LA MESSE .. - par J. HOPPENOT - 1906

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Message  Roger Boivin Dim 17 Nov 2019, 8:08 am


LA MESSE dans l'histoire et dans l'Art, dans l'âme des Saint et dans notre Vie - par J. HOPPENOT - 1906 :

https://archive.org/details/lamessedanslhist00hopp/page/n11


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Message  Roger Boivin Dim 17 Nov 2019, 2:32 pm


J'aurais aimé y voir dans ce livre un ou deux chapitres de plus, sur la « messe blanche ou sèche » et « sur la messe à la fin des temps ».

Pour y obvier, du moins une tentative, voici :


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Message  Roger Boivin Dim 17 Nov 2019, 2:33 pm

Pour la messe sèche, ou messe blanche :


« MISSA SICCA » : page 242 et suivante : https://archive.org/stream/lesquestionslitu05louvuoft#page/242/mode/2up



QU'EST CE QUE LA MISSA SICCA, MESSE SÈCHE ?


C'est une messe sans le Canon, par conséquent sans la consécration ni la communion. Quelques auteurs appellent la messe des Présanctifiés du Vendredi Saint une missa sicca ; mais il y a en plus ici le rite solennel de la Communion du Prêtre, depuis le Pater ; ce qui n'a pas lieu dans la missa sicca. Quand il y avait au même jour par occurrence deux messes spéciales ; après la messe principale, on pouvait ajouter les textes, lectures et oraisons de la messe secondaire, sans évidemment l'Action. Le cas se présentait surtout en Carême, les dimanches, aux fériés majeures, aux vigiles, etc.

L'Ordo Missae de Burckard (1502) qui a servi à la rédaction de notre Ritus celebrandi missam du missel actuel, contient à la suite des titres que nous avons encore, trois titres ou chapitres sur la Missa sicca 1 :

De Missa sicca nuncupata. — De eadem missa sicca in mari et fluminihus celebrari solita. — De eadem missa coram infirmo vel alia persona celebranda.

Voici le Ie chapitre : De missa sicca nuncupata :

Sunt et alii sacerdotes qui in XL vel aliis diebus in quibus duae missae spéciales habentur : videlicet una de festo et alia de dominica : vel feria : celebrata earum altéra : aliam pro devotione sua legunt : absque consecratione : quod fieri licet hoc ordine : data benedictione post missam celebratam et Evangelio S.Io. lecto : celebrans deponit casulam, et aliis omnibus paramentis retentis : stans in cornu Epistolae versus ad altare : detecto capite : legit absolute ex Missali Introïtum alterius missae : Gloria in excelsis Deo : si illud in prima missa non dixit ; et secundae missae conveniat : alioquin ipsum pretermittet. Idem observât de Credo : subjungit orationem, Epistolam, Graduale, Alléluia vel Tractum, Evangelium, Offertorium, Communionem et Postcommunionem : Omnia intelligibili voce legens...

Après le Concile de Trente, dans le Missel de Pie V (édition Venise 1578, p. 92) il y a encore dans le Ritus C. M. au chap. 46 : De missa sicca nuncupata et les chap. 47 et 48 avec les titres que nous avons donnés plus haut. Ces trois chapitres ont disparu dans la nouvelle édition de Clément VIII (1604).

Dans un ancien Ordo Dominicain 1, les frères étaient autorisés à dire la Missa sicca : in via vero vel alias quando jratres missam habere non possunt.

Dans le même ordo 2 on lit : Finita missa, cum alias post etim celebraturus fuerit, altare non detineat in dicendo alia officia... On appelait cette messe : office, pour éviter toute confusion avec la vraie messe, et à juste titre d'ailleurs, puisqu'elle ne se composait que de lectures.

Dans un Ordinariimi Cartusiense 3 également : De Officio nudo quomodo agitur. La missa sicca est encore en honneur aujourd'hui chez les Chartreux.

Ducange donne des renseignements historiques sur cette messe 4. Dans ses voyages en Gaule au XVIIe siècle 5, de Moléon a recueilli de curieux détails à ce sujet : « Lorsqu'on enterre après midi par nécessité, on dit à l'enterrement une messe sèche, c'est-à-dire sans consécration. » A Reims, aux jours des Rogations, dans les églises où la procession fait station, on dit la messe des cathéchumènes ou messe sèche 6. A Rouen pour la bénédiction des Rameaux, grand-messe sèche : avec Épître et Évangile à l'ambon ; préface 7, etc.

Cette dévotion est surtout tombée en discrédit après le protestantisme : elle pouvait en effet amener des confusions et compromettre aux yeux des simples la réalité du sacrifice. De là sa condamnation à cette époque dans certaines églises, entre autres dans le diocèse d'Ypres 1.

On en a conservé quelques vestiges : Notre bénédiction des Rameaux actuelle est une vraie messe sèche comme à Rouen. Dans la nouvelle édition du Rituel romain, Pie X a fait ajouter la Benedictio aquae in Vigilia Epiphaniae Domini 2 ; bénédiction très solennelle qui est une véritable messe sèche 3.

La lecture, au lieu du dernier Évangile de S. Jean, de l'Évangile d'une messe spéciale non célébrée semble aussi un vestige très effacé, il est vrai, de la missa sicca.

La lecture pieuse, attentive, méditative des formules d'une messe non célébrée, ou bien de la messe conventuelle en union avec les messes conventuelles célébrées dans toute l'Église, ne serait-ce pas une bienfaisante adaptation de l'ancienne dévotion dont nous venons de parler ?



1. Cfr. WiCKHAM Legg. Tracts on the Mass. London 1904, pp. 173-174. Voir aussi dans le Liber Sacerdotalis, publié sous Léon X en 1.520. (Ed. 1523 p. S4.)


1. Cfr. Wickham-Legg. Tracts on the Mass. London, 1904, p. 96.
2. Ibidem, p. 95.
3. Tracts on the Mass, p. 104.
4. Glossarium, Paris 1733, t. IV, col. 824.
5. Voyages Liturgiques, Paris 1718 p. 77.
6. Ibidem, p. 177.
7. Ibidem, p. 338.

1. Adolph Franz. Die Messe im deutschen Mittelalter. Freiburg i. B. 1902, pp. 79-84. Voir longue dissertation sur ce sujet.
2. Nouvelle édition de Pie X, 1917. Marietti, Turin 1917, p. 245. Cette bénédiction se trouvait encore dans l'édition de 1816.
3. Dom Cagin, Eucharistia, 1912, pp. 35-36-37-38, https://archive.org/stream/leucharistiacano00cagi?ref=ol#page/34/mode/2up , parle longuement de cette Missa sicca. Voir aussi dans le même ouvrage, pp. 137-138-139. L'auteur aura constaté avec joie dans l'édition du Rituel de Pie X la restitution de cette pièce liturgique ancienne dont il regrettait la disparition.
D. L. B.



LES QUESTIONS LITURGIQUES - ET PAROISSIALES - REVUE RÉSERVÉE AU CLERGÉ - CINQUIÈME ANNÉE 1921 https://archive.org/stream/lesquestionslitu05louvuoft#page/n335/mode/2up - Pages 241-42-43 :

https://archive.org/stream/lesquestionslitu05louvuoft#page/240/mode/2up



[ C'est une table alphabétique des matières, à la fin d'un volume ; on y donne les pages en rapport avec la Messe Sèche dans ce livre. - Voici, en substituant les s aux f ] :

« Messe sèche pour les morts qu'on enterre l'après-midi au Dîocèse de Clermont, 76.
Messe sèche pour la bénédiction des Rameaux, 338. 446. en quoi elle consiste, là-même.
Messe à Reims aux Processions des Rogations, 177. en quoi elle consiste, là même. »

Dernière ligne page 543, et en haut de la page 544 : https://archive.org/stream/voyagesliturgiqu00lebr?ref=ol#page/542/mode/2up


Benjamin a écrit:
R.P. Paul-Victor Charland, o.p. - Le Culte de Sainte Anne en Occident, seconde période : de 1400 (environ) à nos jours (Québec, Imprimerie Franciscaine Missionnaire, 1921), pp. 400-401 a écrit:
LA MESSE .. - par J. HOPPENOT - 1906 Page_433
LA MESSE .. - par J. HOPPENOT - 1906 Page_432

https://archive.org/stream/lecultedesaintea00charuoft#page/400/mode/2up





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Message  Roger Boivin Dim 17 Nov 2019, 2:53 pm


Et pour la Messe à la fin des temps, ..ou vers la fin des temps  :

gabrielle a écrit:
« L'hérésie antiliturgiste, pour établir à jamais son règne, avait besoin de détruire en fait et en principe tout Sacerdoce dans le Christianisme ; car elle sentait que là où il y a un pontife, il y a un autel, et que là où il y a un autel, il y a un sacrifice, et partant un cérémonial mystérieux. Après donc avoir aboli la qualité du Pontife suprême, il fallait anéantir le caractère de l'Evêque, duquel émanela mystique imposition des mains qui perpétue la hiérarchie sacrée.... Dès lors il n'y a plus de Prêtre proprement dit ; comment la simple élection, sans consécration, ferait-elle un homme sacré ? La réforme de Luther et de Calvin ne connaîtra donc plus que des ministres de Dieu, ou des hommes, comme, on voudra.» (Dom Guéranger, I. L. 1. 404s) « C'est là le commencement de ce qui arrivera lorsque le diable et ses suppôts, déchaînés par toute la terre, y mettront le trouble et la désolation, ainsi que Daniel nous en avertit. A force d'empêcher les ordinations et de faire mourir les Prêtres, le diable empêchera enfin la célébration du grand Sacrifice, alors viendront les jours de malheur... et telle sera l'oeuvre de l'Antéchrist qui prendra tous les moyens pour empêcher la célébration de la Sainte Messe, afin que ce contre-poids soit abattu, et que Dieu mette fin à toutes choses, n'ayant plus de raison de les faire subsister.» (Dom Guéranger, Explication de la Sainte Messe) ( livre google)

Notons que Saint Pie X emploie le terme jusqu’à la fin des siècles qui est un terme général pour indiquer le temps des tribulations finales.

https://messe.forumactif.org/t339p50-fuyez-celui-qui-est-heretique#4827




Ce que Daniel met le plus en évidence pour le temps de l'antéchrist et de la fin du monde, c'est la persécution finale qui s'abattra sur l'Église, et dont celle d'Antiochus n'aura été qu'une faible image. Cette persécution finale, Daniel la caractérise comme un "Temps de détresse n'ayant jamais eu son pareil dans toute la suite de l'histoire" "temps quale non fuit ex quo gentes coeperunt usque ad illud." (Daniel XIII, I)

C'est aussi sur cette formidable persécution que se porte l'attention du prophète qui demande: "Quand auront leur terme, ces choses prodigieuses?" et on lui répond: "Dans un temps, deux temps et une moitié de temps; et quand la force du peuple saint sera entièrement brisée, alors tout se consumera." Mais Daniel assure qu'il a entendu sans comprendre; il désire des détails plus explicites, et alors lui est fait mention expresse de l'Antéchrist, en même temps qu'est montré le terme bienheureux auquel, cette fois, le temps de la terrible épreuve étant passé, aboutira la désolation. "Va, Daniel," dit l'ange, "car ces paroles sont scellées et serrées jusqu'au temps final. Beaucoup seront purifiés, blanchis et éprouvés par le feu; les impies agiront en impies, et aucun d'eux ne comprendra; mais ceux qui ont la science de la piété comprendront. Et depuis le temps où sera SUPPRIMÉ LE SACRIFICE PERPÉTUEL ET DRESSÉE L'ABOMINATION DE LA DÉSOLATION, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu'à mille trois cent trente-cinq jours! Toi, va à ta fin et repose-toi; tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours."(Daniel XII, v. 1-8)

Et le Cardinal Billot arrive à trois conclusions:

1- "Que la crise annoncée en ce douzième chapitre de Daniel sera spécialement disposée par Dieu comme moyen de purification pour la dernière génération chrétienne...

2- "Nous savons en outre", dit-il, "qu'au temps de la terrible persécution, sera proscrit tout exercice de la vraie religion, qu'en conséquence LE CULTE DE DIEU CESSERA D'ETRE CÉLÉBRÉ, DU MOINS PUBLIQUEMENT ET OSTENSIBLEMENT A LA LUMIERE, A LA FACE DU SOLEIL. "A tempore cum ablatum fuerit juge sacrificium" lisons-nous au verset onzième. "Depuis le temps où aura été ôté le sacrifice perpétuel." C'est la répétition de ce qui se lisait précédemment (Daniel VIII, v. 13 et XI, v.31) à propos de la persécution d'Antiochus avec la notable différence toutefois qu'il n'est plus fait mention maintenant du temple, ni du sanctuaire, ni de tout ce qui aurait pu rappeler un passé depuis longtemps et à tout jamais disparu.

Le sacrifice perpétuel dont il s'agit ici, est donc le SACRIFICE DE LA NOUVELLE ALLIANCE qui a succédé à celui que, selon la loi de Moïse, on offrait soir et matin dans le temple de Jérusalem et auquel, à mille fois plus juste raison revient le nom de "Juge sacrificium", offert qu'il est conformément à la loi de son institution, sans aucune relâche ni de jour ni de nuit, du levant au couchant, sur toutes les places et sous tous les cieux. C'EST, EN UN MOT, LE SACRIFICE DE NOS AUTELS QUI ALORS, EN CES TERRIBLES JOURS, SERA PARTOUT PROSCRIT, PARTOUT INTERDIT, SAUF CE QUI POURRA SE FAIRE ET SE FERA DANS L'OMBRE SOUTERRAINE DES CATACOMBES, PARTOUT INTERROMPU.

3- Nous savons, en troisième lieu, que dans le même temps sera dressée l'abomination de la désolation: "A tempore cum fuerit juge sacrificium et posita fuerit abominatio in desolationem" (Daniel XI, v. 31)

Mais que sera, cette fois, l'abomination de la désolation? Évidemment quelque chose d'analogue à ce qui parut en la persécution d'Antiochus, quand le temple de Jérusalem fut dédié à Jupiter Olympien et souillé par toutes sortes d'impuretés et de profanations. Quelque chose d'analogue, disons-nous, tout compte fait d'ailleurs de la différence des temps et des lieux, et de la disproportion d'une persécution locale à la persécution mondiale que sera celle de l'Antéchrist. Mais quoi encore? QUELQUE NOUVEAU MONSTRE D'IDOLATRIE ÉTABLIE DANS NOS TEMPLES DEVENUS LES TEMPLES DU DIEU HUMANITÉ, DU DIEU RAISON, DU DIEU IMMANENT AU MONDE, TRIOMPHANT ENFIN, APRES TANT D'EFFORTS DE LA LIBRE PENSÉE, DU DIEU TRANSCENDANT DE LA RÉVÉLATION CHRÉTIENNE? QUELQUE MYSTERE LUCIFÉRIEN DES ANTRES TÉNÉBREUX DES CONVENTS MACONNIQUES ET INSTALLÉ EN PLEIN SOLEIL, EN LIEU ET PLACE DES TABERNACLES RENVERSÉS DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS.".

La Parousie", Cardinal Billot s.j., pp. 122-124, éd. Beauchesne.
 


https://messe.forumactif.org/t1234-daniel-12-11-12#22895

 
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Message  Roger Boivin Dim 17 Nov 2019, 3:26 pm


Encore pour la Messe à la fin des temps, ..ou vers la fin des temps :

Roger Boivin a écrit:
Le comte J. du PLESSIS : LE SENS DE L'HISTOIRE - LES DERNIERS TEMPS - Par le comte J. du PLESSIS - Tome I - 1936 -

NIHIL OBSTAT Lucionii, IIIe Kalendas, Martii MCMXXXVI, H. Lusseau, In majori seminario proffessor, censor deputatus.
IMPRIMI POTEST Andegavi, die IV martii MCMXXXVI + Josephus Episc. Andegaven.
Avec lettre de la part de S.S. le Pape Pie XI par le Cardinal Pacelli.




Les douleurs ont pour épanouissement et pour terme, une oppression, - c'est le sens étymologique du mot grec, - une oppression sans précédent. La persécution atteint son paroxysme en tous genres. Elle est telle que l'Église serait détruite si cela se prolongeait ; mais l'épreuve sera abrégée. Elle prendra fin beaucoup plus tôt que ne l'eût comporté jadis le cours normal des choses. La loi d'accélération historique jouera alors dans sa plénitude 1. L'oppression sera relativement brève.

Cette oppression, l'histoire nous l'a montrée dans l'avenir : c'est celle de l'État sans Dieu, maître de la grande unité humaine sous une forme ou sous une autre. Durant que cette unité s'élabore et se parfait, l'humanité oscille entre le despotisme, le catholicisme et l'anarchie. Au terme de l'Antéchrist personnel, le despotisme bat son plein. Il s'efforce d'anéantir le catholicisme. Il rompt la continuité du sacrifice eucharitique 2. Il établit « l'abomination de la désolation dans un lieu saint ». A Rome, siège de l'Église, à Jérusalem et en Palestine, Lieux saints, il instaure l'abomination, c'est-à-dire l'idolatrie, le culte de la désolation spirituelle, celui qui substitue à l'adoration de ieu l'adoration de l'Homme, le culte de l'État et de l'Humanité.

-----

1. Voir La Caravane humaine, sur la loi d'accélération, pp. 46 et s. et sur les oscillations dont il va être parlé, pp. 37, 38, 371 et s.


2. Cf. nos explications sur Apoc. XI, 7 : ( sans doute est-ce plutôt Apoc. XI, 1, 2, p. 243 :


«« 1. « Et il me fut donné un roseau pareil à une canne, en disant : « Lève-toi et sois en train de mesurer le Temple de Dieu et l'autel et ceux qui y adorent. 2. Et la cours extérieure du Temple, rejette-là dehors et ne la mesure pas, parce qu'elle a été donnée aux Nations ; et la Cité sainte, elles la fouleront aux pieds quarante-deux mois. »

Explications pp. 244-46 :

« ... Les Nations, infidèles ou apostates, fouleront aux pieds la Cité sainte durant 42 mois. Il y aura de préservé que « le Temple, l'autel et ceux qui y adorent ». L'Apôtre reçoit, en effet, l'ordre de le mesurer avec un roseau pareil aux cannes des architectes parce que, lui est-il dit, tout le reste, y compris la cour extérieure du Temple, est abandonnée aux Nations.

Ce geste nous est donc présenté expressément comme prophétique. La domination des impies, les ravages de la persécution, ne dépasseront pas une certaine mesure. La Cité sainte ne leur sera pas livrée tout entière : le Temple avec tout ce qu'il renferme, - autel, prêtres et adorateurs, - ne sera ni détruit ni envahi. La promesse faite à l'Église du sixième âge sera tenue : « J'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, parce que tu as peu de force et n'a pas renié mon nom »
(Apoc. III, 8 ).

Cela nous donne à penser que la Cité sainte dont il s'agit ici n'est pas Jérusalem ni Rome, mais l'Église, la Cité de Dieu (S. Victorin ; André de Césaré ; S. Albert le Grand ; Bossuet ; Swete ; Allo.). Aussi bien, Rome n'est-elle jamais appelée « Ville sainte » dans les prophéties ; et quant à Jérusalem, non seulement elle est déjà foulée aux pieds des Nations depuis Hadrien ou tout au moins depuis l'Islam, mais son Temple n'a pas été épargné. Il est entièrement détruit depuis Titus.

Notre texte semble donc bien concerner l'Église. Que faut-il entendre par son « Temple », son « autel » et « ceux qui y adorent » ? Sa diffusion dans tout l'univers, la multiplicité de ses autels et de ses temples, ne permettent pas de prendre au sens propre les termes de la prophétie. Ils sont donc symboliques. Le Temple, dès lors, figure ce qui s'y fait : le culte, avec l'enseignement religieux et la prédication qu'il comporte. L'autel représente le sacrifice que l'on y offre et les sacrements que l'on y prépare. Les adorateurs symbolisent le sacerdoce, la vie spirituelle, la prière.

Voilà donc ce qui n'est pas livré aux Nations infidèles ou apostates ; ce que l'État, quoi qu'il fasse, ne pourra jamais supprimer ni accaparer. Dieu lui abandonne pour un peu de temps tout le reste : la « Cité sainte », c'est-à-dire toute l'organisation extérieure et temporelle de l'Église, et même « la cour extérieure du Temple » ; c'est-à-dire tout ce qui dépend du sacerdoce et se rattache directement au culte sans lui être essentiel. Ainsi l'État « foulera aux pieds », brutalisera, opprimera, écrasera l'Église, confisquera ses biens, traitera ses prêtres en parias, entravera ou interdira son action au dehors, ses œuvres sociales et charitables, ses écoles, ses manifestations publiques, sa participation à la vie de la Cité. En somme, une persécution comme les autres, mais plus haineuse et plus méprisante, plus violente et plus méthodique, plus courte aussi, - et mondiale.

Dans toute sa force, elle durera quarante-deux mois. Ce nombre et ces mois sont-ils symboliques, comme naguère les cinq mois des scorpions ?

Il semble que non. Quarante-deux mois font mille deux cent soixante jours ; au sens figuré, autant d'années. Il n'est pas possible d'admettre que la persécution qui vient de nous être annoncée dure douze cent soixante ans et le sixième âge, par conséquent, bien d'avantage. Toute notre interprétation de l'Apocalypse et les arguments qui militent en sa faveur excluent cela et nous obligent à prendre ces quarante-deux mois au sens propre. »»



..et nos explications sur XIII, 7, 15.

https://messe.forumactif.org/t7035p25-l-apostasie-des-nations#127666

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Message  Roger Boivin Mar 26 Nov 2019, 8:03 am


En plus d'un ou deux chapitres de plus, sur la « messe blanche ou sèche » et « sur la messe à la fin des temps », on pourrait y ajouter un autre chapitre sur « les attaques du démon et de ses suppôts contre le Saint Sacrifice de la Messe pour le faire disparaître ou du moins en faire un acte sacrilège », comme par exemple chez les protestants, les modernistes, les vieux-catholiques et les traditionalistes en union avec les anti-papes d'aujourd'hui.
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Message  Roger Boivin Lun 19 Juil 2021, 12:47 pm

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