LA « NOUVELLE MESSE », SACRIFICE DE CAÏN

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Message  Diane + R.I.P Sam 18 Avr 2009, 6:38 pm

SUPRA QUÆ PROPITIO

- Rite traditionnel


« Daignez jeter un regard propice et bienveillant sur ces dons et les agréer comme il Vous a plu d’agréer les présents de Votre serviteur Abel le juste, le sacrifice de notre patriarche Abraham, et celui que Vous a offert Votre grand prêtre Melchisédech, un Sacrifice saint, une hostie sans tache. »

Cette prière comme la précédente, explicite parfaitement l’oblation propitiatoire du Rédempteur. Elle fait allusion à des sacrifices de l’Ancien Testament qui ont été agréés de Dieu, et qui sont des figures prophétiques du Sacrifice du Golgotha.
Abel représente le Christ, non seulement par son offrande de ce qu’il avait de meilleur dans son troupeau et dans ses fruits, mais aussi par sa mort, celle-ci annonçant la mort du Sauveur sur la Croix.

Abraham prophétise le Christ en obéissant à l’ordre divin d’immoler son unique, et Isaac le prophétise aussi alors qu’il porte lui-même, le bois du sacrifice, et se laisse étendre avec une parfaite docilité sur le bûcher.

Melchisédech « roi de paix » prophétise le Christ, par son offrande du pain et du vin. Ce personnage est entouré de mystère, puisqu’il n’a pas de généalogie, et son rôle est d’autant plus éminent que c’est « selon l’ordre de Melchisédech » que Jésus est Prêtre.

C’est dans un tel sillage que se situe le sacrifice propitiatoire du Rédempteur.
Quel n’est pas notre étonnement de lire la prière correspondante de la nouvelle messe !


– Rite nouveau


« Et comme il T’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que T’offrit Melchisédech, Ton grand prêtre, en signe de sacri¬fice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans Ta bienveillance, accepte-la ».

Remarquons l’aplomb avec lequel le nouveau rite rappelle les sacrifices préfigurant le Golgotha, et les relie à sa prière d’une ingénuité (ou d’une « malice ») sans bornes :

« Regarde cette offrande avec amour et, dans Ta bienveillance, accepte-la. »

Le rite de la nouvelle messe demeure axé sur son offrande de biens naturels. Or l’Amour du Père est réservé au Sang versé, à l’Immolation de Son Fils pour la rémission des péchés. Il n’a que faire de l’offrande du nouveau rite, qui est le « fruit de la terre et du travail des hommes », en un tel moment de la messe. Tout bienveillant qu’il soit, II ne peut accepter l’inacceptable !

« Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. »





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Message  Diane + R.I.P Lun 20 Avr 2009, 5:26 pm

SUPPLICES TE ROGAMUS

– Rite traditionnel


« Nous Vous en supplions, Dieu tout puissant, ordonnez que ces offrandes soient portées par les mains de Votre Saint Ange sur Votre autel sublime, en présence de Votre divine Majesté, afin que nous tous qui participerons à ce sacrifice par la réception du Corps infiniment saint et du Sang de Votre Fils, nous soyons remplis de bénédiction céleste et de la grâce. Par le même Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il. »

Nous retrouvons encore la même densité doctrinale et mystique.


Retenons particulièrement ces trois expressions « Ces offrandes » (en traduction du latin « haec »), l’« autel sublime » et « le Saint Ange ».

À propos de cet Ange, on pense à celui de l’Apocalypse « qui se tient sur l’autel, un encensoir d’or à la main » (Jean VIII, 3-5). On pense à saint Michel, l’Ange gardien de la Sainte Église.
L’autel sublime nous donne à croire qu’au Ciel se célèbre la Messe de l’Agneau immolé et glorieux, en réponse au Saint Sacrifice de nos autels.

Les offrandes représentent non seulement le Sacrifice du Corps et du Sang du Christ, mais aussi les offrandes des fidèles participants (tout ce qui fait leur vie) en tant que membres immolés du Corps Immolé du Sauveur. Ainsi le Christ, le prêtre et les fidèles sont dans une intime union mystique, qui va s’exprimer ensuite par la communion eucharistique, source de « la bénédiction céleste et de la grâce ».

– Rite nouveau


« Nous t’en supplions, Dieu Tout-Puissant : qu’elle soit portée par ton ange (sans majuscule) en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu’en recevant ici, par notre communion à l’autel, le corps (sans majuscule) et le sang (sans majuscule) de Ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions. Par le Christ, Notre Seigneur. Amen. »

Il est bien évident que l’offrande des biens naturels propre à la nouvelle messe ne peut être portée par l’ange, en présence de la divine gloire sur l’autel céleste. Il y a là une perspective particulièrement outrageante pour « la divine Majesté ». L’expression « communion à l’autel » n’a pratiquement rien à voir avec la réception du véritable Corps du Christ.

Mais que vient faire exactement cette expression « communion à l’autel » ? Comme elle est étrange dans un tel contexte !
En principe, le nouveau rite a refusé l’autel évocateur du Saint Sacrifice, il lui a préféré un table évocatrice d’une « cène ».

Par ailleurs, l’autel représente la figure du Christ, et du Christ Rédempteur. C’est pour cela que dans le rite traditionnel, le prêtre, lors de la prière « Supplices te rogamus » appuie les mains jointes sur le bord de l’autel, et baise l’autel, en attente de la sainte communion. Or, rien dans le nouveau rite n’est lié à un autel.

On se voit nécessairement obligé de traduire le texte mentionnant « le corps et le sang de Ton Fils » en un langage qui ne correspond pas à la réalité divine du Corps et du Sang du Sauveur, c’est-à-dire en un langage symbolique pour la plus grande joie des ennemis de la Sainte Messe. L’autel, le pain et le vin, ne sont plus alors que des « symboles » faisant « mémoire » du sacrifice, et non plus la réalité sacramentelle du Corps et du Sang du Fils de Dieu !



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Message  Diane + R.I.P Mar 21 Avr 2009, 6:00 pm

PER QUEM HAEC OMNIA

– Rite traditionnel


« Par lui, Seigneur, Vous ne cessez de créer tous ces biens, les sanctifiez, les vivi¬fiez, les bénissez et nous les donnez. »
En prononçant cette prière le prêtre fait trois croix sur l’hostie et le calice.

C’est à la suite de cette prière que le célébrant bénissait jadis les offrandes qui servaient aux agapes des premiers chrétiens ainsi que l’huile pour les malades.

C’est aussi à ce moment que l’on sacrait les rois. Le nouveau canon reproduit cette prière.

– Rite nouveau


« C’est par lui (sans majuscule) que tu ne cesse de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fait le don. »

Comment ne pas reconnaître en ce texte le sens essentiel de la nouvelle messe avec son nouvel offertoire et son nouveau canon ? Tout se passe comme si l’offertoire avait dès l’abord préparé cet aboutissement, car il s’agit bien d’un véritable aboutissement : création des biens naturels, bénédiction des biens naturels, vivification des biens naturels, sanctification des biens naturels, enfin don des biens naturels reçus du « Dieu de l’univers ».

La voilà donc dans sa réalité profonde, la nouvelle messe qui se souvient de Caïn ; elle est l’offrande, le sacrifice de Caïn, qui n’a pas été agréé par Dieu.

Point de départ :


« Tu es béni, Dieu de l’univers, Toi qui nous donnes ce pain. »

« Tu es béni, Dieu de l’univers, Toi qui nous donnes ce vin. »

Point d’arrivée :


« C’est par lui que tu crées, que tu bénis, que tu vivifies, que tu sanctifies et que tu nous donnes ces biens. »



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Message  Diane + R.I.P Mer 22 Avr 2009, 6:09 pm

PER IPSUM, ET CUM IPSO ET IN IPSO


Pour la conclusion du Canon qui constitue la doxologie la plus grande de la liturgie, les deux rites se rejoignent, mais dans des contextes totalement différents.

La « petite élévation » de la messe traditionnelle coïncidant avec les paroles « omnis honor et gloria » exprime parfaitement, en raison de tout ce qui a précédé, l’offrande au Père Tout-Puissant du Sacrifice Rédempteur de Son Fils, accomplie par l’Église entrée en tant que Corps mystique du Christ, dans son Acte Sacerdotal et Victimal, et cela par le ministère du prêtre.

Ainsi se trouve réalisée la pleine signification de la Sainte Messe !

Que conclure de la prière finale du canon du nouvel ordo, sinon qu’il veut donner l’illusion de la continuité, tout en célébrant une réalité radicalement différente ?

EN CONCLUSION


Pas de propitiation tout au long du nouveau rite, mais seulement louange et action de grâces !

Le nouveau canon, qui veut « singer » le Canon romain, correspond à une totale destruction de celui-ci.
Comment alors le nouveau rite peut-il oser dire le Pater ? Il est vrai qu’il l’a modifié en flirtant avec le blasphème !
Il faut donc poser ainsi la question finale : comment le nouveau canon peut-il conduire à la pieuse audace du Pater selon la traduction traditionnelle étant donné que, ne revêtant pas l’aspect essentiel du Saint Sacrifice, et incluant le simple , il n’a pas permis au Rédempteur d’accomplir le Divin Mystère « in remissionem peccatorum ».

Le pain et le vin demeurant sur l’autel (ou plutôt sur la table) à la suite du Canon (dénommé à juste titre « prière eucharistique » en raison, malgré certaines apparences de continuité avec le Canon traditionnel, de son lien avec les trois autres prières eucharistiques), n’ont pas servi au « Sacrement des sacrements » : en étant pain et vin bénits, ils sont devenus des « sacramentaux » : un point, c’est tout !




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Message  Diane + R.I.P Ven 24 Avr 2009, 5:56 pm

NOUVELLES PRIERES EUCHARISTIQUES


La liturgie nouvelle a ajouté au canon devenu la « prière eucharistique 1 », trois autres prières eucharistiques. On croit devoir comprendre qu’elles ont pour but d’éliminer le nouveau canon qui conserve, malgré son vide propitiatoire, quelque ressemblance avec le Canon Romain. Ce dernier avait disparu dans le texte de la « messe normative » présentée aux évêques, le 24 octobre 1967 : ce qui révèle clairement l’intention pre¬mière relative à une telle disparition. On l’a remis dans le nouveau rite, mais en changeant son sens fondamental, ainsi que nous venons de le voir.

Malgré tout, le nouveau canon a un petit air gênant, car on a eu soin de recommander la « prière eucharistique 3 » le dimanche et les jours de fête, et la « prière eucharisti¬que 2 », « en semaine ou dans les circonstances particulières ».

Il est bien évident que les nouvelles prières eucharistiques n’ont plus rien à voir avec le sacrifice propitiatoire, là même où se renouvelle l’œuvre de notre rédemption.

Avant d’aborder quelques aspects des trois prières ajoutées au Canon, nous nous arrêterons en premier lieu sur un point qui est commun à ces trois prières.

À suivre...




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Message  Diane + R.I.P Dim 26 Avr 2009, 6:06 pm

DEPLACEMENT DE L’ÉPICLESE


On se rappelle l’invocation fort importante faite à l’Esprit-Saint dans l’offertoire traditionnel : il s’agit de la prière appelée l’Épiclèse.

Dans le nouveau rite, cette prière a disparu de l’offertoire. On la retrouve par la suite cette fois dans les prières eucharistiques. En effet, les trois comportent au même endroit de la célébration, une certaine invocation à l’Esprit-Saint. Autrement dit : l’Épiclèse a été « déplacée ».

Voyons les textes pour découvrir l’intention qui a causé un tel déplacement.

– Prière eucharistique 2


« (Dieu notre Père) sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps (sans majuscule) et le sang (sans majuscule) de Jésus, le Christ, notre Seigneur. »

– Prière eucharistique 3


« [...], Dieu tout puissant, nous te supplions... de consacrer Toi-même les offrandes que. nous apportons. Sanctifie-les par ton Esprit pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur, qui nous a dit de célébrer ce mystère. »

– Prière eucharistique 4


« Que ce même Esprit Saint, nous t’en prions. Seigneur, sanctifie ces offrandes : qu’elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère, que lui-même nous a laissé en signe de l’Alliance éternelle. »

À la lecture de ces textes, on comprend que l’invocation faite à l’Esprit Saint, là où elle a été transférée, c’est-à-dire juste avant la Consécration, est devenue un élément fondamental dans la célébration nouvelle. En effet, elle change, à elle seule, le sens essentiel de la messe, car elle donne toute son importance à une bénédiction sanctificatrice qui est justement la caractéristique essentielle du nouveau rite ; et cela au détriment de la « vertu » des paroles consécratoires prononcées par le célébrant ; vertu qui d’ailleurs n’existe pas en réalité puisque la consécration au sein de la messe nouvelle n’est plus un acte, mais un simple récit, et qu’elle s’insère dans un rite cérémoniel qui la nie.

Ainsi les nouvelles prières eucharistiques, en déplaçant l’Épiclèse, en la situant au moment précis qui précède le « récit de l’institution », et en lui donnant par là même un sens absolument fondamental, ruinent les dogmes de la Transsubstantiation, de la Présence Réelle, de l’Oblation Sacrificielle du Christ, et atteignent ainsi le rôle proprement sacerdotal du célébrant.

Les nouvelles prières eucharistiques donnent donc à la nouvelle messe son sens intrinsèque de bénédiction, sanctificatrice des biens naturels.

Voyons maintenant un autre aspect commun aux prières eucharistiques 2 et 3.


À suivre..




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Message  Diane + R.I.P Jeu 30 Avr 2009, 6:31 pm

MYSTERIUM FIDEI


La traduction française en souligne bien le nouveau sens, lorsqu’elle dit : « Il est grand le mystère de la foi ».
Dans notre chapitre relatif à la consécration, nous avons vu que l’expression « myste-rium fidei », tout d’abord insérée dans la formule de consécration du calice avait disparu, laissant un vide que comblait naguère une admiration pour le grand mystère qui s’accomplissait. La nouvelle messe en deux prières eucharistiques (2 et 3), reprend ladite expression mais en la transférant après la Consécration.

Il s’agit là encore d’un déplacement volontaire, qui vise à changer le sens de ces mots.

Mais quel est donc ce sens nouveau ?


Avant de le préciser, notons que l’acclamation nouvelle conclut en quelque sorte « Ie récit de l’institution », achevant ainsi la partie centrale de la nouvelle messe. Et précisons à ce sujet que l’Institutio Generalis exige l’acclamation en question pour la « Prex eucharistica ».

Or, il s’agit là d’une véritable manipulation liturgique. Étant donné que la Consécra¬tion est complètement vidée de toute signification réelle, et donc qu’elle ne peut être cause d’une divine grâce rédemptrice, cette manipulation est destinée à bien mettre en relief ce qui demeure, quand disparaît le « sacrement », source de la grâce : la foi. D’où l’acclamation, belle en apparence, mais en réalité, perverse : « II est grand le mystère de la foi ».

Nous retrouvons l’hérésie commune à Luther, Calvin et Zwingli : « la justification par la foi seule » (« Sola fides justificat »). C’est là une doctrine qui sert de fondement, de principe, pour nier le divin Mystère de la Transsubstantiation. Écoutons Cranmer :

« Manger et boire la chair et le sang du Christ ne doit pas être pris dans la significa¬tion commune, de manger par la bouche et les dents une chose présente, mais, par une foi vivante, de digérer dans le cœur et l’esprit une chose de fait absente. » (Cité dans Matines, n° 18, juillet-août-septembre 1979, p. 6).

Cranmer savait très bien que dans la véritable messe :« est offert à Dieu le Père un sacrifice, à savoir le corps et le sang de notre Seigneur, vraiment et réellement, afin d’obtenir le pardon des péchés et le salut aussi bien des morts que des vivants. » (ibid., page 7)

Il appelait cela une hérésie, et une hérésie telle qu’elle méritait la peine de mort !

Comment alors ne pas penser que lorsque l’assemblée proclame : « Il est grand le mystère de la foi », niant par là même le mystère de la Transsubstantiation, l’enfer s’esclaffe ? !..





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Message  Diane + R.I.P Ven 01 Mai 2009, 6:36 pm

Posons-nous maintenant cette question : en quoi consiste dans la nouvelle messe, le mystère de la foi ?
Voici les textes :

« Il est grand, le mystère de la foi

Nous proclamons Ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons Ta résurrection,
nous attendons Ta venue dans la gloire.


Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous célébrons le mystère de la foi
Nous rappelons Ta Mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que Tu viennes.

Proclamons le mystère de la foi : Gloire à Toi qui étais mort. Gloire à Toi qui es vivant, Notre Sauveur et notre Dieu
Viens, Seigneur Jésus ! »

Trois mots résument cette proclamation du mystère de la foi : la mort du Christ, sa résurrection et sa venue dans la gloire. Voyons cela plus en détail :

Une première expression du mystère en question nous dit sa grandeur, c’est-à-dire :


– la proclamation de la mort du Seigneur Jésus ;


– la célébration de sa résurrection ;


– l’attente de sa venue dans la gloire.


Ainsi le mystère de la foi n’est plus lié au sacrifice de l’autel, comme il l’est dans le véritable Canon Romain. La foi qui justifie, indépendamment du « Sacrement des Sacrements », consiste donc simplement, ainsi que cela vient d’être précisé, à proclamer la mort du Christ, à célébrer sa résurrection et à attendre sa venue (le texte ne dit pas : son retour) dans la gloire.





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Dernière édition par Diane le Lun 26 Oct 2009, 4:38 pm, édité 1 fois
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Message  Diane + R.I.P Sam 02 Mai 2009, 6:13 pm

Mais alors que devient la foi dans le mystère qui s’accomplit à la Sainte Messe ? Que devient la foi dans le mystère de la Présence Réelle ? Que devient la foi dans l’intervention du prêtre qui agit « in persona Christi » ?

La messe ne se borne pas à proclamer la mort du Sauveur, elle la réactive. La messe ne célèbre la résurrection du Christ qu’en tant qu’elle est liée au Sacrifice Rédempteur. Enfin, la Messe rend présente la Divine Victime S’offrant Elle-même au Père, (et cela, à la gloire de la Très-Sainte Trinité) et Se laissant offrir par les mains du prêtre au nom de toute !’Église. C’est pourquoi la messe n’est pas d’abord dans l’attente de la venue en gloire du Christ, puisqu’elle est toute à la Présence Réelle. Et la Parousie du Seigneur n’est pas une « venue », mais un retour, ainsi que nous le disions précédemment.
Nous ne sommes plus au sein de la Foi catholique. Il s’agit d’un autre mystère de Transsubstantiation : la substance du mystère de la foi catholique est changée en la substance d’une foi hérétique et schismatique.

La seconde expression du mystère de la foi selon la nouvelle messe relie les trois éléments qui le caractérisent, au fait de manger le pain et de boire à la coupe. Ainsi la célébration dudit mystère se réalise par la manducation d’un pain qui ne peut être que bénit et par l’absorption d’un vin qui ne peut être que bénit. Et qu’en est-il du sens de cette cocasse célébration ? L’imagination s’affole : on rappelle la mort du Seigneur ressuscité et on attend qu’Il vienne !

Y a-t-il pire injure ? Y a-t-il pire profanation du divin mystère de la Transsubstantiation ?





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Message  Diane + R.I.P Mar 05 Mai 2009, 5:54 pm

Nous en arrivons à la troisième expression. La première a précisé la grandeur du mystère de la foi nouvelle, la seconde a montré en quoi consiste la célébration de ce mystère, la troisième le proclame hautement.

Elle rend gloire au Christ qui était mort (on finit par le savoir) ; et elle rend gloire au Christ qui est « vivant » ! Mais ce Christ qui est vivant, est « présent » dans la Sainte Messe de la Foi catholique ! Y a-t-il encore pire injure fait à la Divine Victime ? Et voici que l’injure s’empresse de redoubler : « Viens, Seigneur Jésus ». Ce « viens » profanateur donne au terme « vivant » tout son sens : le Christ n’est pas là sur la table requise pour la nouvelle messe. Dès aussitôt, ajoutons : fort heureusement ! Cela empêche bien des profanations !

En complément de ce qui vient d’être dit concernant l’ensemble des prières eucharistiques, ajoutons plusieurs omissions communes à ces trois prières eucharistiques.


OMISSIONS COMMUNES


Le numéro de la revue Savoir et Servir intitulé « La messe a-t-elle une histoire ? » qui a déjà été cité fait remarquer de manière bien précise « de nombreuses omissions communes aux trois nouvelles Preces » :


« La Vierge Marie n’est jamais dite toujours vierge ; ce point est important, parce que les protestants admettent en général la conception virginale du Christ, mais nient que Notre-Dame ait conservé ensuite la virginité ; les mérites des saints sont ignorés (et ceux-ci restent toujours anonymes : même saint Pierre n’est pas nommé) ; lorsque la foi est mentionnée, elle n’est jamais déclarée catholique et apostolique, et si les mots de sacrifice et de victime sont présents dans les prières 3 et 4, la finalité propitiatoire n’est jamais explicitement affirmée, le mot autel est absent. Toutes les figures du Sacrifice du Christ (Abel, Abraham, Melchisédech) ont disparu. On ne parle plus de l’enfer, et l’on ne demande plus le “ locum refrigerii, lucis et pacis ”, si expressif, (et théologiquement si précis) pour les âmes du purgatoire. » (p. 107).



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Message  Diane + R.I.P Jeu 07 Mai 2009, 6:20 pm

Maintenant, prenons séparément les trois prières. eucharistiques ajoutées au nouveau canon (appelé « Prière eucharistique »).

PRIERE EUCHARISTIQUE 2


Cette prière a reçu le nom de « Canon d’Hippolyte ». Voici ce qu’en dit le bulletin Introï-bo en son numéro 86 :

« C’est le canon le plus utilisé dans la nouvelle liturgie, car c’est le plus court ! Les novateurs ont fait grand tapage à ce sujet ; prétendant avoir ramené la messe à la simplicité des premiers chrétiens, cet argument a eu du poids chez nombre de braves gens qui ignorent l’enseignement de Pie XII dans son encyclique Mediator Dei (du 20.11.1947) où il est affirmé :
“ Il faut réprimander l’audace, tout à fait téméraire de ceux qui… font revivre des rites périmés... ” [...]

Qui était Hippolyte ? Tout simplement un antipape de 217 à 235 : et cependant, il fut inscrit dans la liste des saints (!) parce qu’il fut déporté en Sardaigne par la police impériale et qu’il mourut martyr [...].

Un savant, Louis Grenier, chargé de recherches au C.N.R.S. a voulu éclaircir cette affaire du prétendu canon d’Hippolyte. Or celui-ci n’existe pas ! Il est une fabrication de Dom Botte, bénédictin de l’abbaye du Mont-César, près de Louvain !

En effet, les recherches historiques ont établi qu’il y eut deux Hippolyte : un prêtre romain et un obscur évêque oriental : et on ne sait pas à laquelle de ces deux person¬nes attribuer ce canon. En outre, aucun texte ne prouve que l’Hippolyte romain est l’auteur de ce “ canon ”... D’ailleurs, ce prétendu canon n’a pas de titre : celui qui lui est attribué “ Tradition apostolique ” est une invention de ce liturgiste bien connu Dom Botte.

C’est ce dernier qui a fabriqué ce canon à l’aide de plusieurs documents liturgiques anciens : mais il n’existe aucun manuscrit qui donne ce texte (!). “ Il s’agit plutôt, écrit Louis Grenier, d’un recueil anonyme de textes hétérogènes, une sorte de compilation... formée de blocs erratiques d’origines diverses et d’âges différents ” !

Dernière remarque : en supposant même que l’Église de Rome ait utilisé ce prétendu canon (ce que nous nions), pourquoi l’aurait-elle abandonné, alors qu’elle tenait si fort à la Tradition reçue des apôtres ? » (octobre-novembre-décembre 1994, p. 6).

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Message  Roger Boivin Mar 20 Nov 2018, 8:11 pm


Citation tirée du livre de Mgr Gaume : « OÙ EN SOMMES-NOUS ? ÉTUDE SUR LES ÉVÈNEMENTS ACTUELS 1870 ET 1871 » :


« Païens par leur éducation, les révolutionnaires de 93 devinrent bientôt formellement idolâtres. L'Europe a-t-elle oublié qu'ils adorèrent publiquement, et firent adorer par la France entière, une déesse en chair et en os ?  A-t-elle oublié qu'ils bâtirent, au milieu de Paris, un temple à Cybèle, à qui ils offrir solennellement les prémices des biens de la terre ? Enfin, a-t-elle oublié que le culte matériel de Jupiter, avec prêtres, encens et autels, s'est perpétué parmi nous jusqu'en 1821 ?
Étant donné la corruption humaine et l'influence du démon, qui ne vieillit pas, pourquoi ce qui s'est fait à Paris ne se ferait-il pas à Rome ? Le culte intérieur appelle le culte extérieur. Le jour où les révolutionnaires passeront de l'un à l'autre, Rome sera formellement idolâtre, .. »


C'est fait ! Montini s'en est chargé !

Voyez ici la page du livre de Mgr Gaume d'où est tirée la citation :

LA « NOUVELLE MESSE », SACRIFICE DE CAÏN - Page 4 94_oz_10


https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54471759/f105.image

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