Les rapports qu'on doit avoir ou pas avec les hérétiques, les non catholiques.

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Les rapports qu'on doit avoir ou pas avec les hérétiques, les non catholiques.

Message  Roger Boivin le Lun 10 Oct 2016, 9:06 am


Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t.III, p.129, °152 a écrit:

Can. 1325, § 3. Les catholiques doivent éviter de participer à des discussions ou des controverses, surtout publiques, avec les non-catholiques, sans la permission du Saint-Siège ou, en cas d'urgence, de l'Ordinaire.

3°Les fidèles ne doivent pas exposer leur foi, en participant aux cultes dissidents, et plus spécialement en engageant avec les non-catholiques des controverses publiques. Le danger de telles rencontres est déjà signalé par la S. Congr. de la Propagande dans sa décision du 7 février 1645 : " Elles sont la plupart du temps sans bons résultats, et elles en donnent souvent de mauvais, car l'atmosphère de ces réunions est souvent telle que l'erreur est applaudie et triomphe sur la vérité. "
La S.Congr. des Affaires ecclésiastiques extraordinaires a publié le 27 janvier 1902 une instruction qui étend la prohibition au socialisme, pour les motifs donnés par la Propagande.
À la règle prohibitive des exceptions peuvent être accordées par le Saint-Siège ou, si le temps presse, par l'Ordinaire, mais seulement, dit l'instruction précitée, en faveur d'hommes instruits, capables de défendre les vérités catholiques.



R.P. Augustine, A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t.6, p.336 a écrit:

Can. 1325

Ce fut toujours l'attitude du Siège Apostolique depuis le début du 17e siècle, bien que les disputations et les conférences publiques - incluant les soi-disants congrès et parlements de la religion - n'étant pas absolumment interdites, peuvent néanmoins être tolérées, sous les conditions mentionnées, quand il y a espoir d'atteindre un plus grand bien. La S. Congrégation a fréquemment interdit expressément celles-ci en ce qu'elles font plus de mal que de bien, étant donné que la fausse éloquence peut causer un triomphe apparent de l'erreur sur la vérité. Les supérieurs religieux sont urgés d'interdire à leurs missionaires de telles disputations et conférences publiques. À notre avis, cette règle affecte également les disputations publiques avec les Socialistes, puisque leurs doctrines contiennent fréquemment des hérésies.
Quand de telles disputations sont expressément permises, il devrait être pris soin que seuls des orateurs capables et prudents puissent être engagés pour défendre la partie catholique.

http://messe.forumactif.org/t1885-faille-du-forum-te-deum#34732

Roger Boivin

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Re: Les rapports qu'on doit avoir ou pas avec les hérétiques, les non catholiques.

Message  Roger Boivin le Lun 10 Oct 2016, 9:07 am


Émile Jombart a commenté in Manuel de Droit Canon1958. pp 371-372 a écrit:

672. 40 « COMMUNICATIO IN SACRIS » (C. 1258). — I. Notions et Principes. — L'expression in sacris a un sens très général : doctrine (prédication, catéchisme), prières, sacrements, actions liturgiques, sépulture...


Il y a communication : a) ou si les catholiques prennent part aux cérémonies des non catholiques (c'est l'objet du C. 1258) ; b) ou si les non catholiques prennent part aux rites des catholiques. Accomplir des cérémonies sacrées avec des non catholiques dans un rite non catholique est intrinsèquement illicite, parce que superstitieux. Accomplir des cérémonies avec des non catholiques, mais dans le rite catholique, ne paraît pas illicite en soi, mais le sera souvent à raison du danger de scandale, de superstition, de perte de la foi.

673. 2. Défense générale. — « Il est interdit aux fidèles de prendre aucune part active aux rites sacrés des non catholiques » (C. 1258, § 1). Exemples d'actions déclarées interdites par des réponses romaines : être parrain d'un baptême administré par un non catholique ; faire baptiser des enfants catholiques par un ministre non catholique ; se confesser (à moins d'être en danger de mort) à un prêtre hérétique ou schismatique ; se faire ordonner par un hérétique ; jouer de l'orgue dans un temple non catholique pendant les offices ; assister à une messe célébrée par un prêtre schismatique 5. Il ne serait pas permis non plus d'aller écouter un prêche dans un temple protestant d'y recevoir la cène, d'y prendre part aux chants ou aux prières publiques 1. — On pourrait prêter serment, même sur une bible protestante, devant un pasteur remplissant les fonctions d'officier d'état civil 2. — On ne pourrait appeler le ministre hérétique comme tel, même pour un malade qui le demanderait dans un hôpital (ce semblerait être une approbation de l'hérésie), mais on pourrait faire savoir à M. Durand que M. Dupont désire sa visite. — Il n'est jamais interdit de rendre à Notre-Seigneur les honneurs qui lui sont dus, donc de faire la génuflexion dans une église schismatique où se trouve la sainte réserve, etc. 3.

674. 3. Ce qui peut être toléré, c'est « la présence passive ou purement matérielle, par politesse ou à l'occasion d'un emploi civil, pour une cause grave (soumise dans les cas douteux à l'approbation de l'évêque), aux funérailles de non catholiques, à leurs mariages ou à des solennités analogues, pourvu qu'il n'y ait aucun danger de perversion ou de scandale » (C. 1258, § 2). La présence matérielle ou passive consiste à assister à une cérémonie parce qu'on ne peut s'en dispenser avec une correction qui n'implique aucune adhésion à l'erreur ou au schisme. Les catholiques ne peuvent s'unir aux prières ni aux rites des non catholiques ni porter des flambeaux dans leurs temples 4. Quelques réponses romaines précisent ce qui est toléré : la visite d'églises schismatiques, en dehors des offices, par des catholiques ; l'entrée dans un temple pour assister au couronnement d'un roi non catholique ; l'assistance de fonctionnaires (mais pas d'évêques ni de prêtres) à des prières récitées au temple pour un prince 5. A la mort d'un chef d'État non catholique, le clergé peut assister en corps à ses obsèques, mais in nigris. — Il n'est pas permis aux catholiques de faire le moindre don pour la construction de synagogues ou de temples hérétiques, ni à des enfants catholiques d'aller au temple baiser des croix présentées par des ministres non catholiques ou de recevoir d'eux du pain bénit, etc. 6.


1. A. A. S., 111, 1911, p. 243.
2. VIDAL, JUS canonicum, iv, n. 328.
3. Com, pro religiosis, 1936, p. 65 ; Hostia, 1937. P- 106 ; R. C. R., 1936, p. 119.
4. VIDAL, livre cité, n. 329.
5 M. a CORONATA, Institutiones, II, n. 835.
1. VIDAL, jus canonicum, iv, n. 347.
2. Saint-Office, 1er avril 1857 et 23 fév. 1820, Collectanea, nn. 1133 et 1342.
3. Epitome jur. can., II, n. 577.
4. Saint-Office, 8 sept. 1874 ; VIDAI., JUS canonicum, iv, n. 347, note 16.
5. VIDAL, n. 347, III.
6. M. a CORONATA, Inst., II, n. 836.



http://messe.forumactif.org/t5925-peut-on-prier-avec#2966

Roger Boivin

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Re: Les rapports qu'on doit avoir ou pas avec les hérétiques, les non catholiques.

Message  Roger Boivin le Lun 10 Oct 2016, 9:12 am


S.S. Léon XIII :


...) En présence de ces iniquités (celles du naturalisme politique), il est tout d’abord du devoir de chacun de se surveiller soi-même et d’avoir un vif souci de garder sa foi profondément ancrée dans l’âme grâce à une attentive vigilance, en évitant les dangers, et notamment en étant toujours armé contre les divers pièges des sophismes.

(…) Au milieu de toute cette invasion d’opinions insensées, dont Nous avons parlé, c’est assurément la mission de l’Église de protéger la vérité et d’arracher des âmes l’erreur; et cette mission, elle doit la remplir saintement et en tout temps, car à sa garde ont été confiés l’honneur de Dieu et le salut des hommes. Mais, quand les circonstances en font une nécessité, ce ne sont pas seulement les chefs qui doivent défendre l’intégrité de la foi, mais chacun est tenu de manifester à autrui sa foi, soit pour instruire et encourager les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des incroyants. (S. Thomas, IIa-IIæ, qu. 3, art. 2, ad.2)

(…) Nous jugeons très utile et très conforme aux besoins de nos temps que chacun, dans la mesure de ses moyens et de son intelligence, fasse de la doctrine chrétienne une étude approfondie et s’efforce d’acquérir une connaissance aussi parfaite que possible des vérités religieuses accessibles à la raison.


Encyclique Sapientiæ Christianæ, S.S. Léon XIII, 10 janvier 1890
.


http://messe.forumactif.org/t3357-peut-on-entrer-en-confrontation-avec-les-heretiques#64735

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