne tarda pas à découvrir chez l'enfant une intelligence extraordinaire. Il était laborieux, et il montrait déjà une aptitude merveilleuse pour les affaires. L'éducation de Joseph (c'était le prénom de l'enfant) était presque nulle, ses connaissances étant bornées à l'alphabet. Au lieu de s'amuser avec ses compagnons et de contracter des habitudes de dissipation, il donnait à l'étude le temps dont il pouvait disposer, après ses heures de travail. Il fréquentait assidûment les écoles du soir.

A l'âge de quinze ans, Joseph... fut nommé commis. En cette qualité, il fit preuve d'un talent et d'un tact extraordinaires comme vendeur. A vingt ans, il devenait comptable de l'établissement. Plus tard, c'était lui qui faisait les achats en Europe. Un jour, la maison Robertson eut des embarras financiers. Les créanciers d'Angleterre et d'Écosse entrèrent en arrangement avec M. Robertson à condition qu'il prît deux associés. Parmi ces associés était Joseph dont le génie mercantile faisait l'admiration  de tous les négociants de Montréal. Joseph se rendit ensuite en Angleterre et paya intégralement tous les créanciers.

Cet acte d'honnêteté valut à Joseph un éclatant témoignage d'estime de la part des fournisseurs de sa maison... Depuis ce jour, le crédit de la maison canadienne n'eut plus de limites et ses affaires grandirent dans des proportions colossales. Joseph mourut en 1847 laissant à ses enfants une fortune de $300,000. Conseiller législatif de 1834 à 1838, il avait acquis la seigneurie de Terrebonne en 1842.

Le héros de cette histoire était l'honorable Joseph Masson, père de l’honorable Rodrigue Masson, qui fut ministre, sénateur et lieutenant-gouverneur de la Province de Québec. Hector Berthelot et E.-Z. Massicotte, Le Bon Vieux Temps.
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Message  gabrielle Mer 17 Aoû 2022, 11:53 am

Punition du vol.

En 1673, aux Trois-Rivières, Louis Martin, serrurier, Jean Hardouin, Louis Brice, Nicolas Barabé et Jean Arcouet entrèrent de nuit, avec de fausses clefs, chez Sévérin Arneau et y dérobèrent du vin, de l'eau-de-vie, du poisson et du tabac. Le 6 février jugement fut rendu. Martin, Hardouin et Brice furent condamnés « à être exposés à la porte de l'église paroissiale des Trois-Rivières, un jour de fête ou de dimanche, à l'issue de la grand'-messe. » Nu-tête, les mains liées, Martin, fournisseur des fausses clefs, porterait, suspendues au cou, des clefs, et des bouteilles avec, sur la poitrine et sur le dos, cette inscription : «  voleur de vin, d'eau-de-vie, d'anguille et bâilleur de fausses clefs ; Hardouin, tête nue, les mains liées, porterait également des bouteilles et l'écriteau le déclarant : « voleur de vin, d'eau-de-vie et d'anguille  ». Au cou de Brice on pendit seulement des bouteilles. Nos Ephémérides, Le Devoir.

En 1830, à Montréal, on pendait celui qui avait volé un cheval, une vache ou un mouton. Celui qui commettait un vol domestique dont l'objet valait plus de deux livres sterling montait sur l'échafaud. Ainsi, il y eut « l'exécution d'un jeune homme de dix-huit ans, trouvé coupable d'avoir volé à son maître, une montre d'argent de la valeur de $16.  » Le supplice du fouet se donnait aux criminels qui s'étaient rendus coupables de petits larcins. Ceux qui devaient subir la flagellation étaient attachés par les mains à un poteau planté près du monument Nelson. Parfois, aussi, le condamné était attaché derrière une charrette qui parcourait les rues Saint-Paul et Notre-Dame, et la punition était administrée, par fractions, aux principaux carrefours. Le fouet n'était pas administré aussi cruellement que dans l'armée anglaise, car il arrivait rarement qu'il y eut effusion de sang. Le fouet était le châtiment des voleurs, des récidivistes... Hector Berthelot et E.-Z. Massicotte, Le Bon Vieux Temps.

chai pas si on peut nommer cela de la justice. Ce me semble plus proche d'un déni de justice et très éloignée de l'Évangile et de la douceur de la Sainte Église. No
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Message  gabrielle Jeu 18 Aoû 2022, 12:41 pm

Restitution du bien mal acquis.

En 1752, Mgr de Pontbriand eut le bonheur de convertir le marquis de La Jonquière, gouverneur de la Nouvelle- France, et de le réconcilier avec Dieu, Ce brillant officier français avait terni sa réputation par une avarice sordide, et on l'accusait de s'être emparé injustement du commerce autour des lacs et de faire tyranniser les marchands par son secrétaire, auquel il avait livré le trafic de l'eau-de-vie... L’Évêque qui lui administra les sacrements de l'Église, exigea qu'il demandât pardon à son entourage des scandales qu'il avait donnés, et se fit autoriser par le malade à publier son repentir dans la chaire de la cathédrale… Dans des mémoires écrits en 1758, nous lisons : « L'abbé de La Vallinière... a prêché... contre le crime de voler le roi et l'obligation de la restitution. Cette opinion que de voler le roi est licite est dans la tête de tous les Canadiens, depuis que MM. de La Jonquière et Bigot sont en place et en donnent l'exemple pour eux et leurs créatures. M. de La Jonquière, au lit de mort, en fit une espèce d'amende honorable devant l'évêque qui lui portait le Saint-Sacrement, et l'évêque monta le lendemain en chaire pour en faire part au public. » Mgr H. Têtu, Les Évêques de Québec.
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Message  gabrielle Sam 20 Aoû 2022, 11:46 am

Faux Témoignage ne diras,..

Mère Marie-Séraphine-du-Divin-Cœur-de-Jésus fut la fondatrice du premier Carmel du Canada. Au terme de sa longue carrière, elle a pu dire : «  Je n'ai pas souvenance d'avoir fait volontairement un mensonge.  » Dans son enfance, avait-elle commis un mauvais coup, cas que sa pétulance rendait fréquent, alors même qu'elle s'attendait à une réprimande, si petite qu'elle fût, non seulement elle n'avait pas l'idée de mentir, mais elle ne prenait même pas de détours pour dissimuler ou atténuer sa maladresse. Prenant en main l'objet qu'elle avait brisé ou détérioré, elle allait tout droit à sa mère en lui disant, avec sa candeur : « Tiens, regarde maman, ce que j'ai encore fait. — Mais, Adéline, tu ne prends pas garde, répondait Mme Lucas, d'un ton mécontent. — Je t'assure, maman, que je ne l'ai pas fait exprès. — Si, encore tu l'avais fait exprès... il ne manquerait plus que cela. » Sur ce, la fine petite fille sautait au cou de sa mère, l'embrassait câlinement. La maman était vaincue, elle souriait... C'était ce sourire qu'Adéline convoitait ; dès qu'elle l'avait obtenu, elle s'en allait en chantant. Histoire de la R. M . Marie- Séraphine-du-Divin-Cœur-de-Jésus, Fondatrice et Prieure du premier Carmel au Canada.
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Message  gabrielle Lun 22 Aoû 2022, 10:27 am

Mensonge.

Quelques jours avant de lancer son appel aux habitants du Canada en 1774, le Congrès américain avait adressé à Londres un message contre l'Église catholique qui subsistait surtout dans la province de Québec. Il y disait : «  Nous ne saurions taire notre étonnement de ce qu'un parlement britannique ait pu consentir à établir dans ce pays une religion qui a inondé votre île de sang et a disséminé l'impiété, le fanatisme, la persécution, le meurtre et la rébellion dans toutes les parties du monde. » On avait caché cette déclaration calomnieuse à la population canadienne.

A celle-ci on disait : « Nous connaissons trop bien la noblesse de sentiments qui distingue votre nation pour supposer que vous fussiez retenus de former des liaisons d'amitié avec nous par les préjugés que la diversité de religion pourrait faire naître. Vous savez que la liberté est d'une nature si excellente qu'elle rend ceux qui s'attachent à elle supérieure à toutes ces petites faiblesses. Vous avez une preuve bien convaincante de cette vérité dans l'exemple des cantons suisses, lesquels, quoique composés d'États catholiques et protestants, ne laissent pas cependant de vivre ensemble en paix et en bonne intelligence.  » Ces deux textes avaient été rédigés à cinq jours d'intervalle. Quelle duplicité ! Nos Ephémérides, Le Devoir.

Plus hypocrite que ça tu meurs!
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Message  gabrielle Mar 23 Aoû 2022, 12:10 pm

Calomnies.

Des calomnies circulèrent contre les Pères de Brébeuf et Chaumonot. « La seule vue des Pères, faits et vêtus d'une façon si éloignée de celle des sauvages, leurs démarches, leurs gestes, leur manière d'être, semblaient à ces pauvres gens autant de preuves et de confirmations de ce qu'on leur avait dit contre les Robes-Noires. Les bréviaires et écritoires étaient considérés par eux comme des instruments de magie. S'ils se mettaient à prier, c'était justement dans leur idée, exercice de sorciers. On disait qu'allant au ruisseau pour laver leurs plats ils empoisonnaient les eaux ; que, par toutes les cabanes où ils passaient, les enfants étaient saisis d'une toux violente et crachaient le sang. Bref, il n'y avait malheur présent ni à venir dont ils ne fussent considérés comme la source ; et plusieurs de ceux chez lesquels ils étaient logés n'en dormaient ni jour ni nuit... » Relation, 1641.
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Message  gabrielle Jeu 25 Aoû 2022, 6:28 am

LES COMMANDEMENTS DE L'ÉGLISE

Les dimanches messe entendras. ..

Les Relations mentionnent un sauvage, du nom de Charles, qui étant au plus fort de la pêche et éloigné de cinq lieues, quitte tout et vient « en courant, crainte de manquer un dimanche à la messe ». Relation, 1642.
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Message  gabrielle Ven 26 Aoû 2022, 11:40 am

Précepte de la confession annuelle.

Mgr Clut, évêque missionnaire dans l'Ouest, était un jour de passage au Carmel de Montréal. Sa Grandeur nous récréa beaucoup en racontant des anecdotes de ses chers sauvages ; mais il nous édifia encore plus en nous dépeignant les souffrances et les privations tant spirituelles que corporelles des missionnaires. Il nous dit qu'il lui était arrivé de passer treize mois sans pouvoir se confesser, parce que durant ce temps, il n'avait pu rencontrer un prêtre.

Le P. Antoine, qui était présent, reprit vivement, d'un ton solennel, et d'un air sérieux : «Monseigneur...Monseigneur, mais vous êtes excommunié... Un évêque qui n'observe pas le précepte de la confession annuelle : c'est très grave. » A ce propos, le Prélat et toute l'assistance rirent de bon coeur. Mère Séraphine-du- Divin-Coeur-de-Jésus

Je sais qui était ce P. Antoine, mais, il lui manquait un grand bout de doctrine!
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Message  Roger Boivin Ven 26 Aoû 2022, 12:07 pm

gabrielle a écrit:
Précepte de la confession annuelle.

Mgr Clut, évêque missionnaire dans l'Ouest, était un jour de passage au Carmel de Montréal. Sa Grandeur nous récréa beaucoup en racontant des anecdotes de ses chers sauvages ; mais il nous édifia encore plus en nous dépeignant les souffrances et les privations tant spirituelles que corporelles des missionnaires. Il nous dit qu'il lui était arrivé de passer treize mois sans pouvoir se confesser, parce que durant ce temps, il n'avait pu rencontrer un prêtre.

Le P. Antoine, qui était présent, reprit vivement, d'un ton solennel, et d'un air sérieux : «Monseigneur...Monseigneur, mais vous êtes excommunié... Un évêque qui n'observe pas le précepte de la confession annuelle : c'est très grave. » A ce propos, le Prélat et toute l'assistance rirent de bon coeur. Mère Séraphine-du- Divin-Coeur-de-Jésus

Je sais qui était ce P. Antoine, mais, il lui manquait un grand bout de doctrine!

Je crois que c'est plutôt de l'humour qu'a voulu faire le père Antoine.
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Message  gabrielle Ven 26 Aoû 2022, 12:25 pm

Roger Boivin a écrit:
gabrielle a écrit:
Précepte de la confession annuelle.

Mgr Clut, évêque missionnaire dans l'Ouest, était un jour de passage au Carmel de Montréal. Sa Grandeur nous récréa beaucoup en racontant des anecdotes de ses chers sauvages ; mais il nous édifia encore plus en nous dépeignant les souffrances et les privations tant spirituelles que corporelles des missionnaires. Il nous dit qu'il lui était arrivé de passer treize mois sans pouvoir se confesser, parce que durant ce temps, il n'avait pu rencontrer un prêtre.

Le P. Antoine, qui était présent, reprit vivement, d'un ton solennel, et d'un air sérieux : «Monseigneur...Monseigneur, mais vous êtes excommunié... Un évêque qui n'observe pas le précepte de la confession annuelle : c'est très grave. » A ce propos, le Prélat et toute l'assistance rirent de bon coeur. Mère Séraphine-du- Divin-Coeur-de-Jésus

Je sais qui était ce P. Antoine, mais, il lui manquait un grand bout de doctrine!

Je crois que c'est plutôt de l'humour qu'a voulu faire le père Antoine.


Je l'avais pas "catché" pantoute. Et si la foi m'était contée... - Page 7 574158
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Message  gabrielle Dim 28 Aoû 2022, 8:04 am

Première communion.

En 1922, se mourait à New-York, une femme âgée de 60 ans. Elle avait épousé un protestant dénué de principes religieux, et, depuis longtemps, elle-même avait pratiquement apostasié le catholicisme, religion de son enfance. Apprenant la grave maladie, ses anciennes maîtresses du courent Jésus-Marie à Sillery se mettent en prières pour obtenir sa conversion. Une des soeurs de la malade accourt de Québec. Elle prie avec ardeur pour l'autre qui ne prie pas et dont l'heure suprême arrive. «  Puis tout doucement, elle parlait à sa soeur aînée des jours d'autrefois : de l'enfance heureuse, du pensionnat, de la première communion... Au mot de première communion, le regard de la malade étincelait, et, d'instinct, il se tournait vers le ciel comme pour chercher quelque rayon d'un bonheur disparu. Un matin, comme d'une chose naturelle, la soeur dit : « Veux-tu nous allons réciter le chapelet ? — Oh ! oui, va dans le tiroir de ma commode et apporte le chapelet de ma première communion. » E t le chapelet fut récité en duo fervent... Quelques heures après, il fut question de la visite du prêtre. « Un prêtre ! mais je ne veux pas me confesser. » Enfin la soeur réussit à lui faire accepter une visite en passant. Puis le prêtre revint et ce fut la confession. « Oh ! que je suis heureuse, répétait la mourante. Je suis redevenue l'enfant du Bon Dieu. Il me gardait ma place en paradis. Il m'a pardonnée. Il m'aime. Oh ! va chercher le voile de ma première communion ; apporte-le-moi. Je veux le mettre demain pour recevoir N.-S.  » L'action de grâces se prolongea cinq jours... Avant de mourir, l'heureuse convertie se tourna vers sa soeur pour lui dire : « Tu poseras sur ma tête le voile de ma première communion, je veux l'emporter dans ma tombe... » D'après la Voix de Jésus-Marie, juillet 1923.
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Message  gabrielle Mar 30 Aoû 2022, 5:56 am

Croirait-on bien qu'il s'est trouvé un de nos Français en Canada qui pour contrecarrer les dissolutions qui se font ailleurs au Carnaval, est venu le mardi gras dernier, pieds et tête nus sur la neige et sur la glace, depuis Québec jusques en notre Chapelle, c'est-à-dire une bonne demi lieue, jeûnant le même jour pour accomplir un voeu qu'il avait fait à Notre-Seigneur, et tout cela sans autres témoins que Dieu et nos Pères qui le rencontrèrent. Pendant le saint temps de carême, non seulement l'abstinence des viandes défendues et le jeûne s'est gardé, mais tel s'est trouvé qui a fait plus de trente fois la discipline, dévotion bien extraordinaire aux soldats, et aux artisans tels que sont ici la plus part de nos Français. Un autre a promis d'employer en oeuvres pies la dixième partie de tous les profits qu'il pourra faire pendant tout le cours de sa vie. Relation, 1634.
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Message  gabrielle Mer 31 Aoû 2022, 12:11 pm

Vendredi, chair ne mangeras…

Blanche Elkan, une jeune Juive, s'est convertie au catholicisme, pendant son séjour au couvent de Bellevue, à Québec. De retour dans sa famille, aux États-Unis, elle doit souffrir pour sa foi. « Jamais, lui dit son père, tant que tu vivras sous mon toit, jamais tu ne pourras mettre le pied dans une église catholique. » ...Le vendredi reste le jour pénible entre tous. Par un raffinement de cruauté on ne sert que de la viande et des aliments gras ce jour-là. Mais elle persiste à observer la loi de l'Église. Le père déçu, exaspéré lui annonce un bon matin qu'elle doit manger de la viande le vendredi ou jeûner tout à fait...Blanche... se lève et se retire à sa chambre sans avoir même pris une bouchée de pain... Il est deux heures le lendemain après-midi, quand sa belle-mère après l'avoir accablée de reproches lui fait servir une collation. Une Soeur de la Congrégation de Notre-Dame, Un Lis fleurit., entre les Epines.
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Message  gabrielle Ven 02 Sep 2022, 11:12 am

LES FINS DERNIÈRES

Jugement particulier.

« Avec leur esprit d'imitation, les petites sauvagesses, cherchaient à reproduire chaque nouveau geste de leurs chères maîtresses », les Ursulines. « Elles se firent une petite cabane de feuillage et y entrèrent en récollection. Manifestement, elle ne fut pas cette fois de longue durée car » ayant demandé congé à la mère Supérieure d'y passé la nuit, «  elle les en détourna leur disant qu'elles auraient peur : Nous ne craignons rien, firent-elles, nous porterons avec nous l'image de Jésus et de la Sainte Vierge, et le méchant Manitou ne nous pourra aborder. Nous n'avons pas peur des âmes des Trépassés ; car ceux qui meurent s'ils sont bien bons s'en vont au ciel ; s'ils n'ont pas payé et satisfait pour leurs offenses, ils vont en purgatoire ; s'ils sont bien méchants, ils vont en enfer : ils ne sortiront pas de là pour nous venir trouver. » Cette réponse m'étonna, ajoute la narratrice, il s'en faut de beaucoup que nos petites Françaises soient si présentes à elles (en leurs réponses), quoiqu'on les instruise sans cesse. » Marie de l’Incarnation, par une Religieuse Ursuline de Québec.
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Message  gabrielle Sam 03 Sep 2022, 10:34 am

Récompense et punition après le jugement.

Le P. André Pierron, s.j., est le premier peintre canadien connu. II débarqua à Québec, le 12 juillet 1663. Mère Marie de l'Incarnation écrit à son fils : «  Comme le Père a divers vices à combattre, il a aussi besoin de diverses armes pour les surmonter. Il s'en trouvait plusieurs qui ne voulaient pas écouter la parole de Dieu et qui se bouchaient les oreilles lorsqu'il voulait les instruire. Pour combattre cet obstacle, il s'est avisé d'une invention admirable, c'est de faire des figures pour leur faire voir des yeux ce qu'il leur prêche de paroles. Il instruit de jour et la nuit il fait des tableaux, car il est assez bon peintre. Il en a fait un où l'enfer est représenté tout rempli de démons si terribles tant par leurs figures que par leurs châtiments qu'ils font subir aux sauvages damnés, qu'on ne peut les voir sans frémir. Il y a devant, une vieille iroquoise qui se bouche les oreilles pour ne point écouter un jésuite qui la veut instruire. Elle est environnée de diables qui lui versent du feu dans les oreilles... Il a aussi fait le tableau du Paradis, où les anges sont représentés, qui emportent dans le ciel les âmes de ceux qui meurent après avoir reçu le saint baptême. Enfin, il fait ce qu’il veut par le moyen de ces peintures. Tous les Iroquois de cette mission en sont si touchés qu’ils ne parlent dans leurs conseils que de ces matières et ils se donnent bien garde de se boucher les oreilles quand on les instruit. Ils écoutent le Père avec une avidité extraordinaire. » Élie de Salvail,
Ibidem.
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Message  Roger Boivin Sam 03 Sep 2022, 6:53 pm


La peinture sous le régime français [ en Nouvelle-France ] :

https://messe.forumactif.org/t5552-la-peinture-sous-le-regime-francais-en-nouvelle-france

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Message  gabrielle Dim 04 Sep 2022, 11:23 am

L’enfer.

Un sauvage, se brûlant un jour à dessein, fut averti par un de ses amis de se retirer de la flamme. Non, non, dit-il, c’est ainsi que j ’apprends qu’il fait mauvais d’offenser Dieu, si on n’est résolu de brûler dans un feu dont jamais on ne pourra se retirer, et dont ceci n’est rien qu’une ombre. Relation, 1644.
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Message  gabrielle Lun 05 Sep 2022, 11:33 am

Âmes du purgatoire.

Mère Catherine de St-Augustin, des Hospitalières de Québec écrit : « Le 15 juin 1663, environ une heure après minuit, j’entendis marcher près de mon lit, et une voix qui se plaignait et qui marquait qu’elle souffrait une grande douleur. J ’eus un peu de frayeur du commencement ; mais ayant élevé l’esprit à Dieu et demandé son assistance, je me sentis toute fortifiée et entièrement exempte de peur... Cette voix, en continuant ses plaintes, me pria avec beaucoup d’instance de soulager une douleur extrême, qui lui restait au dos ; je conçus que c’était une âme du Purgatoire ; mais il me vint une doute sur ces paroles, si le diable ne la contrefaisait point. Mais les plaintes redoublèrent et on me conjura plus fortement qu'auparavant, de soulager cette douleur. Alors sans hésiter davantage, je dis : Mon Dieu, s'il est vrai que ce soit là une âme du Purgatoire, voici mon corps ; si vous le jugez capable de pouvoir porter une partie de la peine de cette âme, je vous l'abandonne de tout mon coeur, pour tout ce qu'il vous plaira. Au même moment je me sentis frappée comme d'un tison au milieu du dos et la douleur fut si aiguë et se répandit si promptement que je pensais être couchée sur un brasier. La douleur me dura fortement deux jours. . » Cité dans le Messager canadien du Sacré-Coeur, juin 1943.
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Message  gabrielle Mar 06 Sep 2022, 9:47 am

Résurrection des corps.

Une bonne chrétienne, de la tribu des Hurons, ayant un jour assisté au sermon qui s'était fait de la résurrection, ne peut contenir en son cœur la joie dont elle était remplie. C'est cela, s'écria-t-elle à toute l'assistance, qui fait que nous croyons ; c'est dans cette espérance, que nous souffrons en patience les médisances et les injures : on nous menace de la mort, on dit qu'il faut massacrer les chrétiens ; qu'ils nous tuent s'ils en ont l'assurance, un jour je ressusciterai dans ce corps qu'ils auront assommé. Relation, 1642.
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Message  gabrielle Mer 07 Sep 2022, 9:55 am

Résurrection glorieuse des corps des justes.

Baptisée en 1639, une sauvagesse, nommée Christine, depuis le moment de sa conversion... avait été toujours montant dans la pratique des vertus les plus hautes qui soient au christianisme, mais surtout dans un amour des souffrances et afflictions de cette vie, qui, disait-elle, lui semblaient pleines de douceur, depuis qu'elle avait su que ce corps affligé devait enfin ressusciter pour jouir d'une gloire qui n'aurait point de fin. Elle reçut les Sacrements avec des sentiments de piété remplis d'amour ; entre autres elle sentait une affection très tendre envers la Sainte Vierge…

Lorsqu'elle était proche de l'agonie, ayant déjà perdu l'usage et le sentiment de la vue, elle s'écria tout d'un coup comme étonnée et ravie dans l'admiration ; « 0 mon fils, ne vois-tu pas cette rare beauté de cette grande Dame éclatante en lumière qui est ici à mon côté ?... N'entends-tu pas ces paroles d'amour ? Oh ! qu'elle me parle bien mieux que nos frères les Français...Cette bonne femme parlait à un de ses enfants excellent chrétien... « Ma mère, vous rêvez, lui dit ce jeune homme, je ne vois rien, et vous comment pourriez-vous voir ce que vous dites ayant déjà les yeux fermés ? — Non, non, mon fils, réplique cette mère, je ne me trompe aucunement, ni ne veux te tromper. Regarde l'autre côté ces jeunes Français qui l'accompagnent, les plus beaux que j'aie jamais vus, que leurs habits sont riches ! Mais plutôt prête l'oreille à ce que dit cette Dame, ô qu'il fait beau la voir !  » Là-dessus, elle incline à la mort... Son autre fils ayant entendu raconté cela, disait aux Pères qu'il croyait pour lui que ces jeunes Français d'une beauté si rare étaient des anges du ciel qui tenaient compagnie à la très Sainte Vierge, pour qui sa mère avait eu des dévotions si tendres. Relation, 1644.
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Message  gabrielle Jeu 08 Sep 2022, 11:56 am

Les corps des réprouvés seront condamnés aux peines
éternelles de l’Enfer.

Cette vérité toucha vivement deux Hurons nouveaux chrétiens, lorsqu'ils n'étaient encore que catéchumènes... : Sans la foi et sans l'observation des commandements de Dieu, ils se devaient résoudre à brûler éternellement dans les brasiers d'un feu véritable, celui que nous voyons de nos yeux, n'en étant que la peinture. A jamais, disaient-ils, brûler à jamais ! Si nous ne pouvons tenir le bout du doigt dans un petit feu qui n'est que peinture, qui n'a ni force ni vigueur, ni durée, à comparaison de ces flammes dévorantes et éternelles, que ferons-nous si nos crimes nous y jettent ? L'un d'iceux étant à Québec, la veille du grand saint Joseph, patron de la Nouvelle-France, comme on faisait des feux de réjouissance en son honneur, il fut si épouvanté..., qu'il s'enfuit soudain cherchant un abri contre ces flammes... Cette peur lui fit du bien, et lui en fait encore quand il y pense : Si un petit feu-follet qui disparaît en un instant, m'a tant épouvanté, quelle sera l'horreur de ces brasiers de l'enfer, qui ne s'éteindront jamais ! Brûler éternellement ! c'est, disait-il, un long terme, c’est ce qui m'étonne. Relation, 1642.
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Message  gabrielle Sam 10 Sep 2022, 8:46 am

Le ciel.

En la méditation du Paradis, le bon Joseph Chihouatenhoua ne voulut point s’arrêter à considérer tout ce qu’on peut figurer de beau dans le ciel. Mon Dieu, dit-il, je ne veux pas juger des biens que vous réservez après cette vie à ceux qui vous servent, car je n’ai point d’esprit. C’est assez que vous ayez dit qu’on y serait à tout jamais content, vous en savez mieux les moyens que tous les hommes ne le peuvent comprendre. Si je me représentais le Paradis comme un lieu où il y a de belles cabanes, de belles robes de castor, des cerfs et des ours à manger, je ne vous ferais pas plus riche que les hommes : il n’y a rien de tout cela, mais il y a bien plus que tout cela, puisque les hommes et toutes leurs richesses ne sont rien à l’égal des vôtres. On me raconte mille raretés et beautés de la France, que je ne puis comprendre, je le crois toutefois. Pourquoi ne serais-je pas assuré des contentements ineffables qu’il y a dans le ciel, quoiqu’ils surpassent mes pensées : c’est assez que vous ayez dit qu’on y sera à tout jamais content. Relation,1640.
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Message  Louis Sam 10 Sep 2022, 10:42 am

gabrielle a écrit:
Le ciel.

En la méditation du Paradis, le bon Joseph Chihouatenhoua ...


Son frère aîné.

Sa fille.

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Message  gabrielle Dim 11 Sep 2022, 12:22 pm

Pensée et désir du ciel.

Un jeune homme chrétien qui, l'an passé, se voyant poursuivi d'une bande iroquoise... nous racontait qu'au milieu de ses craintes, il fut sur le point d'appeler les ennemis, songeant qu'après la mort il serait heureux dans le ciel. « Mon Dieu, disait-il, dans le fond de son coeur, c'est vous qui me cachez ici, l'ennemi est à vingt pas de moi : si vous n'aidiez à me couvrir, serais-je ici en sûreté ? Disposez de ma vie selon qu'il vous plaira. Si je savais vos volontés, je me présenterais moi-même, et leur dirais qu'ils me brûlassent, et alors je vous offrirais mes tourments. Je ne vous demande, mon Dieu, rien que le ciel, où je puisse à jamais vous voir comme vous me voyez maintenant.  »

Ce jeune homme est venu bien souvent de dix et douze lieues pour entendre la messe ; et comme c'était en un temps dangereux pour la crainte des ennemis, et que nous lui disions qu'il avait tort de s'exposer à ce péril sans bonne compagnie : « Eh quoi, nous disait-il, Dieu n'est-il pas avec moi ? Si je suis tué en chemin, pourrais-je mieux mourir ? N'irais-je pas droit dans le ciel ? Puis-je craindre la mort, quoique je marche au milieu des périls, m'entretenant dans ces pensées ? » Relation, 1644.

FIN
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