NOTRE BONNE SOUFFRANCE

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Message  Monique Sam 15 Aoû 2009, 6:11 pm

IL EST MON SOUTIEN



Là-haut, dans les mansardes, habite la vieille Catherine. J'ai à peine frappé qu'elle m'ouvre la porte de sa misérable chambrette. Elle attendait ma visite, et épiait depuis quelque temps les bruits de pas dans l'escalier. Une lueur de joie éclaire son visage. Elle sourirait si elle en était capable, mais sa bouche se contracte seulement en un rictus douloureux. Il lui est également difficile de parler. Son visage empourpré et tuméfié est à demi caché par un bandeau. Au cours de la conversation j'apprends la nature de son mal : un cancer.

Tourmentée depuis longtemps par d'indicibles souffrances, écartée de tous les hôpitaux, abandonnée seulement à la compassion de quelques bonnes âmes, elle attend de semaine en semaine la fin de ses maux, mais avec une résignation parfaite à la divine Providence. Elle endure paisiblement son purgatoire avec un courage admirable puisé dans la réception fréquente de la manne céleste. Des larmes lui emplissent les yeux lorsqu'elle parle de l'amour du divin ami des malades.

« Souvent il me semble que je n'en puis plus, que je vais succomber, mais je me sens ranimée lorsque l'Hôte divin revient me visiter avec le retour du matin. Il est mon soutien. Figurez-vous donc! Tout impotente que je suis, je ne me contente pourtant pas de gémir.

Un voisin m'avait demandé de prier pour une intention particulière. L'affaire a tourné d'une façon inespérée. Quel plaisir pour moi! En effet, je m'imagine que j'y ai bien contribué un peu.

— N'en doutez pas. Si le bon Dieu n'écoutait pas ceux qui lui sont chers, qui donc écouterait-il?
— Oh, je ne m'en fais pas accroire pour cela. Mais on est tout de même content de se croire encore utile à quelque chose.
— Tiens, que vois-je ? Un nouveau livre ? Un bon livre ?
— Oui. Je voulais justement vous le montrer. C'est une voisine qui me l'a donné. Je ne saurais vous dire quel bien il m'a fait. J'ai tant besoin de livres réconfortants comme celui-là, car je souffre beaucoup, et qui sait ce qui m'attend encore! »


Malgré ses propres souffrances, cette âme affligée est pleine de sollicitude pour les tracas des autres. Cette sympathie, si sincère, si désintéressée, me fait penser à la huitième station du Chemin de la Croix : « Jésus console les filles d'Israël ». Quelle générosité!

Et le plus beau est que cette âme ne soupçonne même pas sa grandeur au regard de Dieu.
Je me retire, profondément ému, de cette cham-brette, de cet atelier, me semble-t-il, où le divin Maître achève de façonner un chef-d'œuvre pour en orner la demeure de son Père. Parure d'un éclat magnifique, car tout « est bien » qui sort de ses mains.

A. MEYER
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Message  Monique Dim 16 Aoû 2009, 8:57 pm

PAR LA FENÊTRE



C'était un homme assez instruit, aucunement hostile à la religion, mais qui ne se gênait guère pour assister à la messe le dimanche. Il se contentait d'aller jusqu'à l'église, sans y entrer, préférant attendre la fin de l'office au cabaret avec des amis.

« Je regarde à l'intérieur par la fenêtre », répondait-il un jour à une remarque de son curé.

A quelque temps de là, il tomba malade. Le curé vint le voir et l'exhorta à recevoir les derniers sacrements. Mais lui, comptant sur sa prompte guérison, ne voyait pas la chose si pressée. Le mal empirant, il se décida pourtant à faire revenir le prêtre.
Celui qui était chargé de la commission s'en fut d'abord, selon l'usage du pays, frapper à la porte du sacristain.

« Qu'y a-t-il ? demanda celui-ci, en ouvrant la fenêtre.
— C'est pour un malade.
— Pour qui ? »


Mais l'autre, croyant qu'on avait dû le reconnaître à la voix, était déjà parti. Faute de renseignement précis, le sacristain jugea inutile de déranger le prêtre.

Le lendemain matin, les parents du malade vinrent annoncer au curé qu'il était mort dans la nuit, après l'avoir vainement attendu.
La commission avait été faite... par la fenêtre, de la même façon que ce chrétien indifférent avait coutume d'assister à la messe.

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Message  Monique Lun 17 Aoû 2009, 7:17 pm

UN BEL EXEMPLE D'AMOUR CONJUGAL



C'est un bel exemple d'affection et de fidélité conjugale que l'histoire d'Eskolo Enuk, cet Esquimau qui, dans sa barque de peau de phoque, franchit 3.000 kilomètres à travers les glaces flottantes pour conduire sa femme à Churchill et la faire examiner par les médecins blancs dont l'art semble magique aux peuplades primitives du nord.

Le difficile voyage dura deux semaines. Enuk dut traverser la baie d'Hudson à la rame, en épargnant toute secousse à sa compagne, et, plus d'une fois, les glaçons faillirent écraser la petite barque.

A Churchill, les médecins le rassurèrent. La maladie d'estomac dont souffrait sa femme n'aurait pas tardé à s'aggraver, mais, grâce à leurs bons soins, elle en serait bientôt guérie.

L'esquimau avait amené avec lui toute une précieuse cargaison de fourrures pour régler les honoraires des docteurs; mais les habitants de la ville furent si touchés de l'affection d'Enuk pour sa femme qu'ils firent une collecte et payèrent eux-mêmes médecins et remèdes.

Admirable exemple d'amour conjugal assurément. Comment expliquer tant de dévouement et de générosité? Ami, vous vous en doutez. Tous deux étaient de fervents chrétiens, qui puisaient leurs sentiments d'abnégation et de confiance en Dieu dans l'ardeur de leur foi.

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Message  Monique Mar 18 Aoû 2009, 8:16 pm

QUE FAUT-IL POUR FAIRE UN HEUREUX MÉNAGE ?



Un ménage est heureux, a-t-on coutume de dire, quand l'argent n'y manque pas pour subvenir aux besoins de la famille; quand on a la santé, le premier de tous les biens; quand l'amour règne au foyer, etc...

Voici une autre recette tirée d'une aventure authentique.
Une jeune fille rencontra à un carrefour un jeune homme aveugle. Par compassion, elle lui tendit la main qu'il accepta volontiers. Les aveugles jouissent d'une perception étonnante. A ce contact délicat, le jeune homme comprit qu'il venait de trouver la main apte à le diriger dans la vie, le guide dont il avait besoin. Il s'informa du nom de la jeune fille; d'autres rencontres s'ensuivirent, et l'aventure aboutit finalement à un mariage.

« Quelle idée vous avez eue de vous marier avec un infirme ? demandait-on plus tard à la jeune épouse. Franchement, vous êtes heureuse ? Vous êtes contente ?

— J'ai épousé un aveugle, répondit-elle, parce qu'il avait besoin d'une main pour le guider. Je me suis rendue beaucoup plus utile ainsi que si je m'étais mariée avec un homme valide. Heureuse et contente ?

Oui, je le suis infiniment. Mon mari ne m'a jamais vue, il ne me verra jamais; pourtant vous ne sauriez croire quelle est sa tendresse et son affection pour moi. Il m'est si reconnaissant du moindre de mes services ! »

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Message  ROBERT. Mar 18 Aoû 2009, 8:48 pm

Monique a écrit:
QUE FAUT-IL POUR FAIRE UN HEUREUX MÉNAGE ?



Un ménage est heureux, a-t-on coutume de dire, quand l'argent n'y manque pas pour subvenir aux besoins de la famille; quand on a la santé, le premier de tous les biens; quand l'amour règne au foyer, etc...

Voici une autre recette tirée d'une aventure authentique.
Une jeune fille rencontra à un carrefour un jeune homme aveugle. Par compassion, elle lui tendit la main qu'il accepta volontiers. Les aveugles jouissent d'une perception étonnante. A ce contact délicat, le jeune homme comprit qu'il venait de trouver la main apte à le diriger dans la vie, le guide dont il avait besoin. Il s'informa du nom de la jeune fille; d'autres rencontres s'ensuivirent, et l'aventure aboutit finalement à un mariage.

« Quelle idée vous avez eue de vous marier avec un infirme ? demandait-on plus tard à la jeune épouse. Franchement, vous êtes heureuse ? Vous êtes contente ?

— J'ai épousé un aveugle, répondit-elle, parce qu'il avait besoin d'une main pour le guider. Je me suis rendue beaucoup plus utile ainsi que si je m'étais mariée avec un homme valide. Heureuse et contente ?

Oui, je le suis infiniment. Mon mari ne m'a jamais vue, il ne me verra jamais; pourtant vous ne sauriez croire quelle est sa tendresse et son affection pour moi. Il m'est si reconnaissant du moindre de mes services ! »

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Voilà un couple qui peut donner des leçons de charité et de prévenance à tous... Un exemple à suivre... sunny
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Message  ROBERT. Mar 18 Aoû 2009, 8:51 pm

Monique a écrit:
UN BEL EXEMPLE D'AMOUR CONJUGAL



C'est un bel exemple d'affection et de fidélité conjugale que l'histoire d'Eskolo Enuk, cet Esquimau qui, dans sa barque de peau de phoque, franchit 3.000 kilomètres à travers les glaces flottantes pour conduire sa femme à Churchill et la faire examiner par les médecins blancs dont l'art semble magique aux peuplades primitives du nord.

Le difficile voyage dura deux semaines. Enuk dut traverser la baie d'Hudson à la rame, en épargnant toute secousse à sa compagne, et, plus d'une fois, les glaçons faillirent écraser la petite barque.

A Churchill, les médecins le rassurèrent. La maladie d'estomac dont souffrait sa femme n'aurait pas tardé à s'aggraver, mais, grâce à leurs bons soins, elle en serait bientôt guérie.

L'esquimau avait amené avec lui toute une précieuse cargaison de fourrures pour régler les honoraires des docteurs; mais les habitants de la ville furent si touchés de l'affection d'Enuk pour sa femme qu'ils firent une collecte et payèrent eux-mêmes médecins et remèdes.

Admirable exemple d'amour conjugal assurément. Comment expliquer tant de dévouement et de générosité? Ami, vous vous en doutez. Tous deux étaient de fervents chrétiens, qui puisaient leurs sentiments d'abnégation et de confiance en Dieu dans l'ardeur de leur foi.

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L'amour conjugal qui va jusqu'à l'héroïsme, ce dont sont faits les Saints... sunny Votre Esquimau me fait penser aux belles histoires des O.M.I. ... NOTRE BONNE SOUFFRANCE - Page 4 430970
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Message  Monique Mer 19 Aoû 2009, 9:09 pm

LÉONIE, L'AVEUGLE



Léonie l'aveugle. C'est ainsi qu'on l'appelle au village. Naguère, on disait « la belle Léonie ». Elle était alors une jeune fille gracieuse et enjouée. De ses yeux avides de bonheur et d'un cœur ardent, elle considérait le monde qui s'offrait à elle plein de promesses, lorsque la main de Dieu, revendiquant ses droits sur elle, la toucha.

Léonie perdit la vue, et aucun remède ne put rendre la lumière à ses yeux autrefois si rayonnants. Elle avait à peine vingt ans. Ce fut une grande épreuve pour elle et ses parents.

Léonie se ressaisit la première. Depuis qu'elle était environnée de ténèbres, la lumière envahissait de plus en plus son âme. Au pied du tabernacle où la conduisait un mystérieux attrait entretenu et encouragé par un prêtre, elle voyait plus claire, aveugle, qu'au temps où elle avait l'usage de ses yeux. Elle perdit le goût des choses du monde, de ses plaisirs et de ses charmes, et, dans son âme endolorie, commença à s'enraciner et à germer l'amour de l'immolation pour le Sauveur.

Aujourd'hui, dans sa paroisse de B..., vous pouvez voir, chaque matin, une jeune aveugle se rendre à la sainte table, et, l'après-midi, croisant l'agitation des rues, vous la rencontrez encore, Léonie l'aveugle, qui se dirige vers l'église. Elle y reste, immobile, les mains dévotement jointes, ses yeux éteints fixés sur le tabernacle, où elle semble apercevoir quelque chose de profond, de beau, de saint qui lui ravit l'âme.
Il lui arrive parfois d'entendre des gens s'apitoyer sur son infirmité. Un discret et aimable sourire éclaire alors son visage.

« Oh, répond-elle avec un accent de sincérité émouvant, je me trouve heureuse ainsi, et je ne désire pas recouvrer la vue. Ne me reste-t-il pas la sainte communion et le tabernacle ? »

Il m'est encore revenu, de source très sûre, qu'elle offre à Dieu tous les jours le sacrifice de son infirmité en expiation pour tous les péchés qui se commettent par les yeux, et pour qu'un grand nombre d'âmes aveugles retrouvent la lumière.

Dieu aime à se choisir, pour l'accomplissement de ses desseins, de misérables instruments qui rapportent tout à lui sans rien s'attribuer à eux-mêmes. Ici, c'est à l'âme délicate d'une jeune fille aveugle, illuminée de clartés surnaturelles, qu'il a demandé de satisfaire à son ardent désir d'immolation, et la jeune fille l'a compris. Voilà comment, inutile aux yeux du monde, la vie de Léonie l'aveugle, toute consacrée à l'amour eucharistique et à l'expiation, est infiniment précieuse aux regards de Dieu.

Quand Dieu prive quelqu'un de ses forces corporelles, il veut lui apprendre qu'il a choisi d'autres instruments pour exécuter ses desseins.(Saint Vincent de Paul.)

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Message  Monique Ven 21 Aoû 2009, 8:44 pm

FORCE DE VOLONTÉ



Un jeune malade était affligé d'une plaie si fétide que même les plus aguerries parmi les religieuses de l'hôpital étaient incapables d'en supporter l'odeur. Deux s'y essayèrent successivement par obéissance, mais n'y purent tenir.

« Je ne saurais insister, mes sœurs, avoua la supérieure; le cas est trop extraordinaire; mais je vais m'adresser à celle d'entre vous qui ne m'a encore jamais rien refusé ». On fit venir cette sœur, et on lui expliqua la situation. « Avec l'aide de Dieu, répondit-elle simplement, je vais essayer ».

Elle revint un quart d'heure plus tard.

« Ma Mère, dit-elle en se faisant violence, moi non plus je n'y puis résister. Pourtant, je le veux. Attachez-moi au service de ce malade ».

N'y a-t-il pas là un record supérieur à tous ceux de nos héros actuels ? Les sacrifices qu'exige un pareil dévouement auront un jour plus de poids au regard de Dieu que tous les progrès terrestres et tous les retentissants prodiges de notre civilisation moderne. Aucun livre, aucun journal n'a cité le nom de cette religieuse. Divulguer de tels exemples de complète abnégation, ce serait en déflorer la plus délicate beauté; mais Dieu en conserve le souvenir en son cœur jusqu'au grand jour de la récompense.

Dieu fait un journal de notre vie. Une main divine écrit notre histoire pour la publier un jour. Songeons à la faire belle. (Bossuet).

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Message  Monique Dim 23 Aoû 2009, 6:45 pm

LA PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU



De l'hôpital où elle avait été opérée l'avant-veille une malade entendait au loin, à demi inconsciente encore, les mélodies et les chants de la procession de la Fête-Dieu. Ces airs connus lui rappelaient de vieux souvenirs. Depuis combien d'années ne les avait-elle pas chantés, n'avait-elle pas suivi la procession du Saint-Sacrement! Spontanément, elle entrouvrit les lèvres et se mit à fredonner : Pange, lingua, gloriosi...

Le cortège approchait. Elle pouvait maintenant entendre très distinctement :

« Par les chants les plus magnifiques Sion, célèbre ton Sauveur!... »

Tandis qu'elle prêtait l'oreille, l'un après l'autre, à tous ces cantiques, ses pensées la ramenaient au temps où elle prenait part, elle aussi, à la procession de la Fête-Dieu. Jours lointains! Elle ne fréquentait plus l'église depuis si longtemps! Elle se sentait l'âme envahie par le regret d'une chose perdue, par la nostalgie d'un vieux bien délaissé. Pourtant, retenue par le charme d'une liaison coupable à laquelle elle ne voulait pas renoncer, elle interdit à la grâce l'entrée de son cœur.

Trois ans plus tard, la maladie ramenait cette personne sur la table d'opération, et précisément encore deux jours avant la Fête-Dieu. Cette fois encore, elle entendit au loin les hymnes et les cantiques de la procession. Lentement, solennellement, ils approchaient, lui pénétrant le cœur d'émotion. Soudain, elle éclata en sanglots qui se transformèrent bientôt en larmes de soulagement et d'apaisement.

Lorsqu'on entonna : « O mon bon Jésus, mon âme vous désire... », « O mon doux Sauveur, soupira-t-elle, la prochaine fois, j'en serai aussi, si vous me rendez la santé. O Jésus, aidez-moi à rompre les chaînes de ma passion. Plutôt mourir que continuer à vivre dans le péché! »

L'année suivante, elle assistait en effet à la procession du Saint-Sacrement à travers les rues. Il y a longtemps de cela, mais elle est heureuse de se retrouver tous les ans, à pareil jour, sur le passage du Sauveur pour lui témoigner sa reconnaissance.

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Message  Monique Lun 24 Aoû 2009, 6:29 pm

RÉPONSE DE PRÊTRE



Un des pires fanatiques de la révolution espagnole avait juré qu'aucun prêtre ne franchirait jamais le seuil de sa maison, ou bien il n'en sortirait pas vivant.

Cet homme tomba malade. Un prêtre, qui n'ignorait rien de ses dispositions, n'hésita pas à venir le voir. Dès qu'il l'aperçut, le moribond s'écria avec fureur :

« Quoi! Un curé ici! Vite, vite, une arme! »
« Mon frère, riposta le prêtre avec douceur, une arme ? Qu'en voulez-vous faire ? J'en possède une plus puissante que toutes les vôtres, celle de mon affection et de ma persévérance. »


Le malade reprit alors en lui montrant le poing :
— « Avec cette main-là, tiens, j'en ai étranglé une douzaine de ton espèce.
— Non, pas tout à fait, répliqua le prêtre avec le même calme. Vous faites erreur. Le douzième n'est pas mort. Dieu lui a conservé la vie pour vous sauver de l'enfer. Le douzième, c'est moi!
»

Entrouvrant le col de sa soutane, il ajouta :

— « Voyez les marques de vos doigts ».

La résistance du farouche révolutionnaire était vaincue, et il expira, repentant, entre les bras de sa victime.

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Message  Monique Mar 25 Aoû 2009, 6:33 pm

UN « NOTRE PÈRE »



Il y a quelques années, dans une grande salle d'hôpital, se mourait, parmi des libres penseurs et des indifférents, un adolescent de quinze ans. La religieuse infirmière lui demanda s'il ne désirait pas revoir sa mère encore une fois.

« Non, elle était ici hier.
— Vos frères, peut-être?
— Nous ne pouvons nous entendre. Ce n'est pas eux qui me rendront la mort plus facile; mais vous, ma sœur, restez près de moi, je vous en prie. »


L'agonie commença. Ce fut un rude combat, mais un bel acte de piété aussi et très persuasif que la mort de cet enfant de quinze ans, radieusement transfigurée par l'amour paternel du Bon Dieu. Juste avant de rendre le dernier soupir, il joignit les mains et commença à haute voix la plus belle prière des agonisants : « Notre Père, qui êtes aux cieux ».

Ayant fini, il demanda à Dieu le pardon de ses fautes avec la grâce de l'accueillir en ses bras. Puis, il remercia la religieuse et tous ceux qui l'avaient assisté dans sa maladie.

Les fiers incrédules se tenaient littéralement blottis, blêmes d'épouvante, aux quatre coins de la salle, en songeant à leur dernière heure. Un enfant venait de leur apprendre ce qu'est la mort. Personne ne riait plus, et beaucoup comprenaient maintenant qu'il doit être bien difficile de dire adieu à cette vie quand on ne croit pas en l'autre.

C'est un témoin de cette scène qui me l'a contée.

« Jamais, ajoutait-il, je ne vis pareille mort à l'hôpital. Les larmes nous venaient aux yeux, aux médecins et à moi, en entendant prier cet enfant ».

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Message  Monique Mer 26 Aoû 2009, 6:56 pm

ABANDONNÉE DES SIENS



Une dame charitable m'a raconté l'histoire suivante.
Au cours d'une de ses visites aux vieilles femmes d'un hôpital, elle passait de lit en lit et adressait à chacune quelques paroles de sympathie toujours bien acceptées. Il lui arriva pourtant de s'arrêter devant une malade sans pouvoir en obtenir un seul mot de gratitude. Toutes ses aimables questions demeuraient sans réponse.

« Laissez-la donc tranquille, lui dirent les autres; ce n'est pas la peine d'insister; elle ne parle jamais à personne ! » La bonne dame n'en continua pas moins :

« Vous n'avez donc personne qui vienne vous visiter? »

Un lourd sanglot souleva alors la poitrine de la malade, des larmes lui coulèrent sur les joues :

« Si, j'ai des enfants, mais, les misérables, ils m'ont chassée! »

Le dicton est toujours vrai : « On voit plus souvent une mère nourrir sept enfants que sept enfants nourrir une mère ».

Qu'elle est fréquente cette plainte! Peut-être rencontrerez-vous vous-même, aujourd'hui ou demain, quelqu'un de ces vieux sans foyer, et surprendrez-vous la confusion et l'amertume de son pauvre regard. Ne le rebutez pas. Soyez bon pour lui. Dieu vous en récompensera.

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Message  ROBERT. Mer 26 Aoû 2009, 7:10 pm

Monique a écrit:
RÉPONSE DE PRÊTRE



Un des pires fanatiques de la révolution espagnole avait juré qu'aucun prêtre ne franchirait jamais le seuil de sa maison, ou bien il n'en sortirait pas vivant.

Cet homme tomba malade. Un prêtre, qui n'ignorait rien de ses dispositions, n'hésita pas à venir le voir. Dès qu'il l'aperçut, le moribond s'écria avec fureur :

« Quoi! Un curé ici! Vite, vite, une arme! »
« Mon frère, riposta le prêtre avec douceur, une arme ? Qu'en voulez-vous faire ? J'en possède une plus puissante que toutes les vôtres, celle de mon affection et de ma persévérance. »


Le malade reprit alors en lui montrant le poing :
— « Avec cette main-là, tiens, j'en ai étranglé une douzaine de ton espèce.
— Non, pas tout à fait, répliqua le prêtre avec le même calme. Vous faites erreur. Le douzième n'est pas mort. Dieu lui a conservé la vie pour vous sauver de l'enfer. Le douzième, c'est moi!
»

Entrouvrant le col de sa soutane, il ajouta :

— « Voyez les marques de vos doigts ».

La résistance du farouche révolutionnaire était vaincue, et il expira, repentant, entre les bras de sa victime.

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Comment, en effet, résister à une telle réponse ?

La grâce de Dieu nous donne la charité nécessaire, une force tranquille, et un calme et une paix indicibles , pour que tous fondent devant l’amour du Saint-Esprit…


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Message  Monique Jeu 27 Aoû 2009, 6:56 pm

GUÉRIE PAR LE SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS



Les médecins la déclaraient perdue. La religieuse infirmière, chargée de lui faire des piqûres, ne comptait guère non plus sur sa guérison. Atteinte de pneumonie double, la jeune maman reposait, brûlante de fièvre, la poitrine oppressée, sur son oreiller. Le prêtre lui administra les derniers sacrements. Mais, lorsqu'elle saisit dans la sienne la main de son mari que l'on était aller chercher en hâte à son travail, elle ne put retenir son émotion :

« Faut-il donc que je te quitte, toi et notre bébé à peine âgé de dix jours! »

En priant, elle retrouva son calme; elle s'abandonna à la volonté divine, tout en promettant au Sacré-Cœur de Jésus d'être fidèle à la pratique des neuf premiers vendredis du mois s'il lui rendait la santé. Puis, épuisée, elle ferma les yeux.

Le soir, le médecin fut très surpris de la retrouver vivante. Il l'examina : elle était guérie.

Le Sacré-Cœur de Jésus ne nous exauce pas toujours aussi visiblement et aussi rapidement, ou conformément à nos désirs et à nos demandes; néanmoins, son secours nous est toujours assuré.

Malades, nous qui souffrons, espérons fermement en lui : notre confiance ne sera pas trompée.

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Message  ROBERT. Jeu 27 Aoû 2009, 10:22 pm

Monique a écrit:
ABANDONNÉE DES SIENS



Peut-être rencontrerez-vous vous-même, aujourd'hui ou demain, quelqu'un de ces vieux sans foyer, et surprendrez-vous la confusion et l'amertume de son pauvre regard. Ne le rebutez pas. Soyez bon pour lui. Dieu vous en récompensera.

A. MEYER
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Message  gabrielle Ven 28 Aoû 2009, 11:00 am

Ce genre d'apostolat est très difficile de nos jours.

Nous nous heurtons aux imposteurs et à leur parodie de sacrements, à cette négation des dogmes du Ciel , Puragatoire et Enfer... tout le monde meurt, mais le "bouffon" conciliaire est là pour les envoyer directement dans le nirvana....

Pas rare les "funérailles" où le Président en col roulé... fait l'éloge du défunt... : C'était t'y une bonne personne... on le voyait jamais à l'église, mais, il était d'une charité exemplaire, il était toujours le premier à payer une tournée à tout le monde à la taverne, pis en plus il aimait son chien de façon exemplaire. En résumé, il se mêlait de ses affaires...on avait pas trouble avec lui dans la paroisse...


Des miracles, ça prend des miracles pour rescaper des âmes de ce naufrage universel
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Message  Monique Ven 28 Aoû 2009, 7:42 pm

TROP TARD!



Un jeune homme se tient debout près du cadavre de sa mère. Moment toujours impressionnant, même pour ceux qui se disent les plus blasés.

Certes, il ne s'est jamais beaucoup occupé d'elle; tout à coup, il se sent pourtant comme pétrifié. Elle était bien là, hier encore. Évidemment. Tout comme durant ses dernières semaines de maladie, quand, languissante, consumée par la fièvre, elle continuait à l'appeler de son lit selon sa coutume des bons jours :

« As-tu pris tes gros souliers ? Le temps est mauvais, et la pluie tombe si fort!
— Oui, oui, mère. Je ne suis plus un bébé! »
Et elle reprenait : « N'oublie pas ton déjeûner comme hier!
— Allons, te figures-tu que je vais encore à l'école ? »


Elle ne parle plus maintenant, cette mère. C'est le grand silence. Elle ne remue plus ses lèvres! Ses yeux clos ne s'ouvriront plus jamais pour le contempler. Ce corps inerte, immobile et froid, et cette main flétrie qui voulait lui caresser le front et qu'il écartait comme un pénible fardeau...
Abasourdi, le fils reste là près de la défunte. « Mère ! » murmure-t-il gauchement, piteusement.

Que lui disait le médecin, ce matin, en constatant sans surprise le décès de sa mère ? « Ses forces ont terriblement baissées ces derniers jours. Un peu de fortifiant aurait sans doute pu « la prolonger ». Mais, c'est l'argent qui manquait! »

L'argent! Cette parole lui sonne à l'oreille comme un vif reproche. Quel drôle de regard avait eu pour lui le médecin en la prononçant! Il ne peut cesser d'y penser.

Deux jours plus tôt, n'était-il pas encore au cinéma avec Anna ? Aux meilleures places!... Et puis, le café..., ses vingt cigarettes par jour : superfines! « C'est l'argent qui manquait ». Est-ce bien vrai ? Est-ce pour cela que sa mère...
Oh! sans doute, il ne dépensait guère pour sa toilette; mais il accordait à sa mère tout juste le strict nécessaire pour vivre. Tout le reste, il le gardait, il le gaspillait, pour lui et pour Anna, sa bonne amie. Mais pour sa mère ?...
Il lui touche la main, épouvanté de la trouver si froide.

« Maman!... » gémit-il en s'effondrant près du lit. Trop tard!...

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Message  ROBERT. Ven 28 Aoû 2009, 8:07 pm

gabrielle a écrit:Ce genre d'apostolat est très difficile de nos jours.

Nous nous heurtons aux imposteurs et à leur parodie de sacrements, à cette négation des dogmes du Ciel , Puragatoire et Enfer... tout le monde meurt, mais le "bouffon" conciliaire est là pour les envoyer directement dans le nirvana....

Pas rare les "funérailles" où le Président en col roulé... fait l'éloge du défunt... : C'était t'y une bonne personne... on le voyait jamais à l'église, mais, il était d'une charité exemplaire, il était toujours le premier à payer une tournée à tout le monde à la taverne, pis en plus il aimait son chien de façon exemplaire. En résumé, il se mêlait de ses affaires...on avait pas trouble avec lui dans la paroisse...


Des miracles, ça prend des miracles pour rescaper des âmes de ce naufrage universel

C'est une des raisons (Les funérailles), parmi des milliards d'autres, que nous connaissons, pourquoi il ne faut pas mettre la main dans l'engrenage du bouffon conciliaire...

P.s. votre "éloge" funèbre est très près de la réalité Sad

Demandons des miracles, car ca doit se demander à Dieu, demandons-Lui des miracles..


Dernière édition par ROBERT. le Ven 28 Aoû 2009, 8:10 pm, édité 1 fois (Raison : ajout du)
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Message  Monique Sam 29 Aoû 2009, 6:36 pm

UN SEUL AVE A LA GROTTE



Un pauvre aveugle avait obtenu, par l'entremise charitable d'un voisin, un billet gratuit pour Lourdes. Pendant toute la durée du pèlerinage, on le vit tous les jours, agenouillé des heures entières, devant la Grotte, les mains ardemment tendues vers la Vierge. Pourtant, l'heure du retour approchait et sa prière ne semblait toujours pas exaucée. Mais la lumière de l'espoir ne s'était pas éteinte en son cœur. Inébranlablement confiant en l'intercession toute-puissante de Marie, il pria son guide de le mener à la Grotte, encore une fois la veille du départ, pour y réciter un dernier et unique Ave. Cette demande était exprimée avec une telle confiance, avec une assurance si étonnante, qu'on y accéda volontiers.

Et voici que le miracle tant espéré s'accomplit. A peine l'aveugle avait-il prononcé l'Amen final de la salutation angélique qu'il s'écria :

« Je suis guéri! Je vois! » C'était vrai.
« Je le savais bien ! dit-il à son guide, dont l'assistance ne lui était plus nécessaire.
— Que saviez-vous ?
— Qu'un Ave Maria me procurerait la guérison.
— Comment cela?
— Voici ! Avant mon départ pour Lourdes mon curé m'avait dit : Ayez courage, ayez grande confiance en l'intercession de Marie, qui peut vous exaucer pour un seul Ave. Cette parole m'était restée au cœur. J'en étais de plus en plus persuadé, et c'est pourquoi je tenais tant à venir réciter ce dernier Ave qui m'a délivré de mon infirmité. O Mère du Ciel, que, tous les jours de ma vie et à toute heure, je célèbre vos louanges et vous redise ma reconnaissance pour votre infinie bonté envers moi! »

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Message  Monique Lun 31 Aoû 2009, 12:25 pm

JE SOUFFRE POUR UN SOLDAT MOURANT



Dans un petit village des Vosges, une jeune malade est étendue sur son lit de douleurs. Son martyre semble vraiment atroce à certaines heures, mais c'est alors que son âme est le plus emplie de joie.

Pour Noël, sa mère lui a installé une petite Crèche dans un coin de la chambre. Peu à peu, ses yeux se sont éteints et elle ne la voit plus; mais tout resplendit pour elle à la lumière de la foi. En esprit, elle voit toujours le Sauveur à la Crèche et l'adore dans la pauvreté de l'étable.

Le jour de Noël ses souffrances furent plus atroces que jamais :

« Je les offre à l'Enfant-Jésus, répétait-elle, pour un soldat sur le front qui va peut-être mourir cette nuit ».

Était-ce un pressentiment ? Quinze jours plus tard, elle apprenait la mort de son frère, atteint d'une balle durant une patrouille, la nuit de Noël. A cette heure même, elle lui avait procuré par ses sacrifices le courage et la grâce de bien mourir. Telle est la puissance efficace de la souffrance expiatrice.

« Savez-vous quels sont mes dimanches et jours de fête ?... Ce sont les jours où le Bon Dieu m'éprouve davantage.
(Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus).


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Message  Monique Lun 31 Aoû 2009, 9:07 pm

LES « SOLDATS INCONNUS » DU CHRIST



Trouvé tel quel, dans un journal belge, l'édifiant entrefilet que voici :
« L'année dernière, on pouvait admirer à l'exposition des beaux arts de Bruxelles une toile du maître Pauluzzi intitulée : L'Offrande de la rose. Une jeune fille malade sur son lit. Au chevet, la sœur infirmière, le regard rayonnant de compréhensive sympathie. Sur les draps, une rose que celle-ci vient d'offrir à la malade.

Cette fleur symbolise la noble charité de nos religieuses pour les affligés. Ce dévouement à l'égard du moindre et du plus délaissé d'entre eux va jusqu'à l'abnégation totale, sans aucun espoir de récompense ou de reconnaissance terrestre. Pareil héroïsme n'a pour racine aucun précepte humain, mais bien le commandement royal du Christ : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un vieux colonel était allé admirer avec un ami l'exposition du célèbre peintre R... et reconduisait cet artiste chez lui. A l'entrée d'une ruelle, ils rencontrèrent une religieuse garde-malade. L'officier la salua respectueusement. La religieuse le remercia d'un air surpris.

« Une ancienne connaissance ? interrogea l'artiste.
— Non, répondit l'officier; mais j'ai coutume de saluer toutes les religieuses que je rencontre.
— Et pourquoi ? reprit le peintre étonné; c'est une chose bien assujettissante.
— Les vieux soldats comme moi, expliqua le colonel, sont naturellement habitués à échanger bien des saluts dans la rue. J'éprouve aussi le besoin de témoigner mon respect à ces femmes. Elles appartiennent à cette rare catégorie de personnes dont on ne parle guère et qui sont pourtant bien indispensables à l'humanité. Pour moi, ce sont les « soldats inconnus » du Christ ».

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Message  ROBERT. Lun 31 Aoû 2009, 10:09 pm

Monique a écrit:
UN SEUL AVE A LA GROTTE



Un pauvre aveugle avait obtenu, par l'entremise charitable d'un voisin, un billet gratuit pour Lourdes. Pendant toute la durée du pèlerinage, on le vit tous les jours, agenouillé des heures entières, devant la Grotte, les mains ardemment tendues vers la Vierge. Pourtant, l'heure du retour approchait et sa prière ne semblait toujours pas exaucée. Mais la lumière de l'espoir ne s'était pas éteinte en son cœur. Inébranlablement confiant en l'intercession toute-puissante de Marie, il pria son guide de le mener à la Grotte, encore une fois la veille du départ, pour y réciter un dernier et unique Ave. Cette demande était exprimée avec une telle confiance, avec une assurance si étonnante, qu'on y accéda volontiers.

Et voici que le miracle tant espéré s'accomplit. A peine l'aveugle avait-il prononcé l'Amen final de la salutation angélique qu'il s'écria :

« Je suis guéri! Je vois! » C'était vrai.
« Je le savais bien ! dit-il à son guide, dont l'assistance ne lui était plus nécessaire.
— Que saviez-vous ?
— Qu'un Ave Maria me procurerait la guérison.
— Comment cela?
— Voici ! Avant mon départ pour Lourdes mon curé m'avait dit : Ayez courage, ayez grande confiance en l'intercession de Marie, qui peut vous exaucer pour un seul Ave. Cette parole m'était restée au cœur. J'en étais de plus en plus persuadé, et c'est pourquoi je tenais tant à venir réciter ce dernier Ave qui m'a délivré de mon infirmité. O Mère du Ciel, que, tous les jours de ma vie et à toute heure, je célèbre vos louanges et vous redise ma reconnaissance pour votre infinie bonté envers moi! »

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"O Mère du Ciel, que, tous les jours de ma vie et à toute heure, je célèbre vos louanges et vous redise ma reconnaissance pour votre infinie bonté envers moi!"

Voila effectivement une belle prière que l'on peut adresser à la Vierge chérie à toute heure.... I love you I love you I love you
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Message  Monique Mar 01 Sep 2009, 7:04 pm

ROSETTE



Une épidémie de grippe fait rage dans le village. A peine un foyer où il n'y ait un malade. Parfois, tout le monde est au lit, même la maîtresse de maison. Grand émoi partout, évidemment. Jusqu'ici pas de cas graves, mais c'est l'arrêt des travaux des champs en pleine saison.

Le village possède pourtant un bon ange, Rosette. Apprend-elle qu'une femme reste seule, elle accourt à son aide comme si rien n'était plus naturel.

C'est un plaisir de la voir au travail tant elle s'y donne de bon cœur et avec adresse.
Vieille fille, sans charge de famille, Rosette est pour ainsi dire la « bonne à tout faire » de tout le pays. Elle va aux champs; elle fait les commissions, garde les enfants dont les parents travaillent en ville. Elle tricote, elle raccommode le linge, porte à domicile L'Ami des malades avec d'autres bons journaux, elle met la main à tout et suffit à tout.

Mais son occupation préférée, c'est le soin des malades, ce dont elle s'acquitte à merveille sans aucune préparation spéciale. Très réservée en paroles pour ne pas augmenter la fatigue des malades, elle s'asseoit près du lit, son tricot en mains. Elle fait les pansements, prépare les remèdes, présente les potions, relève l'oreiller, essuie la sueur du front, chasse les mouches, tout cela d'une main si délicate que tous les malades la réclament : « Allez me chercher Rosette : elle est si douce et si adroite! »

Quand il lui arrive d'avoir affaire à des gens maussades et difficiles, elle sait trouver le bon mot pour les remonter, et jamais elle ne s'impatiente, même avec les plus grincheux. « Mon Dieu, a-t-elle coutume de dire, il faut tout de même en avoir pitié ! »

Tous les villages n'ont pas le bonheur d'avoir des sœurs gardes-malades. S'il se trouvait au moins une Rosette dans chaque paroisse!

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Message  Monique Mer 02 Sep 2009, 9:33 pm

CE N'EST PAS UN FARDEAU



« Te voilà chargé d'un gros fardeau ! » disait un prêtre à une fillette de neuf ans à peine, qui portait sur le dos son petit frère encore incapable de marcher. L'enfant leva sur le prêtre ses yeux candides : « Ce n'est pas un fardeau, dit-elle, c'est mon frère! »

On frappe à votre porte. C'est un pauvre qui vous demande la charité. Vous faites grise mine à l'importun, vous allez le chasser.

Rappelez-vous la réponse de la petite fille; dites comme elle : « Ce n'est pas un fardeau, c'est mon frère ! » C'est bien votre frère ou votre sœur, en effet, qui vous tend la main.

Combien la pratique de la charité nous serait facile si nous savions nous rappeler cette pensée : « Ce malheureux, devant ma porte, est mon frère dans le Christ ! Bien plus, c'est le Christ lui-même qui se présente à moi ».


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Message  Monique Jeu 03 Sep 2009, 7:01 pm

TROIS AVEUGLES



J'ai connu un aveugle. Ayant appris le métier de rempailleur de chaises avant de devenir infirme, ce travail lui était une heureuse occupation. Son jeune fils l'accompagnait presque toujours, un bon garçon qui ne le laissait pas dans l'embarras.

J'en ai connu un autre, qui avait occupé une importante situation avant de perdre la vue. Si actif d'esprit autrefois, il était incapable, depuis bien des années, de se déplacer. Ses vieux doigts n'avaient pu apprendre l'alphabet des aveugles. Solitaire, mais l'esprit toujours aussi éveillé, son unique distraction consistait dans la visite des gens charitables qui venaient s'entretenir avec lui et lui faire la lecture. Il était heureux alors.

J'ai connu un troisième aveugle. Un homme capable aussi quand il avait de bons yeux, mais sans qu'il sût admirer la magnificence et les merveilles de Dieu. Spirituellement, il était aussi aveugle.
Être aveugle sans pouvoir s'occuper, c'est en même temps qu'une grâce (puisque toute croix en est une), une double croix. Mais avoir de bons yeux pour connaître Dieu, pour apprendre à l'aimer dans ses œuvres, dans l'homme et dans la nature, et être en même temps aveugle, aveugle spirituellement, ce n'est ni une croix ni une grâce : c'est un mal incommensurable.


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