Le drame de l'Église.

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Message  gabrielle Sam 12 Fév 2011, 10:23 am

Sixième article (août 1885)

L’Église durant la tourmente

I. – Saint Grégoire le Grand, en ses lumineux commentaires sur Job, ouvre les aperçus les plus profonds sur toute l’his­toire de l’Église. Il est visiblement animé lui-même de cet esprit prophétique répandu dans toutes les Écritures.

Il contemple l’Église, à la fin des âges, sous la figure de Job humilié et souffrant, exposé aux insinuations perfides de sa femme et aux critiques amères de ses amis ; lui devant qui autrefois les vieillards se levaient, et les princes faisaient silence !

L’Église, dit maintes fois le grand pape, vers le terme de son pèlerinage, sera privée de tout pouvoir temporel ; on cherchera à lui enlever tout point d’appui sur la terre.

Mais il va plus loin encore, et il déclare qu’elle sera dépouillée de l’éclat même qui provient des dons surnaturels. « La puissance des miracles, dit-il, sera retirée, la grâce des guérisons enlevée, la prophétie aura disparu, le don d’une longue abstinence sera diminué, les enseignements de la doctrine se tairont, les prodiges miraculeux cesseront. Ce n’est pas à dire qu’il n’y aura plus rien de tout cela ; mais tous ces signes n’éclateront pas ouvertement et sous mille formes comme aux premiers âges. Ce sera même l’occasion d’un merveilleux discernement. Dans cet état humilié de l’Église, grandira la récompense des bons, qui s’attacheront à elle purement en vue des biens célestes ; quant aux mé­chants, ne voyant plus en elle aucun attrait temporel, ils n’auront rien à déguiser, ils se montreront tels qu’ils sont. » (Mor, 1. XXXV)

Quelle parole formidable : les enseignements de la doc­trine se tairont ! Saint Grégoire proclame ailleurs que l’Église aime mieux mourir que se taire. Elle parlera donc : mais son enseignement sera entravé, sa voix couverte ; mais plu­sieurs qui devraient crier sur les toits n’oseront plus le faire par crainte des hommes.

Et ce sera l’occasion d’un discernement redoutable.

Saint Grégoire revient souvent sur cette donnée, qu’il y a dans l’Église trois catégories de personnes : les hypocrites ou les faux chrétiens, les faibles et les forts. Or, en ces moments d’angoisses, les hypocrites lèveront le masque, et manifeste­ront leur secrète apostasie ; les faibles, hélas ! périront en grand nombre, et le cœur de l’Église en saignera ; enfin plu­sieurs forts eux-mêmes, trop confiants en leur force, tombe­ront comme les étoiles du ciel.

En dépit de toutes ces tristesses poignantes, l’Église ne perdra ni le courage ni la confiance. Elle sera soutenue par la promesse du Sauveur, consignée dans les Écritures, que ces jours seront abrégés à cause des élus. Sachant que les élus seront sauvés quand même, elle se vouera, dans le plus fort de la tourmente, au sauvetage des âmes avec une éner­gie infatigable.

II. – Malgré l’affreux scandale de ces temps de perdition, il ne faut pas penser en effet que les petits et les faibles seront nécessairement perdus. La voie du salut restera ouverte, et le salut sera possible à tous. L’Église aura des moyens de pré­servation proportionnés à la grandeur du péril. Et ceux-là seulement, parmi les petits, tomberont sous la serre de l’oi­seau de proie, qui auront quitté les ailes de leur mère.

Quels seront ces moyens de préservation ? Les Écritures ne nous laissent pas sans indication à ce sujet ; et nous pouvons sans témérité formuler quelques conjectures.

L’Église se souviendra de l’avertissement donné par Notre Seigneur pour les temps de la prise de Jérusalem, et appli­cable, du consentement des interprètes, à la dernière persé­cution.

« Quand vous verrez l’abomination de la désolation, prédite par le prophète Daniel, debout dans le lieu saint (que celui qui lit, comprenne !), alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient vers les montagnes… Priez afin que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni le jour du Sabbat ! Car il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu depuis l’origine du monde, et qu’il n’y en aura jamais. Et si ces jours n’étaient pas abrégés, nul ne serait sauvé ; mais ils seront abrégés à cause des élus. » (Matth., XXIV, 15, 23.)

Conformément à ces instructions du Sauveur, l’Église mettra en sûreté par la fuite les petits du troupeau ; elle leur ménagera des retraites inaccessibles, où la dent de la Bête ne les atteindra pas. (Note de gabrielle: ces retraites ne seraient-elles pas la Sainte Doctrine et l'exemple des saints?)

On peut se demander comment il y aura des retraites inaccessibles, alors que la terre sera percée et sillonnée de voies de communication. Il faut répondre que Dieu pour­voira lui-même à la sécurité des fugitifs. Saint Jean nous fait entrevoir cette action de la Providence.

Au chapitre XII de l’Apocalypse, il nous présente une femme vêtue du soleil et couronnée d’étoiles ; c’est l’Église. Cette femme souffre les douleurs de l’enfantement ; car l’Église enfante à Dieu des élus, parmi de grandes souf­frances. Devant elle se tient un grand dragon roux, image du diable et de ses continuelles embûches. Mais la femme s’enfuit dans la solitude, en un lieu préparé par Dieu lui-même, et là elle est nourrie durant 1260 jours (V, 6). Ces 1260 jours, qui font 3 ans et demi, indiquent le temps de la persécution de l’Antéchrist, comme il est manifeste par les autres passages de l’Apocalypse. Donc, durant ce temps, l’Église, en la personne des faibles, s’enfuira dans la soli­tude ; et Dieu lui-même prendra soin de la tenir cachée et de la nourrir.

La fin du même chapitre contient des détails sur cette fuite. Il est donné à la femme deux grandes ailes d’aigle, pour la transporter au désert. Le dragon cherche à la poursuivre ; et sa gueule vomit contre elle de l’eau comme un fleuve. Mais la terre vient en aide à la femme et absorbe le fleuve. Ces paroles énigmatiques désignent quelque grande merveille que Dieu fera paraître en faveur de son Église ; la rage du dragon viendra expirer à ses pieds.

Cependant, tandis que les faibles prieront en sûreté dans une solitude mystérieuse, les forts et les vaillants engageront une lutte formidable, en présence du monde entier, avec le dragon déchaîné.

III. – Il est hors de doute en effet qu’il y aura, dans les derniers âges, des saints d’une vertu héroïque. Au commence­ment, Dieu a donné à son Église les Apôtres, qui ont abattu l’empire idolâtrique, et qui l’ont fondée et cimentée elle-même dans leur sang. A la fin, il lui donnera des enfants et des défenseurs, qu’on peut dire non moins saints et non moins grands.

Saint Augustin s’écrie, en pensant à eux : « En compa­raison des saints et des fidèles qui seront alors, que sommes-nous ? Car, pour les mettre à l’épreuve, le diable sera dé­chaîné, lui que nous ne combattons qu’au prix de mille dangers, maintenant qu’il est lié. Et toutefois, ajoute-t-il, il est à croire qu’aujourd’hui même le Christ a des soldats assez prudents et assez forts, pour pouvoir au besoin déjouer avec sagesse les embûches, et subir avec patience les assauts de leur ennemi même déchaîné. » (De Civ. Dei, XX, 8.)

Saint Augustin se demande ensuite : Y aura-t-il encore des conversions, en ces temps de perdition ? Baptisera-t-on encore les enfants, malgré les prohibitions du monstre ? Les saints d’alors auront-ils la puissance d’arracher des âmes à la gueule du dragon furieux ? Le grand Docteur répond affirmativement à toutes ces questions. Sans doute les conver­sions seront plus rares, mais elles n’en seront que plus écla­tantes. Sans doute, en règle générale, il faut que Satan soit lié pour qu’on puisse le dépouiller (Mat., XI, 29) ; mais, en ces jours, Dieu se plaira à montrer que sa grâce est plus forte que le fort lui-même, en son plus furieux déchaînement.

Chacun remarquera combien ces données sont conso­lantes.

Mais quels seront les saints des derniers âges ? Parmi eux nous aimons à penser qu’il y aura des soldats. L’Anté­christ sera un conquérant, il commandera des armées ; il trouvera devant lui des Légions thébaines, des héros de cette lignée glorieuse et indomptable qui a les Macchabées pour ancêtres, et qui compte dans ses rangs les Croisés, les pay­sans de la Vendée et du Tyrol, enfin les Zouaves pontifi­caux. Ces soldats, il pourra les écraser sous le poids de ses hordes innombrables ; il ne les fera pas fuir.

Mais l’Antéchrist sera surtout un imposteur ; par consé­quent il rencontrera comme adversaires principalement des apôtres armés du crucifix. Comme la persécution dernière revêtira l’aspect d’une séduction, ceux-ci uniront à la patience des martyrs la science des docteurs. Notre Seigneur les fit voir un jour à sainte Thérèse, tenant en main des glaives lumineux.

A la tête de ces phalanges intrépides, apparaîtront deux envoyés extraordinaires de Dieu, deux géants de sainteté, deux survivants des anciens âges ; nous avons nommé Hé­noch et Élie, dont nous parlerons à l’article suivant.

par le P. Emmanuel

Article extrait de la revue « Itinéraires » n° 289, 290 et 292 de 1985

Ces articles reprennent une suite d’articles publiés dans le bulletin N-D de la Sainte Espérance



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Message  Roger Boivin Sam 12 Fév 2011, 11:34 am

gabrielle a écrit:
En dépit de toutes ces tristesses poignantes, l’Église ne perdra ni le courage ni la confiance. Elle sera soutenue par la promesse du Sauveur, consignée dans les Écritures, que ces jours seront abrégés à cause des élus. Sachant que les élus seront sauvés quand même, elle se vouera, dans le plus fort de la tourmente, au sauvetage des âmes avec une éner­gie infatigable.

II. – Malgré l’affreux scandale de ces temps de perdition, il ne faut pas penser en effet que les petits et les faibles seront nécessairement perdus. La voie du salut restera ouverte, et le salut sera possible à tous. L’Église aura des moyens de pré­servation proportionnés à la grandeur du péril. Et ceux-là seulement, parmi les petits, tomberont sous la serre de l’oi­seau de proie, qui auront quitté les ailes de leur mère.

Quels seront ces moyens de préservation ? Les Écritures ne nous laissent pas sans indication à ce sujet ; et nous pouvons sans témérité formuler quelques conjectures.

L’Église se souviendra de l’avertissement donné par Notre Seigneur pour les temps de la prise de Jérusalem, et appli­cable, du consentement des interprètes, à la dernière persé­cution.

« Quand vous verrez l’abomination de la désolation, prédite par le prophète Daniel, debout dans le lieu saint (que celui qui lit, comprenne !), alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient vers les montagnes… Priez afin que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni le jour du Sabbat ! Car il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu depuis l’origine du monde, et qu’il n’y en aura jamais. Et si ces jours n’étaient pas abrégés, nul ne serait sauvé ; mais ils seront abrégés à cause des élus. » (Matth., XXIV, 15, 23.)

Conformément à ces instructions du Sauveur, l’Église mettra en sûreté par la fuite les petits du troupeau ; elle leur ménagera des retraites inaccessibles, où la dent de la Bête ne les atteindra pas. (Note de gabrielle: ces retraites ne seraient-elles pas la Sainte Doctrine et l'exemple des saints?)



La Sainte Vierge ( que j'ai déjà lu qu'on la comparait à une montagne) ; et les Saintes Plaies de Notre-Seigneur (qui sont comme des cavernes de sûreté), et son Cœur transpercé.
( Soyons donc de dignes Pénitents-de-Jésus-Crucifié ).
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Message  Roger Boivin Sam 12 Fév 2011, 11:41 am

gabrielle a écrit:

Conformément à ces instructions du Sauveur, l’Église mettra en sûreté par la fuite les petits du troupeau ; elle leur ménagera des retraites inaccessibles, où la dent de la Bête ne les atteindra pas. (Note de gabrielle: ces retraites ne seraient-elles pas la Sainte Doctrine et l'exemple des saints?)

On peut se demander comment il y aura des retraites inaccessibles, alors que la terre sera percée et sillonnée de voies de communication. Il faut répondre que Dieu pour­voira lui-même à la sécurité des fugitifs. Saint Jean nous fait entrevoir cette action de la Providence.

Au chapitre XII de l’Apocalypse, il nous présente une femme vêtue du soleil et couronnée d’étoiles ; c’est l’Église. Cette femme souffre les douleurs de l’enfantement ; car l’Église enfante à Dieu des élus, parmi de grandes souf­frances. Devant elle se tient un grand dragon roux, image du diable et de ses continuelles embûches.
Mais la femme s’enfuit dans la solitude, en un lieu préparé par Dieu lui-même, et là elle est nourrie durant 1260 jours (V, 6). Ces 1260 jours, qui font 3 ans et demi, indiquent le temps de la persécution de l’Antéchrist, comme il est manifeste par les autres passages de l’Apocalypse. Donc, durant ce temps, l’Église, en la personne des faibles, s’enfuira dans la soli­tude ; et Dieu lui-même prendra soin de la tenir cachée et de la nourrir.

La fin du même chapitre contient des détails sur cette fuite. Il est donné à la femme deux grandes ailes d’aigle, pour la transporter au désert. Le dragon cherche à la poursuivre ; et sa gueule vomit contre elle de l’eau comme un fleuve. Mais la terre vient en aide à la femme et absorbe le fleuve. Ces paroles énigmatiques désignent quelque grande merveille que Dieu fera paraître en faveur de son Église ; la rage du dragon viendra expirer à ses pieds.

Cependant,
tandis que les faibles prieront en sûreté dans une solitude mystérieuse, les forts et les vaillants engageront une lutte formidable, en présence du monde entier, avec le dragon déchaîné.

Hummm ! Suspect ce passage pourrait faire grand plaisir à Ignorantus ! Very Happy
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Message  Roger Boivin Sam 12 Fév 2011, 11:52 am


Pour ceux qui veulent lire neuf articles du Père Emmanuel, 1885,

tirés de la revue Itinéraire de 1985,

voici un lien :



http://www.revue-item.com/4351/le-drame-de-la-fin-des-temps/



[La revue Itinéraires n’a jamais publié le 10ème article de cette série sur le jugement dernier, ni la conclusion annoncée…]


Dernière édition par Roger Boivin le Mer 06 Fév 2019, 6:48 pm, édité 1 fois (Raison : Le lien ne fontionnant pas, j'en ai trouvé un autre.)
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Message  ROBERT. Sam 12 Fév 2011, 7:42 pm

gabrielle a écrit:
Sixième article (août 1885)

L’Église durant la tourmente

I. – Saint Grégoire le Grand, en ses lumineux commentaires sur Job, ouvre les aperçus les plus profonds sur toute l’his­toire de l’Église. Il est visiblement animé lui-même de cet esprit prophétique répandu dans toutes les Écritures.

Spoiler:
Il contemple l’Église, à la fin des âges, sous la figure de Job humilié et souffrant, exposé aux insinuations perfides de sa femme et aux critiques amères de ses amis ; lui devant qui autrefois les vieillards se levaient, et les princes faisaient silence !

L’Église, dit maintes fois le grand pape, vers le terme de son pèlerinage, sera privée de tout pouvoir temporel ; on cherchera à lui enlever tout point d’appui sur la terre.

Mais il va plus loin encore, et il déclare qu’elle sera dépouillée de l’éclat même qui provient des dons surnaturels. « La puissance des miracles, dit-il, sera retirée, la grâce des guérisons enlevée, la prophétie aura disparu, le don d’une longue abstinence sera diminué, les enseignements de la doctrine se tairont, les prodiges miraculeux cesseront. Ce n’est pas à dire qu’il n’y aura plus rien de tout cela ; mais tous ces signes n’éclateront pas ouvertement et sous mille formes comme aux premiers âges. Ce sera même l’occasion d’un merveilleux discernement. Dans cet état humilié de l’Église, grandira la récompense des bons, qui s’attacheront à elle purement en vue des biens célestes ; quant aux mé­chants, ne voyant plus en elle aucun attrait temporel, ils n’auront rien à déguiser, ils se montreront tels qu’ils sont. » (Mor, 1. XXXV)

Quelle parole formidable : les enseignements de la doc­trine se tairont ! Saint Grégoire proclame ailleurs que l’Église aime mieux mourir que se taire. Elle parlera donc : mais son enseignement sera entravé, sa voix couverte ; mais plu­sieurs qui devraient crier sur les toits n’oseront plus le faire par crainte des hommes.

Et ce sera l’occasion d’un discernement redoutable.

Saint Grégoire revient souvent sur cette donnée, qu’il y a dans l’Église trois catégories de personnes : les hypocrites ou les faux chrétiens, les faibles et les forts. Or, en ces moments d’angoisses, les hypocrites lèveront le masque, et manifeste­ront leur secrète apostasie ; les faibles, hélas ! périront en grand nombre, et le cœur de l’Église en saignera ; enfin plu­sieurs forts eux-mêmes, trop confiants en leur force, tombe­ront comme les étoiles du ciel.

En dépit de toutes ces tristesses poignantes, l’Église ne perdra ni le courage ni la confiance. Elle sera soutenue par la promesse du Sauveur, consignée dans les Écritures, que ces jours seront abrégés à cause des élus. Sachant que les élus seront sauvés quand même, elle se vouera, dans le plus fort de la tourmente, au sauvetage des âmes avec une éner­gie infatigable.

II. – Malgré l’affreux scandale de ces temps de perdition, il ne faut pas penser en effet que les petits et les faibles seront nécessairement perdus. La voie du salut restera ouverte, et le salut sera possible à tous. L’Église aura des moyens de pré­servation proportionnés à la grandeur du péril. Et ceux-là seulement, parmi les petits, tomberont sous la serre de l’oi­seau de proie, qui auront quitté les ailes de leur mère.

Quels seront ces moyens de préservation ? Les Écritures ne nous laissent pas sans indication à ce sujet ; et nous pouvons sans témérité formuler quelques conjectures.

L’Église se souviendra de l’avertissement donné par Notre Seigneur pour les temps de la prise de Jérusalem, et appli­cable, du consentement des interprètes, à la dernière persé­cution.

« Quand vous verrez l’abomination de la désolation, prédite par le prophète Daniel, debout dans le lieu saint (que celui qui lit, comprenne !), alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient vers les montagnes… Priez afin que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni le jour du Sabbat ! Car il y aura une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu depuis l’origine du monde, et qu’il n’y en aura jamais. Et si ces jours n’étaient pas abrégés, nul ne serait sauvé ; mais ils seront abrégés à cause des élus. » (Matth., XXIV, 15, 23.)

Conformément à ces instructions du Sauveur, l’Église mettra en sûreté par la fuite les petits du troupeau ; elle leur ménagera des retraites inaccessibles, où la dent de la Bête ne les atteindra pas. (Note de gabrielle: ces retraites ne seraient-elles pas la Sainte Doctrine et l'exemple des saints?)

On peut se demander comment il y aura des retraites inaccessibles, alors que la terre sera percée et sillonnée de voies de communication. Il faut répondre que Dieu pour­voira lui-même à la sécurité des fugitifs. Saint Jean nous fait entrevoir cette action de la Providence.

Au chapitre XII de l’Apocalypse, il nous présente une femme vêtue du soleil et couronnée d’étoiles ; c’est l’Église. Cette femme souffre les douleurs de l’enfantement ; car l’Église enfante à Dieu des élus, parmi de grandes souf­frances. Devant elle se tient un grand dragon roux, image du diable et de ses continuelles embûches. Mais la femme s’enfuit dans la solitude, en un lieu préparé par Dieu lui-même, et là elle est nourrie durant 1260 jours (V, 6). Ces 1260 jours, qui font 3 ans et demi, indiquent le temps de la persécution de l’Antéchrist, comme il est manifeste par les autres passages de l’Apocalypse. Donc, durant ce temps, l’Église, en la personne des faibles, s’enfuira dans la soli­tude ; et Dieu lui-même prendra soin de la tenir cachée et de la nourrir.

La fin du même chapitre contient des détails sur cette fuite. Il est donné à la femme deux grandes ailes d’aigle, pour la transporter au désert. Le dragon cherche à la poursuivre ; et sa gueule vomit contre elle de l’eau comme un fleuve. Mais la terre vient en aide à la femme et absorbe le fleuve. Ces paroles énigmatiques désignent quelque grande merveille que Dieu fera paraître en faveur de son Église ; la rage du dragon viendra expirer à ses pieds.

Cependant, tandis que les faibles prieront en sûreté dans une solitude mystérieuse, les forts et les vaillants engageront une lutte formidable, en présence du monde entier, avec le dragon déchaîné.

III. – Il est hors de doute en effet qu’il y aura, dans les derniers âges, des saints d’une vertu héroïque. Au commence­ment, Dieu a donné à son Église les Apôtres, qui ont abattu l’empire idolâtrique, et qui l’ont fondée et cimentée elle-même dans leur sang. A la fin, il lui donnera des enfants et des défenseurs, qu’on peut dire non moins saints et non moins grands.

Saint Augustin s’écrie, en pensant à eux : « En compa­raison des saints et des fidèles qui seront alors, que sommes-nous ? Car, pour les mettre à l’épreuve, le diable sera dé­chaîné, lui que nous ne combattons qu’au prix de mille dangers, maintenant qu’il est lié. Et toutefois, ajoute-t-il, il est à croire qu’aujourd’hui même le Christ a des soldats assez prudents et assez forts, pour pouvoir au besoin déjouer avec sagesse les embûches, et subir avec patience les assauts de leur ennemi même déchaîné. » (De Civ. Dei, XX, 8.)

Saint Augustin se demande ensuite : Y aura-t-il encore des conversions, en ces temps de perdition ? Baptisera-t-on encore les enfants, malgré les prohibitions du monstre ? Les saints d’alors auront-ils la puissance d’arracher des âmes à la gueule du dragon furieux ? Le grand Docteur répond affirmativement à toutes ces questions. Sans doute les conver­sions seront plus rares, mais elles n’en seront que plus écla­tantes. Sans doute, en règle générale, il faut que Satan soit lié pour qu’on puisse le dépouiller (Mat., XI, 29) ; mais, en ces jours, Dieu se plaira à montrer que sa grâce est plus forte que le fort lui-même, en son plus furieux déchaînement.

Chacun remarquera combien ces données sont conso­lantes.

Mais quels seront les saints des derniers âges ? Parmi eux nous aimons à penser qu’il y aura des soldats. L’Anté­christ sera un conquérant, il commandera des armées ; il trouvera devant lui des Légions thébaines, des héros de cette lignée glorieuse et indomptable qui a les Macchabées pour ancêtres, et qui compte dans ses rangs les Croisés, les pay­sans de la Vendée et du Tyrol, enfin les Zouaves pontifi­caux. Ces soldats, il pourra les écraser sous le poids de ses hordes innombrables ; il ne les fera pas fuir.

Mais l’Antéchrist sera surtout un imposteur ; par consé­quent il rencontrera comme adversaires principalement des apôtres armés du crucifix. Comme la persécution dernière revêtira l’aspect d’une séduction, ceux-ci uniront à la patience des martyrs la science des docteurs. Notre Seigneur les fit voir un jour à sainte Thérèse, tenant en main des glaives lumineux.

A la tête de ces phalanges intrépides, apparaîtront deux envoyés extraordinaires de Dieu, deux géants de sainteté, deux survivants des anciens âges ; nous avons nommé Hé­noch et Élie, dont nous parlerons à l’article suivant.

par le P. Emmanuel

Article extrait de la revue « Itinéraires » n° 289, 290 et 292 de 1985

Ces articles reprennent une suite d’articles publiés dans le bulletin N-D de la Sainte Espérance



Chacun remarquera combien ces données sont conso­lantes.


Merci Gabrielle.
.
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Message  ROBERT. Sam 12 Fév 2011, 7:45 pm

roger a écrit:
Pour ceux qui veulent lire neuf articles du Père Emmanuel, 1885,

tirés de la revue Itinéraire de 1985,

voici un lien :



http://www.salve-regina.com/Theologie/La_fin_des_temps_P_Emmanuel.htm



[La revue Itinéraires n’a jamais publié le 10ème article de cette série sur le jugement dernier, ni la conclusion annoncée…]


Nous verrons donc la conclusion à la fin du monde.
Merci pour le lien Roger.. study De la lecture pour ce beau Dimanche...

.
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Message  gabrielle Dim 13 Fév 2011, 12:27 pm

Donc, durant ce temps, l’Église, en la personne des faibles, s’enfuira dans la soli­tude ; et Dieu lui-même prendra soin de la tenir cachée et de la nourrir.

Est-ce que le Pontife romain et les évêques doivent êre comptés parmi les personnes faibles?

Si Dieu lui-même prend soin de la tenir cachée... il me semble que cela suppose que le Vicaire est absent.
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Message  Lucie Dim 13 Fév 2011, 1:40 pm

Mais il va plus loin encore, et il déclare qu’elle sera dépouillée de l’éclat même qui provient des dons surnaturels. « La puissance des miracles, dit-il, sera retirée, la grâce des guérisons enlevée, la prophétie aura disparu, le don d’une longue abstinence sera diminué, les enseignements de la doctrine se tairont, les prodiges miraculeux cesseront. Ce n’est pas à dire qu’il n’y aura plus rien de tout cela ; mais tous ces signes n’éclateront pas ouvertement et sous mille formes comme aux premiers âges.
Ces signes ne disparaîtront pas complètement, je crois qu'il est important de ne pas l'oublier, car alors il faudra dans les guerres qui viendront, comme le châtiment succède inévitablement au péché, compter sur le Saint-Sacrifice de la Messe célébré chaque jour pour unir la Passion de l'Eglise avec la Passion de Jésus-Christ.

Donc, durant ce temps, l’Église, en la personne des faibles, s’enfuira dans la soli­tude ; et Dieu lui-même prendra soin de la tenir cachée et de la nourrir.
Ben je m'enfuirais alors. Very Happy Mais la fuite, je crois, doit s'opérer dès aujourd'hui : éviter les mauvaises lectures, et éclairer son intelligence de bonnes lectures pour la rendre forte.

Merci pour le lien Roger. Very Happy

Mgr Gaume :
La peur provient d'un danger réel ou imaginaire. Elle est personnelle, nationale ou universelle.
Personnelle, elle peut n'être pas fondée ; nationale. elle est moins sujette à l'erreur ; universelle, elle est infaillible. C'est un instinct providentiel qui avertit une époque d'un danger universel ; qui l'invite à se recueillir et à se rendre compte de ses tendances, afin de voir en quoi, sous des apparences de rectitude, ces tendances conduisent aux abîmes.

Or, le monde actuel a peur, et il a raison. Pourquoi ? Parce que, malgré toutes les assurances contraires, il sent qu'il n'est pas dans l'ordre ; et, quoi qu'il fasse, il ne peut se dissimuler que le châtiment est le salaire infaillible du désordre.
http://www.virgo-maria.org/Documents/L-Eglise/Du-Pape/C-1-Gaume-a-quoi-sert-le-Pape.pdf

Aujourd'hui, l'humanité a peur de façon universelle des changements climatiques et des cataclysmes qui suivront. Et pourquoi n'aurait-elle pas peur de la nature, quand elle veut lui soustraire son Créateur et vivre sans Dieu ? Elle a peur de la guerre, et pour se rassurer, elle ne cesse de parler de philanthropie et de paix. Elle a peur de l'homme lui-même qui se détruit lui-même et détruit la planète, parce qu'il est plus agité que jamais par ses passions et esclave du démon. Ne pouvant se gouverner lui-même, comment pourrait-il gérer les biens que Dieu lui a confié ? Il semble que Dieu ait abandonné l'homme à l'homme ou soit sur le point de le faire, pour le punir d'avoir cru pouvoir se contenir lui-même. La nature est détruite sous ses yeux par lui-même, ne pouvant se contenir seul. "Malheur à l'homme qui se confie en l'homme."

"vanité des efforts et inanité des agitations de l'homme laissé à lui-même et au contraire la puissance et la joyeuse sérénité de la faible créature qui s'abandonne à son Créateur." S. S. Pie XII.

S.S. Pie XII :
Menacée par un nouveau déluge, l'humanité attend avec anxiété que vienne à elle la colombe annonciatrice de l'arc-en-ciel de paix. Mais la messagère ailée ne portera la paix universelle aux individus et aux nations que si elle peut cueillir de nouveau sur la terre le vert rameau d'olivier, l'arbre des onctions adoucissantes, qui veut pour croître et porter des fruits le soleil de la charité.

Pour la paix.

Chers fils, quand Jésus dans le silence du Cénacle prononçait les paroles : pax vobis, les apôtres n'en tremblaient pas moins de peur, même derrière les portes bien fermées : cum fores essent clausae... propter metum Judaeorum (Jn 20,19).

* Cf. la traduction française des Discours aux jeunes époux, t. I, p. 83.

La paix, qu'ils n'avaient pu alors goûter dans leur refuge, mais dont ils deviendraient ensuite les hérauts usque ad ultimum terrae, les accompagnera dans leurs voyages, dans leurs épreuves, dans le martyre. Sans doute elle ne sera pas pour eux la colombe aux ailes d'argent (cf. Ps., lxvii, 14), qui gémit doucement dans le feuillage parfumé, mais plutôt l'alcyon qui ne fait pas son nid pendant la tempête, mais qui s'envolant de la crête des vagues jusqu'en haut des mâts du navire, semble dire au marin épouvanté la vanité des efforts et l'inanité des agitations de l'homme laissé à lui-même, et au contraire la puissance et la joyeuse sérénité de la faible créature qui s'abandonne à son Créateur.

Le genre humain voudra-t-il comprendre cette leçon et chercher, dans un confiant retour à Dieu, la reconquête de cette paix, dont la pensée hante les esprits et les coeurs, comme le souvenir hallucinant d'une félicité disparue. De nombreux peuples aujourd'hui ont perdu la paix, parce que leurs prophètes et leurs chefs se sont éloignés de Dieu et de son Christ. Les uns, propagandistes d'une culture et d'une politique areligieuse, se renfermant dans l'orgueil de la raison humaine, cum fores essent clausae, ont fermé la porte à l'idée même du divin et du surnaturel, chassant de la création le Créateur, exilant des écoles et des prétoires l'image du divin Maître crucifié, éliminant des institutions nationales, sociales et familiales toute mention de l'Evangile, tout en ne pouvant cependant en effacer les traces profondes. Les autres se sont enfuis loin du Christ et de sa paix, en reniant des siècles de civilisation lumineuse, bienfaisante et fraternelle, pour s'enfoncer dans les ténèbres du paganisme antique ou des idolâtries modernes. Puissent-ils reconnaître leur erreur et comprendre que le Christ sauveur, malgré leurs défections, leurs reniements, leurs outrages, reste encore et toujours auprès d'eux, les mains tendues, le coeur ouvert, prêt à leur dire : pax vobis, si, de leur côté, dans un élan sincère et confiant, ils veulent bien tomber à ses pieds, avec ce cri de foi et d'amour : Dominus meus et Deus meus, « mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28).
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Message  Roger Boivin Dim 13 Fév 2011, 3:24 pm

I Thes 5,3. En effet, lorsqu'ils diront: Paix et sûreté,
alors une ruine soudaine les surprendra, comme font les douleurs de
l'enfantement pour une femme enceinte, et ils n'échapperont point.

http://www.magnificat.ca/textes/bible/1thessaloniciens-05.htm
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Message  Invité Dim 13 Fév 2011, 5:15 pm

roger a écrit:
https://messe.forumactif.org/t3036-le-drame-de-l-eglise#58796
Hummm ! Suspect ce passage pourrait faire grand plaisir à Ignorantus ! Very Happy

Excusez-moi, j'ai du mal à tenter de réfléchir sur des sujets théologiques, avec des émoticones, là où l'équation sentiment religieux égale modernisme, pourrait vite être conclue.

Sinon, je n'ai rien à redire au texte qui est, si je comprends bien, du Père Emmanuel . Il n'empêche que sur les sujets les plus graves mis en cause, la réponse me semble devoir être cherché dans les Ecrits des Auteurs les plus certains, et les plus "abordables", pour le simple fidèle, savoir les Actes du Saint-Siège, notamment les plus récents, ainsi que dans les résumés de la Doctrine Chrétienne que sont les Catéchismes. Je crains que des citations répétés, d'auteurs pieux et très vénérables, voire même de Pères de l'Eglise, mais livrées de façon hexaustive ou à l'emporte-pièce, ne disperse le sujet : exemple l'interprétation de l'Apocalypse ( dont seule celle de l'Eglise est garantie ). On disserte sur un livre certes prophétique, mais dont le but n'est pas de nous prédire l'avenir, tel Mme Irma, mais de nous fortifier dans la certitude de la Victoire et du triomphe de l'Eglise. Je ne sais si la charte du forum l'autorise, mais le créateur d'un fil , ne peut-il pas demander que l'on reste dans le thème choisi lors de son ouverture, et que ceux qui seraient intéressés par d'autres domaines créent leur propre fil?
Pour moi le sujet de ce fil, avec sa citation de Maur-Cappellari est justement la question de l'Apostolicité , non d'être une foire d'empoigne, où chacun tenterait systèmatiquement de trouver les défauts de l'autre. Et son but serait, plutôt de tenter de s'éclairer mutuellement dans cette tempête, doublée d'une nuit, non comme dans une loge maçonnique, dans l'attente d'une vérité ésotérique, transmise par quelques initiés, possédant la Lumière( qui se résume en fait au nom d'une pseudo Libre-Pensée, à proclamer l'absence de toute vérité ) mais sur la base des vérités de la Foi, l'un corrigeant les éventuelles ignorances ou insuffisances involontaires de l'autre, qui l'ont entrainer soit à déformer ou à mal interpréter la vraie doctrine.
Evidemment, un accord de base sur la Foi est nécessaire. Je les résumerais à partir du catéchisme de Saint PIE X
( http://catechisme.free.fr/stpiex/part5/partie5chap01.htm ) :

Qu’est-ce que la Foi ?
La Foi est une vertu surnaturelle, infuse par Dieu dans notre âme, par laquelle, appuyés sur l’autorité de Dieu même, nous croyons tout ce qu’il a révélé et qu’il nous propose de croire par son Eglise.
Comment connaissons-nous les vérités révélées de Dieu ?
Nous connaissons les vérités révélées de Dieu par l’intermédiaire de la sainte Eglise qui est infaillible ; c’est-à-dire par l’intermédiaire du Pape, successeur de saint Pierre, et par l’intermédiaire des Evêques, successeurs des Apôtres, qui furent instruits par Jésus-Christ lui-même.
Où sont contenues les vérités que Dieu a révélées ?
Les vérités que Dieu a révélées sont contenues dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition.
La lecture de la Bible est-elle nécessaire à tous les chrétiens ?
La lecture de la Bible n’est pas nécessaire à tous les chrétiens, puisqu’ils sont instruits par l’Eglise ; cependant elle est très utile et recommandée à tous.
Par qui pouvons-nous connaître le vrai sens des Saintes Ecritures ?
Nous ne pouvons connaître le vrai sens des Saintes Ecritures que par l’interprétation de l’Eglise, parce que seule elle est garantie d’erreur en cette interprétation.
Où sont contenus les enseignements de la Tradition ?
Les enseignements de la Tradition sont contenus principalement dans les décrets des Conciles, les écrits des saints Pères, les actes du Saint-Siège, les paroles et les usages de la Liturgie sacrée.



PS: Je m'aperçois à rebours, que ma réponse était destiné au fil RE: CITATION GREGOIRE XVI au salon invité, c'est le "click" sur un lien qui m'a fait aboutir à cet autre fil Re: Le drame de l'Église, sans que je m'en rende compte. Veuillez m'en excuser. Le modérateur peut-il l'effacer ou laisser les choses en l'état. De toute façon, je remets quasiment la même réponse au vrai fil, auquel il était initialement destiné.





















Dernière édition par IGNORANTUS le Dim 13 Fév 2011, 11:49 pm, édité 6 fois

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Message  Roger Boivin Dim 13 Fév 2011, 7:24 pm

IGNORANTUS a écrit:
roger a écrit:

Hummm ! Suspect ce passage pourrait faire grand plaisir à Ignorantus ! Very Happy

Excusez-moi, j'ai du mal à tenter de réfléchir sur des sujets théologiques, avec des émoticones, là où l'équation sentiment religieux égale modernisme, pourrait vite être conclue.

Sinon, je n'ai rien à redire au texte qui est, si je comprends bien, du Père Emmanuel, . Pour moi le but de l'ouverture de ce fil, n'est pas d'être une foire d'empoigne, où chacun tenterait systematiquement de trouver les défauts de l'autre. Mais, plutôt de tenter de s'éclairer mutuellement dans cette tempête, doublée d'une nuit.

Je voulais juste souligner, de façon maladroite j'en conviens, que ce passage de saint Grégoire me faisait penser à ce que vous dites dans le sujet que vous avez ouvert sur INVITÉ, et qui d'ailleurs m'intéresse au plus haut point, et je vous en remercie d'ailleurs.

Pour ce qui est de tenter de s'éclairer mutuellement dans cette tempête, doublée d'une nuit, comme vous dites si bien, je suis complètement d'accord avec vous ; et loin de moi de cette idée de foire d'empoigne, où chacun tenterait systematiquement de trouver les défauts de l'autre ; telle n'est pas du tout mon attitude et ma mentalité, soyez-en sûr.

Pour ce qui est du « là où l'équation sentiment religieux égale modernisme, pourrait vite être conclue », à cause des émoticones, bien.. vous pensez ?

Je rajoute, - parce qu'après coup j'ai relu votre poste -, que j'apprécie beaucoup l'esprit d'ordre de certains, - ça fait en partie défaut chez-moi, alors je puis comprendre que ça peut exercer la patience -, ainsi que de la tenu et civilité dans les rapports avec autrui, on devrait se faire un modèle de ceux qui possèdent ces belles qualités.

Sur le forum ( ce disant, je m'aperçois que justement je dévie du sujet de ce fil, alors je serai bref), il y a assurément des gens de différents milieux et d'âge et de tempérament, de différentes formations et différents degrés de culture et d'éducation et de nivaux de compréhension, etc ; alors c'est un défie pour tous et chacun, la grâce aidant bien sûr, d'entretenir de bons et fructueux rapports dans le combat que nous menons et qui doit converger pour la seule gloire de Dieu, l'exaltation de la sainte église et le salut des âmes,..

..pour faire court..


Dernière édition par roger le Dim 13 Fév 2011, 10:37 pm, édité 4 fois
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Message  Rosalmonte Dim 13 Fév 2011, 7:35 pm

roger a écrit:I Thes 5,3. En effet, lorsqu'ils diront: Paix et sûreté,
alors une ruine soudaine les surprendra, comme font les douleurs de
l'enfantement pour une femme enceinte, et ils n'échapperont point.

http://www.magnificat.ca/textes/bible/1thessaloniciens-05.htm

Et si vous notez, à Assise, tous les mabouls de la terre se sont donné rendez-vous pour prier pour la paix!!! Même qu'ils avaient tous des pousses d'oliviers dans les mains, le tout cornaqué par le futur Saint Subit...

De plus, les douleurs de la femme enceinte, c'est par vagues successives, avec les contractions, de plus en plus rapprochées jusqu'à la contraction finale qui met au monde le bébé. Et si vous notez aussi ici, à la fin de l'année 2011, il y a réunion à Assise pour la quatrième fois... Le parallèle est encore plus frappant si l'on se souvient du tremblement de terre de cette ville, et des quelques 20 répliques qu'il a eu, fait assez inédit qu'ont constaté les géologues.

Comme on dit chez les jeunes, ça craint.
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Message  ROBERT. Dim 13 Fév 2011, 10:36 pm

.

Plus on va vers la fin du monde, plus l'inédit s'accentue de plus en plus...
.
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Message  Roger Boivin Mer 06 Fév 2019, 6:53 pm

Roger Boivin a écrit:
Pour ceux qui veulent lire neuf articles, sur Le drame de la fin des temps, du Père Emmanuel, 1885, tirés de la revue Itinéraire de 1985, voici un lien :

http://www.revue-item.com/4351/le-drame-de-la-fin-des-temps/


A la fin on y dit :
La revue Itinéraires n’a jamais publié le 10ème article de cette série sur le jugement dernier, ni la conclusion annoncée…




Cette suite d’articles provient en réalité du " Bulletin N-D de la Sainte Espérance, de 1885 ". On retrouve ces "Bulletins" dans Gallica, mais celui de 1885 malheureusement ne s'y trouve pas :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327211641/date
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