LA DESTINÉE FINALE DU GRAND NOMBRE DES CROYANTS - par le Père F.-W. FABER

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Message  Monique Lun 27 Avr 2020, 9:06 am

LA DESTINÉE FINALE DU GRAND NOMBRE DES CROYANTS


Il est doux de penser au réseau d'amour dont, à chaque heure de sa vie, Dieu enveloppe sur terre toute âme qu'il a créée.

La biographie de chacune d'elles est une miraculeuse histoire de sa tendresse, de son indulgence, de sa prodigalité. Si nous pouvions la lire, nous verrions le Créateur enlacer par d'invisibles liens de lumière et d'amour jusqu'au plus féroce idolâtre; nous Le contemplerions s'occupant de la plus brutale perversité, de l'erreur la plus fanatique, de la plus stupide insensibilité, et pour ceux-là mêmes, disposant toutes choses en leur faveur avec l'exquise délicatesse de son amour créateur.

Mais l'océan d'éternelle prédilection qu'il déverse sur son Église est si vaste, la lumière dont Il l'inonde est si éblouissante, que tous ceux qui sont hors de son rayon paraissent être dans une complète obscurité. Cette clarté si vive nous aveugle au point que nous prenons pour ténèbres ce qui est la vraie lumière éclairant tout homme venant en ce monde.

Personnellement nous sommes incliné à croire que la grande majorité des catholiques est finalement sauvée.

Nous donnerons les raisons de notre sentiment : mais que le lecteur veuille bien se souvenir que nous n'établissons pas une loi, et que nous n'aurions pas songé à aborder cette étude si les besoins d'une foule d'âmes avec lesquelles nous avons été en contact ne nous en avaient fait reconnaître l'utilité pratique. En effet, il semble que l'incrédulité curieuse et l'esprit critique de nos jours ont entamé à tel point la foi chez les gens de bien, qu'ils ont rendu nécessaire l'examen de certaines questions, afin de restaurer dans leur intelligence une vue plus exacte du caractère de Dieu. C'est un moyen de dissiper les doutes qui les empêchent de s'abandonner cordialement à Lui.


Père F.-W. FABER
Extrait ''LE MYSTÈRE
DE L'AMOUR CRÉATEUR''

ÉTABLISSEMENTS CASTERMAN, S. A.
ÉDITEURS PONTIFICAUX
PARIS (VIe) - TOURNAI 1923


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Message  Monique Mar 28 Avr 2020, 7:22 am

La Sainte Écriture semble être en faveur de notre thèse, mais la franchise nous contraint d'avouer qu'un grand nombre d'auteurs sont d'une opinion différente et prétendent que le nombre des réprouvés l'emporte de beaucoup sur celui des élus : Denys le Chartreux, Bellarmin, Cornelius a Lapide entr'autres, sont de cet avis. On peut leur opposer Louis de Grenade, François de Christo, saint Alphonse de Liguori, etc. ; Louis du Pont, dans son Traité de la perfection chrétienne, paraît pencher vers le sentiment le plus doux ; Lipsin, fransciscain, soutient dans son catéchisme que l'opinion en faveur du salut de la majorité des catholiques est « la plus probable » celle qui est « le plus conforme à la gloire de Dieu, aux mérites de Jésus-Christ et aux espérances des hommes ». Et il dit expressément qu'il ne parle que des adultes. Bergier, après avoir exposé les dissentiments des Pères de l'Église et des commentateurs sur ce point, ajoute : « Si les paraboles de l'Évangile pouvaient être admises comme preuves, nous devrions plutôt conclure que c'est le grand nombre et non le petit qui sera sauvé.

Dans la parabole des talents, deux serviteurs sont récompensés, un seul est puni; dans celle du festin nuptial un seul des invités est expulsé.

En effet, de cette foule si disparate rassemblée sur tous les grands chemins, à tous les carrefours, un seul est renvoyé de la salle du banquet, et cela parce qu'il n'a pas la robe nuptiale.

Le Père Lacordaire incline à croire que la majorité du genre humain est sauvée, et il s'appuie surtout sur les enfants, les femmes et les pauvres. Il commente avec force et délicatesse la parabole de la vigne et il éclaire d'une nouvelle lumière le fameux texte : Pauci vero electi, peu sont élus.

Dans le vingtième chapitre de saint Matthieu, le royaume du Ciel est comparé à un père de famille qui engage des ouvriers à différentes heures du jour pour travailler à sa vigne. Quand vient le soir, tous sont récompensés, et tous reçoivent la même récompense, malgré l'inégalité de leur labeur. Ceux qui sont venus dès le matin se plaignent, et le maître répond qu'il leur a donné le salaire convenu, qu'il a le droit d'user à son gré de ce qui lui appartient, que les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers, que beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.

Maintenant il est clair que la difficulté de cette parabole ne consiste pas dans le petit nombre de ceux qui sont récompensés, puisqu'ils le sont tous, mais dans l'inégalité de la récompense.

La conclusion qu'il y aura peu d'élus n'aurait aucune connexion avec la parabole dont le sens paraît être plutôt celui-ci : beaucoup de ceux qui sont appelés par une grâce ordinaire deviennent les derniers après avoir été les premiers, tandis qu'un petit nombre, choisis par une grâce spéciale, deviennent les premiers après avoir été les derniers.

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Message  Monique Mer 29 Avr 2020, 8:13 am

Il y a un véritable conflit d'opinions différentes, plus ou moins claires, sur le nombre des élus; bornons-nous à reproduire les principales.

Beaucoup d'auteurs tiennent que la majorité du genre humain sera perdue, parce que les païens, les incroyants et les hérétiques forment le plus grand nombre.

Quelques-uns affirment que la généralité des hommes, en la composant des païens, des hérétiques et des chrétiens, sera sauvée.

Parmi les écrivains qui s'occupent exclusivement des catholiques, quelques-uns soutiennent que, même en comptant les enfants, la majorité sera perdue.

D'autres affirment que la majorité sera sauvée, mais en y faisant entrer les enfants; de toutes les opinions c'est peut-être la plus commune.

D'autres encore soutiennent que, en ne tenant compte que des seuls adultes, il y en aura autant de sauvés que de perdus : ils fondent leur persuasion sur la parabole des dix Vierges.

D'autres enfin, à l'opinion desquels j'adhère fortement, croient que la grande majorité des adultes catholiques, peut-être presque tous, seront sauvés.

Parmi les théologiens, le sentiment rigoureux relatif à la totalité des hommes a une autorité écrasante; mais si nous faisons abstraction des auteurs spécialisés dans les ouvrages de morale et d'exhortation destinés à réveiller et impressionner les lecteurs, pour ne retenir que les seuls théologiens au sens le plus strict du mot, je pense que les autorités des deux côtés ne seront pas loin de se balancer : toutefois l'avantage sera en faveur de l'opinion rigoureuse si l'on compte les voix, et de l'opinion la plus douce si on les pèse.

Les plus modernes théologiens penchent vers le sentiment le plus doux. Ce sentiment triomphe complètement et de la manière la plus remarquable si on l'appuie sur des arguments tirés de l'Écriture Sainte.

En vérité, les preuves tirées des Livres Saints paraissent difficiles à manier pour les rigoristes. C'est un faible de notre pauvre nature de mal interpréter ce que nous voyons, et de ne pas tenir compte du bien qui nous est caché. Il semble que le mal soit toujours prouvé et que le bien soit plutôt possible qu'existant. Telle est la règle de nos jugements sur le prochain, mais nous la renversons dès que nous sommes en cause.


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Message  Monique Jeu 30 Avr 2020, 8:27 am

Il est à remarquer que nos jugements deviennent plus indulgents en proportion de notre sévérité pour nous-mêmes; ceux des Saints nous étonnent par leur extrême largeur, tandis que des hommes sans religion découvriront avec une étonnante facilité la plus légère vétille dans la conduite d'une personne pieuse, et la moindre apparence d'esprit mondain chez un prêtre ou un religieux.

Au contraire, il y a quelque chose dans l'adorable compassion de Dieu qui ressemble à un aveuglement volontaire; on dirait qu'il ne voit pas, ou ne sait pas apprécier la complète indignité de l'homme; du moins agit-Il comme s'il ne la voyait pas. Il ne nous appartient pas de critiquer cette surprenante indulgence; qui sait si nous n'en aurons pas besoin nous-mêmes un jour?

Or, plus notre union à Dieu est grande, plus nous participons à son esprit de clémence. Nous devons aussi établir une distinction trop souvent oubliée : c'est qu'il y a une grande différence entre vivre actuellement de manière à ne pas se sauver, et ne pas se sauver finalement ; en d'autres termes, nous ne pouvons pas juger d'après ce que nous voyons. Le péché nous frappe par son éclat : il est violent, impétueux, toujours sur la défensive, au lieu que la conduite d'un bon chrétien passe inaperçue parce qu'elle est modeste, tranquille et cachée.

Il est une foule d'hommes qui ont de longues pages déplorables dans leurs vies ; puis qui changent comme si, dans leurs excès, ils avaient rejeté la lave qui bouillonnait en eux; ils s'amendent, mais parce que d'autres les remplacent dans la voie de l'iniquité, le péché semble toujours rouler son torrent impétueux dont les ondes enflées nous cachent les heureuses défections qui lui ravissent tant de victimes.


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Message  Monique Ven 01 Mai 2020, 7:44 am

Quand un homme se convertit, peu de changements extérieurs signalent d'ordinaire sa conversion aux témoins de sa vie coupable. Ceux-ci ne s'appliquent guère à découvrir le bien et ne voient pas tout de suite que ses mauvaises habitudes ont disparu ; ils remarquent plutôt ses rechutes sans observer qu'il se corrige peu à peu ; ils ignorent que la suave et douce opération de la grâce est progressive, et qu'elle suit d'un pas lent le coup violent et décisif qui a emporté la conversion.

Il reste en outre à ce converti assez de défauts extérieurs et de laideurs morales pour voiler son retour à Dieu aux regards de ses proches eux-mêmes. Ce n'est pas habituellement le péché mortel qui rend un homme insupportable à son entourage; plus souvent c'est l'égoïsme, le caractère, la grossièreté qui peuvent exister en lui, sans que pour cela il commette de fautes graves, ni parfois même de fautes d'aucune sorte, surtout quand il s'agit d'un homme sans éducation.

Nous n'en finirions pas si nous voulions énumérer tout ce qui nous aide à nous tromper sur la sincérité d'une conversion. Soyons bien assurés qu'en mille endroits où l'œil humain ne voit qu'un désert aride et brûlé, la miséricorde divine découvre des pâturages pour sa gloire. Nous devons donc largement appliquer ce principe, que les hommes sont meilleurs qu'ils ne le paraissent, dès que nous étudions la conduite des catholiques en vue de porter un jugement sur la probabilité de leur salut.

Ce caractère qu'a le péché d'attirer les regards ramène la pensée vers l'incessante activité de Satan ; elle est terrifiante et semble opérer partout à la fois. Son ambition est universelle et trop souvent couronnée de succès; il ne se repose jamais : d'ailleurs quel repos trouverait-il sur sa couche de feu?

Tantôt il travaille à ruiner les plans de celui qui a entrepris une grande œuvre pour la gloire de Dieu, ou il introduit le relâchement dans un monastère ; tantôt il soulève les multitudes d'un pays tout entier et les enivre d'une fureur antireligieuse et anarchique ; il inspire la presse et cache le poison qu'il y infiltre dans de louangeuses tirades sur la moralité ou la justice; tantôt il fait naître la froideur et la mésintelligence parmi les serviteurs de Dieu.

Certes il est actif; mais pouvons-nous supposer que Dieu ne l'est pas mille fois davantage, quoique son action soit moins apparente, en raison même du caractère propre au bien qui est de se cacher? Le démon finit par se lasser, bien qu'il ne puisse pas s'arrêter, tandis que la persévérance de la grâce est inexprimable autant que la fraîcheur de l'éternelle miséricorde dont elle émane. Nous savons aussi que Satan a été enchaîné par la venue de Notre-Seigneur ; le petit enfant de Bethléem a circonscrit son monstrueux empire. Si le démon est resté aussi haineux, il connaît désormais la longueur de sa chaîne et les limites qu'elle trace à sa puissance. Même dans ce cercle restreint, la croix de Jésus-Christ lui est une perpétuelle torture, et inflige de continuelles défaites à ses artifices. La seule présence de l'Église est un exorcisme ininterrompu qui soufflette le prince des ténèbres; ses bénédictions l'expulsent successivement de tous les coins de la création, et ses exorcismes le dépossèdent même des forteresses spirituelles où il aspirait à régner toujours.

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Message  Monique Sam 02 Mai 2020, 7:32 am

La fin de l'Eglise militante est d'être transportée dans l'Église triomphante. Il nous faudrait un enseignement formel pour nous faire admettre que la majorité des plantes terrestres ne sera pas digne d'être transplantée dans les jardins éternels.

Si le laboureur recueille la plus grande partie du grain qu'il a semé, malgré le déficit que lui causent les oiseaux et la nielle, les ravages des passants et l'intempérie des saisons, pouvons-nous supposer que le Divin Laboureur rentrera une moisson moins abondante dans ses célestes granges?

On peut nous opposer que certaines des considérations précédentes s'appliquent également bien à des non-catholiques. Dieu soit loué, s'il en est ainsi! Sans aucun doute la divine miséricorde couvre la terre entière comme les eaux recouvrent le fond de la mer: mais ce débordement de compassion est-il donc un argument contre son existence? si ces considérations s'appliquent à ceux qui sont hors de l'Église, à plus forte raison le pourront-elles lorsqu'il s'agit des catholiques. Et ainsi nous nous retrouvons toujours en face de la même consolante conclusion.

Personne ne peut sans appréhension méditer sur le jugement qui l'attend à la mort. Cependant nous sommes convaincus qu'il vaut mieux recevoir notre arrêt de la bouche du Dieu de toute sainteté que de celle du plus miséricordieux des pécheurs. Il est tant de choses sur lesquelles Il n'établira pas son jugement, mais qui serviraient de base à celui des hommes, que n'être pas jugé par ceux-ci semble déjà présager un acquittement.

Que de fois nous sommes accusés injustement et méchamment ; que de motifs nous sont imputés sans que nous les ayons jamais eus! Quand nous faisons le mal, c'est parfois après une longue résistance; mais aucun témoin n'a contemplé cette lutte invisible. Nous pourrions souvent alléguer des motifs raisonnables à des actes qui paraissent imprudents ou mauvais; personne ne peut s'en douter, mais Dieu sait tout, et Il ne juge pas sur l'apparence, au lieu que l'homme ne peut faire autrement. De là vient, — étrange conclusion à tirer pour des pécheurs, — que Dieu nous aime plus que les hommes parce qu'il nous connaît mieux qu'eux.

Il nous juge d'après nos actes intérieurs, qui ne comptent pour rien dans l'estimation de nos semblables; Il nous juge sur les fruits que ses dons produisent en nous et dont ceux-ci ne voient qu'une très légère partie; Il nous juge tels qu'il nous voit en son Fils, et par les lois mêmes de son amour rédempteur ; en sorte que la raison toute seule nous ferait préférer être jugés par Lui plutôt que par les hommes. La subtilité de leur critique est plus à craindre que l'exactitude rigoureuse de la justice de Dieu, quand son amour tout-puissant siège auprès de Lui comme assesseur! Et maintenant, si nous jugeons que le grand nombre des croyants ne sera pas sauvé, c'est un jugement humain, et comme tous les jugements humains, il est plus rigoureux que celui de Dieu, à cause de l'ignorance et du tempérament naturels du juge.


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Message  Monique Dim 03 Mai 2020, 7:23 am

En concluant que la généralité des catholiques sera sauvée, nous ne faisons qu'appliquer à la multitude ce que chacun de nous sait être une vérité personnelle, à savoir : que les jugements du Créateur ont une indulgence et une largeur que nous attendrions vainement au tribunal de la créature.

Nous ne prétendons pas que c'est un dogme, mais une induction, une espérance, qui est, plus que l'opinion rigoriste, en harmonie avec ce que nous savons de notre très juste et très miséricordieux Créateur, et plus capable de Le faire mieux aimer et mieux servir; elle est aussi plus fondée que l'assertion opposée, d'autant que celle-ci porte d'assez mauvais fruits, étant par son rigorisme la source de beaucoup de relâchement.

Or, Notre-Seigneur a dit : « Tout arbre se reconnaît à ses fruits. »

Nous avons parlé de catholiques. Mais si notre pensée franchit les frontières de l'Église, n'oublions pas que dans cette recherche nous ne nous sommes pas occupé de ceux qui sont hors de son bercail.

Je ne conclus rien à leur sujet, sinon que Dieu est infiniment compatissant pour chaque âme, que nulle ne se perdra par surprise, ou ne sera victime de son ignorance, et que si la créature ne possède pas finalement son Créateur, ce ne sera que par un acte délibéré de sa libre volonté.


Fin
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