FLEURS FRANCISCAINES

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Message  Monique Lun 20 Avr 2009, 6:49 pm

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Saint BONAVENTURE, Ville Ministre général des Frères Mineurs, cardinal-évêque d'Albano, Docteur de l'Église (1221-1274).


Ministre général, il s'entoura de sages conseillers, de qui il prenait fréquemment l'avis. Dans les délibérations capitulaires, il proposait humblement ce qu'il croyait utile au bien, mais se rangeait à l'avis de l'assemblée. Loin de mépriser l'œuvre de ses prédécesseurs, il recueillit toutes les constitutions établies par eux, les rendit obligatoires, et les compléta par de nouvelles ordonnances, devenues nécessaires.

Humble, il n'ambitionnait pas les honneurs. Il supplia le Pape Clément IV de ne point le forcer à accepter l'archevêché d'York, en Angleterre, et quand Grégoire X le nomma cardinal et députa vers lui les ambassadeurs chargés de lui remettre les insignes de sa dignité, ceux-ci le trouvèrent occupé à la dernière des pratiques conventuelles ; tout comme le dernier des novices, Bonaventure lavait la vaisselle. Sans discontinuer son travail, il pria les messagers du Pape de déposer sur une branche d'arbre le chapeau que décemment il ne pouvait en ce moment prendre et recevoir de leurs mains. Il termina son humble besogne, puis, après avoir repris sur l'arbre le chapeau de cardinal, il alla rejoindre les envoyés apostoliques à qui il rendit les honneurs dus à leur rang.

Durant le concile de Lyon, où saint Bonaventure joua un rôle considérable, il tomba fracassé par un malaise inexplicable, il tomba, s'effondra, c'est le mot, telle une colonne qui s'écroule en un violent cataclysme. Certains attribuent sa mort à l'épuisement et à la fatigue ; un seul historien, le seul qui le dise, mais son affirmation est absolue : « Une main criminelle, dit-il, empoisonna une coupe dont le contenu conduisit au tombeau l'illustre champion de l'Eglise. » Il n'avait que 53 ans.
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Message  Monique Mer 22 Avr 2009, 7:34 pm

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Le Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ.


C'est dans une espèce de cavité rectangulaire, ménagée dans l'épaisseur du roc évidé, dont la paroi s'élève à deux pieds et demi au-dessus du sol, que fut déposé le corps du Sauveur. A genoux ! , car c'est vraiment là le Saint des Saints. Il est vrai que le Sépulcre n'a pu garder longtemps son Hôte divin, mais depuis le jour mémorable où il s'en est triomphalement échappé, vingt siècles sont venus tour à tour répandre sur ce tombeau vide mais glorieux leurs larmes, leurs soupirs, leurs ferventes invocations, leurs longues adorations.

N'est-ce pas une chose étrange et miraculeuse que la stabilité de cet étroit sépulcre défendu seulement par la pieuse vigilance, par les prières et souvent par le sang des Religieux Franciscains, au milieu des luttes belliqueuses, des haines et des vicissitudes qui renversent les trônes et brisent les couronnes ?

Est-il un monument plus précieux au monde, que celui-ci tout imprégné du Sang divin, et pour lequel, au moyen âge, l'Europe s'est levée en masse afin de le reconquérir des mains des Infidèles ?

Pour le chrétien ou pour le philosophe, pour le moraliste ou pour l'historien, ce tombeau est la borne qui sépare deux mondes, le monde ancien et le monde nouveau ; c'est le point de départ d'une idée qui a renouvelé l'univers, d'une civilisation qui a tout transformé, d'une parole qui a retenti sur tout le globe.

Ce tombeau est le sépulcre du vieux monde et le berceau du monde nouveau ; aucune pierre ici-bas n'a été le fondement d'un aussi vaste édifice, aucune tombe n'a été si féconde, aucune doctrine ensevelie trois jours ou trois siècles, n'a brisé d'une manière aussi victorieuse le rocher que l'homme avait scellé sur elle, et n'a donné un démenti à la mort par une si éclatante et si perpétuelle résurrection.

C'est aujourd'hui que la liturgie franciscaine célèbre ce glorieux Sépulcre.

A suivre... Sainte MARIE-MADELEINE POSTEL, vierge, tertiaire, fondatrice des Sœurs de la Miséricorde (1756-1846).
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Message  Monique Jeu 23 Avr 2009, 7:02 pm

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Sainte MARIE-MADELEINE POSTEL, vierge, tertiaire, fondatrice des Sœurs de la Miséricorde (1756-1846).


Cette sainte, toute moderne, puisqu'elle a été canonisée le 24 mai 1925, fut reçue dans le Tiers-Ordre le 13 février 1798.

Elle est le modèle des âmes humbles ; elle ne fut en effet qu'une simple religieuse, fondatrice de congrégation, dont l'existence ne fut marquée par aucun événement qui émut le grand public ; mais elle est aussi le modèle des âmes portées au découragement, car elle leur montre ce que peuvent, en dépit des obstacles les plus déprimants, une foi et une audace qui puisent en Dieu la force de ne défaillir jamais et le moyen d'aboutir.

Le décret de sa béatification n'hésite point à dire, « qu'on a eu raison de l'appeler vierge-prêtre » ; elle accomplit durant la terrible période de la Révolution française, les fonctions apostoliques du pasteur : elle enseignait le cathéchisme, apprenait à prier, stimulait le courage et la vertu, convoquait les fidèles à des cérémonies qu'elle organisait en sa maison ou à l'intérieur de granges, et surtout elle exhortait les moribonds à se repentir de leurs fautes et à mourir en paix. Que de fois ses auditeurs émus de ses réflexions se sont-ils écrié : « Un prêtre ne parlerait pas mieux qu'elle. »

Elle risqua cent fois sa tête en permettant aux prêtres traqués de célébrer ces « messes de minuit » dont le vivant et dramatique souvenir lui suggérait encore à 80 ans cette exclamation : « Oh ! les belles messes qu'on célébrait alors ! Nous pensions être toujours auprès de la Crèche. Que notre ferveur était grande ! A l'exemple des premiers chrétiens, nous étions constamment sous la hache du bourreau. »

Afin de maintenir dans l'Oratoire de Julie Postel des hosties consacrées, on l'autorisa d'abord à les y transporter elle-même, puis on lui concéda successivement de distribuer l'Eucharistie aux mourants et aux chrétiens qui fréquentaient sa chapelle et de se la donner à elle-même chaque jour. De petites pincettes d'argent lui servaient à ce sublime ministère, où revivaient les privilèges de la primitive Eglise. On jugera la ferveur de son adoration par sa joie, qu'elle comparait à celle de la Vierge-Mère tenant dans ses bras le Sauveur.

A suivre...
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Message  Monique Ven 24 Avr 2009, 7:06 pm

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Sainte MARIE-MADELEINE POSTEL, vierge, tertiaire, fondatrice des Sœurs de la Miséricorde (1756-1846).


Dès l'âge de 18 ans elle avait ouvert au profit des orphelines et des pauvres une école où elle enseignait la lecture, l'écriture et le calcul, mais aussi la couture, le tricot et la science d'une bonne ménagère. Bientôt elle réunit trois cents élèves et fonde l'Institut de la Miséricorde, dont elle devient la mère sous le nom de Marie-Madeleine. Elle voulait des religieuses qui n'auraient d'autres rentes que leurs doigts et qu'une vraie pauvreté contraignit au travail ; aussi, quand au début de son œuvre, on lui demanda : « Où sont vos ressources ? » montrant ses deux mains, elle répondit : « Les voilà. » C'était heureux, car Dieu allait lui demander un rude travail.

Aidée de l'abbé Cabart, elle dut faire face à des difficultés inouïes; cinq fois elle dut chercher dans des villes différentes une place pour vivre, sans ressources : « Travaillons, disait-elle, j'aime mieux dix francs gagnés de mes mains que mille dus à la charité, car ceux-ci appartiennent déjà aux pauvres. » ! Devant de telles épreuves son collaborateur se découragea ; mère Madeleine tint bon, et c'est à l'âge de 76 ans que la courageuse fondatrice parvint enfin à installer ses filles définitivement à Tamerville, dans une vieille abbaye abandonnée.

Elle vécut jusqu'à 90 ans, sans cesser d'être sur la brèche ; le jour même de sa mort, au début de l'après-midi, comme elle ne trouvait plus la force de réciter les vêpres, elle demanda par signe l'un de ses livres de prédilection et indiqua le texte de saint Bernard sur l'obligation du travail ; ce fut sa seule recommandation. L'ombre auguste de la mort se répandit peu à peu sur ses traits sans qu'elle perdit connaissance. A trois heures, le chapelain l'aida à rapprocher doucement de ses lèvres le crucifix qu'elle serrait toujours. Elle se ranima sous ce contact sacré, et prononçant d'une voix distincte les paroles mêmes du Sauveur : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains », elle passa littéralement de ce monde à l'autre dans le baiser du Seigneur ; c'était le 16 juillet 1846. Comme le Père Séraphique, en mourant, elle laissait filles pour héritage : la pauvreté et
le travail.[/i]

A suivre... Mémoire de la canonisation de N. S. P. saint FRANÇOIS (16 juillet 1228).
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Message  Monique Sam 25 Avr 2009, 6:44 pm

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Mémoire de la canonisation de N. S. P. saint FRANÇOIS (16 juillet 1228).


Une révolution venait d'éclater à Rome ; de nouveau, les Romains, venaient, comme il arrivait si fréquemment au moyen âge, de s'insurger contre le chef de l'Eglise. Grégoire IX, qui durant la vie du Patriarche d'Assise avait été son ami et son protecteur, fidèle à la politique constante de ses prédécesseurs, résolut de laisser la sédition s'user d'elle-même et quitta la Ville éternelle. Résolu depuis un certain temps déjà d'affirmer solennellement la sainteté de François et de répondre ainsi aux désirs des peuples, sa résolution fut précipitée par les événements qui survenaient, et accompagné de tout le Sacré Collège, il fit une première halte à Iiieti, petite ville toujours attachée au Saint-Siège, il s'arrêta ensuite quelques jours à Spolète où on lui fit un accueil respectueux puis se dirigea sur Assise.

On s'était préparé à Assise à recevoir l'illustre Pontife avec tous les honneurs dus à sa dignité ; aussitôt qu'on le sut à Saint-Damien, une immense procession s'organisa : les habitants de la ville se placèrent en tête, les Frères Mineurs et le clergé fermaient le cortège, tous portaient un cierge à la main. Le Pontife demanda tout d'abord à être conduit au tombeau de saint François ; il s'y prosterna et y pria longtemps, se frappant la poitrine et répandant d'abondantes larmes, puis annonça qu'il procéderait à sa canonisation le dimanche, 16 juillet, dans l'église saint Georges.

Ce jour fut long à venir, car l'impatience était universelle, son aube glorieuse arriva enfin, et le soleil se leva radieux, peut-être pour s'associer à la fête de celui qui l'avait appelé son frère. La petite église Saint-Georges s'était parée comme une mère pour le triomphe de son fils. Elle resplendissait de lumières ; on y avait disposé avec goût des festons de feuillage, des bouquets d'arbres et de fleurs, des draperies élégantes.

Un trône élevé et richement décoré attendait l'Oint du Seigneur, près de l'autel, dans le sanctuaire.

A suivre...
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Message  Monique Dim 26 Avr 2009, 7:26 pm

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Mémoire de la canonisation de N. S. P. saint FRANÇOIS (16 juillet 1228).


Lorsque, à l'heure marquée, le temple ouvrit ses portes, un peuple immense, ivre de bonheur, alla occuper les places qui lui avaient été assignées. C'étaient d'abord les habitants d'Assise, les pauvres, les riches, les guéris, les amis, et aussi, nous voulons le croire, bien que les historiens aient froidement omis de les nommer, les parents, peut-être le père et la mère du saint. C'était ensuite toute une assemblée de seigneurs, de barons et de princes ; ils étaient en tel nombre qu'on eut dit qu'il s'agissait d'une réunion royale, puis venaient les religieuses avec leurs longs voiles, Claire et ses filles à leur tête, et les religieux de tout Ordre derrière les heureux fils de François ; enfin, dans le sanctuaire, des Clercs et des prêtres en grand nombre.

Puis, quand tout fut ordonné et le silence à peu près établi, le Souverain Pontife fit son entrée ; son cortège se composait des abbés des monastères voisins, d'un grand nombre d'évêques, quelques-uns venus de très loin, et des cardinaux. Les abbés en tête portaient le costume sévère de leur Ordre ; les évêques et les cardinaux avec leurs mitres et leurs chapes blanches comme neige, ressemblaient à une « théorie » ou une procession d'esprits évangéliques ; venait ensuite Grégoire, sous la tiare, revêtu de ses habits de cérémonie, étincelants d'or et de pierreries ; ses cheveux blancs, sa haute taille un peu inclinée, son visage rayonnant d'allégresse, attiraient tous les regards ; sa dignité majestueuse le désignait bien comme l'Epoux de l'Eglise.

Rendu à son trône, il redressa sa haute taille et, les bras étendus, il prononça d'une voix forte les solennelles paroles : « A la gloire du Dieu tout puissant, Père, Eils et Saint-Esprit, de la glorieuse Vierge Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et à l'honneur de l'Eglise Romaine, voulant vénérer sur la terre celui que Dieu a glorifié dans le ciel, du conseil de Nos Frères et des autres prélats : Nous déclarons qu'il y a lieu d'inscrire le bienheureux Père François au catalogue des saints ; sa fête sera célébrée le jour de sa mort. »

Le Pape entonna ensuite le Te Deum ; les cardinaux et les Frères Mineurs poursuivirent le cantique ; au dedans et au dehors de l'église, le peuple éclata en acclamations, les trompettes sonnèrent le triomphe pendant que les cloches toutes volées l'annonçaient au loin. Grégoire IX descendit alors les degrés inférieurs du sanctuaire et alla porter son hommage au nouveau saint ; il baisa respectueusement l'arche qui contenait ses reliques, déposa une riche offrande et pria durant quelque temps à genoux. Il offrit ensuite le Saint Sacrifice, durant lequel les Mineurs for-mant couronne autour de l'autel portaient des flambeaux et des rameaux d'olivier.

C'est ce glorieux anniversaire que l'Ordre franciscain célèbre aujourd'hui.

A suivre... Saint VINCENT DE PAUL, prêtre, tertiaire, fondateur des Lazaristes et des Filles de la Charité (1576-1660).
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Message  Monique Mar 28 Avr 2009, 1:44 pm

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Saint VINCENT DE PAUL, prêtre, tertiaire, fondateur des Lazaristes et des Filles de la Charité (1576-1660).


Vincent de Paul naquit à Pouy, près de Dax, en France. Encore enfant, il montrait une grande charité pour les pauvres. D'abord pâtre, il étudia ensuite à Dax, et puis à Toulouse et à Saragosse. Ordonné prêtre et reçu bachelier en théologie, il fut pris par des pirates turcs qui l'emmenèrent en Afrique ; mais dans sa captivité il reconquit au Christ son maître lui-même, ancien renégat. S'échappant donc avec lui des rives barbaresques, par le secours de la Mère de Dieu, il entreprit un voyage aux tombeaux des Apôtres, d'où revenu en France, il gouverna très saintement les paroisses de Clichy, d'abord, puis de Châtillon. Promu par le roi grand aumônier des galères de France, on le vit déployer un zèle admirable pour le salut des forçats.

Saint François de Sales le donna pour supérieur aux religieuses de la Visitation, et pendant quarante ans environ qu'il exerça cette charge, il le fît avec tant de prudence qu'il justifia pleinement le jugement du saint évêque, lequel avouait ne point connaître de plus digne prêtre que Vincent.

Jusqu'à la plus extrême vieillesse, il s'adonna à l'évangélisation des pauvres principalement des habitants des campagnes ; par un vœu perpétuel confirmé du Saint-Siège, il s'astreignit spécialement à cette œuvre apostolique, lui et les membres de la congrégation qu'il établit sou le nom de Prêtres séculiers de la Mission.

Combien il s'employa pour promouvoir la sainteté dans le clergé, c'est ce qu'attestent les grands séminaire fondés par lui, les conférences sacerdotales et les exercices spirituels préparatoires aux saints Ordres qu'il mit en honneur ; il voulut que les maisons de son Institut fussent toujours ouvertes à cet effet, ainsi qu'aux retraites spirituelles des laïques. Son zèle pour l'accroissement de la foi et de la piété lui fit envoyer des ouvriers évangéliques, non seulement dans les provinces de France, mais en Italie, en Pologne, en Ecosse, en Irlande, et jusque dans la Barbarie et les Indes.

Après la mort de Louis XIII, qu'il assista à ses derniers moments, la reine Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, l'appela en son conseil de conscience ; il y déploya le plus grand zèle pour que les églises et les monastères ne fussent confiés qu'aux plus dignes ; pour que prissent fin les discordes civiles, les duels, les erreurs qui s'insinuaient alors et qui avaient dès le début excité son effroi ; pour qu'enfin tous rendissent aux jugements apostoliques l'obéissance qui leur était due.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 30 Avr 2009, 7:16 pm

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Saint VINCENT DE PAUL, prêtre, tertiaire, fondateur des Lazaristes et des Filles de la Charité (1576-1660).


Aucun genre de calamité qui n'excitât son intervention paternelle. Les fidèles qui gémissaient sous le joug des Turcs, les enfants abandonnés, les jeunes gens incorrigibles, les vierges exposées, les religieuses dispersées, les femmes tombées, les forçats, les étrangers malades, les ouvriers invalides, les fous et d'innombrables mendiants éprouvèrent les effets de sa tendre charité, et furent reçus par lui dans des établissements hospitaliers encore existants. Il pourvut à grands frais aux nécessités de la Lorraine, de la Champagne, de la Picardie et d'autres régions ruinées par la peste, la famine et la guerre. Il créa pour la recherche et le soulagement des malheureux nombre d'associations, entre lesquelles sa célèbre assemblée des Dames, et l'Institut si répandu des Filles de la Charité. Il eut également la main dans la-fondation des Filles de la Croix, de la Providence, de sainte Geneviève, pour l'éducation des jeunes filles.

Au milieu de si grandes entreprises, et d'autres encore, continuellement appliqué à Dieu, affable pour tous, toujours constant avec lui-même, simple, droit, humble, fuyant persévéramment honneurs, richesses et jouissances, on l'entendait dire : « Rien ne me plaît qu'en Jésus-Christ » ; et il cherchait à l'imiter en tout.

Usé enfin de mortifications, de travaux et de vieillesse, le 27 septembre 1660, à l'âge de 85 ans, s'endormit paisiblement à Paris, dans la maison saint Lazare, centre de la congrégation de la Mission.
L'éclat de ses vertus, de ses mérites, de ses miracles, détermina Clément XI à l'inscrire au catalogue des saints, et l'on assigna pour sa fête le 19 juillet.
Héros sans pareil de la divine charité, il n'est nulle classe d'hommes qui ne lui doit reconnaissance ; les instances de nombreux prélats déterminèrent Léon XIII à l'établir Patron de toutes les sociétés de charité existant dans le monde catholique.

A suivre... Bienheureuse ANGÉLINE DE MARSCIANO, veuve, tertiaire et promotrice du Tiers-Ordre régulier (1377-1435).
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Message  Monique Ven 01 Mai 2009, 9:40 pm

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Bienheureuse ANGÉLINE DE MARSCIANO, veuve, tertiaire et promotrice du Tiers-Ordre régulier (1377-l435).


La Bienheureuse Angéline fut la première qui, ma Italie, fonda les monastères cloitrés du Tiers-Ordre régulier.
Dès sa tendre enfance, elle voulut être à Dieu toute entière, et quand à l'âge de 15 ans, son père la força à épouser le jeune comte de Termi, seigneur de Civitella des Abruzzes, elle refusa même sous menace de mort. C'est alors qu'elle entendit en son âme une voix qui lui dit : « Angéline, fais la volonté de ton père, et pour le reste confie-toi à Dieu. » Le soir de son mariage, retirée dans sa chambre et priant toute en larmes aux pieds d'un crucifix, un ange lui apparut et la consola ; presque au même instant son jeune mari entra, et voulut savoir avec qui elle venait de s'entretenir ; bien simplement elle le mit au courant, et le noble jeune homme, non content d'accéder à ses désirs, fit lui-même vœu de chasteté perpétuelle.

Ce pieux mariage ne dura que deux ans et l'époux d'Angéline mourut. Elle entra alors dans le Tiers-Ordre et sa pieuse propagande pour attirer les jeunes filles au service du Christ fut telle, que les jeunes seigneurs l'accusèrent devant le roi de Naples Ladislas de jeter le trouble dans les familles et d'être suspecte d'hérésie en inspirant la haine du mariage. Angéline comparut devant le roi et se justifia par un miracle ; portant dans les plis de sa robe des charbons ardents : « 0 roi, dit-elle, si je suis hérétique, voici le feu pour me brûler. » Voyant la robe intacte sous l'action du feu, le roi la déclara innocente ; mais quelque temps après, fatigué des mêmes plaintes qui renaissaient contre elle, il l'exila. Elle se rendit à Foligno, où elle fonda le premier monastère cloîtré soumis à la Règle du Tiers-Ordre de saint François. Elle en fut la première abbesse.

En peu de temps, plusieurs monastères semblables s'élevèrent dans la péninsule ; le pape Martin V les réunit tous en une Congrégation sous la direction des Frères Mineurs ; la bienheureuse Angéline fut appelée à la charge de supérieure générale ; elle remplit cet office jusqu'à sa mort arrivée le 14 juillet 1435 ; elle avait fondé seize monastères. Son corps fut enseveli à Foligno, dans l'église des Franciscains qui possédaient déjà celui de sainte Angèle.

Le 29 mai 1453, les murs de la chapelle qui contenaient ses précieuses reliques ruisselèrent de sang et la bienheureuse apparaissant la nuit suivante annonça que Constantinople venait de tomber aux mains des Turcs.

A suivre... Saint LAURENT DE BRINDES, prêtre de l'Ordre des Capucins (1559-1619).
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Message  Monique Dim 03 Mai 2009, 7:11 pm

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Saint LAURENT DE BRINDES, prêtre de l'Ordre des Capucins (1559-1619).


Jules-César de Rossi, connu maintenant sous le nom de saint Laurent de Brindes, naquit en cette ville de l'Italie méridionale le 22 juillet 1699.

A l'âge de 16 ans, il entra chez les Capucins de Vérone, et dès son ordination au sacerdoce, il fut employé au ministère de la prédication pour lequel il montrait de remarquables dispositions. Véritable apôtre, il semble qu'il eut comme ceux qui les premiers incarnèrent ce nom, le don des langues. Il évangélisa l'Italie, l'Allemagne et d'autres contrées et son éloquence, sa sainteté et ses miracles opérèrent partout d'abondants fruits de salut.

Informé du rare mérite du jeune prédicateur, Grégoire XIII l'appela à Rome et le chargea de la rude tâche de convertir les Juifs de la ville. Obéissant à la voix du Pontife, Laurent se prépara au travail par la prière, la réflexion, consultant les personnes expérimentées en cette matière et préparant le terrain en faisant tout pour se concilier l'affection de ce peuple.

Puis, une bible à la main, il se rendit aux endroits où plusieurs d'entre eux étaient réunis. Ses manières affables, son ton courtois le faisait accepter ; il parlait si bien l'hébreu, qu'on commença à se presser autour de lui pour jouir de sa belle diction et bientôt il put même prêcher dans leurs synagogues. Trouvant dans sa foi et dans son érudition des arguments irrésistibles, les auditeurs étaient ravis sous le charme de sa parole fécondée par la grâce, et les conversions furent nombreuses. Pendant trois ans consécutifs, le saint prêcha tous les samedis aux Juifs de Rome. Plus tard, le Pape Clément VIII l'envoya également prêcher aux Juifs à Ferrare, à Mantoue, à Padoue et dans les principales villes de l'Italie.

A suivre...
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Message  Monique Mar 05 Mai 2009, 8:53 pm

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Saint LAURENT DE BRINDES, prêtre de l'Ordre des Capucins (1559-1619).


Le 11 octobre 1611, notre saint sauva la chrétienté d'une invasion musulmane en contribuant puissamment à la victoire. Le duc de Mercœur, qui commandait en second les troupes chrétiennes, déclara même que le saint Religieux avait plus fait dans cette guerre où 18,000 chrétiens mirent en déroute 80,000 Turcs que toutes les troupes ensemble et qu'après Dieu et la Sainte Vierge, c'était à lui qu'il fallait attribuer les deux victoires remportées sur les troupes ennemies.

Le Père Laurent fut appelé à remplir à peu près toutes les charges de son Ordre, et finalement, à peine âgé de 43 ans, il en devint le vicaire général. Il se mit aussitôt à parcourir tous les pays où il avait des couvents de sa dépendance : le Milanais, la Flandre, l'Espagne, l'Allemagne et la France. Dans ses visites, il voulait, comme un bon père, voir tous ses enfants et connaître par lui-même tous leurs besoins. Il avait pour les anciens Religieux une grande considération et montrait aux plus jeunes beaucoup de douceur et d'indulgence.

A tous, il recommandait d'une façon particulière l'obéissance et l'humilité, regardant avec raison ces deux vertus comme les deux bases de la perfection religieuse. Lui-même leur en donnait un exemple continuel : la Règle était pour lui un supérieur auquel il se soumettait en tout sans restriction et sans réserve et il ne permettait pas qu'on le traitât avec plus de distinction lue les autres religieux. Ses pieuses recommandations inspiraient à ses confrères des sentiments si humbles que tous refusaient les dignités et les charges, au point qu'on fut obligé d'insérer dans les Constitutions de l'Ordre des Capucins, ces belles lignes qui, à cause du motif qui les fit écrire, sont à l'honneur des Religieux de cette époque :

« Quoique tous les Frères doivent préférer la condition de sujet, à celle de prélat, et désirer obéir à l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de notre Père saint François, plutôt que de commander ; toutefois ceux à qui l'obéissance impose les Prélatures ne les doivent pas refuser avec opiniâtreté. Ils doivent au contraire s'efforcer de remplir avec humilité et avec zèle le ministère qui leur est confié. »

Animé du véritable esprit du saint Poverello, il ne souffrait ni ornement dans les bâtiments, ni luxe dans les chapelles. Lorsqu'on lui représentait que les embellissements nourrissaient les pauvres en faisant travailler les ouvriers et encourageaient les artistes, il répondait : « Oui, c'est vrai, mais ils entretiennent aussi l'orgueil des propriétaires. »

Le Saint-Siège confia à différentes reprises des missions de confiance à saint Laurent : il gagna le roi d'Espagne à la ligue catholique et l'arma contre les Maures ; nonce à Prague il réconcilia plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles ; à Munich, également comme nonce, il lutta avec succès contre l'hérésie et risqua plusieurs fois d'être mis à mort. Il était en Portugal quand il fut atteint de dyssenterie, et après avoir annoncé prophétiquement le jour de sa mort, il expira pieusement à l'âge de 60 ans dont 45 passés dans la vie religieuse.

A suivre... Bienheureuse CUNÉGONDE, vierge, Clarisse (1224-1292).
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Message  Monique Mer 06 Mai 2009, 7:37 pm

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Bienheureuse CUNÉGONDE, vierge, Clarisse (1224-1292)


Nièce de l'illustre Elisabeth de Hongrie, Cunégonde fut reine pendant 40 ans, et 13 ans pauvre Clarisse, et dans ces deux états si différents sa haute sainteté brilla également.

Mariée à Boleslas de Pologne, elle lui persuada de garder la virginité dans l'état du mariage ; il en fit le vœu perpétuel. Pendant que son pieux époux procurait d'une façon merveilleuse le bien du royaume de Pologne par l'exemple de ses vertus et la sagesse de son gouvernement et que Dieu de mille manières bénissait ses entreprises, Cunégonde, au milieu des grandeurs, vaquait surtout à la prière, aux bonnes œuvres et aux pratiques de la plus austère pénitence. Elle se levait avant le jour pour aller, nu-pieds, visiter les églises, malgré le froid si rude en ce pays du nord, s'agenouillant au seuil de la maison de Dieu quand elle était encore fermée et que les anges ne venaient pas lui en ouvrir les portes, car elle eut plusieurs fois ce privilège.

Elle visitait les pauvres et les malades dans les hôpitaux et les léproseries, les consolait, pansait leurs plaies, faisait leurs lits, lavait leur linge et leur rendait les plus humbles offices. Elle baisait des plaies dont la vue seule soulevait le cœur et obtint plusieurs fois par cet acte héroïque de guérisons miraculeuses ; fidèle imitatrice de sa, glorieuse tante, elle fut comme elle la providence de tous les malheureux et le refuge de toutes les infortunes ; ce qu'elle ne pouvait secourir personnellement, elle le recommandait au Ciel, et le Ciel accordait des miracles à ses prières.

En 1266, les schismatiques russes envahissant la Pologne, promenaient partout la dévastation, et le carnage ; la bienheureuse, navrée des maux de son peuple, redouble ses austérités et ses prières pour obtenir le secours du ciel ; les saints Gervais et Protais lui apparaissent et lui annoncent que l'armée polonaise va mettre en fuite les troupes ennemies, et quelques jours après, la prophétie est réalisée.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 07 Mai 2009, 8:18 pm

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Bienheureuse CUNÉGONDE, vierge, Clarisse (1224-1292)


Après la mort de son saint époux, Cunégonde refusa de gouverner la Pologne, et après avoir distribué ses biens aux indigents, elle fit profession dans l'Ordre de sainte Claire, au monastère de Sandeck qu'elle avait fondé.

Là, elle continua à sanctifier sa vie par la pratique des plus hautes vertus et Dieu continua à lui départir une partie de sa toute Puissance. Un jour le monastère manquait d'eau ; Cunégonde pria, puis commanda à une rivière qui coulait près du monastère de quitter son lit et de suivre un nouveau cours qu'elle lui traça, l'onde obéit et Dieu pourvut par cet éclatant miracle aux besoins de la sainte maison.

Cunégonde n'était pas encore née, que déjà sa mère fut instruite par une voix d'en haut qu'elle donnerait le jour à une enfant d'une grande sainteté ; après sa mort, le 24 juillet 1292, on vit son âme monter dans les cieux, entre les chœurs des anges, parée de vêtements aussi blancs que la neige ; entre ces deux faits merveilleux s'écoula sa vie qui fut elle-même une longue merveille de sainteté.

A suivre... Bienheureuse MARIE-MADELEINE MARTINENGO, vierge, Capucine (1687-1737).
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Message  Monique Ven 08 Mai 2009, 6:43 pm

Bienheureuse MARIE-MADELEINE MARTINENGO, vierge, Capucine (1687-1737).


« Entre les vierges qui ont suivi sur la terre le Christ pauvre, en désirant les noces éternelles, brille d'une éminente vertu, Madeleine, de la noble race des Martinengo, née à Borgo, près de Brescia, en l'année 1687. Dès sa plus tendre enfance, méprisant le faste du siècle et les délices de sa maison, elle alla chercher le Christ parmi les Religieuses Capucines, et se montra dans leur monastère le modèle de toutes les vertus. D'un zèle admirable pour la discipline régulière, et enflammée pour Dieu d'un amour ardent, elle ne recula pas devant les travaux les plus rudes, ni devant les emplois les plus humbles. Elle souffrit avec une grande patience une longue maladie, désirant de plus cruels tourments encore, pour arriver plus sûrement au sommet des vertus. »

C'est ainsi que s'exprime un document officiel du Saint-Siège parlant de notre bienheureuse. Elle eut en effet soif de Dieu dès l'enfance ; dès l'enfance également elle connut la souffrance, car elle fut toujours maladive. Elle perdit sa mère peu de temps après sa naissance, et son éducation fut confiée à deux de ses tantes, ursulines au monastère de Notre-Dame des Anges ; c'est là qu'elle fit sa première communion, et comme le prêtre allait déposer l'Eucharistie sur ses lèvres enfantines, l'hostie échappa et tomba à terre ; impossible au prêtre de la reprendre car la grille l'en empêchait ; alors Marguerite, c'était son nom de baptême, se prosternant à deux genoux, colla ses lèvres sur son Dieu et l'absorba respectueusement ; mais cet incident la plongea dans de terribles craintes, car elle se croyait repoussée d'un Dieu pour lequel elle se sentait enivrée d'amour.

Sa période de vie passée au pensionnat fut remplie par l'étude, la prière et la pénitence, à un tel point que le titre de « santarella » petite sainte, lui fut décerné par ses maîtresses. Elle passa de là au monastère du Saint-Esprit où elle fit vœu de virginité et où elle eut à traverser des épreuves identiques à celles de Thérèse d'Avila. Ses frères, d'accord avec leur père, lui portèrent des romans à lire pour la détourner de la vie religieuse ; « ces livres d'enfer donnèrent la mort à mon âme, et les tourments infernaux ne seraient pas capables d'expier une pareille ingratitude » dira-t-elle même plus tard.

A suivre...
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Message  Monique Lun 11 Mai 2009, 8:06 pm

Bienheureuse MARIE-MADELEINE MARTINENGO, vierge, Capucine (1687-1737).


D'après les ordres de son père, elle fut richement vêtue et s'en glorifiait ; quelques religieuses même la flattaient, la complimentaient sur ses grâces charmantes :[i] « Dieu seul, a-t-elle dit, savait alors l'agitation de mon âme, je me croyais damnée. Mais la Sainte Vierge vint faire la lumière : « Tu seras Capucine, lui dit-elle, ainsi le veut mon Fils. »

Marguerite n'entra cependant dans l'Ordre séraphique que le 8 septembre 1705, et après des scènes bien déchirantes avec sa famille ; elle fit profession l'année suivante en la fête de la Nativité de la Sainte-Vierge ; mais, à partir de ce moment, l'Aigle divin tenait pour jamais sa colombe en ses serres amoureuses.

Impossible de décrire les austérités, les maladies, les épreuves, les martyres intérieurs et corporels, de même aussi que les divines consolations de la jeune professe. En plus de l'office choral, elle récitait chaque jour l'office de la Sainte Vierge, cent Ave accompagnés de prostrations profondes, et cent fois l'invocation suivante à la Vierge : « Je vous salue, Fille de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils, Epouse du Saint-Esprit, Temple de la Très Sainte Trinité. »

En 1714 elle émit le vœu de faire toujours ce qui lui semblerait le plus parfait ; vrai Séraphin, son âme, comme celle du séraphique Père débordait d'amour et de poésie qui s'exhalait en chants embrasés.

A suivre...
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Message  Monique Mar 12 Mai 2009, 7:47 pm

Bienheureuse MARIE-MADELEINE MARTINENGO, vierge, Capucine (1687-1737).


Un trait, répugnant peut-être aux âmes mondaines, montrera jusqu'où pouvaient aller son esprit de mortification et son amour du Saint-Sacrement : « Le 12 août 1728, atteste sous serment la mère Marie-Electa, à peine avais-je communié que j'éprouvai un haut le cœur et remplis une cuvette de bile verdâtre ; ma mère maîtresse (c'était la bienheureuse) m'assista, puis je partis entendre un sermon. Quand je retournai à la cellule, je trouvai la cuvette purifiée... la mère Marie-Madeleine, dans un mouvement d'amour extraordinaire, en avait absorbé le contenu, puis, ayant purifié la cuvette, elle avait également bu cette eau... »

Bien qu'elle ait été en butte à la calomnie et à la contradiction, la bienheureuse fut cependant élue plusieurs fois maîtresse des novices, puis choisie comme abbesse. Enfin, après trois années passées à l'infirmerie où elle fut rassasiée de souffrances, l'âme de Marie-Madeleine s'envola vers le ciel le 27 juillet 1737, elle avait 49 ans, et c'était la trente-deuxième année de sa vie religieuse.

Avant la sépulture, les docteurs firent l'autopsie du saint corps ; ils découvrirent avec stupeur une centaine d'aiguilles enfoncées dans les chairs et le crâne de sorte que ce corps virginal ressemblait à une mosaïque d'excroissances, de creux, de cicatrices, de fragments de peau recouvrant des restes de cilices enfoncés dans les chairs.

On peut ainsi juger du martyre caché qu'elle endura et que la mort seule révéla aux hommes. Une reine d'Espagne reçut et monta sur or et rubis une des aiguilles qui servit au martyre de Marie-Madeleine.
Léon XIII béatifia l'héroïque abbesse le 3 juin, 1900.

A suivre... Bienheureux SIMON DE LIPNYCA (1482), PIERRE DE MOLLIANO (1442-1490) et ARCHANGE DE CALATAFIMI (1390-1460), prêtres des Frères Mineurs.
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Message  Monique Jeu 21 Mai 2009, 9:44 pm

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Bienheureux SIMON DE LIPNYCA (1482), PIERRE DE MOLLIANO (1442-1490) et ARCHANGE DE CALATAFIMI (1390-1460), prêtres des Frères Mineurs.


C'était en 1453 ; Jean de Capistran, cédant aux instances du peuple polonais, s'était rendu à Cracovie où il prêchait la parole de Dieu. Des milliers de pécheurs se convertissaient à sa voix, et bien des âmes éprises du désir de la perfection embrassaient la vie religieuse : nobles, docteurs, étudiants de l'Université revêtaient à l'envi la bure franciscaine ; Simon de Lypnica fut l'un d'entre eux.

Il passa le temps de sa formation dans le silence et la prière, s'enflammant dans la méditation, comme le fer dans une fournaise, planant au-dessus des vaines affaires de la terre et vivant uni à Dieu dans de continuels et amoureux entretiens. Puis vint le temps de la moisson, le temps où l'on recueille le bon grain pour les greniers du Père de famille, il fut apôtre, il le fut sans compter et s'il revenait quelquefois à sa solitude, c'était comme le moissonneur au soir d'une journée pour puiser de nouvelles forces pour un nouveau travail. C'est ainsi que durant plusieurs années de suite, il évangélisa la ville de Cracovie et ses environs.

Mais cette vie apostolique, toute sainte qu'elle fut, ne répondait pas complètement aux aspirations de son cœur séraphique ; poussé par l'espérance du martyre, il demanda et obtint de faire le pèlerinage de Terre sainte et visita pieusement les lieux sanctifiés par la vie et la mort du Sauveur, mais comme son Père séraphique, il dut revenir en Europe sans avoir vu se réaliser son plus cher désir. Il reprit alors son ministère apostolique ; plein de dévotion pour le nom de Jésus, il avait l'habitude de le faire acclamer après chacun de ses sermons, ce qui lui attira des difficultés de la part des chanoines de la ville qui regardaient cette dévotion comme une innovation ; mais le serviteur de Dieu leur parla si éloquemment de l'excellence, des gloires et de la puissance de ce doux Nom, rappela si à propos les mêmes persécutions et le triomphe de saint Bernardin de Sienne au sujet de la même dévotion, qu'il finit par convaincre ses adversaires.

Après Jésus, Marie eut tout l'amour de son cœur, il en prêcha les grandeurs, en répandit la dévotion et elle l'en récompensa par diverses apparitions qui lui laissèrent d'ineffables consolations.

Il remplit avec un zèle infatigable les charges Maître des Novices, de gardien et de provincial il rendit a son Ordre d'importants services. Comme on le voyait épuisé de travail et qu'on lui conseillait quelque repos : « J'aurai, dit-il, l'éternité pour me reposer », et ce repos en effet tarda pas à venir. La peste s'étant déclarée à Cracovie, il se consacra au service des malades ; nuit et jour il était au service des moribonds, bientôt il fut lui-même attaqué du fléau et mourut le 8 juillet 1482. Dieu lui avait refusé le martyre du sang, il couronna cette belle vie toute employée à son service et au salut des âmes par le martyre de la charité.

A suivre...
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Message  Monique Ven 22 Mai 2009, 8:39 pm

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Bienheureux SIMON DE LIPNYCA (1482), PIERRE DE MOLLIANO (1442-1490) et ARCHANGE DE CALATAFIMI (1390-1460), prêtres des Frères Mineurs.


Depuis trois ans, Pierre de Molliano était un brillant étudiant de l'Université de Pérouse, quand, assistant à un sermon du Bienheureux Dominique de Léonisse, provincial des Franciscains de la Marche d'Ancône, il se prit à réfléchir sur la fragilité de la vie humaine et sur le bonheur des vrais serviteurs de Dieu. Fidèle à l'appel de la grâce, il renonça au monde et vint demander l'habit de saint François à celui-là même dont les paroles avaient touché son cœur ; il avait 25 ans.

On le donna comme compagnon à saint Jacques de la Marche, et sous la conduite d'un tel maître il fit de rapides progrès dans les voies de la sainteté et devint un parfait ministre de l'Evangile. Sa parole simple, douce et sympathique lui ouvrait tous les cœurs ; il apaisait les discordes, ramenait les pécheurs, ouvrait les âmes endurcies à la componction ; les foules lui apportaient leurs chagrins et leurs doutes, les docteurs des Universités venaient entendre ses lumineuses explications des plus sublimes mystères de la foi.

Il écoutait avec patience ces longs récits des douleurs humaines, des perplexités de la conscience, des maladies de l'âme ; puis il distribuait des conseils selon la diversité des besoins spirituels ; incomparable médecin des âmes, il possédait des remèdes si efficaces, les administrait avec tant de douceur qu'on ne les refusait jamais, et c'est ainsi qu'il guérissait les coupables et qu'il aidait les âmes pénitentes à former en elles Jésus-Christ. C'est lui qui dirigea dans les voies de la perfection, la Bienheureuse Baptiste Varani, et ses sages directions eurent une part dans sa très haute sainteté.

Après une vie toute employée aux âmes, ce fidèle serviteur de Dieu mourut dans la nuit du dimanche, le 21 juillet 1490 ; les Religieux chantaient le '' Te Deum '' de Matines.

A suivre...
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Message  Monique Sam 23 Mai 2009, 6:53 pm

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Bienheureux SIMON DE LIPNYCA (1482), PIERRE DE MOLLIANO (1442-1490) et ARCHANGE DE CALATAFIMI (1390-1460), prêtres des Frères Mineurs.


Bien qu'appartenant à la noble famille des Placentini, célèbre dans toute la Sicile, le bien heureux Archange se retira de bonne heure dans un lieu désert et se cacha dans une grotte où il passait les jours et les nuits appliqué à la prière et à la méditation des choses éternelles. Il mena ainsi la vie austère des ermites jusqu'au jour où une bulle de Martin V supprima les ermitages qui peuplaient la Sicile ; il se présenta alors au couvent des Frères Mineurs de Palerme et y prit l'habit de l'Ordre.

Ce qu'il avait été dans la solitude il le fut dans le cloître ; oraison, humilité, obéissance, rigoureuses austérités, tels furent les moyens qu'il employa pour sanctifier son âme. Choisi comme provincial et rigide observateur de la Règle pour ce qui le regardait lui-même, il s'employa de toutes ses forces à la maintenir dans toute sa pureté primitive chez les autres et remplit vis-à-vis de ses frères avec le plus grand fruit tous les devoirs d'un zélé et charitable pasteur. S'il sortait de sa chère solitude, c'était l'amour et le zèle des âmes qui l'y poussaient ; il allait alors évangéliser les pays environnants et prêchait aux hommes la pénitence.

Dieu rendait sa parole efficace et la confirmait par des miracles, et c'est ainsi qu'après de longues années passées dans la pratique héroïque de toutes les vertus et employées à l'oeuvre du salut des âmes, il fut appelé le 26 juillet 1460 à recevoir l'éternelle récompense.

Le Pape Grégoire XVI a confirmé le culte immémorial qui lui était rendu.

A suivre... Dédicace de l'église Notre-Dame-des-Anges. — La Portioncule.
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Message  Monique Mar 26 Mai 2009, 6:55 pm

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Saint François obtient de Jésus-Christ par l'intercession de la Vierge Marie, la célèbre indulgence de la Portioncule.



Dédicace de l'église Notre-Dame-des-Anges. — La Portioncule.


Au temps où saint Cyrille était évêque de Jérusalem, quatre ermites envoyés par lui en Italie avec un fragment du tombeau de la Vierge, avaient reçu du pape Libère mission de construire dans la vallée de Spolète une église pour conserver cette relique. Sous le nom de sainte Marie de Josaphat, ils élevèrent en 352 une petite chapelle ornée d'une image de l'Assomption. Plus tard, en 576, elle prit le nom de sainte Marie des Anges, après que saint Benoit l'eut obtenue pour son Ordre ; ce n'était pas un couvent mais une simple « Portiuncula terreni » — une parcelle de terre.

En 1075, la petite église était si délabrée que les moines bénédictins avaient dû la quitter et rentrer à l'abbaye du mont Subase. Elle se trouvait dans cet état de vétusté, encore accru par deux siècles d'abandon, quand François d'Assise, désenchanté de sa vie frivole, apporta dans le calme de ces bois le tourment de son âme en demandant à Dieu le secret de sa vocation. Affligé à la vue des ruines de l'antique chapelle, et poussé par sa dévotion pour la Reine du Ciel, il résolut de les relever et dans ce but s'établit auprès d'elles ; c'était en 1207.

Au moyen de branchages entrelacés, il se fit une cellule dont il devint l'hôte assidu. C'est là que pendant de longs mois il vint jour et nuit répandre son âme et ses prières ; c'est là qu'il conçut la vérité évangélique dans toute sa perfection et toute sa plénitude.

Deux ans s'écoulèrent ; la pénitence de François n'était dépassée que par son amour de Dieu, et la lumière ne se faisait pas encore dans son esprit ; cependant, dans son cœur augmentait ce culte passionné pour le corps et le sang du Christ qui devait devenir un des traits les plus caractéristiques de sa piété. C'est pourquoi, à la suite de la restauration de la portioncule, et pour satisfaire la dévotion du jeune homme, le prêtre de saint Damien s'y rendait parfois à l'heure matinale pour y célébrer la messe.

A suivre...
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Message  Monique Mer 27 Mai 2009, 9:41 pm

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Saint François obtient de Jésus-Christ par l'intercession de la Vierge Marie, la célèbre indulgence de la Portioncule.



Dédicace de l'église Notre-Dame-des-Anges. — La Portioncule.


Or, le 24 février 1209, au jour de saint Mathias, comme il bénéficiait de cette complaisance de son ami, il fut frappé par ces paroles de l'évangile des apôtres : « Ne veuillez posséder rien, ni or, ni argent, ni deux tuniques, et même ne portez rien pour la route, ni bâton, ni besace. » François se leva aussitôt, jeta à terre sa bourse, son bâton, ses souliers, et s'écria tout joyeux : « Je veux cela et désire cela de tout mon cœur. »

Ce fut la fin de ses angoisses, la solution de ses doutes, la réponse à ses désirs encore mal définis, la règle désormais embrassée de toute sa vie. Aussi, dès que ses premiers disciples, Bernard de Quintavalle, Pierre de Catane, Gilles (ou Égide) d'Assise, Silvestre, se furent joints à lui, il les amena de suite et souvent prier en ce lieu, où la volonté de Dieu s'était révélée. François pria alors l'abbé de saint Benoît de lui accorder la jouissance de la petite chapelle de la Portioncule. L'abbé la céda volontiers et l'aurait même donnée, mais le Poverello avait renoncé à toute propriété ; il ne voulut pas la recevoir et exigea que les Frères portassent à l'abbaye tous les ans un panier de poissons pour en acquitter la location.

Tout auprès, dans le bois, François et ses premiers disciples, se construisirent une cabane de feuillage plus grande que la première ; elle abrita les débuts de leur vie commune. Les bois solitaires ont disparu, ils auraient peut-être conservé dans leurs branches, et redit au moindre bruissement de leur feuillage, l'écho de tant de paroles exquises, remplies d'une piété si simple, si suave, si entraînante. La grande basilique élevée par le pape dominicain saint Pie V couvre aujourd'hui de sa coupole majestueuse l'humble et antique « chiesetta ».

Précieuse « chiesetta » ! elle est la perle de l'ordre franciscain : « C'est là que Claire, laissant tomber ses luxueuses parures, revêtit la robe grise semblable à celle de François, c'est là qu'elle inclina devant lui sa tête blonde pour qu'il la dépouillât et l'ensevelit à jamais sous le voile noir des épouses du Christ ; c'est là qu'elle échangea ses souliers fins contre de grossières sandales et sa ceinture enrichie de pierreries contre une humble corde ; c'est là qu'à haute voix, dans la joie calme et réfléchie de son âme, elle prononça les trois vœux de religion et que l'Ordre des pauvres Dames fut fondé.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 28 Mai 2009, 7:52 pm

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Saint François obtient de Jésus-Christ par l'intercession de la Vierge Marie, la célèbre indulgence de la Portioncule.



Dédicace de l'église Notre-Dame-des-Anges. — La Portioncule.


Les plus glorieux souvenirs de la vie de François se groupent autour de l'humble chapelle : la présence du Patriarche y demeure si sensible qu'on croit revivre des événements de la veille, et lorsque les religieux, au soir du 4 octobre, viennent ici en procession pour chanter à genoux « 0 Sanctissima Anima », on croit presque s'incliner sous la bénédiction de leur Père comme leurs aînés, quand ils la reçurent au moment suprême de sa bienheureuse mort.

C'est aussi là qu'agenouillé devant cet autel, le Christ apparut au bienheureux, comme plus tard à l'Alverne pour lui accorder la célèbre indulgence : ... Une nuit, vers la fin de juillet de l'an 1216 que le bienheureux François était en prière, le Seigneur lui apparut en compagnie de sa sainte Mère et lui dit : « François, le zèle que toi et les tiens avez pour le salut des âmes, m'incline à t'accorder quelque chose en leur faveur, à la gloire de mon Nom, car je vous ai établi pour le soutien de mon Église et le salut des nations. »

Et le saint fit cette prière : « Seigneur très saint, quoique je ne sois qu'un misérable pécheur, je vous supplie d'avoir la bonté d'accorder aux hommes que tous ceux qui visiteront cette église reçoivent une indulgence plénière de tous leurs péchés, après s'en être confessés à un prêtre ; et je prie la bienheureuse Vierge votre Mère, l'avocate du genre humain, d'intercéder pour me la faire obtenir. » La miséricordieuse Vierge intercéda et Jésus prononça ces paroles : « François, ce que tu demandes est grand, mais tu recevras des faveurs plus grandes encore. Je t'accorde celle-ci, mais je veux que tu ailles trouver mon Vicaire à qui j'ai donné le pouvoir de lier et de délier et que tu la lui fasses ratifier. »

A suivre...
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Message  Monique Ven 29 Mai 2009, 8:22 pm

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Saint François obtient de Jésus-Christ par l'intercession de la Vierge Marie, la célèbre indulgence de la Portioncule.



Dédicace de l'église Notre-Dame-des-Anges. — La Portioncule.


Plein de joie le saint appela le Frère Massée et ils s'en furent trouver Honorius III pour lui exposer cette requête : « François, lui répondit le pape, tu demandes beaucoup et la sainte Eglise n'a pas coutume de concéder une telle indulgence. » Saint François dit alors : « Seigneur, ce que je vous prie de m'accorder, je ne le demande pas en mon nom, mais au nom du Seigneur Jésus-Christ qui m'a envoyé. » Le seigneur pape consentit alors sans délai, et répéta jusqu'à trois fois : « Il me plait que tu aies cette indulgence. » Mais les cardinaux présents se mirent à dire : « Seigneur, faites attention qu'en concédant à cet homme une telle indulgence vous ne détruisiez les indulgences d'outre-mer et celle des Apôtres Pierre et Paul. » Le seigneur pape répondit : « Elle est maintenant concédée, et il n'est pas convenable que nous annulions ce qui est fait ! mais nous y mettrons une restriction en la fixant à un jour naturel seulement. » Il appela donc François et lui dit : « Voici que nous concédons à quiconque viendra et entrera dans la dite église; confessé et contrit, l'absolution de la peine et de la coulpe et nous voulons que cette concession soit valable chaque année à perpétuité, seulement pendant un jour naturel, depuis les premières vêpres, la nuit comprise, jusqu'aux vêpres du jour suivant. »

Alors l'homme de Dieu inclinant la tête sortit du palais ; ce que voyant le seigneur pape le rappela et lui dit : « Homme simple, où vas-tu et quel témoignage emportes-tu de cette indulgence ? » Et le bienheureux François répondit : «Votre parole me suffit ; si c'est l'œuvre de Dieu, c'est son affaire de la rendre manifeste ; je n'en veux pas d'autre certificat. Que la bienheureuse Vierge en soit la charte, que le Christ en soit le notaire, et que les anges en soient les témoins. » Et le bienheureux reprit la route du retour ; après avoir passé la nuit suivante dans une léproserie, il se mit, au matin, en prière puis, tout joyeux : « Frère Massée, dit-il, je te l'affirme de la part de Dieu, cette indulgence que vient de me concéder le Souverain-Pontife a été ratifiée dans le ciel. »

Au moment où il allait quitter la terre quand, aveugle et mourant, on le descendait à Assise, le Père des Mineurs manifesta une grande joie de se retrouver à la Portioncule qu'il avait quittée depuis deux ans et, s'étant fait transporter à la chapelle, il épancha son âme : « 0 mes enfants, dit-il, n'abandonnez jamais ce lieu. Si on vous chasse d'un côté, rentrez par l'autre, il est vraiment saint, et Dieu y a établi sa demeure. C'est ici que le Très-Haut nous a multipliés quand nous étions en petit nombre, qu'il a illuminé l'esprit de ses pauvres de la lumière de la Sagesse, qu'il a enflammé nos coeurs du feu de son amour. Qui priera ici dévotement obtiendra ce qu'il demandera, et qui péchera sera puni rigoureusement. Ayez mes enfants une grande vénération pour cette maison, et chantez-y les louanges du Seigneur avec ferveur et allégresse. »

Toutes ces gloires amenèrent Pie X, le 11 avril 1909, non seulement à confirmer à la Portioncule le titre de Tête et Mère de l'Ordre des Frères Mineurs, mais encore à la revêtir de la dignité de Basilique patriarchale et de Chapelle papale ; laissant la garde et l'usage de cette église aux Frères Mineurs de l'Ombrie, il mit sous sa juridiction immédiate, le sanctuaire, le couvent et tout ce qui leur appartient.

A suivre... Saint DOMINIQUE, fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs (1170-1221).
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Message  Monique Dim 31 Mai 2009, 6:44 pm

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Saint DOMINIQUE, fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs (1170-1221).



Durant une nuit de l'année 1215, saint Dominique veillait et priait en la basilique de Saint-Pierre à Rome, et voilà que le Seigneur Jésus apparut dans l'espace tenant à la main trois lances qu'il se disposait à jeter contre le monde. La bienheureuse Marie, sa Mère, s'étant prosternée à ses genoux, le suppliait de pardonner à ceux qu'il avait rachetés et de tempérer sa justice par sa miséricorde. Son Fils lui disait : « Ne voyez-vous pas quelles injures me sont faites ? » Ma justice ne saurait laisser tant de crimes impunis. » Sa mère lui répondit : « Comme vous le savez, Vous qui savez tout, il y a un moyen de les ramener à vous, le voici : J'ai un serviteur fidèle, envoyez-le dans le monde. Il annoncera votre parole aux hommes et ceux-ci se convertiront et vous chercheront ; j'ai un autre serviteur, je le lui donnerai pour aide, et il travaillera a la même œuvre. » Le Fils de Dieu dit à sa Mère : « Votre vue m'a désarmé; mais montrez-moi, je vous prie, ceux que vous destinez à une si grande mission. » Alors la Mère de Dieu présenta à Notre-Seigneur le bienheureux Dominique. « Je l'accepte, dit celui-ci, il fera très bien et avec zèle tout ce que vous avez dit. » Elle lui présenta ensuite le bienheureux François, et le Sauveur l'approuva également.

Or le bienheureux Dominique, considérant attentivement dans cette vision ce compagnon qu'il ne connaissait pas encore, le rencontra le lendemain dans une église et le reconnut, d'après ce qu'il avait vu pendant la nuit. Il se jeta dans ses bras, et le tenant sur son cœur, il l'embrassait avec une sainte effusion, disant : « Tu es mon frère d'armes ; tu marcheras avec moi du même pas et aucun ennemi ne prévaudra contre nous. »

Il lui raconta ensuite sa vision et dès lors, ils n'eurent plus qu'un cœur et qu'une âme en Dieu ; et ils recommandèrent à leurs fils qu'il en soit de même entre eux, toujours, en toute amour et révérence, et ce geste si simple a laissé sur l'océan des siècles un ineffaçable sillage, et les deux milices mendiantes y trouvent le symbole de leur éternelle alliance.

C'est la raison pour laquelle le Patriarche des Prêcheurs a ici sa place et à lui aussi nous donnons le titre de Père.

A suivre... Bienheureux AGATHANGE DE VENDOME et CASSIEN DE NANTES, prêtres Capucins, martyrs (1638).
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Message  Monique Lun 01 Juin 2009, 10:03 pm

Bienheureux AGATHANGE DE VENDOME et CASSIEN DE NANTES, prêtres Capucins, martyrs (1638).



Au début du XVIIe siècle, durant une persécution religieuse, les Coptes schismatiques chassèrent d'Ethiopie le patriarche catholique et les missionnaires de la Compagnie de Jésus qui évangélisaient le pays ; c'était à bref délai la ruine de la religion catholique en ce pays. Pour éviter de si tristes résultats, la S. Congrégation de la Propagande fit envoyer en 1636, des fils de saint François d'Assise, pour remplacer dans l'œuvre de l'apostolat, les soldats du Christ que la tempête avait dispersés. Les Pères Agathange de Vendôme et Cassien de Nantes, alors au Caire, furent parmi ceux qu'on choisit pour cette périlleuse mission ; c'était répondre aux plus ardents désirs de leurs cœurs. Qui sait, en effet, si, en ces circonstances difficiles, le plus doux rêve de leur vie n'allait pas se réaliser, qui sait s'ils n'allaient pas maintenant pouvoir rendre témoignage au bon Maître par l'effusion de leur sang et lui donner ainsi la suprême marque d'amour qu'il soit permis de donner à ceux que l'on aime ? Quelle douce perspective pour ces âmes héroïques !

Connaissant assez la langue éthiopienne, les deux futurs martyrs partirent seuls, avant leurs compagnons, pour préparer les voies, portant les habits des moines coptes et munis des lettres de recommandation de Mattaios, patriarche d'Egypte, pour le Négus d'Abyssinie. Ils étaient suivis de près par le nouvel évêque d'Ethiopie, Ariminios, prêtre égyptien, sacré évêque par Mattaios, sur la proposition du Père Agathange et par un certain Heylîng, appelé communément Pierre Léon, ancien luthérien, d'origine allemande, qui trafiquait au Caire et avait résolu de perdre les missionnaires.

Ce triste personnage ayant feint d'embrasser le catholicisme, avait obtenu les bonnes grâces de Mattaios, puis la permission de suivre le nouvel évêque d'Ethiopie. Il eut bientôt convaincu Ariminios, prélat faible et ambitieux, que les capucins étaient pour lui de dangereux compétiteurs et dans la suite, grâce à Ariminios, il gagna toute la confiance du Négus et de sa cour. Il s'en servit pour intriguer, puis voyant que les esprits étaient peu disposés à l'union avec Rome, il exploita habilement ces mauvaises dispositions.

A la suite de ces machinations plus que douteuses, le perfide sectaire obtint du Négus l'ordre de faire arrêter à la frontière tous les étrangers qui voudraient pénétrer dans le pays. Pour nos deux missionnaires, ils furent arrêtés à Barva, capitale d'une des provinces de l'Ethiopie ; sur les désignations d'Ariminios qui, avec son complice, était retourné au schisme, ils furent vite reconnus et jetés en prison, malgré les lettres de recommandation dont ils étaient porteurs. Ils demeurèrent là quarante jours, attendant qu'ils fussent envoyés à Gondar ; pendant ces jours douloureux, ils ne cessaient de se préparer au martyre par la prière, la mortification et la pénitence.

A suivre...
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