FLEURS FRANCISCAINES

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Message  Monique Mar 02 Juin 2009, 7:00 pm

Bienheureux AGATHANGE DE VENDOME et CASSIEN DE NANTES, prêtres Capucins, martyrs (1638).



Enfin les ordres du Négus arrivèrent, les religieux devaient être transportés à la capitale, en criminels d'État ; dépouillés de leurs habits, les héros du Christ firent le voyage attachés à la queue des mules que montaient leurs gardiens. On se figure aisément ce qu'ils durent souffrir durant cette pénible odyssée qui dura près d'un mois ; ils arrivèrent exténués à Gondar, le 3 juin 1638. Dès leur arrivée et sans vouloir les entendre, le Négus les condamna à être pendus, puis revint sur sa décision malgré les instances d'Ariminios qui brûlait d'en finir, et pressait l'exécution de la sentence. Le Négus avait décidé qu'il y aurait jugement ; en attendant, les futurs martyrs ne cessaient d'exhorter ceux qui venaient les visiter à l'union avec Rome.

Enfin le grand jour arriva et les religieux comparurent devant le Négus et devant toute la cour pour confesser leur foi ; Ariminios lui aussi était présent. Le prince commença l'interrogatoire, le Père Cassien qui parlait très facilement la langue éthiopienne répondit.

— « Qu'êtes-vous venus faire en Ethiopie ? demanda le noir monarque.

— Seigneur, répondit le confesseur du Christ, nous sommes du pays de France, religieux de l'Ordre de saint François appelés capucins, nous aurions pu mener une vie tranquille et douce en notre pays, mais pour l'amour de Dieu nous avons voulu porter la foi chez les infidèles. Nous sommes venus en ce pays pour travailler à sa réunion avec l'Église catholique romaine hors de laquelle il n'y a pas de salut. »


On ouvrit alors les lettres du patriarche d'Alexandrie ; elles étaient pleines de paroles de paix et fort élogieuses pour les deux missionnaires. Ariminios fit à cette lecture une violente sortie contre le patriarche et ses envoyés : — « Ce monstre à moitié copte, à moitié romain, dit-il, a été circonvenu par ce Père Agathange dont je connais mieux que personne la malice et la hardiesse. Il vient maintenant, envoyé par le Pape de Rome, pour être archevêque des catholiques d'Ethiopie comme il l'était déjà des Coptes d'Egypte. » L'interrogatoire continua.

— Pourquoi avez-vous pénétré en Ethiopie malgré les édits qui en interdisent l'entrée aux étrangers ? poursuivit le Négus.

— Nous connaissons les édits qui interdisaient l'entrée du royaume aux Jésuites portugais, mais pour nous qui sommes Français, nous n'étions point compris dans la défense. D'ailleurs nous étions porteurs de lettres du patriarche d'Alexandrie, dont la juridiction est reconnue dans toute la contrée, nous n'avons donc pas cru désobéir aux lois.

— Mais alors, pourquoi prendre le costume des moines coptes ? On ne se déguise que pour cacher de mauvais desseins.

— Nous n'avions pas de mauvais desseins, nous avons agi de la sorte pour obéir au patriarche, qui a pensé que nous aurions moins à souffrir et plus de facilité d'accès auprès de vous, sous ce costume vénéré de tous, que sous le nôtre qui vous est inconnu. »

A suivre...
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Message  Monique Mer 03 Juin 2009, 9:57 pm

Bienheureux AGATHANGE DE VENDOME et CASSIEN DE NANTES, prêtres Capucins, martyrs (1638).



Après cet interrogatoire, le roi décida simplement de les bannir du royaume, mais cette modération ne plaisait ni à Ariminios ni à Heyling, et pour arriver à leur but, ils excitèrent du tumulte parmi le peuple ; puis ils représentèrent au Négus que son trône était en danger, car il se montrait favorable à la religion romaine : « Il ne faut pas, dirent-ils, renvoyer les missionnaires, mais les contraindre de professer la religion copte et, s'ils refusent, il faut les faire mourir, ainsi le peuple sera apaisé et le trône rendu plus solide. »

L'expédient fut jugé sage par le conseil du roi, et les prisonniers furent de nouveau cités devant le tribunal ; on leur donna le choix entre la religion schismatique et la religion romaine, leur promettant la vie, la liberté, les richesses et les plaisirs, s'ils choisissaient la première, et la mort s'ils se décidaient pour la communion romaine.

Le Père Cassien fit alors une éloquente profession de foi et de soumission au concile de Chalcédoine et à l'Église romaine. « Quant aux plaisirs et aux biens de ce monde, que vous nous proposez, dit-il, nous y avons renoncé en devenant religieux, nous ne les acquerrons pas maintenant au prix d'une honteuse apostasie. Nous demeurons donc fermes dans notre croyance et nous préférons mille fois la mort à l'oubli de Dieu. »

Le Père Agathange s'unit aux sentiments de son compagnon, tous deux renouvelèrent leurs protestations d'amour envers l'Église romaine et son auguste chef, et leurs désirs de verser leur sang pour l'amour du Christ et le salut de l'Ethiopie.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 04 Juin 2009, 7:16 pm

Bienheureux AGATHANGE DE VENDOME et CASSIEN DE NANTES, prêtres Capucins, martyrs (1638).



Le Négus se sentait porté à la clémence, mais un nouveau discours d'Ariminios, plein de violence contre le Pape et vivement applaudi du peuple, le rendit lâche, la mort fut décidée.

Les deux religieux, à cette nouvelle, remercièrent Dieu d'une grâce si longtemps désirée, ils se donnèrent mutuellement l'absolution, et revêtus de leur habit religieux se dirigèrent vers le lieu du supplice pour y être pendus.

Là, comme on avait oublié les cordes, le Père Cassien tendit en souriant celle qui lui ceignait les reins, les bourreaux s'en saisirent pour accomplir leur office.

Mais comme les cordes étaient trop grosses, la mort était lente à venir ; alors le peuple se saisit de pierres et acheva les saints martyrs en les lapidant ; leurs corps disparurent sous des monceaux de pierres ; mais le soir et les huit nuits suivantes, on vit au-dessus de ces monceaux de pierres deux globes de feu qui brillaient d'un vif éclat : c'est ainsi que Dieu glorifiait déjà ses fidèles serviteurs.

Les catholiques du pays purent alors recueillir leurs précieux restes et les emporter hors de l'enceinte de la ville pour les ensevelir. Le Pape Pie X béatifia ces deux martyrs.

A suivre... Bienheureux JEAN DE L'ALVERNE, prêtre (1259-1322), des Frères Mineurs, VINCENT D'AQUILA, Frère lai (1504) et NOVELLON DE FAENZA, tertiaire (1200-1280).
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Message  Monique Ven 05 Juin 2009, 7:21 pm

Bienheureux JEAN DE L'ALVERNE, prêtre (1259-1322), des Frères Mineurs, VINCENT D'AQUILA, Frère lai (1504) et NOVELLON DE FAENZA, tertiaire (1200-1280).



Dès son enfance et jusqu'à son dernier soupir, Jean de Fermo, plus tard connu sous le nom de Jean de l'Alverne, fut à Dieu sans réserve. A sept ans, il fuyait les enfants de son âge pour se retirer en des lieux solitaires et y méditer la Passion du Sauveur, déjà, pour garder la pureté de son corps et de son cœur, il jeûnait trois fois la semaine, se flagellait, portait le cilice et la chaîne de fer.

A dix ans il est admis chez les chanoines Réguliers de sa ville natale ; à treize, il devient enfant de saint François, Nouveau Jean-Baptiste, il se construit une cellule dans le flanc du mont Alverne ; là, il se livre à de telles pénitences que saint François, son père, lui apparaît et l'engage à les modérer pour garder ses forces au service de Dieu.

Il posséda au plus haut degré toutes les vertus religieuses ; il était patient, humble, infatigable, d'une charité constante, il était toujours prêt à rendre service. Quoique prêtre, aucun travail manuel ne le rebutait, si pénible et si désagréable qu'il pût être ; il remplissait à la fois les fonctions de jardinier, de portier, de cuisinier, servant les religieux à table, raccommodant leurs vêtements, nettoyant leurs cellules, entretenant la sacristie, il faisait tout sans murmure et sans jamais réclamer.

Pauvre, comme François lui-même, il n'avait à son service qu'un vieil habit tout usé et un bréviaire pour les louanges de Dieu. Il consacra les dernières années de sa vie au ministère des âmes, et après cinquante ans de vie religieuse, à l'âge de soixante-trois ans, dans sa chère solitude de l'Alvener, il rendit à Dieu le 10 août 1322 son âme pure de la pureté du baptême et riche d'une vie qui n'avait été qu'un long acte de la plus austère pénitence.

A suivre...
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Message  Monique Dim 07 Juin 2009, 7:37 pm

Bienheureux JEAN DE L'ALVERNE, prêtre (1259-1322), des Frères Mineurs, VINCENT D'AQUILA, Frère lai (1504) et NOVELLON DE FAENZA, tertiaire (1200-1280).



Le bienheureux Vincent d'Aquila mena une vie angélique dans un corps de chair, il ne tenait compte de celui-ci que pour le crucifier, il ne le nourrissait que d'un peu de pain et de quelques herbes crues mélangées d'absinthe.

C'est à son âme immortelle et divine qu'il donnait tous ses soins ; la détachant de la terre, de ses mille soucis, de ses tempêtes, de ses mesquineries, de ses fausses maximes et de ses péchés, il l'établit au-dessus de la région des obscurités et des nuages, dans le ciel bleu, calme, pur et ensoleillé de la contemplation et de l'union à Dieu.

Loin du monde, dans la solitude, il passait ses nuits dans la prière, souvent dans l'extase et dans le ravissement.

D'une humilité profonde, d'une pureté d'ange, d'une ravissante simplicité, d'une patience inaltérable au milieu des peines, des travaux et des injures, d'une pauvreté en accord littéral avec les conseils de l'Évangile, il passa dans le monde sans être du monde.

Le 7 août 1504, après avoir traversé la vie d'ici-bas brillant comme le rayon de lumière qui traverse les lieux immondes sans se souiller, son âme s'envola dans le sein de Dieu rejoindre les anges dont elle avait été la sœur durant son séjour terrestre.

A suivre...
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Message  Monique Lun 08 Juin 2009, 7:43 pm

Bienheureux JEAN DE L'ALVERNE, prêtre (1259-1322), des Frères Mineurs, VINCENT D'AQUILA, Frère lai (1504) et NOVELLON DE FAENZA, tertiaire (1200-1280).



Novellon ne fut qu'un simple cordonnier et même sa jeunesse fut loin d'être édifiante, car elle ne fut qu'une longue suite de péchés. Mais la crainte est le commencement de la sagesse ; à vingt-quatre ans, au début de son mariage, il tomba très dangereusement malade, et presque en face du souverain juge il promit de s'amender et il tint parole, sa conversion fut subite.

« Ce que vous aurez fait aux plus petits d'entre les miens, avait dit le Sauveur, c'est à moi-même que vous l'aurez fait. » C'est en se mettant au service des pauvres que Novellon voulut prouver à Dieu son amour nouvellement né. Pour eux, sa charité était inépuisable, il se dépouillait de tout, si bien que sa femme qui s'était d'abord réjouie de sa conversion commença à lui en faire d'amères reproches : « Je savais bien, lui disait-elle, que je n'aurais jamais le moindre bonheur avec vous ; voici maintenant que vous dépouillez les vôtres pour ces paresseux et ces hideux mendiants qui sont des sources de contagion par leur puanteur. »

Dieu la convertit par un miracle ; un jour qu'un pauvre s'était présenté, le bienheureux pria sa femme de lui donner un peu de pain et celle-ci lui répondit, ce qui était vrai, que la huche était vide ; mais le serviteur de Dieu insista : « Je vous en prie, supplia-t-il, au nom de Dieu donnez du pain à ce pauvre. » Et elle, pour lui prouver l'inanité de sa demande, ouvre l'armoire qu'elle croyait vide ; mais Dieu l'avait miraculeusement remplie de beaux pains blancs ; le pauvre en fut nourri, et l'épouse de Novellon en fut convertie.

Après la mort de cette dernière, l'homme de Dieu mit le comble à ses charités en se dépouillant de tout, il vendit même sa maison au profit de ses préférés et s'en alla habiter une cabane auprès de quelques ermites. Pendant 56 ans il répara les péchés de sa jeunesse par une vie d'héroïque pénitence ; il fit une fois le pèlerinage de Rome et dix fois celui de saint Jacques de Compostelle, il était aussi l'hôte assidu du tabernacle en la cathédrale de sa ville natale et les chanoines s'étonnant de l'y trouver même la nuit quand ils venaient aux matines, se demandaient comment il pouvait y entrer ; ayant fait le guet ils furent stupéfaits de voir que les portes du saint édifice s'ouvraient d'elles-mêmes devant Novellon et qu'elles se refermaient dès qu'il les avait franchies.

Le 27 juillet 1280, le pieux ermite mourut dans sa cabane ; il appartenait au Tiers-Ordre de saint François depuis sa conversion. Pie VII l'a béatifié et les cordonniers ses compatriotes l'ont choisi comme Patron.

A suivre... Bienheureuse LOUISE DE SAVOIE, veuve, Clarisse (1461-1503).
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Message  Monique Mar 09 Juin 2009, 7:39 pm

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Née de maison royale de Savoie, cette illustre princesse quitta le monde pour revêtir la bure franciscaine dans l'ordre de Sainte Claire.



Bienheureuse LOUISE DE SAVOIE, veuve, Clarisse (1461-1503).



Orpheline de bonne heure, Louise de Savoie malgré son désir de consacrer à Dieu sa virginité fut mariée à Hugues, prince de Chalon, de par la volonté de son tuteur le roi Louis XI.

Dès son jeune âge, nous dit son biographe, « elle faisait déjà quasi une maison religieuse de la maison de son père, portait ordinairement le cilice, et jeûnait toutes les vigiles des fêtes de Notre-Dame au pain et à l'eau ; elle était tant douce et débonnaire et amiable qu'à chacun montrait signe d'amour et était gracieuse et amiable à tous. »

Et plus tard après son mariage : « Elle régla tellement la maison de son mari, en fait de mœurs, qu'elle semblait plutôt un monastère que château de prince mondain. Si quelqu'un, quel qu'il fut et de quelle qualité jusque aux plus grands gentilshommes, jurait le nom de Dieu ou des saintes, elle le faisait à l'heure même mettre à genoux, baiser la terre et demander pardon à Dieu et aux saints qu'ils avaient offensés et puis selon leurs facultés ou conditions, elle leur faisait mettre une aumône en forme de petite amende dans une cachemaille qu'elle tenait dans sa chambre à cet effet, et puis distribuait le tout aux pauvres.

» Son pieux mari répondait d'ailleurs admirablement à ses désirs de perfection et marchait avec elle dans les voies de la sainteté : « Quand on dansait en leur présence, écrit Catherine de Saulx, une des dames d'honneur, eux n'y étaient point attentifs, mais parlaient ensemble de Notre-Seigneur, des liesses du paradis et de moult autres et dévotes matières. »

Veuve à 27 ans, la bienheureuse Louise ne voulut point entendre parler d'alliance nouvelle, mais n'ayant point eu d'enfant de son mariage, elle résolut de se consacrer totalement à Dieu dans une maison de sainte Claire. Les membres de sa famille, ses sujets et surtout les indigents dont elle était la mère, cherchèrent par tous les moyens à la détourner de son pieux projet, mais tout fut inutile. Après deux ans de luttes et de souffrances, ayant distribué ses biens aux pauvres et aux églises du voisinage, elle entra avec deux de ses suivantes, Catherine de Saulx et Charlotte de Saint-Maurice au monastère d'Orbe, en Bourgogne, fondé par sainte Colette.

Sa vie fut alors un parfait miroir de vertus et de perfection religieuse ; obéissance parfaite, charité sans bornes surtout pour les malades, humilité profonde furent les fleurs de son cœur qu'elle offrait à son divin Époux et Lui répondait en s'unissant cette belle âme dans une contemplation sublime, prélude de l'union éternelle qui commença pour elle, le 24 juillet 1503 ; elle n'avait que 42 ans. Elle eut toujours une grande et respectueuse vénération pour les fils de « son Benoit Père, Monseigneur saint François ».

Le pape Grégoire XVI, en 1839, approuva le culte immémorial qui lui était rendu.

A suivre... Sainte CLAIRE D'ASSISE, vierge, fondatrice du IIe Ordre (1194-1253).
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Message  Monique Mer 10 Juin 2009, 7:19 pm

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Saint François consacrant à Dieu la jeune et noble Sainte Claire, le 19 mars 1212.





Sainte CLAIRE D'ASSISE, vierge, fondatrice du IIe Ordre (1194-1253).



Claire Scefi, Claire la « rayonnante » comme l'indique son nom, fut comme elle aimait à s'appeler elle-même la petite plante du bienheureux Père François ; elle fut la brillante recluse dont l'idéal de vie devait peupler de monastères de Pauvres Dames la chrétienté toute entière.

Il y eut, c'est vrai, désolation au foyer et scandale dans la ville quand, ayant entendu le bienheureux Père « prononcer avec une telle suavité le très doux Nom de Jésus », elle alla immoler à ses pieds sa jeunesse en fleurs, et quand son exemple, entraînant sa petite sœur Agnès, elle fit d'elle aussi une « Pauvre Dame » comme elle-même. Il y eut même désolation et même scandale au début de la vocation du bienheureux Poverello; mais comme Dieu dédommagea les sacrifices poussés jusqu'au dernier degré de l'oubli et du mépris de soi de ces deux âmes-sœurs possédées du même idéal évangélique et enivrées du même amour de Dieu : Car, à la suite du séraphique François, il n'y eut pas d'âmes plus éprise de perfection franciscaine, plus fidèle à son esprit que celle de Claire d'Assise.

C'est elle qui après la mort du bienheureux lutta jusqu'à sa propre mort pour le faire triompher des obstacles et le conserver intact : « Très saint Père, disait-elle quelque temps avant de mourir au pape Grégoire IX qui voulait la délier de ses engagements vis-à-vis de la pauvreté qu'il estimait trop stricte, déliez-moi de mes péchés, mais non de l'obligation de suivre le Christ dans sa pauvreté. » Et sa sainte obstination finit par vaincre tous les obstacles, mais il lui fallut vingt-sept ans de luttes.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 11 Juin 2009, 7:38 pm

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Saint François consacrant à Dieu la jeune et noble Sainte Claire, le 19 mars 1212.





Sainte CLAIRE D'ASSISE, vierge, fondatrice du IIe Ordre (1194-1253).



Quelle plume humaine pourrait tenter de décrire la sainte amitié qui l'unissait à son père séraphique sans la déflorer, car ce fut un amour semblable à celui que les anges du ciel se portent les uns aux autres ; un mystère symbolique pourra en donner une idée : un soir, les habitants d'Assise crurent que le monastère de Saint-Damien qu'elle habitait et le bois qui l'environnait étaient en feu, car ils voyaient de ce côté une grande lueur rouge qui montait jusqu'au ciel ; s'étant précipités pour éteindre le soi-disant incendie, ils trouvèrent que tout était calme et dans l'ordre ; c'était une des rares réunions où François était allé à Claire pour rompre avec elle le pain de la charité ; assis en face l'un de l'autre ils avaient oublié la nourriture corporelle et ils étaient en train de parler de Dieu ; les lueurs qui embrasaient la campagne n'étaient que la trace visible de l'amour dont leurs deux cœurs étaient enflammés et dont le foyer était au ciel.

C'était l'image aussi de la flamme dont ils brûlaient l'un pour l'autre, flamme pure et désincarnée dont ni le foyer, ni l'aliment n'étaient sur la terre. C'est de cette amitié dont Dieu était le lien que naquit le second Ordre.

Durant quarante-deux ans, sainte Claire s'immola en parfaite victime derrière les murs inviolables de sa petite retraite de Saint-Damien, à peine à un mille et demi de Sainte-Marie-des-Anges où François de son côté se consumait pour Dieu ; durant quarante-deux ans, elle n'eut pour horizon que l'étroite vallée de Spolète bordée par une chaîne de montagnes ; mais son influence, au témoignage de saint Bonaventure, fut comme l'haleine puissante et embaumée du printemps qui envahit tout, elle donna naissance a un grand mouvement féminin dont l'influence se fait encore profondément sentir, après sept siècles, dans le monde chrétien.

Un fait, peut-être historique, peut-être légende, mais sûrement symbole, nous la montre mettant en fuite une armée de vingt mille Sarrazins avec, en ses mains le Saint Sacrement ; et le peuple d'Assise eut raison de regarder sainte Claire comme une puissance capable de faire sortir Dieu, pour ainsi dire pour assurer le salut spirituel et temporel de la cité et du pays.

Dieu ne voyait-il pas en effet s'élever de la plaine ombrienne comme deux nuages de prière, l'un flottant au-dessus de Sainte-Marie-des-Anges et l'autre couvrant la virginale retraite de Saint-Damien, et qui peut dire le déluge de grâces fécondantes pour la terre qui descendit de ces deux nuages ?
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Sainte Claire délivrant la ville d'Assise et son monastère de Saint-Damien assiégés par les Sarrazins.



A suivre... Saint JEAN-BAPTISTE-MARIE VIANNEY, curé d'Ars, tertiaire (1786-1859).
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Message  Monique Ven 12 Juin 2009, 7:18 pm

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Saint JEAN-BAPTISTE-MARIE VIANNEY, curé d'Ars, tertiaire (1786-1859).



Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney ne fut qu'un pauvre curé de campagne dont on peut dire que la vie s'est écoulée derrière l'obscure cloison d'un confessionnal. Qu'avait-il qui put attirer l'attention : Sa science ? A peine avait-il été jugé capable d'être appelé au sacerdoce. Son éloquence ? Elle n'était pas de celles que les hommes recherchent et admirent. A s'en tenir aux dons de la nature et aux qualités de l'esprit, il semblait que son nom ne dut jamais franchir quelques maisons disséminées dans le pays des Dombes.

Et voici que, autour de ce nom, il se fait une renommée à laquelle rien ne peut se comparer parmi les plus grandes popularités de notre époque. Trente années durant, d'une extrémité de la France à l'autre, et bien au delà, c'est à qui recueillera un mot de la bouche de cet humble prêtre, s'inclinera sous sa main bénissante, cherchera auprès de lui une lumière ou une consolation et viendra toucher à cette relique vivante pour ressentir la vertu qui s'en échappe.

La mort qui rejette dans l'oubli tant de réputations éphémères ne fait qu'ajouter à la sienne ; le respect et la confiance des peuples continuent à se porter vers le tombeau de celui qui s'appelle dans la langue universelle le curé d'Ars, et l'Église a confirmé le jugement de tous par son jugement irréfragable.

La vie du curé d'Ars est un merveilleux mélange de grandeur et de simplicité : son âme docile aux touches du Saint-Esprit nous offre un miroir de perfection dans les différents stades de sa vie : tour à tour enfant pur, mortifié et pieux, jeune homme en face des difficultés de l'étude, prêtre parfait, ange à l'autel, apôtre en chaire, père au confessionnal, martyr des contradictions humaines et des persécutions du démon, saint partout.

A suivre...
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Message  Monique Sam 13 Juin 2009, 7:37 pm

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Saint JEAN-BAPTISTE-MARIE VIANNEY, curé d'Ars, tertiaire (1786-1859).



Le saint curé d'Ars fut un homme à miracles ; mais le plus grand de ses miracles fut sa vie toute entière si pénitente et si laborieuse. La nuit, il ne dormait pas une heure d'un sommeil tranquille et réparateur ; il avait demandé à souffrir le jour pour la conversion des pécheurs, la nuit pour la délivrance des âmes du purgatoire, Dieu l'avait exaucé.

La fièvre le brûlait sur son pauvre grabat ; une toux continuelle lui déchirait la poitrine ; il se levait de quart d'heure en quart d'heure, rompu de fatigue, baigné de sueur, pour essayer de trouver hors du lit quelque soulagement à son martyre. Et quand la douleur commençait à se calmer par son intensité même, le pauvre vieillard, par un héroïque effort renouvelé chaque nuit, s'arrachait au repos avant de l'avoir goûté et reprenait gaiement sa longue et rude journée de travail.

Il était si faible alors, qu'il n'allait qu'en se traînant d'une chaise à l'autre, en tombant sur ses meubles, en s'appuyant au mur de sa chambre. Il y avait là, porte des âmes dans les liens du péché. L'amour de ces âmes, la soif de leur salut lui rendaient légers tous les sacrifices.

Le jeudi 4 août 1859, après une vie dont les détails font frémir la nature, à deux heures du matin, sans secousse, sans agonie, l'âme du saint curé tertiaire, s'envola parmi les anges pour rendre plus joyeux le Paradis.
Pie XI l'a canonisé le 31 mai 1925.

A suivre... Bienheureux SAINT D'URBIN, Frère lai du Ier Ordre (1340-1390) et FRANÇOIS DE PÉSARO, du IIIe Ordre (1350).
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Message  Monique Lun 15 Juin 2009, 8:59 pm

Bienheureux SAINT D'URBIN, Frère lai du Ier Ordre (1340-1390) et FRANÇOIS DE PÉSARO, du IIIe Ordre (1350).



Le Moyen-Age eut de grands défauts, mais la foi profonde qui le caractérise lui faisait souvent racheter ces défauts par des réparations héroïques. Le tempérament belliqueux propre à cette époque fut surtout la cause de bien des misères, mais la pénitence qui s'en suivait fut le principe de beaucoup de vies saintes. Celle du bienheureux Santé d'Urbin en est un exemple.

Attaqué un jour par un de ses parents, il mit la main à l'épée pour se défendre et tua son adversaire. Touché de remords, il renonça à la vie militaire à laquelle ses parents le destinaient, et bien que d'illustre famille, il entra dans l'Ordre des Mineurs et y choisit le degré le plus humble, celui de Frère convers. Même parmi ces humbles, il voulut être le serviteur de tous, ne pensant jamais descendre assez bas.

La pénitence allait chez lui de pair avec l'humilité, le pain lui semblait une nourriture trop douce, il s'en abstint pendant longtemps, se contentant de quelques herbes. De plus, désirant payer en ce monde sa dette vis-à-vis de la justice divine, il ne cessait de demander au Seigneur la grâce de souffrir en son corps, à l'endroit même où il avait blessé son ennemi et sa prière fut exaucée. Un douloureux abcès se forma à la cuisse, et la douleur qui en résulta fut violente, cruelle et continuelle ; elle ne prit fin qu'avec sa vie le 14 du mois d'août 1390.

Tout peut être tourné à bien chez ceux qui aiment Dieu, disent les saintes lettres, — même le péché, — ajoute saint Augustin ; ces paroles se vérifient littéralement en notre saint pénitent.

A suivre...
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Message  Monique Mar 16 Juin 2009, 7:58 pm

Bienheureux SAINT D'URBIN, Frère lai du Ier Ordre (1340-1390) et FRANÇOIS DE PÉSARO, du IIIe Ordre (1350).



Après la mort de ses parents, le bienheureux François de Pésaro, tout jeune encore, distribua ses biens aux pauvres, revêtit l'habit de la pénitence et vécut en ermite.

A l'imitation de son bienheureux Père le Patriarche d'Assise, il édifia trois petites églises ; deux sur le mont Granaro, aux environs de sa ville natale ; à la première il adjoignit un hospice pour les pèlerins et les voyageurs ; c'est dans la seconde qu'il devait rendre un jour au Créateur son âme toute pure ; la troisième, construite sur le mont San Bartholo, fut, durant sa vie, sa privilégiée ; à cause de la solitude qui y régnait toute favorable à la vie contemplative, c'est là qu'il habita.

Mais la vie sainte de François ne put rester longtemps inconnue ; des visiteurs venaient demander ses conseils, des théologiens le consultaient, des disciples lui demandaient de les conduire sur la route de la sainteté, et le pieux ermite devint ainsi un maître de vie spirituelle, et pour nourrir corporellement ses fils dans le Christ il prit une besace et se fit mendiant.

Durant cinquante ans qu'il édifia les contrées environnantes par l'austérité et la piété de sa vie, la vénération qu'il inspirait ne fit que s'accroître sans cesse ; aussi sa mort fut un triomphe et Pie IX ne fit que ratifier le culte qu'on n'avait cessé de lui rendre depuis cinq siècles.

A suivre... Saint ROCH DE MONTPELLIER, tertiaire (1295-1327)
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Message  Monique Mer 17 Juin 2009, 9:38 pm

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Saint Roch soignant et guérissant les pestiférés.



Saint ROCH DE MONTPELLIER, tertiaire (1295-1327)


Le père de Roch, uni aux rois de France et de Hongrie, était gouverneur de la ville de Montpellier ; à vingt ans le futur saint, ayant perdu ses parents, se trouvait possesseur d'une immense fortune.

Par amour pour Dieu, en pleine jeunesse, il échangea ses biens, sa race, son brillant avenir contre une vie misérable passée aux soins des pestiférés, couronnée par une mort en prison.

Entré dans le Tiers-Ordre de saint François, il commença par vendre tout ce qu'il put du bien paternel et en distribua le prix aux pauvres, il laissa à son oncle le soin de ses terres seigneuriales, puis revêtu du pauvre habit des pèlerins il partit à pied pour Rome.

Là, de même qu'à Césène et à Plaisance, il se mit au service des malades et des pestiférés ; dans cette dernière ville, il fut frappé d'une flèche à la cuisse et blessé douloureusement.

Après des soins sommaires, il résolut de retourner dans son pays en mendiant son pain ; épuisé de fatigue et de fièvre pendant ce voyage, et rebuté par un homme riche à qui il demandait l'aumône, il se retira dans un bois voisin, et à toute extrémité, il s'étendit sur la terre nue.

Le Seigneur le nourrit miraculeusement en lui envoyant chaque jour un chien lui porter à manger, et c'est en compagnie de ce fidèle animal que l'imagerie religieuse le représente habituellement.

A suivre...
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Message  Monique Jeu 18 Juin 2009, 7:04 pm

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Saint Roch soignant et guérissant les pestiférés.



Saint ROCH DE MONTPELLIER, tertiaire (1295-1327)


Son oncle était alors gouverneur de Montpellier, et la province tout entière livrée aux dissensions et aux troubles. L'arrivée, dans le pays, d'un étranger, indifférent aux choses de la terre et uniquement occupé à celles de l'éternité provoqua des soupçons et on le jeta en prison.

Cinq années se passèrent dans ce triste séjour, il fut d'une patience admirable ; il lui eut suffi d'un mot pour se faire reconnaître de son oncle et pour être élevé au faîte des honneurs, ce mot, il ne le prononça jamais.

Quand le saint prisonnier sentit sa fin approcher, il demanda un prêtre et lorsque celui-ci pénétra dans le sombre cachot, il le trouva inondé d'une céleste clarté et du saint radieux des rayons plus brillants encore s'échappaient ; à la nouvelle du prodige la foule accourut et c'est au milieu de cette tardive apothéose que le saint expira.

Auprès de son corps, on trouva une tablette sur laquelle une main d'un autre monde avait gravé ces lignes : « J'annonce que tous ceux qui, étant atteints de la peste, recourront à la protection de Roch, en seront délivrés. »

Et l'histoire des siècles qui ont suivi a prouvé la vérité de cette prophétie.


A suivre... Bienheureuse PAULE DE MONTALDI, vierge, Clarisse (1443-1514).
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Message  Monique Sam 20 Juin 2009, 6:13 pm

Bienheureuse PAULE DE MONTALDI, vierge, Clarisse (1443-1514).


Les persécutions des hommes sont terribles à l'homme, mais celles du démon le lui sont bien davantage ; ce fut à ces dernières que la bienheureuse Paule fut en butte durant une grande partie de sa vie.

D'abord religieuse Clarisse au monastère de Mantoue, elle fut bientôt choisie comme abbesse, et elle le fut trois fois.

Le Mauvais, jaloux de sa haute sainteté, car dès l'enfance elle méprisa le monde, et c'est à l'âge de quinze ans qu'entrée chez les Clarisses elle devint un miroir de piété, de pénitence et de perfection religieuse, jaloux davantage encore des âmes qu'elle entraînait dans son glorieux sillage grâce à sa douceur, à ses conseils pleins de sagesse et de prudence, grâce surtout à ses saints exemples quand elle fut supérieure, la harcela de mille manières, la tortura, la martyrisa en employant toutes les ressources de son infernale intelligence.

Mais la bienheureuse, pleine de confiance en Dieu fut à la hauteur de cette suprême épreuve, et elle en triompha.

Le Très-Haut la dédommagea de ces terribles luttes en versant abondamment, dans son âme l'extase et le ravissement, et par surcroît, le 18 août 1514, après 56 années de vie religieuse, il lui donna le royaume des cieux avec sa gloire et son bonheur sans limites et sans fin.


A suivre... Saint LOUIS D'ANJOU, évêque de Toulouse, des Frères Mineurs (1274-1297).
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Message  Monique Dim 21 Juin 2009, 8:53 pm

Saint LOUIS D'ANJOU, évêque de Toulouse, des Frères Mineurs (1274-1297).


« Rose printanière de charité, lys de virginité, étoile brillante. 0 Louis, vase de sainteté, prie pour nous le Seigneur. »
C'est en ces accents magnifiques de poésie et de vérité que la liturgie franciscaine implore le jeune et glorieux évêque de Toulouse, saint Louis d'Anjou. Vingt-trois années durant lesquelles il unit ensemble et la pureté de l'ange et la pénitence de l'anachorète lui suffirent pour atteindre les plus hauts sommets de l'ascétisme chrétien.

Petit-neveu de saint Louis, roi de France, fils de Charles II, roi de Naples et héritier présomptif de sa couronne, Louis d'Anjou, après une enfance où la pureté et la mortification, ces deux vertus gardiennes l'une de l'autre brillèrent d'un admirable éclat, passa les années de son adolescence en captivité, servant d'otage avec ses deux frères et cinquante jeunes seigneurs pour que son père, fait prisonnier par Pierre, roi d'Aragon, put recouvrer sa liberté. Durant ce dur apprentissage de la vie, non seulement il pratiqua plus héroïquement encore que par le passé les vertus de patience, d'humilité et de résignation à la volonté de Dieu, fondements de toutes les autres, mais il s'efforçait encore d'initier ses jeunes compagnons d'infortune aux mystérieuses douceurs de la croix, en combattant leur tristesse, en relevant leur courage, en leur faisant apprécier le trésor de l'adversité. Tombé gravement malade, il fit vœu d'entrer dans l'Ordre franciscain s'il recouvrait la santé ; deux religieux de cet Ordre chargés de son éducation le lui avaient fait apprécier.

Rendu à la liberté, l'âme mûrie par l'épreuve et par la grâce de Dieu, il n'avait que vingt et un ans quand l'évêché de Toulouse lui fut imposé par le Pape Boniface VIII, car si par l'âge il sortait à peine de l'adolescence, il avait cependant la prudence des vieillards et la sagesse des saints.


Sa haute réputation l'avait précédé dans sa ville épiscopale et il y fut reçu avec des démonstrations de joie intense. Dès son entrée dans la ville, son seul aspect suffit pour convertir un pécheur qui depuis de longues années croupissait dans les habitudes les plus criminelles. Par la grâce de son chaste maintien, la sérénité de son front virginal, la beauté de son visage aussi candide que sympathique, le jeune évêque inspira à ce pécheur un repentir amer de ses fautes. Ému au plus profond de son cœur, ce malheureux s'écria : « Notre évêque est un saint. »


A suivre...
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Message  Monique Lun 22 Juin 2009, 6:44 pm

Saint LOUIS D'ANJOU, évêque de Toulouse, des Frères Mineurs (1274-1297).


Saint évêque, il le fut, et il répondit pleinement aux espérances de cet enthousiaste accueil. Placé sur le chandelier, dans la maison de Dieu, il l'inonda d'un torrent de lumière ; modèle accompli des brebis et des pasteurs, des hommes du siècle et des ministres du sanctuaire, il traça à tous sans distinction la ligne du devoir sous toutes ses formes.

Mais bien qu'évêque, il resta franciscain ; il en portait l'habit, en pratiquait les austérités, plus même que la plupart de ses frères en religion, lui, le pontife, l'enfant royal il était pauvre, châtiait son corps par de dures pénitences pour en conserver l'éclatante pureté ; il profitait surtout des heures calmes et mystérieuses de la nuit pour passer de longues veilles en prières devant le Prisonnier du tabernacle, et pour s'unir de plus en plus étroitement à ses muettes immolations.

Mais il ne fut pour ainsi dire que montré à la terre, il ne l'embauma qu'un instant des parfums de ses vertus et c'est en pleine efflorescence que ce beau lis fut transplanté dans les parterres du Paradis.

Saint Louis d'Anjou n'était âgé que de 23 ans quand il mourut ; il fut canonisé du vivant même de sa mère, le 7 avril 1317, vingt ans seulement après sa précieuse mort.


A suivre... Les sept allégresses de la Très-Sainte Vierge Marie.
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Message  Monique Mar 23 Juin 2009, 7:22 pm

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Les sept allégresses de la Très-Sainte Vierge Marie.


Aux rapports de Mariano de Florence et de Wadding, historiographe de l'Ordre, vers l'année 1423, un jeune homme très dévot à la Sainte-Vierge prit l'habit des Frères Mineurs.

Avant d'entrer dans l'Ordre, il avait l'habitude d'entretenir une couronne de fleurs autour d'une statue de Marie, mais devenu novice, il lui fut impossible d'accomplir cet acte de filiale piété, et si grande fut sa peine qu'il résolut de rentrer dans le monde. Avant de quitter le couvent, il implora le secours de sa Mère du ciel, prosterné devant sa statue, où il aimait à la prier, Marie daigna lui apparaître, le consoler, et lui apprendre à déposer à ses pieds une couronne plus belle et plus précieuse que celle qu'il lui tressait jadis avec des roses éphémères : « Récitez, lui dit-elle, une fois l'Oraison dominicale et dix fois la Salutation angélique en l'honneur de chacune des allégresses dont tressaillit mon cœur dans la Conception du Verbe éternel, la visite à ma cousine Élisabeth, la naissance de mon divin Fils, l'adoration des Mages, le recouvrement de Jésus au Temple, sa résurrection et mon assomption au ciel. »

Le jeune novice, raffermi dans sa vocation, fut fidèle à cette pratique, et chaque jour il récita la couronne des allégresses de Marie. Tel fut, paraît-il, la gracieuse origine de ce rosaire franciscain. Plusieurs fois durant le cours des siècles, la Reine du ciel daigna faire connaître combien cette pratique de dévotion en son honneur lui était agréable. Une indulgence plénière est accordée à tous les membres des trois familles franciscaines, chaque fois qu'ils récitent cette couronne de prières ; les cordigères eux-mêmes ont droit à la même faveur.

C'est aujourd'hui que le Missel et le Bréviaire franciscains célèbrent la fête des sept allégresses de Notre-Dame.

Après ses joies de la terre, Marie entre dans la joie éternelle. — Couronnée de gloire, son intercession a une influence merveilleuse sur les destinées des âmes qui la prient.


A suivre... Saint LOUIS, roi de France, tertiaire, patron des Frères du Tiers-Ordre (1215-1270).
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Message  Monique Mer 24 Juin 2009, 6:46 pm

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Saint LOUIS, roi de France, tertiaire, patron des Frères du Tiers-Ordre (1215-1270).


Louis IX fût un saint, et comme homme et comme roi, par ses vertus privées et par ses qualités royales.
Parmi les hautes vertus portées jusqu'à l'héroïsme, qui devinrent de jour en jour davantage les traits distinctifs et caractéristiques de cette nature d'élite, ses grandes et fortes habitudes personnelles de religion, d'équité, de charité, furent les sources pures, les principes féconds de son règne hors de pair.

C'est la religion de saint Louis, c'est-à-dire l'intelligence et la pratique de l'Évangile, qui l'attachèrent, en sa qualité si chèrement embrassée de disciple de Jésus-Christ à ses devoirs envers Dieu, d'où découlaient pour lui ses devoirs envers son peuple.

L'équité, un peu sévère, qui nous apparaît comme l'une des marques les plus saisissantes de sa personnalité morale est certes une vertu de roi. L'onction de l'Évangile et celle de saint François dont il était le fils par le Tiers-Ordre, jointes à la bonté naturelle de son cœur, la tempéra sans l'affaiblir et la rendit plus royale encore. Le tempérament de charité et la fermeté qui apparaît dans la conduite et les décisions de saint Louis est bien de l'homme qui a la croix gravée dans son cœur mais qui pourtant tient le sceptre et qui sait faire acte de justice aussi bien que de dévouement.

Ses vertus ascétiques et transcendantes, loin de nuire à ses devoirs de souverain, entourèrent, au contraire, dès son vivant, son front et son diadème d'une auréole dont profita son pouvoir : « Beaucoup s'étonnaient, dit Guillaume de Chartres, de ce qu'un homme si humble, si paisible, ni robuste de corps, ni dur dans son action, pouvait exercer ainsi une domination pacifique sur un si grand royaume, sur tant et de si grands et de si puissants seigneurs... Il faut attribuer cela non à la puissance terrestre, mais à la vertu divine. » — « Tous ses sujets, dit Geoffroi de Beaulieu, grands et petits, l'avaient en respect et en crainte, à cause do sa justice et de sa sainteté. »


A suivre...
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Message  Monique Jeu 25 Juin 2009, 8:06 pm

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Saint LOUIS, roi de France, tertiaire, patron des Frères du Tiers-Ordre (1215-1270).


Durant tout son règne, à une attention continuelle aux affaires de l'Etat, à un amour singulier de la justice, il joignit les austérités du cloître, visita souvent les hôpitaux où il soignait souvent à genoux les malades et les lépreux, et consacra tous les jours plusieurs heures à la prière. Comme on lui en faisait un jour le reproche : « En vérité, dit-il, les hommes sont étranges ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et l'on ne dirait mot, si j'employais les heures que j'y donne au jeu ou à la chasse. »

Tous les Ordres religieux lui étaient chers, mais entre tous, ceux de saint François et de saint Dominique lui inspiraient une affection spéciale. S'il eût été libre de suivre l'inspiration de son cœur il eût renoncé au sceptre et quitté le monde pour revêtir l'habit franciscain, mais contraint qu'il était de porter le fardeau des honneurs, il voulut du moins s'associer au Tiers - Ordre et dans le secret de son palais suivre la vie rigoureuse des fils les plus fervents de François d'Assise.

En 1239, sa piété le poussa à racheter des Vénitiens la sainte couronne d'épines engagée par Beaudoin II de Constantinople comme gage d'une somme considérable qu'il ne put jamais acquitter, et pour abriter un tel trésor, il construisit la Sainte-Chapelle, monument splendide, vraie dentelle de pierre qui, actuellement encore, est une des gloires architecturales de Paris. Deux fois il entreprit une croisade pour délivrer le tombeau du Christ des mains des infidèles ; fait prisonnier durant la première, il montra tant de vertus durant sa captivité, que les Musulmans eux-mêmes l'avaient surnommé « le sultan juste », et lui offrirent d'être leur roi s'il voulait embrasser la religion de Mahomet. C'est durant sa seconde croisade qu'il mourut de la peste en vue de Tunis, le 25 août 1270.

Dans sa tendre enfance, la pieuse reine Blanche de Castille, sa mère, avait coutume de lui répéter fréquemment : « Mon fils, je vous aime avec toute la tendresse dont une mère est capable ; cependant, je préférerais vous voir tomber mort à mes pieds plutôt que de vous savoir jamais coupable d'un seul péché mortel. » Ces paroles furent comme un bouclier dans l'âme du jeune prince, il les eut sans cesse présentes à l'esprit et elles le conservèrent toujours dans la crainte du Seigneur. Il fut ce que tout roi devrait être : « un instrument de la religion dans les mains de Dieu, pour faire régner Jésus-Christ dans son cœur et dans son royaume », et c'est en grande partie par cet ascète humble et pénitent qui servait les lépreux à genoux que furent fixées les destinées de la monarchie française.


A suivre... Bienheureux TIMOTHÉE DE MONTECCHIO, prêtre des Frères Mineurs (1444-1504) et BERNARD D'OFFIDA, Frère lai Capucin (1604-1694).
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Message  Monique Ven 26 Juin 2009, 6:44 pm

Bienheureux TIMOTHÉE DE MONTECCHIO, prêtre des Frères Mineurs (1444-1504) et BERNARD D'OFFIDA, Frère lai Capucin (1604-1694).


Les âmes humaines ont généralement des tendances naturelles, bonnes, indifférentes ou mauvaises ; on peut dire que chez le bienheureux Timothée, cette tendance prédominante était la soif de Dieu, et à mesure qu'il avançait en âge, il sentait s'accentuer plus fortement en lui ce désir d'une vie parfaite, éprouvant en son cœur ce vide indéfinissable que le Très-Haut met au cœur de celui qu'il veut posséder sans partage.

Longtemps il supplia le Ciel de lui faire connaître sa voie, et après de longues et d'ardentes prières, il entra dans l'Ordre de saint François.

Il oublia si vite le monde qu'on eût dit qu'il ne l'avait jamais connu, et il devint bien vite et comme naturellement un religieux parfait, c'est-à-dire un homme qui a fait totalement abnégation de soi-même pour se conformer entièrement à la volonté divine manifestée soit par les supérieurs, soit par les situations, soit par les événements, soit même par la malice des hommes, non pas que Dieu veuille positivement cette malice qui est un abus de la liberté, mais il la permet et, dans sa puissance et sa bonté, il sait la faire tourner au profit de ceux qui l'aiment, car qui a mérité aux martyrs leurs couronnes sinon les persécuteurs ?

Qui a éprouvé la vertu des saints sinon les épreuves qu'ils ont eu à endurer? Voilà pourquoi les pensées de notre bienheureux, ses paroles, ses actions et ses désirs, tout en lui n'avaient qu'un objet : Dieu seul ; Dieu était le centre de ses affections, vers Dieu seul il soupirait, pour Dieu il réprimait les mouvements naturels pour n'être qu'un instrument docile en ses mains.

Il fut une de ces âmes béatifiée par le Sauveur dans son entretien sur la montagne : une âme assoiffée de justice, c'est-à-dire de sainteté et de perfection. Sa piété et sa ferveur dans l'oblation du divin Sacrifice lui méritèrent d'enivrantes visions du Dieu caché dans l'Eucharistie.

Le 26 août 1504, jour de sa bienheureuse mort, il entra enfin dans la possession éternelle et dans la vision sans voile de Celui qu'il avait tant désiré et tant recherché sur la terre.


A suivre...[/quote]
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Message  Monique Sam 27 Juin 2009, 7:33 pm

Bienheureux TIMOTHÉE DE MONTECCHIO, prêtre des Frères Mineurs (1444-1504) et BERNARD D'OFFIDA, Frère lai Capucin (1604-1694).


Comme sainte Geneviève de Nanterre, patronne de Paris, comme saint Pascal Baylon, l'amant de l'Eucharistie, comme sainte Germaine de Pibrac, comme le saint curé d'Ars et Bernadette de Lourdes, comme tant et tant d'autres à l'âme innocente et sainte, Bernard d'Offida fut d'abord berger, car le divin Pasteur semble avoir une prédilection pour ces humbles et ces petits.

Doux, pur, innocent comme les agnelets qu'il paissait, il était en même temps apôtre et il savait rassembler les autres bergers de son âge pour leur parler de Dieu et pour les inviter à le prier avec lui. Une si belle enfance fut couronnée par une vie religieuse non moins belle ; il entra chez les Frères Mineurs Capucins en qualité de Frère convers. Le soin des malades lui échut, il soigna ces membres souffrants du Christ comme le Christ lui-même, car il le voyait en eux, et les diverses communautés dans lesquelles il vécut furent édifiées par ses exemples et embaumées de ses vertus.

A l'âge de 60 ans, il fut nommé quêteur et comme un autre Félix de Cantalice, il sut même au milieu du monde vivre dans la solitude et le sanctuaire de son âme et en sollicitant les secours temporels, il répandait à pleines mains les trésors spirituels, consolant les pauvres et les affligés, convertissant les pécheurs, encourageant les faibles, apaisant les différends, rétablissant l'union dans les familles divisées ; il était en un mot le bon ouvrier de Dieu, un autre Christ passant comme lui en faisant le bien.

Quand les infirmités du vieil âge ne lui permirent plus de sortir, il remplit la charge de portier, et comme sa haute sainteté était connue, ceux qu'il visitait jadis allaient à lui maintenant pour recueillir les bienfaits spirituels dont il était le dépositaire ; souvent même Dieu montra le crédit que ce bon serviteur avait auprès de lui en lui départissant un pouvoir miraculeux. Il ressuscita même un enfant en s'adressant à son bon saint Félix en qui il avait grande dévotion ; il aima ce grand saint, son frère en religion, le prit pour modèle ; ayant été une fidèle copie de cet ami de Dieu, il fut après une longue vie de 90 ans admis à partager son éternel bonheur, qu'il acheta au prix des mêmes épreuves et des mêmes mérites.
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Message  Monique Lun 29 Juin 2009, 9:02 pm

PRIÈRE A TOUS LES SAINTS de l'Ordre Séraphlque.


Illustres saints, qui, illuminés de célestes clartés, avez si bien imité saint François, priez pour nous, afin qu'après avoir été ici-bas pleins de courage et de ferveur, nous puissions être heureux avec vous dans le ciel.

V. Seigneur, placez-nous avec vos saints dans l'éternité.
R. Rendez-nous participants de leur gloire.


Oraison

Nous vous en prions, Seigneur, que votre grâce rende bienfaisante notre piété ; vous nous réjouissez par la pieuse commémoraison des Martyrs, des Confesseurs, des Vierges et de tous les Saints de l'Ordre des Mineurs, daignez nous conduire avec eux aux joies de l'éternité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.


FIN
de la deuxième floraison
des
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