Le bon jugement

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Lucie
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Message  gabrielle Ven 28 Mai 2010, 8:11 am

Merci Lucie pour ce dossier bien étoffé.


A défaut de directeur éclairé, lui-même se propose de nous en servir, nouveau motif de reconnaissance, et tout à la fois de confiance en sa divine providence.

Le Seigneur est mon Berger rien ne saurait me manquer...

Lorsque la tempête fait rage, un des hommages les plus grands que l'on puisse faire à Dieu c'est la confiance.

Il est facile de Le suivre quand le soleil brille, mais ses vrais amis, sont ceux qui malgré la noirceur et la tribulation continue de marcher avec Lui, sachant très bien qu'Il ne les laissera pas tomber.
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Message  Lucie Lun 07 Juin 2010, 11:38 am

Humani generis, Pie XII : Ce qu'exposent les Encycliques des Pontifes Romains sur le caractère et la constitution de l'Eglise est, de façon habituelle et délibérée, négligé par certains dans le but très précis de faire prévaloir une notion vague qu'ils nous disent puisée chez les anciens Pères et surtout chez les Grecs. A les entendre, les Pontifes, en effet, n'auraient jamais dessein de se prononcer sur les questions débattues entre théologiens ; aussi le devoir s'impose à tous de revenir aux sources primitives et aussi d'expliquer les constitutions et décrets plus récents du magistère selon les textes des anciens.

Tout cela semble dit de façon très habile, mais tout cela est faux en réalité. Car s'il est exact que, en général, les Pontifes laissent la liberté aux théologiens dans les matières où les docteurs du meilleur renom professent des opinions différentes, l'histoire pourtant nous apprend que bien des choses laissées d'abord à la libre discussion ne peuvent plus dans la suite souffrir aucune discussion.

Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens.
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Message  Lucie Lun 07 Juin 2010, 1:17 pm

Mgr de Ségur
Le Pape est infaillible quand il parle comme Pape, mais non pas quand il parle comme homme. Et il parle comme Pape, lorsqu'il enseigne publiquement et officiellement des vérités qui intéressent toute l'Église, au moyen de ce qu'on appelle une Bulle, ou une Encyclique, ou quelque autre acte de ce genre.

En pratique, les simples fidèles savent que le Pape a parlé comme Pape, lorsqu’ils l'apprennent de leur Évêque et de leur curé, à la condition toutefois (et ce n'est pas difficile à savoir) que l'Évêque ou le curé ne soit pas hérétique ou schismatique, c'est-à-dire en opposition évidente avec les enseignements du Chef de l'Église.

Les Pères du Concile sont eux-mêmes liés par cette règle. Ils sont obligés, comme les plus humbles des fidèles, de se soumettre de cœur et d'esprit.

«Ils ne pourraient sans crime, disait Fénelon, à l'occasion d'un décret apostolique moins solennel que celui du Vatican, ils ne pourraient sans crime hésiter et délibérer s'ils doivent adhérer ou s'opposer à la définition commune déjà proclamée. Ce serait un acte évident de schisme, de trahison, d'hérésie».

Mgr Manning, le savant et pieux Archevêque de Westminster qui a été une des plus fermes colonnes du Concile, dit également, au sujet du décret de l'infaillibilité :

«Ceux qui diffèrent leur assentiment aux Actes du Concile, sous le prétexte qu'il n'est pas terminé, sont en danger de perdre la foi. Ceux qui rejettent les définitions conciliaires du Vatican sont déjà tombés dans l'hérésie» (Histoire du Concile, chap. I).

Si, à l'occasion des condamnations portées par le Concile du Vatican ou par le Saint-Siège, un Evêque (ce qu'à DIEU ne plaise !) voulait demeurer dans des voies désormais interdites, il faudrait refuser énergiquement de le suivre. Ce n'est pas son clergé, ce n'est pas son peuple qui se séparerait alors de lui : ce serait lui qui, se séparant du Saint-Siège et brisant au-dessus de lui le lien de la hiérarchie, le verrait se briser nécessairement au-dessous.

A plus forte raison en serait-il ainsi d'un curé par rapport à ses paroissiens, et d'un confesseur par rapport à ses pénitents. Avant tout, l'obéissance, l'obéissance catholique, l'obéissance au Pape, centre de l'unité catholique !

C'est l'obéissance des Pasteurs, dit éloquemment un de nos Evêques, qui doit enseigner l'obéissance des fidèles, comme la soumission des fidèles doit suivre avec docilité la soumission des Pasteurs.

Mais en pratique, sauf des cas tellement exceptionnels qu'ils prouvent la règle au lieu de l'infirmer, obéir au Pape, c'est obéir à son Evêque et à son curé. Notre curé nous transmet fidèlement l'enseignement et les directions de notre Evêque : et celui-ci ne fait qu'un avec le Pape dans son enseignement et dans sa direction. C'est comme dans la Trinité : l'unité de nature existe dans trois personnes distinctes ; ainsi l'unité de doctrine existe entre le Pape, l'Evêque et le Prêtre.

Si malheureusement quelque doute sérieux s'élevait sur cette parfaite communauté de sentiments et de directions, il serait permis, il serait même nécessaire de se tenir sur la réserve; mais pour autoriser une scission ouverte, il faudrait l'évidence.
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Message  Lucie Lun 14 Juin 2010, 11:43 am

Le Saint Curé d'Ars :
"Voyez ce que c'est que les hommes : les uns vous envoient au Ciel, les autres en Enfer. Il faut faire peu cas de leur jugement. "

Un jour, il reçut deux lettres : l'une remplie de louanges, la seconde le blâmait.
Le Saint dit : "L'une ne m'a rien donné, l'autre ne m'a rien ôté."
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Message  gabrielle Lun 14 Juin 2010, 3:10 pm

Si malheureusement quelque doute sérieux s'élevait sur cette parfaite communauté de sentiments et de directions, il serait permis, il serait même nécessaire de se tenir sur la réserve; mais pour autoriser une scission ouverte, il faudrait l'évidence.

Si Mgr de Ségur avait vécu dans notre temps, je crois qu'il aurait été renversé de constater que l'évidence qui crevait les yeux a rendu aveugle la majorité.
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Message  ROBERT. Lun 14 Juin 2010, 4:37 pm

Le Saint Curé d'Ars :
"Voyez ce que c'est que les hommes : les uns vous envoient au Ciel, les autres en Enfer. Il faut faire peu cas de leur jugement. "

Un jour, il reçut deux lettres : l'une remplie de louanges, la seconde le blâmait.
Le Saint dit : "L'une ne m'a rien donné, l'autre ne m'a rien ôté."

Voilà comment il faut juger du jugement des hommes...
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Message  Lucie Mar 22 Juin 2010, 9:24 am


Mgr de Ségur :
Ce qu'il faudrait faire en cas de schisme et de division.

Il est un cas douloureux, qu'il est nécessaire de prévoir.

Dans tous les siècles, il y a eu des prêtres apostats, et même des Evêques apostats ; oui, des Evêques. Au milieu des agitations du nôtre, cet affreux scandale nous sera-t-il épargné ? Sera-t-il épargné à l'Europe, à la France ? DIEU le veuille ! Mais enfin, si l'esprit de révolte venait à briser quelqu'une des colonnes du temple ; si l'orgueil et la passion venaient à séparer de l'unité catholique quelque prêtre, quelque Evêque, que faudrait-il faire ? Demeurer inébranlable dans la foi de Pierre, dans la foi du Pape infaillible. Là où il est, là est l'Eglise, et là seulement.

«Lorsque, par malheur, il se rencontre quelqu'un de ces orateurs, de ces écrivains qui se tournent contre l'Eglise après lui avoir prêté d'abord un utile concours, nous devons déplorer sa perte, sans en trop craindre les fâcheuses conséquences. C'est un navigateur téméraire et indiscipliné, qui n'a voulu prendre conseil que de sa présomption. Un coup de vent l'a emporté à la mer. Tous les moyens de sauvetage seront mis à sa disposition; s'il les repousse, il sera misérablement submergé par les flots, tandis que l'impérissable vaisseau, d'où il sera tombé par sa faute, poursuivra sa route et sera poussé au port par les tempêtes mêmes qui semblaient devoir le briser et l'engloutir» (Lettre pastorale de Mgr Régnier, Archevêque de Cambrai. Rome, mai 1870).

Saint Augustin allait plus loin : Commentant la parole de saint Jean : «Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient point des nôtres ; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous», le grand Docteur ne craint pas de dire :

«Ces hommes sont dans le corps de Jésus-Christ comme des humeurs mauvaises. Le corps devra les vomir, afin de retrouver la santé. Ainsi l'Église éprouve du soulagement quand ces mauvais esprits la quittent. Elle dit en les vomissant et en les rejetant hors de son sein : «Ce sont là des humeurs morbides qui sortent de mon sein, mais qui n'étaient pas de moi. Qu'est-ce à dire, n'étaient pas de moi ? Cela veut dire qu'elles n'ont pas été retranchées de ma substance. Elles n'étaient dans mon sein que pour l'accabler. Ne vous attristez donc pas de leur sortie : je n'ai rien perdu de ce qui était vraiment à moi». Avis aux opposants, passés, présents, futurs.
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Message  gabrielle Mar 22 Juin 2010, 11:15 am

Aucune brebis de Notre-Seigneur ne se perdra... ceux qui se perdent ne sont pas siennes ou ont volontairement cessé d'être de son troupeau
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Message  Lucie Jeu 22 Juil 2010, 11:51 am

Ce que veut dire juger les faits….


S. Cyr. Après avoir montré que le bon et le méchant peuvent se reconnaître à leurs oeuvres, comme on reconnaît un arbre à ses fruits, Notre-Seigneur enseigne la même vérité sous une autre figure : " L’homme bon tire le bien du bon trésor de son coeur, et l’homme mauvais tire le mal du mauvais trésor de son coeur. "

— Bède. Le trésor du coeur est comme la racine de l’arbre ; celui donc qui possède dans son coeur un trésor de patience et d’amour parfait, produit des fruits excellents en aimant ses ennemis et en pratiquant tous les divins enseignements qui précèdent ; mais celui qui n’a dans son coeur qu’un trésor de méchanceté, agit d’une manière tout opposée.

— S. Bas. De plus, la nature des paroles est un indice certain de l’état du coeur d’où elles sortent, et en révèle clairement les dispositions les plus intimes : " Car la bouche parle de l’abondance du coeur. "

— S. Chrys. (hom. 43 sur S. Matth.) Lorsque la source intérieure du mal est abondante, par une conséquence naturelle, les paroles mauvaises s’exhalent des lèvres ; aussi quand vous entendez un homme proférer des paroles coupables, ne croyez pas que la méchanceté de son coeur est simplement égale à la malignité de ses discours, mais concluez sans crainte de vous tromper, que la source est beaucoup plus abondante que le ruisseau.

— Bède. Par les paroles qui sortent de la bouche, Notre-Seigneur a voulu désigner tout ce qui prend sa source dans notre coeur, c’est-à-dire, les paroles, les actions ou les pensées, car c’est la coutume des Écritures, d’employer les paroles pour les actes.

Explication de Luc VI, 43



S. Chrys. (sur S. Matth). Les fruits que produit l’homme juste c’est aussi la confession de la foi, car celui qui en suivant l’inspiration de Dieu, fait en toute humilité une véritable confession de foi, celui-là est une brebis, tandis que celui qui fait entendre contre la vérité et contre Dieu les hurlements du blasphème, est un loup.

— S. Jér. Ce que Notre-Seigneur dit ici des faux prophètes qui sont tout autres dans leur conduite qu’ils ne le paraissent dans leur extérieur et leurs discours, doit s’appliquer d’une manière toute spéciale aux hérétiques qui se couvrent de la continence et du jeûne comme du vêtement de la piété, et qui portant au-dedans un esprit empoisonné par le vice séduisent les cœurs simples de leurs frères.

Rab. Cet arbre, bon ou mauvais, c’est l’homme suivant que sa volonté est bonne ou mauvaise ; les fruits, ce sont ses oeuvres, qui ne peuvent être bonnes si la volonté est mauvaise, de même qu’elles ne peuvent être mauvaises si la volonté est bonne.



Explication de Mathieu VII, 16:18




S. Jér. Il les tient resserrés dans un raisonnement que les Grecs appellent (mot en grec) et que nous pouvons appeler raisonnement qu’on ne peut éluder. Il les renferme comme dans un cercle d’où ils ne peuvent sortir et les presse par les deux faces de cet argument : Si le démon est mauvais, leur dit-il, il ne peut faire des actions qui soient bonnes ; et si les actions dont vous avez été témoins sont bonnes, le démon ne peut en être l’auteur, car il n’est pas possible que le bien puisse naître du mal ou le mal venir du bien.

Explication de Mathieu XII,33



Juger les personnes


S. Chrys. (sur S. Matth). C’est afin de prévenir cette amertume dans la réprimande que les chrétiens se font entre eux, que Notre-Seigneur a dit : " Ne jugez point ". Mais quoi ! est-ce que par cela seul qu’ils se seront abstenus de cette réprimande amère ils obtiendront la rémission de leurs péchés en vertu de ces paroles : " Vous ne serez pas jugés ? " Est-ce qu’on est digne d’obtenir le pardon du mal qu’on a commis, par cela seul qu’on n’y a pas ajouté un autre mal ? Non sans doute, et notre dessein en parlant de la sorte est de faire comprendre que ces paroles du Sauveur ne nous défendent pas de juger ceux qui pêchent contre Dieu, mais ceux qui nous offensent personnellement. Car celui qui ne juge pas son prochain par suite d’une offense qu’il en a reçue, ne sera pas jugé lui-même ; Dieu lui pardonnera comme il a pardonné.

— S. Chrys. (hom. 24). Ou bien encore, cette défense de juger ne s’étend pas à tous les péchés quels qu’ils soient, mais elle s’adresse à ces hommes qui remplis de vices sans nombre, reprennent sévèrement les autres pour les moindres fautes.

Explication de Luc, Mathieu VII, 1



S. Ambr. Notre-Seigneur condamne ensuite le jugement téméraire, et vous défend de vous rendre les juges des autres, alors que votre conscience vous accuse vous-même : " Ne jugez point. "…Gardez-vous aussi de juger dans les choses incertaines et douteuses qui n’ont pas le caractère du mal, où qui ne sont ni graves ni défendues. —

S. Cyr. Notre-Seigneur veut réprimer ici cette détestable passion qui domine nos âmes, et qui est le principe et l’origine de nos superbes mépris. On en voit, en effet, un grand nombre qui, au lieu de s’observer eux-mêmes, et de vivre selon les prescriptions de la loi de Dieu, ne s’occupent qu’à examiner la conduite des autres ; et dès qu’ils y surprennent quelques faiblesses, oubliant leurs propres passions, ils en font le sujet de leurs conversations malignes.

— S. Chrys. (lettre à Démét.) A peine trouverez-vous un seul homme (père de famille ou vivant dans le cloître), qui soit exempt de ce défaut ; cependant, ce sont là autant de tentations dangereuses du démon ; car celui qui juge sévèrement les fautes d’autrui, n’obtiendra jamais le pardon de ses propres fautes : " Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. " En effet, celui qui est doux et miséricordieux pour les autres, a beaucoup moins à craindre pour ses péchés ; mais celui qui est dur et sévère pour ses frères, ajoute à ses propres crimes.

Explication de Luc VI, 37



Le païen est sans excuse, il est vrai; mais c'est la condition commune. Si le païen juge autrui, il se condamne lui-même; si le Juif, qui se décerne volontiers le droit de juger le monde païen, et, au nom de sa dédaigneuse justice, de l'écarter comme souillé et impur, si le juif juge et prononce, il est sans excuse lui aussi… Dom Delatte Épitres de Saint Paul T. II Mame-Tours, page 584

Explication de Saint Paul Rm, II, 1



PS: Cette référence, ne s'applique pas dans le sujet, ce texte de Saint Paul fait référence au jugement entre païens et Juifs

Les explications de l'Évangile proviennent de la Catena aurea Compilation, réalisée par saint Thomas d'Aquin, de commentaires des Pères de l'église sur l'évangile ..(Traduction édition Vivès, 1856, Paris).
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Message  Lucie Lun 26 Juil 2010, 2:49 pm

Avouer ingénument ses torts.

Antoine, élevé à l'Episcopat par les soins de St Augustin, abusa de son ministère. Les Evêques de la province le prièrent de ses fonctions. Augustin, prévoyant le scandale, si Antoine retournait à Fussale, en écrivit au Pape Célestin :
"Pour moi, j'avoue ingénument à votre Sainteté, que si je voyait l'Eglise de Jésus-Christ ravagée par un homme que mon imprudence a fait Evêque, et que le mal allât, ce que Dieu ne plaise, jusqu'à la faire périr, je crois que je renoncerais à l'Episcopat, pour ne plus songer qu'à pleurer ma faute. Car je me souviens ce que dit l'Apôtre : Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés par Dieu. Ainsi, je me jugerai, afin que celui qui viendra juger les vivants et les morts me pardonne. Si au contraire, par un effet de votre charité pour les membres de Jésus-Christ qui sont dans cette contrée, vous les tirez de la crainte et de la tristesse mortelle où ils sont, et que vous consoliez ma vieillesse par cette action, qui ne sera pas moins de miséricorde que de justice, celui qui nous aura délivré par vous de cette peine, et qui vous a placé dans le siège que vous remplissez, vous en récompensera dans ce monde et dans l'autre."


Choisy, Hist. de l'Egl. liv. XII. ch. I.

REFLEXION.

Confesser ingénument et humblement ses torts, mépriser les détours de l'amour-propre pour se dissimuler ses fautes et les dissimuler aux autres, c'est le caractère d'une âme droite et pleine de candeur, c'est le propre d'un ami sincère et fidèle de la vertu. L'Esprit-Saint nous dit que le juste commence par s'accuser lui-même. Augustin, s'avouant coupable d'imprudence, dans le choix d'Antoine, avec la franchise et la simplicité d'un saint, me paraît plus grand qu'Augustin confondant par la force du raisonnement, par l'empire de son éloquence tous les hérétiques, et triomphant de toutes les erreurs.



Reflexions chrétiennes pour tous les jours de l'année, puisés dans les Pères, dans l'histoire de l'Eglise, et dans les auteurs des livres de piété.
Haec meditare, in hic esto, ut profectus tuus manifestus sit omnibus.
Méditez ces choses, soyez-en toujours occupé, afin que votre avancement soit connu de tous.
I Tim ch. IV. v. 15.
Par un Prêtre Français du diocèse de Rennes, exilé pour la la Foi.
Avec l'Approbation des Supérieurs Ecclesiastiques.
A Winchester, de l'imprimerie ROBBINS. 1796.
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Message  gabrielle Mar 27 Juil 2010, 8:40 am

Dans ce fait, Saint Augustin montre la véritable humilité qui est la vérité.

Cela n'appartient pas à l'érudition, l'intelligence ou je ne sais quoi, mais strictement à l'amour et c'est sur lui que nous serons jugés
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Message  Lucie Jeu 09 Sep 2010, 9:53 am

Soeur Marie Aimée de Jésus, nous enseignant la bonne doctrine de foi purement humaine :

DE LA CONSCIENCE DU VERBE INCARNE.

"J'ai vu les délices du Seigneur et j'ai visité son temple." (Ps. XXVI, 8 )

Il y a un ciel que nous n'avons pas contemplé dans l'âme sainte Jésus-Christ, c'est sa conscience. Pendant que nous sommes sur le seuil, demandons à Dieu le Père de nous purifier et à Dieu le Sait-Esprit de nous y introduire.

Que le Verbe, en tant qu'homme, ait une conscience comme tous les hommes, c'est une vérité indubitable.
La conscience est ce juge intérieur, inhérent à l'âme, qui condamne impitoyablement le mal, et qui sans flatterie approuve le bien. C'est la voix, l'écho fidèle de l'appréciation équitable de Dieu, juge suprême. Voilà la conscience telle que le Créateur l'a faite, telle que nous la voyons en Jésus-Christ, mais, de plus en lui, comme il convenait, enrichie de prérogatives.

Tant que nous sommes sur terre, la conscience même la plus privilégiée est sujette à être séduite par le démon, faussée par l'erreur, corrompue par les passions.

Il n'en est pas ainsi de la conscience de Jésus-Christ. Au moment où sa très sainte âme fut créée, sa conscience fut formée par le Saint-Esprit. Dès lors, parfaitement pure de la tâche originelle, elle fut fixée dans ce bienheureux état, pour être à tout jamais impeccable, incorruptible, infaillible, admirablement sainte, droite et juste, comme celui auquel elle était unie, Dieu la sainteté, Dieu la droiture, Dieu la justice même.

De là, nous comprenons que la conscience de Jésus-Christ n'exerçait en sa sa sainte âme qu'une seule fonction, désigner et approuver le bien, mais quel bien ? Un bien si parfait, si excellent, que non seulement aucune créature n'y pourrait atteindre dans la pratique, mais même dans la pensée, un bien que pouvait seul opérer le Fils de Dieu fait homme. Jamais cette admirable conscience ne ressentit de troubles ni d'alarmes.

O conscience de Jésus-Christ ! Miroir sans tache de la divinité ! Délice des anges, étonnement des démons ! O conscience de Jésus-Christ, palais des âmes pures bâti a-dessus de la région des orages, cité de paix qui avez pour rempart la sagesse éternelle et dans laquelle Dieu, toujours satisfait, épanche les torrents de joie céleste qui ont en lui leur source, vous n'avez point à craindre l'erreur parce que l'Esprit de Vérité plane sur vous, ni la divinité parce que la divinité est votre soleil !

Etude sur la manière de se former une conscience simple et droite.

Dieu vit au milieu de l'âme quand elle est en grâce, il l'éclaire, il la garde et rien ne peut l'ébranler. Comment l'éclaire-t-il ? Par la voix de la conscience. "L'âme tranquille ou la bonne conscience est un festin perpétuel. "Proverb., XV, 15.
"La fin des commandements est la charité qui vient d'un cœur pur, de la bonne conscience et d'une foi sincère. " (Ie Timoth., I, 5.) L'amour ou la charité, on le voit émane d'une bonne conscience. "Ma conscience est l'autel sur lequel je vous immolerai une hostie de louanges," dit saint Augustin. Elle est aussi la lumière qui me conduit à Dieu, elle est le roc sur lequel s'établit, s'appuie et s'affermit mon amour.

Dieu nous donne à tous sans distinction ce juge qui s'appelle la conscience ; mais comme depuis le péché, l'erreur, le défaut de lumière la tendance au mal ont vicié tout en nous, il y a dans les consciences de profondes lacunes, des pentes dangereuses. De là, plusieurs sortes de consciences qu'il importe de connaître pour se prémunir contre les écueils, pour rectifier ce qu'il manque d'équilibre, pour rechercher surtout ce qui mène directement à Dieu.

Il y a donc la conscience scrupuleuse, la conscience erronée, la conscience douteuse, la conscience timorée, la conscience large, enfin la conscience droite et la conscience délicate.
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Message  Lucie Jeu 09 Sep 2010, 12:37 pm

Dom Sarda
XXXVIII . — S'il est indispensable, ou non, de recourir dans tous les cas à une décision spéciale de l'Église et de ses pasteurs, pour savoir si un écrit ou un individu doit être rejeté ou combattu comme libéral ?
Jugements de la simple raison humaine dûment éclairée.

Oui, lecteur, cette raison elle-même est un lieu théologique pour parler comme les théologiens, c'est un critère scientifique en matière de religion.

La foi domine la raison, cette dernière doit lui être subordonnée en tout ; mais, il est faux de prétendre que la raison ne peut rien par elle seule, faux de prétendre que la lumière inférieure, allumée par Dieu dans l'entendement humain, n'éclaire rien, quoiqu'elle n'éclaire pas autant que la lumière supérieure.

Il est donc permis et même commandé au fidèle de raisonner sa foi, d'en tirer des conséquences, d'en faire des applications, d'en déduire des parallèles et des analogies. Le simple fidèle peut ainsi se méfier, à première vue, d'une doctrine nouvelle qui lui est présentée, dans la mesure où il la voit en désaccord avec une autre doctrine définie. Il peut, si ce désaccord est évident, la combattre comme mauvaise et appeler mauvais le livre qui la soutient. Ce qu'il ne peut, c'est la définir ex cathedra, mais il lui est parfaitement licite de la tenir par devers lui comme perverse, de la signaler comme telle aux autres pour leur gouverne, de jeter le cri d'alarme et de tirer les premiers coups.

Le fidèle laïque peut faire tout cela, il l'a fait dans tous les temps aux applaudissements de l'Église. Ce n'est point là se faire le pasteur du troupeau, ni même son humble valet ; c'est simplement lui servir de chien de garde et l'aviser en aboyant, Oportet allatrare canes. « Il faut que les chiens aboient », rappelle à ce propos avec beaucoup d'opportunité un grand évêque espagnol, digne des meilleurs siècles de notre histoire.

Est-ce que par hasard les prélats les plus zélés ne l'entendraient pas ainsi, eux qui en mille occasions exhortent leurs fidèles à s'abstenir de la lecture des mauvais journaux et des mauvais livres, sans les faire autrement connaître ? Ils montrent ainsi la conviction dans laquelle ils sont que le critère naturel, éclairé par la foi, suffit au fidèle pour les reconnaître par l'application des doctrines déjà connues sur la matière.

L’Index lui-même contient-il par hasard le titre de tous les livres défendus ? En tête de ce recueil, sous la rubrique de : Règles générales de l'Index, ne trouve-t-on pas certains principes auxquels un bon catholique doit s'en rapporter pour juger beaucoup d'imprimés dont l'index ne fait pas mention, mais que les règles données permettent à chaque lecteur de juger par lui-même ?
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Message  gabrielle Jeu 09 Sep 2010, 5:49 pm

C'est le cas de le dire, il ne reste que les "chiens qui aboient"
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Message  Lucie Dim 12 Sep 2010, 5:38 am

Mgr Gaume, Catéchisme de persévérance :
Il est de plus le modèle de tous les âges, de tous les états et de toutes les conditions : le Christ, c'est l'homme. Tel est le point de vue sous lequel nous le présentons.
Modèle de notre vie intérieure, c'est sur les siens que doivent se former les jugements, les affections, les désirs, les pensées de tous les hommes : Qu'a pensé, qu'a aimé le nouvel Adam ? Telle est l'infaillible pierre de touche de toutes les pensées et de toutes les affections humaines.
Oh ! combien de philosophie dans cette seule parole !

La Très Sainte Vierge :
De même elle n'a jamais été sujette à l'erreur, à l'illusion ; son jugement était toujours éclairé, toujours droit. Si elle n'avait pas encore la lumière sur une chose, elle suspendait son jugement et évitait la précipitation qui eut été cause d'erreur. Elle est, à cause de cela, « la Siège de la Sagesse, la Reine des docteurs, la Vierge très prudente, la Mère du bon conseil ».


Dernière édition par Lucie le Mar 14 Sep 2010, 11:50 am, édité 1 fois (Raison : exemple)
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Message  Gérard Dim 12 Sep 2010, 9:18 am

Lucie cite Mgr Gaume :

Qu'a pensé, qu'a aimé le nouvel Adam ? Telle est l'infaillible pierre de touche de toutes les pensées et de toutes les affections humaines.
Oh ! combien de philosophie dans cette seule parole !

Qui dira après cela que la vraie religion est difficile à comprendre ou à accomplir... et nous dit Mgr Gaume, celui qui y parvient a percé les plus grands mystères de la philosophie ?
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Message  gabrielle Dim 12 Sep 2010, 9:26 am

Saint Paul nous dit de nous revêtir des sentiments du Christ.

C'est la clé de toute la religion.

Encore, qu'il ne faut pas attribuer au Christ des sentiments qui ne sont pas siens.
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Message  Gérard Dim 12 Sep 2010, 9:58 am

gabrielle a écrit:Saint Paul nous dit de nous revêtir des sentiments du Christ.

C'est la clé de toute la religion.

Encore, qu'il ne faut pas attribuer au Christ des sentiments qui ne sont pas siens.

Bien vu Gabrielle pour ce dernier détail ! La rigueur n'est pas moins nécessaire en religion que sur les autres points.
En effet Saint Paul ne nous dit pas de revêtir le Christ de nos sentiments !
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Message  gabrielle Dim 12 Sep 2010, 10:42 am

Bien tournée votre phrase :En effet Saint Paul ne nous dit pas de revêtir le Christ de nos sentiments !

Et, c'est là, à mon avis la difficulté.

Prenons simplement du point de vue de la charité, on la sert à toutes les sauces, et pourtant rarement elle est celle que le Christ a.

Du moment, qu'on dénonce une erreur ou une conduite contraire à la foi ou à la piété, des boucliers se lèvent et des voix grondent: Vous n'avez pas la charité...

Ils oublient, que la charité poussa le Christ à prendre un fouet et à lancer les malédictions sur les Pharisiens. Était-il moins charitable dans ces cas là.


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Message  ROBERT. Dim 12 Sep 2010, 12:29 pm

.

Les Psaumes de David nous donnent également les sentiments du Christ et, partant, nous aident à nous en revêtir...
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Message  Lucie Dim 12 Sep 2010, 2:25 pm

Saint Paul nous dit de nous revêtir des sentiments du Christ.

C'est ce que faisait Sœur Marie Aimée de Jésus plus haut : elle étudiait la conscience du Christ et à partir de ce divin modèle cherchait à corriger sa propre conscience défectueuse, et déterminer quelle était la conscience parfaite. Je recopierai sa méditation de foi purement humaine, son enseignement officieux, plus tard peut-être.
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Message  gabrielle Dim 12 Sep 2010, 4:05 pm

Lucie a écrit:
Saint Paul nous dit de nous revêtir des sentiments du Christ.

C'est ce que faisait Sœur Marie Aimée de Jésus plus haut : elle étudiait la conscience du Christ et à partir de ce divin modèle cherchait à corriger sa propre conscience défectueuse, et déterminer quelle était la conscience parfaite. Je recopierai sa méditation de foi purement humaine, son enseignement officieux, plus tard peut-être.

Elle avait choisi la meilleure part.
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Message  Lucie Lun 13 Sep 2010, 6:33 am

Attention : Sr Marie Aimée de Jésus s'adresse en particulier à des religieuses mais nous pouvons aussi y trouver notre profit.

La conscience scrupuleuse est causée, soit par l'ignorance, soit par le défaut de jugement, soit par la malice du démon.

La conscience scrupuleuse par ignorance vit le péché où il n'est pas, le péché mortel là où il n'y a que péché véniel. De là, pour une âme qui aime Dieu, de terribles angoisses. cette ignorance est fort dangereuse pour une âme qui ne sait pas encore s'inspirer des sentiments et des pensées de Jésus-Christ, car il peut arriver que, dans certaines occasions, elle consente à une faute légère en la croyant mortelle. Le contraire arrive à une âme ignorante qui commet le mal sans en comprendre la gravité, c'est pourquoi David dit dans les psaumes : "Vous agirez avec l'innocent selon son innocence et avec le pervers selon sa perversité." Il faut combattre les scrupules qui viennent de l'ignorance avec le glaive d'une saine doctrine, et se soumettre humblement aux décisions de ceux qui peuvent donner la lumière.

La conscience scrupuleuse par défaut de jugement, ressemble, au premier abord, à celle qui l'est par ignorance, quoiqu'il y ait une différence notable, à moins que les deux causes ne se rencontrent. On est étonné des questions qu'adresse une âme privée de rectitude. Elles ont un caractère propre d'absurdité qu'on n'a pas lieu de remarquer dans les éclaircissements que demande une personne ignorante, mais sensée. Elle est certainement admirable d'humilité, l'âme qui reconnaît ici la cause de ses scrupules ; elle n'aura nulle peine à déférer au jugement de ceux qui sont chargés de la conduire. Quoique scrupuleuse, elle jouira habituellement de la paix, fruit précieux de son humilité et de son obéissance. Le manque de jugement n'est pas un péché, et pourtant il est rare qu'on le reconnaisse. Mais n'est-ce pas en avoir que de juger qu'on en manque, ou de discerner ceux qui en ont et de suivre leurs avis ?

Suite : Les scrupules qui viennent du démon ont un cachet particulier...
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