PAUL VI... bienheureux ? par Don Luigi Villa

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Message  Javier Ven 16 Déc 2011, 6:36 am

De toutes façons, l’influence de ces observateurs protestants fut grande, comme on l’a dit et redit. Par exemple, dans le livre : “Rome and Canterbury through four centuries” de Bernard Pawley, édité à Londres en 1974, on peut lire que les “Observateurs” pendant le Concile furent l’objet de grands égards, et qu’ils pouvaient disposer de n’importe quel moment pour les communications et les échanges, ainsi qu’il ressort justement des “documents” (p. 343). Quant à la liturgie, l’auteur écrit :

« Le contenu et le résultat du Décret sur la réforme de la Liturgie ont complètement changé les rapports (out of a recognition). Car la Liturgie Romaine revue, bien loin d’être un motif de désaccord, ressemble à présent de très près à la Liturgie Anglicane. Elle a démontré également la valeur, en certains cas, d’un gouvernement autoritaire, parce que, au lieu des souffrances et des angoisses liées aux expériences, aux objections et aux contre objections, et à la multitude de révisions parallèles existantes au même moment, la nouvelle Liturgie Romaine est née simultanément dans le monde entier. Mais les laïcs de l’Eglise Catholique Romaine, parmi lesquels quelques-uns trouvaient les changements trop radicaux et subits, enviaient le laïcat anglican qui a pour le moins quelque possibilité de faire entendre sa propre voix dans le processus de changement. Parmi toutes les nouveautés les plus importantes, se trouvent les étroites correspondances et les influences réciproques dans toutes les discussions sur l’argument. Des Anglicans ont été invités à participer au “Consilium liturgique”. Le Décret du Concile ne concernait que les principes : ils correspondent amplement au “Livre de la Prière Commune” (= Book of Common Prayer). Ces principes sont les suivants :

a) la traduction des cérémonies liturgiques en langue vulgaire ;

b) La révision des textes avec références aux modèles scripturaires et patristiques ;

c) la fin de la prédominance (“dominance”) du Rite Romain ;

d) la “déclérisation” des rites et l’encouragement à la participation active des laïcs ;

e) une minimisation (= playing down) de l’influence monastique et un renforcement des liens avec le monde contemporain.


« Quelques-unes des observations faites par les évêques durant les débats sur la réforme du Bréviaire, incita un des Observateurs à remarquer que “si on devait continuer de ce pas, à la fin, ils finiront par découvrir qu’ils ont inventé le “Book of Common Prayer !”. Mais, en bien des points, la nouvelle Liturgie, dans sa modernité, est allée bien au-delà de la Liturgie de Cranmer, malgré un retard de 400 ans. Et il y a des anglicans qui considèrent l’anglais de Cranmer, trésor de la littérature de son temps, aussi éloigné de la façon actuelle de s’exprimer, et par conséquent aussi incompréhensible que le latin liturgique. La liturgie donc, de motif de désaccord qu’elle était, s’est ainsi transformée en possibilité de stimulation réciproque. »

Voilà qui justifie la grave affirmation des cardinaux Ottaviani et Bacci qui, dans leur ‘Bref Examen critique du nouvel Ordo Missæ’, rédigé en collaboration avec un groupe de théologiens choisis, ont déclaré que la ‘nouvelle Messe’ « s’éloigne de façon impressionnante, autant dans l’ensemble que dans les détails, de la théologie catholique de la Sainte Messe. » (Lettre accompagnant le Bref Examen Critique – D.C. n°1558 p.215-216)

Et ce fut vraiment... la révolution !
PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 Aaa20PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 Bbb16
a) la traduction des cérémonies liturgiques en langue vulgaire ;

b) La révision des textes avec références aux modèles scripturaires et patristiques ;

c) la fin de la prédominance (“dominance”) du Rite Romain ;

d) la “déclérisation” des rites et l’encouragement à la participation active des laïcs ;

e) une minimisation (= playing down) de l’influence monastique et un renforcement des liens avec le monde contemporain.


PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 Ccc15«la nouvelle messe s’éloigne de façon impressionnante, autant dans l’ensemble que dans les détails, de la théologie catholique de la Sainte Messe. » (Lettre accompagnant le Bref Examen Critique – D.C. n°1558 p.215-216) (cardinaux Ottaviani et Bacci)
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Message  Javier Mar 03 Jan 2012, 12:49 pm

Dans la Sainte Messe en effet, il n’y a pas eu qu’un seul remaniement, mais un nombre incalculable, en différentes étapes :

- La première a été la “désacralisation” de la Sainte Communion : prise debout, dans la main, distribuée par des laïcs (même par des femmes ou des jeunes filles), passée de main en main, comme par exemple la célébration de Paul VI à Genève. (Photo dans “Le Spectacle du Monde”, juillet 1969, p.19), ou bien à table, au pique-nique... Oh ! Combien et quelles profanations de l’Eucharistie ! Et ceci avec la permission officielle de Paul VI !

- La deuxième étape : on s’attaqua au “Sacrifice Propitiatoire”. Dans l’Instructio Generalis du “Novus Ordo Missæ”, en effet, de première main, à l’article 7, Paul VI avait écrit :

« La Cène du Seigneur, ou Messe, est la sainte Synaxe ou assemblée du peuple de Dieu qui se réunit sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. Car c’est surtout pour l’assemblée locale de la Sainte Eglise que vaut la promesse du Christ : “Là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux” (Mt 18, 20). »

Comme on le voit, la définition de la ‘Messe’ est limitée à une ‘cène’, ce qui par la suite sera continuellement répété (Novus Ordo Missæ, N°8, 48, 55d, 56). Une cène caractérisée par l’assemblée présidée par le prêtre, en laquelle s’accomplit un simple ‘mémorial’ du Seigneur, rappelant ce qu’il fit le Jeudi Saint.

Or, tout ceci n’implique ni la Présence réelle, ni la réalité du Sacrifice, ni la sacramentalité du prêtre consacrant, ni la valeur intrinsèque du Sacrifice eucharistique, indépendamment de la présence dans l’assemblée. En un mot, cette définition n’implique aucune des valeurs dogmatiques essentielles de la Messe, qui par conséquent en constituent la vraie définition.

Donc, leur omission volontaire équivaut à leur dépassement, et au moins en pratique, à leur négation.


Note : cfr. Bref Examen critique, p.5. Il va sans dire que si l’on venait à nier même un seul dogme défini, tous les dogmes s’écrouleraient ipso facto, car s’écroulerait le principe même de l’infaillibilité du Magistère Hiérarchique suprême et solennel, qu’il soit pontifical ou conciliaire.


Ensuite, la deuxième partie de cette définition, à savoir que la Messe réalise ‘éminemment’ la promesse du Christ : « Là où deux ou trois… Je suis au milieu d’eux », crée une équivoque, car cette ‘promesse du Christ’ ne concerne formellement qu’une présence spirituelle du Christ en vertu de sa Grâce, et aucunement sa ‘Présence réelle’, en Corps, Sang, Âme et Divinité, ainsi qu’on la trouve dans la Sainte Eucharistie. Donc, lier cette promesse du Christ à la Messe voudrait dire que la Messe ne réalise qu’une ‘présence spirituelle’ du Christ, et non pas la présence réelle et sacramentelle.

Cela serait suffisant pour nous faire dire que la définition de la Messe du ‘Novus Ordo’ de Paul VI est hérétique. De toutes manières, après avoir lu ce ‘Bref Examen critique’ des deux cardinaux, il fit changer ce paragraphe 7, en le corrigeant, mais en partie seulement, car le texte de la Messe est resté encore tel quel. On n’y a même pas changé un mot ! Le texte refondu s’exprime ainsi : « Dans la Messe, ou cène du Seigneur, le peuple de Dieu est réuni pour célébrer, sous la présidence du prêtre qui agit ‘in persona Christi’, le mémorial ou sacrifice eucharistique. Pour cette assemblée locale vaut de façon éminente la promesse du Christ : « Partout où deux ou trois personnes sont réunies en mon nom, Je suis au milieu d’eux. »

Par cette astucieuse réparation, les erreurs de ce paragraphe sembleraient réparées. Sembleraient !… Et au contraire, non ! La ‘Messe’ est ‘cène’ comme avant ; le ‘sacrifice’ est seulement un ‘mémorial’, comme avant ; la Présence du Christ sous les deux espèces est qualitativement égale à sa présence dans l’assemblée, dans le prêtre et dans la sainte Écriture. Les laïcs ne savent pas remarquer la subtile distinction du ‘sacrifice de l’autel’ dit à présent ‘durable’, mais l’esprit des rédacteurs fut celle-ci, comme l’expliqua aussi Rahner dans son commentaire à ‘Sacrosanctum Concilium’ art. 7 :

« L’art. 7 contient – c’était déjà dans le Concilium – une description théologique de l’Eucharistie. Deux éléments sont spécialement dignes d’attention : on parle de laisser ‘durer’ le sacrifice du Christ, alors que les expressions ‘Repræsentatio’ (concile de Trente) et ‘Renovatio’ (textes pontificaux plus récents) on été évitées à dessein. La célébration eucharistique est caractérisée par un mot, pris dans la récente discussion protestante, à savoir ‘mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus’. »

Or n’est-ce pas s’éloigner du renouvellement non sanglant du sacrifice du Calvaire ? En effet, d’après cette nouvelle définition, le sacrifice du Christ se serait produit une seule fois pour toujours et durerait dans son effet. Mais c’est la doctrine de Luther ! Si le Sacrifice de la Messe n’est qu’un mémorial dans lequel dure l’effet de l’unique sacrifice, alors le Christ n’est présent que spirituellement ; et ceci l’amoindrit, même si on a introduit l’expression ‘in persona Christi’, et la Présence réelle n’est que symbolisée dans les deux espèces. Et la preuve, on peut aussi la trouver dans les déclarations des théologiens allemands tels que : Längerlin, collaborateur de J. A. Jungmann et Johannes Wagner, lesquels, parlant justement de la nouvelle version du paragraphe 7, disent :

« Malgré la nouvelle version concédée en 1970 aux réactionnaires militants (qui seraient les cardinaux Ottaviani et Bacci…), et cependant non pas désastreuse grâce à l’habileté des rédacteurs, la nouvelle théologie de la Messe évite aussi les voies sans issues des théories de sacrifice post-tridentines, et correspond pour toujours à certains documents interconfessionnels de ces dernières années. »

Cela voudrait dire que le culte actuel est encore estropié !

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_49_10

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_49_11
la définition de la ‘Messe’ est limitée à une ‘cène’, ce qui par la suite sera continuellement répété (Novus Ordo Missæ, N°8, 48, 55d, 56). Une cène caractérisée par l’assemblée présidée par le prêtre, en laquelle s’accomplit un simple ‘mémorial’ du Seigneur, rappelant ce qu’il fit le Jeudi Saint.

Or, tout ceci n’implique ni la Présence réelle, ni la réalité du Sacrifice, ni la sacramentalité du prêtre consacrant, ni la valeur intrinsèque du Sacrifice eucharistique, indépendamment de la présence dans l’assemblée. En un mot, cette définition n’implique aucune des valeurs dogmatiques essentielles de la Messe, qui par conséquent en constituent la vraie définition.

Donc, leur omission volontaire équivaut à leur dépassement, et au moins en pratique, à leur négation.


PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_49_12 Längerlin, collaborateur de J. A. Jungmann et Johannes Wagner, lesquels, parlant justement de la nouvelle version du paragraphe 7, disent :« Malgré la nouvelle version concédée en 1970 aux réactionnaires militants (qui seraient les cardinaux Ottaviani et Bacci…), et cependant non pas désastreuse grâce à l’habileté des rédacteurs, la nouvelle théologie de la Messe évite aussi les voies sans issues des théories de sacrifice post-tridentines, et correspond pour toujours à certains documents interconfessionnels de ces dernières années. »
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Message  Javier Mer 04 Jan 2012, 8:31 am

Et nous pouvons dire à présent que l’Ordo Missæ de Paul VI est, dans sa pensée, luthérien.

Voici un indice de ce rapprochement voulu avec les protestants : le journal “La Croix” du 2 novembre 1967 fournissait cette information : “450 ans après les thèses de Luther - Message de Paul VI à la Fédération Luthérienne Mondiale”.

En effet, le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait aux portes d’une église de Wittenberg ses thèses sur les indulgences, et son geste fut considéré comme le point de départ de la Réforme protestante. Or le 450ème anniversaire de cet évènement fut commémoré dans le monde entier. La Fédération Luthérienne Mondiale l’a célébré du 29 au 31 octobre, à Lund, en Suède. Mgr. Willebrands, alors secrétaire du Secrétariat pour l’Unité des Chrétiens, y représenta l’église catholique, en y faisant une conférence dans l’amphithéâtre de l’Université. A cette occasion, Paul VI envoya au Président de la Fédération, le doct. Schiotz, un message où il disait :

« Comme chacun de vous, nous regrettons que la chrétienté occidentale ait été divisé pendant 450 ans. Nous ne blâmons aucun d’entre nous pour ce schisme terrible. Bien plutôt, Nous essayerons de trouver le moyen de restaurer l’unité perdue. »

Et alors, en considérant ces modifications profondes, que faut-il penser de Paul VI ? Ne nous trouvons-nous pas devant un fait sans précédent dans toute l’histoire du Pontificat Romain ?

Mais au moins, de cette manière, les “frères séparés” - comme le dit Max Thurian - pourront “célébrer la Sainte Cène avec les mêmes prières que l’Eglise catholique”.

Mais à quoi sert de “célébrer la Sainte Cène” si elle reste une cène et n’est plus un Sacrifice ?

Jusqu’au “Novus Ordo” de Paul VI, l’intégrité de la Foi trouvait dans la Messe de Saint Pie V “une barrière infranchissable contre toute hérésie qui puisse porter atteinte à l’intégrité du Mystère” ; après le “Novus Ordo” au contraire, les hérésies ont pullulé partout, à pleines mains. « Les raisons pastorales avancées pour justifier une si grave rupture - écrivirent les cardinaux Ottaviani et Bacci, dans leur “examen critique” sur le “Novus Ordo” – même si elles avaient le droit de subsister en face de raisons doctrinales, ne semblent pas suffisantes. Tant de nouveautés apparaissent dans le nouvel Ordo Missæ, et en revanche tant de choses éternelles s’y trouvent reléguées à une place mineure ou à une autre place – si même elles y trouvent encore une place, - que pourrait se trouver renforcé et changé en certitude le doute, qui malheureusement s’insinue dans de nombreux milieux, selon lequel des vérités, toujours crues par le peuple chrétien, pourraient changer ou être passées sous silence sans qu’il y ait infidélité au dépôt sacré de la doctrine auquel la foi catholique est liée pour l’éternité. Les récentes réformes ont suffisamment démontré que de nouveaux changements dans la liturgie ne pourront pas se faire sans conduire au désarroi le plus total des fidèles qui déjà manifestent qu’ils leur sont insupportables et diminuent incontestablement leur foi. Dans la meilleure part du clergé, cela se marque par une crise de conscience torturante dont nous avons des témoignages innombrables et quotidiens. » (Cfr. “Bref Examen critique du Novus Ordo Missæ”, dans la “Lettre à Paul VI” – D.C. n°1558 p.216)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1_de_210
Jusqu’au “Novus Ordo” de Paul VI, l’intégrité de la Foi trouvait dans la Messe de Saint Pie V “une barrière infranchissable contre toute hérésie qui puisse porter atteinte à l’intégrité du Mystère” ; après le “Novus Ordo” au contraire, les hérésies ont pullulé partout, à pleines mains.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 2_de_210
Et nous pouvons dire à présent que l’Ordo Missæ de Paul VI est, dans sa pensée, luthérien.
(...)Mais à quoi sert de “célébrer la Sainte Cène” si elle reste une cène et n’est plus un Sacrifice ?
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Message  Javier Jeu 05 Jan 2012, 6:18 am

(rappel de quelques congrès eucharistiques)

Aujourd’hui encore, les prévisions des deux cardinaux Ottaviani et Bacci sont vérifiables dans la crise de foi catastrophique qui est encore en cours parmi les prêtres et les fidèles.

Pour avoir une idée de la désorientation du clergé, haut et bas, sur la foi en l’Eucharistie, qu’il nous suffise de nous remettre en mémoire le Congrès Eucharistique national de Pescara - auquel participa aussi Paul VI - durant lequel l’évêque du lieu élimina la Procession Eucharistique, parce que “triomphaliste”, pour ne pas choquer la sensibilité des “non-croyants”...

Qu’il nous suffise de rappeler aussi le Congrès Eucharistique International de Melbourne (18-25 février 1973), où, à la place du Très Saint Sacrement, on porta en procession la Bible... où, nous explique-t-on, l’on créa une prière eucharistique (= canon de la Messe) propre pour les autochtones qui se trouvent encore au niveau de culture de l’âge de pierre, et dont le langage ne connaît par conséquent aucune abstraction, l’on y inséra le passage suivant : “Père, tu as fait les fleuves qui nous donnent de l’eau et des poissons. Tu as fait les montagnes et les plaines. Tu as fait pour nous les kangourous et les lézards géants et les oiseaux. Père, tu es bon.” (cf. Conférence du professeur B. Fischer, le 17 juillet 1981 à Lourdes – D.C. n°1813 p.739-740)

Qu’il nous suffise de rappeler le Congrès Eucharistique International de Lourdes (16-23 juillet 1981), dans lequel on en est même venu à exhumer l’hérétique article 7 du “Novus Ordo”, pour le proposer ensuite comme méditation dans un Congrès qui choisit comme devise : “Jésus-Christ, pain rompu pour un monde nouveau”...

Qu’il nous suffise de rappeler le Congrès Eucharistique National de Milan (14-22 mai 1983) où l’Eucharistie fut présentée non pas tant comme Révélation du Christ que comme révélation de l’homme; où on accusa la théologie scholastique d’avoir “chosifié” l’Eucharistie ; où on refusa la “transsubstantiation”, tout en admettant la présence du Corps et du Sang du Christ, sans que rien n’ait été transsubstantié ; où la théologie eucharistique glissa vers la sociologie...

Qu’il suffise de rappeler enfin, le Congrès Eucharistique National de Bologne (20-28 septembre 1997), où les fidèles, dans un monde qui les distrait continuellement des appels de Dieu, au lieu d’être convoqués pour renouveler leurs efforts de rapprochement à l’action salvifique du très Saint Sacrement, qui les veut plus détachés des affaires de tous les jours pour réaliser en eux-mêmes une séparation nette entre l’homme charnel et l’homme spirituel, dans le but de subordonner le premier au second, ont été au contraire poussés à participer à une espèce de “kermesse”, où l’on fit des prières, bien sûr, mais qui se déroula surtout hors de la cathédrale, à ciel ouvert, et se termina non pas par une procession solennelle du très Saint Sacrement, mais par un final de musique rock, en présence du Saint Père et de nombreux évêques... Un nouveau style en somme, de Congrès Eucharistique, submergé sous des flots d’argent (23 milliards de lires (=77 millions de FF de coût général), à cause aussi de “cachets” honteux versés à certains chanteurs habitués à chanter des morceaux notoirement sacrilèges, à la louange du sexe, de la drogue et de l’avortement...

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 A17Pour avoir une idée de la désorientation du clergé, haut et bas, sur la foi en l’Eucharistie, qu’il nous suffise de nous remettre en mémoire le Congrès Eucharistique national de Pescara - auquel participa aussi Paul VI - durant lequel l’évêque du lieu élimina la Procession Eucharistique, parce que “triomphaliste”, pour ne pas choquer la sensibilité des “non-croyants”...

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 B10Qu’il nous suffise de rappeler aussi le Congrès Eucharistique International de Melbourne (18-25 février 1973), où, à la place du Très Saint Sacrement, on porta en procession la Bible... où, nous explique-t-on, l’on créa une prière eucharistique (= canon de la Messe) propre pour les autochtones qui se trouvent encore au niveau de culture de l’âge de pierre, et dont le langage ne connaît par conséquent aucune abstraction, l’on y inséra le passage suivant : “Père, tu as fait les fleuves qui nous donnent de l’eau et des poissons. Tu as fait les montagnes et les plaines. Tu as fait pour nous les kangourous et les lézards géants et les oiseaux. Père, tu es bon.” (cf. Conférence du professeur B. Fischer, le 17 juillet 1981 à Lourdes – D.C. n°1813 p.739-740)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 C10Qu’il suffise de rappeler enfin, le Congrès Eucharistique National de Bologne (20-28 septembre 1997), où les fidèles, dans un monde qui les distrait continuellement des appels de Dieu, au lieu d’être convoqués pour renouveler leurs efforts de rapprochement à l’action salvifique du très Saint Sacrement, qui les veut plus détachés des affaires de tous les jours pour réaliser en eux-mêmes une séparation nette entre l’homme charnel et l’homme spirituel, dans le but de subordonner le premier au second, ont été au contraire poussés à participer à une espèce de “kermesse”, où l’on fit des prières, bien sûr, mais qui se déroula surtout hors de la cathédrale, à ciel ouvert, et se termina non pas par une procession solennelle du très Saint Sacrement, mais par un final de musique rock, en présence du Saint Père et de nombreux évêques... Un nouveau style en somme, de Congrès Eucharistique, submergé sous des flots d’argent (23 milliards de lires (=77 millions de FF de coût général), à cause aussi de “cachets” honteux versés à certains chanteurs habitués à chanter des morceaux notoirement sacrilèges, à la louange du sexe, de la drogue et de l’avortement...
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Message  Javier Mer 11 Jan 2012, 12:48 pm

(Du bref examen critique du Novus Ordo Missæ)

Pour qui voudrait une preuve récapitulative, il suffit de lire le “Bref Examen Critique du Novus Ordo Missæ”, présenté à Paul VI, en 1969, par les cardinaux Ottaviani et Bacci. C’est une brochure divisée en huit points-synthèses des principales difficultés :

Dans le 1er, on dit que la “Nouvelle Messe” était seulement “normative” et qu’elle fut “répudiée” par les évêques ;

Dans le 2ème, on examine la définition de la Messe, tel qu’on le lisait à l’art. 7 de l’“Institutio generalis”, dans laquelle cette définition réduit la Messe à une cène et à une assemblée du peuple de Dieu, et n’implique ni la Présence réelle, ni la réalité du Sacrifice, ni la sacramentalité du prêtre consacrant, ni la valeur intrinsèque du Sacrifice eucharistique, indépendamment de la présence de l’assemblée ;

Dans le 3ème, on souligne la disparition, ou la dénaturation des finalités de la Messe ;

Dans le 4ème, on souligne les diverses omissions et les dégradations de l’essence de la Messe ;

Dans le 5ème, on fait des remarques sur les nouveaux Canons ;

Dans le 6ème, on fait une affirmation grave : “Il est évident que le Novus Ordo Missæ ne veut plus représenter la foi de Trente. A cette foi, néanmoins, la conscience catholique est liée pour l’éternité...”

Dans le 7ème, on souligne une grande perte de foi et de piété ;

Dans le 8ème, on souligne que le Missel tridentin, en considération des erreurs existantes à l’intérieur de l’Eglise, est nécessaire aujourd’hui plus que jamais, et que son abandon est “une incalculable erreur”.

Naturellement, on essaya tout de suite de donner des justifications à cette “nouvelle Messe”. En effet, le 29 novembre 1969, l’Osservatore Romano rapporta un article du franc-maçon Mgr Bugnini, l’âme damnée de cette révolution liturgique, sous le titre : “La Messe de toujours”, dans lequel Bugnini écrivait : “C’est une nouvelle époque de la vie de l’Eglise qui commence ”.

Mais tout de suite, il se contredisait, ajoutant :

“Ce n’est pas une “nouvelle Messe”, car rien d’essentiel, d’authentiquement traditionnel n’a été changé. Dans le nouveau rite, l’Eglise reconnaît, uniques et identiques, la voix, le geste, les mots, les “signes” avec lesquels, pendant vingt siècles, elle a créé autour de l’Eucharistie, un halo de foi, d’art et de joie. C’est la voix d’hier, la voix de toujours.”

Paul VI lui-même admit cette nouveauté : « Nouveau rite de la messe ! C’est là un changement qui affecte une vénérable tradition multiséculaire, et donc notre patrimoine religieux héréditaire, lequel semblait devoir demeurer intangible, immuable, nous faire redire les mêmes prières que nos ancêtres et nos saints, nous apporter le réconfort de la fidélité à notre passé spirituel, que nous actualisions pour le transmettre ensuite aux générations suivantes. Nous comprenons mieux, en cette circonstance, la valeur de la tradition historique et de la communion des saints. Ce changement porte sur le déroulement des cérémonies de la messe. Nous constaterons, peut-être avec un certain regret, qu’à l’autel les paroles et les gestes ne sont plus identiques à ceux auxquels nous étions tellement habitués que nous n’y faisions presque plus attention. Ce changement concerne également les fidèles. Il devrait intéresser chacun d’eux, les amener à sortir de leurs petites dévotions personnelles ou de leur assoupissement habituel.

« Nous devons nous préparer à ces multiples changements ; ils sont inhérents à toutes les nouveautés qui changent nos habitudes. Nous pouvons faire remarquer que ce seront les personnes pieuses qui seront les plus dérangées. Elles avaient leur façon respectable de suivre la messe ; elles se sentiront maintenant privées de leurs pensées habituelles et obligées d’en suivre d’autres. Les prêtres eux-mêmes en éprouveront peut-être quelque difficulté. »
(Audience générale du 26 novembre 1969 – D.C. n°1553 p.1102)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 A110Dans le 6ème, on fait une affirmation grave : “Il est évident que le Novus Ordo Missæ ne veut plus représenter la foi de Trente. A cette foi, néanmoins, la conscience catholique est liée pour l’éternité...”
PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 B210Naturellement, on essaya tout de suite de donner des justifications à cette “nouvelle Messe”. En effet, le 29 novembre 1969, l’Osservatore Romano rapporta un article du franc-maçon Mgr Bugnini, l’âme damnée de cette révolution liturgique, sous le titre : “La Messe de toujours”, dans lequel Bugnini écrivait : “C’est une nouvelle époque de la vie de l’Eglise qui commence ”.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 C310Paul VI lui-même admit cette nouveauté : « Nouveau rite de la messe ! C’est là un changement qui affecte une vénérable tradition multiséculaire, et donc notre patrimoine religieux héréditaire, lequel semblait devoir demeurer intangible, immuable, nous faire redire les mêmes prières que nos ancêtres et nos saints, nous apporter le réconfort de la fidélité à notre passé spirituel, que nous actualisions pour le transmettre ensuite aux générations suivantes. Nous comprenons mieux, en cette circonstance, la valeur de la tradition historique et de la communion des saints. (...) « Nous devons nous préparer à ces multiples changements ; ils sont inhérents à toutes les nouveautés qui changent nos habitudes. Nous pouvons faire remarquer que ce seront les personnes pieuses qui seront les plus dérangées. Elles avaient leur façon respectable de suivre la messe ; elles se sentiront maintenant privées de leurs pensées habituelles et obligées d’en suivre d’autres. Les prêtres eux-mêmes en éprouveront peut-être quelque difficulté. » (Audience générale du 26 novembre 1969 – D.C. n°1553 p.1102)
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Message  Javier Jeu 12 Jan 2012, 2:35 pm

Il est évident que, de son côté, St Pie V savait ce qu’il disait lorsqu’il assignait une limite infranchissable ‘in perpetuo’ à sa réforme, même de la part de tous ses successeurs. Sa Constitution ‘Quo Primum’ n’avait pas pour objet une question disciplinaire, sujette à un gouvernement pastoral, qu’on pouvait changer selon les époques, mais une codification définitive exempte d’erreurs doctrinales de ce qui fut, dès les temps apostoliques, la substance dogmatique de la Messe : Sacrifice eucharistique (et non une Cène) et Célébration, qui n’est pas, de par sa nature, ‘communautaire’ (comme l’affirme au contraire l’art. 14 de l’Institutio Generalis, d’après Vatican II ), mais simplement et uniquement Célébration ministériel-le du Sacerdoce sacramentel.

En effet, cette ‘participation du peuple au rite’ n’a jamais signifié (en vingt siècles de doctrine de l’Église ) aucun droit du peuple à participer à la Messe activement (car le rite lui-même serait invalide ), mais seulement une concession de la part de l’Église enseignante de participer, par le dialogue, à quelques parties et prières de valeur purement cérémonielles, mais non à celles qui ont valeur officielle et consécratoire, qui n’appartiennent qu’au prêtre validement consacré, condition ‘sine qua non’ au Sacrifice eucharistique.

Pour ces motifs dogmatiques, le pape Saint Pie V, dans la Constitution ‘Quo Primum’, termine par ces paroles solennelles : « A personne donc et en aucune manière ne sera licite de violer et de transgresser avec une audace téméraire ce document de Notre permission, statut, ordonnance, mandat, précepte, concession, indult, déclaration, volonté, décret et interdiction. Si quelqu’un cependant aura l’audace d’y porter atteinte, qu’il sache qu’il encourra l’indignation de Dieu Tout-Puissant et de ses bienheureux Apôtres Pierre et Paul... »

On se demande bien si Paul VI, successeur de Saint Pie V, avait prévu les “excommunications” (anathema sit) menacées à tous ceux qui commettent un délit, dans le sens condamné par les Canons 1, 2, 3, 6 et 9 de la Session XXII du Concile de Trente (Denz. H. 1751, 1752, 1753, 1756, 1759)... En les relisant, je me suis demandé si Paul VI les connaissait, ces Canons de Trente, au point de faire un sérieux examen de conscience devant Dieu et l’Eglise qu’il trahissait si lourdement, et justement comme le voulait l’hérétique franc-maçon Luther, lorsque celui-ci écrivit :

« La messe n’est pas un sacrifice ni l’action du sacrificateur. Nous devons la considérer comme un sacrement ou un testament. Appelons-la bénédiction, eucharistie, table du Seigneur, mémorial du Seigneur. Qu’on lui donne n’importe quel autre nom, pourvu qu’on ne la salisse pas du nom de “sacrifice”. »

Et encore :

« Quand la messe aura été renversée, je suis convaincu que nous aurons renversé avec elle le papisme... Je déclare que tous les bordels, les homicides, les assassinats et les adultères, sont moins mauvais que cette abomination qu’est la messe des papes ! » Paul VI ne le savait-il pas ?

Il me semble opportun de souligner un point fondamental de la Messe, le point peut-être le plus abîmé de cette Messe de Paul VI : l’essence du Sacrifice.

a) La Présence réelle

Alors que dans le ‘Suscipe’ de la Messe de saint Pie V était explicitée la ‘fin’ de l’offrande, ici, dans la nouvelle Messe de Paul VI, il n’y en a aucune mention. C’est pourquoi on peut dire que le changement de formulation révèle un changement de doctrine ; c’est-à-dire : la non explicitation du Sacrifice signifie la suppression du rôle central de la Présence réelle. De fait, à cette Présence réelle et permanente du Christ en Corps, Sang, Âme et Divinité, on ne fait jamais aucune allusion. Le mot même de ‘transsubstantiation’ est complètement ignoré (dans le Novus Ordo et dans l’Institutio Generalis qui l’introduit).

b) Les formules consécratoires

La formule antique de la Consécration n’était pas ‘narrative’ - comme elle l’est dans cette nouvelle Messe -, mais c’était une formule proprement sacramentelle. Au contraire, les ‘nouvelles formules consécratoires’ sont prononcées par le prêtre comme si elles étaient une narration historique, non comme exprimant un jugement catégorique et affirmatif, proféré par celui dans la Personne duquel il agit : « Hoc est Corpus meum », et non pas : « Hoc est Corpus Christi ». C’est pourquoi les paroles de la Consécration, telles qu’elles sont insérées dans le contexte du ‘Novus Ordo’, peuvent être valides uniquement en vertu de l’intention du ministre, mais elles peuvent aussi ne pas être valides, parce qu’elles ne le sont plus ‘par l’effet même des paroles’, c’est à dire en vertu du ‘modus significandi’ qu’elles possédaient jusqu’à hier, dans la Messe de saint Pie V.

En outre, les modifications de la Consécration apportées dans le ‘Novus Ordo’ sont semblables à celles introduites par Luther. De fait, les paroles essentielles de la Consécration ne sont plus les paroles de la forme qu’on utilisait auparavant : « Hoc est Corpus meum » et : « Hic est calix Sanguinis mei », mais dans la nouvelle Messe de Paul VI, les paroles essentielles commencent à partir de : « Il prit le pain… » jusqu’après la Consécration du vin : « Hoc facite in meam commemorationem ». Exactement ce que fit Luther. Et cela, parce qu’il faut lire le récit de la cène qui justement n’est qu’un récit, non pas une action sacrificielle, non pas un sacrifice donc, mais un simple mémorial.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1_de_310« A personne donc et en aucune manière ne sera licite de violer et de transgresser avec une audace téméraire ce document de Notre permission, statut, ordonnance, mandat, précepte, concession, indult, déclaration, volonté, décret et interdiction. Si quelqu’un cependant aura l’audace d’y porter atteinte, qu’il sache qu’il encourra l’indignation de Dieu Tout-Puissant et de ses bienheureux Apôtres Pierre et Paul... » (Saint Pie V, dans la Constitution ‘Quo Primum’)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 2_de_310PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 3_de_310
On se demande bien si Paul VI, successeur de Saint Pie V, avait prévu les “excommunications” (anathema sit) menacées à tous ceux qui commettent un délit, dans le sens condamné par les Canons 1, 2, 3, 6 et 9 de la Session XXII du Concile de Trente (Denz. H. 1751, 1752, 1753, 1756, 1759)... En les relisant, je me suis demandé si Paul VI les connaissait, ces Canons de Trente, au point de faire un sérieux examen de conscience devant Dieu et l’Eglise qu’il trahissait si lourdement, et justement comme le voulait l’hérétique franc-maçon Luther, lorsque celui-ci écrivit :

« La messe n’est pas un sacrifice ni l’action du sacrificateur. Nous devons la considérer comme un sacrement ou un testament. Appelons-la bénédiction, eucharistie, table du Seigneur, mémorial du Seigneur. Qu’on lui donne n’importe quel autre nom, pourvu qu’on ne la salisse pas du nom de “sacrifice”. »

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Message  Javier Ven 13 Jan 2012, 7:12 am

(de la langue latine)

Malgré la Constitution ‘De Sacra Liturgia’ (art. 36, art. 54) du concile Vatican II, Paul VI a ensuite donné le coup de grâce à la langue de l’Église universelle (contre la volonté expresse de Vatican II lui-même).

Note : Art. 36 : Que l’usage de la langue latine soit maintenu dans les rites latins. Art. 54 : Qu’on ait soin… que les fidèles sachent réciter ou chanter ensemble, même en langue latine, les parties de l’Ordinaire de la Messe qui les concernent.

Rapportons ici le texte intégral de l’allocution que Paul VI a prononcée à l’adresse de la foule massée sur la place Saint-Pierre, à l’heure de l’Angélus, le dimanche 7 mars 1965, premier jour de l’application de la réforme liturgique de 1965 :

« Ce dimanche marque une date mémorable dans l’histoire spirituelle de l’Eglise, parce que la langue parlée entre officiellement dans le culte liturgique, comme vous l’avez déjà vu ce matin. L’Eglise a estimé nécessaire cette mesure – suggérée et discutée par le Concile – pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Eglise. L’Eglise a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous.

« Cela est pour vous, fidèles, afin que vous sachiez mieux vous unir à la prière de l’Eglise, afin que vous sachiez passer de l’état de simples spectateurs à celui de fidèles participants et actifs. Et si vous savez vraiment répondre à ce souci de l’Eglise, vous aurez la grande joie, le mérite et la chance d’un vrai renouveau spirituel. Et maintenant, nous allons prier la Sainte Vierge – nous la prierons encore en latin cette fois-ci – pour qu’elle nous donne le désir d’une vie spirituelle active et authentique, un sens plus vif de la communauté, de la fraternité, de la collectivité qui prie ensemble, du peuple de Dieu. Alors, nous serons assurés de bien profiter de cette grande réforme liturgique. »
(D.C. n°1445 col.591)

Et au cours de l’audience générale du 26 novembre 1969, il déclara :

« ... Et c’est là que l’on constatera la plus grande nouveauté : celle de la langue. Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l’expression sacrée. Nous perdrons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu’est le chant grégorien. Nous avons, certes, raison d’en éprouver du regret et presque du désarroi. Par quoi remplacerons-nous cette langue angélique ? Il s’agit là d’un sacrifice très lourd. Et pourquoi ? Que peut-il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Eglise ?

« La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce que humaine et apostolique... Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. »
(D.C. n°1553 p.1103)

Il a agi de même pour le chant grégorien, que pourtant Vatican II reconnut comme « propre à la liturgie romaine » (Sacr. Conc. n°116. ‘Acta Apostolicæ Sedis’, 9 septembre 1968, p.536 sv.) Dans la ‘Constitutio de Sacra Liturgia’, au chapitre VI, dédié au Chant ‘De Musica Sacra’, on dit : « L’Église reconnaît le Chant Grégorien comme le chant propre de la liturgie romaine, et veut par conséquent que, dans les actions liturgiques, il ait la place principale… ».

La Sacrée Congrégation des Rites (cfr. ‘Acta Apost. Sedis’ du 9 septembre 1968, p.536 et sv.) dit : « Dans toutes les basiliques, selon l’opportunité, surtout aux jours de fête, une ou plusieurs messes, lues ou chantées, seront célébrées en langue latine. Dans ces messes, lorsqu’elles sont chantées, qu’on exécute avec un soin particulier et avec amour les mélodies grégoriennes ou la polyphonie sacrée ».

Le nouveau rite pluraliste et expérimental serait au contraire lié aux temps et aux lieux ; mais de cette manière a été rompue non seulement l’unité de culte, mais aussi l’unité de la foi.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1_de_110
Malgré la Constitution ‘De Sacra Liturgia’ (art. 36, art. 54) du concile Vatican II, Paul VI a ensuite donné le coup de grâce à la langue de l’Église universelle (contre la volonté expresse de Vatican II lui-même)« Ce dimanche marque une date mémorable dans l’histoire spirituelle de l’Eglise, parce que la langue parlée entre officiellement dans le culte liturgique, comme vous l’avez déjà vu ce matin. L’Eglise a estimé nécessaire cette mesure – suggérée et discutée par le Concile – pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Eglise. L’Eglise a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous.

« Cela est pour vous, fidèles, afin que vous sachiez mieux vous unir à la prière de l’Eglise, afin que vous sachiez passer de l’état de simples spectateurs à celui de fidèles participants et actifs. Et si vous savez vraiment répondre à ce souci de l’Eglise, vous aurez la grande joie, le mérite et la chance d’un vrai renouveau spirituel. Et maintenant, nous allons prier la Sainte Vierge – nous la prierons encore en latin cette fois-ci – pour qu’elle nous donne le désir d’une vie spirituelle active et authentique, un sens plus vif de la communauté, de la fraternité, de la collectivité qui prie ensemble, du peuple de Dieu. Alors, nous serons assurés de bien profiter de cette grande réforme liturgique. »
(D.C. n°1445 col.591)

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Et au cours de l’audience générale du 26 novembre 1969, il déclara :

« ... Et c’est là que l’on constatera la plus grande nouveauté : celle de la langue. Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l’expression sacrée. Nous perdrons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu’est le chant grégorien. Nous avons, certes, raison d’en éprouver du regret et presque du désarroi. Par quoi remplacerons-nous cette langue angélique ? Il s’agit là d’un sacrifice très lourd. Et pourquoi ? Que peut-il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Eglise ?

« La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce que humaine et apostolique... Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. »
(D.C. n°1553 p.1103)
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Message  Javier Lun 16 Jan 2012, 12:55 pm

(zoom avant la conclusion)

Nous pouvons donc conclure qu’il y a une véritable différence entre le ‘nouveau rite’ et le ‘rite antique’, une véritable différence substantielle. En effet, il ne peut y avoir seulement une différence accidentelle, si les protestants, aujourd’hui, acceptent de participer au nouveau rite, alors qu’ils refusent encore de participer au rite antique qui éclaire vraiment la finalité du Sacrifice propitiatoire, expiatoire, eucharistique et latreutique, finalité qui n’existe plus dans le nouveau rite d’où a disparu même l’Offertoire ;c’est justement ce que fit Luther qui, en même temps que l’Offertoire, supprima l’Élévation, éliminant de cette manière toute idée de Sacrifice.

Pour quel motif alors Paul VI a-t-il laissé copier si servilement Luther ? La seule explication qu’on pourrait donner je crois, c’est celle de l’œcuménisme, c’est à dire pour se rapprocher des protestants.

Voilà pourquoi Paul VI a invité les protestants à entrer dans la ‘Commission de la Réforme liturgique’. Mais comment pouvait-on inviter des protestants qui n’ont pas la même foi que nous, à participer à une Commission pour une réforme de la Messe catholique ? Peut-être Paul VI, à cause de son obsession pour la ‘fraternité mondiale’, pour ‘l’unité à tout prix’, a-t-il voulu, grâce à ‘sa messe’, faire tomber les frontières qui séparent les catholiques des protestants. S’il en est ainsi, ce fut une très grave erreur, je dirais même, une évidente trahison de la foi catholique… La vraie unité chrétienne ne se réalise que dans la Vérité intégrale, dans la parfaite fidélité à la doctrine de Jésus-Christ qui fut transmise par Pierre à tous les Vicaires du Christ. Agir différemment n’est donc que trahison.

De fait, les fruits dérivés de cette nouvelle Messe de Paul VI en sont une preuve éloquente. Je n’en finirais plus d’écrire si je voulais documenter les innombrables listes de scandales et de sacrilèges, de ‘messes noires’, d’obscénités commises après Vatican II, justement grâce à la nouvelle liturgie.

Nous en sommes vraiment à la confusion des langues, à la Tour de Babel. Et cette situation, créée d’une manière têtue et maçonnique par Paul VI, ne peut pas ne pas nous rappeler le “plan œcuménique” que le Chanoine Roca, en contact avec les occultistes du Rite Ecossais, du Martinisme et la Théosophie, face aux participants du Congrès spirite et spiritualiste de 1889, avait proclamé :

« Ce Christ divin n’a rien de commun avec le Christ du Vatican... Il est le pur Adam Kadmon des kabalistes, c’est à dire le règne hominal. » (L’Aurore du 8 octobre 1890 - Cfr. P. Virion : “Mystère d’iniquité”, éd. Saint-Michel 1967, St Céneré (53), p.155, note 37)

Donc, le Christ n’est plus cette figure divine qui affirme : “Je suis la Voie, la Vérité et la Vie”, et “Sans moi vous ne pouvez rien faire” ; parce que, comme le dit encore le franc-maçon Roca : « Pour adhérer au Christ, il suffit d’adhérer au Principe de la justice qui s’est incarné dans le Christ et qui est le Christ en personne. » (Paul Roca, “Glorieux Centenaire”, 1889, p.35)

Mais cet obscurcissement de Notre Seigneur en un simple “principe” ouvre la voie à l’œcuménisme maçonnique :

« Au Christ-Homme souffrant, succède de nos jours le Christ-Esprit triomphant. Le Christ qui se manifeste aussi dans la science sera reconnu par des poldève, des Hindous, des Brahmanes, des Mahatmas, des Chinois, des Thibétains... » (Cfr. Paul Roca. “L’abbé Gabriel”, cité dans P. Virion “Mystère d’iniquité”, p.134)

Les rites se simplifieront pour favoriser la diffusion des nouveaux concepts œcuméniques :

« Je crois que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Eglise romaine subira prochainement dans un Concile œcuménique une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne. » (ibid., p.33)

Le plan œcuménique du chanoine franc-maçon Roca prévoyait en outre qu’on en serait arrivé à une religiosité et à “l’universalité d’un christianisme avec lequel se mettront en harmonie tous les centres religieux de la terre.” (Paul Roca, op. cit.,1889, p.122) Je veux rappeler ici cet avertissement prévoyant de Pie XII qui a écrit, dans “Humani Generis” (12 août 1950) :

« Une fois écroulé tout ce qui constitue la défense ou le soutient de l’intégrité de la Foi, (in primis, la Liturgie Sacrée : “Lex orandi, lex credendi”), tout s’unifie bien sûr, mais seulement dans la ruine commune. »

Et pourquoi tout cela ? Peut-on dire qu’il n’y ait pas eu de mauvaise intention ?

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 Mass3PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_55_10Nous pouvons donc conclure qu’il y a une véritable différence entre le ‘nouveau rite’ et le ‘rite antique’, une véritable différence substantielle. En effet, il ne peut y avoir seulement une différence accidentelle, si les protestants, aujourd’hui, acceptent de participer au nouveau rite, alors qu’ils refusent encore de participer au rite antique qui éclaire vraiment la finalité du Sacrifice propitiatoire, expiatoire, eucharistique et latreutique, finalité qui n’existe plus dans le nouveau rite d’où a disparu même l’Offertoire ;c’est justement ce que fit Luther qui, en même temps que l’Offertoire, supprima l’Élévation, éliminant de cette manière toute idée de Sacrifice.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_55_11PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 6_38_210PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 12_55_12
Voilà pourquoi Paul VI a invité les protestants à entrer dans la ‘Commission de la Réforme liturgique’. Mais comment pouvait-on inviter des protestants qui n’ont pas la même foi que nous, à participer à une Commission pour une réforme de la Messe catholique ? Peut-être Paul VI, à cause de son obsession pour la ‘fraternité mondiale’, pour ‘l’unité à tout prix’, a-t-il voulu, grâce à ‘sa messe’, faire tomber les frontières qui séparent les catholiques des protestants. S’il en est ainsi, ce fut une très grave erreur, je dirais même, une évidente trahison de la foi catholique… La vraie unité chrétienne ne se réalise que dans la Vérité intégrale, dans la parfaite fidélité à la doctrine de Jésus-Christ qui fut transmise par Pierre à tous les Vicaires du Christ. Agir différemment n’est donc que trahison.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 B16_1_10PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 B16_2_10
De fait, les fruits dérivés de cette nouvelle Messe de Paul VI en sont une preuve éloquente. Je n’en finirais plus d’écrire si je voulais documenter les innombrables listes de scandales et de sacrilèges, de ‘messes noires’, d’obscénités commises après Vatican II, justement grâce à la nouvelle liturgie. (...) Et pourquoi tout cela ? Peut-on dire qu’il n’y ait pas eu de mauvaise intention ?

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Message  Javier Sam 21 Jan 2012, 2:34 pm

Contre ce que Paul VI a fait, favorisé et toléré, il ne lui suffit pas pour se défendre d’avoir exposé la doctrine traditionnelle sur l’Eucharistie dans son encyclique ‘Mysterium Fidei’, ni de citer la ‘Constitution conciliaire sur la liturgie’, car beaucoup de ses directives ont par la suite ouvert la porte à l’arbitraire et au désordre, comme le démontrent ces faits :

Le 21 septembre 1966, Paul VI autorisa la demoiselle Barbarina Olson, presbytérienne (protestante), à recevoir la communion pendant la messe de son mariage dans une église catholique, parce qu’elle “vivait pratiquement comme si elle avait été catholique. Elle assistait à la messe. Elle croyait fermement en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie”, sans exiger l’abjuration de ses erreurs précédentes, ni la confession, ni aucune forme de profession de foi (Cfr. La Croix, du 3 décembre 1966 - D.C. n° 1485, col.96).

Et après cette scandaleuse permission pontificale, s’ensuivirent de nombreuses autres ‘intercommunions’ ; les plus connues sont celles de la clôture de l’assemblée de Medellin ; celle d’Uppsala, au Conseil œcuménique des Églises ; l’intercommunion de Vaugirard (Paris) que Paul VI désavouera par la suite mais uniquement ‘pour la forme’. En effet, le 1er juin 1972, par un Décret officiel promulgué avec l’approbation de Paul VI, le cardinal Willebrands communiquait la nouvelle que dorénavant, les intercommunions étaient laissées au jugement de l’évêque (cfr. D.C. du 6-20 août 1972, n°1614 p.708 à 711). Ce qui voulait dire que les évêques pouvaient autoriser les protestants à faire la communion pendant la Messe des catholiques et vice versa, que les catholiques pouvaient participer aux célébrations protestantes. Dès lors, on pouvait se demander si Paul VI croyait encore en la Présence réelle et, par conséquent, aux conditions nécessaires pour recevoir Jésus dans l’Eucharistie ; s’il y avait vraiment cru, il n’aurait pas donné ces permissions aux protestants de recevoir l’Eucharistie, justement parce qu’ils n’y croient pas !

Le 23 mars 1966, Paul VI reçut le Dr. Michael Ramsey, chef de l’anglicanisme, religion protestante. Or l’Église catholique, jusqu’à Paul VI, n’avait jamais reconnu la validité des ordinations sacerdotales de cette secte religieuse. Léon XIII en effet, dans sa Bulle ‘Apostolicæ Curæ’, déclarait ‘de façon irrévocable’ et enseignait que « les Ordinations conférées selon le rite anglican sont absolument vaines et entièrement nulles. »

Mais Paul VI, en ce 23 mars, non seulement reçut avec courtoisie le Docteur Ramsey, mais lui mit au doigt un anneau pastoral - signe de juridiction - et le pria de bénir la foule réunie à Saint-Paul hors les Murs.

Ce fut donc un geste clair de rupture avec la pensée de Léon XIII et des autres Papes et une approbation officielle des ministères anglicans… Preuve en est que peu après, des Anglicans célébrèrent l’Eucharistie au Vatican. De même, les Doyens épiscopaliens des États Unis et du Canada, venus à Rome pour l’Année Sainte, concélébrèrent l’Eucharistie dans la chapelle du Collège éthiopien (territoire de la Cité du Vatican). Ce fut peut-être au Vatican la première célébration eucharistique d’une Église issue de la Réforme protestante. Le groupe était composé de 75 personnes, guidées par le doyen de la cathédrale épiscopalienne de Washington, le Rév. Francis B. Sayre, et il était accompagné par l’archevêque catholique de Washington, Mgr William Wakefield Baum. Paul VI les salua chaleureusement à l’occasion de l’audience générale du mercredi 23 avril 1966.


PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 14_52_10PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 14_52_11

Le 23 mars 1966, Paul VI reçut le Dr. Michael Ramsey, chef de l’anglicanisme, religion protestante. Or l’Église catholique, jusqu’à Paul VI, n’avait jamais reconnu la validité des ordinations sacerdotales de cette secte religieuse. Léon XIII en effet, dans sa Bulle ‘Apostolicæ Curæ’, déclarait ‘de façon irrévocable’ et enseignait que « les Ordinations conférées selon le rite anglican sont absolument vaines et entièrement nulles. »

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 14_52_12En effet, le 1er juin 1972, par un Décret officiel promulgué avec l’approbation de Paul VI, le cardinal Willebrands communiquait la nouvelle que dorénavant, les intercommunions étaient laissées au jugement de l’évêque (cfr. D.C. du 6-20 août 1972, n°1614 p.708 à 711). Ce qui voulait dire que les évêques pouvaient autoriser les protestants à faire la communion pendant la Messe des catholiques et vice versa, que les catholiques pouvaient participer aux célébrations protestantes. Dès lors, on pouvait se demander si Paul VI croyait encore en la Présence réelle et, par conséquent, aux conditions nécessaires pour recevoir Jésus dans l’Eucharistie ; s’il y avait vraiment cru, il n’aurait pas donné ces permissions aux protestants de recevoir l’Eucharistie, justement parce qu’ils n’y croient pas !
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Message  Javier Sam 28 Jan 2012, 1:56 pm

Tout cela n’est-il pas très grave ?

Or, si on relit ce qu’écrivit Mgr Hannibal Bugnini, un des inspirateurs et auteurs de ce ‘Novus Ordo Missæ’ :

« Il s’agit d’un changement fondamental, je dirais même d’un revirement total, en certains points, d’une vraie création… »

Et si nous relisons la ‘Lettre à Paul VI’ qui accompagnait le ‘Bref Examen critique du Novus Ordo Missæ’ (cf. supra p.86), on se convaincrait que les changements liturgique opérés dans le ‘Novus Ordo Missæ’ ne sont ni légers ni petits ni simples, mais bien une « très grave fracture », car « tout ce qui est éternel n’y trouve qu’une place mineure différente, si elle l’y trouve encore ».

En effet – nous le répétons – le ‘Novus Ordo Missæ’ ne manifeste pas de façon claire la foi en la Présence réelle de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais au contraire confond la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie avec sa ‘présence spirituelle’ parmi nous.

De plus, il facilite la confusion sur la nette différence entre le Sacerdoce hiérarchique et le sacerdoce commun des fidèles, comme le veulent les protestants. Il favorise en outre l’hérésie protestante qui affirme que « c’est la foi du peuple, et non les paroles du prêtre, qui rend le Christ présent dans l’Eucharistie. » De même l’insertion de la luthérienne ‘prière des fidèles’ montre bien l’erreur protestante selon laquelle tous les fidèles sont prêtres.

Le fait d’avoir rendu collectif le Confiteor (que, dans la Messe traditionnelle, le prêtre récitait tout seul) fut une reprise de l’erreur de Luther, qui ne voulut plus accepter l’enseignement traditionnel de l’Église catholique, selon lequel le prêtre est juge, témoin et intercesseur auprès de Dieu.

Encore plus grave fut la réduction de l’Offertoire à une simple préparation des dons sur le modèle de Luther qui l’élimina tout à fait, justement parce que l’Offertoire exprimait, de manière indiscutable, le caractère sacrificiel et propitiatoire de la sainte Messe. C’est un des principaux motifs pour lesquels les protestants peuvent à présent célébrer leur cène en utilisant le texte du ‘Novus Ordo Missæ’, sans quitter leurs croyances.

C’est Max Thurian, protestant de Taizé qui l’a affirmé, disant qu’un des fruits du ‘Novus Ordo Missæ’ « sera que les communautés non catholiques pourront célébrer la cène avec les mêmes oraisons que l’Église catholique. Théologiquement, c’est possible. » (cfr. La Croix du 30 mai 1969)

Voilà pourquoi Mgr Dweyer, archevêque de Birmingham, porte-parole du Synode Épiscopal, put dire avec raison : « La réforme liturgique est la clef de l’aggiornamento. Ne nous y trompons pas : c’est de là que commence la révolution. »

Avec sa Nouvelle Messe, Paul VI a donc imposé les erreurs déjà condamnées par le Concile de Trente (dogmatique et pastoral), et s’est mis contre Pie VI qui condamna les mêmes erreurs du Synode de Pistoie contre les jansénistes, et contre Pie XII qui condamna par exemple, dans l’encyclique Mediator Dei, l’autel en forme de table…

Le fait de donner plus de valeur à l’autel qu’au Tabernacle a marqué « …une dichotomie irréparable entre la présence de l’Éternel Souverain Prêtre dans le célébrant, et celle de la même Présence réalisée de façon sacramentelle. En effet, aujourd’hui, on recommande de conserver le très Saint Sacrement dans un endroit à part, où puisse se manifester la dévotion privée des fidèles, comme s’il s’agissait d’une relique quelconque, de façon à ce que, en entrant à l’église, ce ne sera plus le Tabernacle qui attirera immédiatement les regards, mais une table dépouillée et nue. » (cfr. Bref Examen Critique)

Mais le grand et vénéré Pie XII avait écrit : « Séparer le Tabernacle de l’autel équivaut à séparer deux choses qui, par la force de leur nature, doivent rester unies. » (Cfr. Pie XII : Allocution au Congrès International de Liturgie, Assise-Rome, 18-23 septembre 1956 – cfr. Aussi ‘Mediator Dei, I, 5 p.25, nota 28).

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1de10
Or, si on relit ce qu’écrivit Mgr Hannibal Bugnini, un des inspirateurs et auteurs de ce ‘Novus Ordo Missæ’ :

« Il s’agit d’un changement fondamental, je dirais même d’un revirement total, en certains points, d’une vraie création… »

Et si nous relisons la ‘Lettre à Paul VI’ qui accompagnait le ‘Bref Examen critique du Novus Ordo Missæ’ (cf. supra p.86), on se convaincrait que les changements liturgique opérés dans le ‘Novus Ordo Missæ’ ne sont ni légers ni petits ni simples, mais bien une « très grave fracture », car « tout ce qui est éternel n’y trouve qu’une place mineure différente, si elle l’y trouve encore ».

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 2de10C’est Max Thurian, protestant de Taizé qui l’a affirmé, disant qu’un des fruits du ‘Novus Ordo Missæ’ « sera que les communautés non catholiques pourront célébrer la cène avec les mêmes oraisons que l’Église catholique. Théologiquement, c’est possible. » (cfr. La Croix du 30 mai 1969)

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Voilà pourquoi Mgr Dweyer, archevêque de Birmingham, porte-parole du Synode Épiscopal, put dire avec raison : « La réforme liturgique est la clef de l’aggiornamento. Ne nous y trompons pas : c’est de là que commence la révolution. »
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Message  Javier Mar 31 Jan 2012, 2:19 pm

En conclusion, nous pouvons donc dire que le ‘Novus Ordo Missæ’ n’est plus un culte ‘vertical’ qui va de l’homme à Dieu, mais qu’il est devenu un culte ‘horizontal’ d’homme à homme. La ‘Nouvelle Église’ de Paul VI est devenue, ainsi que nous l’avons démontré, la ‘religion de l’homme’ aux dépends de la gloire de Dieu.

Je veux encore faire remarquer que dans la prière ‘Libera nos’ du ‘Novus Ordo Missæ’ a été supprimée « …la mention de la bienheureuse Marie toujours Vierge et de tous les saints. Son intercession et la leur ne sont donc plus demandées même au moment du danger. » (cf. Bref Examen Critique)

De même, dans aucune des trois nouvelles ‘Prières Eucharistiques’, « …il n’y a la moindre allusion à l’état de souffrance des trépassés et en aucune d’elles ne se trouve la possibilité d’un ‘memento’ particulier ; ce qui vide la foi en la nature propitiatoire et rédemptrice du Sacrifice. » (idem)

Nous voudrions encore souligner que le ‘Novus Ordo Missæ’ de Paul VI n’est pas même fidèle aux directives du Concile, mais qu’au contraire il lui est en nette contradiction, car d’après le Concile, les textes et les rites devaient être ordonnés « de manière à ce que les saintes réalités, signifiées par eux, soient exprimées plus clairement », c’est à dire qu’ils devaient exprimer plus clairement le sacré qu’ils expriment. (Sacrosanctum Concilium, n°21)

Le ‘Novus Ordo Missæ’ représente au contraire un recueil de changements, de déformations, d’abandons, de niaiseries nuisibles ou privées de sens. Il n’exprime plus – ou avec bien des malentendus – de nombreuses vérités de la Foi catholique.

Il suffit de citer ici les principaux titres des points de diversification et de non observance des principes fixés par Vatican II lui-même :

- une nouvelle définition du sacrifice de la Messe ;

- une répression de l’élément latreutique (adoration) ;

- une insuffisance des ‘oraisons d’offrande’ ;

- la suppression des formules trinitaires ;

- l’élimination d’importantes oraisons, tant du célébrant que des fidèles ;

- les abréviations de l’invocation des Anges et des Saints ;

- la carence dogmatique grave des nouveaux Canons ;

- la position indue du célébrant ;

- le changement des ornements sacrés et du comportement religieux des fidèles ;

- les espaces libres pour la ‘créativité’ autonome du célébrant ; etc…

Il est impossible de démontrer que la forme imposée à l’Ordo Missæ ait été réalisée sur les indications de Vatican II. Preuve en est que les évêques, après avoir assisté à la ‘Messe normative’ présentée sur ordre de Paul VI, la rejetèrent. En effet elle n’atteignit pas la majorité requise des deux tiers des évêques invités. Cette ‘nouvelle Messe’ n’est donc que l’œuvre de Paul VI… Derrière le ‘Novus Ordo’ il n’y a que Paul VI avec son autorité.

En outre, il faut dire aussi que la ‘Messe traditionnelle’ dite de St Pie V, n’a jamais été légalement abrogée et qu’elle reste donc jusqu’à présent un vrai rite de l’Église catholique grâce auquel les fidèles peuvent satisfaire aux fêtes d’obligation (Code de Droit Canon, can 22 et 30). Et ceci parce que St Pie V a concédé un indult perpétuel (qui ne fut jamais abrogé), ‘valide pour toujours’, de célébrer la Messe traditionnelle librement, licitement, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, sentence ni censure. (Bulle papale ‘Quo Primum Tempore’)

Du reste, Paul VI lui-même, en promulguant son ‘Novus Ordo Missæ’, n’a jamais eu l’intention d’engager l’infaillibilité pontificale ainsi qu’il le déclara lui-même dans son discours du 19 novembre 1969 :

« …Le rite et la rubrique correspondante de soi ne sont pas une définition dogmatique ; ils peuvent avoir des qualifications théologiques de valeur diverse… » (D.C. n°1552 p.1056)

Et un peu plus loin : « Ne parlons donc pas de “nouvelle messe”, mais de “nouvelle époque” de la vie de l’Eglise. » (ibid.)

Le même Paul VI, à la demande explicite du Cardinal anglais Heenan à savoir s’il avait interdit la Messe tridentine, avait répondu :

« Ce n’est pas mon intention de prohiber absolument la Messe tridentine. » (Cfr Card. Heenan, lettre à Houghton Brown, président de la ‘Latin Mass Society’.)

Par conséquent, étant donné que le Concile Vatican Ier (dogmatique) a établi que : « L’Esprit Saint n’a pas été promis aux successeurs de Pierre afin que, par sa révélation, ils manifestent une nouvelle doctrine, mais pour que, avec son assistance, ils conservent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est à dire, le dépôt de la foi » (Dz.S. 3070), il faut en déduire que le ‘Novus Ordo Missæ’ de Paul VI, ayant introduit dans sa ‘Nouvelle Église’ une ‘nouvelle doctrine’ – comme nous l’avons démontré plus haut – ne peut pas être matière d’obéissance (l’obéissance étant au service de la foi et non la foi au service de l’obéissance). C’est pourquoi à tout fidèle reste le devoir théologique de l’obéissance à Dieu (Actes 4, 29) plutôt qu’aux hommes, s’il veut rester inflexible dans la profession de la Foi catholique, selon la doctrine infaillible de la Tradition.




« Nous pénétrerons jusqu’au cœur même de cette Cour Pontificale, d’où plus rien au monde ne pourra nous chasser, jusqu’à ce que nous ayons détruit la puissance du Pape. » (17ème Session du “Congrès Sioniste” de Bâle - 1897)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1de310En conclusion, nous pouvons donc dire que le ‘Novus Ordo Missæ’ n’est plus un culte ‘vertical’ qui va de l’homme à Dieu, mais qu’il est devenu un culte ‘horizontal’ d’homme à homme. La ‘Nouvelle Église’ de Paul VI est devenue, ainsi que nous l’avons démontré, la ‘religion de l’homme’ aux dépends de la gloire de Dieu.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 2de510Le ‘Novus Ordo Missæ’ représente au contraire un recueil de changements, de déformations, d’abandons, de niaiseries nuisibles ou privées de sens. Il n’exprime plus – ou avec bien des malentendus – de nombreuses vérités de la Foi catholique.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 3de510Il est impossible de démontrer que la forme imposée à l’Ordo Missæ ait été réalisée sur les indications de Vatican II. Preuve en est que les évêques, après avoir assisté à la ‘Messe normative’ présentée sur ordre de Paul VI, la rejetèrent. En effet elle n’atteignit pas la majorité requise des deux tiers des évêques invités. Cette ‘nouvelle Messe’ n’est donc que l’œuvre de Paul VI… Derrière le ‘Novus Ordo’ il n’y a que Paul VI avec son autorité.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 4de510En outre, il faut dire aussi que la ‘Messe traditionnelle’ dite de St Pie V, n’a jamais été légalement abrogée et qu’elle reste donc jusqu’à présent un vrai rite de l’Église catholique grâce auquel les fidèles peuvent satisfaire aux fêtes d’obligation (Code de Droit Canon, can 22 et 30). Et ceci parce que St Pie V a concédé un indult perpétuel (qui ne fut jamais abrogé), ‘valide pour toujours’, de célébrer la Messe traditionnelle librement, licitement, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, sentence ni censure. (Bulle papale ‘Quo Primum Tempore’)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 5de510Par conséquent, étant donné que le Concile Vatican Ier (dogmatique) a établi que : « L’Esprit Saint n’a pas été promis aux successeurs de Pierre afin que, par sa révélation, ils manifestent une nouvelle doctrine, mais pour que, avec son assistance, ils conservent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est à dire, le dépôt de la foi » (Dz.S. 3070), il faut en déduire que le ‘Novus Ordo Missæ’ de Paul VI, ayant introduit dans sa ‘Nouvelle Église’ une ‘nouvelle doctrine’ – comme nous l’avons démontré plus haut – ne peut pas être matière d’obéissance (l’obéissance étant au service de la foi et non la foi au service de l’obéissance). C’est pourquoi à tout fidèle reste le devoir théologique de l’obéissance à Dieu (Actes 4, 29) plutôt qu’aux hommes, s’il veut rester inflexible dans la profession de la Foi catholique, selon la doctrine infaillible de la Tradition.
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Message  Javier Sam 04 Fév 2012, 4:10 pm

APPENDICE

LE SERMENT LE JOUR DU COURONNEMENT DE PAUL VI

Paul VI, le jour de son Couronnement (30 juin 1963), prononça ce ‘serment’ adressé à Notre Seigneur Jésus-Christ :

« JE PROMETS :

- de ne pas diminuer ou rien changer de ce que j’ai trouvé conservé par mes très estimés prédécesseurs, et de ne pas admettre une quelconque nouveauté, mais de conserver et de vénérer avec ferveur, comme leur vrai disciple et successeur, de toutes mes forces et de tout mon soin, ce qui fut transmis ;

- de corriger tout ce qui émergera en contradiction avec la discipline canonique, et de garder les sacrés Canons et les Constitutions Apostoliques de nos Pontifes comme des commandements divins et célestes, étant conscient que je devrai rendre stricte raison devant votre jugement divin de tout ce que je professe, moi qui occupe votre place par divine condescendance et fais fonction de Vicaire, assisté de votre intercession.

Si je prétendais agir différemment ou permettre qu’un autre le fasse, Vous ne me serez pas propice en ce jour terrible du jugement divin… (p.43 ou 31).

C’est pourquoi nous nous soumettons au rigoureux interdit de l’anathème, si quelqu’un, ou nous-même, ou un autre, a la présomption d’introduire quelque nouveauté en opposition à la Tradition évangélique ou à l’intégrité de la foi et de la religion, en tentant de changer quelque chose à l’intégrité de notre foi, ou en acquiesçant à qui prétendrait le faire avec une sacrilège audace. »


(‘Liber Diurnus Romanorum Pontificum’ p.54 ou 44, P.L. 1 ou 5)


Serment terrible !… Mais je crois qu’il est désormais inutile de le commenter après la révolution que l’Église a dû subir pendant le pontificat de Paul VI. Une révolution qui, en effet, n’a oublié aucun aspect : du dogme, de la morale, de la liturgie, de la discipline elle-même. Révolution qui pourtant avait déjà été prévue et dénoncée courageusement par St Pie X, dans sa condamnation du modernisme. (St Pie X, ‘Lamentabili’ du 3 juillet 1907, DB 200 ; ‘Pascendi’ du 8 septembre 1907)

Donc, ce serment de Paul VI fut un faux serment, car dans les faits, il l’annula en tout. De même lorsqu’il approuva ‘Dignitatis Humanæ’, déclaration de Vatican II sur la ‘liberté religieuse’, qui a concédé en fait à n’importe quelle erreur les droits qui appartiennent exclusivement à la Vérité, c’est à dire, à la divine Révélation, parce que c’est une déclaration de fausse liberté, toujours formellement et infailliblement condamnée par le Magistère de l’Église, justement parce que contraire à la doctrine catholique. Dans Quanta Cura de Pie IX par exemple, on condamne très clairement une telle liberté religieuse : « …liberté de se damner… contraire à la doctrine contenue dans la Sainte Écriture et dans les Saints Pères de l’Église » ; synthèse de diverses erreurs que, « en vertu de Notre Autorité Apostolique nous réprouvons, proscrivons, condamnons et exigeons et commandons que par tous les fils de l’Église, elles soient considérées comme réprouvées, proscrites et condamnées. »

Mais Paul VI, malgré cette claire condamnation de son prédécesseur, confirma ‘Dignitatis Humanæ’ en ces termes :

« Chacune des choses établies dans cette Déclaration a plu aux Pères du saint Concile. Et Nous, en vertu de l’autorité Apostolique qui Nous a été conférée par le Christ, en même temps que les Vénérables Pères, dans l’Esprit Saint, Nous les approuvons, les décrétons et les établissons, et tout ce qui a été ainsi synodalement établi, Nous commandons qu’il soit promulgué à la gloire de Dieu. » Rome, Saint Pierre du Vatican, le 7 décembre 1965. Moi, Paul VI, évêque de l’Église catholique.

C’est une rébellion claire et éhontée contre la doctrine de l’Église précédente, c’est pourquoi il y eut beaucoup de protestations. Mais une telle énormité devint une norme de la ‘nouvelle Église conciliaire’.

Il y a de quoi trembler pour le salut de l’âme de Paul VI, lorsqu’il passa de cette vie au suprême tribunal de Dieu, où il aura dû rendre compte de ses 15 années de pontificat, pendant lesquelles il n’y eut aucune conformité entre ses paroles ou son comportement, et le serment prêté le 30 juin 1963. Un Paul VI qui a trahi le Christ, l’Eglise, l’histoire.


Dans cette crise de l’Eglise, voici le remède que Paul VI nous suggère lui-même, le 11 avril 1970 :

« Nous connaissons bien nous aussi les multiples et graves motifs de l’inquiétude qui existe actuellement dans l’Eglise ; nous en pesons la valeur devant le Seigneur, en écartant de devant nos yeux le voile de la commode accoutumance. C’est avec affection et ferveur d’esprit que nous considérons la “ crise ” qui, aujourd’hui, tourmente tant de membres du sacerdoce catholique… Mais nous nous demandons si on ne crée pas des problèmes graves qui pourraient être évités en ayant plus de respect pour la tradition. C’est d’elle que nous avons tout hérité et que nous recevons le trésor intangible du fameux “ dépôt ”, qui n’est pas un boulet à traîner, mais une réserve de certitude et de force pour l’Eglise vivante dans l’histoire. »

A la suite de ces paroles, il fait un triste constat que l’on pourrait rapprocher de l’encyclique Pascendi de St Pie X :

« Ce qui nous afflige à ce propos, c’est la supposition, qui a plus ou moins pénétré dans certaines mentalités, que l’on pourrait faire abstraction de l’Eglise telle qu’elle est, de sa doctrine, de sa constitution, de ses origines historiques, évangéliques et hagiographiques, et que l’on puisse en inventer et en créer une nouvelle, selon des schémas idéologiques et sociologiques déterminés, changeants eux aussi et n’ayant pas derrière eux des exigences ecclésiales intrinsèques. C’est ainsi que, parfois, ceux que nous voyons ébranler et affaiblir l’Eglise de cette façon ne sont pas tant ses ennemis du dehors que certains de ses fils qui prétendent l’édifier librement. Et que dire de ces cas – très rares heureusement, mais tapageurs – de prêtres et de religieux qui font ostentation de leur rupture ouverte et sacrilège avec les engagements solennels qu’ils ont pris envers le Christ et envers l’Eglise ? « Il est fatal qu’il arrive des scandales, mais malheur à celui par qui le scandale arrive ! » (Matth. 18, 7)

« …La fermeté et la pureté de la foi sont aujourd’hui menacées, non seulement par l’implacable opposition du monde, avec sa façon de penser et de vivre, mais aussi par une certaine “lassitude de la vérité catholique” et par un certain pluralisme excessif et souvent imprudent qui se répandent également au sein de l’Eglise. Nous ferons bien de suivre ces phénomènes qui affaiblissent dans son contenu substantiel l’orthodoxie de la doctrine de la foi… » (Allocution aux évêques italiens, 11 avril 1970 – D.C. n°1562 p.403-404)


Je laisserai la conclusion à Paul VI lui-même, qui, au milieu de ses déviations, semble avoir eu des éclairs de lucidité sur « l’auto-démolition » de l’Eglise.

Au cours de l’Audience générale du 10 juillet 1968, il déclara :

« ...Mais Nous dirons quelques mots de l’autre phénomène que l’on rencontre également dans les milieux qui se disent religieux et chrétiens : celui de la religion anthropocentrique, c’est-à-dire orientée vers l’homme comme vers son principal centre d’intérêt, alors que la religion, de par sa nature même, doit être théocentrique, c’est-à-dire orientée vers Dieu comme vers son principe premier et sa fin ultime, et ensuite vers l’homme, considéré, cherché, aimé en fonction de son origine divine, ainsi que des rapports et des devoirs qui en découlent. On a parlé de religion verticale et de religion horizontale. Et c’est cette seconde religion, philanthropique et sociale, qui aujourd’hui est prédominante chez ceux qui ne voient pas pleinement l’ordre ontologique, c’est-à-dire réel et objectif, de la religion. Serait-ce que Nous voulions nier l’importance que la foi catholique attache aujourd’hui à l’intérêt qui est dû à l’homme ? Aucunement. (...) Si dans la religion on donne la première place à la tendance humanitaire, on court le risque de transformer la théologie en sociologie et d’oublier la hiérarchie fondamentale des êtres et des valeurs : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... Voilà le plus grand et le premier commandement » (Matth. 22, 37).

« Et il ne faut pas oublier un autre dangereux inconvénient qu’il y aurait à donner plus d’importance à l’aspect sociologique qu’à l’aspect théologique proprement dit : celui d’adapter la doctrine de l’Eglise à des critères humains, en rejetant au deuxième plan les critères intangibles de la révélation et du magistère officiel de l’Eglise. Que dans la pratique de la pastorale on prenne de préférence en considération les besoins humains, souvent si graves et si urgents, on peut l’admettre et l’encourager, mais à condition que cela ne comporte pas une dépréciation et une dégradation de la prééminence et de l’authenticité de l’orthodoxie théologique. » (D.C. 1968, n° 1522, col. 1347-1348)

Serait-ce le « mea culpa » de Paul VI, “expert en humanité” ?...

FIN




ndlr

les paranthèses de certains sous titres indiquent que ceux-ci sont de nous et ont pour but de rendre plus lisible le texte sur le site.
(www.christ-roi.net)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 1de_10Serment terrible !… Mais je crois qu’il est désormais inutile de le commenter après la révolution que l’Église a dû subir pendant le pontificat de Paul VI. Une révolution qui, en effet, n’a oublié aucun aspect : du dogme, de la morale, de la liturgie, de la discipline elle-même. Révolution qui pourtant avait déjà été prévue et dénoncée courageusement par St Pie X, dans sa condamnation du modernisme. (St Pie X, ‘Lamentabili’ du 3 juillet 1907, DB 200 ; ‘Pascendi’ du 8 septembre 1907)

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 2_de_10C’est une rébellion claire et éhontée contre la doctrine de l’Église précédente, c’est pourquoi il y eut beaucoup de protestations. Mais une telle énormité devint une norme de la ‘nouvelle Église conciliaire’.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 3de_10Il y a de quoi trembler pour le salut de l’âme de Paul VI, lorsqu’il passa de cette vie au suprême tribunal de Dieu, où il aura dû rendre compte de ses 15 années de pontificat, pendant lesquelles il n’y eut aucune conformité entre ses paroles ou son comportement, et le serment prêté le 30 juin 1963. Un Paul VI qui a trahi le Christ, l’Eglise, l’histoire.

PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 4de_11PAUL VI... bienheureux ?  par Don Luigi Villa - Page 4 5de_10Sac. don Luigi Villa
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