NOTRE BONNE SOUFFRANCE

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Message  Monique Ven 04 Sep 2009, 7:28 pm

QUAND LA MACHINE EST NETTOYÉE



Un riche commerçant était atteint de pneumonie aiguë. La sœur infirmière l'exhorta délicatement à recevoir les derniers sacrements qui le réconforteraient et le soulageraient. Peine perdue. Elle lui raconta alors une petite aventure récente :

« Je soignais un malade à qui le prêtre apporta le saint Viatique. Le médecin arriva sur les entrefaites et attendit à la porte. Comme le prêtre sortait : « Voilà qui est bien ! lui dit-il en plaisantant. Quand la machine est nettoyée, il m'est plus facile de faire du bon travail ».

Cette histoire fit rire le récalcitrant. « Eh bien, ma sœur, conclut-il, vous pouvez aussi nettoyer la machine : elle en a grand besoin ! » et il lui demanda de faire venir un prêtre. Lorsqu'il eut reçu les derniers sacrements, la température tomba presque aussitôt : tout danger de mort disparut.

A son départ de la clinique, la religieuse vint lui serrer la main en le félicitant de sa guérison. « Désormais, lui répondit-il, je ne laisserai plus la machine se rouiller. C'est au moins quatre fois par an qu'on la décrassera! »

A. MEYER
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Message  Monique Sam 05 Sep 2009, 8:10 pm

LE PLUS MAGNIFIQUE TABLEAU



Une malade m'écrit :
« Voilà seize ans que je gravis mon calvaire, et le sentier en devient de jour en jour plus étroit et plus ardu. J'ai demandé au médecin de me dire toute la vérité.

« Votre maladie, m'a-t-il répondu, vous accompagnera jusqu'à la tombe ». Quelque souffrance qu'il me reste à endurer, c'est la volonté de Dieu. Le médecin en qui je me fie surtout est Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Hostie, que le prêtre m'apporte chaque dimanche.

Lorsque j'entends au loin la clochette qui m'annonce sa venue, mon pauvre cœur déborde de joie. Le plus magnifique tableau que pourrait imaginer l'artiste le plus habile serait, pour moi, le prêtre allant porter le bon Dieu aux malades.

Bien qu'il me reste peut-être encore de longues années à vivre, impotente et souffrante, sans espoir de guérison, j'espère avoir toujours le courage de répéter à Dieu, avec le secours de sa grâce : « Seigneur, quoi que vous me demandiez, je veux vous suivre; qu'il m'arrive ce que vous voudrez, aujourd'hui et dans toute l'éternité! »


A. MEYER
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Message  Monique Dim 06 Sep 2009, 8:10 pm

MONSIEUR LE CURÉ, IL Y A UN DIEU!



Un homme d'un certain âge, atteint d'hydropisie, était allé se faire soigner dans une clinique. Il y trouva une amélioration à sa santé, mais autre chose aussi, comme il le conta après son retour chez lui. Son curé étant venu prendre de ses nouvelles, sa première parole fut en l'apercevant :

« Monsieur le Curé, oui, il y a un Dieu! J'ai retrouvé la foi!
— J'en suis heureux, répondit le prêtre. Mais, comment cela s'est-il passé ? Est-ce en lisant un livre ? ou bien... un sermon?
— Oui, c'est un sermon, mais un sermon vivant.
— Je ne vous comprends pas.
— Comme vous le savez, j'étais gravement malade à la clinique. Dans l'immobilité extrême où je me trouvais, il me fallait souvent appeler la religieuse la nuit. Elle me soignait avec un grand dévouement, et, malgré mes exigences, elle s'attardait toujours volontiers près de moi. Ceci me fit réfléchir.


Quelle pénible vocation que celle des religieuses, me disais-je! Pourquoi entrent-elles au couvent? Qu'y vont-elles chercher? Elles se consacrent au service des malades pour l'amour de Dieu, tandis qu'elles auraient pu mener une existence beaucoup plus facile dans le monde. Qu'est-ce qui les soutient ? Qu'est-ce qui leur procure tant de courage, de zèle, de dévouement? La prière!
Monsieur le Curé, je vous le dis, j'étais travaillé par ces pensées. Oui, il y a un Dieu, cela est certain. On n'accomplit pas pareilles choses tout seul. Je me suis confessé, et j'ai communié. A l'avenir, vous y pouvez compter, je resterai fidèle à mes devoirs religieux ».


Les ancres que l'homme enfonce dans le sol sablonneux de la terre ne résistent pas dans la tourmente et le malheur. C'est Dieu qui doit être notre boussole, notre ancre, notre voile, le gage de nos souffrances, le crépuscule d'or après les rudes tempêtes de la vie.

La bonté a converti plus de pécheurs que la science, l'éloquence ou l'instruction, et ces trois choses n'ont jamais converti personne sans que la bonté y soit pour quelque chose. (P. Faber).

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Message  Monique Lun 07 Sep 2009, 8:16 pm

L'ARTISTE LYRIQUE



Un artiste lyrique se trouvait en traitement à la clinique de X... Catholique, il ne pratiquait plus depuis très longtemps, et tous ses enfants étaient protestants. Malgré la gravité de son état, il refusait obstinément de recevoir les sacrements et semblait insensible aux plus pressantes exhortations.

Cependant, sa dernière heure approchait, et les religieuses s'en inquiétaient vivement. L'une d'elles lui demanda candidement un soir :

« Monsieur N..., avez-vous déjà fait votre prière?
— Non.
— Voulez-vous que je vous en chante une? »
Cette religieuse possédait un joli timbre. La proposition plut au ténor d'opéra : « Volontiers, dit-il. Vous me ferez un grand plaisir. Commencez donc, je vous prie ».


Et la religieuse entonna de sa voix pure et limpide :

Je mets ma confiance,
Vierge, en votre secours;
Servez-moi de défense,
Prenez soin de mes jours;
Et quand ma dernière heure
Viendra fixer mon sort,
Obtenez que je meure
De la plus sainte mort.


La strophe n'était pas achevée, que des larmes coulaient sur le visage amaigri du malade.

« Ah, qu'il fait bon se rappeler ces pieuses mélodies ! » soupira-t-il.

Le cantique de la religieuse eut un autre résultat. Le mourant revint à de meilleurs sentiments. Il demanda un prêtre, se réconcilia avec l'Église et persévéra dans son repentir jusqu'à son dernier instant.

L'homme s'incline devant le talent; il ne s'agenouille que devant la bonté. (Gounod).

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Message  Monique Mar 08 Sep 2009, 7:30 pm

LA MESSE D'UNE MÈRE MALADE



C'était une bonne mère de famille, qui avait de nombreux enfants.

« Quand ils seront grands, avait-elle promis à Dieu, j'irai à la messe tous les jours ».

Lorsque son plus jeune commença à marcher, elle tomba malade, d'une maladie qui devait durer toute sa vie, plus de quinze ans. Comment tenir sa promesse? Il lui était souvent, impossible d'assister à la messe, même le dimanche. Finalement, elle dut y renoncer tout à fait.

Que d'heures pénibles elle passa alors à pleurer toute seule ! Puis, peu à peu, elle retrouva le calme et s'abandonna complètement à la sainte volonté divine.

Tous les jours, elle lisait les prières du Chemin de Croix sur son lit. Le soir, elle demandait à sa fille aînée de lui approcher son chapelet, son « consolateur ». Elle fit placer en face de son lit une image représentant la Consécration de l'hostie : « C'est ainsi que je suis ma messe », disait-elle en la regardant.

La courageuse malade persévéra en ces dispositions jusqu'à sa mort. Elle expira entre les bras de sa fille aînée pendant la semaine sainte, « pour aller assister à la messe de Pâques dans l'éternité ».

N'est-ce pas un bel exemple pour nous, malades, pour nous tous aussi qui souffrons et subissons la fatigue des vieux ans ? Si nous ne pouvons plus aller à l'église, suivons notre messe où nous sommes, à l'infirmerie, dans notre chambre, en attendant la joie de la résurrection!

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Message  Monique Jeu 10 Sep 2009, 9:24 pm

LA DERNIÈRE GRANDE GRÂCE



L'aumônier d'un hôpital demandait à un malade, à l'approche d'une fête, s'il ne désirait pas prendre part ce jour-là à la communion générale.

« Merci, répondit celui-ci. Je n'en ai pas besoin. »

— « Je le croyais », répliqua seulement le prêtre; puis, sans insister, il souhaita au malade une prompte guérison, mais pria la religieuse, très inquiète, de l'exhorter instamment, avec toutes les précautions possibles, à songer à son âme.

La religieuse en eut bientôt l'occasion. Le malade, qui avait sans cesse recours à ses services, lui demanda comment il pouvait la remercier.

« Oh! je le sais bien.
— Comment donc ?
— Voyez-vous, Monsieur, vos forces s'en vont, et cela me fait tant de peine que vous ne pensiez pas au salut de votre âme !... moi qui ai tant prié pour vous ! »


Le soir même, le malade demanda à l'infirmière d'appeler le prêtre.

« Monsieur l'Aumônier, lui avoua-t-il à son arrivée, j'ai été profondément remué par ce que m'a dit la religieuse. Soudain m'est revenu au cœur un vieux souvenir, cette phrase d'un jeune vicaire dans un sermon : « Souvent, la grâce suprême et dernière que Dieu accorde à un homme est une grave maladie; s'il n'en profite pas, il est perdu! » Je n'y avais jamais pensé depuis. Ces paroles me sont revenues en entendant la religieuse et je me suis dit : pour moi, cette maladie, c'est la grâce suprême et dernière qui m'est offerte! Monsieur l'Aumônier, je voudrais me confesser ».

Et vous ? Pour vous aussi la maladie n'est-elle pas une grâce ? Profitez-en !

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Message  Monique Ven 11 Sep 2009, 7:02 pm

LE « JE VOUS SALUE, MARIE »



« Rien à faire avec celui-là », dit la religieuse au prêtre qu'elle accompagnait à travers la salle; et elle lui indiquait un jeune homme de dix-neuf ans peut-être, qui souffrait d'une horrible brûlure provenant d'une maladresse à l'usine en manipulant une coulée de métal. Le blessé jeta un regard de fureur sur le prêtre :

«Laissez-moi, hurla-t-il, et que j'aille chez le diable! »
— « Quelle tristesse, soupira le prêtre, de trouver pareil aveuglement chez un adolescent! C'est aujourd'hui la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Recommandons-le tout particulièrement à la bonne Mère de Dieu ».


Il revint voir le blessé tous les jours :
« Comment allez-vous? Avez-vous dormi?... »

Au début le jeune homme ne répondait rien; puis, son mutisme se relâcha peu à peu. Le samedi, la religieuse annonça au prêtre qu'il désirait être transporté dans la salle d'opération pour pouvoir s'y confesser à l'aise. En revenant, il pleurait de joie. Le lendemain, fête du Saint Nom de Marie, il reçut la sainte communion et passa la journée à lire des prières et à réciter son chapelet. Il était parfaitement heureux.

« Dites-moi, lui demanda le prêtre, comment vous en êtes venu là. Est-ce une prière que vous avez faite ?
Le jeune homme réfléchit :
— « Non, ou plutôt oui ! J'avais promis à ma mère, en quittant la maison, de réciter tous les jours un Je vous salue, Marie, et je n'y ai jamais manqué ».

Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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Message  ROBERT. Ven 11 Sep 2009, 7:09 pm

Monique a écrit:
L'ARTISTE LYRIQUE



Un artiste lyrique se trouvait en traitement à la clinique de X... Catholique, il ne pratiquait plus depuis très longtemps, et tous ses enfants étaient protestants. Malgré la gravité de son état, il refusait obstinément de recevoir les sacrements et semblait insensible aux plus pressantes exhortations.

Cependant, sa dernière heure approchait, et les religieuses s'en inquiétaient vivement. L'une d'elles lui demanda candidement un soir :

« Monsieur N..., avez-vous déjà fait votre prière?
— Non.
— Voulez-vous que je vous en chante une? »
Cette religieuse possédait un joli timbre. La proposition plut au ténor d'opéra : « Volontiers, dit-il. Vous me ferez un grand plaisir. Commencez donc, je vous prie ».


Et la religieuse entonna de sa voix pure et limpide :

Je mets ma confiance,
Vierge, en votre secours;
Servez-moi de défense,
Prenez soin de mes jours;
Et quand ma dernière heure
Viendra fixer mon sort,
Obtenez que je meure
De la plus sainte mort.


La strophe n'était pas achevée, que des larmes coulaient sur le visage amaigri du malade.

« Ah, qu'il fait bon se rappeler ces pieuses mélodies ! » soupira-t-il.

Le cantique de la religieuse eut un autre résultat. Le mourant revint à de meilleurs sentiments. Il demanda un prêtre, se réconcilia avec l'Église et persévéra dans son repentir jusqu'à son dernier instant.

L'homme s'incline devant le talent; il ne s'agenouille que devant la bonté. (Gounod).

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J'ai commencé à verser des larmes avant la dernière strophe ... sunny
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Message  ROBERT. Ven 11 Sep 2009, 7:16 pm

Monique a écrit:
LA MESSE D'UNE MÈRE MALADE



C'était une bonne mère de famille, qui avait de nombreux enfants.

« Quand ils seront grands, avait-elle promis à Dieu, j'irai à la messe tous les jours ».

Lorsque son plus jeune commença à marcher, elle tomba malade, d'une maladie qui devait durer toute sa vie, plus de quinze ans. Comment tenir sa promesse? Il lui était souvent, impossible d'assister à la messe, même le dimanche. Finalement, elle dut y renoncer tout à fait.

Que d'heures pénibles elle passa alors à pleurer toute seule ! Puis, peu à peu, elle retrouva le calme et s'abandonna complètement à la sainte volonté divine.

Tous les jours, elle lisait les prières du Chemin de Croix sur son lit. Le soir, elle demandait à sa fille aînée de lui approcher son chapelet, son « consolateur ». Elle fit placer en face de son lit une image représentant la Consécration de l'hostie : « C'est ainsi que je suis ma messe », disait-elle en la regardant.

La courageuse malade persévéra en ces dispositions jusqu'à sa mort. Elle expira entre les bras de sa fille aînée pendant la semaine sainte, « pour aller assister à la messe de Pâques dans l'éternité ».

N'est-ce pas un bel exemple pour nous, malades, pour nous tous aussi qui souffrons et subissons la fatigue des vieux ans ? Si nous ne pouvons plus aller à l'église, suivons notre messe où nous sommes, à l'infirmerie, dans notre chambre, en attendant la joie de la résurrection!

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Exemple qui s'applique parfaitement à nous aujourd'hui...
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Message  ROBERT. Ven 11 Sep 2009, 7:38 pm

Monique a écrit:
LA DERNIÈRE GRANDE GRÂCE



L'aumônier d'un hôpital demandait à un malade, à l'approche d'une fête, s'il ne désirait pas prendre part ce jour-là à la communion générale.

« Merci, répondit celui-ci. Je n'en ai pas besoin. »

— « Je le croyais », répliqua seulement le prêtre; puis, sans insister, il souhaita au malade une prompte guérison, mais pria la religieuse, très inquiète, de l'exhorter instamment, avec toutes les précautions possibles, à songer à son âme.

La religieuse en eut bientôt l'occasion. Le malade, qui avait sans cesse recours à ses services, lui demanda comment il pouvait la remercier.

« Oh! je le sais bien.
— Comment donc ?
Voyez-vous, Monsieur, vos forces s'en vont, et cela me fait tant de peine que vous ne pensiez pas au salut de votre âme !... moi qui ai tant prié pour vous ! »


Le soir même, le malade demanda à l'infirmière d'appeler le prêtre.

« Monsieur l'Aumônier, lui avoua-t-il à son arrivée, j'ai été profondément remué par ce que m'a dit la religieuse. Soudain m'est revenu au cœur un vieux souvenir, cette phrase d'un jeune vicaire dans un sermon : « Souvent, la grâce suprême et dernière que Dieu accorde à un homme est une grave maladie; s'il n'en profite pas, il est perdu! » Je n'y avais jamais pensé depuis. Ces paroles me sont revenues en entendant la religieuse et je me suis dit : pour moi, cette maladie, c'est la grâce suprême et dernière qui m'est offerte! Monsieur l'Aumônier, je voudrais me confesser ».

Et vous ? Pour vous aussi la maladie n'est-elle pas une grâce ? Profitez-en !

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Père R. Bernard, o.p., in Ia-IIæ quæ. 79, art. 4, conclusion, note 4, p. 280 Édition des Jeunes, Paris 1951. a écrit:
(…) Dieu, dans ce dessein et en vertu des mérites infinis du Sauveur, ne cesse de harceler les pécheurs par toutes sortes de grâces actuelles pour les faire rentrer dans l'état de grâce sanctifiante: bien loin donc de les abandonner à leur malheureux sort, Il les poursuit de Ses prévenances. Il n'est même pas inouï, et c'est ce que veut spécialement dire cet article, que Dieu laisse des pécheurs s'enfoncer pour un temps dans leur péché afin de les en guérir plus magnifiquement et plus radicalement .
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Message  ROBERT. Ven 11 Sep 2009, 7:41 pm

Monique a écrit:
LE « JE VOUS SALUE, MARIE »


Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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Message  Monique Sam 12 Sep 2009, 8:03 pm

ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
LE « JE VOUS SALUE, MARIE »


Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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Message  ROBERT. Sam 12 Sep 2009, 8:23 pm

Monique a écrit:
ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
LE « JE VOUS SALUE, MARIE »


Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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Message  Monique Sam 12 Sep 2009, 9:01 pm

ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
LE « JE VOUS SALUE, MARIE »


Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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Message  Monique Lun 14 Sep 2009, 12:30 pm

Monique a écrit:
ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
ROBERT. a écrit:
Monique a écrit:
LE « JE VOUS SALUE, MARIE »


Récitez-vous aussi au moins un Je vous salue, Marie tous les jours ?

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LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS, VOUS ÊTES BÉNIE ENTRE TOUTES LES FEMMES
ET JÉSUS LE FRUIT DE VOS ENTRAILLES EST BÉNIE...


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PRIEZ POUR NOUS, PAUVRES PÉCHEURS...

MAINTENANT ET À L'HEURE DE NOTRE MORT. AINSI SOIT-IL.
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Message  Monique Lun 14 Sep 2009, 9:19 pm

UNE FLEUR DE LA SOUFFRANCE



Tout le monde la connaissait à F..., cette pauvre paroissienne de Bon-Secours qui, pendant trente ans, toute percluse, les mains et les pieds déformés, toujours souffrante, se faisait conduire à la messe sur sa chaise roulante.
Hélène était une fleur privilégiée de la divine souffrance. Sa vie ne fut que privations et douleurs.

Elle passa plus d'un quart de siècle en son misérable logis, immobile à souffrir. Elle paraissait toujours heureuse et contente cependant; jamais on ne l'entendait se plaindre; elle portait sa croix naturellement, vaillamment, entièrement soumise à la divine volonté.
La Providence l'initia intimement aux tourments de Gethsémani.

La mort de sa nièce, qui la soignait depuis vingt-cinq ans, lui fut une épreuve particulièrement cruelle. Quel navrant spectacle alors que celui de cette imputante près du cadavre de sa bonne infirmière! Mais, pas même à cette heure déchirante, Hélène n'eut une pensée de désespoir, ne fit entendre le moindre murmure, un pourquoi.

Autre épreuve, plus douloureuse encore, lorsqu'elle perdit un œil, il y a trois ans. Rien ne lui fut épargné; rien n'ébranla jamais ses sentiments de foi, de confiance et d'amour envers le Sauveur. Un corps débile, mais une grande âme!

Les heureux de la terre évitaient sa chambre; les affligés, ceux qui étaient accablés de craintes, d'angoisses et de soucis fréquentaient d'autant plus volontiers chez elle. Les désespérés venaient lui demander aide et consolation. Personne ne la quittait sans se sentir soulagé.
Sa force d'âme avait crû avec l'âge, et elle disposait encore d'un superflu d'énergie précieux aux détresses d'autrui. Elle puisait cet héroïsme dans la prière constante et la fréquente réception de la sainte eucharistie.

Elle goûta cependant deux petites « attentions » de la bonté divine. Ses deux frères spirituels, curés l'un et l'autre, profitèrent inopinément de quelques jours de vacances pour venir la voir, et c'est durant leur courte visite que le Sauveur rappela à lui sa sœur de souffrances.
Elle avait souvent exprimé le désir de mourir « le jour de la sainte Vierge ». Son dernier samedi venu, elle s'en alla, avec un dernier Ave sur les lèvres, vers sa Mère du Ciel. On lui fit des funérailles sans éclat.

Privée d'une martyre sur la terre, la paroisse de Bon-Secours compte une sainte protectrice de plus au Paradis.
Quand un saint meurt sur la terre, c'est une prière éternelle qui naît dans les cieux.
(L. Veuillot).
Partout où passent les saints, ils laissent quelque chose de Dieu. (Curé d'Ars)
.

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Message  Monique Mar 15 Sep 2009, 10:00 pm

HOSTIES SPIRITUELLES



Voici une lettre que je recevais dernièrement :

Monsieur le Directeur de l'Apostolat des malades et cher Directeur de mon âme,
Ce dernier titre vous étonnera sans doute, mais il est exact. J'ai lu dans l'Introduction à la vie dévote de saint François de Sales cette phrase : « Si vous n'avez pas de directeur spirituel, priez Dieu avec grande insistance qu'il vous en fournisse un, et ne doutez point; car, quand il devrait envoyer un ange du ciel, il vous en donnera un ».Dieu ne m'a pas envoyé un ange, mais le directeur de l'Apostolat des malades qui, dans ses brochures et ses bulletins, s'entend, mieux que personne de mes relations personnelles ne saurait le faire, à donner à mon âme les conseils précis et persuasifs, capables de la fortifier et de l'éclairer.

Qui suis-je donc? — Une âme immolée inconnue, choisie par Notre Sauveur lui-même, et appelée sous les plis de votre étendard.
En quelles circonstances extraordinaires votre bulletin m'est-il tombé entre les mains, il y a trois ans, et m'a-t-il déterminée à m'enrôler dans l'Apostolat des malades) Les grâces divines me viennent toujours de si étrange façon que je ne saurais le dire et beaucoup moins encore l'écrire.

Mais les grandes grâces ont pour rançon de grandes souffrances. Elle est immense, elle est accablante, ma croix. Aux heures passagères et incertaines de mes plus cruelles épreuves, il me serait impossible, absolument impossible, de vous écrire ces lignes; mais, privée de toute autre consolation, il me reste toujours, comme une goutte de baume, le souvenir d'une de vos paroles : « Ce n'est pas nos actes, c'est notre courage dans l'épreuve qui nous révèle l'exacte mesure de notre amour pour Dieu ».

Quel réconfort me procure la messe quotidienne de l'Apostolat. La messe, notre joyau, est un diamant précieux toujours resplendissant de feux nouveaux sous les rayons du soleil. Lorsque son sang rédempteur brille dans le calice, n'est-il pas vrai que le Sauveur pense aussi aux hosties qui s'immolent avec lui ? Par la sainte communion, ne formons-nous pas tous ensemble un vaste ciboire d'hosties spirituelles ?

O Sauveur, toute vie humaine connaît l'agonie du jardin des Oliviers, toute âme chrétienne traverse la crise ineffable de souffrance et de désolation...
Souvenez-Vous alors, Maître adoré, de ce que fut pour Vous cette heure; ayez pitié de notre faiblesse et venez Vous-même, Unique Consolateur, seul Cœur capable de comprendre et de partager, venez nous apaiser, nous fortifier, et aidez-nous à faire de notre douleur une œuvre de salut et d'amour, une vivante prédication.
(Mme Elisabeth Leseur).

A. MEYER
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Message  Monique Mer 16 Sep 2009, 9:01 pm

UNE IMMOLÉE



Dans une claire cellule de clinique était alitée une personne d'une trentaine d'années. Jamais elle ne se plaignait, malgré ses immenses souffrances. Lorsque ses parents, ses frères et ses sœurs, lui parlaient de sa prochaine guérison pour l'encourager, elle souriait. Elle avait son idée, un précieux secret.

Sa sœur, mère d'une nombreuse famille, souffrait d'une grave maladie dont elle avait peu de chance de se remettre. La bonne tante se désolait en pensant aux petits orphelins de demain.

« Seigneur, suppliait-elle, prenez-moi au lieu de ma sœur! »

Dieu agréa son généreux sacrifice. Peu à peu, la maman retrouva ses forces, tandis que les siennes déclinaient, à tel point qu'elle dût se remettre aux mains d'un chirurgien pour une dangereuse opération.

« Tante, lui avait dit un jour un des petits de sa sœur, il ne faut pas t'en aller tout de suite au paradis; tu n'as rien souffert encore! »

Cette réflexion lui revint à l'esprit. Elle goûta alors l'amertume de terribles souffrances.
Sa fin approchait. On lui apporta le saint Viatique, et elle reçut l'extrême-onction. Elle se tourna ensuite, radieuse, vers son infirmière :

« Ma Sœur, lui dit-elle, j'ai bu le calice de la douleur jusqu'à la lie. Je pars maintenant pour le ciel ».

Ses yeux cherchèrent l'image de la Vierge, ses lèvres soupirèrent :

« Marie, Consolatrice des affligés, priez pour moi ! » Cette âme courageuse et héroïque avait cessé de souffrir.

Nous le pouvons aussi; soyons des immolés, en supportant patiemment les chaînes de la maladie et la croix de la solitude.

Il faut savoir quelquefois fermer les yeux sur soi-même, se perdre de vue, quitter le souci triste et fatigant de ses propres intérêts pour regarder plus haut et plus loin, pour voir l'œuvre de Dieu dans le monde et demander la venue de son règne.(Abbé Perreyve).

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Message  Monique Jeu 17 Sep 2009, 8:34 pm

LA PLUS BELLE ÉPOQUE DE LA VIE



Dernièrement, je rencontrai un homme immensément riche, qui avait couru le monde entier, qui avait vu mille choses et vécu mille aventures que nous ne saurions imaginer, même en rêve. Comme je lui demandais quelle avait été la plus heureuse époque de sa vie ?

« C'est, me dit-il, pendant que j'avais le typhus, à l'hôpital ».
— « Ce fut le plus beau temps de votre vie ? » repris-je, étonné.
— « Mais oui ! Jamais je ne pourrai oublier la douceur et la patience angélique de la charitable religieuse qui me soigna. J'étais étranger, elle avait d'autres malades et était fort occupée jour et nuit. Mais, durant ces huit semaines, je vis toujours la même bonté sur son visage; jamais je n'y pus surprendre la moindre marque d'ennui ou d'impatience. C'était pour moi le paradis! »».


Cet homme n'a donc jamais été aussi heureux qu'à l'hôpital! Songez pourtant à tous ceux qui lui envient sa fortune. Tout le monde prétend qu'il possède le paradis sur terre. Il a des milliers de francs à dépenser par jour; il est à même de festoyer, de satisfaire tous ses caprices et d'aller partout où bon lui semble. Sa vie est un voyage en première classe!

Et cet homme a la nostalgie de l'hôpital où il souffrait du typhus, et regrette l'aimable religieuse qui l'y soignait. Pourquoi ?

Parce que le ciel se trouve dans la charité et non dans un sac d'écus. Le plus beau spectacle sur la terre, le plus impressionnant, est celui de la miséricordieuse charité qui ne désire rien pour soi, qui ne veut que servir et soulager. Tout ce que nous procure l'or n'est rien en comparaison d'un souriant visage penché sur le vôtre avec quelques réconfortantes paroles. C'est pourquoi une aimable religieuse toujours tranquillement attentive à vos soins brille comme une étoile en cette sombre vallée de querelles et de surexcitation, et vous inspire la nostalgie de tout ce qui est supérieur et bon.


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Message  Régis Ven 18 Sep 2009, 5:40 am

De tels exemples ça mate! ça calme !

Cette petite religieuse ne croyez-vous pas qu'elle peut s'occuper de nous aujourd'hui et nous apporter encore ce bonheur qu'elle répandait autour d'elle par sa charité ?
Elle qui ne s'arrêtait jamais dans sa vie sur la terre à répandre cette charité, pensez-vous qu'elle s'est arrêtée au cie?

En tous cas moi je crois à son intercession. Je crois qu'elle peut m'apporter les grâces de charité de là où elle est ! Il me semble bien qu'elle peut me faire comprendre que mon bonheur ne se trouve pas dans tous ces trucs qui submergent notre vie mais dans le profond et tenace amour de Dieu et combien elle doit désirer que nous prenions le relais de ce qu'elle a fait sur la terre en toute simplicité dans le secret et l'ignorance du monde !

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Message  ROBERT. Ven 18 Sep 2009, 1:11 pm

Régis a écrit:De tels exemples ça mate! ça calme !

Cette petite religieuse ne croyez-vous pas qu'elle peut s'occuper de nous aujourd'hui et nous apporter encore ce bonheur qu'elle répandait autour d'elle par sa charité ?
Elle qui ne s'arrêtait jamais dans sa vie sur la terre à répandre cette charité, pensez-vous qu'elle s'est arrêtée au cie?

En tous cas moi je crois à son intercession. Je crois qu'elle peut m'apporter les grâces de charité de là où elle est ! Il me semble bien qu'elle peut me faire comprendre que mon bonheur ne se trouve pas dans tous ces trucs qui submergent notre vie mais dans le profond et tenace amour de Dieu et combien elle doit désirer que nous prenions le relais de ce qu'elle a fait sur la terre en toute simplicité dans le secret et l'ignorance du monde !


NOTRE BONNE SOUFFRANCE - Page 5 956204 Mais cette petite religieuse s'occupe de vous, de moi et de nous tous qui lisons son histoire en ce moment !!

Et dire qu'au Québec on prit un malsain et NOTRE BONNE SOUFFRANCE - Page 5 545542 plaisir à ridiculiser, à rabaisser toutes ces communautés de "bonnes sœurs" qui œuvraient dans les hôpitaux et écoles pour les remplaçer par des laïcards socialistes et épicuriens, pour la plupart... Sad
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Message  Monique Ven 18 Sep 2009, 8:24 pm

Régis a écrit:De tels exemples ça mate! ça calme !

Cette petite religieuse ne croyez-vous pas qu'elle peut s'occuper de nous aujourd'hui et nous apporter encore ce bonheur qu'elle répandait autour d'elle par sa charité ?
Elle qui ne s'arrêtait jamais dans sa vie sur la terre à répandre cette charité, pensez-vous qu'elle s'est arrêtée au cie?

En tous cas moi je crois à son intercession. Je crois qu'elle peut m'apporter les grâces de charité de là où elle est ! Il me semble bien qu'elle peut me faire comprendre que mon bonheur ne se trouve pas dans tous ces trucs qui submergent notre vie mais dans le profond et tenace amour de Dieu et combien elle doit désirer que nous prenions le relais de ce qu'elle a fait sur la terre en toute simplicité dans le secret et l'ignorance du monde !

Oui, de tels exemples ça mate! ça calme !

Car la bonté en parole amène la confiance, la bonté en pensée amène la profondeur, et c'est ainsi que la bonté en donnant, amène l'amour de la charité !
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Message  Régis Sam 19 Sep 2009, 3:02 pm

Monique a écrit:

Oui, de tels exemples ça mate! ça calme !

Car la bonté en parole amène la confiance, la bonté en pensée amène la profondeur, et c'est ainsi que la bonté en donnant, amène l'amour de la charité !

Cet homme d'affaire qui n'a retenu comme seul vrai bonheur de sa vie la charité et les bonnes oeuvres d'une seule religieuse qu'il a rencontrée dans des conditions extrêmement difficiles de sa vie, cela ne vous fait-il pas penser à ce qu'il sera retenu de nous en faveur de notre salut devant notre Juge ?

Qu'est-ce qui pourra nous servir alors sinon la charité que nous avons eu pour Dieu et le prochain ?

Moi-même, je me suis trouvé dans un pays étranger, trahi par l'ami qui m'y avait introduit. J'étais sans un sous et j'allais demander à un ami de me préter de l'argent pour m'acheter un vélo pour faire mes courses. J'avais un procès sur le dos et une famille nombreuses de très jeunes enfants. Eh bien je me rsouviens très bien que j'étais tout plein de joie alors que j'ai vécu d'autres moments de grande opulence avec un moral affreux.

c'est bien Dieu qui est l'auteur du bonheur et il le donne sur la terre quand il veut, comme il veut et à qui il veut. Nous voyons cependant tous les impies essayer d'arracher ce bonheur des mains de Dieu comme pour retrouver un paradis perdu et à mesure qu'ils se préparent ce bonheur, à mesure qu'ils croient pouvoir le prendre il s'évanouit comme par magie !

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Message  ROBERT. Sam 19 Sep 2009, 7:36 pm

Monique a écrit:
Car la bonté en parole amène la confiance, la bonté en pensée amène la profondeur, et c'est ainsi que la bonté en donnant, amène l'amour de la charité !

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Message  Monique Lun 21 Sep 2009, 12:43 pm

LE BIEN DU MAL



Dernièrement, m'arrive un brave homme de mes connaissances. J'ai aussitôt le pressentiment d'un malheur. A mi-voix, il me confie la chose. Il attendait l'arrivée en vacances de son fils. La veille, un télégramme lui annonça la mort accidentelle du jeune homme au cours du voyage. Celui-ci était fiancé. La jeune fille en a presque perdu la tête. Sa mère en est tombée malade. Quant à lui, le père, il en est absolument atterré :

« C'est épouvantable ! C'est épouvantable ! » gémit-il.

Nous faisons un bout de chemin ensemble, et j'essaie de le raisonner.

« Voyez, ce qui vient de vous arriver, nul n'y peut rien. Le fait demeure. Que vous reste-t-il à faire ? Désespérer ? La situation n'en sera pas changée. Vous contenter de l'admettre stupidement, cela n'arrangera rien non plus. Vous laisser abattre ne fera qu'accroître le mal. Il faut pourtant bien tenter quelque chose dans la circonstance. C'est comme si je tombe à l'eau. Pour ne pas me noyer, il me faut absolument relever la tête. Il s'agit de me tirer de là à tout prix; il s'agit de tenir bon. Les forces me manquent, mais il me reste le secours de la foi : c'est elle mon soutien. Je sais que cela vient de Dieu, de qui ma vie dépend tout entière. La joie et la souffrance, le jour et la nuit, le soleil et la pluie, tout vient de Dieu. Pourquoi est-ce ainsi ? Je l'ignore, je sais seulement que Dieu le veut ou le permet. Ce malheur est pour moi une manifestation de sa volonté. C'est comme une dure, comme une lourde pierre. Il s'agit de la porter. A moi de m'y mettre! Je me range du côté de Dieu. Je veux ce qu'il veut, quoi qu'il advienne, et alors, ce qui est épouvantable me devient profitable. La souffrance se tourne en bienfait. De la croix me vient le salut. La douleur se transforme en une source de grâces. Apparemment, rien de changé. Le fardeau reste aussi lourd, aussi accablant. Mais, intérieurement, j'en suis soulagé. J'ai surmonté l'épreuve en me soumettant à la sainte volonté de Dieu ».

Il n'y a rien de complètement affreux quand on regarde la Main divine, la Main invisible dont la présence est connue et que le cœur fait entrevoir... Nous savons qu'il n'y a pas de douleur sans le voisinage de Dieu.

... Tout ce qui arrive est préférable à ce qui aurait pu arriver. (Léon Bloy).


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