Et si la foi m'était contée...

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Message  gabrielle Lun 25 Avr 2022, 12:51 pm

Péchés qu’il faut dire ou qu’il est bon de confesser.

Lettre écrite, sur de l'écorce, au Père Le Moine, par « un jeune enfant » en captivité : « Mon R. Père, le jour que vous partîtes des Trois-Rivières, je fus pris sur les trois heures du soir, par quatre Iroquois d’en bas : la cause pour laquelle je ne me fis pas tuer, mon malheur, c'est que je craignais de n'être pas en bon état. Mon Père, si je pouvais avoir le bonheur de me confesser, si vous veniez ici, je crois que l'on ne vous ferait aucun mal ; et je crois que je m'en retournerais quand et vous, si vous pouviez venir ici. Je vous prie d'avoir pitié de ma pauvre Mère, bien affligée : vous savez, mon Père, l'amour qu'elle a pour moi... Nous sommes trois Français, qui avons ici la vie : je me recommande à vos bonnes prières, particulièrement au saint Sacrifice de la Messe. Je vous prie, mon Père, de dire une Messe pour moi. Je vous prie de faire mes baise-mains à ma pauvre Mère, et la consoler, s'il vous plaît. » Et  plus bas : «  Mon Père, je vous prie de bénir la main qui vous écrit, et qui a un doigt brûlé dans un Calumet, pour amende honorable à la Majesté de Dieu, que j'ai offensé ; l'autre a un pouce coupé. Mais ne le dites pas à ma pauvre Mère…  Votre très humble et très obéissant serviteur, François Hertel. » Relation 1661.
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Message  gabrielle Dim 08 Mai 2022, 12:24 pm

Péché mortel caché en confession.

Le P. Giroux, o.m.i., missionnaire dans l’Extrême-Nord canadien, raconte ce qui suit d’une Loucheuse...Liane, ayant hiverné ici, partait après Pâques... ; mais elle partait bien triste. C’était une excellente chrétienne, craignant Dieu et sévère à elle-même, mais tourmentée beaucoup par le démon. Elle eut la faiblesse de consentir à un mauvais désir qu’elle ne mit cependant pas à exécution ; mais elle, qui s’était toujours si bien gardée, eut une telle honte de cette faiblesse qu’elle n’osa pas la confesser et partait avec une communion sacrilège. Alors ce ne fut pas une vie pour cette pauvre âme. «  Qu’ai-je fait ? » pensait-elle, et elle ne se sentait pas la force d’avouer sa faute.

Ses compagnons la virent dépérir à vue d’oeil, car elle ne mangeait plus ni ne dormait. N’y tenant plus, elle s’en alla à l’écart dans le bois, enleva ses habits et se coucha dans la neige pour mourir. Alors Dieu eut pitié de cette âme, et la neige provoquant chez elle une forte réaction, elle se dit : «  Je suis bien bête, pourquoi ne pas avouer mon péché ? C’en est assez, je le confesserai.  » Elle était sincère ; elle se lève toute changée, n’ayant plus qu’une pensée : voir le Père. La glace est à peine partie qu’elle se fait amener à la mission. Elle n’a que la peau et les os. En arrivant, elle ne touche la main à personne et monte comme une flèche à la mission ; il est dix heures du soir. Elle ne me touche pas la main, selon l’habitude, mais me dit simplement : « Je veux me confesser » ; puis elle entre au confessionnal.

Elle avoue sa faute, et après on la voit inondée de la joie d’une âme en paix. Mais la secousse a été trop forte. La grippe alors apparaît ; au deuxième jour de la maladie, elle ne semble nullement en danger, et cependant son enfant vient m’avertir que sa mère, que je viens de voir peu d’instants auparavant, semble mal. J ’y cours ; elle rend le dernier soupir et reçoit une dernière absolution. Que Dieu a été bon pour cette sainte âme ! Cité par Eugène Nadeau, o.m.i., Ceux qu’il aima.
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Message  gabrielle Mar 10 Mai 2022, 1:30 pm

Satisfaction pour nos péchés.

Le P. Buteux raconte d'un sauvage : Il «  m'attendit à genoux une grosse demi-heure après ma Messe, et voyant que je voulais sortir, il m'arrête : J'ai fâché Dieu, je veux me confesser. Il me paraissait tout transporté de douleur : M 'étant souvenu la nuit de mon péché, disait-il, je me suis levé, j'ai entré dans les bois, et coupant des scions d'arbres, je me suis si longtemps battu et fustigé que je n'en pouvais plus ; quand je me serai confessé, j'ai bien envie d'en faire davantage, tu me diras ce qu'il faut faire pour payer Dieu et pour l'apaiser. Je l'entends de confession, dit le Père, il était touché jusques aux larmes, je lui donnai une pénitence trois fois plus rude que je n'aurais fait à un Français pour une même offense. Est-ce là, me fit-il, tout ce que tu m'ordonnes pour un si grand péché ? Fais-moi porter quelque chose qui me déchire le corps, commande-moi de jeûner ; je ne crains point, je t'obéirai, j'ai fâché Dieu, je le veux apaiser.

Le Père lui repart : je ne veux pas que tu jeûnes aujourd'hui ni demain : ce sont des jours de réjouissances, on fera festin dans vos cabanes pour l'arrivée du Père Le-Jeune que Dieu nous a rendu. C'est pour cela, dit ce bonhomme, qu'il faut que je jeûne, afin que je souffre davantage : j'ai fâché Dieu, il ne faut pas que je me réjouisse avec les autres, je m’absenterai bien aisément de ces festins, et si je m'y dois trouver, je ferai bien semblant de manger sans que personne s'en aperçoive. Ce bon pénitent pouvait bien dire : Dolor meus in conspectu meo semper, mes yeux envisageant mon offense ne voient que des objets de douleur. » Relation, 1642.
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Message  gabrielle Mer 11 Mai 2022, 1:34 pm

LA SAINTE EUCHARISTIE

Présence réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie.

L'année 1650, le jour même de l'Assomption de Marie, fête principale de la congrégation externe, le Très Saint Sacrement étant exposé selon l'usage, Marguerite Bourgeoys fut désignée pour rester en adoration en sa présence… Après avoir demeuré quelque temps humblement prosternée devant Notre-Seigneur, plus encore de cœur et d'esprit que de corps, elle se sentit portée à lever les yeux vers la sainte Hostie ; et dans ce moment elle aperçut… Notre-Seigneur dans la sainte Eucharistie, sous la forme d'un enfant, comme de l'âge de trois ans et d'une beauté incomparable... Faillon, Vie de la Soeur Bourgeoys.
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Message  gabrielle Jeu 12 Mai 2022, 1:02 pm

Présence eucharistique.

C’était à Québec, vers la mi-février 1661. Le feu éclate à la basse-ville et menace de faire de grands ravages. Mgr de Laval, plein de confiance en Dieu, s’en va tranquillement à l’église, prend le Saint-Sacrement et le descend vers le lieu du sinistre. A peine y est-il rendu, que l’incendie s’arrête visiblement. « On remarqua, dit le Journal des Jésuites, que le feu s’arrêta. » Il ne détruisit que la maison où il avait commencé, et la Basse-Ville fut sauvée. Mgr A. Gosselin, Le Vén. F.-M. de Laval.
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Message  gabrielle Sam 14 Mai 2022, 8:26 am

La transsubstantiation s’opère par la toute-puissance
de Jésus-Christ.

Le capitaine William-G. Robins demeurait à Drummondville. Il fut nommé en 1830 régisseur du comté de Drummond. U mourut en 1847. C'était un homme de haute intelligence et d'une éducation soignée. Homme de conviction, il cherchait la vérité avec ardeur. Souvent il conversait avec le vieux notaire David, de Nicolet, qui était fort en controverse. M. Robins était convaincu de la vérité de la religion catholique, excepté sur un point : la présence réelle de Jésus-Christ au Saint-Sacrement. Il expose son dernier doute à M. David :

« Si ce n'était point ce dernier dogme que l'Église propose à votre croyance, je serais des vôtres.

Le notaire réfléchit et dit :

— Dieu n'est pas tout-puissant ?

— Comment, vous blasphémez !

— Non, mais c'est vous qui le faites, puisque vous refusez à Dieu le pouvoir de changer le pain en son corps et le vin en son sang adorable.

— Notaire, vous avez raison ; je n'hésite plus : je suis catholique. »

La conversion de M. Robins fut sincère ; sa vie et sa mort surtout, furent édifiantes. Abbé J.-O. Prince, dans le Bulletin des Recherches historiques, 1901.
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Message  gabrielle Lun 16 Mai 2022, 7:40 am

Les prêtres seuls ont reçu le pouvoir de consacrer.

M. l’abbé Daudin, missionnaire à Port-Royal, raconte un épisode du « Grand Dérangement » :

« Ce n’était pas assez pour les Anglais de harceler les habitants, ils pensèrent qu’en enlevant les prêtres, ils disperseraient plus aisément le troupeau. En conséquence, le Conseil donna ordre, le premier août, d’enlever les trois missionnaires qui étaient dans sa province ; et l’on envoya pour cela trois détachements de chacun cinquante hommes. Celui des Mines fut enlevé le 4 août. Celui de la Rivière-aux-Canards se cacha pendant quelques jours pour aller dans les églises consommer les saintes hosties, et se rendit lui-même au fort de Pigiquit, le dix, pendant que son détachement le cherchait encore. Celui de Port-Royal (M. Daudin lui-même) fut pris le 6 août, en disant la messe, qu’on lui laissa achever. Heureusement qu’en entendant tomber les crosses de fusils tout à l’entour de l’église, il se défia de l’aventure, et consomma les saintes hosties... On rassembla les trois missionnaires dans une prison commune, et de là on les conduisit à Halifax, avec cent cinquante hommes de troupes. On ne peut exprimer quelle fut la consternation du peuple, lorsqu’il se vit sans prêtres et sans autels. Les missionnaires donnèrent ordre de dépouiller les autels, de tendre le drap mortuaire sur la chaire et de mettre dessus le Crucifix ; voulant par là faire entendre à leur peuple qu’il n’avait plus que Jésus-Christ pour missionnaire. Cité dans : Un Pèlerinage au pays d’Evangéline. par Abbé H.-R. Casgrain.
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Message  gabrielle Mer 18 Mai 2022, 6:47 am

Le vin qui servira au Saint Sacrifice,

La Relation de 1650 raconte que saint Antoine Daniel, martyr canadien, allait «  chercher çà et là dans les bois quelques raisins sauvages, et faire les dix et douze lieues pour en trouver sa charge, et pour en retirer après de longs travaux, à peine ce qu'il faut de vin pour célébrer quelques messes le reste de l'année. »
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Message  gabrielle Jeu 19 Mai 2022, 12:57 pm

Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie.

A la fondation de Ville-Marie, le Très Saint-Sacrement fut exposé toute la journée. « On n'avait point de lampes ardentes devant le Saint Sacrement, écrit Dollier de Casson, mais on y avait certaines mouches luisantes qui y brillaient fort agréablement jour et nuit étant suspendues par des filets d'une façon admirable et belle, et toute propre à honorer selon la rusticité de ce pays barbare, le plus adorable de nos mystères... » Dollier de Casson, Histoire du Montréal
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Message  gabrielle Hier à 12:50 pm

LA COMMUNION
Jésus-Christ a institué la sainte Eucharistie pour
nous fortifier.

Au mois d'avril 1660, Dollard des Ormeaux et seize jeunes colons de Montréal décident de se porter à la rencontre d'une forte armée d'Iroquois qui voulaient anéantir la colonie. Maisonneuve approuve leur projet d'inspirer de l'épouvante au terrible ennemi : « Mais, écrit Faillon, comme l'un des seize s'était désisté de sa promesse, les autres pour n'être empêchés par aucune considération d'aller affronter généreusement la mort, font chacun leur testament, s'approchent religieusement des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, et, en présence des saints autels, s'engagent par un serment solennel à ne demander et à n'accepter aucun quartier, et à combattre jusqu'à leur dernier souffle. »

On sait que, par leur mort, les dix-sept jeunes héros du Long-Sault- sauvèrent la colonie.
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Message  Louis Aujourd'hui à 7:37 am


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