Le catéchisme de la Somme pour tous les fidèles.

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Message  Louis Lun 17 Déc 2018, 6:35 am

DIEU

L'ÊTRE SOUVERAIN; LA SOURCE ET LE MAÎTRE DE TOUTES CHOSES

XXVI. — DE L’ACTION DU MONDE MATÉRIEL OU DE L’ENSEMBLE DU COSMOS

N'y a-t-il que les seuls esprits bons ou mauvais qui concourent à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde ?
Non, il n'y a pas que les seuls esprits, bons ou mauvais qui concourent à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde.


Quels sont les autres êtres qui y concourent encore ?
Ce sont tous les agents cosmiques dont les forces mues par Dieu concourent à la fin de Son gouvernement (q. 115, a. 1).


Est-ce que toute la marche du monde de la nature est ainsi entre les mains de Dieu dans Son gouvernement ?
Oui, c'est toute la marche du monde de la nature, avec tout l'ensemble de ses lois, qui est ainsi entre les mains de Dieu dans Son gouvernement (q. 116, a. 2).


C'est donc en vue de la réalisation des conseils de Dieu et pour y servir que chaque jour le soleil paraît, que les jours alternent avec les nuits, et les saisons entre elles, et que se déroulent, dans un ordre que rien n'altère, les jours, les mois, les années et les siècles ?
Oui, c'est en vue de la réalisation des conseils de Dieu et pour y servir, que chaque jour le soleil paraît, que les jours alternent avec les nuits, et les saisons entre elles, et que se déroulent, dans un ordre que rien n'altère, les jours, les mois, les années et les siècles.


Peut-on dire que c'est en vue de l'homme et pour promouvoir son bien que Dieu a ainsi ordonné, et maintient dans son cours régulier la marche du monde de la nature ?
Oui, on peut et on doit dire que c'est en vue de l'homme et pour promouvoir son bien que Dieu a ainsi ordonné, et maintient dans son cours régulier la marche du monde de la nature.


L'homme est donc la créature à laquelle Dieu a, en quelque sorte, ordonné toutes les autres en vue de subvenir à ses besoins ?
Oui, l'homme est la créature à laquelle Dieu a, en quelque sorte, ordonné toutes les autres en vue de subvenir à ses besoins.


Pourquoi Dieu en a-t-il agi ainsi avec l'homme ?
Dieu en a agi ainsi avec l'homme, parce que l'homme est la plus faible de Ses créatures et qu'il a besoin de tout pour le bien de son âme et de son corps.

A suivre : XXVII. — DE L’ACTION DE L’HOMME LUI-MÊME

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Message  Louis Mar 18 Déc 2018, 7:04 am

DIEU

L'ÊTRE SOUVERAIN; LA SOURCE ET LE MAÎTRE DE TOUTES CHOSES

XXVII. — DE L’ACTION DE L’HOMME LUI-MÊME

L'homme, tout faible qu'il est, peut-il, lui aussi, concourir à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde ?
Oui, l'homme peut aussi, malgré sa faiblesse, concourir puissamment à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde.


Comment l'homme peut-il ainsi concourir à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde ?
L'homme concourt à l'action de Dieu dans son gouvernement du monde en coopérant, lui aussi, au bien de l'homme.


De quelle manière l'homme peut-il coopérer, lui aussi, au bien de l'homme ?
L'homme coopère au bien de l'homme en servant d'instrument à Dieu en vue de l'âme et du corps de l'homme.


Comment est-ce que l'homme sert d'instrument à Dieu en vue de l'âme de l'homme ?
L'homme sert d'instrument à Dieu en vue de l'âme de l'homme, parce que c'est à l'occasion de l'acte ou de l'opération de l'homme, que Dieu crée l'âme de chaque enfant qui vient au monde ; et parce que cette âme se développe ensuite et grandit en perfection sous l'action du maître qui l'enseigne (q. 117 & 118).


Et comment est-ce que l'homme sert d'instrument à Dieu en vue du corps de l'homme ?
Parce que, selon les lois de la nature fixées par Lui, Dieu a voulu que le corps de l'enfant soit formé et vienne au monde par la suave entremise d'un père et d'une mère (q. 119).
A suivre : XXVIII. — DU POINT SUR LEQUEL  CONVERGE TOUTE LA MARCHE DU GOUVERNEMENT DIVIN

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Message  Louis Mer 19 Déc 2018, 6:09 am

DIEU

L'ÊTRE SOUVERAIN; LA SOURCE ET LE MAÎTRE DE TOUTES CHOSES

XXVIII. — DU POINT SUR LEQUEL  CONVERGE TOUTE LA MARCHE DU GOUVERNEMENT DIVIN

C'est donc autour du berceau de l'enfant, parmi les hommes, que nous voyons éclater, comme dans leur centre, toutes les suavités du gouvernement de Dieu dans le monde ?
Oui, c'est autour du berceau de l'enfant, parmi les hommes, que nous voyons éclater, comme dans leur centre, toutes les suavités du gouvernement de Dieu dans le monde; car tout, dans le monde, est ordonné au bien de cet enfant : le père et la mère qui l'entourent, toute la nature qui le fait vivre, les anges qui l'assistent, et Dieu qui le destine à la gloire de son ciel.


Y a-t-il eu un berceau ou une naissance d'enfant parmi les hommes sur lesquels aient éclaté d'une façon incomparable toutes les splendeurs du gouvernement de Dieu dans le monde ?
Oui, c'est sur le berceau et sur la naissance de l'Enfant, qui nous apparaîtra bientôt comme la voie ou le chemin du retour de l'homme vers Dieu (q. 119, a. 2, ad 4).


Et que vit-on en effet à la naissance de cet Enfant ?
L'on vit, à la naissance de cet Enfant, une conception due à l'action toute surnaturelle de l'Esprit-Saint, une Mère demeurée vierge, des rois et mages conduits par une étoile et une multitude d'esprits célestes louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les hauteurs ; et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.


Comment s'appelle cet Enfant de bénédiction ?
Il n'est autre que l'Emmanuel ou Dieu avec nous, et Il s'appelle : Jésus.

A suivre: JÉSUS-CHRIST DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

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Message  Louis Jeu 20 Déc 2018, 6:58 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

(Tertia Pars.)

I. LE  MYSTÈRE DE L’INCARNATION OU  DU VERBE  FAIT CHAIR

Qu'entendez-vous par le mystère de Jésus-Christ ou du Verbe fait chair ?

J'entends le fait, absolument incompréhensible pour nous sur cette terre, de la seconde Personne de la Très Sainte Trinité, le Verbe ou le Fils unique de Dieu qui, étant de toute éternité, avec son Père et l'Esprit-Saint, le même seul et unique vrai Dieu, par qui toutes choses ont été créées, et qui les gouverne en souverain maître,

est venu, dans le temps, sur notre terre, par Son Incarnation dans le sein de la Vierge Marie, de laquelle Il est né ;

a vécu de notre vie mortelle ;

a évangélisé le peuple juif de la Palestine auquel Il était personnellement envoyé par son Père;

a été méconnu par ce peuple, trahi et livré au gouverneur romain Ponce-Pilate, condamné et mis à mort sur une croix ;

a été enseveli ;

est descendu aux enfers ;

est ressuscité d'entre les morts, le troisième jour ;

est monté au ciel, quarante jours après ;

est assis à la droite de Dieu le Père, d'où Il gouverne Son Église, établie par Lui sur la terre, à laquelle Il a envoyé son Esprit, qui est aussi l'Esprit du Père, sanctifiant cette Église par les sacrements de Sa grâce et la préparant ainsi à Sa seconde venue de la fin des temps, où Il jugera les vivants et les morts, ayant fait sortir ceux-ci de leurs tombeaux, pour établir la séparation définitive des bons, qu'Il prendra avec Lui dans le Royaume de Son Père, — où Il leur assurera une vie éternelle, —  d'avec les méchants, qu'Il chassera, maudits par Lui et condamnés aux supplices d'un feu éternel.
A suivre : II. DE LA CONVEMANCE, NÉCESSITÉ ET HARMONIE DE L’INCARNATION

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Message  Louis Ven 21 Déc 2018, 6:56 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

II. DE LA CONVENANCE , NÉCESSITÉ ET HARMONIE DE L’INCARNATION

(A)

Cette venue du Fils de Dieu sur notre terre, par Son Incarnation, est-elle en harmonie avec ce que nous savons de Dieu ?
Oui ; rien ne pouvait être plus en harmonie avec ce que nous savons de Dieu que cette venue du Fils de Dieu sur notre terre par Son Incarnation. Car nous savons de Dieu qu'Il est la bonté même ou le bien souverain. D'autre part, le propre du bien ou de la bonté est de se communiquer. Et Dieu ne pouvait se communiquer à la créature d'une façon plus merveilleuse que par le mystère de Son Incarnation (q. 1, a. 1).


Cette Incarnation du Fils de Dieu était-elle chose nécessaire ?
Non ; considérée en elle-même, cette Incarnation du Fils de Dieu n'était aucunement nécessaire ; mais, étant donnée la chute du genre humain par le premier péché du premier homme, si Dieu voulait relever le genre humain de la manière la plus parfaite et la plus harmonieuse, et surtout s'Il voulait que satisfaction pleine et entière fût donnée pour ce péché, il fallait de toute nécessité qu'un Dieu-Homme se chargeât de ce péché et fît réparation (q. 1, a. 2).


C'est donc en raison du péché de l'homme et pour le réparer, que le Fils de Dieu s'est incarné ?
Oui, c'est en raison du péché de l'homme et pour le réparer, que le Fils de Dieu s'est incarné (q. 1, a. 3, 4).


Mais alors pourquoi le Fils de Dieu ne s'est-Il pas incarné tout de suite après la chute du premier homme ?
Parce qu'il fallait que le genre humain prît conscience de sa misère et du besoin qu'il avait d'un Dieu-Sauveur ; et aussi pour que ce Dieu-Sauveur pût être précédé d'une longue suite de prophètes annonçant et préparant sa venue (q. 1, a. 5, 6).

(B)

En quoi consiste cette Incarnation du Fils de Dieu considérée en elle-même ?
Elle consiste en ce que la nature divine et la nature humaine, gardant chacune tout ce qui leur appartient en propre, ont été substantiellement et indissolublement unies dans l'unité d'une seule et même Personne divine, qui est la Personne du Fils de Dieu (q. 2, a. 1-6).


Pourquoi est-ce dans la Personne du Fils, plutôt que dans celle du Père ou de l'Esprit-Saint, que s'est accomplie l'union de l’Incarnation ?
Parce que les propriétés du Fils, en Dieu, qui a la raison de Verbe, et à qui convient par appropriation tout ce qui se rapporte à la sagesse, par qui Dieu avait créé toutes choses, faisaient qu'il était en particulière harmonie avec le mystère de la restauration du genre humain déchu ; et aussi parce que, venant du Père, Il pouvait être envoyé par Lui, et, ensuite, à son tour, nous envoyer Son Esprit, comme fruit de sa rédemption ( q. 3, a. 8 ).

À SUIVRE : III. CONCERNANT CE QUE LE FILS DE DIEU A PRIS DE NOUS ET S’EST UNI À LUI-MÊME DANS SON INCARNATION

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Message  Louis Sam 22 Déc 2018, 6:46 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

III. CONCERNANT CE QUE LE FILS DE DIEU A PRIS DE NOUS ET S’EST UNI À LUI-MÊME DANS SON INCARNATION

(A)

Quand nous disons que le Fils de Dieu s'est incarné, ou que le Verbe s'est fait chair, ou qu'Il s'est fait homme, que signifient ces divers termes, en ce qui touche à ce que le Verbe ou le Fils de Dieu a pris de nous pour se l'unir dans Sa Personne ?
Toutes ces expressions signifient que le Verbe ou le Fils de Dieu a pris, pour se l'unir dans Sa Personne, notre nature humaine, telle qu'elle se trouve réalisée dans son être individuel parmi les descendants du premier homme après son péché (q. 4, a. 1-6).


S'ensuit-il qu'il y ait dans le Verbe Incarné ou le Fils de Dieu fait homme, un individu humain ?
Nullement. Il y a en Lui une nature humaine individuée, mais non un individu humain ou une personne humaine, car cette nature est individuée en la seule et unique Personne du Verbe ou du Fils de Dieu (q. 4, a. 3).


Cette nature humaine que s'est unie, dans Sa propre Personne, le Fils de Dieu, est-elle, dans ses deux parties essentielles, exactement ce qu'est la nature humaine en chacun de nous ?
Oui ; la nature humaine que s'est unie, dans Sa propre Personne, le Fils de Dieu, est, dans ses deux parties essentielles, exactement ce qu'est la nature humaine en chacun de nous (q. 5, a. 1-4).


Le Fils de Dieu incarné a donc un corps semblable au nôtre, en chair et en os comme le nôtre, avec les mêmes membres, les mêmes sens, les mêmes organes ?
Oui, le Fils de Dieu incarné a un corps semblable au nôtre, en chair et en os comme le nôtre, avec les mêmes membres, les mêmes sens, les mêmes organes (q. 5, a. 1, 2).


A-t-Il aussi une âme comme la nôtre, avec ses mêmes parties, ses mêmes facultés, y compris notre intelligence et notre volonté ?
Oui, Il a aussi une âme comme la nôtre, avec ses mêmes parties, ses mêmes facultés, y compris notre intelligence et notre volonté, telle en un mot que nous l'avons décrite, quand nous avons étudié notre nature, œuvre de Dieu (q. 5, a. 3, 4).


Est-ce en même temps que le Fils de Dieu s'est uni toutes les parties qui constituent la nature humaine individuée, dans son essence et dans son intégrité ?
Oui, c'est en même temps que le Fils de Dieu s'est uni toutes les parties qui constituent la nature humaine individuée, dans son essence et dans son intégrité ; mais il se les est unies dans un certain ordre (q. 6, a. 1-6).

Quel est cet ordre dans lequel le Fils de Dieu s'est uni la nature humaine et ses parties ?

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Message  Louis Dim 23 Déc 2018, 5:32 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

III. CONCERNANT CE QUE LE FILS DE DIEU A PRIS DE NOUS ET S’EST UNI À LUI-MÊME DANS SON INCARNATION

[SUITE]

(B)

Quel est cet ordre dans lequel le Fils de Dieu s'est uni la nature humaine et ses parties ?
Il consiste en ce que le Fils de Dieu a pris le corps et toutes ses parties en raison de l'âme ; l'âme et ses autres puissances, en raison de l'esprit ; et le corps, l'âme et l'esprit, en raison de la nature humaine que tout cela constitue dans son essence et dans son intégrité (q. 6, a. 1-5).

L'union de la nature humaine et de toutes ses parties à la Personne du Fils de Dieu a-t-elle été faite directement et immédiatement, sans qu'il y ait aucune réalité créée qui s'interpose entre cette nature et ses parties et la Personne du Fils de Dieu ?
Oui, c'est directement et immédiatement qu'a été faite l'union de la nature humaine et de toutes ses parties à la Personne du Fils de Dieu, sans qu'il y ait aucune réalité créée, non pas même d'ordre gratuit, qui s'interpose entre cette nature et ses parties et la Personne du Fils de Dieu, précisément parce que cette union a pour terme l'être même de la Personne du Fils de Dieu communiqué à cette nature humaine et à toutes ses parties (q. 6, a. 6).

A suivre :  IV. DES PRIVILÈGES OU PRÉROGATIVES DE LA NATURE HUMAINE UNIE AU FILS DE DIEU...

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Message  Louis Lun 24 Déc 2018, 7:09 am

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DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

IV. DES PRIVILÈGES OU PRÉROGATIVES DE LA NATURE HUMAINE UNIE AU FILS DE DIEU,
À SAVOIR LA GRÂCE HABITUELLE OU SANCTIFIANTE, LES VERTUS
ET LES DONS DU SAINT-ESPRIT ET LES GRÂCES  GRATUITEMENT DONNÉES

(A)

N'y a-t-il pas cependant, dans la nature humaine unie à la Personne du Fils de Dieu, et dans les facultés de Son âme, des réalités créées d'ordre gratuit qui l'unissent à Dieu ?
Oui, ces réalités créées d'ordre gratuit se trouvent dans la nature humaine unie à la Personne du Fils de Dieu et dans les facultés de son âme ; mais ce n'est point pour l'unir à la Personne du Fils de Dieu ; elles sont, au contraire, une suite de cette union et comme exigées par son excellence absolument transcendante (q. 6, a. 6).


Quelles sont ces réalités créées d'ordre gratuit qui se trouvent ou se sont trouvées dans la nature humaine unie à la Personne du Fils de Dieu, étant une suite de cette union et comme exigées par son excellence absolument transcendante ?
Ce sont : d'abord, dans l'essence de Son âme, la grâce habituelle ; puis, dans ses facultés : toutes les vertus, sauf  la foi et l'espérance ; tous les dons du Saint-Esprit ; toutes les grâces gratuitement données, qui ont pour but ou pour objet la manifestation de la vérité divine au monde, sans en excepter la prophétie en ce qu'elle implique d'état prophétique proprement dit ( q. 7, a. 1-8 ).


Quel était et quel est le rôle de la grâce habituelle se trouvant dans l'essence de l'âme unie au Fils de Dieu dans sa Personne ?
Ce rôle était, et continuera d'être pendant toute l'éternité, de rendre cette âme par participation, ce qu'est, en elle-même, la nature divine par essence ; et de permettre [à] cette âme d'avoir, dérivant dans ses facultés, ces principes d'action divine que sont les vertus et les dons (q. 7, a. 1).


Pourquoi dites-vous que l'âme humaine, unie au Fils de Dieu dans Sa Personne, dut avoir toutes les vertus, sauf la foi et l'espérance ?
Parce que ces deux vertus ont quelque chose d'imparfait qui était incompatible avec la perfection de l'âme humaine unie au Fils de Dieu dans sa personne (q. 7, a. 3, 4).


En quoi consiste cette imperfection ?
En ce que la foi suppose qu'on ne voit pas ce que l'on croit, et que l'espérance porte sur Dieu, non encore possédé par la claire vision béatifique (ibid.).


Qu'entendez-vous par les grâces gratuitement données…?

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Message  Louis Mer 26 Déc 2018, 7:06 am

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DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

IV. DES PRIVILÈGES OU PRÉROGATIVES DE LA NATURE HUMAINE UNIE AU FILS DE DIEU,
À SAVOIR LA GRÂCE HABITUELLE OU SANCTIFIANTE, LES VERTUS
ET LES DONS DU SAINT-ESPRIT ET LES GRÂCES  GRATUITEMENT DONNÉES

[SUITE]

(B)

Qu'entendez-vous par les grâces gratuitement données, qui ont pour but ou pour objet la manifestation de la vérité divine au monde, et qui durent être dans la nature humaine unie au Fils de Dieu dans Sa Personne ?
J'entends ces privilèges, marqués par saint Paul dans la première épître aux Corinthiens, chapitre XII, verset 8 et sq., et qui sont : la foi, la sagesse, la science, la grâce des guérisons, l'accomplissement des prodiges, la prophétie, le discernement des esprits, la diversité des langues, l'interprétation des discours (q. 7, a. 7).


La foi, grâce gratuitement donnée, est-elle autre chose que la vertu de foi ?
Oui ; il s'agit là d'une certaine certitude suréminente en ce qui touche aux vérités divines, qui rend quelqu'un apte à instruire les autres de ces vérités (I-II, q. 111, a. 4, ad 2).


Et la sagesse et la science, marquées au nombre de grâces gratuitement données, sont-elles autre chose que les vertus intellectuelles ou les dons du Saint-Esprit qu'on appelle des mêmes noms ?
Oui, elles désignent une certaine abondance de science et de sagesse qui fait que le sujet qui les reçoit peut non seulement en lui-même avoir des pensées justes sur les choses divines, mais aussi instruire les autres et réfuter les adversaires (I-II, q. 111, a. 4, ad 4).


Le Fils de Dieu vivant sur cette terre a-t-Il usé de la grâce gratuitement donnée qui s'appelle la diversité des langues ?
Le Fils de Dieu vivant sur cette terre n'eut pas à user de cette grâce gratuitement donnée, n'ayant exercé son ministère d'apostolat que parmi les juifs ou parmi ceux qui avaient la même langue ; mais il possédait excellemment cette grâce comme toutes les autres et aurait pu en user s'Il avait eu l'occasion de le faire (q. 7, a. 7, ad 3).


Qu'entendez-vous quand vous dites que le Fils de Dieu incarné eut dans sa nature humaine la grâce de la prophétie même en ce qu'elle implique d'état prophétique proprement dit ?
J'entends signifier par là que le Fils de Dieu, pendant sa vie sur cette terre, vivait de notre vie à nous, et, à ce titre, était éloigné des choses du ciel dont Il nous parlait ; bien que, par la partie supérieure de Son âme, Il vécût au sein des mystères de Dieu dont Il avait la pleine vue et la possession actuelle. C'est qu'en effet le propre du prophète est de parler de choses qui sont éloignées et non à la portée de la vue de ceux à qui il les annonce et au milieu desquels il vit ( q. 7, a. 8 ).


Dans quels rapports se trouvent les grâces gratuitement données…

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Message  Louis Jeu 27 Déc 2018, 7:05 am

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IV. DES PRIVILÈGES OU PRÉROGATIVES DE LA NATURE HUMAINE UNIE AU FILS DE DIEU,
À SAVOIR LA GRÂCE HABITUELLE OU SANCTIFIANTE, LES VERTUS
ET LES DONS DU SAINT-ESPRIT ET LES GRÂCES  GRATUITEMENT DONNÉES

[SUITE]

(C)


Dans quels rapports se trouvent les grâces gratuitement données, avec la grâce habituelle ou sanctifiante et les vertus et les dons qui l'accompagnent ?
La grâce habituelle ou sanctifiante et les vertus et les dons qui l'accompagnent, ont pour objet de sanctifier le sujet en qui elles se trouvent ; tandis que les grâces gratuitement données, sont en vue de l'apostolat à exercer auprès des autres (I-II, q. 111, a. 1 et 4).


Ces deux sortes de grâces peuvent-elles être séparées ?
Oui ; puisque toutes les âmes justes ou saintes ont la grâce habituelle ou sanctifiante avec les vertus et les dons qui l'accompagnent ; et que les grâces gratuitement données ne sont le partage que de ceux qui ont un ministère à remplir auprès des autres. De plus, bien que, pour ces derniers, les deux sortes de grâces soient ordinairement jointes, elles peuvent être séparées, comme c'était le cas de Judas, qui était un démon, et qui cependant avait les grâces gratuitement données conférées aux apôtres.


Dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'était unie dans Sa propre Personne, toutes ces sortes de grâces étaient-elles jointes ensemble et portées à leur plus haut degré de perfection ?
Oui ; dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'était unie dans Sa propre Personne, toutes ces sortes de grâces étaient jointes ensemble et portées à leur plus haut degré de perfection ( q. 7, a. 1, 8 ).


Pourquoi en fut-il ainsi chez Lui ?
Parce qu'Il était d'une dignité personnelle infinie ; et qu'Il devait être le Docteur par excellence des choses de la foi (q. 7, a. 7).
A suivre : V. DE LA  PLÉNITUDE DE GRÂCE DANS LA NATURE HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ

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Message  Louis Ven 28 Déc 2018, 7:00 am

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V. DE LA  PLÉNITUDE DE GRÂCE DANS LA NATURE HUMAINE DU FILS DE DIEU INCARNÉ

Devons-nous nous dire que, dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans Sa propre Personne, la grâce s'est trouvée selon toute sa plénitude ?
Oui, dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans Sa propre Personne, la grâce s'est trouvée dans toute sa plénitude : en ce sens qu'il n'est rien qui se rapporte à l'ordre de la grâce qui ne s'y soit trouvé ; et que tout cela s'y est trouvé au plus haut degré qui fût possible, dans l'ordre actuel de la grâce (q. 7, a. 9).


Cette plénitude de grâce est-elle tout à fait propre à la nature humaine dans la Personne du Fils de Dieu ?
Oui ; elle lui est tout à fait propre : car elle vient de la proximité de cette nature à la nature divine, source de la grâce, dans la même Personne du Fils de Dieu, et du rôle que devait avoir le Fils de Dieu vivant dans cette nature humaine, rôle qui consisterait à répandre lui-même, en tous les hommes, le trop-plein de la grâce existant en lui (q. 7, a. 10).


Pouvons-nous dire que la grâce conférée à la nature humaine unie au Fils de Dieu dans Sa propre Personne, fut une grâce infinie ?
Oui ; on peut le dire en un certain sens. Car s'il s'agit de la grâce d'union, elle est infinie au sens pur et simple, n'étant pas autre chose que le fait, pour cette nature humaine, d'être unie à la nature divine elle-même dans l'unique Personne du Fils de Dieu. Et s'il s'agit de la grâce habituelle avec tout ce qui l'accompagne, elle n'a pas de limite dans l'ordre actuel de la grâce, ou par rapport à tous les autres qui la participent, bien qu'en elle-même elle soit quelque chose de créé, et, par suite, quelque chose de fini (q. 7, a. 11).


Cette grâce, ainsi entendue, peut-elle être augmentée dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans Sa propre Personne ?
Cette grâce pourrait être augmentée, à ne considérer que la puissance de Dieu qui est infinie ; mais, à considérer l'ordre actuel de la grâce tel que Dieu l'a établi, cette grâce ne peut pas être augmentée (q. 7, a. 12).


Quels sont les rapports de cette grâce à la grâce d'union ?
Cette grâce, dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans sa propre personne, est une suite de la grâce d'union, et se proportionne à cette grâce d'union (q. 7, a. 13).


De quel nom s'appelle la grâce d'union, cause et principe de toute autre grâce dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans Sa propre Personne ?
On l'appelle grâce d'union hypostatique, d'un mot grec, qui signifie personne, car elle est, nous l'avons dit, le fait unique et incompréhensible pour nous, dû à l'action gratuite de la Personne du Fils de Dieu, de concert avec le Père et l'Esprit-Saint, amenant, pour cette nature humaine qu'il s'est unie ainsi, cet excès de dignité et d'honneur qu'elle est unie immédiatement à la nature divine dans la même et unique Personne du Fils de Dieu.
A suivre : VI. DE LA GRÂCE  CAPITALE DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ COMME TÈTE DE L’ÉGLISE

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Message  Louis Sam 29 Déc 2018, 6:37 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

VI. DE LA GRÂCE CAPITALE  DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ COMME TÈTE DE L’ÉGLISE

(A)

Outre cette grâce dont il vient d'être parlé, selon le double genre qui a été dit, de grâce habituelle ou sanctifiante avec tout ce qui l'accompagne, et de grâces gratuitement données, dérivant, dans la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans sa propre personne, en raison de la grâce d'union hypostatique, et du rôle que le Fils de Dieu devait avoir, vivant au milieu de nous dans cette nature, — grâce qui convenait au Fils de Dieu incarné selon qu'Il était, Lui-même, personnellement, tel homme déterminé, distinct de tous les autres hommes, — n'y a-t-il pas à parler encore, au sujet du Fils de Dieu incarné, de ce qu'on a appelé la grâce capitale, qui lui convient selon qu'Il est le chef ou la tête de Son Corps mystique, l'Église ?
Oui, nous devons encore parler, au sujet du Fils de Dieu incarné, de la grâce capitale, qui Lui convient sous sa raison de chef ou de tête de Son Corps mystique, l'Église ( q. 8 ).


Qu'entendez-vous signifier quand vous dites que le Fils de Dieu incarné est la tête ou le chef de Son Corps mystique, l'Église ?
J'entends signifier que le Fils de Dieu vivant dans la nature humaine qu'Il s'est unie dans Sa propre Personne, occupe, dans l'ordre de la proximité à Dieu, la première place, possède la perfection absolue et la plénitude de tout ce qui touche à l'ordre de la grâce, et a la vertu de communiquer tout ce qui appartient à cet ordre à tous ceux qui, à un titre quelconque, participent les biens de cet ordre (q. 8, a. 1).


N'est-ce que par rapport à l'âme, ou est-ce encore par rapport au corps que le Fils de Dieu incarné est dit la tête ou le chef des hommes qui font partie de Son Église ?
C'est aussi par rapport au corps, que le Fils de Dieu incarné est dit la tête ou le chef des hommes qui font partie de Son Église ; et cela veut dire que l'humanité du Fils de Dieu incarné, non seulement dans Son âme, mais aussi dans Son corps, est l'instrument de la divinité, pour répandre les biens de l'ordre surnaturel dans l'âme des hommes d'abord, mais aussi dans leur corps : ici-bas, pour que le corps aide l'âme dans la pratique des œuvres de justice ; et, plus tard, dans la résurrection glorieuse, pour que le corps reçoive du trop-plein de l'âme glorifiée sa part d'immortalité et de gloire (q. 8, a. 2).


Est-ce de tous les hommes que le Fils de Dieu incarné doit être dit la tête ou le chef, dans le sens qui vient d'être précisé ?
Oui ; à prendre les hommes dans l'universalité du cours de leur histoire ; mais ceux qui ayant déjà vécu sur cette terre sont morts dans l'impénitence finale ne Lui appartiennent plus et sont séparés de Lui à tout jamais. Ceux, au contraire, qui, ayant vécu sur cette terre de la vie de la grâce, se trouvent maintenant dans la gloire, ceux-là lui appartiennent excellemment, et Il est leur chef ou leur tête à un titre tout spécial. Il est ensuite le chef ou la tête de tous ceux qui Lui sont unis par la grâce et se trouvent au purgatoire ou sur cette terre ; de tous ceux qui Lui sont unis actuellement, même par la foi seule, sans la charité ; de tous ceux qui ne Lui sont pas encore unis, non pas même par la foi, mais qui doivent l'être un jour, selon les décrets de la prédestination divine ; enfin, de ceux-là même qui, vivant encore sur cette terre, sont dans la possibilité de Lui être unis, bien qu'ils ne doivent jamais lui être unis en effet (q. 8, a. 3).


Peut-on dire que le Fils de Dieu incarné soit aussi le chef ou la tête des anges ?
Oui, le Fils de Dieu incarné est aussi le chef ou la tête des anges ; car c'est par rapport à toute la multitude de ceux qui sont ordonnés à la même fin de la fruition de la gloire, que le Fils de Dieu occupe la première place, et possède dans toute leur plénitude les biens de cet ordre surnaturel, et communique à tous du trop-plein dont Il déborde (q. 8, a. 4).


La grâce capitale, qui convient au Fils de Dieu incarné selon que vivant dans la nature humaine qu'Il s'est unie dans Sa Personne, il est le chef ou la tête de l'Église dans l'universalité qui vient d'être dite, est-elle la même grâce que celle qui Lui convient ou qui est en Lui selon qu'Il est Lui-même personnellement tel homme déterminé, distinct de tous les autres hommes et à plus forte raison des anges ?
Oui : c'est la même grâce dans son fond ou dans son essence ; mais on l'appelle de ces deux noms, grâce capitale ou grâce personnelle, en raison du double rôle qu'elle joue ou selon lequel on la considère : en tant qu'elle orne la nature humaine propre au Fils de Dieu incarné ; ou en tant qu'elle se communique à tous ceux qui dépendent de Lui (q. 8, a. 5).


Le fait d'être chef ou tête de l'Église est-il absolument propre au Fils de Dieu incarné ?
Oui ; en ce qui est de communiquer les biens intérieurs de l'ordre de la grâce, seule l'humanité du Fils de Dieu incarné ayant la vertu de justifier l'homme intérieurement, en raison de son union à la divinité dans la Personne du Verbe. Mais, s'il s'agit du gouvernement extérieur dans l'Église, d'autres hommes peuvent être appelés et sont appelés, en effet, à des degrés et à des titres divers, chefs ou têtes, soit de telle portion de l'Église, comme sont les évêques dans leurs diocèses, soit de l'Église dans son ensemble pour ceux qui sont encore dans l'état de la voie sur la terre, comme est le Souverain Pontife pendant que dure son pontificat ; avec ceci, d'ailleurs, que ces autres chefs ne font que tenir la place du seul vrai chef de qui tout dépend, Jésus-Christ Lui-même, dont ils ne sont à des titres ou à des degrés divers, que les vicaires, n'agissant jamais qu'en son nom (q. 8, a. 6).


Y a-t-il, dans le sens opposé et pour ce qui est de l'action néfaste détournant les hommes de Dieu et les conduisant à leur perte, un chef ou une tête… ?

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Message  Louis Dim 30 Déc 2018, 6:16 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

VI. DE LA GRÂCE CAPITALE  DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ COMME TÈTE DE L’ÉGLISE

(B)

Y a-t-il, dans le sens opposé et pour ce qui est de l'action néfaste détournant les hommes de Dieu et les conduisant à leur perte, un chef ou une tête, qui est, dans l'ordre du mal, ce qu'est Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné, dans l'ordre du bien ?
Oui ; et ce chef ou cette tête des méchants n'est autre que Satan, le chef des démons révoltés (q. 8, a. 7).


De quelle manière ou en quel sens, le chef des démons révoltés, Satan, est-il, dans l'ordre du mal, le chef ou la tête des méchants, comme Jésus-Christ est le chef ou la tête de tous ceux qui font partie de Son Église ?
Il ne l'est pas en ce sens qu'il puisse communiquer intérieurement le mal comme Jésus-Christ communique le bien ; mais il l'est en ce sens que dans l'ordre du gouvernement extérieur, il tend à détourner les hommes de Dieu, comme Jésus-Christ tend à les ordonner à Lui ; et que tous ceux qui pèchent imitent sa rébellion et son orgueil, comme les bons imitent la soumission et l'obéissance de Jésus-Christ (q. 8, a. 7).


Serait-il donc vrai qu'en raison de cette opposition radicale et foncière, il y aurait comme une sorte de lutte personnelle entre Jésus-Christ, chef et tête des bons, et Satan, chef et tête des méchants, qui expliquerait en dernier ressort ce qu'il y a de continu et d'irréductible dans la lutte des bons et des méchants à travers les événements de l'histoire ?
Assurément ; et l'on n'aura jamais le dernier mot de cette lutte, tant qu'on ne la ramènera pas à la lutte personnelle et irréductible à tout jamais entre Satan et Jésus-Christ.


Cette lutte doit-elle un jour revêtir un caractère particulier d'acuité, de telle sorte que Satan semblera avoir concentré toute sa malice et sa vertu de nuire en la personne d'un individu humain, comme le Fils de Dieu a mis Sa vertu salutaire en la nature humaine qu'il s'est unie dans Sa propre Personne ?
Oui ; et ce sera lors du règne de l'Antéchrist.


L'Antéchrist sera donc à un titre spécial le chef et la tête des méchants ?
Oui ; l'Antéchrist sera, à un titre spécial, le chef et la tête des méchants. Car il aura plus de malice qu'aucun homme en ait eu avant lui ; et il sera au degré suprême le suppôt de Satan s'efforçant de perdre les hommes et de ruiner le règne de Jésus-Christ avec une méchanceté et des moyens d'action qui seront dignes du chef des démons ( q. 8, a. 8 ).
A suivre : VII. DE LA CONNAISSANCE DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ : CONNAISSANCE BÉATIFIQUE, INFUSE ET EXPÉRIMENTALE

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Message  Louis Lun 31 Déc 2018, 7:27 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

VII. DE LA CONNAISSANCE DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ :

CONNAISSANCE BÉATIFIQUE, INFUSE ET EXPÉRIMENTALE

(A)

Outre la grâce dont nous avons parlé et qui est propre à la nature humaine que le Fils de Dieu s'est unie dans Sa propre Personne, n'y a-t-il pas encore d'autres prérogatives qui sont l'apanage de cette nature ?
Oui ; et ce sont d'abord les prérogatives qui ont trait à la science (q. 9-12).


Quelle sorte de science fut prise par le Fils de Dieu incarné dans la nature humaine qu'Il s'unissait de l'union hypostatique ?
Trois sortes de sciences furent prises par le Fils de Dieu incarné dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement ; savoir : la science, qui fait les bienheureux dans le ciel, par la vision de l'essence divine ; la science infuse ou innée, qui donne à l'âme, d'un seul coup, et par une effusion directe du Verbe, toutes les notions ou toutes les idées qui la mettent à même de tout connaître par mode de science connaturelle ; enfin, la science expérimentale, ou acquise, qui est due au jeu normal et ordinaire de nos facultés humaines puisant dans le monde extérieur à l'aide des sens (q. 9, a. 2, 3, 4).

(B)

La science qui fait les bienheureux dans le ciel par la vision de l'Essence divine, fut-elle prise par le Fils de Dieu incarné dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement, avec un degré particulier de perfection ?
Oui ; elle fut prise avec un degré de perfection qui dépasse, sans proportion aucune, celle de tous les autres esprits bienheureux, anges et hommes, à quelque degré de perfection qu'ils soient élevés dans cette science ; et, dès le premier instant, le Fils de Dieu incarné, put voir, par sa nature humaine, dans le Verbe divin qu'Il était Lui-même, tout et tout, de telle sorte qu'il n'est rien, de quelque manière que cela soit dans le présent, ou ait été dans le passé, ou doive être un jour dans l'avenir, qu'il s'agisse d'actions, de paroles, de pensées, se rapportant à n'importe qui et dans n'importe quel temps, que le Fils de Dieu incarné n'ait connu, dès le premier instant de Son Incarnation, par la nature humaine qu'Il s'était unie hypostatiquement, dans le Verbe divin qu'Il était Lui-même (q. 10, a. 2-4).


Et la science infuse ou innée, fut-elle prise par le Fils de Dieu incarné… ?

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Message  Louis Mar 01 Jan 2019, 5:49 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

VII. DE LA CONNAISSANCE DANS LA NATURE  HUMAINE  DU FILS DE DIEU INCARNÉ :

CONNAISSANCE BÉATIFIQUE, INFUSE ET EXPÉRIMENTALE

(C)

Et la science infuse ou innée, fut-elle prise par le Fils de Dieu incarné, dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement, avec un degré particulier de perfection ?
Oui ; car Il connaît, par sa nature humaine, dans l'ordre de cette science, tout ce à quoi peut arriver l'intelligence humaine en utilisant la lumière native qui est en elle, et tout ce que la révélation divine peut faire connaître à une intelligence humaine ou créée, qu'il s'agisse de ce qui touche au don de sagesse, ou au don de prophétie, ou à n'importe quel autre don de l'Esprit-Saint, dans un degré de perfection et d'abondance absolument transcendant, non seulement par rapport à tous les autres hommes, mais même par rapport à la science des esprits angéliques (q. 11, a. 1, 3, 4).
(D)


Et la science acquise qui fut dans l'âme humaine du Fils de Dieu incarné, selon quelles conditions s'y trouva-t-elle ?
Elle s'y trouva de telle sorte que, par elle, Il connut tout ce à quoi l'intelligence humaine peut parvenir en travaillant sur les données des sens ; qu'un certain progrès dans la science fut possible pour Lui, à mesure que Son entendement humain avait l'occasion de s'exercer en travaillant sur de nouvelles données des sens ; mais que cependant Il n'eut jamais rien à apprendre d'aucun maître humain, ayant toujours déjà acquis par Lui-même, au contact des œuvres de Dieu, ce qu'un maître humain eût été à même d'enseigner, pour Lui, à mesure que Sa vie progressait (q. 12, a. 1-3).


Doit-on dire aussi qu'en aucune manière le Fils de Dieu incarné n'eut jamais rien à recevoir des anges, en fait de science, dans sa nature humaine ?
Non, jamais en aucune manière, le Fils de Dieu incarné n'eut rien à recevoir des anges, en fait de science, dans sa nature humaine ; mais tout ce qu'Il eut, comme science, Lui vint, dans Sa nature humaine, ou immédiatement du Verbe qu'Il était personnellement, ou de la lumière naturelle de l'entendement propre à la nature humaine, en travaillant selon qu'il a été dit, sur les données immédiates des sens ; car tout autre mode de recevoir eût été indigne de Lui (q. 12, a. 4).

A suivre : VIII. DU POUVOIR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST DANS LA NATURE HUMAINE QU’IL S’EST UNIE HYPOSTATIQUEMENT

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Message  Louis Mer 02 Jan 2019, 6:08 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

VIII. DU POUVOIR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST DANS LA NATURE HUMAINE QU’IL S’EST UNIE HYPOSTATIQUEMENT

Outre ces prérogatives de science, le Fils de Dieu incarné prit-Il encore d'autres prérogatives dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement ?
Oui ; Il prit encore ce qui a trait à la puissance (q. 13).


Quelle fut la puissance de l’Âme humaine du Fils de Dieu incarné ?
Ce fut toute la puissance connaturelle à l'âme humaine, forme substantielle d'un corps qu'Il voulut prendre mortel, comme nous le verrons ; et, en plus, la puissance propre à cette âme humaine, dans l'ordre de la grâce, en tant qu'elle devait, de Sa plénitude, communiquer à tous ceux qui seraient sous Sa dépendance.

Il y eut encore, dans la nature humaine du Fils de Dieu incarné, à un titre unique, cette participation instrumentale de la vertu divine, qui devait faire que, par elle, le Verbe de Dieu accomplirait désormais toutes les merveilles de transformation en harmonie avec la fin de l'Incarnation, qui est de restaurer toutes choses, au ciel et sur la terre, selon le plan de rénovation fixé par Dieu (q. 13, a. 1-4).
A suivre : IX. DES DÉFECTUOSITÉS DE LA NATURE HUMAINE QUE LE CHRIST S’EST UNIE HYPOSTATIQUEMENT : DU CÔTÉ DU CORPS ET DU CÒTÉ DE L’ÂME

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Message  Louis Jeu 03 Jan 2019, 6:15 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

IX. DES DÉFECTUOSITÉS DE LA NATURE HUMAINE QUE LE CHRIST S’EST UNIE HYPOSTATIQUEMENT : DU CÔTÉ DU CORPS ET DU CÒTÉ DE L’ÂME

(A)

Était-il à propos qu'à côté de ces prérogatives de grâce, de science ou de puissance, le Fils de Dieu incarné prît aussi, dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement, certaines défectuosités affectant Son Corps et Son Âme ?
Oui ; cela était nécessaire en vue de la fin de l'Incarnation, qui était que, par elle, le Fils de Dieu pût satisfaire pour nos péchés ; apparaître sur cette terre comme l'un de nous, laissant ainsi à la foi tout son mérite ; enfin nous servir d'exemple, par la pratique des plus hautes vertus de patience et d'immolation (q. 14, 15).


Quelles furent les défectuosités du corps que le Fils de Dieu incarné dut prendre dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement ?
Ce furent les défectuosités ou les misères et infirmités qui sont, dans toute la nature humaine, la suite et l'effet du premier péché du premier homme ; telles que la faim, la soif, la mort et autres choses de ce genre ; mais non les infirmités ou défauts qui sont la suite des péchés personnels ou d'hérédité, ou encore l'effet d'une mauvaise conception (q. 14, a. 1).


Le Corps du Fils de Dieu incarné fut-il donc, en deçà des défectuosités qui ont été dites, d'une souveraine perfection et d'une souveraine beauté ?
Oui ; le corps du Fils de Dieu incarné fut, en deçà des défectuosités qui ont été dites, d'une souveraine perfection et d'une souveraine beauté, car cela convenait à la dignité du Verbe de Dieu uni hypostatiquement à ce Corps et à l'action de l'Esprit-Saint par qui ce Corps fut formé directement dans le sein de la Vierge Marie, comme nous le dirons bientôt.

(B)

Et, du côté de l'Âme, quelles furent les défectuosités prises par le Fils de Dieu incarné dans la nature humaine qu'Il s'unissait hypostatiquement ?
Ce furent : d'abord, la possibilité de sentir la douleur causée par ce qui affecte péniblement le corps, notamment par les lésions corporelles telles qu'Il devait les souffrir au cours de Sa Passion ; ensuite les mouvements intérieurs d'ordre affectif sensible, ou encore les mouvements d'ordre affectif intellectuel qui supposent un mal présent ou qui menace, tels que les mouvements de tristesse, de crainte, de colère ; avec ceci pourtant que de tels mouvements dans l'Âme humaine du Fils de Dieu incarné, n'avaient jamais rien qui ne fût de tout point en parfaite harmonie avec Sa raison, à laquelle ils demeuraient en tout complètement soumis (q. 15, a. 1-9).

(C)

Peut-on dire du Fils de Dieu incarné, qu'Il fut, en raison de la nature humaine qu'Il s'était unie hypostatiquement, pendant qu'Il vivait sur notre terre, tout ensemble au terme et dans la voie de la béatitude ?
Oui ; car, pour ce qui est propre à l'âme dans la béatitude, Il jouissait pleinement de cette béatitude par la vision de l'essence divine ; et, pour ce qui est du rejaillissement de la béatitude de l'âme dans la partie sensible et dans le corps, par une sorte de suspension miraculeuse, en vue de notre rédemption, Il ne devait en jouir qu'après Sa Résurrection et Son Ascension, l'attendant, au cours de Sa vie mortelle, comme une récompense qu'Il devait mériter et conquérir (q. 15, a. 10).
A suivre : X. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU, SELON QUE NOUS LE CONSIDÉRONS EN LUI-MÊME, SOUS SA RAISON DE VERBE INCARNÉ; ET COMMENT NOUS POUVONS ET DEVONS NOUS EXPRIMER À SON SUJET

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Message  Louis Ven 04 Jan 2019, 6:10 am

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DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

X. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU,
SELON QUE NOUS LE CONSIDÉRONS EN LUI-MÊME,
SOUS SA RAISON DE VERBE INCARNÉ;
ET COMMENT NOUS POUVONS ET DEVONS NOUS EXPRIMER À SON SUJET

Que s'ensuit-il pour le Fils de Dieu incarné, considéré en Lui-même et selon que nous pouvons et devons parler de Lui, en raison de Son Incarnation ?
Il s'ensuit que nous pouvons et devons dire en toute vérité, que « Dieu est homme », car une Personne qui est Dieu est homme aussi ; que « l'Homme est Dieu », car une Personne qui est vraiment homme est une Personne qui est Dieu ; que tout ce qui est propre à la nature humaine et Lui convient peut être dit de Dieu, car tout cela convient à une Personne qui est Dieu et tout ce qui est propre à la nature divine peut être dit de l'homme qui est le Fils de Dieu incarné, car cet homme est une Personne qui est Dieu. Mais nous ne pouvons pas dire de la divinité ce qui se dit de l'humanité, ou inversement, dans la Personne du Fils de Dieu incarné, parce que les deux natures demeurent distinctes et gardent chacune leurs propriétés (q. 16, a. 1, 2).


Peut-on dire que « Dieu a été fait homme » ?
Oui, on peut dire que Dieu a été fait homme ; parce qu'une Personne qui est Dieu a commencé d'être vraiment homme dans le temps, alors qu'auparavant Elle ne l'était pas (q. 16, a. 6).


Peut-on dire également que « l'homme a été fait Dieu » ?
Non, on ne peut dire que l'homme a été fait Dieu ; car cela supposerait qu'une personne étant homme d'abord sans être Dieu, est ensuite devenue Dieu (q. 16, a. 7).


Peut-on dire que « le Christ  est une créature »  ?
On ne peut pas le dire d'une façon pure et simple ; mais il faut avoir soin d'ajouter : en raison de la nature humaine qu'Il s'est unie hypostatiquement, car il est vrai qu'en effet cette nature humaine est quelque chose de créée ( q. 16, a. 8 ).


Peut-on dire : « Cet homme », en montrant Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné  « a commencé d'être » ?
Non, on ne doit pas dire : cet homme, en montrant Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné, a commencé d'être ; parce que cela s'entendrait de la Personne du Fils de Dieu, qui n'a pas commencé d'être. On ne pourrait le dire qu'en ajoutant : selon qu'Il est homme, ou en raison de Sa nature humaine (q. 16, a. 9).
A suivre : XI. DE L’UNITÉ ET DE LA MUTIPLICITÉ QUI EST EN LUI, QUANT À SON ÊTRE, QUANT À SA VOLONTÉ, QUANT À SES OPÉRATIONS

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Message  Louis Sam 05 Jan 2019, 7:06 am

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DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XI. DE L’UNITÉ ET DE LA MUTIPLICITÉ QUI EST EN LUI, QUANT À SON ÊTRE, QUANT À SA VOLONTÉ, QUANT À SES OPÉRATIONS

(A)

Jésus-Christ, ou le Fils de Dieu incarné, constitue-t-Il un seul être, ou est-Il plusieurs ?
Il ne constitue qu'un seul être, Dieu et homme tout ensemble, en raison de l'unité de Personne qui subsiste en l'une et l'autre des deux natures divine et humaine (q. 17, a. 1, 2).


Pouvons-nous parler de multiplicité de volontés en Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné ?
Oui ; car il y a en Lui la volonté divine, comme Dieu ; et la volonté humaine, comme homme (q. 18, a. 1).


Y a-t-il aussi, en Lui, multiplicité de volontés, comme homme ?
Oui ; à prendre le mot volonté dans un sens large et selon qu'il désigne la faculté affective sensible en même temps que la faculté affective intellectuelle ; ou encore selon qu'il désigne parfois divers actes de ces mêmes facultés (q. 18, a. 2, 3).


Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné eut-Il et a-t-Il dans sa nature humaine le libre arbitre ?
Assurément, et d'une manière souverainement excellente ; bien que d'ailleurs Il fût dans l'absolue impossibilité de pécher, sa volonté délibérée étant toujours et de tout point conforme à la volonté divine, même quand la partie affective sensible ou le mouvement naturel de Sa volonté, en ce qui était de leur domaine propre, pouvaient se porter ailleurs qu'à ce que voulait Sa volonté délibérée en conformité avec le vouloir positif divin (q. 18, a. 4).

(B)

Pouvons-nous aussi et devons-nous parler de multiplicité d'opérations en Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné ?
Oui, nous devons parler de multiplicité d'opérations en Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné ; parce que si, du côté de la Personne ou du principe à qui sont attribuées les opérations, il y avait en Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, unité parfaite et absolue, du côté des principes propres d'opérations, il y avait autant d'opérations diverses qu'il y avait de diversité de principes ou de facultés d'agir dans sa nature humaine ; et, en plus, la grande diversité des opérations propres à la nature divine distinctement des opérations propres à la nature humaine (q. 19, a. 1, 2).

Mais alors en quel sens parle-t-on d'opération théandrique en Jésus-Christ… ?

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Message  Louis Dim 06 Jan 2019, 6:46 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XI. DE L’UNITÉ ET DE LA MUTIPLICITÉ QUI EST EN LUI, QUANT À SON ÊTRE, QUANT À SA VOLONTÉ, QUANT À SES OPÉRATIONS

(C)

Mais alors en quel sens parle-t-on d'opération théandrique en Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné ; et que signifie cette expression ?
Cette expression signifie que Jésus-Christ étant Dieu et homme tout ensemble, une sorte de subordination existait en Lui, entre tous ses principes d'opérations, notamment entre les principes d'opération propres à la nature humaine, et ceux propres à la nature divine; si bien que l'opération humaine, en Lui, se trouvait divinement perfectionnée et surélevée par le voisinage et l'influence de la nature divine, et que, d’un autre côté, l'opération propre à la nature divine s'humanisait en quelque sorte en se communiquant au dehors par l'entremise ou avec le concours de l'opération humaine (q. 19, a. 1, ad 1).


Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné, par son opération humaine, a-t-Il pu mériter quelque chose pour Lui-même ?
Oui, Il a pu mériter et il convenait qu'Il méritât pour Lui-même tout ce dont l'absence temporaire n'était pas contraire à l'excellence et à la dignité qui était La sienne ; comme la gloire du Corps et tout ce qui devait toucher à Son exaltation extérieure au ciel ou sur la terre (q. 19, a. 3).

(D)

A-t-Il pu aussi mériter pour les autres ?
Oui ; et d'un mérite parfait ou de condigno, en raison de l'unité mystique que forment avec Lui tous les membres de Son Église dont Il est la tête ; si bien que toutes ses actions valaient non seulement pour Lui Personnellement, mais encore pour tous ceux qui, parmi les hommes, font partie de Son Église, au sens de l'universalité marquée plus haut, quand il s'est agi de la grâce capitale du Fils de Dieu incarné, dans la nature humaine qu'Il s'est unie hypostatiquement (q. 19, a. 4).


Que faut-il pour que le mérite des actions du Fils de Dieu incarné atteigne les autres hommes ?
Il faut qu'ils lui soient unis par la grâce du baptême, qui est la grâce d'incorporation à Jésus-Christ ; comme nous aurons à le dire plus tard (q. 19, a. 4, ad 3).
A suivre : XII. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC SON PÈRE : SA SUJÉTION À SON PÈRE, SA PRIÈRE, ET SON SACERDOCE

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Message  Louis Lun 07 Jan 2019, 6:39 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XII. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC SON PÈRE : SA SUJÉTION À SON PÈRE, SA PRIÈRE, ET SON SACERDOCE

(A)

Que s'en est-il suivi de l’Incarnation du Fils de Dieu, dans Ses rapports avec Son Père ou dans les rapports du Père avec Lui ?
Il s'en est suivi que le Fils de Dieu incarné a été soumis au Père ; qu'Il l'a prié ; qu'Il L'a servi par Son sacerdoce ; et que tout en restant le Fils par nature, non par adoption, Il était prédestiné par le Père (q. 20-24).


Qu'entendez-vous quand vous dites que Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné a été soumis au Père ?
J'entends qu'en raison de Sa nature humaine, le Fils de Dieu incarné n'avait qu'une bonté participée, tandis que le Père est la bonté par essence ; que tout ce qui regardait Sa vie humaine était réglé, disposé, ordonné par son Père ; enfin, que dans Sa nature humaine, Il s'est, en toutes choses, montré d'une obéissance parfaite et absolue à l'endroit du Père (q. 20, a. 1).


Ces mêmes titres ne faisaient-ils pas que le Fils de Dieu incarné était également soumis à Lui-même en tant que Dieu ou en raison de Sa nature divine ?
Assurément ; car la nature divine, en raison de laquelle le Père était supérieur au Fils dans Sa nature humaine , est commune au Père et au Fils (q. 20, a. 2).

(B)

En quel sens peut-on dire que Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné pouvait et peut encore prier ?
En ce sens que Sa volonté humaine n'ayant point, par elle-même et indépendamment de la volonté divine, le pouvoir de réaliser ce qu'elle souhaite ; en raison de cette volonté, le Fils de Dieu incarné peut s'adresser au Père, afin qu'Il accomplisse, par Sa volonté toute-puissante, qui est aussi la Sienne, comme Dieu, ce que Sa volonté humaine ne pourrait réaliser par elle-même (q. 21, a. 1).


Est-ce que Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné pouvait prier pour Lui-même ?
Oui ; en ce sens qu'Il pria pour la glorification extérieure de Son Corps qu'Il n'avait pas encore tant qu'Il ne vivait pas encore sur la terre ;  à tout le moins, pour remercier le Père et Lui rendre grâces de tous les dons et privilèges accordés à Lui dans Sa nature humaine ; et, sous cette forme, sa prière durera pendant toute l'éternité (q. 21, a. 3).


Peut-on dire que la prière de Jésus-Christ ou du Fils de Dieu incarné a toujours été exaucée, quand Il était sur notre terre ?
Oui ; à prendre la prière dans son sens parfait, qui est la demande ferme d'une chose qu'on veut de volonté délibérée ; car le Fils de Dieu incarné, qui connaissait excellemment la volonté du Père, n'a jamais voulu, d'une volonté délibérée, que ce qu'Il savait être de tout point conforme à la volonté du Père, qui était aussi la sienne comme Dieu (q. 21, a. 4).


Quand on parle du sacerdoce de Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, que veut-on dire ?

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Message  Louis Mar 08 Jan 2019, 7:10 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XII. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC SON PÈRE : SA SUJÉTION À SON PÈRE, SA PRIÈRE, ET SON SACERDOCE

(C)

Quand on parle du sacerdoce de Jésus-Christ, le Fils de Dieu incarné, que veut-on dire ?
On veut dire que c'est à Lui qu'il a appartenu et qu'il appartient, par excellence, d'apporter aux hommes les dons de Dieu ; et de Se présenter devant Dieu, au nom des hommes, pour offrir à Dieu leurs prières, et pour apaiser Dieu à leur endroit, les réconciliant tous avec Lui (q. 22, a. 1).


Peut-on dire que Jésus-Christ fut tout ensemble prêtre et victime ?
Oui ; car c'est en acceptant la mort pour nous, qu'Il a réalisé dans Sa propre Personne, en raison de Sa nature humaine ainsi immolée, la triple raison du sacrifice imposée dans l'Ancienne Loi, savoir : la victime pour le péché ; la victime pacifique ; et l'holocauste. Il a, en effet, satisfait pour nos péchés et les a effacés ; Il nous a valu la grâce de Dieu, qui est notre paix et notre salut ; et Il nous a ouvert la porte de la gloire, où nous devons être unis à Dieu totalement et définitivement dans l'éternité (q. 22, a. 2).


Est-ce aussi pour Lui-même, dans Sa nature humaine, que Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné a été prêtre ?
Non ; ce n'est point pour Lui-même ; car Lui-même pouvait immédiatement approcher de Dieu, sans qu'Il eût besoin d'un médiateur ; et, de plus, n'ayant en Lui aucun péché, Il n'avait pas à offrir pour Lui de victime expiatrice, mais seulement pour nous (q. 22, a. 4).


Doit-on dire que le sacerdoce de Jésus-Christ demeure éternellement ?
Oui ; en ce sens que l'effet de Son sacerdoce, c'est-à-dire la consommation, dans la gloire, des saints, purifiés par la vertu de Son sacrifice, sera éternellement Son œuvre, au ciel (q. 22, a. 5).


Pourquoi dit-on que Jésus-Christ est prêtre selon l'ordre de Melchisédech ?
Pour marquer la supériorité du sacerdoce de Jésus-Christ sur le sacerdoce lévitique de l'Ancienne Loi, qui n'en était que la figure (q. 22, a. 6).
A suivre : XIII. DE LA FILIATION DIVINE DU CHRIST, ET DE SA PRÉDESTINATION

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Message  Louis Mer 09 Jan 2019, 6:49 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XIII. DE LA FILIATION DIVINE DU CHRIST, ET DE SA PRÉDESTINATION

(A)

Quand on parle d'adoption de la part de Dieu, que veut-on dire ?
On veut dire que Dieu, dans la Trinité de ses Personnes, a daigné, par un mouvement d'infinie bonté, admettre ses créatures raisonnables à participer [à] Son héritage ou [à] Ses propres richesses, qui ne sont pas autre chose que la gloire de Sa propre béatitude ; de telle sorte que, ne pouvant être ses fils par nature, — car ceci n'appartient qu'au seul Fils unique —, les anges et les hommes admis à cette gloire deviennent Ses fils ou Ses enfants d'adoption (q. 23, a. 1).


Le Fils de Dieu incarné peut-Il, en raison de sa nature humaine, être dit Fils de Dieu par adoption ?
Non, il ne le peut pas, en aucune manière ; car, la filiation étant une propriété personnelle, où se trouve la filiation naturelle il n'y a plus place pour la filiation d'adoption qui n'en est qu'une similitude (q. 23, a. 4).

(B)

Peut-on parler de prédestination, au sujet de Jésus-Christ ou du Fils de Dieu incarné ?
Oui ; car la prédestination n'est pas autre chose que la préordination fixée par Dieu de toute éternité de ce qu'Il devait accomplir dans le temps dans l'ordre de la grâce. Or, le fait d'un être humain étant Dieu en personne, et de Dieu étant homme, a été réalisé dans le temps par Dieu, et appartient au plus haut point à l'ordre de la grâce, dont il constitue le sommet. Il s'ensuit que c'est au plus haut point qu'on peut et qu'on doit parler de prédestination, au sujet du Fils de Dieu incarné (q. 24, a. 1).


Cette prédestination, portant sur le fait qu'en raison de la nature humaine qui serait unie, dans le temps, d'une union hypostatique, au Fils unique de Dieu, un jour existerait un être humain qui serait le Fils de Dieu Lui-même et que Dieu serait homme, est-elle le modèle ou l'exemplaire et la cause de notre propre prédestination ?
Oui ; car la prédestination portant sur nous devait ordonner que nous serions par adoption ce que le Fils de Dieu incarné est par nature ; et elle devait ordonner aussi que notre salut s'accomplirait par Jésus-Christ Lui-même qui en serait l'auteur (q. 24, a. 3, 4).
A suivre : XIV. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC NOUS : QUE NOUS DEVONS L’ADORER, QU’IL EST NOTRE MÉDIATEUR

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Message  Louis Jeu 10 Jan 2019, 6:16 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XIV. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC NOUS : QUE NOUS DEVONS L’ADORER, QU’IL EST NOTRE MÉDIATEUR

(A)

Que s'en est-il suivi, de l'Incarnation du Fils de Dieu, dans ses rapports avec nous ?
Il s'en est suivi que nous devons L'adorer, et qu'Il est notre Médiateur (q. 25, 26).


Qu'est-ce à dire, que nous devons adorer Jésus-Christ ou le Fils de Dieu incarné ?
Cela veut dire que nous devons rendre à la Personne du Fils de Dieu, où qu'Elle se trouve et sous quelle forme qu'Elle nous apparaisse, soit comme étant Dieu, soit comme étant homme, le culte de latrie qui est le culte propre à Dieu ; bien que si nous considérions la nature humaine de Jésus-Christ, comme raison ou motif du culte que nous lui rendons à Lui, elle ne motivât que le seul culte de dulie (q. 25, a. 1, 2).

(B)

Est-ce pour la même raison que nous rendons au Cœur Sacré de Jésus ou du Verbe incarné le culte de « latrie » ?
Oui ; car le Cœur de Jésus fait partie de Sa Personne adorable ; et, de tout ce qui appartient à la Personne adorable de Jésus-Christ dans Sa nature humaine, le Cœur était de nature à recevoir plus spécialement ce culte de latrie, parce qu'il est le symbole par excellence de l'œuvre d'amour infini accomplie, pour notre salut, par le Verbe fait chair, dans les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption : au point que le culte du Sacré-Cœur n'est rien de moins que le culte même de Jésus-Christ dans Son amour.


Faut-il adorer ou honorer du culte de « latrie »  l'image de Jésus-Christ ?
Oui ; parce que le mouvement dont on se porte vers l'image d'une chose en tant qu'image de cette chose est le même que celui dont on se porte vers la chose elle-même (q. 25, a. 3).

(C)

Et la croix de Jésus-Christ, doit-elle être adorée ou honorée du culte de « latrie » ?
Oui ; car elle nous représente Jésus-Christ cloué sur elle et mourant pour nous ; et, s'il s'agit de la croix même où Jésus-Christ fut cloué, nous l'adorons encore pour cette autre raison qu'elle a touché les Membres de Jésus-Christ et qu'elle a été imprégnée de Son Sang (q. 25, a. 4).


Devons-nous aussi l'adoration et le culte de « latrie » à la très sainte Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ ?


Dernière édition par Louis le Sam 12 Jan 2019, 7:32 am, édité 1 fois (Raison : Balises.)

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Message  Louis Ven 11 Jan 2019, 6:31 am

JÉSUS-CHRIST

DIEU FAIT HOMME : LA VOIE PAR LAQUELLE L’HOMME RETOURNE À DIEU

XIV. DES CONSÉQUENCES DE L’INCARNATION DU FILS DE DIEU DANS SES RAPPORTS AVEC NOUS : QUE NOUS DEVONS L’ADORER, QU’IL EST NOTRE MÉDIATEUR

(D)

Devons-nous aussi l'adoration et le culte de « latrie » à la très sainte Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ ?
Non ;  parce que ce n'est pas seulement en raison de Jésus-Christ que nous rendons un culte à sa Mère, mais aussi en raison d'elle-même : et, parce qu'elle n'est qu'une pure créature, nous ne l'honorons pas du culte de latrie, qui est exclusivement propre à Dieu. Nous lui rendons cependant un culte suréminent, dans l'ordre du culte de dulie appartenant aux créatures unies à Dieu ; car nulle autre ne lui a été unie comme elle : et c'est pourquoi nous l'honorons du culte d'hyperdulie (q. 25, a. 5).

(E)

Devons-nous aussi, en raison de Jésus-Christ, rendre un culte aux reliques des saints, notamment à leurs corps ?
Oui ; parce que les saints ont été et sont les amis de Dieu et nos intercesseurs auprès de Lui ; et que, par suite, tout ce qui a été en rapport avec eux mérite que nous l'honorions en raison d'eux-mêmes ; mais surtout leurs corps qui ont été les temples du Saint-Esprit, et qui doivent être glorifiés au dernier jours après la Résurrection,  (q. 25, a. 6).

(F)

Quand nous disons que le Fils de Dieu incarné est le Médiateur entre Dieu et les hommes, que voulons-nous dire ?
Nous voulons dire qu'en raison de la nature humaine qu'Il s'est unie hypostatiquement, le Fils de Dieu incarné se trouve au milieu, entre Dieu, dont Il est distant par cette nature humaine, et les hommes, dont Il est distant par l'excellence de Sa dignité ou des dons de grâce et de gloire qu'Il possède en cette même nature humaine ; et qu'étant ainsi au milieu entre Dieu et les hommes, c'est à Lui qu'il appartient en propre de communiquer aux hommes les préceptes et les dons de Dieu, et de Se présenter devant Dieu, au nom des hommes, satisfaisant pour eux et intercédant pour eux (q. 26, a. 1, 2).

A suivre : XV. COMMENT S’EST DÉROULÉ PARMI NOUS LE MYSTÈRE DU VERBE INCARNÉ  

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