Pie XII : homme de paix, pape de guerre (Cardinal Tardini)

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Message  Invité le Mar 19 Juil 2011, 2:03 am

Pour faire pendant avec le sujet ouvert sur l’attitude de Pie XII durant la guerre de 1939-1945 ouvert ici, voici quelques pages tirées de la biographie de Pie XII écrite par un de ses proches collaborateurs, le Cardinal Domenico Tardini, qui a rempli à partir de 1937 la fonction de secrétaire de la Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, en charge notamment des questions diplomatiques.


Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Homme de paix, pape de guerre

Homme de paix.

Quand, le 2 mars 1939, Eugène Pacelli fut élevé au Souverain Pontificat, le bruit se répandit (sans doute un de ces racontars qui circulent toujours en certaines circonstances) que certains Membres du Sacré Collège s'étaient, dès l'abord, montrés peu empressés à lui accorder leurs voix, parce que, faisaient-ils observer, tenant compte de la menaçante situation internationale, « le Cardinal Pacelli est un homme de faix et le monde en ce moment a besoin d'un Pape de guerre ».

Humainement parlant, le jugement était juste.

Eugène Pacelli était bien un homme de paix. La délicatesse de ses sentiments, son amabilité innée, sa douceur indulgente l'inclinaient à vaincre les difficultés par la patience et la persévérance, en évitant les éclats de voix, les mots durs, les gestes brusques.

Tout le disposait à aimer, à désirer, à promouvoir la paix.

C'est par cette méthode, à base de constance et d’égards étrangère aux compétitions violentes, et leur préférant la discussion sereine, qu'Eugène Pacelli réussit au cours de sa nonciature en Allemagne à conclure deux importants Concordats, l'un avec la Bavière en 1924 et l'autre avec la Prusse en 1929.

à suivre...

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Message  Invité le Jeu 21 Juil 2011, 12:49 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Pape de guerre.

Or, à cet homme pacifique par tempérament, par éducation et par conviction, échut un pontificat de guerre... guerre effective ou froide, mondiale ou locale, il n'a rencontré que la guerre toujours.

Il ne connut jamais une minute de paix, cet homme essentiellement pacifique.

Acceptant du Seigneur cette lourde croix, il souffrit, il secourut, il parla, il agit.

Toutes les souffrances d'autrui se sont répercutées en ce cœur paternel si délicat.

Il a donné tout ce qu'il avait, il s'est lui-même entièrement donné pour adoucir les innombrables, les inénarrables misères de la guerre. Il a mobilisé la Radio et la Diplomatie, créé la Commission Pontificale d'Assistance. Il a accueilli dans son palais les réfugiés et ceux qui étaient en danger, tous il les a sauvés, quoique tous ne lui en aient pas su gré. Il a nourri dans la disette la population de Rome, il l'a sauvée. D'une voix unanime, elle le proclame Defensor civitatis. Il accourt à Saint-Laurent-hors-les-murs et à Saint-Jean-de-Latran après les bombardements. Anxieusement, il fait rechercher la trace des disparus. Il ordonne à ses Représentants de visiter les prisonniers et de leur porter ses dons. Il offre aux nazis l'or qu'ils exigent en échange de la sécurité des Israélites. Il intercède pour les déportés et pour les condamnés à mort, il retranche à sa table, il multiplie les pénitences, il fait supprimer le chauffage de son appartement même au cœur de l'hiver.

Sait-on qu'à la fin de la guerre Pie XII avait maigri au point de ne plus peser que 57 kilos, alors qu'il mesurait 1m82?
Les médecins en étaient préoccupés. « Le Pape, disaient- ils, n’est atteint d'aucune maladie, mais dans ces conditions, la plus petite indisposition peut lui être fatale. »

En 1948, alors que la guerre était terminée depuis trois ans, Pie XII qui, depuis si longtemps, avait renoncé à son séjour d'été à Castelgandolfo, hésitait encore à quitter Rome : « Tant de gens encore étaient dans la peine. Qu'allaient-ils penser en apprenant que le Pape partait en villégiature? »

On ne put l'y décider que dans le courant du mois d'août.

à suivre...

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Message  Invité le Ven 22 Juil 2011, 1:13 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Le Maître.

Nous avons fait allusion aux épreuves et aux bienfaisantes activités du Père. Il faut parler aussi de l'épuisant labeur, de la sublime tâche du Maître.

Placé par Dieu si haut, et si proche de lui par son élévation spirituelle, animé d'une foi robuste, soutenu par une espérance invincible, pressé par une charité débordante, le Pape jugea qu'il était de son devoir de faire entendre souvent sa voix, la voix de la vérité, de la justice et de l’ amour.

C’est alors que s’ouvrit la série de ces admirables discours, lettres et messages, qui se succéderont à un rythme rapide pendant près de vingt ans.

Il serait difficile de citer ici tous les avertissements tous les enseignements, toutes les exhortations que Pie XII adressa au monde.

La guerre, la paix, l’ordre social, les rapports internationaux, la famille, les sciences économiques, la science, le travail, tels sont, parmi beaucoup d’autres, les sujets qui ont été abordes par sa véhémente éloquence.

à suivre...

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Message  Invité le Sam 23 Juil 2011, 2:11 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Il déplore les violations du droit (c'est lui-même qui composa les trois fameux télégrammes du 10 mai 1940 (10)

à suivre...

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Message  Invité le Sam 23 Juil 2011, 2:25 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(10) Il peut être intéressant de rappeler ici l'histoire de ces télégrammes. Le matin du 10 mai 1940, le Pape donna l'ordre de rédiger une protestation contre l'agression des pays neutres par les nazis. Son Éminence le Cardinal Maglione écrivit une note brève à publier le soir même dans l'Osservatore Romano. Cela parut trop peu de chose au Pape, et les bureaux préparèrent un projet de lettre de Sa Sainteté au Cardinal Secrétaire d'État, qui fut prêt à 8 heures du soir. Mais Pie XII, pour gagner du temps, avait déjà composé personnellement les trois télégrammes qui furent expédiés sans retard.

I. — Texte préparé par le Cardinal Maglione.

« Cette nuit, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande ont été envahis et déjà des centaines de bombardiers survolent Bruxelles et La Haye, semant la mort au milieu de populations pacifiques qui pouvaient et devaient se croire à l'abri des horreurs de la guerre, du fait de la déclaration de neutralité faite par leur gouvernement et qu'ils avaient scrupuleusement respectée.

En exprimant notre profonde sympathie à ces peuples si durement éprouvés, et recommandant à l'infinie bonté de Dieu tant d'innocentes victimes, nous déplorons cette violation du droit naturel et international dont les conséquences sont toujours désastreuses, quels qu'en soient les auteurs, et qui causent une profonde affliction à tout homme bien né. »

II. — Projet de lettre de S. S. Pie XII au Cardinal Maglione.

« Monsieur le Cardinal,

Votre Éminence, qui participe de si près aux préoccupations et aux soucis qui sont inhérents à Notre ministère en ces tristes circonstances, sait mieux que personne avec quelle ardeur, depuis le début de cette guerre, Nous nous sommes- employé de toutes manières pour obtenir qu'au moins le terrible fléau ne s'étendît pas à d'autres nations.

Nos efforts, malheureusement, n'ont pas été couronnés de succès et avec un profond chagrin Nous avons dû être, témoin des angoisses et des malheurs de petits peuples qui, cependant fait l'impossible pour se maintenir en paix ont été néanmoins contre leur gré, entraînés dans l'effroyable tourmente, coupables seulement d'être faibles et d'offrir sur leurs territoires neutres un terrain propre aux manœuvres offensives ou défensives des belligérants les plus forts.

Et voici qu'aujourd'hui trois petites nations laborieuses, pacifiques et tranquilles sont frappées sans avoir provoqué personne sont attaquées et envahies sans aucune raison. Notre cœur de Père saigne à la pensée de tant de nouveaux deuils et de la dévastation qui s'abat sur des millions de Nos fils. Mais aussi en tant que maître et dépositaire de cette doctrine évangélique qui est Le doctrine de justice, de paix et d’amour, Nous ne pouvons pas ne pas élever Notre voix pour déplorer encore une fois l'injustice et l'iniquité. Nous sommes sur qu a nos sentiments fait écho la conscience de tous les hommes honnêtes qui Tant persuadés que la violence peut bien piétiner et offenser le droit mais non pas l'anéantir, et qui, de leur croyance en Dieu tirent la certitude que seuls les principes suprêmes de vente de charité et de justice constituent les fondements solides d’une société humaine digne de ce nom.

A ces principes Nous avons déjà, dans Notre première encyclique, cherché à rappeler non seulement Nos fils mais tous les hommes de bonne volonté. Aussi, plus l’espoir apparaît désormais humainement fragile et illusoire plus Nous invitons avec Insistance tous et chacun à adresser de ferventes, d’incessantes prières à Celui qui est le Dieu de la paix le Maître des Chefs d'État, le Souverain Seigneur des peuples Fasse la divine Bonté que s'éteigne dans les cœurs la flamme destructrice de la haine que s'y rallume le feu régénérateur de la chante toutes les nations ayant renoncé aux desseins de destruction et de mort,
marchent vers les pacifiques conquêtes de la civilisation et du progrès; que soient vaincues l'incrédulité et l'indifférence, que l'humanité retrouve le goût de la vérité évangélique et se retourne, confiante et repentante, vers le Divin Rédempteur dont seul le nom peut lui valoir le salut. »

III. — Texte des télégrammes pontificaux.


Pie XII établit lui-même, sur sa petite machine à écrire, le texte des trois télégrammes, dans la soirée du 10 mai 1940. Puis, il les corrigea à la main. L'examen des variantes qu'il introduisit dans le télégramme adressé à la Grande- Duchesse de Luxembourg montre une fois de plus combien de soin il apportait à rendre ses écrits plus clairs et plus précis.

La planche ci-contre reproduit la feuille que le Pape signa et transmit aux Bureaux de la Secrétairerie d'État afin d'en assurer l'expédition le jour même, vers 20 heures.

Pie XII : homme de paix, pape de guerre (Cardinal Tardini) Img_9410

Notons comme digne de remarque l'un des événements survenus ces jours-là. Le 6 mai 1940, Pie XII recevait en audience le Prince héritier Humbert et la Princesse Marie-José. Le Pape leur dit qu'il était très préoccupé par la situation de la Belgique, craignant que, d'un moment à l'autre, elle ne fût envahie.

La Princesse Marie-José, très frappée, envoya à son frère, le roi des Belges, un message spécial, et le 8 mai, à 18 h 30, la station de radio Columbia Broadcasting System de New York diffusait déjà la nouvelle de la lettre écrite par la Princesse Marie-José tout de suite après sa visite au Vatican.

Dès le début des hostilités, Pie XII était persuadé que la guerre serait longue. En août 1940, comme il recevait en audience Son Excellence Attolico, ambassadeur d'Italie, celui-ci affirma que la guerre était désormais « gagnée » Le Saint Père fixa sur lui un de ces regards pénétrants qui savaient exprimer si clairement à la fois la surprise le désaccord et l'interrogation : « Ah oui, elle est gagnée? » Du ton dont étaient prononcées ces paroles, le diplomate, dont l’intelligence était grande, comprit que son optimisme avait un peu dépassé les bornes, et il rectifia : « Oui, elle est gagnée... virtuellement. » Pie XII rappelait souvent cet épisode et commentait en souriant ce « virtuellement ».

à suivre...

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Message  Invité le Lun 25 Juil 2011, 2:05 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Il invite les combattants à la modération ; il se dresse en défenseur des populations opprimées; il dénonce l'emploi d’armes particulièrement meurtrières ; il réprouve les bombardements inconsidérés ; il proclame les droits et soutient les aspirations légitimes des peuples ; il rappelle l’exaltante dignité du travailleur; il énonce avec courage et clarté les
principes nécessaires à l'établissement d’une paix juste ; il invite gouvernants et peuples à une fraternelle collaboration ; il expose les normes f0ndamentales d’une saine démocratie, il suggère le désarmement ; il rappelle aux nations fortes et riches le devoir qui leur incombe de venir en aide aux pays faibles et pauvres.

Cet ensemble si vaste de documents admirables constitue un véritable Corpus doctrinae et un Corpus juris que l'on pourrait intituler : « Des fondements de la paix individuelle, et de la paix dans la famille, dans la société, dans les nations et entre les nations. »

La voix du Pape, malheureusement, ne fut pas toujours écoutée. Trop souvent ses enseignements ont été rejetés, la voie qu'il traçait n'a pas été suivie. Bien plus, certains ont dénaturé sa parole de vérité, calomnié ses intentions les plus pures, bassement interprété ses saintes propositions de charité et de paix.

Le Pape en souffrit amèrement; mais il ne perdit pas courage et il tint bon (11).

Il lui suffisait d'obéir à sa conscience en accomplissant son devoir de Père et de Pasteur universel. Et la masse imposante de ses discours et messages, comparable à un monument qu'il se serait élevé à lui-même, témoignera dans la suite des siècles de sa haute sagesse humaine et divine... Cette œuvre doctrinale qui confère à l'incomparable Maître un titre durable à la gloire, reste par ailleurs un sujet de honte pour ceux qui, sourds et insensibles, fermèrent leurs oreilles et leurs cœurs à des appels si généreux.

(11) Cette note, qui développe assez longuement sur les interprétations calomnieuses faites à partir des paroles et des actes de Pie XII, sera publiée à la fin de ce dossier

à suivre...

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Message  Invité le Mar 26 Juil 2011, 2:10 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Deux grandes guerres, deux grands Papes.

Il peut être intéressant de confronter brièvement les pontificats de Benoît XV et de Pie XII, les grands Papes qui régnèrent pendant les deux guerres mondiales. La substance en est identique. Tous les deux ont adressé au monde les mêmes paroles de justice et de vérité. Tous les deux ont exercé, avec une admirable charité, une action intensément pacificatrice.

Et en cela, rien qui doive nous étonner. L’Église ne change pas plus que l'Évangile.

En voulez-vous un exemple? Qui ne se souvient des célèbres paroles de Benoît XV à propos de cet « inutile carnage »? (12)

Pie XII, quoique s'exprimant généralement de façon plus mesurée, n'est pas moins énergique quand il déclare : « Aucun tremblement de terre, aucune famine, aucune épidémie, aucune calamité causée par les forces de la nature n'est comparable à l'incalculable poids de souffrance que l'homme fermé à l'amour et dominé par la haine peut faire peser sur ses semblables » (13).


(12) Voici comment s'exprimait Benoît XV dans son appel aux « Chefs des populations belligérantes » . « Cette lutte affreuse, qui de jour en jour davantage apparaît comme un inutile carnage ».
(13) Discours et radiomessages de S.S. Pie XII, Tip. Pol. Vat., vol. XII, p. 8. (...)


à suivre...

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Message  Invité le Mer 27 Juil 2011, 1:37 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Au temps de la première guerre mondiale, la parole du Pape n'atteignait que difficilement les masses. Il faut ajouter que les intentions de Benoît XV furent calomniées. L'on ne voulut voir dans ses déclarations que l'effet de visées toutes terrestres. Sous Pie XII, au contraire, la Papauté apparaît plus dégagée des compétitions humaines et tous les peuples semblent attendre avec confiance, guidés par cette heureuse intuition qui est si souvent le propre de l'âme populaire, la parole de vérité et de vie émanant du Docteur suprême (14).

à suivre...

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Message  Invité le Mer 27 Juil 2011, 1:43 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(14) Pie XII fit souvent remarquer combien les peuples étaient dans l'attente de sa parole. Il était persuadé qu’il était — lui seul — l'interprète authentique des sentiments et des aspirations des foules.

Dans son radiomessage de paix du 24 août 1939, il disait :

« Nous les supplions (les gouvernants) par le sang du Christ qui triompha du monde par la douceur dans sa vie et dans sa mort. En leur adressant ces supplications Nous avons conscience d'avoir de Notre côté tous les hommes droits, tous ceux qui ont faim et soif de justice, tous ceux qui déjà souffrent, accablés par les maux de l'existence Nous avons pour Nous le cœur des mères qui bat avec le Notre, les pères qui devraient abandonner leur famille, les humbles qui travaillent ignorants du danger, les innocents sur qui pèse la terrible menace, les jeunes dont l'ardeur chevaleresque s’attache aux plus purs et aux plus nobles idéaux. Elle est avec Nous, l’âme de cette vieille Europe qui a été édifiée par la foi et par le Christianisme. Elle est avec Nous, l’ humanité entière qui attend la justice, le pain, la liberté et non le fer qui détruit et qui tue. Il est avec Nous, ce Christ qui de l’amour fraternel fait son commandement fondamental solennel, la substance même de sa religion, le gage du salut pour les individus et pour les nations. »
(Discours..., vol. I, p. 306-307).

En un discours adressé à l'Association Nationale des Grenadiers de Sardaigne, le 6 novembre 1955, il déclarait :
« L'un des signes qui justifient Notre confiance (en une reconstruction pacifique), c'est le fait qu'on puisse voir accourir ici des foules nombreuses et disparates qui ne se contentent pas d’une exhortation ou d'un encouragement quelconque mais qui demandent à connaître l'opinion du Pape — c'est-à-dire du Vicaire de Jésus — sur les questions les plus diverses.
Il y a chez elles une sainte anxiété de chercher dans la doctrine du Christ des principes capables de résoudre les problèmes qui tiennent en suspens les individus et les foules. »
(Discours..., vol. XVII, p. 375).

Répondant le 1er juin 1946 aux vœux que lui adressait le Sacre-Collège à l'occasion de sa fête, Pie XII se prononça ainsi en faveur des prisonniers, faisant acte des « innombrables suppliques » qui lui étaient parvenues :

« Nous avons parlé d'eux récemment encore dans Notre dernier Message de Noël et dans le discours que Nous avons adressé au Corps Diplomatique réuni autour de Nous en février dernier. Assurément, Nous reconnaissons volontiers qu’au cours de ces derniers mois d'importants contingents de prisonniers de guerre ont été rapatriés. Si donc aujourd'hui Nous parlons de nouveau de ces centaines de milliers d'hommes encore prisonniers et de ces malheureux qui vivent sans toit et sans patrie, c'est parce que Nous Nous y sentons poussé par d’innombrables lettres de supplique où l'on Nous conjure d‘ intervenir et parce qu'un tel état de choses exige qu'on prenne de toute urgence des mesures efficaces. Ces multiples et pressants appels en faveur des prisonniers de guerre Nous parviennent de toutes les classes sociales. Ce sont des mères qui se consument du désir de retrouver leur fils. Ce sont des épouses qui ne peuvent plus longuement porter la responsabilité du soutien de la famille qui pèse sur leurs faibles épaules, et dont les forces sont à bout. Ce sont des fils qui attendent vainement l'appui solide et le réconfortant sourire d'un père qui les prépare aux dures exigences de la vie. Ce sont des communautés de citoyens et des autorités publiques demandant le rapatriement "de la jeunesse qui est la force la plus efficace pour travailler à l'œuvre de la reconstruction de leur pays, condition d'une rénovation générale de la société. »
(Discours..., vol. VIII, p. 106-107).

Et en son message de Noël du 24 décembre 1952, Pie XII parlait ainsi :

« Un choeur douloureux de prières suppliantes et de demandes de secours continue à s'élever, de toutes les parties du monde, peut-on dire. Loin de s'apaiser, comme on eût pu l'espérer, plusieurs années s'étant écoulées depuis la fin du conflit mondial, il persiste et même parfois s'intensifie, révélant des besoins urgents et multiples, et Notre cœur est déchiré à l'évocation de tant de souffrances et de tant de larmes. »
(Discours..., vol. XIV, p. 422).

En son dernier message de Noël du 22 décembre 1957, Pie XII, après avoir exhorté à la paix, ajoutait, en conclusion de ses paroles :
« Nous avons la certitude que les peuples se sentent pleinement d'accord avec Nous et souhaitent que leurs gouvernements aient les mêmes façons de voir. »
(Discours..., vol. XIX, p. 685). .

à suivre...

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Message  Invité le Jeu 28 Juil 2011, 2:06 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
La paix, aspiration suprême.

La paix, c'est l'idée qui est au centre de la parole et de l'œuvre de Pie XII. C'est aussi le mot qui le plus sou¬vent est revenu sur ses lèvres.

En 1939, peu de jours avant la déclaration de guerre, il a donné cet avertissement : « Rien n'est perdu tant que la paix subsiste. Par la guerre, tout peut être perdu » (15).

Le jour de Noël 1957, c'est ainsi qu'il concluait son dernier grand message : « La paix est un bien si précieux, si fécond, si désirable et si désiré, qu'il faut encourager tout effort entrepris pour la défendre, au prix, s'il le faut, du sacrifice mutuel d'aspirations légitimes » (16).

Le dernier mot que Pie XII prononça en public fut celui de : Paix.

Dans la matinée du dimanche 5 octobre 1958, le Pape, désormais épuisé, parla aux Congressistes du Notariat Ita¬lien et il conclut son discours en exhortant ses auditeurs à concourir, par l'accomplissement de leur devoir, «à la conservation de la paix souhaitée par tous les hommes de bonne volonté ».

Il ajoutait : « L'Église qui travaille de toutes ses forces à atteindre ce but ne pourra que s'en réjouir » (17).

Comme Chef de l'Église et parlant en son nom Pie XII avait vraiment travaillé pour la paix de toutes ses forces.
Ce jour-là — très las et presque mourant — il aurait bien pu dire qu'il s'était donné lui-même « jusqu'au total
épuisement de ses forces » (18).

Il a prononcé alors son Consummatum est, et telle fut la conclusion parfaitement consciente d'un pontificat qui, dans un monde toujours en guerre, fut sans cesse tendu vers la paix.


(15) Radiomessage de paix à l'occasion de l'imminente menace de guerre — 24 août 1939 [Discours..., vol. I, p. 306).
(16) Discours..., vol. XIX, p. 685.
(17) Discours..., vol. XX, p. 435.
(18) Pendant ce dernier discours, Pie XII apparut à tous très pâle et affaibli. Il tenait sa montre dans les mains et, à un certain moment, il la laissa tomber par terre. A la fin, il congédia les auditeurs avec un significatif « Adieu! » Puis il reçut en audience Mgr Dell' Acqua qui lui demanda avec empressement comment il se sentait. « Nous sommes à la fin », répondit le Pape avec sérénité.



à suivre...

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Message  Invité le Sam 30 Juil 2011, 4:07 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
« Un fleuve de paix sur le monde! C'est là le désir que Nous avons le plus longuement nourri dans Notre cœur. C'est pour la Paix que Nous avons prié avec le plus de ferveur et que Nous avons tout mis en œuvre depuis que la Divine Bonté a daigné confier à Notre humble personne cette haute et redoutable charge de Père commun des peuples » (19).

Ces paroles sont extraites du message de Noël de 1954, qui fut publié seulement le 3 janvier 1955, car en décembre le Pape était gravement malade.

Tout au long de ces heures de vive souffrance, il dut souvent se reporter par la pensée aux quinze années déjà écoulées d'un pontificat bien tourmenté.

C'est alors qu'il écrivit ces paroles que nous ne pouvons relire aujourd'hui sans une profonde émotion : « Embrassant du regard les années écoulées de Notre pontificat... il Nous semble que la Providence ait voulu Nous assigner la mission spéciale de travailler à ramener l'humanité sur les chemins de la paix, au prix d'une patiente et usante activité... » (20).

Aujourd'hui, à une année de distance de sa disparition, nous pouvons à la face de l'univers solennellement porter ce témoignage, que Pie XII s'est acquitté de cette grande mission avec une généreuse, totale, héroïque fidélité (21),


(19) Discours..., vol. XVI, p. 331.
(20) Discours..., vol. XVI, p. 331.


à suivre...

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Message  Invité le Dim 31 Juil 2011, 3:06 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(21) Pie XII était assuré qu'il faisait et qu'il avait fait pour la paix tout ce qui était en son pouvoir.
« A l'imitation du Divin Rédempteur, depuis que le Seigneur a voulu, malgré Notre indignité, Nous élever au Souverain Pontificat, Nous n'avons rien négligé pour défendre la paix, pour mettre en garde les peuples et leurs conducteurs contre les dangers de la guerre, pour faire adopter des principes de nature à écarter de nouveaux conflits, à en circonscrire et en atténuer les conséquences déplorables. Véritable¬ment, et en toute sincérité, il Nous est possible de dire : Quid est quod ultra debuimus facere, et non fecimus? (cf. Isaïe, V, 4). Qu'eussions-nous pu faire que Nous n'ayons fait? »
(Discours..., vol. XIV, p. 141).

En son discours du 7 septembre 1947 aux hommes de l'Action Catholique, après avoir déclaré qu'il avait toujours servi la paix, Pie XII explique ce que signifie « servir la paix » :

« A l'intercession de la Mère de Dieu et des Saints Nous recommandons enfin ce bien, auquel vous aspirez tous, avec le peuple italien tout entier et la grande famille des nations : la paix, et non seulement la paix apparente et juridique, mais la paix véritable et juste. Quant à Nous — quoique Nos intentions et Nos paroles aient été méconnues par Nos ennemis (à qui d'ailleurs reste acquis notre amour et dont Nous souhaitons le bien) — toujours Nous avons servi et toujours, tant qu'il Nous restera un souffle de vie, Nous continuerons à servir la cause de la vraie paix. Vous aussi, membres de l'Action Catholique, faites-vous les champions de cette sainte cause. Servir la paix, c'est servir la justice. Servir la paix, c'est servir les intérêts du peuple et tout particulièrement des plus humbles, des plus déshérités. Servir la paix, c'est envisager l'avenir d'un œil assuré et tranquille. Servir la paix, c'est hâter le jour où tous les peuples, sans exception, s'uniront en une fraternelle étreinte, renonçant aux rivalités et aux querelles. Servir la paix, c'est sauver la civilisation. C'est préserver la famille humaine de nouvelles et inénarrables détresses. C'est élever les esprits vers le ciel et les arracher à l'empire de Satan. C'est mettre en acte la souveraine loi de Dieu, la loi d'amour et de charité. »
(Discours..., vol. IX, p. 220).

Le 4 mars 1956, Pie XII, répondant à une adresse de S. E. le Comte Wladimir d'Ormesson, ambassadeur de France, s'exprimait ainsi :

« Il vous a plu, Monsieur l'Ambassadeur, de rappeler Nos efforts en faveur de la paix. C'est en vérité l'une de Nos préoccupations les plus constantes et depuis le jour même qui suivit Notre élection à la lourde charge du Souverain Pontificat, où Nous adressâmes un Message radiophonique au monde entier, jusqu'à l'époque présente, Nous n'avons cessé d'élever vers le ciel Nos prières et d'employer les moyens dont Nous disposions pour exhorter les hommes de toute tendance et de tous pays à rechercher sincèrement ce bien spirituel, après lequel soupirent les individus et les peuples.
La paix! Qui dira sa valeur et ses bienfaits? Puissions- Nous en avoir suscité à travers le monde un plus vif désir, si bien que les individus et les collectivités consentent désormais, pour la protéger, la conserver et la consolider, de plus profonds et de plus intimes sacrifices. Combien Nous voudrions que les hommes et les nations la préfèrent aux satisfactions de l'amour-propre et de l'intérêt! Combien Nous souhaitons que la pression de l'opinion mondiale fasse plier les résistances et les obstinations déraisonnables, impose par tout la nécessité de résoudre à l'amiable les oppositions les plus accentuées, oblige à admettre les arbitrages et les compromis, grâce auxquels tant de maux irréparables pourraient être évités! »
(Discours..., vol. XVIII, p. 5).

Le 6 novembre 1957, le Pape recevait les représentants de la « Lampe de la Fraternité » et leur adressait ces paroles :
« L'Œuvre Mondiale de la Lampe de la Fraternité... Nous offre en vos personnes, Messieurs, une image vivante des aspirations du monde après les grands conflits internationaux qui l'ont ensanglanté.
Votre groupe comporte, en effet, autour de son illustre président, cinq vice-présidents qui représentent chacun un
continent. Quel signe plus expressif de la volonté de paix, qui gagne en profondeur, Nous voulons l'espérer, malgré les trop nombreux foyers de guerre latente ou déclarée qui subsistent encore sur cette terre?

Dans le concert des voix qui s'élèvent pour imposer enfin l'entente fraternelle entre les nations, ceux qui ont dû combattre au nom de chacune d'elles ont un titre particulier à se faire entendre et à être écoutés. Leurs vaillants compagnons morts pour l'honneur de la patrie parlent en quelque sorte par leur bouche; eux-mêmes ont éprouvé plus intensément les horreurs de la guerre- c'est pourquoi ils veulent maintenant rester sur le front d'un combat pacifique et porter la victoire sur la haine qui divise les peuples, sur la défiance qui empêche les accords, sur l'égoïsme et la cupidité qui subordonnent le bien commun profond et durable à des intérêts personnels ou nationaux trop étroits »
(Discours..., vol. XIX, p. 56I).

Dans son dernier message pascal en 1958 Pie XII lançait encore une fois un appel aux chrétiens en faveur de la paix :

« Contribuer de toutes ses forces à rétablir solidement une juste paix en ce monde, quelle « bonne œuvre plus utile peut-elle être accomplie de nos jours par la Chrétienté tout entière? Individus et peuples, nations et États instant et groupements, sont invités par le Roi de la Paix à s’employer avec confiance et persévérance à cette urgente et difficile entreprise qui tend à la gloire divine. Il y faudra consacrer la réserve considérable d'intelligence, de prudence et au besoin, de fermeté dont dispose le monde chrétien avec l'aide de tous ceux qui recherchent loyalement la paix. La sincérité à vouloir la paix, la rapidité à se plier aux raisonnables renoncements qu'elle suppose, l'honnêteté dans la discussion des problèmes qui lui sont relatifs, toutes ces dispositions devraient dissiper comme naturellement les ombres de la défiance. Mais si cela ne se produisait pas - ce qu'à Dieu ne plaise! – on saurait aussi à qui attribuer la responsabilité du désordre. Soyez donc lumière de paix en ce monde de ténèbres et Dieu sera avec vous en toutes circonstances ! »

(Discours..., vol. XX, p. 62).

à suivre...

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Message  Invité le Mar 02 Aoû 2011, 4:09 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
HEROÏSME ET DOUCEUR
(...)
Le combattant.

Du jour où il fut élu Pape, le Pasteur Angélique eut constamment à lutter.

Le jour de Noël 1939, 11 s'exprimait ainsi : « Nous avons dû, hélas! assister à une série d'actes inconciliables tant avec les prescriptions du droit international positif qu'avec celles du droit naturel, et avec les plus élémentaires sentiments d'humanité... l'agression préméditée contre un petit peuple laborieux et pacifique, sous le prétexte d'une menace qui n'existait ni dans les faits ni dans les intentions, des atrocités (qu'elles aient été commises d'un côté ou de l'autre) et l'emploi illicite de moyens de destruction même contre les non-combattants et les réfugiés, contre des vieillards, des femmes et des enfants. Nous avons vu attenter à la dignité, à la liberté, à la vie même de l'homme. Nous avons été témoin des progrès d'une méthodique propagande antichrétienne et même athée, dirigée particulièrement contre la jeunesse » (49).

Ce petit peuple sauvagement attaqué, c'était la Finlande.

Mais ces paroles courageuses de condamnation s'adressaient aussi à Hitler qui, en mars précédent, avait envahi la Tchécoslovaquie (50), puis, en septembre, de concert avec la Russie, attaqué et dévasté la Pologne.

Quelques mois après, Hitler mandait auprès de Pie XII l'arrogant von Ribbentrop, avec mission de sonder l'âme du Pape, et peut-être aussi de l'intimider, en lui représentant la force militaire du nazisme.

Le Pape en prit occasion pour élever une solennelle protestation contre les violences que le gouvernement nazi exerçait contre l'Église.

Le haut fonctionnaire se trouble. Il émet brutalement quelques aphorismes sur les diverses confessions religieuses et va jusqu'à dire qu'il est impartial sur cette question puisque... n'ayant aucune religion, il peut les juger toutes. Naturellement, le Pape lui répond comme il se devait. Tout de suite après, il me relatait le tragi-comique épisode (51).

Mussolini ose faire parvenir au Pape des paroles graves qui sentent le reproche et presque la menace. Pie XII répond avec sérénité répond avec sérénité qu'il est prêt à faire son devoir, au risque d'être envoyé dans un camp de concentration.

Rome est occupée par les troupes nazies (52). Leurs chefs, assure-t-on alors, se préparent à déporter le Pape en Allemagne. Pie XII ne s'émeut nullement de ce bruit et ne renonce même pas à sa promenade quotidienne dans ses jardins. Les autorités vaticanes s'en préoccupent, par contre. Gardes palatins, gardes suisses, gardes nobles sont postés aux points stratégiques, prêts à défendre le Pape. Celui-ci remercie et sourit. Qu'auraient pu faire le courage et la valeur de cette poignée d'hommes contre les armements puissants des forces nazies ?


(49) Discours..., vol. I, p. 438.
(50) (51) notes trop longues pour être publiées ici

à suivre...


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Message  Eric le Mar 02 Aoû 2011, 4:28 pm

Guigui,
Expliquez le terme :
Rome est occupée par les troupes nazies
SVP
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Message  Gérard le Mar 02 Aoû 2011, 4:38 pm

Je ne sais pas si Pie XII a cherché à parler comme Gandhi, mais si c'était bien là son intention, il a parfaitement atteint son but !
Que vous en semble-t-il ?
Et surtout dites-moi où vous voyez qu'il a parlé comme un pape afin de me convaincre que je me trompe !
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Message  gabrielle le Mer 03 Aoû 2011, 7:35 am

Il a des moments où le Pape doit parler en tant que chef d'État, car c'est aussi une de ses fonctions
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Message  Invité le Mer 03 Aoû 2011, 1:23 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
Rome est occupée par les troupes nazies (52). Leurs chefs, assure-t-on alors, se préparent à déporter le Pape en Allemagne. Pie XII ne s'émeut nullement de ce bruit et ne renonce même pas à sa promenade quotidienne dans ses jardins. Les autorités vaticanes s'en préoccupent, par contre. Gardes palatins, gardes suisses, gardes nobles sont postés aux points stratégiques, prêts à défendre le Pape. Celui-ci remercie et sourit. Qu'auraient pu faire le courage et la valeur de cette poignée d'hommes contre les armements puissants des forces nazies ?

(52) Lorsque Rome fut occupée par les troupes nazies, beaucoup de soldats allemands se présentèrent, de leur propre initiative, aux audiences générales. Le Pape, fidèle à sa ligne de conduite, ne s'y opposa pas : il entendait ouvrir à tous les portes de la maison paternelle. Bien plus, quelques-uns de ces jeunes hommes s'approchaient alors de lui et lui parlaient. Et parfois de vrais et graves cas de conscience étaient ainsi exposés directement au Pape. Sa Sainteté répondait à tous avec bonté et courtoisie, et donnait des conseils d'ordre spirituel. Il s'exprimait parfaitement en allemand et reconnaissait facilement à leur accent à quelle région d'Allemagne appartenaient ses interlocuteurs. Ces soldats quittaient l'audience tout heureux et souvent écrivaient à leur famille pour raconter ce que le Pape leur avait dit, ajoutant que, contrairement à la propagande en Allemagne, Pie XII se montrait aimable et bon même avec les Allemands. La censure militaire prit connaissance de ces lettres. Les autorités de l'armée nazie s'en préoccupèrent, et finalement interdirent aux soldats allemands de se rendre au Vatican.

à suivre...

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Message  Eric le Mer 03 Aoû 2011, 1:49 pm

Guigui,
Je vois que vous avez édité le dernier post de la page précédente ....
Pourquoi ?

Quant à ma question, que vous pouvez lâchement fuir, elle reste en suspend tout de même !

Eric
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Message  Invité le Jeu 04 Aoû 2011, 1:39 pm

Gloire à Dieu !

Je rappelle que l’objet de ce fil est de présenter l’attitude du Pape Pie XII face à la guerre.

Dans la biographie qu’il lui consacre, le Cardinal Tardini a encore écrit quelques belles pages sur la puissance du discours du Saint-Père Pie XII dans le contexte difficile de la guerre.

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:

Maître de vérité.

Mais c'est surtout dans ses discours et dans ses messages que l'apostolique audace de Pie XII apparaît le plus souvent et avec plus d'évidence. On pourrait même dire que le magistère purement doctrinal du grand Pontife fut souvent combatif.
(…)
Je terminerai ce court florilège en relisant, pour l’édification de tous, ces deux foudroyantes invectives du grand Pape
[je me limiterai à la première, la seule qui se rapporte directement à la période qui nous intéresse - Guillaume] :

La première est du 1er septembre 1943, au plus fort de la guerre :

« Malheur à ceux qui, en ces heures tragiques ne prennent pas pleinement conscience de leur responsabilité vis-à-vis des peuples, malheur à ceux qui alimentent les haines et les conflit chez les nations, qui oppriment et torturent des êtres innocents et sans défense! Voici qu'à jamais a s’appesantir sur eux la colère divine » (76).

à suivre...


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Message  Invité le Jeu 04 Aoû 2011, 1:49 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(76) Discours..., vol. V, p. 122. Ces paroles sont extraites du radiomessage que Pie XII prononça lors du 4e anniversaire de la déclaration de guerre. La portée était grande de ce document plutôt bref et, à l'époque, son importance a frappé à bien des contemporains. En effet, dans ce discours, le Pape entendait désapprouver la formule « unconditional surrender » proposée par les Alliés après la Conférence de Casablanca, et dont il était question alors partout, dans assemblées politiques comme dans la presse et dans les émissions radiophoniques. Je relève ici les points essentiels message pontifical qui, à 16 années de distance, apparaîtra plus clair qu'alors :

« Nous nous tournons vers tous ceux auxquels il appartient de promouvoir les rencontres préparatoires à un accord pacifique, et Nous leur adressons cette prière jaillie du plus profond de Notre cœur douloureux :

La vraie force n'a pas à craindre d'être trop généreuse...

N'éteignez pas, ne décevez pas l'aspiration des peuples paix. Donnez raison à leur confiance au lieu d'agir de à rallumer les haines et la volonté de résistance.

Que toutes les nations puissent sans illusion espérer une digne qui n'offense ni leur droit à l'existence ni le sentiment de l'honneur.

Qu'une correspondance loyale se manifeste indiscutablement entre vos principes et vos décisions, entre vos désirs de paix juste et les faits.

C'est seulement ainsi qu'il deviendra possible de créer une atmosphère sereine où les peuples qui auront été le moins heureux à la guerre pourront espérer voir renaître et se développer entre les Nations un idéal de justice et de fraternité. Ainsi seulement ils entreverront l'avenir avec confiance, crainte de voir compromis l'honneur, l'intégrité et l'existence de leur patrie »
(l. c., p. 120-121).


Pie XII ne jugeait pas satisfaisante cette formule « unconditional surrender », parce que trop dure et en contradiction avec le programme qui avait toujours été le sien.

En effet, tout au long du deuxième conflit mondial, il s'était proposé trois objectifs :

Éviter tout ce qui est de nature à aigrir davantage les esprits. Et c'est pour cela qu'il s'abstint le plus qu'il put de prononcer des condamnations publiques et solennelles.

Son programme d'action était celui qu'il exposait ainsi dans le radiomessage de Noël 1946 :

« L'Église qui a été députée par le Divin Sauveur à tous les peuples pour les conduire à leur éternel salut, n'a pas à intervenir ni à prendre parti dans les controverses sur des sujets purement temporels.

Elle est mère. Ne demandez pas à une mère de favoriser ou de combattre l'un ou l'autre de ses fils. Tous doivent également trouver, sentir en elle cet amour clairvoyant et généreux, cette profonde et inaltérable tendresse qui donne à ses enfants fidèles la force de marcher d'un pas plus ferme sur la royale voie de la vérité et de la lumière, et aux égarés, aux errants inspire le désir de se ranger sous sa direction maternelle. »
(Discours..., vol. VIII, p. 352).


Par ailleurs, Pie XII, en de nombreux documents diplomatiques et secrets, rappela énergiquement aux gouvernants qu'ils aient à éviter cruautés, injustices, massacres indiscriminés, et à s'efforcer — dans la mesure du possible — d'humaniser la guerre. On sait que les Notes adressées par le Saint-Siège en cette triste période furent prises en sérieuse considération aux fameux procès de Nuremberg. Ceci dit, la formule « reddition sans conditions » pouvait faire redouter aux peuples vaincus qui sait quelles humiliations qui eussent pu aviver les haines et surexciter les esprits.

Abréger la guerre. Tous les discours de Pie XII, de 1939 à 1945, reflètent cette vive et paternelle anxiété, Or cette dure injonction de « reddition sans conditions » semblait promettre un avenir sombre et douloureux; elle pou¬vait provoquer chez les vaincus — et spécialement chez le valeureux peuple allemand — des réactions désespérées et prolonger leur résistance et par conséquent la guerre.

Préparer la paix. Que de fois, au plus fort de cette douloureuse période de guerre, Pie XII a suggéré et mis en évidence quelles étaient les voies de la paix! C'est pour cela que ce laconique programme de « reddition sans conditions » lui apparut dépourvu de tout contenu positif qui pût faire augurer de la paix future. Il eût préféré qu'à l'invitation à la reddition on eût joint l'assurance qu'aux peuples vaincus serait réservé un traitement humain — même s'il était sévère — et surtout qu'on eût fait entrevoir au moins les lignes essentielles d'un « ordre nouveau » conçu de façon réfléchie et prévu clans le concret, afin de favoriser dans l'avenir la concorde et la collaboration entre les peuples et pour éviter les guerres par des moyens appropriés.
Les idées exposées par Pie XII le 1er septembre 1943 furent reprises et développées dans le radiomessage de Noël de la même année.

à suivre...

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Message  Eric le Ven 05 Aoû 2011, 3:20 pm

Guillaume a écrit:
Je rappelle que l’objet de ce fil est de présenter l’attitude du Pape Pie XII face à la guerre.
Parfait, Guigui !
Donc, ayez l'obligeance de nous donner ici (au moins) un texte du Pape Pie XII traitant de troupes nazies l'armée allemande de l'époque ....
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Message  Eric le Mer 31 Aoû 2011, 5:29 pm

Alors Guillaume,
Aucun texte du Pape Pie XII traitant de troupes nazies l'armée allemande de l'époque Question
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Message  Invité le Jeu 12 Jan 2012, 12:49 am

Annoncée plus haut, la note 11 de la biographie du Pape Pie XII développe assez longuement sur les interprétations calomnieuses faites à partir des paroles et des actes de Pie XII :

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(11) Plusieurs fois, les paroles de Pie XII ayant été dénaturées et des calomnies avancées contre ses intentions et contre l'activité qu'il déployait en faveur de la paix il s'en plaignit publiquement.

Dans le radiomessage de Noël, le 23 décembre 1939 il déclara :

« Injustice suprême! Voici que, de partis bien connus s’élève contre Nous l’accusation de vouloir la guerre et de col­laborer en cela avec les Puissances « impérialistes » qui dit-on mettent leur confiance dans la force d'engins belliqueux meur­triers plus que dans l'observation du droit.

A un outrage si odieux, que pouvons-Nous répondre sinon ceci :

Examinez les douze années de Notre pontificats, scrutez chaque parole prononcée par Nos lèvres, chaque phrase due a Notre plume, vous n'y trouverez qu'incitations à la paix.

Qu'on se rappelle particulièrement ce fatal mois d'août 1939. Alors que la crainte d'un sanglant conflit mondial se faisait plus pressante, Nous avons élevé Notre voix, des rives du lac d'Albano adjurant au nom de Dieu les gouvernements et les peuples de résoudre leurs conflits par des tractations loyales de part et d'autre. Rien n'est perdu tant que la paix subsiste, disions-Nous, tout peut être perdu par la guerre !

Veuillez considérer tout cela d'un esprit serein et sincère, et vous devrez reconnaître que, s'il y a encore en ce monde, déchiré par les rivalités contraires, un lieu sûr et tranquille où la colombe de la paix puisse se reposer, c'est ici, sur ce territoire consacré par le sang de l'Apôtre et des martyrs et où le Vicaire du Christ ne connaît pas de devoir plus saint, ni de mission plus chère que la défense infatigable de la Paix.

Ainsi avons-Nous agi dans le passé. Et Nous agirons de même dans l'avenir, tant qu'il plaira au Divin Rédempteur de laisser peser sur Nos épaules la dignité du Pontificat Suprême. »

(Discours..., vol. XII, p. 387-388).


Déjà, au cours du deuxième conflit mondial, le Pape, dans le discours qu'il adressa, le 13 juin 1943, à « une impo­sante députation d'ouvriers italiens », avait dit :

« Nous n'ignorons pas — vous-mêmes en avez fait l'expé­rience — qu'en ces temps difficiles pour la famille et la Société, les passions humaines ont de faciles occasions pour se réveil­ler, pour susciter la défiance, pour pervertir le sens des paroles ou des actes. Et c'est ainsi qu'une certaine propagande anti­religieuse répand dans le peuple, et surtout dans la classe ouvrière, le bruit que le Pape a voulu la guerre, contribue à faire durer la guerre, et fournit de l'argent pour cela, et qu'il ne fait rien pour la paix. Jamais peut-être n'a été forgée une calomnie plus monstrueuse et plus absurde que celle-là! Qui ne sait, qui ne voit, qui ne peut se convaincre que personne ne s'est opposé plus que Nous, et de toutes manières, au déchaînement puis à l'extension de la guerre? Que personne plus que Nous n'a continuellement crié et rappelé : paix, paix, paix! Que personne plus que Nous n'a cherché à remé­dier aux horreurs de la guerre? Les sommes d'argent que met à Notre disposition la charité des fidèles ne sont pas employées à alimenter la guerre mais à essuyer les larmes des veuves et des orphelins, à consoler les familles anxieuses du sort d'êtres chers éloignés ou disparus, à secourir ceux qui souffrent ou se trouvent dans le besoin. Notre cœur et Nos lèvres nous en sont témoins, ils ne se sont pas contredits, Nous n'avons pas démenti par les faits ce que Nos paroles proclamaient et Nous pouvons dénoncer l'évidente fausseté des propos que les ennemis de Dieu répandent insidieusement pour troubler les ouvriers et le peuple. Des peines de leur vie laborieuse ils tirent argument contre la foi et contre la religion qui cepen­dant est le seul réconfort, l'unique espérance capable de sou­lager l'homme dans la douleur et le malheur. Non personne ne pourra mettre en question Nos discours et Nos messages en dénaturer l'intention ou le contenu. Tous ont pu écouter ces paroles de vérité et de paix, ces ardents rappels à la conscience des responsables, pour la tranquillité du monde il y a la un témoignage irréfutable des immenses désirs qui jaillissent de Notre cœur, pour que sur cette terre qui a été donnée à l'homme comme demeure, comme lieu de passade à une vie meilleure et impérissable, triomphent l'ordre et la concorde dans tout le genre humain.

... L'éclatante démonstration de ce que fut réellement Notre œuvre tournera à la confusion de tous ceux dont la parole trompeuse s'efforce de rejeter sur la Papauté la res­ponsabilité du sang versé en tant de batailles terrestres en tant de bombardements de cités, en tant de combats livrés au fond des mers ou dans les airs. »

(Discours..., vol. V, p. 89-91).

à suivre...

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Message  Louis le Dim 01 Avr 2012, 7:51 am

En raison de vos manipulations d'éditions de vos messages, ce procédé étant malhonnête, vous êtes suspendus jusqu'au 15 avril 2012.

Bien à vous.

Louis. Administrateur.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  Invité le Lun 28 Mai 2012, 5:32 pm

Cardinal Domenico Tardini, Pie XII. Traduit de l'italien par E. de Pirey. Éditions Fleurus (1961) a écrit:
(11) Dans le radiomessage de Noël, donné le 27 décembre 1947, il affirme :
« Notre position entre les deux camps opposés est libre de tout préjugé, de toute préférence pour l'un ou l'autre peuple pour l'un ou l'autre bloc de nations, de même qu'elle est étrangère a toute considération d'ordre temporel. Être avec le Christ ou contre le Christ, voilà ce qui est seul en question.
Vous comprendrez donc pourquoi il Nous est si douloureux de voir ainsi une propagande hostile travestir Nos pensées et Nos paroles, aigrissant les esprits, mettant obstacle à de sereins échanges de vues, approfondissant le fossé qui Nous sépare de tant d'âmes, rachetées pourtant par le sang et l'amour du même divin Sauveur ».


(Discours..., vol. IX, p. 394).


Dans le discours du 27 décembre 1953 aux fidèles de Tordi Quinto (dans le diocèse de Rome), Pie XII déplore ces calomnies contre le Pape et contre l'Église répandues dans le peuple au risque de l'égarer :

« Ils ont abandonné Dieu (dit-il en parlant des indifférents et des ennemis de l'Église). Ils se sont éloignés du Christ, de l'Église, du Prêtre. Certains aujourd'hui sont indifférents. D'autres, cela semble à peine croyable, sont devenus les ennemis du Seigneur. Ils vivent enchaînés par la haine, plongés dans une tristesse profonde, sans même imaginer qu'en revenant à la maison du Père ils y retrouveraient la paix et la sérénité qu'ils ont perdues. Vous en connaissez certainement quelques-uns. Ils ne savent ce qu'ils font et la cause principale de cette haine presque incompréhensible, de cette agressivité inexplicable, c'est le venin de la calomnie versé insidieusement dans leurs esprits par des hommes sans conscience qui, systématiquement, condamnent l'Église, prenant en mauvaise part les discours du Pape, et interprétant avec malveillance jusqu'au moindre de ses gestes. »
(Discours..., vol. XV, p. 536)


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