La révolution liturgique de V2 : les précédents historiques (Cranmer et Luther)

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Message  Invité Sam 11 Fév 2012, 3:06 pm

Léon XIII, "Apostolicae Curae" (sur la hiérarchie anglicane)


Pour commencer, ce dossier se penchera principalement sur l'examen, tel qu'effectué par Léon XIII, des circonstances dans lesquelles, en 1552, a été composé et publié l'Ordinal anglican - lequel Ordinal préfigurait le nouveau rite d'ordination introduit par la secte conciliaire après V2 :

Rappel de la question que le pape Léon XIII se proposait d'étudier dans cette Lettre :
Pape Léon XIII a écrit:
Les Anglais, en effet, peu de temps après s’être retirés du centre de l’unité chrétienne, introduisirent publiquement, sous le règne d’Edouard VI, dans la collation des Ordres sacrés, un rite absolument nouveau ; ils perdirent, par suite, le vrai sacrement de l’Ordre tel que le Christ l’a institué et en même temps, la succession hiérarchique : telle était déjà l’opinion commune, confirmée plus d’une fois par les actes et la constante discipline de l’Église.
Cependant, dans des temps plus rapprochés et surtout dans ces dernières années, on vit se ranimer la controverse sur les ordinations conférées dans le rite du roi Edouard. Possèdent-elles la nature et l’effet du sacrement ?



Pape Léon XIII
Lettre Apostolique Apostolicae Curae, 18 septembre 1896


(...)
Pour apprécier d'une façon exacte et complète l'Ordinal anglican, en dehors des points mis en lumière par certains passages, rien assurément ne vaut l'examen scrupuleux des circonstances dans lesquelles il a été composé et publié. Les passer toutes en revue serait long et inutile ; l'histoire de cette époque montre assez éloquemment quel esprit animait les auteurs de l'Ordinal à l'égard de l'Église catholique, quels appuis ils ont demandés aux sectes hétérodoxes, et quel but ils poursuivaient. Ne sachant que trop la relation nécessaire qui existe entre la foi et le culte, entre la loi de croyance et la loi de prière, ils ont grandement défiguré l'ensemble de la liturgie conformément aux doctrines erronées des novateurs, sous prétexte de la ramener à sa forme primitive. Aussi, dans tout l'Ordinal, non seulement il n'est fait aucune mention expresse du sacrifice, de la consécration, du sacerdoce, du pouvoir de consacrer et d'offrir le sacrifice, mais encore les moindres traces de ces institutions, qui subsistaient encore dans les prières du rite catholique en partie conservées, ont été supprimées et effacées avec le soin signalé plus haut.

Ainsi apparaissent d'eux-mêmes le caractère et l'esprit original de l'Ordinal. Si, vicié dès le début, celui-ci ne pouvait être suivi pour les ordinations, il ne pouvait de même être employé validement dans la suite des temps, puisqu'il demeurait tel quel. C'est donc en vain que, dès l'époque de Charles Ier, plusieurs s'efforcèrent d'admettre quelque chose du sacrifice et du sacerdoce, aucune addition n'ayant été faite depuis à l'Ordinal ; c'est en vain également qu'un petit nombre d'anglicans récemment réunis pensent pouvoir donner à cet Ordinal une interprétation satisfaisante et régulière.

Ces efforts, disons-Nous, ont été et sont stériles, et cela pour cet autre motif que si l'Ordinal anglican actuel présente quelques expressions ambiguës, elles ne peuvent revêtir le même sens que dans le rite catholique. En effet, l'adoption d'un nouveau rite qui nie ou dénature le sacrement de l'Ordre et qui répudie toute notion de consécration et de sacrifice enlève à la formule « Reçois le Saint-Esprit » toute sa valeur ; car cet Esprit ne pénètre dans l'âme qu'avec la grâce du sacrement. Perdent aussi leur valeur les paroles « Pour l'office et la charge de prêtre ou d'évêque et autres semblables » ; ce ne sont plus alors que de vains mots, sans la réalité de la chose instituée par le Christ.

La force de cet argument apparaît à la plupart des anglicans eux-mêmes qui interprètent rigoureusement l'Ordinal ; ils l'opposent franchement à ceux qui, à l'aide d'une interprétation nouvelle et poussés par un vain espoir, attribuent aux Ordres ainsi conférés une valeur et une vertu qu'ils n'ont pas. Cet argument détruit à lui seul l'opinion qui regarde comme forme légitime suffisante du sacrement de l'Ordre la prière Omnipotens Deus, bonorum omnium largitor, qui se trouve au commencement de l'ordination ; et cela même si cette prière pouvait être regardée comme suffisante dans quelque rite catholique que l'Église aurait approuvé.

À ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l'intention, en tant qu'elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Église ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement, emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Église.

C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l'Église et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l'intention nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement.


Dernière édition par Guillaume le Lun 07 Mai 2012, 4:56 pm, édité 3 fois

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Message  Invité Lun 13 Fév 2012, 4:48 pm

Pape Léon XIII
Lettre Apostolique Apostolicae Curae, 18 septembre 1896


Tout ce qui précède, Nous l'avons longtemps et mûrement médité Nous-même d'abord, puis avec Nos Vénérables Frères juges de la Suprema. Nous avons même spécialement convoqué cette assemblée en Notre présence, le jeudi 16 juillet dernier, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel. Ils furent unanimes à reconnaître que la cause proposée avait été déjà depuis longtemps pleinement instruite et jugée par le Siège Apostolique ; que l'enquête nouvelle ouverte à ce sujet n'avait fait que démontrer d'une façon plus lumineuse avec quelle justice et quelle sagesse la question avait été tranchée. Toutefois, Nous avons jugé bon de surseoir à Notre sentence, afin de mieux apprécier l'opportunité et l'utilité qu'il pouvait y avoir à prononcer de nouveau la même décision par Notre autorité et afin d'appeler sur Nous, du ciel, par Nos supplications, une plus grande abondance de lumière.

Considérant alors que ce même point de discipline, quoique déjà canoniquement défini, est remis en discussion par quelques-uns — quel que soit le motif de la controverse —, et qu'il en pourrait résulter une erreur funeste pour un grand nombre qui pensent trouver le sacrement de l'Ordre et ses fruits là où ils ne sont nullement, il Nous a paru bon, dans le Seigneur, de publier Notre sentence.

C'est pourquoi, Nous conformant à tous les décrets de Nos prédécesseurs relatifs à la même cause, les confirmant pleinement et les renouvelant par Notre autorité, de Notre propre mouvement et de science certaine, Nous prononçons et déclarons que les ordinations conférées selon le rite anglican ont été et sont absolument vaines et entièrement nulles.

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Message  Invité Mar 14 Fév 2012, 2:58 pm

Pape Léon XIII
Lettre Apostolique Apostolicae Curae, 18 septembre 1896


Puisque c'est en qualité et avec les sentiments de Pasteur suprême que Nous avons entrepris de montrer la très certaine vérité d'une affaire aussi grave, il Nous reste à exhorter dans le même esprit ceux qui souhaitent et recherchent sincèrement le bienfait des Ordres et de la hiérarchie. Jusqu'à ce jour peut-être, excitant leur ardeur pour la vertu, relisant avec plus de piété les Saintes Écritures, redoublant leurs ferventes prières, ils ne répondaient néanmoins qu'avec incertitude et anxiété à la voix du Christ qui les pressait déjà d'appels intérieurs. Ils voient aujourd'hui clairement où ce bon Pasteur les appelle et les veut. Qu'ils rentrent au bercail, ils obtiendront alors les bienfaits désirés et les secours qui en résultent pour le salut, secours dont lui-même a confié l'administration à l'Église, gardienne perpétuelle de sa Rédemption et chargée d'en distribuer les fruits aux nations. Alors ils puiseront avec joie l'eau des fontaines du Sauveur qui sont ses sacrements merveilleux, lesquels rendent l'amitié de Dieu aux fidèles vraiment purifiés de leurs péchés, les nourrissent et les fortifient du pain céleste et leur donnent en abondance de précieux secours pour conquérir la vie éternelle. S'ils ont véritablement soif de ces biens, que le Dieu de paix, le Dieu de toute consolation, dans sa bonté infinie, les en fasse jouir sans limite.

Nous voulons que Notre exhortation et Nos vœux s'adressent plus spécialement à ceux qui sont considérés par leurs communautés comme des ministres de la religion. Que ces hommes placés au-dessus des autres par leurs fonctions, leur science et leur autorité, qui ont certainement à cœur la gloire de Dieu et le salut des âmes, s'empressent de répondre et d'obéir au Dieu qui les appelle ; ils donneront ainsi un noble exemple. C'est avec une joie singulière que leur Mère l'Église les recevra, les entourera de sa bonté et de ses attentions, comme cela convient pour des hommes qu'une vertu plus généreuse aura fait rentrer dans son sein à travers des difficultés plus particulièrement ardues. On peut à peine dire quel enthousiasme suscitera cette courageuse résolution dans les assemblées de leurs frères, à travers le monde catholique, quel espoir et quelle confiance elle leur permettra un jour, devant le Christ leur juge, et quelle récompense ce Christ leur réserve dans le royaume des cieux. Pour Nous, autant que Nous l'avons pu, Nous ne cessons de favoriser leur réconciliation avec l'Église, dans laquelle, soit isolément, soit en masse — ce que Nous souhaitons très vivement —, ils peuvent choisir beaucoup d'exemples à imiter.

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Message  Invité Mer 15 Fév 2012, 3:36 pm

L'influence du précédent anglais dans la composition de l' ordinal dit « de Paul VI »

Le nouveau rite conciliaire de consécration épiscopale instauré le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI (Pontificalis Romani, 1968), de même que le rite anglican concocté par Cranmer en 1552, est totalement invalide.

Voici, exposé dans cet article, une comparaison des circonstances externes de la composition des deux rites :

Revue du Rosaire, p. 152 a écrit:
Non seulement le caractère intrinsèque du nouvel ordinal, mais même les circonstances externes de son origine, ressemblent à ceux de l'Ordinal anglican invalide.

Tout comme les auteurs anglicans ont requis l'aide de réformateurs hérétiques dans la confection de leur nouveau rituel, de même les liturgistes conciliaires ont fait appel aux représentants protestants pour avoir leurs conseils dans la composition de leur service oecuménique intitulé la nouvelle messe.

Le Pape Léon XIII a attaché une Importance considérable aux circonstances historiques qui ont engendré la cérémonie anglicane.

Il mentionne spécifiquement le rôle des hérétiques des sectes non catholiques à qui leurs pendants anglais ont fait appel pour les aider à inventer un nouvel Ordinal.

Leur influence fut telle qu'ils ont corrompu de multiples manières l'ordre liturgique, pour s'accorder aux erreurs des réformateurs...

« D'elles (c.à.d. des prières de l'Ordinal anglican) a été enlevé, de propos délibéré tout ce qui manifeste la dignité et la charge du sacerdoce dans le rite catholique.

Cette "forme", par conséquent, ne peut être considérée apte ou suffisante pour conférer le sacrement et elle omet essentiellement ce qu'elle devrait signifier.»

Cette déclaration concerne l'impossibilité du rite à conférer la grâce sacramentelle qu'il n'arrive pas à signifier de façon claire.»


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Message  gabrielle Jeu 16 Fév 2012, 6:59 am

De la "messe" de Montini il devait en découler nécessairement une réforme invalidant les ordres.

Pour assurer à la secte sa survie dans le futur, car la malice de V2 est d'invalider tous les sacrements pour les remplacer par des falsifications impies, ils ne pouvaient pas les supprimer de facto, cela aurait été trop visible, et comme des serpents ils se sont faufilés sans que les yeux des catholiques ( la majorité) puissent le constater.


Le coup le plus formidable (si on peut dire) c'est sans contredit la "nouvelle messe" en fait, c'est la seule chose visible extérieurement qui pouvait faire réagir les fidèles, de fait, la réaction s'est faite, les églises se sont vidées, mais, faute de prêtres qui pour les diriger dans la bonne conduite à tenir, ces fidèles ont perdu lentement la foi... y a pas à dire, cette parodie sacrilège est le coup de maitre de Satan.
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Message  Roger Boivin Jeu 16 Fév 2012, 1:34 pm

gabrielle a écrit:De la "messe" de Montini il devait en découler nécessairement une réforme invalidant les ordres.

Pour assurer à la secte sa survie dans le futur, car la malice de V2 est d'invalider tous les sacrements pour les remplacer par des falsifications impies, ils ne pouvaient pas les supprimer de facto, cela aurait été trop visible, et comme des serpents ils se sont faufilés sans que les yeux des catholiques ( la majorité) puissent le constater.


Le coup le plus formidable (si on peut dire) c'est sans contredit la "nouvelle messe" en fait, c'est la seule chose visible extérieurement qui pouvait faire réagir les fidèles, de fait, la réaction s'est faite, les églises se sont vidées, mais, faute de prêtres qui pour les diriger dans la bonne conduite à tenir, ces fidèles ont perdu lentement la foi... y a pas à dire, cette parodie sacrilège est le coup de maitre de Satan.

roger : « Le diable essaya par le passé d'éloigner les âmes du Pain de Vie
afin de les laisser mourir d'inanité ;
et ce qu'il fit aujourd'hui sous le règne de l'anti-pape Paul VI et successeurs,
c'est de soustraire le Pain de Vie aux âmes. »

https://messe.forumactif.org/t3968-judith-vii-daniel-xii-11#76354
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Message  Invité Jeu 16 Fév 2012, 4:47 pm

Similitude entre les 2 rites dans les paroles prononcées :

(mais aucune équivalent dans le rite traditionnel de l'Eglise catholique)


Ordinal "de Paul VI" a écrit:
Dieu et Père de Notre-Seigneur, Père plein de tendresse, Dieu de qui vient tout réconfort, Toi qui es au plus haut des cieux et qui prends soin de notre terre, Toi qui connais toutes choses avant même qu'elles soient, tout au long de l'ancienne Alliance Tu commençais à donner forme à Ton Eglise ; dès l'origine, Tu as destiné le peuple issu d'Abraham à devenir un peuple saint ; Tu as institué des chefs et des prêtres et toujours pourvu au service de Ton sanctuaire, car, depuis la création du monde, Tu veux trouver Ta gloire dans les hommes que Tu choisis...
Ordinal anglican a écrit:
Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, Père de miséricorde et Dieu de tout réconfort, Toi qui demeure dans les cieux mais qui considère les choses d'ici-bas, connaissant toutes choses avant qu'elles ne soient :
nous Te rendons grâce parce que dès le commencement Tu as rassemblé et préparé un peuple pour être l'hériter de l'Alliance d'Abraham, et Tu as suscité des prophètes, des rois, des prêtres, et toujours pourvu au service de Ton sanctuaire. Nous Te rendons grâce également parce que Tu as, depuis la création, accepté gracieusement le ministère de ceux que Tu as choisi...

Source : site Rore sanctifica


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Message  Invité Ven 17 Fév 2012, 3:47 pm

Similitude entre les 2 rites dans les paroles prononcées :



Forme du Sacrement désignée par Pie XII - Constitution apostolique Sacramentum Ordinis, du 30/11/1947 a écrit:
Remplissez Votre prêtre de la perfection de Votre ministère et, paré des ornements de l'honneur le plus haut, sanctifiez-le par la rosée de l'onction céleste.

"Paroles essentielles" du rite "de Paul VI" a écrit:
...Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que Tu as choisi la force qui vient de Toi, l'Esprit qui fait les chefs, l'Esprit que Tu as donné à Ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, celui qu'Il a donné Lui-même aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme Ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom...
Ordinal anglican a écrit:
...C'est pourquoi, Père, faits de N. un évêque dans Ton Église. Répands sur lui le pouvoir de Ton Esprit princier, que Tu as donné à Ton Fils bien-aimé Jésus-Christ, celui qu'Il a transmis Lui-même aux apôtres, et celui par lequel Ton Eglise est édifiée en tout lieu, pour la gloire et la louange éternelle de Ton Nom...

Source : site Rore sanctifica


Dernière édition par Guillaume le Ven 17 Fév 2012, 5:28 pm, édité 1 fois

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Message  Invité Ven 17 Fév 2012, 5:34 pm

Similitude entre les 2 rites dans les paroles prononcées : prière finale

(aucun équivalent dans le rite traditionnel de l'Eglise catholique)


Ordinal "de Paul VI" a écrit:
...Père, Toi qui connais le cœur de l'homme, donne à celui que Tu as choisi pour l'épiscopat de remplir sans défaillance la fonction de grand prêtre et de pasteur de Ton peuple saint en Te servant jour et nuit. Qu'il s'emploie sans relâche à intercéder auprès de Toi et à Te présenter l'offrande de Ton Eglise. Par la force de l'Esprit Saint qui donne le sacerdoce, accorde-lui, comme aux Apôtres, le pouvoir de remettre les péchés, de réconcilier les pécheurs et de répartir les ministères, ainsi que Tu l'as disposé Toi-même.
Que sa bonté et la simplicité de son cœur fassent de sa vie un sacrifice qui Te plaise. Par Ton Fils, Jésus-Christ, par qui Te sont rendus, à Toi, notre Père, la gloire, l'honneur et la puissance, avec l'Esprit et dans l'Eglise, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen
Ordinal anglican a écrit:
...Pour Toi, ô Père, tous les cœurs sont ouverts ; remplis, nous T'en prions, le cœur de Ton serviteur que Tu as choisi pour être évêque dans Ton Eglise, avec un tel amour de Toi et de tout le peuple, qu'il puisse nourrir et garder le troupeau du Christ, et exercer sans reproche la fonction de grand prêtre à laquelle Tu l'as appelé, en servant devant Toi jour et nuit le ministère de la réconciliation, en donnant le pardon en Votre Nom, en offrant les dons sacrés, et surveillant avec sagesse la vie et l'oeuvre de ton Eglise.
En toutes choses qu'il présente devant Toi l'offrande acceptable d'une vie pure, noble et sainte ; par Jésus-Christ Ton Fils, à qui, avec Toi et le Saint Esprit, sont rendus l'honneur, la puissance et la gloire dans l'Eglise, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Source : site Rore sanctifica

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Message  Invité Sam 25 Fév 2012, 7:08 am

L'invalidité du rite anglican et du rite P6 qui en est très largement inspiré se conçoit aisément quand on sait l'importance des paroles prononcées lors de l'administration d'un sacrement.

Revue du Rosaire, p. 146 a écrit:
Un sacrement.. est un signe sensible de la grâce, institué par le Christ, qui a sa place dans l'Eglise.

En dehors de l'Eglise catholique, personne n'a le droit de changer un rite sacramentel ou d'en créer un nouveau.

L'Eglise elle-même est liée au contenu et au nombre des sacrements fixés par le Christ.

Le sacrement est constitué par un signe extérieur et perceptible de la grâce sanctifiante et par l'opération effective de cette grâce.

Le signe extérieur se compose nécessairement de deux parties essentielles qui sont, d'une part, une chose ou un geste et, d'autre part, les paroles.

La Tradition de l'Eglise montre que les sacrements ont toujours été administrés accompagnés de paroles (qui sont certaines prières).

Depuis le Moyen-Age la doctrine de l'Eglise parle de matière et de forme.

La matière est une chose qui, prise en soi, est indéterminée.

La forme est la parole qui en donne la détermination suffisante. La définition des sacrements par la matière et la forme appartient, depuis longtemps, à la doctrine certaine de l'Eglise.


Il est évident que l'Eglise a pris un soin extrême de la certitude dans l'administration des sacrements pour déterminer les parties essentielles des prières qui, par leur forme, en garantissent l'administration valide.

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Message  Invité Sam 25 Fév 2012, 10:42 am

Revue du Rosaire, p. 146 a écrit:


En ce qui concerne le sacrement de l'Ordre, la chose a été définitivement réglée par Pie XII seulement.

Dans sa Constitution apostolique Sacramentum Ordinis, du 30/11/1947, il a déclaré que les paroles qui déterminant la matière (c.à.d. l'imposition des mains), en rappelant les effets du sacrement, et qui désignant le pouvoir d'Ordre et la grâce, sont les paroles spéciales de la Préface d'ordination du rite traditionnel.

La porrection (ou l'attouchement des instruments (la patène et la calice), qui pendant longtemps a été considéré par beaucoup comme essentiel, n'est pas, aux dires de cette Constitution, nécessaire à la validité de l'Ordination.

Pour l'ordination du diacre, ce sont les paroles "Emitte in eum jusqu'à roboretur" qui sont essentielles et par conséquent nécessaires à la validité.

Dans la Préface d'Ordination des prêtres, ce sont les paroles "Da quaesumus, omnipotens Pater", jusqu'à "insinuant".

Tandis que dans la Préface de la Consécration épiscopale, ce sont les paroles "Comple in sacerdote tuo" jusqu'à "sanctifica".

Cette décision a force de loi pour l'Eglise latine uniquement ; elle n'a pas d'effet rétroactif.

Rien que 20 ans plus tard, P 6 remplaça déjà cette ordonnance par la Constitution apostolique Pontificalis Romani en changeant, dans les trois rites, les paroles essentielles.

Celles de la Consécration épiscopale subirent le changement le plus radical.

En même temps l'ensemble des rites - surtout ceux de la Consécration épiscopale et l'Ordination sacerdotale - furent soumis à des changements importants au nom de V 2.

Ces nouveautés entrèrent en vigueur le 6/4/1969.

La signification de cette nouveauté, au fond, ne pourra être sous-estimée car,

dans l'histoire de la liturgie catholique des Ordinations, à aucune époque, une révision fondamentale de cette ampleur n'a été opérée


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Message  Invité Sam 25 Fév 2012, 10:55 am

Revue du Rosaire, p. 147


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Message  Invité Lun 27 Fév 2012, 8:47 pm

Revue du Rosaire, p. 147


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Message  Invité Mar 28 Fév 2012, 6:06 pm

Revue du Rosaire, p. 147 a écrit:


La consécration épiscopale. Voici la nouvelle forme de P 6 pour la consécration épiscopale :

"Et maintenant répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l'esprit excellent que tu as donné à ton Fils bien-aimé Jésus-Christ que lui-même a donné aux apôtres qui établirent l'Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire pour la gloire impérissable et le partage de ton nom."

(Texte français officiel transcrit tel quel.)

Ce texte est repris aux Traditions apostoliques de saint Hippolyte [alors antipape! avant de se reprendre et de mourir Martyr] du début du 3e S.

Il y a une énorme difficulté à identifier "l'esprit excellent" (en latin spiritus principalis) avec le Saint-Esprit.

Mais même si l'on est prêt à y voir le Saint-Esprit, il reste une autre difficulté.

Dans la forme consécratoire proprement dite il n'est malheureusement pas question, au alors c'est d'une manière si peu claire, de l'évêque et de sa mission.

Sans la spécification claire de la fin poursuivie par l'action sacramentelle, celle-ci restera sans effet, c.à.d. elle n'aboutira pas à une consécration valide.


P 6 a déclaré que c'est elle seule qui fait partie de l'essence de la consécration épiscopale. Il a donc limité très exactement les paroles prescrites à la forme d'Hippolyte


Forme du Sacrement désignées dans 3 différents rites - similitude entre le rite P6 et le rite anglican
[Source : site Rore sanctifica]:


Forme du Sacrement désignée par Pie XII - Constitution apostolique Sacramentum Ordinis, du 30/11/1947 a écrit:
Remplissez Votre prêtre de la perfection de Votre ministère
et, paré des ornements de l'honneur le plus haut, sanctifiez-le par la rosée de l'onction céleste.

"Paroles essentielles" du rite "de Paul VI" a écrit:
...Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que Tu as choisi la force qui vient de Toi, l'Esprit qui fait les chefs, l'Esprit que Tu as donné à Ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, celui qu'Il a donné Lui-même aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme Ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom...
Ordinal anglican a écrit:
...C'est pourquoi, Père, faits de N. un évêque dans Ton Église. Répands sur lui le pouvoir de Ton Esprit excellent, que Tu as donné à Ton Fils bien-aimé Jésus-Christ, celui qu'Il a transmis Lui-même aux apôtres, et celui par lequel Ton Eglise est édifiée en tout lieu, pour la gloire et la louange éternelle de Ton Nom...


Dernière édition par Guillaume le Sam 17 Mar 2012, 4:50 pm, édité 1 fois

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Message  Carolus.Magnus.Imperator. Mar 28 Fév 2012, 6:43 pm

Hey l'ortho ... va relire ça :

https://messe.forumactif.org/t3991p180-unique-est-ma-colombe-ma-perfection#77703

Monsieur magistère ... La révolution liturgique de V2 : les précédents historiques (Cranmer et Luther) 80494

Carolus.Magnus.Imperator.

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Message  Invité Sam 10 Mar 2012, 5:27 pm

Revue du Rosaire, p. 147 a écrit:

Cette prière consécratoire est particulièrement mise en valeur parce que les rubriques prévoient qu'elle doit être dite par les évêques consécrateurs.

Ce qui est dit avant ou après n'a donc - en définitive - pas d'incidence sur la validité ou la non-validité de la consécration épiscopale.

Mais si l'on cherche à trouver, en dehors de la formule consécratoire, une affirmation claire au sujet de la communication de la dignité épiscopale, on rencontre, dans l'allocution modèle de l'évêque consécrateur, la phrase : "La plénitude du sacrement de l'ordre est transmise".

Mais l'homélie-modèle n'est pas obligatoire et ne constitue pas un élément fixe du rite.

On pourrait renvoyer à une phrase qui vient un peu après la formule consécratoire : "Tu as élu ton serviteur pour l'épiscopat de remplir sans défaillance la fonction de grand-prêtre et de pasteur de ton peuple saint en te servant jour et nuit..."

Les termes "épiscopat" et "grand-prêtre" sont certainement appropriés, mais cette formulation est insuffisante dans la mesure où elle n'est pas dite sur le ton intimatif : "Reçois l'épiscopat... la dignité de grand-prêtre... "

Il et elle n'est pas dite non plus sur le mode déprécatoire pour demander la consécration à Dieu. Le texte est rédigé de telle façon que la consécration accomplie est supposée avoir déjà eu lieu.


Dernière édition par Guillaume le Sam 17 Mar 2012, 4:50 pm, édité 1 fois

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Message  Carolus.Magnus.Imperator. Sam 10 Mar 2012, 5:30 pm

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Carolus.Magnus.Imperator.

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Message  Invité Sam 17 Mar 2012, 4:45 pm

Revue du Rosaire, p. 147 a écrit:

La forme grammaticale du passé composé ne peut être comprise autrement : "Tu as élu..." Il y a une autre phrase qui dit : "Par la force de l'Esprit-Saint qui donne le sacerdoce, accorde-lui, comme aux Apôtres, le pouvoir de remettre les péchés, de réconcilier les pécheurs et de répartir les ministères".

La première partie de la phrase pourrait être considérée éventuellement comme une forme suffisante pour transmettre l'épiscopat, parce que le "pouvoir sacerdotal" est demandé sur le ton déprécatoire.

Si la phrase "donne le sacerdoce" se trouvait être seule, elle serait claire. Seulement ce pouvoir est défini par le pouvoir de remettre les péchés, de répartir les ministères, de délier ce qui est lié.

Malheureusement le point décisif - le pouvoir d'ordonner - ne fait pas partie de ces pouvoirs limités.

Le pouvoir de remettre les péchés appartient à chaque simple prêtre. La faculté de répartir les ministères est un acte juridique qui ne concerne pas directement la Consécration épiscopale.

Le pouvoir de délier (réconcilier) doit être entendu principalement dans un sens juridique.

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Message  Invité Sam 17 Mar 2012, 4:58 pm

Revue du Rosaire, p. 148 a écrit:

De même si l'on voulait se servir du texte en dehors de la formule consécratoire, elle ne servirait à rien.

Mais alors, ne suffirait-il pas que la nouvelle formule de P 6 invoque le Saint-Esprit sur l'ordinand ?

Heureusement nous avons un exemple historique qui est de nature à nous donner des éléments de solution.

C'est la déclaration de Léon XIII sur la question de la validité des ordinations anglicanes :

Léon XIII a écrit:

« Les paroles : Reçois le Saint-Esprit, employées par les Anglicans jusqu'à présent comme forme propre de l'ordination sacerdotale, ne désignent pas avec certitude l'ordination sacerdotale ou la grâce et le pouvoir du sacerdoce qui consiste surtout dans le pouvoir de consacrer et d'offrir le vrai Corps et le vrai Sang.

Car ce Sacrifice n'est pas seulement la mémoire du Sacrifice accompli sur la Croix.

Cette forme (c.à.d. la formule consécratoire qui est prononcée) a été, dans la suite, prolongée par les paroles suivantes pour le ministère et la charge de prêtre.

Mais justement, c'est la preuve que les Anglicans eux-mêmes se sont aperçus que leur forme primitive était déficiente et impropre à l'objet.

Léon XIII constate donc que la phrase "Reçois le Saint-Esprit" est insuffisante et qu'à elle seule elle ne peut accomplir l'Ordination sacerdotale ou la Consécration épiscopale.

On peut directement appliquer cette règle à la nouvelle consécration épiscopale
dans la mesure où il est vraiment certain que c'est la troisième Personne de la Sainte Trinité qui est désignée par "esprit excellent" (spiritu principalis en latin).

Dans ce cas, c'est Léon XIII lui-même qui, par avance, condamne la nouvelle formule.

Il argumente de façon très simple en disant que, dans cette forme tronquée, manque une signification bien définie.

Par conséquent le nouveau rite de consécration épiscopale est invalide, ce qui veut dire que, depuis la 6/4/1969, l'Eglise latine n'a plus d'évêques validement consacrés.

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Message  Invité Sam 17 Mar 2012, 5:23 pm

Revue du Rosaire, p. 149 a écrit:

Dans son célèbre sermon prononcé à Lille, le 29/8/1976. Mgr L. est allé droit au coeur du sujet :

« Nous ne savons plus si (les nouveaux sacrements) donnent la grâce ou ne la donnent pas.».


Nous ne savons plus s'ils sont valides, si ce sont de véritables sacrements.


Depuis V 2 tous les sacrements de l'Eglise ont subi une réforme radicale.

Et le tout premier sacrement à être réformé fut le sacrement d'ordination, par lequel des hommes sont constitués diacres, prêtres et évêques pour continuer l'Eglise.

La question de la validité de ce nouveau rite revêt une note spéciale d'urgence, car de là découle la validité de la plupart des autres sacrements,

en particulier le sacrement vers lequel tous les autres sont dirigés et pour lequel tous les autres existent - c.à.d. le sacrement de l'Eucharistie.

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Message  Louis Dim 01 Avr 2012, 7:50 am

En raison de vos manipulations d'éditions de vos messages, ce procédé étant malhonnête, vous êtes suspendus jusqu'au 15 avril 2012.

Bien à vous.

Louis. Administrateur.

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Message  Invité Sam 05 Mai 2012, 4:28 pm

L'influence protestante, plus particulièrement anglicane, était déjà visible dans l’ordinal de P6. Elle est encore plus nette dans le NOM, qui introduit une « messe » « retaillée aux dimensions protestantes » (Extraits de « Ce qu'il faut d'amour à l'homme » de Julien Green. Plon, Paris, 1978.)

Cette entreprise de protestantisation de la liturgie de l’Eglise était mise en exergue dans une brochure de Mgr Lefebvre « la Messe de Luther ».


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Message  Invité Sam 05 Mai 2012, 4:34 pm

Dans le document suivant, tiré d’une conférence donnée à Notre Dame de Mariazell, Mgr Lefebvre explique ce qu'est le vrai Sacrifice de l'autel et expose en quoi son altération par le NOM s’inspire d’une conception protestante :

Mgr Lefebvre
DE LA MESSE ET DU SACERDOCE CATHOLIQUE
Mariazell, 8 septembre 1975 a écrit:


Mes biens chers frères,

Je regrette de ne pas pouvoir vous parler dans votre langue, mais vous avez un interprète dans la personne de ce séminariste qui m'accompagne et qui a l'habitude de traduire mes paroles.

Je remercie le Dr. Steinhart qui a bien voulu préparer ce pèlerinage et je remercie également les chers révérends pères qui voulaient bien me recevoir. Certes nous serions heureux de célébrer le Saint Sacrifice de la messe avec vous mais le bon Dieu nous demande ce petit sacrifice pour l'adorer dans Son Saint Sacrement. Nous demanderons à la Très Sainte Vierge Marie de L'adorer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces, car s'il y a aujourd'hui un sentiment qui risque de disparaître du cœur des hommes, c'est bien celui de l'adoration. Adorer Notre-Seigneur Jésus- Christ. Voilà ce que nous ferons pendant cette heure de prière, pendant cette heure d'adoration.

Pourquoi surtout prierons-nous ? Nous prierons la Très Sainte Vierge Marie dans ce pèlerinage (à Mariazell, pèlerinage national autrichien) que vous aimez et qui est le cœur de l'Autriche, dans ce pèlerinage où tout récemment a été enseveli l'éminent Cardinal Mindsenty qui est pour nous une image de la foi s'opposant à tous les ennemis de l'Eglise et de tous ceux qui veulent arracher de nos cœurs cette foi qui est pour nous le gage de la vie éternelle et sans laquelle un chrétien catholique ne peut pas vivre. Nous demanderons donc aussi, par l'intercession du cardinal Mindsenty, à la Très Sainte Vierge Marie d'augmenter aujourd'hui notre foi dans nos cœurs et dans nos âmes, et d'être vraiment de ceux qui sont attachés au Credo de l'Eglise catholique et au sacerdoce catholique.

La Très Sainte Vierge Marie est d'abord et avant tout la mère du Prêtre éternel. Notre-Seigneur Jésus-Christ a été essentiellement prêtre pour l'éternité, prêtre selon l'ordre de Melchisedech. Toute la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, toute Sa raison d'être a été d'offrir le Sacrifice de la croix, de S'offrir sur la croix. Voilà quel a été le but de la vie de Notre- Seigneur Jésus-Christ. Toute Sa vie Notre-Seigneur Jésus-Christ a été hanté par le désir de monter sur la croix. Combien de fois Notre Seigneur a dit : «Mon heure n'est pas encore venue», «Mon heure arrive», «Mon heure est venue». Pourquoi ? Parce que l'heure de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'était l'heure de Son Sacrifice. Lorsqu'Il est monté sur la Croix et qu'Il a offert Son sacrifice, Il a dit Lui-même : «tout est consommé» - consumatum est. J'ai fait Mon œuvre. J'ai réalisé Mon désir. J'ai réalisé ce pourquoi Je suis venu sur la terre : offrir Mon Sacrifice à Dieu pour la rédemption des péchés du monde. Voilà pourquoi Notre-Seigneur est venu, et voilà ce que nous enseigne la Très Sainte Vierge Marie. Car la Vierge Marie n'est que le miroir de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dans son cœur il n'y a pas un autre nom inscrit, que le nom de Jésus et Jésus crucifié. La Très Sainte Vierge L'a accompagné partout jusqu'au sacrifice de la croix. Elle était là présente comme pour nous enseigner que ce qu'Elle avait de plus cher c'était d'accompagner Notre-Seigneur sur le calvaire, au sacrifice de la croix.

Voilà donc aujourd'hui ce qu'Elle nous enseigne d'une manière toute particulière, comme toujours : aimer le sacrifice de la Croix ; voir dans Notre-Seigneur Jésus-Christ, Notre-Seigneur Jésus-Christ crucifié. Et par conséquent nous devons avoir ce désir, nous aussi, de participer au sacrifice de Notre-Seigneur, de nous unir au sacrifice de la croix, afin d'être vraiment des chrétiens qui s'offrent avec Notre-Seigneur, qui s'unissent à Lui dans Son Sacrifice comme victime avec Lui. Voilà ce qu'est le véritable chrétien. Voilà ce qu'est le catholique.

Il me semble que la Vierge Marie qui se trouve près de la croix, Notre Dame de Compassion, Notre Dame Corédemptrice, nous invite chacun d'entre nous, chacune des créatures humaines qui naîtra en ce monde. Elle nous prend par la main en quelque sorte, pour nous conduire au calvaire, pour nous faire participer aux mérites de Notre-Seigneur Jésus- Christ. Comment nous ferait-elle participer aux mérites de son divin fils pour la rédemption de nos péchés ? par les prêtres. Notre-Seigneur a voulu que nous participions au sacrifice de la croix, que nous recevions Ses mérites, que nos âmes soient lavées de nos péchés par Son sacrifice continué par Ses prêtres. Lorsqu'il leur a dit à la dernière cène : «facite - faites - ceci en mémoire de moi» - «hoc facite in meam commemorationem» -, Notre-Seigneur n'a pas dit : racontez le récit de Ma cène, rappelez-vous de Mon sacrifice. Il a dit : facite - faites ce sacrifice. Reproduisez ce sacrifice, continuez Mon sacrifice. «Hoc facite in meam commemorationem». Et ceci est toute la différence qu'il y a entre la doctrine catholique qui nous a toujours été enseignée et la doctrine protestante.

Les Protestants oublient, ils ne veulent pas connaître que Notre-Seigneur a dit : «hoc facite» - «faites» ceci en mémoire de moi. Ils disent simplement : «in meam commemorationem», rappelez-vous de Moi. Voilà ce que disent ceux qui ne continuent pas le sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
La Très Sainte Vierge Marie nous apprend, avec les apôtres, avec Notre-Seigneur, que nous devons aller à l'autel avec le prêtre pour offrir le saint sacrifice de la messe et que par la main du prêtre ou par la bouche Notre-Seigneur revient vraiment sur l'autel comme victime présente dans la Sainte Eucharistie. C'est aux apôtres qu'Il a dit «hoc facite». Nous devons donc demander à la Très Sainte Vierge Marie d'avoir la foi profonde dans le Saint sacrifice de l'autel.

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Message  Louis Sam 05 Mai 2012, 4:56 pm

sauvegarde des 2 fils.

Spoiler:
Guillaume a écrit:
L'influence protestante, plus particulièrement anglicane, était déjà visible dans l’ordinal de P6. Elle est encore plus nette dans le NOM, qui introduit une « messe » « retaillée aux dimensions protestantes » (Extraits de « Ce qu'il faut d'amour à l'homme » de Julien Green. Plon, Paris, 1978.)

Cette entreprise de protestantisation de la liturgie de l’Eglise était mise en exergue dans une brochure de Mgr Lefebvre « la Messe de Luther ».


Guillaume a écrit:
Dans le document suivant, tiré d’une conférence donnée à Notre Dame de Mariazell, Mgr Lefebvre explique ce qu'est le vrai Sacrifice de l'autel et expose en quoi son altération par le NOM s’inspire d’une conception protestante :

Mgr Lefebvre
DE LA MESSE ET DU SACERDOCE CATHOLIQUE
Mariazell, 8 septembre 1975 a écrit:


Mes biens chers frères,

Je regrette de ne pas pouvoir vous parler dans votre langue, mais vous avez un interprète dans la personne de ce séminariste qui m'accompagne et qui a l'habitude de traduire mes paroles.

Je remercie le Dr. Steinhart qui a bien voulu préparer ce pèlerinage et je remercie également les chers révérends pères qui voulaient bien me recevoir. Certes nous serions heureux de célébrer le Saint Sacrifice de la messe avec vous mais le bon Dieu nous demande ce petit sacrifice pour l'adorer dans Son Saint Sacrement. Nous demanderons à la Très Sainte Vierge Marie de L'adorer de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces, car s'il y a aujourd'hui un sentiment qui risque de disparaître du cœur des hommes, c'est bien celui de l'adoration. Adorer Notre-Seigneur Jésus- Christ. Voilà ce que nous ferons pendant cette heure de prière, pendant cette heure d'adoration.

Pourquoi surtout prierons-nous ? Nous prierons la Très Sainte Vierge Marie dans ce pèlerinage (à Mariazell, pèlerinage national autrichien) que vous aimez et qui est le cœur de l'Autriche, dans ce pèlerinage où tout récemment a été enseveli l'éminent Cardinal Mindsenty qui est pour nous une image de la foi s'opposant à tous les ennemis de l'Eglise et de tous ceux qui veulent arracher de nos cœurs cette foi qui est pour nous le gage de la vie éternelle et sans laquelle un chrétien catholique ne peut pas vivre. Nous demanderons donc aussi, par l'intercession du cardinal Mindsenty, à la Très Sainte Vierge Marie d'augmenter aujourd'hui notre foi dans nos cœurs et dans nos âmes, et d'être vraiment de ceux qui sont attachés au Credo de l'Eglise catholique et au sacerdoce catholique.

La Très Sainte Vierge Marie est d'abord et avant tout la mère du Prêtre éternel. Notre-Seigneur Jésus-Christ a été essentiellement prêtre pour l'éternité, prêtre selon l'ordre de Melchisedech. Toute la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, toute Sa raison d'être a été d'offrir le Sacrifice de la croix, de S'offrir sur la croix. Voilà quel a été le but de la vie de Notre- Seigneur Jésus-Christ. Toute Sa vie Notre-Seigneur Jésus-Christ a été hanté par le désir de monter sur la croix. Combien de fois Notre Seigneur a dit : «Mon heure n'est pas encore venue», «Mon heure arrive», «Mon heure est venue». Pourquoi ? Parce que l'heure de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'était l'heure de Son Sacrifice. Lorsqu'Il est monté sur la Croix et qu'Il a offert Son sacrifice, Il a dit Lui-même : «tout est consommé» - consumatum est. J'ai fait Mon œuvre. J'ai réalisé Mon désir. J'ai réalisé ce pourquoi Je suis venu sur la terre : offrir Mon Sacrifice à Dieu pour la rédemption des péchés du monde. Voilà pourquoi Notre-Seigneur est venu, et voilà ce que nous enseigne la Très Sainte Vierge Marie. Car la Vierge Marie n'est que le miroir de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dans son cœur il n'y a pas un autre nom inscrit, que le nom de Jésus et Jésus crucifié. La Très Sainte Vierge L'a accompagné partout jusqu'au sacrifice de la croix. Elle était là présente comme pour nous enseigner que ce qu'Elle avait de plus cher c'était d'accompagner Notre-Seigneur sur le calvaire, au sacrifice de la croix.

Voilà donc aujourd'hui ce qu'Elle nous enseigne d'une manière toute particulière, comme toujours : aimer le sacrifice de la Croix ; voir dans Notre-Seigneur Jésus-Christ, Notre-Seigneur Jésus-Christ crucifié. Et par conséquent nous devons avoir ce désir, nous aussi, de participer au sacrifice de Notre-Seigneur, de nous unir au sacrifice de la croix, afin d'être vraiment des chrétiens qui s'offrent avec Notre-Seigneur, qui s'unissent à Lui dans Son Sacrifice comme victime avec Lui. Voilà ce qu'est le véritable chrétien. Voilà ce qu'est le catholique.

Il me semble que la Vierge Marie qui se trouve près de la croix, Notre Dame de Compassion, Notre Dame Corédemptrice, nous invite chacun d'entre nous, chacune des créatures humaines qui naîtra en ce monde. Elle nous prend par la main en quelque sorte, pour nous conduire au calvaire, pour nous faire participer aux mérites de Notre-Seigneur Jésus- Christ. Comment nous ferait-elle participer aux mérites de son divin fils pour la rédemption de nos péchés ? par les prêtres. Notre-Seigneur a voulu que nous participions au sacrifice de la croix, que nous recevions Ses mérites, que nos âmes soient lavées de nos péchés par Son sacrifice continué par Ses prêtres. Lorsqu'il leur a dit à la dernière cène : «facite - faites - ceci en mémoire de moi» - «hoc facite in meam commemorationem» -, Notre-Seigneur n'a pas dit : racontez le récit de Ma cène, rappelez-vous de Mon sacrifice. Il a dit : facite - faites ce sacrifice. Reproduisez ce sacrifice, continuez Mon sacrifice. «Hoc facite in meam commemorationem». Et ceci est toute la différence qu'il y a entre la doctrine catholique qui nous a toujours été enseignée et la doctrine protestante.

Les Protestants oublient, ils ne veulent pas connaître que Notre-Seigneur a dit : «hoc facite» - «faites» ceci en mémoire de moi. Ils disent simplement : «in meam commemorationem», rappelez-vous de Moi. Voilà ce que disent ceux qui ne continuent pas le sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
La Très Sainte Vierge Marie nous apprend, avec les apôtres, avec Notre-Seigneur, que nous devons aller à l'autel avec le prêtre pour offrir le saint sacrifice de la messe et que par la main du prêtre ou par la bouche Notre-Seigneur revient vraiment sur l'autel comme victime présente dans la Sainte Eucharistie. C'est aux apôtres qu'Il a dit «hoc facite». Nous devons donc demander à la Très Sainte Vierge Marie d'avoir la foi profonde dans le Saint sacrifice de l'autel.

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Message  Invité Lun 07 Mai 2012, 5:01 pm

Mgr Lefebvre
DE LA MESSE ET DU SACERDOCE CATHOLIQUE
Mariazell, 8 septembre 1975 a écrit:


L'Eglise ne peut pas se passer du sacrifice de l'autel. Voyez ces belles églises qui ont été construites. Tout à l'heure le révérend père abbé me disait que cette église, ou du moins l'origine de cette église, remonte au début du 9è siècle. Que de générations sont venues dans cette église de Mariazell pour prier et pour offrir le Saint Sacrifice de la Messe, pour participer au Sacrifice de la messe offert par les prêtres. C'est la vie de l'Eglise, l'autel, l'autel du Saint Sacrifice de la messe.

Nous devons donc avoir la foi profonde en l'action qui se produit sur l'autel par la bouche du prêtre. Lorsque le prêtre prononce les paroles de la Consécration, Notre-Seigneur, comme sur la croix, revient sur l'autel pour offrir Son sacrifice qui se continue pour la rémission de nos péchés. Voilà ce qu'est le cœur de la messe, voilà ce que nous enseigne la Très Sainte Vierge Marie, voilà ce que nous enseignent les apôtres.

Vous avez appris dans votre catéchisme que le sacrifice de l'autel est un véritable sacrifice et qu'il ne diffère du sacrifice de la croix que parce que le sacrifice de la croix est sanglant et que le sacrifice de la messe est non sanglant. C'est la seule différence qu'il y a entre le sacrifice de la croix et le sacrifice de l'autel. C'est pourquoi nous vénérons le sacrifice de l'autel. Tout est là dans la doctrine catholique. Tout est rassemblé à la fois dans cette petite et cette immense réalité du Sacrifice de la messe. Parce que s'il y a un sacrifice, la victime doit être présente. Il n'y a pas de sacrifice s'il n'y a pas de victime présente. Donc Notre-Seigneur doit être présent parce qu'il S'offre en sacrifice. Et ne disons donc pas que le Sacrifice de la messe est tout simplement un repas commémoratif, un repas souvenir, un simple souvenir de ce que Notre-Seigneur a fait à la cène. Tout cela est un blasphème contre la doctrine de l'Eglise, contre ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ a fait et ce qu'il a voulu faire.

Tout cela ruine le sacerdoce. Le prêtre n'est pas seulement le président d'un repas commémoratif, il n'est pas seulement celui qui préside à la table du repas. Le prêtre est le sacrificateur. Le prêtre est celui qui fait descendre sur l'autel la victime présente, réellement présente sur l'autel. Alors vous voyez toute la grandeur du prêtre qui a besoin d'un caractère pour offrir le sacrifice, qui a besoin d'être marqué dans son âme pour toujours, pour l'éternité, pour offrir ce sacrifice, qu'il doit garder la virginité, le célibat parce que c'est pour lui une chose extraordinaire : faire venir Dieu, du Ciel sur la terre, faire venir Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie, par ses paroles, par ses lèvres. Alors on comprend que le prêtre soit vierge, que le prêtre ne se marie pas, qu'il soit vierge comme la Vierge Marie. Voilà pourquoi le prêtre est célibataire et non pas parce qu'il est trop occupé par les soucis de son apostolat. Toute la grandeur du Sacrifice de la messe vient précisément de ce que c'est un sacrifice réel, comme le sacrifice du Calvaire.

C'est ce qu'ont toujours cru nos ancêtres, c'est ce qu'a toujours cru l'Eglise. Nous ne pouvons pas varier d'un iota sur cette foi. Si nous varions, si nous changeons les formules, si nous disons maintenant : nous offrons une eucharistie, nous faisons un repas eucharistique, nous faisons une cène, nous devenons des protestants. Et nous perdons toute la réalité de l'Eglise catholique qui repose sur cette vérité. Il n'y a plus d'Eglise catholique s'il n'y a plus de Sacrifice de la messe. Il n'y a plus d'Eglise catholique s'il n'y a pas de prêtre qui ait un caractère pour offrir le Saint Sacrifice.

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