NOTRE BONNE SOUFFRANCE

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Message  Monique Ven 02 Oct 2009, 9:08 pm

SŒUR MARIE



Chez moi, dans la solitude du soir, son souvenir me revient souvent encore. Ainsi qu'au temps où j'étais malade, elle passe toutes ses journées là-bas dans la grande salle de l'infirmerie. Comme une bonne maman parmi tout son monde, elle y commande, prodiguant à chacun son inépuisable bonté.

Sœur Marie est une simple religieuse, sans diplômes supérieurs, mais avec un cœur débordant de charité. Que de fois ses bons yeux maternels, tandis qu'elle abaisse ou hausse la lumière, vont du tableau aux malades! Que de fois on l'entend interroger :

« Est-ce bien ainsi ? Vous sentez-vous plus à l'aise maintenant ? »

Presque sans bruit, sa haute silhouette glisse d'un lit à l'autre, telle une mère attentive à tous ses enfants sans en perdre un seul du regard. Dès le vestibule, vous recevez la bienvenue de son sourire, et, sur le seuil de la fenêtre, le parfum et l'éclat de ses fleurs réjouissent l'austérité de la salle.

Comment cela se fait-il ? Je l'ignore, mais toujours son image m'apparaît aussi vivante qu'à l'instant où j'appris à la connaître pendant mes vacances. C'était une journée magnifique, embrasée de soleil; une senteur de roses embaumait l'air.

Soudain, je la vis devant moi, sœur Marie, pauvre et austère, si pauvre mais si riche aussi!

Nous vivons dans l'attente continuelle du bonheur. Nos désirs tournent autour de notre petit moi comme les aiguilles d'une montre. Si nos projets échouent, nous murmurons, nous nous irritons, nous nous fâchons. Nous ne pensons qu'à nous. Mais là-bas, dans la grande salle, tous les jours et à toute heure, sœur Marie ne régit que par dévouement.

Chez moi, dans la solitude du soir, je revois surgir sa fine silhouette; et le souvenir de son exemple me vaut mieux qu'un docte et profond sermon.


A. MEYER
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Message  Monique Lun 05 Oct 2009, 7:05 pm

LA CROIX ME PORTE



A l'hôpital d'une grande ville, se trouvait une vivante image de l'Ecce Homo. Cette malade était toute déformée par la goutte; ses membres étaient disloqués, ses genoux lui touchaient presque le menton, et ce martyre durait depuis plus de vingt ans!

« Je ne porte pas ma croix, confiait-elle un jour à un prêtre qui l'assistait souvent, c'est la croix qui me porte. Beaucoup de souffrances, mais plus de joies encore ».

Le prêtre lui demanda si elle n'avait pas prié Dieu de la soulager un peu.

« Mes souffrances, répondit-elle, m'ont prise en affection, et je les ai prises en affection. Lorsque Dieu impose la croix à quelqu'un, il lui donne, debout ou couché, la force de la supporter ».

Sa dernière heure approchant, elle chuchota encore au prêtre :

« Mon père, prenez-moi les mains entre les vôtres. Il me reste encore une prière à faire ».Et alors, de ses lèvres expirantes, elle prononça cette héroïque parole :

« Merci, mon Dieu, pour toutes les souffrances et toutes les joies de ma vie! »

Au regard de la sagesse vécue de cette martyre, toute la belle philosophie spéculative du monde est comme une lueur d'allumette face au soleil.

Sans douleur, on ne vit pas dans l'amour.
(Imitation de J.-C.)


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Message  Monique Mer 21 Oct 2009, 8:49 pm

JE NE SAVAIS PAS CELA



Un prêtre fut appelé au chevet d'un malade, dont toute la vie n'avait été qu'un scandale. Ses crimes l'avaient rendu célèbre. On le fuyait, et les enfants chuchotaient sur son passage : « Voilà le bagnard! »

Sa fin approchait. Il reçut l'absolution, et le prêtre lui promit de lui apporter le saint viatique le lendemain.

Le matin, lorsqu'il entendit la clochette lui annoncer l'arrivée du Sauveur, le malade manifesta une profonde émotion et il se prosterna à terre dès que le prêtre parut.

Puis, à ces mots : « Ecce Agnus Dei... Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui porte les péchés du monde », on l'entendit soupirer en fondant en larmes : « O mon Sauveur, que vous soyez si bon et si miséricordieux, non, je ne savais pas cela! »


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Message  Monique Jeu 22 Oct 2009, 8:04 pm

DERNIÈRES PAROLES D'UNE MÈRE



Le fils d'un riche paysan était alité à l'hôpital, au pavillon des incurables et des contagieux, victime, par suite d'une vie de débauche, d'une honteuse maladie. En vain, s'efforçait-on de lui suggérer de bons sentiments; de Dieu et de la religion, il ne voulait rien entendre.

Le prêtre lui demanda un jour si son père vivait encore. Non. Et sa mère ? Elle était morte aussi depuis longtemps. Mais ne lui avait-elle pas laissé une suprême recommandation?

« Oui, c'est vrai. Ses paroles me sont même encore présentes à l'oreille :
Regarde le ciel, et vis de façon à n'y pas perdre ta place! »

A ces mots, le malade sentit la glace se fondre en son cœur, et il demanda avec repentir les derniers sacrements.


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Message  Monique Ven 23 Oct 2009, 7:56 pm

LES LARMES D'UNE RELIGIEUSE



Un malade était à l'hôpital, le corps couvert d'ulcères, résultat, en partie, de ses mauvaises mœurs. Dès que la religieuse venait panser ses plaies, il éclatait en blasphèmes. Elle se contentait de lui adresser un regard suppliant, sans dire un mot. Les choses continuèrent ainsi plusieurs jours.

Une fois, comme la religieuse lui refaisait son pansement et nettoyait ses plaies, ce furent de nouveaux blasphèmes, à tel point que la pauvre sœur ne voyait plus ce qu'elle faisait tant elle avait de la peine à refouler ses larmes. Il en coula une sur la plaie principale du malade. Celui-ci la vit et la sentit. La glace s'était brisée en son âme :

« Ma bonne sœur, dit-il, je vous ai causé bien du chagrin. Pardonnez-moi. Vous ne m'entendrez plus blasphémer ».

A partir de ce moment, comme elle, il sut se taire.
Influence d'une leçon silencieuse sur ceux qui ne croient pas à la parole.


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Message  Monique Lun 26 Oct 2009, 6:36 pm

COMMENT PAYER MA DETTE ?



Un Arabe était soigné dans un asile de son pays. Grâce au dévouement des religieuses missionnaires, il recouvra bientôt la santé. Pourtant, il semblait inquiet.

« Qu'as-tu donc, Selim ? lui demanda la Supérieure. Tu n'es pas content d'être guéri?
— Si, moi content, répondit l'indigène, mais moi pauvre, comment payer?
— Ne t'inquiète pas de cela, si tu n'as pas d'argent, reprit la Sœur. Ce que nous avons fait, c'est pour l'amour du Christ que nous l'avons fait.
— Pour l'amour du Christ ? Où et quand il a vécu, le Christ?
— Il y a plus de 1900 ans.
— Lui bien bon, s'écria alors Selim, si vous maintenant faire encore du bien pour lui ».


Un an plus tard, Selim recevait le baptême et devenait un très bon chrétien.


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Message  Monique Mar 27 Oct 2009, 7:09 pm

LE JOUR LE PLUS HEUREUX DE MA VIE



En Suisse, peu de temps avant la guerre de 1914, plusieurs ouvrières d'une usine furent grièvement blessées par une explosion, certaines même mortellement.

A l'hospice où elle leur rendait visite, une bonne infirmière rencontra une jeune fille de vingt-six ans dont le visage tuméfié était complètement méconnaissable. Elle était aveugle et souffrait atrocement. Même si elle en réchappait, reverrait-elle jamais la lumière ?
C'était une jeune fille d'une rare beauté.

« Je suis bien certaine, ma chère enfant, lui dit l'infirmière très émue, que cette journée d'hier a été la plus terrible de votre vie! »

Mais, quelle ne fut pas sa surprise en entendant la blessée lui répondre :

« Oh, non ! Ce fut le jour le plus heureux de ma vie.
« Je sais, continua-t-elle, que je suis peut-être au bord de la tombe, mais, quand même, ce fut mon plus beau jour. Par cette épreuve, Dieu m'a fait prendre conscience de mes fautes. Je lui ai demandé une grâce, et, pour l'amour de Jésus, il m'a exaucée. Ce terrible incendie et mes douleurs m'ont rappelé les souffrances de notre Sauveur sur la Croix pour mes péchés ».


Ah! combien elle lui était reconnaissante de lui avoir rendu la paix du cœur par la bouche du prêtre et fortifié l'âme par le saint viatique et le sacrement de l'extrême-onction !

Plus la conversation se prolongeait, plus l'infirmière admirait le bonheur de cette âme, radieuse en son épreuve, maintenant qu'elle était en paix avec Dieu.

Qu'il plût à Dieu de la recevoir tout de suite en sa gloire éternelle ou de la laisser encore en ce pauvre monde pour acquérir ce bonheur, elle se remettait entre ses mains.


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Message  ROBERT. Mar 27 Oct 2009, 8:43 pm


« Ma bonne sœur, dit-il, je vous ai causé bien du chagrin. Pardonnez-moi. Vous ne m'entendrez plus blasphémer ».

A partir de ce moment, comme elle, il sut se taire.
Influence d'une leçon silencieuse sur ceux qui ne croient pas à la parole
.

Le silence parfois fait des miracles.... à preuve, la Passion de Notre-Seigneur.
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Message  ROBERT. Mar 27 Oct 2009, 8:48 pm

Monique a écrit: « Qu'as-tu donc, Selim ? lui demanda la Supérieure. Tu n'es pas content d'être guéri?
— Si, moi content, répondit l'indigène, mais moi pauvre, comment payer?
— Ne t'inquiète pas de cela, si tu n'as pas d'argent, reprit la Sœur. Ce que nous avons fait, c'est pour l'amour du Christ que nous l'avons fait.
— Pour l'amour du Christ ? Où et quand il a vécu, le Christ?
— Il y a plus de 1900 ans.
— Lui bien bon, s'écria alors Selim, si vous maintenant faire encore du bien pour lui ».


Un an plus tard, Selim recevait le baptême et devenait un très bon chrétien.


Il suffit de l'étincelle de l'amour du Christ...

Autre preuve, si besoin est, qu'il n'y a qu'une religion, la religion de Notre-Seigneur...

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Message  ROBERT. Mar 27 Oct 2009, 8:52 pm

Monique a écrit: Plus la conversation se prolongeait, plus l'infirmière admirait le bonheur de cette âme, radieuse en son épreuve, maintenant qu'elle était en paix avec Dieu.

Et cette paix ma fille, personne ne pourra vous la ravir...
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Message  Monique Mer 28 Oct 2009, 8:31 pm

LE PRIX D'UNE ÂME



Une célèbre femme-écrivain raconte dans un de ses derniers ouvrages à quel prix un jeune prêtre réussit à sauver une âme.

Dans la paroisse, dont on venait de lui confier la charge, se mourait un athée notoire qui refusait absolument de le recevoir et d'entendre parler des sacrements.

Le jeune curé se rendit à l'église et, agenouillé devant le tabernacle, réfléchit sur ce qu'il pouvait faire pour le salut du misérable. Soudain lui revint à l'esprit un mot qu'il avait prononcé un jour en rencontrant un aveugle : « Que ce doit être pénible de ne pas voir! » et son grand zèle lui inspira aussitôt cette pensée : « Si, pour l'amour de Dieu, tu consentais à ce sacrifice afin d'arracher cette âme à sa perte éternelle ?
« Allons, soit! supplia-t-il alors. Lumière pour lumière. Seigneur, privez-moi de celle des yeux et donnez-lui celle de la foi! »


Dieu agréa ce sacrifice. A peine le prêtre avait-il prononcé ces mots que peu à peu les ténèbres se répandirent autour de lui. Puis, ce fut la nuit complète. Et ceci arrivait cinq ans après son ordination : il avait à peine trente ans.

Quelques instants plus tard, on accourait à l'église pour lui demander de se rendre au plus vite près du pécheur agonisant. On l'y conduisit. Peu après, cet homme mourait réconcilié avec Dieu.

Amour pour amour! Sacrifice pour sacrifice!


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Message  Monique Jeu 29 Oct 2009, 7:31 pm

LA BONNE SOURCE



J'ai fait des milliers d'opérations, raconte un célèbre chirurgien, mais aucune ne m'a autant impressionné que celle d'un jeune séminariste.

C'était à la campagne, au cours d'un rigoureux hiver. Le cas était urgent, et je n'avais pas de chloroforme sur moi. J'expliquai la situation à l'abbé.

« Donnez-moi une demi-heure pour me confesser et communier, me répondit-il, et je saurai bien m'en passer ». Ainsi fut-il fait.

Je commençai et, pendant toute la durée de l'opération, le patient n'eut pas un froncement de sourcils. Il se contentait de répéter, tandis que je taillais dans la chair vive : « Da robur, fer auxilium! Seigneur, accordez force et courage! »

Le médecin conclut son récit par cette réflexion : « Chacun va puiser le courage où il peut. Je crois que mon malade l'a puisé à la bonne source ».


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Message  ROBERT. Jeu 29 Oct 2009, 8:33 pm

.

La Passion du Christ, source incommensurable de grâces...
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Message  Monique Lun 02 Nov 2009, 6:56 pm

AMOUR MATERNEL



Un jeune homme avait été transporté, dangereusement malade, à l'hôpital. Il devrait y souffrir de longs mois.

Le premier dimanche qui suivit son arrivée, il y eut affluence d'amis compatissants autour de son lit, accourus les mains chargées de friandises, de journaux et de fleurs. Dès le second dimanche, le nombre des visites avait déjà beaucoup diminué. Le troisième, le malade n'en reçut que deux, et, pendant des semaines et des mois, il demeura presque délaissé.

Pas complètement. Tous les jours, une vieille femme, pauvrement vêtue, venait passer quelques instants à son chevet, avec « une bonne petite surprise ». C'était sa mère dont l'affection lui demeurait fidèle, tandis que celle des autres s'était depuis longtemps fatiguée. Ah, oui! les amis disparaissent bien vite aux jours de l'épreuve.

L'amour de Dieu a persévéré durant des siècles et ne s'est jamais lassé. « Car, dit la sainte Écriture, je t'ai aimé d'un amour éternel ».


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Message  Monique Mar 03 Nov 2009, 7:48 pm

LA BONNE SOUFFRANCE



Il y a quelques années, paraissaient les émouvantes Confessions d'un poète bien connu. Voici ce qu'on y peut lire :
« L'année passée me fut cruelle. Deux fois, je dus m'étendre sur la table d'opération, entouré de médecins.

Leur visage est inquiet. Je respire la répugnante odeur du chloroforme; je constate que je perds connaissance. Mon cerveau retentit d'un bruit semblable à des coups de marteau sourds et lointains.

« Je passe un tiers de cette maudite année sur le dos, dans une douloureuse immobilité.
« Cette année fut-elle la plus mauvaise de mon existence ?

« Non, ô mon Dieu; ce fut la meilleure, car c'est alors que me vint un de vos prêtres. Il me montra la croix et me rappela cette sublime leçon, que la souffrance est inévitable et qu'il faut l'accepter comme le Sauveur, sans plaintes.

« Depuis, j'ai supporté mes maux non seulement avec courage, mais avec une véritable satisfaction intérieure. Mon orgueil a rendu les armes. Le néant me fait frémir, et en moi s'est éveillé le besoin de la vie éternelle. Oh! bénie soit la souffrance qui m'a ramené dans les bras de Dieu! »


Combien d'autres pourraient faire de semblables aveux et confirmer mêmement la parole de saint Grégoire le Grand :
« Dieu guérit les maladies de l'âme par celles du corps ».

O pleurs, ô sang de l'âme humaine,
Don que fait le cœur épuré,
Don que le cœur sent préféré!
Nous pleurons, quand Dieu nous ramène,
De n'avoir pas assez pleuré.


(Louis Veuillot).


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Message  Monique Mer 04 Nov 2009, 8:28 pm

POUR L'AMOUR DE JÉSUS



Grand silence dans l'infirmerie. Une fièvre brûlante consume le corps amaigri du petit Charles, âgé de dix ans.
Son père et sa mère s'essuient furtivement les yeux. Ce chéri si malade, c'est leur unique enfant. Pilules, poudres, gouttes, tout a été inutile jusqu'ici.

Arrive le docteur avec un nouveau remède, une potion amère qu'il présente à l'enfant. L'odeur en est si acre, si répugnante que, malgré tous les encouragements du médecin, le petit malade ne cesse de gémir :

« Je ne peux pas, je ne peux pas! »

Le père a beau essayer à son tour de lui faire avaler le bon remède qui va le guérir, c'est toujours la même réponse : « Je ne peux pas! »
La mère saisit alors le verre, et, lui montrant Jésus sur la Croix :

« Prends, mon petit, dit-elle, pour l'amour de Jésus, lui qui a avalé du fiel par amour pour toi ».

L'enfant regarde l'image du Sauveur et porte en tremblant le verre à ses lèvres. D'un trait, il le vide et le rend à sa mère qui s'écrie d'une voix étouffée par les larmes :

« Charles, merci! Tu es guéri maintenant ».
Charles vient de prouver qu'il aime véritablement le Sauveur.


Rien n'est petit quand l'infini y est en germe, et c'est le cas de toute action faite en vue de Dieu.

(P. Sertillanges).


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Message  Monique Jeu 05 Nov 2009, 8:51 pm

JUSQU'OÙ PEUT ALLER LA CHARITÉ



Mgr Mathias, évêque salésien, originaire d'Alsace, traversait un jour le secteur des lépreux au pied de l'Himalaya. De partout et par centaines, ces parias de l'humanité sont accourus sur le passage du missionnaire blanc venu chez eux pour les secourir. Vivants symboles de la corruption et de la mort, ils se pressent autour de lui en pleurant; ils lui montrent leurs visages rongés, leurs membres déchiquetés, aux pieds et aux mains leurs doigts en pourriture.

A ce spectacle, l'évêque se sent touché d'une inoubliable compassion et sa charité lui inspire les plus généreuses résolutions, cette charité chrétienne, si caractéristique, qui, sans distinction de race ou de couleur, lui fait seulement reconnaître en ces abandonnés de pauvres frères humains et le Sauveur mourant sur la Croix.

De retour en sa petite patrie d'Alsace, Mgr Mathias la parcourt en tous sens, en tendant la main pour ses misérables lépreux d'Asie.

Hanté et torturé par le souvenir de leur détresse, il plaide leur cause avec l'éloquence d'un père pour le salut de ses enfants, seul moyen d'ouvrir largement tous les cœurs.

Le produit de ses quêtes lui permet enfin de construire une léproserie capable de recevoir plus de dix mille malades, et il leur procure en outre des frères et des sœurs pour les soigner.

« Je vous ai donné l'exemple, pour que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés »
(Jean, XIII, 34).


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Message  ROBERT. Jeu 05 Nov 2009, 9:15 pm

.

Aujourd'hui le monde entier est atteint de la lèpre spirituelle du modernisme et que, si on n'y prend garde, on en meurt... Combien de

léproseries faudrait-il ?
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Message  Monique Ven 06 Nov 2009, 7:11 pm

RIEN NE RESTE SANS RÉCOMPENSE



Sœur Valeria Reichl, des Bénédictines missionnaires de Tutzing, travailla longtemps en Afrique orientale à soigner les lépreux, jusqu'au jour où, atteinte elle-même d'un mal mystérieux, il lui fallut revenir en sa patrie après la guerre.
Lorsqu'elle assistait au départ de quelques-unes de ses compagnes pour les Missions, elle se désolait de ne pouvoir les suivre.

Cependant son état s'aggravait de jour en jour. Minée par la tuberculose de la moelle épinière, tout semblait mort en elle; mais sa plus cruelle souffrance était de se sentir de plus en plus inutile à la communauté et définitivement incapable d'en suivre les exercices. Finalement, on dut la transporter à la chapelle pour lui permettre d'assister à la messe. Elle était complètement à la charge des autres.

Quelle situation ! Pourtant, sœur Valeria s'y fit peu à peu. En méditant sur les souffrances du Sauveur sur la Croix, elle en comprit de mieux en mieux le rôle apostolique. Elle résolut d'unir les siennes à celles de son Maître pour la conversion des infidèles. Combien elle en pénétrait plus profondément le mystère désormais. Notre-Seigneur avait sauvé le monde par sa Passion et sa mort; elle aussi sauverait un grand nombre de païens par ses souffrances.

Dès lors, on la vit toujours plus satisfaite et heureuse. La sœur infirmière s'en étonnait.

« Vous dormez donc la nuit ? lui demanda-t-elle un matin.
— Non, ou si peu! répondit sœur Valeria. Les nuits me semblent cependant presque trop courtes ».


On lui voyait toujours en main un petit crucifix qu'elle ne cessait de contempler.
Sa santé déclinait constamment. Chaque mouvement lui était une torture. Elle finit par s'éteindre doucement le 22 novembre 1929.

La petite notice qui relate sa vie s'achève ainsi : « Comme une gouttelette, sœur Valeria s'abîma dans l'océan de l'éternité. De même qu'une gouttelette disparaissant dans une nappe d'eau y provoque à la surface des rides dont les cercles s'étendent peu à peu jusqu'aux bords; de même le discret apostolat de la souffrance propage à l'infini à travers la sainte Église de Dieu des ondes qui entraînent en nombre incommensurable les âmes des infidèles vers les rivages de l'éternité ».

Prenez donc part, vous aussi, cher malade, à cet apostolat, et contribuez au salut éternel des païens par vos prières et vos souffrances.

Je la chéris, cette plage infidèle
Qui fut l'objet de ton ardent amour;
Avec bonheur, je volerais vers elle,
Si mon Jésus le demandait un jour...
Mais devant lui s'effacent les distances;
Il n'est qu'un point tout ce vaste univers!
Mes actions, mes petites souffrances
Font aimer Dieu jusqu'au-delà des mers.


(Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus).


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Message  Monique Lun 09 Nov 2009, 7:24 pm

UN JE VOUS SALUE, MARIE



On avait dû transporter à l'hôpital une artiste de cirque, une danseuse de corde. Elle avait vécu jusqu'ici une existence des plus frivoles, sans aucune préoccupation religieuse. Elle avait aussi connu la misère et les privations; ce fut enfin la maladie. Elle fut soignée avec beaucoup de charité et de dévouement par une religieuse infirmière.

Au bout de quelque temps, elle allait beaucoup mieux.
Pour remercier la religieuse de ses bons soins, elle la pria de bien vouloir accepter un petit cadeau. La religieuse réfléchit un instant :

« Veuillez donc réciter avec moi un Ave Maria », répondit-elle.

Étonnement de l'acrobate. Un Je vous salue, Marie! C'est tout ? C'est ridiculement peu, mais beaucoup pour elle cependant, presque trop. Voilà si longtemps qu'elle n'a jamais fait aucune prière. Un Je vous salue, Marie... Elle n'en sait même plus les mots. Impossible de refuser pourtant.

« Ma Sœur, si vous voulez bien commencer, je répéterai ».

La religieuse et l'acrobate se mettent à prier ensemble, et la grâce commence son œuvre, ranime la mèche encore luisante.
La danseuse reprit goût à la piété, acheva de se convertir et, l'essentiel, elle resta bonne chrétienne parmi les tourbillons de la vie.


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Message  Monique Mer 11 Nov 2009, 12:30 pm

COMMENT UNE PETITE MALADE AIMAIT LE BON DIEU



C'était la veille de Noël. Une fillette de quatre ans, la petite Cécile, s'agitait dans son lit où la retenait la fièvre scarlatine. Sa grand-mère lui parlait du petit Jésus dans la Crèche, de la sainte Vierge, de saint Joseph. Les yeux de l'enfant s'emplissaient de larmes, tant le souvenir du petit Jésus couché sur la paille lui faisait pitié.

« Pour lui faire plaisir, nous allons réciter le chapelet », dit la grand-mère.

Silence pendant quelque temps dans la chambre déjà pleine du charme de Noël.
« Grand-maman, s'écrie tout à coup l'enfant, j'en ai récité deux!
— Deux chapelets! Comment as-tu donc fait? »


La petite malade regarde innocemment sa grand-mère.
« Sur les grains, lui explique-t-elle en montrant son chapelet, j'ai répété comme ça : Mon Jésus, je vous aime! »

Comment ne pas admirer cette naïve façon d'exprimer à Dieu son amour dans la souffrance, et qu'elles durent être agréables à l'Enfant-Jésus ces petites invocations !

Et nous ? Dans nos souffrances, aimons-nous Dieu comme cette petite ? Prenons exemple sur elle, et témoignons aussi joyeusement notre amour au Sauveur qui, pour nous, s'est fait enfant.


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Message  Monique Mer 11 Nov 2009, 8:35 pm

DERNIER GESTE DE TENDRESSE



Un petit enfant agonisait. Doucement, paisiblement. Soudain, il ouvre de grands yeux comme s'il regardait au loin vers l'inconnu.

« Que vois-tu, mon petit Paul? » lui demande sa mère. Pas de réponse.

Les yeux de l'enfant commencent à se voiler. Jamais, elle n'en reverra plus le radieux azur, pense la mère désespérée. Mais voici qu'il les rouvre tout à coup, joyeux et limpides, en demandant :

« Maman, sur ton cœur! »

La mère prend le petit dans ses bras, le presse tendrement sur son sein, joue contre joue. Elle pleure; des larmes coulent sur sa poitrine. L'enfant s'en aperçoit et tend vers le visage de sa mère sa petite main blanche, comme il l'a fait bien souvent, pour lui essuyer les yeux.
Ce fut le dernier geste d'affection du petit Paul pour sa maman.


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Message  Monique Ven 13 Nov 2009, 8:41 pm

QUI EST LE PLUS HEUREUX?



Le directeur d'une institution pour jeunes aveugles faisait un jour les honneurs de son établissement à quelques visiteurs distingués.

Un des élèves leur exécuta au piano une pièce difficile avec une précision et une compréhension remarquables. Les visiteurs l'en félicitèrent tout en s'apitoyant sur son infirmité.

Le jeune virtuose eut alors un frémissement singulier sur le visage. Levant sur eux ses yeux éteints :

« C'est toute une question de savoir, dit-il, qui de vous ou de moi est le plus heureux! »

Surpris et gênés, les visiteurs se turent, et plus d'un se demanda sans doute à part soi comment on peut être heureux, aveugle.


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Message  Régis Sam 14 Nov 2009, 2:19 am

comment on peut être heureux, aveugle.

Nous avons vu dans un autre exemple de Monique encore plus manifeste, celui d'une femme qui souffrait atrocement et qui avoua qu'elle ressentait pour cette journée une joie ineffable. C'est encore le mystère du bonheur des martyrs jusque dans leurs supplices.

Alors comment être heureux dans ces conditions sinon en attribuant l'origine du bonheur autant sur la terre qu'au Ciel à Dieu seul qui le donne à qui il veut, quand il veut et dans les conditions qu'il veut, les conditions seraient-elles extrêmes !

Que Dieu soit loué de sa puissance, de sa bonté et dans toutes ses oeuvres !

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Message  gabrielle Sam 14 Nov 2009, 11:01 am

Nous sommes heureux dans tous les états de notre vie, lorsque nous prenons conscience que nous sommes entre les mains de Dieu
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