LA « NOUVELLE MESSE », SACRIFICE DE CAÏN

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Message  Diane + R.I.P Dim 22 Mar 2009, 6:34 pm

– Rite traditionnel



« Ô Dieu qui avez merveilleusement créé la dignité de la nature humaine, et qui l’avez réformée plus merveilleusement encore, accordez-nous par le mélange symbolique de cette eau et de ce vin, d’avoir part à la divinité de Celui qui a daigné revêtir notre humanité, Jésus-Christ, Votre Fils, notre Seigneur qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

On sait que la goutte d’eau symbolise à la fois la nature humaine du Christ (alors que le vin symbolise la nature divine), et l’offrande des chrétiens s’unissant à leur Sauveur (selon saint Jean et les Pères de l’Église).

Comment ne pas admirer toute la densité doctrinale d’une telle prière, si bien mise en valeur par le mouvement rythmique ? Il est question de l’action créatrice de Dieu envers nous, qui s’est réalisée d’une manière « admirable », suivie de l’action rédemptrice qui s’est réalisée d’une manière plus admirable encore ;

c’est toujours la propitiation qui donne tout son sens au rite cérémoniel et qui est ici évoquée de façon saisissante.


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Message  Diane + R.I.P Lun 23 Mar 2009, 10:31 am

C’est justement cet aspect propitiatoire du Saint Sacrifice qui nous permet d’espérer la divine grâce et la gloire du ciel par le fait de « prendre part à la divinité« du Rédempteur, mais cela à la condition de nous unir (petite goutte d’eau dans le calice) au Sacrifice Sauveur.

La revue déjà citée Savoir et Servir apporte à propos du rite de la goutte d’eau, un témoignage important :

“ Le rite de la goutte d’eau mêlée au vin est l’occasion pour de nombreux Pères de l’Église de préciser cette nécessaire intégration de notre sacrifice à celui du Christ. Saint Cyprien (+258), contre les aquariens (qui prétendaient n’offrir que de l’eau) va même jusqu’à affirmer : “ Si quelqu’un offre seulement du vin, alors le sang du Christ est sans nous. Si par contre il n’y a que de l’eau, alors le peuple est sans le Christ. Quand l’un et l’autre sont mélangés, et s’unissent en une fusion qui les confond, alors le Sacrement spirituel et céleste est consommé. ” » (p.50).

C’est justement la participation des fidèles (signifiée par l’ajout de la goutte d’eau dans le calice) qui motive l’existence de la messe au sens où elle se différencie du Sacrifice du Golgotha.

On remarque que le prêtre laisse le « je » de l’offrande du pain, pour adopter le « nous » qui nous situe au sein de l’oblation, ce « nous » que nous allons retrouver tout au long de l’Offertoire (à l’exception du lavabo) jusqu’à l’« Orate fratres », lequel va repréciser en sa réponse le sens du ministère sacerdotal du célébrant.

Et l’admirable prière de l’infusion de l’eau se termine par la doxologie, évocatrice de la Très-Sainte Trinité.





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Message  Diane + R.I.P Lun 23 Mar 2009, 6:01 pm

Voyons donc maintenant ce que devient une telle prière dans le nouveau rite.




– Rite nouveau


« Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. »

Il n’est plus question dans ce texte, dont l’importance est amoindrie par le changement de typographie, du drame de l’histoire du salut. On nous parle du « Sacrement de l’Alliance » dont le sens n’est nullement précisé, mais on ne parle pas de la Très-Sainte Trinité, surtout, on ne parle pas de rédemption. Le sens propitiatoire de la forme sacramentelle n’apparaît aucunement. L’eau ne reçoit pas de bénédiction.

Une telle prière manifeste clairement la mauvaise intention qui a entraîné l’élaboration du nouveau rite de la messe, en ce sens qu’elle a remplacé le sacrifice propitiatoire par « le sacrement de l’Alliance », niant par là même les divines opérations de la grâce salvatrice.

Qu’avons-nous alors à faire du pauvre souhait dénué de tout fondement : « puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité » ?



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Message  gabrielle Mar 24 Mar 2009, 9:47 am

Incroyable! Remarquez ce qui semble un détail, la goutte d'eau dans le Calice, pour les fidèles cela passe inapeçu, mais lorsque nous lisons l'impact de son omission, nous réalisons l'hypocrisie de ces hommes.
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Message  ROBERT. Mar 24 Mar 2009, 1:24 pm

.

...Souvenez-vous d'une virgule au Credo, d'un R/ ainsi que d'un "nous" à la place d'un "je"....au Credo...
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Message  Diane + R.I.P Mar 24 Mar 2009, 6:03 pm

OFFRANDE DU CALICE



– Rite traditionnel

« Nous Vous offrons, Seigneur, le calice du salut, en suppliant Votre bonté de le faire monter comme un parfum suave, en présence de Votre divine Majesté, pour notre salut et celui du monde entier. Ainsi soit-il. »

Cette prière explicite parfaitement le caractère propitiatoire du Sacrifice de l’autel, car il s’agit du « calice du salut », de « notre salut » et de « celui du monde entier ». C’est dire par là même que le vin symbolise bien exactement le Sang Rédempteur.

Voici maintenant le nouveau rite avec encore son « Dieu de l’univers » (?).

– Rite nouveau
« Tu es béni, Dieu de l’univers, Toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du tra¬vail des hommes ; nous Te le présentons : il deviendra le vin du Royaume éternel.

– R : Béni soit Dieu, maintenant et toujours. »

Le texte reprend de l’importance avec une typographie semblable à celle de l’offrande du pain. Mais il a beau parler du « vin du Royaume éternel », il ne peul nous convaincre d’y voir « le calice du salut » pour la simple raison que le texte latin parle d’un « breuvage spirituel » (potus spiritualis). La ruse est énorme ! c’est bien toujours le sens naturaliste qui préside au nouvel offertoire !

IN SPIRITU HUMILITATIS





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Message  Diane + R.I.P Mer 25 Mar 2009, 5:42 pm

– Rite traditionnel


« C’est avec un esprit humilié et un cœur contrit, que nous Vous demandons, Sei¬gneur, de nous recevoir, et que notre sacrifice s’accomplisse aujourd’hui en Votre présence, de telle sorte qu’il Vous plaise, ô Seigneur, notre Dieu. »
Cette prière qui suit l’oblation du calice et qui est celle des « Trois Hébreux dans la fournaise » au temps de Nabuchodonosor, évoque le sacrifice qui est agréable à Dieu en raison du repentir. C’est avec l’humilité de l’esprit et la contrition du cœur que l’on espère que le Sacrifice, préparé pour le Saint Nom de Dieu, et devenu « notre sacrifice » (sacrificium nostrum), Lui plaira.

– Rite nouveau


« Humbles et pauvres, nous Te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacri¬fice, en ce jour, trouve grâce devant Toi. » (Daniel. III, 39-40).

Dans la traduction française de la nouvelle messe, l’expression « âme repentante » disparaît pour faire place au simple adjectif « pauvres » : humbles et pauvres. Le change¬ment de sens est complet !

Il y a bien dans cette prière, le mot « Sacrifice », mais celui-ci se trouve parfaitement isolé du sens propitiatoire : il peut s’agir aussi bien, étant donné l’ensemble du contexte, d’un sacrifice de louange et d’action de grâces. L’assemblée répond aux offrandes de l’hostie et du calice par ces mots révélateurs d’un sacrifice de louange et d’action de grâces : « Béni soit Dieu maintenant et toujours » ! C’est encore une fois l’assemblée qui confirme l’acte posé par le prêtre, et renforce de nouveau son caractère de « représenta¬tion », au détriment de son « sacerdoce ».

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Message  Diane + R.I.P Jeu 26 Mar 2009, 9:03 am

VENI, SANCTIFICATOR


– Rite traditionnel


« Venez, Sanctificateur Tout Puissant, Dieu éternel, et bénissez ce sacrifice préparé pour la gloire de Votre Saint Nom. »
La grande invocation à l’Esprit Saint, ou l’Épiclèse, accentue le sens ultime de l’Immolation expiatrice : la gloire de Dieu, la gloire de Son Saint Nom. Comment ne pas se trouver aux antipodes de la « Présentation des dons » ?

Cette prière a disparu dans le nouveau rite de l’offertoire. On la retrouve dans les trois « prières eucharistiques » ajoutées au Canon : elles apparaissent alors, ainsi que nous allons le voir, comme une sorte de substitution à la vertu des paroles consécratoires.

Mise bien à sa place dans l’offertoire traditionnel, l’épiclèse revêt une importance parti¬culière pour la préparation aux grands mystères de la Transsubstantiation opérée par le Feu Divin, de la Présence Réelle, du Sacrifice propitiatoire.
C’est bien par l’opération du Feu Divin qu’est le Saint-Esprit, que se consument les dons offerts sur l’autel du Sacrifice. Écoutons Bossuet :

« C’est en ce sens que le sacrifice du Nouveau Testament est appelé quelque fois un holocauste, avec cette différence que le feu qui consumait les victimes anciennes était un feu qui ne pouvait que consumer et détruire, au lieu que le feu que nous employons, c’est-à-dire le Saint-Esprit, ne consume que ce qu’Il veut : de sorte que, sans rien changer au dehors (parce qu’il ne veut rien donner aux sens dans un sacrifice qui doit être spirituel), il ne consume que la substance ; et encore ne la consume-t-il pas simplement pour la détruire comme fait le feu matériel, mais comme c’est un esprit créateur, il ne consume les dons que pour en faire quelque chose de meilleur : le corps et le sang de Notre-Seigneur. » (cité par Savoir et Servir, op. cit.).

LAVABO



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Message  Diane + R.I.P Jeu 26 Mar 2009, 6:02 pm

LAVABO

– Rite traditionnel


« Je lave mes mains en toute innocence, je suis sans cesse auprès de Votre autel, ô Seigneur. Pour faire retentir Vos louanges et pour raconter toutes Vos merveilles. Seigneur, j’aime la maison où Vous faites Votre séjour et le lieu où habite Votre gloire. Ne prenez donc pas mon âme, ô Dieu, quand Vous prenez celle des pécheurs, ni ma vie quand Vous prenez celle des hommes de sang. Qui ont leurs mains chargées de crimes et leur droite pleine d’injustes présents. Pour moi, je marche en toute droiture ; sauvez-moi, prenez pitié de moi. Mon pied est demeuré ferme dans le droit chemin ; devant les foules assemblées je Vous bénirai, Seigneur. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. »

Ce texte invoque le Seigneur par quatre fois. Trois fois « Domine », une fois « Deus ». Le prêtre demande à Dieu la purification de ses péchés ; le grand moment de l’acte consécratoire se fait proche, le prêtre va alors agir « in persona Christi » ; aussi s’intensifie en lui le besoin d’une profonde purification.

Puis le célébrant proclame les merveilles du Seigneur et insiste sur la séparation d’avec ceux qui veulent vivre dans le péché. Enfin la prière de purification se termine par la doxologie qui rend gloire à la Très-Sainte Trinité.

– Rite nouveau

« Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché. » (Ps 50).


Dans ce nouveau texte, la Très-Sainte Trinité n’apparaît pas, et c’est à vive allure que le prêtre évoque ses fautes et son « péché » ; on se demande pourquoi, étant donné que le nouvel offertoire ne connaît pas la propitiation.

On dit que le lavabo du nouveau rite est appelé à disparaître. C’est tout à fait logique. Pourquoi en effet, insister sur le péché qui ouvre au sens propitiatoire, alors que dominent la louange et l’action de grâces ?
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Message  Diane + R.I.P Ven 27 Mar 2009, 5:33 pm

Rite traditionnel



« Recevez,ô Trinité Sainte, cette oblation que nous Vous offrons, en mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et en l’honneur de la bienheureuse Marie toujours Vierge, du bienheureux Jean-Baptiste et des saints Apôtres Pierre et Paul, de ceux-ci (martyrs dont les reliques sont dans l’autel) et de tous les Saints : afin qu’elle soit à leur honneur et pour notre salut, et que ceux dont nous honorons la mémoire sur la terre, daignent intercéder pour nous dans le ciel. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. »

Cette admirable et lumineuse prière s’adresse à la Très-Sainte Trinité, manifestant ainsi la finalité ultime du Saint Sacrifice qui est justement la gloire des Trois Personnes Divines. Elle précise nettement que l’oblation sacrificielle de la Victime salutaire Lui est présentée en mémoire de la Passion et, subordonnée à celle-ci, de la Résurrection et de l’Ascension du Sauveur, résumant ainsi l’histoire du Salut ; et elle prend bien soin de se terminer par l’expression rituelle traditionnelle qui évoque le Divin Médiateur : « Per eumdem Christum Dominum nostrum ».

Une nouvelle fois, le salut est évoqué : que l’oblation soit « pour notre salut ». Le sens propitiatoire ne manque jamais à l’offertoire traditionnel.

Cette prière si importante par ce qu’elle est et par la place qu’elle occupe à la fin de l’offertoire qu’elle synthétise parfaitement (oblation reliée à la Passion du Christ, résumé de l’histoire du Salut expression de la finalité du Saint Sacrifice) comporte en outre une évocation de la « bienheureuse Marie toujours Vierge », du « bienheureux Jean-Baptiste », des « saints Apôtres Pierre et Paul », des « saints et martyrs dont les reliques sont dans l’autel », et de « tous les saints », appelant ainsi à l’aide toute la céleste cour !

Le nouveau rite a refusé cette prière pourtant si précieuse pour la compréhension du mystère qui va s’accomplir sans plus tarder sur l’autel du Sacrifice.

Arrêtons-nous maintenant sur un aspect important de cette suppression. Nous venons de voir que le rite traditionnel se plait à mentionner « la bienheureuse Marie toujours Vierge », et cela d’autant plus qu’Elle est la Vierge co-rédemptrice, la Vierge médiatrice de toutes grâces, Celle qui est « la Trésorière du Cœur de Jésus », Celle qui, à l’ombre de la Croix Salvatrice, est devenue « Notre Mère ».



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Message  Diane + R.I.P Sam 28 Mar 2009, 9:11 am

Le nouveau rite se tait en un moment si grave, il ne veut plus dire en son offertoire : « in honorem beatæ Mariæ ».
D’ailleurs quand il récite le Confiteor, il ne mentionne plus « Marie toujours Vierge ». Et dans la prière qui suit le Pater, la Vierge Marie n’est plus dite « bienheureuse », « glo¬rieuse », « toujours Vierge », « Mère de Dieu » !

Comment donc la nouvelle messe, qui se plaît à abaisser la Mère, peut-elle croire que de cette manière, elle honore le Fils ? Elle n’entend plus le Magnificat : « Toutes les nations me diront bienheureuse ». Mais on s’est ainsi aligné sur la théologie et la pensée protestantes. On retrouve ici encore la perverse volonté œcuménique qui consiste à « réduire » la Vérité pour plaire aux hérésiarques.

En faisant disparaître la prière « Suscipe, Sancta Trinitas », la nouvelle messe se condamne elle-même. Son offertoire s’achève sur le vide au regard du sacrement qui va s’accomplir, parce qu’il s’est détourné de l’essentiel : l’oblation sacrificielle du Christ Rédempteur ; et il a signé sa condamnation en méprisant l’honneur dû à la Mère, à l’Épouse du Divin Crucifié.

Quant à la question de la « pierre d’autel » concernant les reliques de Saints Martyrs, elle se résout souvent avec la nouvelle messe, par une simple absence. On a élargi à souhait (comme par hasard !) la réforme énoncée dans l’Institutio generalis Missalis Romani selon laquelle il n’y a plus « aucune obligation d’avoir une pierre consacrée sur un autel mobile ou sur une table où l’on célèbre en dehors d’un lieu sacré ». Ainsi la pierre d’autel a bien souvent disparu purement et simplement !




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Message  Diane + R.I.P Sam 28 Mar 2009, 5:41 pm

ORATE FRATRES

– Rite traditionnel



« – Priez, mes frères, afin que mon sacrifice qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout puissant.
– Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice pour l’honneur et la gloire de Son Nom, pour notre utilité et pour celle de toute Sa Sainte Église. Ainsi soit-il. »

Voici que se termine le grand offertoire. Là encore le Seigneur est appelé non point « Dieu de l’univers », mais « Dieu le Père tout puissant » ; là encore le sacrifice est évoqué deux fois avec un sens propitiatoire qui ne fait, à la suite de tout le contexte, aucun doute ; et la Sainte Église est mentionnée.

Il s’agit d’une prière toute de richesse et de profondeur qui marque nettement la diffé¬rence existant entre le rôle du prêtre et celui des fidèles « meum ac vestrum sacrificium » (« mon sacrifice qui est aussi le vôtre »), « de manibus tuis » (« de vos mains »).

Très différente est la prière correspondante en la nouvelle messe.

– Rite nouveau

« Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église.


– R : Pour la gloire de Dieu et le Salut du monde. »

Nous avons affaire à une véritable trahison : prêtre et fidèles sont confondus sans aucun souci hiérarchique, dans une totale indétermination de ce qui est le rôle du prêtre et celui des assistants-participants. En outre l’Église doit faire place au monde.

La comparaison des deux rites permet d’en saisir toute la différence qui est immense !


Ainsi l’offertoire de la messe traditionnelle chargé de faire entrer la matière du sacrifice dans l’ordre sacramentel, nous a peu à peu acheminés vers le point culminant de la célébration sacrificielle, celui du canon-consécration, en exprimant de plus en plus clairement la grâce insigne du Sacrement des Sacrements, car tout dans le grand offertoire est orienté vers l’Oblation sacrificielle du Christ.




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Message  Diane + R.I.P Dim 29 Mar 2009, 5:38 pm

Bien sûr, ainsi que nous l’avons déjà dit, le Sacrifice de l’autel est à la fois propitiatoire, latreutique, eucharistique et impétratoire. Mais la propitiation est première essentiellement, c’est elle qui permet l’adoration, l’action de grâces, l’intercession.

Le rite traditionnel affirme, précise le sens propitiatoire : c’est pourquoi d’une part il évoque le mystère de la Rédemption et d’autre part il insiste sur le péché, le repentir et le salut. Mais évidemment la perspective ne manque pas de s’élargir pour glorifier Dieu, pour glorifier la Très-Sainte Trinité, pour honorer et associer la Très-Sainte Vierge Marie, les anges dont saint Michel Archange (dans la prière d’encensement de l’autel, des offrandes et des assistants) saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, tous les Saints et tous les Élus (également dans la prière de l’encensement).

Par contre, le nouveau rite avec ses réalités naturelles : « panis vitæ« et “ potus spiritualis ” (« pain de la vie »‘ et « breuvage spirituel »), a perdu le sens essentiel de l’Oblation du Sauveur, et a perdu toute grandeur, toute profondeur (en dépit des quelques éléments qui semblent rappeler le véritable offertoire) ; il est axé sur la nature et sur l’homme. Son sens affadi le rend parfaitement inapte à préparer le miracle de la Transsubstantiation. Il ne peut qu’aspirer à une bénédiction spiritualisant un nourrisse ment lié à la nature du pain et du vin, et fruit de l’humain labeur ! C’est tout !


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Message  Diane + R.I.P Lun 30 Mar 2009, 5:45 pm

Le rite traditionnel de l’offertoire est théocentrique, celui de l’offertoire nouveau est anthropocentrique et géocentrique !

Nous terminerons ce chapitre relatif au rite cérémoniel de l’offertoire, envisagé à la fois selon la liturgie authentique de l’Église et selon la liturgie nouvelle, en choisissant comme conclusion, ce qu’à écrit l’abbé Hervé Belmont dans un article intitulé « La Réforme liturgique » et publié dans la revue Didasco :

« L’oblation de l’hostie immaculée et du calice du salut, c’est à dire l’offrande d’une matière signifiée comme étant celle d’un sacrifice – le Sacrifice de Jésus-Christ en lequel le nôtre doit être pour ainsi dire “ transsubstantié“ – est supprimée et remplacée par une présentation de pain et de vin. Or, prétendre offrir quelque chose à Dieu, sans se référer à la seule oblation en droit agréée qui est celle du Christ, voilà bien ce qui institue irrémédiablement une ”religion de l’homme ”. Et, qu’on le veuille ou non, c’est cela que fait le nouvel offertoire imposé par le nouvel ordo, notamment en supprimant la mention qui est faite, dès l’offertoire, du Sacrifice que constitua toute la vie terrestre du Christ. (en note : M.-L. Guérard des Lauriers, o.p., Itinéraires n° 158, p. 39).

Ainsi c’est la justification de l’existence de la Messe qui est évacuée et supprimée, c’est tout le sens de la participation des fidèles qui est changé : il n’est plus question d’immolation intérieure et d’union à la divine victime. Il ne reste plus à la nouvelle liturgie qu’à proposer une participation toute extérieure, mondaine, étrangère à l’intention de Jésus-Christ instituant le renouvellement sacramentel du sacrifice rédempteur. » (n° 48, juillet-août 1988, p. 12).

Devant le désastre d’une telle destruction, reportons-nous à Cana où la Très-Sainte Vierge Marie a hâté l’heure du Sauveur, et demandons lui de hâter de nouveau l’heure de la « résurrection » de l’Église, mise au Tombeau (avec sa messe), à l’exemple de son Divin Époux, par les ennemis héritiers de ceux qui, selon le Seigneur, avaient pour père le diable et qui voulaient accomplir les désirs de leur père (Jean, VIII, 44).

Cana, c’est l’heure où la Reine a disposé du Cœur du Roi. Puisse la Vierge des temps sépulcraux disposer une nouvelle fois du Cœur de Jésus, et le presser d’intervenir pour qu’enfin par Elle, Son Règne à Lui arrive sur notre terre oublieuse de son Dieu.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus disait : « C’est la confiance, et rien que la confiance qui conduit à l’Amour ». Ayons confiance en Elle qui ne sait pas le refus!!!






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Message  Diane + R.I.P Mar 31 Mar 2009, 6:34 pm

LE CANON



Avec le Canon, nous parvenons au centre de la liturgie de la Sainte Messe. Or, c’est là que nous pouvons réaliser pleinement la perfidie diabolique de l’atteinte portée au Sacrifice de l’autel, là même où les changements opérés sont si graves quant à la substance du mystère eucharistique, lequel concerne l’ordre sacré de la Foi catholique.

Il nous faut bien comprendre que tout ce qui a été fait pour détruire l’Offertoire, l’a été essentiellement pour détruire le Sacrifice propitiatoire, pour le transformer en une simple commémoration, (certes, le Saint Sacrifice de la Messe constitue un mémorial, mais un « mémorial sacramentel », c’est là toute la différence !), pour le transformer en une cène, en une fête de la communauté qui se réjouit du partage d’un pain non pas eucharistique, mais envisagé comme un aliment spirituel ; et précisément, par la même, pour opérer la destruction du dogme catholique relatif à l’Oblation Sacrificielle du Rédemp-teur. Le Concile de Trente est formel :

« Si quelqu’un dit qu’à la Messe on n’offre pas à Dieu un vrai et authentique (verum et proprium) sacrifice (donc, propitiatoire), ou que l’offrande ne consiste en rien d’autre que dans le fait que le Christ nous est donné à manger, qu’il soit anathème ». (XXIIe session, can. 1)
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Message  Diane + R.I.P Mer 01 Avr 2009, 7:01 pm

LE CANON


Nous voici donc amenés à établir une comparaison entre le rite traditionnel et le rite nouveau de cette partie si importante de la Sainte Messe : le Canon. On demeure sans voix quand on pense que des mains impies ont eu l’audace proprement satanique de toucher (pour le massacrer ) au Canon romain dont le Concile de Trente disait que tout en lui « respire au plus haut point la Sainteté et la piété« et “ élève vers Dieu l’esprit de ceux qui souffrent ” (XXIIe session, chap. IV) et qui n’avait pas changé depuis Saint Grégoire le Grand !

Pour établir la comparaison dont il s’agit, il nous faut envisager deux parties, en raison de la conservation illusoire du canon romain, et de l’ajout de trois « prières eucharisti¬ques ». Dans une première partie, nous comparerons le Canon romain et le nouveau Canon. Dans une seconde, nous parlerons des trois prières eucharistiques, sans plus rappeler le Canon romain dont elles sont détachées : il ne peut plus être question du terme « Canon » qui signifie « règle immuable ».
Ajoutons à cela que toutes sortes de prières eucharistiques ont vu le jour dans Le Nouveau Missel des dimanches. C’est ainsi que nous avons :

– deux prières eucharistiques pour la réconciliation ;

– trois prières eucharistiques pour les assemblées avec enfants ;

– une prière eucharistique à l’occasion d’importantes assemblées d’Église (à l’intérieur de laquelle, il y a quatre prières d’intercession).

Inutile de dire que tout cela ne suffit pas aux novateurs qui ne cessent d’inventer des prières eucharistiques aux dimensions de leur ignorance, de leur égarement, de leur aveuglement ou de leur perversité.



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Message  Diane + R.I.P Jeu 02 Avr 2009, 6:47 pm

LE CANON (suite)



Nous allons voir maintenant comment la comparaison du Canon traditionnel (que Luther caractérisait ainsi : « cet abominable Canon qui est un recueil de lacunes bourbeuses » (Sermon du premier dimanche de l’Avent) et du nouveau canon appelé « prière eucharis¬tique 1 », fait ressortir la disparition de la réactuation sacramentelle du Sacrifice de la Croix en vue de son application à l’Église pour la rémission des péchés.

Soulignons en tout premier lieu la différence entre les deux rites : le rite traditionnel se dit à voix basse, le rite nouveau se dit à voix haute. Ce n’est pas là une mince différence. Le Concile de Trente déclare en effet :

« Si quelqu’un dit que le rite de l’Église romaine par lequel une partie du Canon et les paroles de la Consécration sont prononcées à voix basse, doit être condamné... qu’il soit anathème. » (XXIIe session, canon 9., Denz. n° 956).

Il y a donc déjà une différence de nature entre les deux rites.



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Message  Diane + R.I.P Ven 03 Avr 2009, 6:45 pm

TE IGITUR

Dans le canon romain, le prêtre, s’adressant à Dieu le Père, lève les yeux vers la Croix, élève les mains tendues comme pour implorer la clémence du Très-Haut puis il les rejoint, les pose sur l’autel et se fait suppliant.

– Rite traditionnel

« Père très bon, nous Vous prions humblement par Jésus-Christ, Votre Fils, Notre Seigneur, et nous Vous demandons (à ce moment le célébrant baise l’autel et joint ses mains sur la poitrine) de bénir ces dons, ces présents, ces offrandes saintes et sans tache (le prêtre fait en même temps trois signes de Croix sur l’hostie et le calice). »

Il y a là une insistance marquée sur la sainteté des oblats, insistance due au rite si suggestif de l’Offertoire et due en même temps à l’imminence de la transsubstantiation.

Comme Jungmann l’a démontré :


« C’est toujours la pensée de leur transsubstantiation imminente qui a motivé l’insistance sur leur sainteté. » (Missæ Solemnia III, p. 62, n° 19).

Qu’avons-nous en regard dans la nouvelle messe ?




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Message  Diane + R.I.P Sam 04 Avr 2009, 6:10 pm

– Rite nouveau


« Père infiniment bon, Toi vers qui montent nos louanges (louanges et action de grâces ne manquent jamais au nouveau rite), nous te supplions par Jésus-Christ ton Fils, Notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces offrandes saintes (?) ».
Nous en revenons à la bénédiction des réalités naturelles qui ne sont pas des « offrandes saintes ». Les prières de l’offertoire n’ont « sanctifié« ni le pain, ni le vin, ni le labeur des hommes !

Alors que le Canon romain poursuit : « Nous les offrons (ces dons) pour... », le nouveau canon tient à sa présentation des dons : « Nous te les présentons… ».

La différence entre les deux textes est d’autant plus saisissante qu’a disparu entièrement la mention des oblations en tant qu’elles sont vraiment « saintes et sans tache », mention si essentielle au « Te Igitur ».

MEMENTO DES VIVANTS


Voici maintenant que le terme « sacrifice » va être mentionné dans le nouveau rite ! Le canon romain prie ainsi :

– Rite traditionnel


« [...] pour eux (les vivants) nous vous offrons ou ils vous offrent eux-mêmes ce sa¬crifice pour eux et pour tous les leurs, pour la rédemption de leurs âmes, pour leur salut et leur conservation ; c’est à vous qu’ils offrent leurs vœux, Dieu éternel vivant et vrai. »

Le texte est d’une parfaite clarté : il s’agit bien du sacrifice de propitiation. Tout ce qui a précédé l’a montré ; le canon se centre sur l’essentiel : Sacrifice – Rédemption – Salut.






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Message  Diane + R.I.P Dim 05 Avr 2009, 5:18 pm

Voici maintenant le nouveau canon.


– Rite nouveau


« Nous t’offrons pour eux (les vivants), ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour leur salut qu’ils espè-rent ; et ils te rendent cet hommage (hommage de louange), à Toi, Dieu éternel, vivant et vrai. »


On voit ici parfaitement l’amalgame. L’expression « sacrifice de louange » qui n’existe pas dans le canon romain, est employée à dessein, et elle se trouve liée, comme la cause à l’effet, à la rédemption et au salut. Un « sacrifice de louange ». Au lieu du sacrifice (propitiatoire) qui est cause de rédemption et de salut, c’est la « louange » qui devient cause de rédemption et de salut. C’est un parfait contresens.


De fait, ce n’est pas la louange qui conduit à la rédemption et au salut. C’est au contraire la rédemption opérée par le sacrifice de la Croix réactué sur l’autel qui permet la prière de louange. C’est le sacrifice propitiatoire qui permet le sacrifice de louange comme celui d’action de grâces.


Comment ne pas saisir sur le vif l’essentielle contradiction qui oppose le nouveau rite au rite traditionnel ?


HANC IGITUR


Avec cette prière, le prêtre aborde la partie sacrificielle qui le conduit à la consécration. Il fait alors le geste qui reproduit celui des juifs de l’ancien testament, au moment du « sacrifice expiatoire », en étendant ses mains jointes, horizontalement, à la fois sur le calice et sur l’hostie, de même que les juifs chargeaient le bouc émissaire de leurs péchés en étendant sur lui leurs mains.




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Message  Diane + R.I.P Lun 13 Avr 2009, 6:32 pm

Le Canon romain prie ainsi :

– Rite traditionnel


« Ainsi donc, Seigneur, cette offrande de Vos sujets et de Votre famille, acceptez-la, nous Vous en supplions, comme une juste expiation. Fixez nos jours dans Votre paix, délivrez-nous de la damnation éternelle et admettez-nous au nombre de Vos élus. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. »

Retenons bien ces paroles : « Acceptez-la (cette offrande qui n’est pas une simple présentation), nous vous en supplions, comme une juste expiation ». C’est justement la « juste expiation » opérée par le Sang Rédempteur qui permet au Seigneur de fixer nos jours dans Sa paix, de nous délivrer de la damnation éternelle et de nous admettre au nombre de Ses élus.
Nous allons voir maintenant que le nouveau Canon laisse parfaitement de côté la juste et nécessaire expiation.

– Rite nouveau


« Voici l’offrande que nous présentons devant Toi, nous, tes serviteurs et ta famille entière dans ta bienveillance, accepte-la. Assure Toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus. »

On remarquera que dans cette prière, la « présentation des dons » passe au niveau de « l’offrande » ; mais que vaut, aux yeux de Dieu, une offrande de biens naturels, sans lien aucun avec le Sacrifice Sauveur ? Comment le Seigneur, même « dans sa bienveillance », pourrait-il accepter ce qui est complètement séparé de la « Divine Victime » ?

Pour que Dieu assure la paix de notre vie, nous arrache à la damnation et nous reçoive parmi Ses élus, il nous faut, redisons-le, nous laisser prendre en l’Église dans le Sacrifice du Rédempteur.



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Message  Diane + R.I.P Mar 14 Avr 2009, 5:51 pm

QUAM OBLATIONEM


Dans le Canon romain, le prêtre, en même temps qu’il prononce le mot « oblationem », joint de nouveau les mains, puis fait trois signes de croix sur le pain et le vin ensemble, enfin un signe de croix sur l’hostie et un signe de croix sur le calice : le sens est bien net : c’est du sein même de la Croix Rédemptrice que jaillit toute grâce.
Et voici la magnifique prière qui implore la venue sacramentelle du Christ-Prêtre et Hostie.

– Rite traditionnel


« Daignez, nous vous en prions, ô Dieu, faire que cette oblation soit bénie, reçue, ratifiée, digne et acceptable, afin qu’elle devienne pour nous, le Corps et le Sang de Votre Fils Bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ. »
Le texte de cette prière condense admirablement tout ce que l’offertoire a fait des dons offerts, symbolisant le Christ Rédempteur. C’est alors que sur ces dons, le prêtre presse Dieu de bénir, de recevoir à Son autel, d’agréer, de considérer comme vraiment digne et acceptable l’Oblation afin qu’elle devienne Corps et Sang du Sauveur.
Que dit alors le nouveau Canon, en un moment où le grand mystère de transsubstantia¬tion se fait si proche ?

– Rite nouveau


« Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite (?) et digne de Toi (?) qu’elle devienne pour nous le corps (sans majuscule) et le sang de Ton Fils Bien-aimé, Jésus-Christ, Notre-Seigneur. »
Il est à remarquer que le terme « sanctifie » n’appelle pas nécessairement la Divine Présence, et cela d’autant plus que le rite cérémoniel n’a pas signifié le sens de l’oblation sacrificielle du Christ Rédempteur.

Les dons présentés à l’offertoire peuvent tout juste recevoir une bénédiction, mais ils sont absolument incapables d’être transsubstantiés. Aussi, le second mouvement de la prière : « qu’elle (l’offrande) devienne pour nous le corps et le sang de Ton Fils Bien-aimé, Jésus-Christ, Notre-Seigneur », n’a-t-il aucune puissance impétratoire !

Mais de ce passage, retenons l’expression « pour nous ». car elle prête à équivoque en raison du rite cérémoniel qui se trouve sans lien avec le sacrifice propitiatoire de l’autel. En outre cette expression rappelle Cranmer qui disait :
« Nous ne prions absolument pas que le pain et le vin soient changés en le Corps et le Sang du Christ, mais que pour nous ils soient ainsi dans ce saint mystère ; c’est-à-dire, que nous les recevions si dignement que nous devenions participants du Corps et du Sang du Christ, et qu’ainsi nous soyons spirituellement nourris en esprit et en véri¬té. » (cité par Hugh Ross Williamson dans Matines n° 18, juillet-août-septembre 1979, p. 21).





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Message  Diane + R.I.P Mer 15 Avr 2009, 5:46 pm

L’expression « pour nous » veut alors dire « dans nos esprits ». Bien sûr, nombre de prêtres prononcent la prière en question avec la même intention que les prêtres fidèles à la Messe traditionnelle lorsqu’ils disent « afin qu’elle (l’oblation) devienne pour nous le Corps (avec majuscule) et le Sang (avec majuscule) du Christ ». Mais l’intention ne corrige pas le rite, ainsi que nous le verrons par la suite.

Dans le Canon romain, aucune équivoque n’est possible. Tout ce qui est bien précisé dans les prières qui précèdent le « quam oblationem », concourt à préparer le grand miracle qui va s’accomplir incessamment. Depuis le début de l’offertoire, le sens essentiel du Saint Sacrifice est extrêmement clair et net : il n’est pas un détail – si l’on peut dire – qui n’ait son importance, en référence à ce qu’est la Sainte Messe, intrinsèquement.

Par contre, dans le nouveau rite, on a beau arriver au moment essentiel du Divin Mys¬tère, on se trouve toujours avec des dons représentant des réalités naturelles et donc, sans aucune référence au Sacrifice Sauveur.

Nous sommes en plein naturalisme, c’est-à-dire dans le plus pur antichristianisme!!!


Avant de passer à la Consécration dont nous avons parlé précédemment, nous vou¬drions citer un passage du texte du R.P. Calmel (o.p.), intitulé Apologie pour le Canon romain ; il s’agit là d’un passage qui fait ressortir la nocivité du nouveau rite par rapport à ce qui constitue l’essentiel du Saint Sacrifice de la messe, sur un point qui accentue la destruction totale du Canon romain, ce Canon qui était demeuré inchangé depuis Saint Grégoire le Grand :

« Les novateurs ont supprimé toute allusion aux mains saintes et adorables du Christ, à Ses yeux levés au Ciel, à la toute puissance de Son Père. Ils ont fait ces trois suppressions juste au moment où la consécration va mettre en cause la Toute Puis¬sance du Père et la sainte humanité du Fils. On est alors amené à s’interroger sur l’intention qui les a guidés. Pourquoi ce silence ? Pourquoi à ce moment-là ? S’ils avaient voulu nous détourner d’attacher de l’importance à cela même qui constitue la Messe, auraient-ils procédé différemment ? Un tel silence, à un tel moment : il n’y avait peut-être pas de moyen plus simple et plus habile d’entraîner les prêtres à perdre de vue l’essentiel de la messe : la Transsubstantiation sacrificielle, effet de la Toute-Puissance divine. » (Itinéraires n° 157, novembre 1971).



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Message  Diane + R.I.P Jeu 16 Avr 2009, 6:17 pm

Abordons maintenant la seconde partie du Canon.


UNDE ET MEMORES

– Rite traditionnel


« C’est pourquoi, Seigneur, nous, Vos serviteurs, et avec nous, tout Votre peuple saint, nous souvenant de la bienheureuse Passion de ce même Christ, Votre Fils Notre Seigneur, de Sa Résurrection du tombeau et de Sa glorieuse Ascension dans les cieux, nous offrons à Votre Majesté Suprême, de Vos propres dons et bienfaits, l’hostie pure, l’hostie sainte, l’hostie immaculée, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice de l’éternel salut. »

Que veut dire cette prière, sinon qu’elle est toute vibrante de la Présence Réelle du Seigneur Jésus, de Son Immolation Rédemptrice, sinon qu’elle exprime admirablement l’offrande du Saint Corps et du Sang Sacré du Sauveur, que le prêtre fait au nom de la Sainte Église.

Tout en continuant son adoration, le célébrant marque sur l’hostie et le calice trois signes de croix en disant : « Hostie pure » – « Hostie sainte » – « Hostie immaculée ».

L’abbé Mouraux, dans sa brochure Mysterium fidei, rapporte qu’un théologien du XVIe siècle, Dominique Soto, donne cette explication :

« Avant la consécration, on demande que la matière du sacrifice soit bénie, admise, ratifiée ; de même, après la consécration, cette hostie consacrée, qui est le Christ, est offerte comme hostie pure, à la différence des sacrifices païens qui étaient impurs et corrompus (souligné dans le texte) ; comme une hostie sainte, à la différence des oblations de l’Ancienne Loi qui n’étaient pas saintes (souligné dans le texte) au point de sanctifier les âmes, telle qu’est notre hostie, qui elle efface les péchés du monde ; aussi ajoute-t-on, “ comme une hostie immaculée ”, puisque le Christ fut l’agneau innocent, qui ne pécha point, qui efface les crimes de la terre, ce qui s’appelle sanctifier les hommes. Cette hostie est donc pure et purifiante, sainte et sanctifiante, immaculée et lavante. Les mots qui suivent, “ Pain saint de la vie éternelle ” et “ Calice du salut perpé¬tuel ”, que le prêtre prononce en signant l’hostie et le calice, définissent et expliquent la communion : car, de même que les prêtres de l’Ancienne Loi se nourrissaient du sacri¬fice offert, et soutenaient aussi leur vie temporelle, ainsi, les chrétiens, en mangeant et en buvant les fruits du sacrifice de la messe, se procurent ici-bas, le Salut spirituel et la vie éternelle dans le Ciel. » (p. 14).





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Message  Diane + R.I.P Ven 17 Avr 2009, 5:51 pm

Qu’avons-nous maintenant en regard dans le nouveau canon, à un moment si important du Sacrifice de la Sainte Église offrant au Père le Divin Réparateur, le Divin Médiateur ?

– Rite nouveau


« C’est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la passion (sans majuscule) bienheureuse de ton Fils, Jésus-Christ, Notre-Seigneur, de sa résurrection (sans majuscule) du séjour des morts et de sa glorieuse ascension (sans majuscule) dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut. »

Point n’est besoin d’un long regard pour saisir la différence immense qui existe entre les deux rites.

Nous retrouvons l’expression « faisant mémoire ». Celle-ci prend, dans le contexte naturaliste de la nouvelle messe, le sens d’un mémorial qui n’est pas, comme dans la Sainte Messe traditionnelle, sacramentel.

Nous retrouvons également la présentation de l’offrande des biens naturels : « Offrande prélevée sur les biens que tu (Dieu de gloire et de majesté !) nous donnes ». Mais, en principe, selon le rite traditionnel l’offrande du Sacrifice Rédempteur n’a plus rien à voir, après l’acte de la Consécration, avec les biens naturels. Comment donc l’offrande de ces biens naturels peut-elle devenir, tout d’un coup et sans que rien n’intervienne, « le sacrifice pur et saint », « le sacrifice parfait », « le pain de la vie éternelle » et « la coupe (non point le calice) du salut » ?

Il s’agit là d’une caricature du Canon romain : il n’est pas une seule fois question de l’hostie pure (et « purifiante »), de l’hostie sainte (et « sanctifiante »), de l’hostie immacu¬lée (et « lavante »). Le pain de la nouvelle messe, ainsi que le vin, sont totalement détachés du Saint Sacrifice. Ils ne peuvent devenir nourriture pour l’âme ; qu’ils se contentent du corps !
La nouvelle messe produit tout simplement du pain et du vin bénits. Le Benedicite de l’offertoire nouveau donne au nouveau rite tout son sens.




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