Luttes des Pères de l'Eglise contre les ariens et semi-ariens

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Luttes des Pères de l'Eglise contre les ariens et semi-ariens - Page 5 Empty Re: Luttes des Pères de l'Eglise contre les ariens et semi-ariens

Message  ROBERT. Sam 09 Juin 2012, 4:58 pm

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Guillaume a écrit:
Abbé Rohrbacher.
Histoire universelle de l'Église catholique continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume.
Letouzey et Ané, 1885.
Tome 3. Livre XXXIII. L'Eglise persécutée par Constance et Sapor. Page 165-166.


On s'étonnera sans doute que nous ne parlions pas de la chute du pape Libère, chute fameuse, que Bossuet entre autres a prouvée fort au long. Nous savons que, dans sa Défense de la déclaration gallicane, Bossuet met tout en œuvre pour établir que le pape Libère est tombé en souscrivant à l'arianisme; mais nous savons aussi, par le témoignage de son secrétaire, que dans une dernière révision de cet ouvrage, Bossuet raya tout l'endroit qui regarde le pape Libère, comme ne prouvant pas bien ce qu'il veut établir en ce lieu (Hist. de Bossuet, 1. 6 ; Pièc. just., p. 396, édit. de Lebel). Ce que Bossuet a cru devoir rayer de son Traité de la puissance ecclésiastique, nous croyons devoir le rayer de l’Histoire de l’Eglise; ce que Bossuet, après vingt ans de recherches et de méditations, n'a pu se démontrer, à lui-même, nous croyons qu'il ne peut se démontrer par personne.

On en peut voir les raisons détaillées dans la dissertation d'un docteur de Paris, publiée peu d'années après la mort de Bossuet; dans une autre plus récente du savant Zacharia; dans le docte Galland de Venise, au tome V de sa Bibliothèque des anciens Pères; enfin, et surtout, dans l'histoire critique du pape saint Libère, insérée au 23 septembre des Acta Sanctorum (1). Nous avons déjà indiqué quelques-unes de ces raisons plus haut ; nous en indiquerons d'autres, à mesure que l'occasion s'en présentera, et nous tâcherons de les résumer à la mort du saint Pape. Nous remarquerons seulement ici, d'après ce que nous venons de voir, que le peuple romain ne put souffrir Félix, parce que, tout en professant la foi de Nicée, il communiquait avec les ariens; que le pape Libère rentra à Rome en vainqueur, que le peuple le reçut en triomphe et chassa Félix. Avec cette conduite du peuple romain, comment supposer que ce même pape Libère venait de se déshonorer publiquement, en condamnant saint Athanase, en souscrivant à l'arianisme, et en adressant aux principaux ariens des lettres de communion, aussi pitoyables pour le style qu'abjectes pour le sentiment?
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Message  Invité Dim 10 Juin 2012, 1:24 pm

Abbé Rohrbacher.
Histoire universelle de l'Église catholique continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume.
Letouzey et Ané, 1900.
Tome 3. Livre XXXIII. L'Eglise persécutée par Constance et Sapor. Page 166-167.


Il n'en est pas de même d'Osius. Il n'est que trop certain qu'il se démentit à Sirmium, en souscrivant une seconde formule rédigée par les ariens en cette ville, où ils rejettent, non-seulement le terme de consubstantiel, mais encore celui de semblable en substance et de substance même, pour y substituer des expressions qui supposent le Fils d'une autre nature que le Père. Le principal auteur de la nouvelle formule était Potamius, évêque de Lisbonne. Il était d'abord catholique; mais il souhaitait avec passion une terre du domaine : l'empereur lui en fit présent; c'en fut assez pour le gagner à l'arianisme. Jamais cependant il ne jouit de sa terre, ayant été frappé d'une plaie mortelle, comme il allait s'en mettre en possession. Ce fut à son instigation que le centenaire Osius, maltraité et meurtri de coups, déshonora sa longue et sainte carrière.

Sa chute fut un deuil pour toute l'Eglise; les ariens en triomphaient. Nous le voyons par un écrit que saint Phébade, évêque d'Agen, fit contre cette seconde formule de Sirmium. Après en avoir montré tout le venin, il conclut : « Je n'ignore pas qu'après que nous avons examiné toutes ces vérités et que nous les avons exposées à la lumière de l'intelligence publique, on nous oppose, comme une puissante machine, le nom d'Osius, le plus ancien de tous les évêques et dont la foi a toujours été si sûre; mais je réponds en peu de mots que l'on ne peut employer l'autorité d'un homme qui se trompe à présent, où qui s'est toujours trompé. Tout le monde sait quels ont été ses sentiments jusqu'à ce grand âge; avec quelle fermeté il a reçu la doctrine catholique à Sardique et à Nicée, et condamné les ariens. S'il a maintenant d'autres sentiments, s'il soutient ce qu'il a condamné auparavant, et condamne ce qu'il.a soutenu, je le dis encore une fois, son autorité n'est pas recevable. Car s'il a mal cru pendant près de quatre-vingt-dix ans, je ne croirai pas qu'il croie bien après quatre-vingt-dix ans. Et s'il croit bien maintenant, que doit-on juger de ceux qu'il a baptisés dans la foi qu'il tenait alors, et qui sont sortis du monde? Que dirait-on de lui-même, s'il fut mort avant cette assemblée? Donc, comme j'ai dit, le préjugé de son autorité n'a aucune force, parce qu'elle se détruit elle-même. Aussi lisons-nous que la justice du juste ne le sauvera point, s'il tombe une fois dans l’erreur (Biblioth. Pat., t. IV). »

On voit ici le scandale que causa la chute d'Osius, l'avantage qu'en tiraient les ariens et la manière frappante dont y répond, saint Phébade. Si Libère était tombé pareillement, le scandale eût été bien plus horrible, les ariens en eussent bien plus triomphé ; saint Phébade eût été bien plus pressé d'y répondre. Le silence, de part et d'autre, est une preuve qu'il n'en fut rien.


Dernière édition par Guillaume le Dim 10 Juin 2012, 5:19 pm, édité 1 fois (Raison : Date d'édition: 1900 et non 1885)

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Message  Roger Boivin Dim 10 Juin 2012, 1:39 pm

Guillaume a écrit:
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Abbé Rohrbacher.
Histoire universelle de l'Église catholique continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume.
Letouzey et Ané, 1885.
Tome 3. Livre XXXIII. L'Eglise persécutée par Constance et Sapor. Page 166-167.


Il n'en est pas de même d'Osius. Il n'est que trop certain qu'il se démentit à Sirmium, en souscrivant une seconde formule rédigée par les ariens en cette ville, où ils rejettent, non-seulement le terme de consubstantiel, mais encore celui de semblable en substance et de substance même, pour y substituer des expressions qui supposent le Fils d'une autre nature que le Père. Le principal auteur de la nouvelle formule était Potamius, évêque de Lisbonne. Il était d'abord catholique; mais il souhaitait avec passion une terre du domaine : l'empereur lui en fit présent; c'en fut assez pour le gagner à l'arianisme. Jamais cependant il ne jouit de sa terre, ayant été frappé d'une plaie mortelle, comme il allait s'en mettre en possession. Ce fut à son instigation que le centenaire Osius, maltraité et meurtri de coups, déshonora sa longue et sainte carrière.

Sa chute fut un deuil pour toute l'Eglise; les ariens en triomphaient. Nous le voyons par un écrit que saint Phébade, évêque d'Agen, fit contre cette seconde formule de Sirmium. Après en avoir montré tout le venin, il conclut : « Je n'ignore pas qu'après que nous avons examiné toutes ces vérités et que nous les avons exposées à la lumière de l'intelligence publique, on nous oppose, comme une puissante machine, le nom d'Osius, le plus ancien de tous les évêques et dont la foi a toujours été si sûre; mais je réponds en peu de mots que l'on ne peut employer l'autorité d'un homme qui se trompe à présent, où qui s'est toujours trompé. Tout le monde sait quels ont été ses sentiments jusqu'à ce grand âge; avec quelle fermeté il a reçu la doctrine catholique à Sardique et à Nicée, et condamné les ariens. S'il a maintenant d'autres sentiments, s'il soutient ce qu'il a condamné auparavant, et condamne ce qu'il.a soutenu, je le dis encore une fois, son autorité n'est pas recevable. Car s'il a mal cru pendant près de quatre-vingt-dix ans, je ne croirai pas qu'il croie bien après quatre-vingt-dix ans. Et s'il croit bien maintenant, que doit-on juger de ceux qu'il a baptisés dans la foi qu'il tenait alors, et qui sont sortis du monde? Que dirait-on de lui-même, s'il fut mort avant cette assemblée? Donc, comme j'ai dit, le préjugé de son autorité n'a aucune force, parce qu'elle se détruit elle-même. Aussi lisons-nous que la justice du juste ne le sauvera point, s'il tombe une fois dans l’erreur (Biblioth. Pat., t. IV). »

On voit ici le scandale que causa la chute d'Osius, l'avantage qu'en tiraient les ariens et la manière frappante dont y répond, saint Phébade. Si Libère était tombé pareillement, le scandale eût été bien plus horrible, les ariens en eussent bien plus triomphé ; saint Phébade eût été bien plus pressé d'y répondre. Le silence, de part et d'autre, est une preuve qu'il n'en fut rien.
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Message  Invité Mar 12 Juin 2012, 5:02 pm

Abbé Rohrbacher.
Histoire universelle de l'Église catholique continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume.
Letouzey et Ané, 1900.
Tome 3. Livre XXXIII. L'Eglise persécutée par Constance et Sapor. Page 167.


On objectera que saint Athanase parle de la chute de Libère, et dans son Apologie contre les ariens, et dans son Histoire des ariens adressée aux solitaires; mais tout le monde convient que l'Apologie a été écrite au plus tard en 350, c'est-à-dire deux ans avant que Libère fût pape. L'endroit où il y est parlé de sa chute est donc évidemment une addition postérieure, faite par une main étrangère et malhabile; car bien loin de donner de la force à l'Apologie, elle la rend inepte et ridicule, l'Histoire des ariens a été également écrite avant l'époque où l'on suppose la chute de Libère, ou du moins avant l'époque où saint Athanase ait pu l'apprendre, non plus-que celle d'Osius ; car il y est parlé plusieurs fois de Léonce d'Antioche comme encore vivant. Et nous avons vu qu'on apprit sa mort à Rome, à l'époque où les dames romaines y supplièrent Constance d'accorder le retour du Pape, qui certainement alors n'avait pas encore prévariqué. Le passage où il est parlé de sa chute est donc encore une addition faite après coup, et qui ne jure pas moins avec ce qui précède qu'avec : ce qui suit (Acta Sanct. de S. Liberio, 23 sept., § 8 ). Mais par qui ces interpolations ont-elles pu se faire? Nous avons vu que dès son vivant les ariens supposèrent une lettre de saint Athanase à Constance. Ce qu'ils ont pu pendant sa vie, ils l'ont pu encore plus aisément après sa mort. N'ont-ils pas fait passer leur conciliabule de Philippopolis pour le concile de Sardique, au point que saint Augustin lui-même y a été trompé? Les donatistes n'ont-ils pas fabriqué, sur le compte du pape saint Marcellin, l'histoire d'une chute semblable, qui a trouvé crédit longtemps, mais dont tous les critiques reconnaissent aujourd'hui la fausseté ? D'ailleurs les ariens n'étaient pas les seuls ennemis de Libère : les lucifériens schismatiques ne chercheront pas moins à le calomnier. On voit poindre pour ainsi dire les premiers nuages de la calomnie dans ce que dit Rufin environ cinquante ans après l'époque. « Libère, évêque de Rome, était rentré du vivant de Constance ; mais je ne sais au juste si l'empereur le lui accorda ou parce qu'il avait consenti à souscrire, ou pour faire plaisir au peuple romain qui l'en avait prié à son départ (Rufiri, Hist. ecci., 1. 8, C, 27). »

Rufin était prêtre d'Aquilée; il avait pu connaître Libère dans sa jeunesse; il avait certainement connu Fortunatien, évêque d'Aquilée, à qui l'on attribue la chute de Libère. Et cependant Rufin ne sait ce qu'il en est : c'est que la calomnie commençait seulement à se répandre car si Libère avait réellement souscrit une formule arienne, s'il avait réellement écrit les pitoyables lettres de défection qu'on lui suppose, les ariens, qui étaient tout-puissants, ne les auraient laissé ignorer à personne. II eût été impos-sible à Rufin de conserver aucun doute à cet égard.

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Message  ROBERT. Mar 12 Juin 2012, 5:03 pm

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Guillaume a écrit:
Abbé Rohrbacher.
Histoire universelle de l'Église catholique continuée jusqu'à nos jours par M. l'abbé Guillaume.
Letouzey et Ané, 1900.
Tome 3. Livre XXXIII. L'Eglise persécutée par Constance et Sapor. Page 167.


On objectera que saint Athanase parle de la chute de Libère, et dans son Apologie contre les ariens, et dans son Histoire des ariens adressée aux solitaires; mais tout le monde convient que l'Apologie a été écrite au plus tard en 350, c'est-à-dire deux ans avant que Libère fût pape. L'endroit où il y est parlé de sa chute est donc évidemment une addition postérieure, faite par une main étrangère et malhabile; car bien loin de donner de la force à l'Apologie, elle la rend inepte et ridicule, l'Histoire des ariens a été également écrite avant l'époque où l'on suppose la chute de Libère, ou du moins avant l'époque où saint Athanase ait pu l'apprendre, non plus-que celle d'Osius ; car il y est parlé plusieurs fois de Léonce d'Antioche comme encore vivant. Et nous avons vu qu'on apprit sa mort à Rome, à l'époque où les dames romaines y supplièrent Constance d'accorder le retour du Pape, qui certainement alors n'avait pas encore prévariqué. Le passage où il est parlé de sa chute est donc encore une addition faite après coup, et qui ne jure pas moins avec ce qui précède qu'avec : ce qui suit (Acta Sanct. de S. Liberio, 23 sept., § 8 ). Mais par qui ces interpolations ont-elles pu se faire? Nous avons vu que dès son vivant les ariens supposèrent une lettre de saint Athanase à Constance. Ce qu'ils ont pu pendant sa vie, ils l'ont pu encore plus aisément après sa mort. N'ont-ils pas fait passer leur conciliabule de Philippopolis pour le concile de Sardique, au point que saint Augustin lui-même y a été trompé? Les donatistes n'ont-ils pas fabriqué, sur le compte du pape saint Marcellin, l'histoire d'une chute semblable, qui a trouvé crédit longtemps, mais dont tous les critiques reconnaissent aujourd'hui la fausseté ? D'ailleurs les ariens n'étaient pas les seuls ennemis de Libère : les lucifériens schismatiques ne chercheront pas moins à le calomnier. On voit poindre pour ainsi dire les premiers nuages de la calomnie dans ce que dit Rufin environ cinquante ans après l'époque. « Libère, évêque de Rome, était rentré du vivant de Constance ; mais je ne sais au juste si l'empereur le lui accorda ou parce qu'il avait consenti à souscrire, ou pour faire plaisir au peuple romain qui l'en avait prié à son départ (Rufiri, Hist. ecci., 1. 8, C, 27). »

Rufin était prêtre d'Aquilée; il avait pu connaître Libère dans sa jeunesse; il avait certainement connu Fortunatien, évêque d'Aquilée, à qui l'on attribue la chute de Libère. Et cependant Rufin ne sait ce qu'il en est : c'est que la calomnie commençait seulement à se répandre car si Libère avait réellement souscrit une formule arienne, s'il avait réellement écrit les pitoyables lettres de défection qu'on lui suppose, les ariens, qui étaient tout-puissants, ne les auraient laissé ignorer à personne. II eût été impos-sible à Rufin de conserver aucun doute à cet égard.
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Message  Benjamin Mar 12 Juin 2012, 5:07 pm

C'est pas vrai, Guillaume a changé dans ses posts précédents la date de son édition de Rohrbacher !

Avant il disait "1885", maintenant tout s'est transformé comme par magie en "1900" ! Voyez les sauvegardes des différents posts...

Non mais quel clown !
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Message  ROBERT. Mar 12 Juin 2012, 5:09 pm

Benjamin a écrit:C'est pas vrai, Guillaume a changé dans ses posts précédents la date de son édition de Rohrbacher !

Avant il disait "1885", maintenant tout s'est transformé comme par magie en "1900" ! Voyez les sauvegardes des différents posts...

Non mais quel clown !

C'est pour voir si on suit... Luttes des Pères de l'Eglise contre les ariens et semi-ariens - Page 5 80494
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