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Message  Diane le Sam 26 Sep 2009, 8:50 am

Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 67 et 68
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 9:09 am

Shocked Effectivement, ce texte est foudroyant.

Je pense, qu'il se base sur la bonne foi et l'ignorance de la personne.

Il serait bon d'essayer de trouver des textes de la Sainte Église sur le sujet...

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut.

matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Je pense que ces deux extraits que vous avez cités, démontre clairement, que lors de la fermeture de V2, les catholiques de bonne foi, même si par les dehors ils étaient dans l'hérésie, en fait ils se trouvaient dans l'Église et dans la voie de salut.

Ceci est d'une importance capitale car

surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

nous pouvons facilement ajouté les prêtres qui ont abusés de la bonne foi des gens...

Le Corps Mystique de Jésus-Christ n'a donc pas été réduit à rien avec V2...

Ceci est un point d'une extrême importance car il est un point de Foi
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 9:27 am

"LA SAINTE ÉGLISE ROMAINE CROIT, PROFESSE ET PRECHE FERMEMENT QU'AUCUN DES HOMMES QUI VIVENT EN DEHORS DE L'ÉGLISE - LES JUIFS, LES HÉRÉTIQUES ET LES SCHISMATIQUES TOUT COMME LES PAIENS - NE PEUT AVOIR PART A LA VIE ÉTERNELLE; MAIS QU'ILS IRONT TOUS DANS LE FEU ÉTERNEL, 'QUI A ÉTÉ PRÉPARÉ POUR LE DIABLE ET SES ANGES' (Matt. XXV,41) A MOINS QU'AVANT LA FIN DE LEUR VIE ILS NE SE SOIENT RÉUNIS A ELLE...QUE PERSONNE, QUELLE QUE SOIT LA QUANTITÉ DE SES AUMONES, ET EUT-IL MEME VERSÉ SON SANG POUR LE NOM DU CHRIST, NE PEUT ETRE SAUVÉ, S'IL N'EST PAS RESTÉ DANS LE GIRON ET L'UNITÉ DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE."

Concile de Florence, "Decretum pro Jacobitis" et Bulle "Cantate Domino", tiré du Catéchisme Catholique pour adultes, du Cardinal Gaspari, p. 414, éd. Nazareth, 1959
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 9:37 am

Bien entendu, personne ne peut juger de la conscience de qui que ce soit, ce jugement appartient à Dieu seul, mais cela ne doit pas nous empêcher de proclamer la vérité dans toute sa rigueur.

"Il faut tenir "DE FOI" QUE PERSONNE NE PEUT ETRE SAUVÉ HORS DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE ET ROMAINE, QUE CELLE-CI EST LA SEULE ARCHE DE SALUT; CELUI QUI N'Y SERA PAS ENTRÉ, PÉRIRA DANS LE DÉLUGE. Cependant il faut tenir également pour "certain" que ceux qui souffrent de l'ignorance de la vraie religion, si cette ignorance est invincible, ne sont pas rendus coupables de ce fait aux yeux de Dieu. Qui pourrait maintenant se targuer de pouvoir délimiter les limites d'une telle ignorance selon le genre et la variété des peuples, des régions, des esprits et de tant d'autres nombreuses conditions? Lorsque, dégagés de nos liens corporels, nous verrons Dieu tel qu'il est, nous comprendrons bien par quel lien étroit et magnifique se tiennent unies la miséricorde et la justice divine; mais tant que nous demeurons sur la terre, appesantis par cette matière morte qui aveugle l'âme, tenons fermement ce qu'enseigne la doctrine catholique: "qu'IL N'Y A QU'UN DIEU, QU'UNE FOI, QU'UN BAPTEME"(Éph. IV, v. 5). Il N'EST PAS PERMIS A NOTRE RECHERCHE DE S'AVANCER PLUS LOIN."

Encyclique"Singulari quidem" , 9 décembre 1854, Pie IX - D.B. 1646-7, pp. 415-416
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Message  Diane le Sam 26 Sep 2009, 9:38 am

Donc la bonne foi, sans justifier les doctrines erronées, excuse ceux qui les professent. Mais ce bénéfice de la bonne foi ne saurait être invoqué par les hommes qui refusent d'éclaircir leurs doutes, quand on leur en offre toutes les facilités. Pour quelque motif qu'ils évitent de s'instruire, qu'ils craignent de perdre la douce tranquillité de leur ignorance, ou de voir leurs intérêts de fortune compromis, ou de déplaire à leurs familles, ou de subir des persécutions, ils sont coupables de rester dans leurs erreurs : chez eux l'ignorance n'est plus invincible, l'infidélité cesse d'être négative, et ils tombent sous le coup de la sentence du divin Maître : Qui non crediderit,
condemnabitur.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 9:57 am

Ce deuxième extrait éclaire le premier..

Tant que les bonnes dispositions sont là, l'excuse est là.

Mais du moment où on ne trouve plus ces dispostions à atteindre la vérité la culpabilité commence.
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Message  Diane le Sam 26 Sep 2009, 10:10 am

Nous ne pouvons pas nous cramponner dans une position matériellement hérétique en ne cherchant pas la Vérité!

Comme Dieu éclaire toujours les âmes de bonne volonté, elles doivent être assez rares les âmes qui matériellement hérétique demeure dans l’Église où dans la voie du salut!

Puisque nous devons continuellement chercher la Vérité!!
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 10:24 am

Diane a écrit:Nous ne pouvons pas nous cramponner dans une position matériellement hérétique en ne cherchant pas la Vérité!

Comme Dieu éclaire toujours les âmes de bonne volonté, elles doivent être assez rares les âmes qui matériellement hérétique demeure dans l’Église où dans la voie du salut!

Puisque nous devons continuellement chercher la Vérité!!

Il ne faut pas oublier, que les imposteurs sont là depuis 50 ans.

Donc, deux générations complètes.

Donc, ce n'est peut-être pas si rare que cela. Car le silence quasi-universel sur le sujet est un facteur très lourd. Comment avoir la foi si personne ne la prêche, la foi vient de ce que l'on entend.

La génération la plus durement touché semble à première vue, celle des 70 ans et plus...et le fossé continu de s'élargir.

Ceux qui connaissaient bien l'Église et sa doctrine, et qui n'ont rien fait devant la subversion et qui au fil des ans l'ont accepté comme une libération... ceux-là ont pris une grave responsabilité

Se cramponner dans une position matériellement hérétique en ne cherchant pas la Vérité c'est déjà une manifestation de mauvaise volonté
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Message  Via Crucis le Sam 26 Sep 2009, 11:30 am

Tout homme est tenu de rechercher la vérité.

En général les gens sont conditionnés par l'éducation reçue depuis le berceau gardent et agissent selon l'enseignement reçu et ne ressentent pas le besoin de changer de croyance et de comportement.

Ce conditionnement se fait non seulement au sein de la famille, mais aussi au sein de tous les groupes de familles. Dès que quelqu'un donc émet une croyance ou une pensée ou pose un acte qui le fait sortir de ce conditionnement par son opposition à l'enseignement reçu et aux convenances établies au sein de ces groupes de familles, il est considéré comme un traître et comme quelqu'un qui fait honte à ses parents.
Il sort donc du religieusement et socialement correct prôné par ce groupe !

Dieu a continué à créer des âmes au sein même des groupes croyant au mensonge. Mais cela ne veut pas dire qu'il approuve leur mensonge ou leur comportements ! Leurs femmes accouchent et ont des enfants comme les catholiques, mais ces âmes sont confiées en dépôt aux parents. Seulement, ces parents savent-ils vraiment que ces âmes ne leur appartiennent pas et qu'ils devront rendre compte à Dieu pour l'éducation et la foi inculquée à leurs enfants ?

Au commencement, avant même Noé, tout le monde savait que Dieu existe et qu'il n'y en a qu'un seul de Dieu, et pourtant tous ont péché et tous ont persisté dans le péché !

Si l'homme a donc le devoir de rechercher la vérité, mais est-il toujours en mesure de rechercher cette vérité, et le veut-il vraiment ?

Les Afghans talibans par exemple empêchent leurs enfants d'accéder à la vérité en les conditionnant à un Islam pur et dur; leurs enfants n'ayant jamais entendu l'Evangile, sont donc dans l'ignorance invincible.

Les Français catholiques eux ont tété aux mamelles de la vérité et cependant ils l'ont rejetée pour la plupart d'entre eux matérialiter (ils ne vont plus à la messe) mais l'ont-ils rejetée formaliter ? (au for interne ils croient que Jésus est le Sauveur et croient en la Présence réelle malgré le Novus Ordo, ils se disent croyants mais non pratiquants mais suivent les principes FM !) ils éduquent leurs enfants selon les principes dogmatiques FM (les droits de l'homme) qui semblent être de prime abord des principes chrétiens (combattre la pauvreté, aimer son prochain, soulager les souffrances des malades etc...) mais qui en réalité ne sont qu'un pâle reflet ou plutôt l'apparence des principes dogmatiques chrétiens catholiques.
Les enfants des Français ont accès à l'éducation, à l'imprimerie etc...ils pourrraient accéder à la vérité sans difficulté. La responsabilité des parents Français catholiques devant Dieu est donc bien plus grande que celle des Afghans ! Et donc le châtiment qui sera donné après la mort aux Afghans talibans sera moins sévère que celui qui sera donné aux Français catholiques !

L'Afghan taliban ne verra jamais la vision béatifique même s'il a respecté toutes les lois naturelles que Dieu a mises dans son coeur car il n'a pas été baptisé ni même y pense à l'être, mais le Français catholique, lui, perdra cette vision béatifique même s'il a été baptisé car il aura été confronté à la vérité mais il ne l'aura pas recherchée réellement, chérie, vénérée et ne l'a pas transmise à ses enfantsn et donc sont restés sur l'illusion dogmatique FM !

Je crois qu'il y aura bien des surprises pour ceux qui iront au paradis comme pour ceux qui iront en enfer !

Les publicains et les prostituées devanceront beaucoup de chrétiens au Royaume des Cieux .

Nous catholiques, nous devrons être très vigilants et honnêtes envers nous-mêmes (ne pas nous leurrer) afin de ne pas nous retrouver en Enfer ni même au Purgatoire !


"Qui sont ma mère, mes frères, mes soeurs , celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

"Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu"
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 1:08 pm

Oui, les surprises seront grandes au Ciel.

Il est vrai que si l'on vient au monde dans un milieu religieux X... on ne se pose pas de question.

Mais, chère Via, n'êtes-vous pas la preuve vivante que celui qui cherche la Vérité la trouve.

Toutes âmes, est un jour où l'autre confronté avec cette remise en question., et c'est là que la sincérité intervient.

Mystère insondable de Dieu... qui sonde les reins et les coeurs.
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Message  JCMD67 le Sam 26 Sep 2009, 2:27 pm

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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 2:50 pm

Diane a écrit:
Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 67 et 68

Votre texte me fait penser à quelque chose que j'ai vu dans Saint Thomas study ... Si cà s'applique, je rapplique avec La Somme...
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Message  Roger Boivin le Sam 26 Sep 2009, 2:58 pm

C'est ce que j'ai toujours cru !
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 3:06 pm

Roger a écrit:C'est ce que j'ai toujours cru !


Si vous suivez Saint Thomas cher ami, vous êtes dans la bonne voie !!
ROBERT.
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 4:04 pm

Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 67 et 68



Voici un premier texte :


IIa-IIæ, qu. 10, par R. Bernard, O.P., Éd. Des Jeunes, Paris, 1950, et notes explicatives a écrit:

ARTICLE 1. L'infidélité est-elle un péché?


CEPENDANT à vertu il y a toujours vice contraire. Or la foi est une vertu, et son contraire est l'infidélité. L'infidélité un péché.


CONCLUSION : L'infidélité peut se prendre de deux manières. Elle peut se prendre dans le sens d'une pure négation, au point qu'on sera dit infidèle du seul fait qu'on n'a pas la foi. D'une autre manière elle peut s'entendre dans le sens d'une opposition à la foi : c'est lorsque quelqu'un refuse de prêter l'oreille à cette foi, ou même a du mépris pour elle, selon la parole d'Isaïe : « Qui a cru à ce que nous annonçons ? » En ceci se consomme proprement la raison d'infidélité. Et par là l'infidélité est un péché. — Mais, si l’infidélité est prise dans le sens purement négatif, comme chez ceux qui n'ont absolument pas entendu parler de la foi, elle n'est pas un péché, elle est plutôt un châtiment : effectivement une telle ignorance du divin est une conséquence du péché du premier père. Dès lors, ceux qui sont infidèles de cette façon, s'ils sont damnés, c'est pour d'autres péchés, péchés qui ne peuvent être remis sans la foi; mais ce n'est pas pour le péché d'infidélité. — De là vient que le Seigneur dit : « Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusse pas parlé, ils n'auraient pas de péché ». Et saint Augustin, commentant cela, dit que le Seigneur parle « de ce péché même par lequel ils n'ont pas eu foi dans le Christ ». ¹




¹ Qu. 10, art. 1, concl. — Il y a, dans l'infidélité, des variétés et des degrés à l'infini, depuis les états les plus inconsistants, et plus ou moins inconscients, de l'indifférence et de la totale ignorance en matière de religion révélée, jusqu'à ceux les plus accusés de la répugnance à écouter toute proposition qui pourrait venir de Dieu. Infidélité purement négative et simple privation de la foi, à un bout. Infidélité positive et opposition à la foi, à l'autre bout. Des masses d'hommes sur la terre végètent dans le premier état : leur absence de foi s'accompagne souvent d'une certaine bonne foi, et il se peut que Dieu les touche assez pour les sauver. Cette indigence d'esprit est, au fond, plus une peine qu'une faute : nous verrons ce qu'il faut entendre par là. Néanmoins cette misère mentale peut malheureusement ouvrir la voie à toutes sortes de fautes morales; et, comme on n'a aucune foi en un Dieu sauveur, on n'a pas même l'idée de se sauver : on court le risque de se damner dans son péché. C'est donc déjà une redoutable chose que ce premier degré dans l’infidélité . D'ailleurs, cette infidélité négative peut devenir la racine d'une positive. Étudiant celle-ci au cours de ce premier article, saint Thomas dit que c'est en elle que s'accomplit la notion, « la raison d'infidélité ». A ce degré, en effet, ce n'est plus une peine, c'est une faute bien personnelle, un péché des plus caractérisés. L'infidélité positive, quand elle arrive à cette vive extrémité, est consommée. On ne voit pas toujours à quel moment elle a commencé, ni comment se fait la transition de l'infidélité purement négative à celle nettement positive, ni quelle est en tout cela la proportion de la faute et de la peine : saint Thomas y revient à la fin de l'article 6 avec la nuance voulue. Étant admis que l'infidélité négative est surtout une privation de la foi et que la positive est surtout une opposition à la foi, il est évident qu'il y a plus de faute dans l'opposition qu'on fait que dans la privation où l'on est, et plus de peine, au contraire, en ceci qu'en cela. Mais en réalité, tout n'est pas aussi simple : il se produit dans l'âme des gradations ou, si l'on préfère, des dégradations imperceptibles, avec un mélange de privation et d'opposition et, par conséquent, de peine et de faute qu'il n'est pas toujours facile de démêler.


Ainsi, il peut arriver que la privation de la foi soit douloureusement ressentie : elle est vraiment pour l'âme un châtiment, l'esprit souffre de son manque de lumière, il étouffe dans son obscurité; dans ce cas, pas ombre de faute personnelle; une pareille infidélité ne risque pas de devenir positive, mais elle a toute chance, au contraire, de mener vers la foi, car elle fait naître habituellement le désir de la lumière, l'humilité du cœur et la recherche de Dieu. Tout à l'opposé, lorsqu'une âme ne souffre point de sa privation, lorsque pour ainsi dire elle s'y installe et s'y complaît, alors elle est en péril de tomber dans quelque infidélité positive. — Ces réflexions sur la vraie nature de l'infidélité laissent de côté en son entier la question du salut des infidèles. Disons seulement que, si les infidèles sont sauvés, c'est la preuve qu'ils ont pu porter la peine d'une infidélité négative mais n'ont pas commis la faute d'une infidélité positive.

À suivre…
ROBERT.
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Message  gabrielle le Sam 26 Sep 2009, 4:24 pm

Quoi de plus simple?

En effet.
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 8:13 pm

.

Voici maintenant l’article 6 qui traite du degré d’infidélité des Gentils ou païens et des autres :


IIa-IIæ, qu. 10, par R. Bernard, O.P., Éd. Des Jeunes, Paris, 1950, et notes explicatives a écrit:

ARTICLE 6. L'infidélité des Gentils ou païens est-elle plus grave que toutes les autres? (suite]

CONCLUSION : Dans l'infidélité, avons-nous dit, on peut considérer deux aspects. L'un d'eux est son rapport avec la foi. A cet égard quelqu'un qui résiste à la foi qu'il a reçue pèche plus gravement que celui qui résiste à la foi qu'il n'a pas reçue, de même que celui qui ne remplit pas ce qu'il a promis pèche plus gravement que s'il ne remplit pas ce qu'il n'a jamais promis : à ce point de vue les hérétiques qui professent la foi à l'Évangile et qui en altérant cette foi y résistent, pèchent plus gravement dans l'infidélité que les Juifs qui n'ont jamais reçu la foi à l'Évangile; mais, parce qu'ils en ont reçu la préfiguration dans l'Ancien Testament et qu'ils gâtent cette préfiguration en l'interprétant mal, à cause de cela leur infidélité est un péché plus grave que l'infidélité des Gentils qui en aucune façon n'ont reçu la foi à l'Évangile.

— L'autre aspect considéré dans l'infidélité, c'est l'altération des choses appartenant à la foi : à ce point de vue, comme les Gentils se trompent en plus de choses que les Juifs et les Juifs en plus de choses que les hérétiques, l'infidélité des Gentils est plus grave que celle des Juifs, et l'infidélité des Juifs plus grave que celle des hérétiques, sauf peut-être chez quelques-uns comme les Manichéens qui en matière de foi sont dans l'erreur même plus que les Gentils.

— De ces deux gravités cependant ¡a première l'emporte sur la seconde quant à la raison de culpabilité. Car l'infidélité, avons-nous dit, tire sa raison de culpabilité bien plus de ce qu'elle résiste à la foi que de ce qu'elle n'a pas ce qui est de la foi : ceci en effet paraît se rattacher plutôt à une raison de pénalité, comme nous l'avons marqué. D'où, à parler absolument, la pire infidélité est celle des hérétiques.¹





¹ Qu. 10, art. 6, concl. — Cet article établit l'échelle de gravité des différentes espèces d'infidélité, en reprenant du reste la distinction préconisée à l'article 5, sur laquelle nous avons insisté. Dans toute espèce d'infidélité, l'homme qui se refuse à la vraie foi s'attache à deux choses, à une certaine forme d'opposition à cette foi, et à une certaine corruption dans la matière de cette foi.

Quant à l'opposition faite, l'hérétique est dans l'état d'esprit le plus grave; après c'est le juif; enfin le païen. Quant à la matière professée, le païen est généralement dans un état plus grave que le juif; et celui-ci, plus que l'hérétique. Mais comme c'est surtout la forme et le degré de l'opposition qui permettent de définir et de mesurer la faute, on en conclut que de tous les infidèles l'hérétique est en somme celui qui pèche le plus gravement contre la foi, car il s'oppose à elle pour ainsi dire de l'intérieur.


Après lui, c'est le juif, car il n'aurait en réalité qu'un pas à faire pour être dans la vraie foi. Au moindre degré de gravité est le païen : il est souvent si étranger à la vraie révélation qu'il pense plutôt en dehors d'elle que contre elle. En revanche, si on regarde les erreurs professées, chez beaucoup elles auront l'air d'une peine autant et plus que d'une faute; certains païens, par exemple, auront l'esprit encombré d'erreurs si grossières qu'ils en seront fermés à la lumière, par plus d'ignorance que de répugnance.

— Les échelles sont vérifiables ut in pluribus. Mais il y a des exceptions. Ainsi, en principe, l'hérétique est moins dans l'erreur que le païen; mais, en fait, ce peut être l'inverse. L'histoire fournit plus d'un exemple de certaines hérésies qui se distinguent par la violence de leur opposition à la vraie foi et aussi par la virulence spéciale de leurs erreurs.


Pour saint Thomas, l'hérésie manichéenne était de cette mauvaise graine, pire qu'un paganisme : en rejetant, comme elle faisait, tout l'Ancien Testament, elle bouleversait l'ordre entier de la Révélation; et en admettant qu'une sorte de dieu du mal pût exister avec le Dieu du bien et rivaliser avec lui, elle professait tant pour la doctrine que pour les mœurs les plus désastreuses sentences.


Un autre exemple est celui de l'islamisme. Comme les mahométans reconnaissent dans une certaine mesure l'Ancien et le Nouveau Testament et qu'ils comptent au rang de leurs prophètes le Christ lui-même, on serait porté à les classer parmi les hérétiques. Et cependant saint Thomas les regarde comme des païens (art. 9, diff. 3). C'est qu'en effet, explique Cajetan, on n'est vraiment dans le christianisme que si on a été admis au baptême et par lui dans l'Église; or, il n'y a rien de tel chez les mahométans. On ne peut même pas dire que l'Évangile se soit jamais imposé à eux ni dans sa réalité ni même en figure : ils ne retiennent de lui, non plus que de la loi de Moïse, que ce que leur chef a jugé bon d'en garder; ils ne sont ni juifs ni chrétiens; ils sont, quant à leur façon de s'opposer à la vraie foi, de purs païens. Seulement, ils ont su, à la différence de certains autres païens, garder un ensemble d'idées élevées et de rites impressionnants : leur corruption des véritables sentences de la foi divine en sera moins grossière en apparence; mais elle ne sera peut-être pas moins grave par les conséquences, car nul n'ignore à quel point l'islam est éloigné de se convertir à Jésus-Christ.

À suivre…
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 8:21 pm


(...)L'Afghan taliban ne verra jamais la vision béatifique même s'il a respecté toutes les lois naturelles que Dieu a mises dans son coeur car il n'a pas été baptisé ni même y pense à l'être(...)

Ne peut-on penser que Dieu, à un moment donné, lui donnera la grâce pour avoir au moins dans son cœur le désir du Baptême ?
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 8:30 pm

Les publicains et les prostituées devanceront beaucoup de chrétiens au Royaume des Cieux .

Nous catholiques, nous devrons être très vigilants et honnêtes envers nous-mêmes (ne pas nous leurrer) afin de ne pas nous retrouver en Enfer ni même au Purgatoire !

On connait déjà un moins un Publicain ( Saint Matthieu) et une prostituée (Marie-Madeleine) qui sont déjà dans le Royaume des Cieux. Il y

en a sûrement beaucoup d'autres. Vous avez bien raison quant à votre deuxième phrase: le nom de CATHOLIQUE n'est pas un sauf-conduit

automatique pour le Ciel.


Dernière édition par ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 8:44 pm, édité 1 fois (Raison : retrait du point d'interrogation.)
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Message  ROBERT. le Sam 26 Sep 2009, 8:43 pm

Quoi de plus simple?

En effet.

Je ne comprenais pas cette affirmation avant d'avoir écouté la vidéo de JCMD..


Merci JCMD.
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Message  Roger Boivin le Sam 26 Sep 2009, 8:47 pm

Roger a écrit:C'est ce que j'ai toujours cru !

Toujours ? ..j'aurais dû dire depuis longtemps.
Jeune, cette question, ne m'effleurait même pas l'esprit.
Dans la vingtaine ou plus peut-être, oui, mais pas très claire encore.
Maintenant , avec ces textes, ça confirme et précise d'avantage ce que je croyais déjà.
Merci.
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Message  Louis le Dim 27 Sep 2009, 8:15 am

merci JCMD de votre vidéo sunny

Quoi de plus simple ? Rien, finalement !

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Message  ROBERT. le Dim 27 Sep 2009, 6:18 pm

.

Voici, en avant-dernière, l’article 5 qui traite des espèces d’infidélités… Excusez la longueur du "post"…



IIa-IIæ, qu. 10, par R. Bernard, O.P., Éd. Des Jeunes, Paris, 1950, et notes explicatives a écrit:



ARTICLE 5. Y a-t-il plusieurs espèces d'infidélités?

DIFFICULTES :

1. Vraisemblablement non. Puisqu'on effet la foi et l'infidélité sont des contraires, il faut qu'elles concernent la même chose. Mais la foi a pour objet formel la vérité première, et c'est par là qu'elle a de l'unité, bien que matériellement elle croie beaucoup de choses. Donc l'infidélité a aussi pour objet la vérité première, et, en revanche, les choses que l'infidèle se refuse à croire sont comme la matière de l'infidélité. Or la différence dans l'ordre spécifique n'est pas mesurée d'après les principes matériels, mais d'après les principes formels. C'est dire que l'infidélité n'a pas autant d'espèces différentes qu'il y a de diversité dans les choses où les infidèles font erreur.


CONCLUSION : — Voici par conséquent ce qu'il faut conclure en ce qui concerne l'infidélité. Si on la mesure par rapport à la foi, elle a des espèces bien diversifiées qui sont en nombre déterminé. Comme en effet le péché d'infidélité consiste à résister à la foi, la chose peut se produire de deux manières :

a) ou bien parce qu'on résiste à la foi sans l'avoir encore reçue, et telle est l'infidélité des païens ou Gentils;

b) ou bien parce qu'on résiste à la foi chrétienne après l'avoir reçue :

1° soit en figure, et c'est dans ce cas l'infidélité des Juifs,

2° soit dans sa pleine révélation de vérité, et dans ce cas c'est l'infidélité des hérétiques. De là on peut partager l'infidélité en général entre ces trois espèces susdites.

— Si au contraire on distingue les espèces d'infidélités d'après une erreur dans les diverses choses appartenant à la foi, alors l'infidélité n'a pas d'espèces définies : les erreurs peuvent en effet se multipliera l'infini, comme saint Augustin le fait voir au livre des Hérésies¹.

SOLUTIONS :

1. La raison formelle d'un péché peut se prendre sous un double aspect. D'une manière, dans l'intention du pécheur : en ce sens c'est ce vers quoi est tourné le pécheur qui est l'objet formel du péché, et les espèces du péché sont diversifiées par cela. De l'autre manière, on prend la chose dans sa raison de mal : en ce sens c'est le bien dont on est détourné qui est l'objet formel du péché ; mais de ce côté le péché n'a pas d'espèce; bien plus, il est une privation d'espèce.

Voici donc ce qu'il faut conclure touchant l'infidélité : elle a bien pour objet la vérité première comme la chose dont elle se détourne; mais l'objet formel comme vers quoi elle est tournée c'est la fausse opinion qu'elle suit et c'est par ce côté que se diversifient ses espèces.

D'où ce parallèle entre la foi et la charité : la charité est une, parce qu'elle est attachée au bien souverain mais les vices opposés à la charité sont divers parce que leur attachement aux divers biens temporels fait qu'ils s'éloignent de l'unique bien souverain et par là se laissent aller à diverses attitudes désordonnées à l'égard de Dieu; la foi aussi est une vertu une par le fait qu'elle adhère à l'unique vérité première; mais les espèces d'infidélité sont multiples par le fait que les infidèles suivent diverses opinions fausses².





Notes explicatives :


¹ Qu. 10, art. 5, concl. — Quel est donc l'objet le plus formel de l'infidélité? Telle est désormais toute la question.

— 1° Ce qu'il y a de formel dans le mal de l'infidélité, nous l'avons dit c'est qu'elle éloigne de Dieu; elle est même une des fautes qui éloignent le plus de Dieu. Mais ceci est commun à toutes les infidélités, à celles du moins qui sont positives et consommées dans l'infidélité : ce ne peut donc servir à les distinguer les unes des autres ni à les recenser par espèces. L'infidèle, en se refusant à la Vérité première, court tous les risques d'erreur; mais ce n'est pas ce qu'il cherche ni par là que se différencie son infidélité.


— 2° Ce qui distingue un infidèle, c'est l'objet même qu'il se propose et dans lequel il s'obstine et s'entête, c'est ce qu'il y a de formel dans l'acte de son infidélité. Assurément les infidèles se distinguent déjà les uns des autres par les fausses sentences auxquelles ils adhèrent : les uns nient simplement l'authenticité d'un point de l'Ecriture ou la validité d'un sacrement, d'autres la résurrection de la chair ou l'éternité de l'enfer, d'autres les plus grands dogmes comme la Trinité ou l'Incarnation, d'autres répudient l'idée même d'une révélation.

De telles négations, et les affirmations contraires qu'elles supposent, à coup sûr ne sont pas égales ni indifférentes. Certaines catégories d'infidèles seront très entêtés dans telle ou telle de ces opinions : le judaïsme et l'islamisme par exemple, c'est-à-dire Israël et Ismaël, se buteront très fort contre la divine Trinité; les différents protestantismes, contre la sainte Église constituée en corps de société. Néanmoins, si recherchées que soient ces opinions infidèles, elles ne sont pas ce qui distingue le plus les diverses infidélités.

Elles peuvent d'ailleurs, et l'histoire le prouve bien, se ramifier à l'infini et se mélanger sans distinction, soit entre elles, soient entre les esprits qui les admettent. Elles constituent donc un côté encore matériel dans l'acte même et dans l'objet de l'infidélité.



— 3° Ce qu'il y a de tout à fait formel, c'est l'attitude d'opposition à l'égard de la vraie foi, et la façon dont l'infidèle rejette la révélation divine. Les formes d'opposition ne sont pas en nombre illimité. Elles se ramènent précisément au petit nombre que délimite ici l'auteur. Objectivement la foi existe. Or, dans le rejet qu'on en fait, deux extrêmes sont possibles : ou bien on rejette cette foi avec laquelle on n'a aucun lien, cette révélation dont on n'a pas été saisi; ou bien on rejette cette foi qu'on a professée, à laquelle on a été incorporé. Entre ces deux extrêmes un intermédiaire est possible : c'est lorsqu'on rejette cette foi vers laquelle on est cependant orienté et dont on détient toutes les promesses, figures et prophéties.


En dehors de ces trois formes d'opposition, on ne voit pas en effet quelle autre serait possible : la première constitue l'infidélité des païens, la seconde celle des chrétiens hérétiques, la troisième celle des juifs. Un tel classement, on doit le reconnaître, n'a rien d'artificiel. Il procède d'une vue directe de la réalité objective de la foi. C'est toute la première question du traité, tout l'objet de la foi, qui s'en vient définir ici celui même de l'infidélité.


— 4° Les mêmes espèces d'infidélité se retrouvent si on en juge d'après la forme de leur opposition au Christ et à l'Église du Christ. L'un et l'autre, lui en elle, elles en lui, sont le plus fameux témoignage que Dieu se soit rendu à lui-même au beau milieu de l'humanité : ce Christ est le Verbe incarné, et l'Église le corps mystique du Christ.

Ou bien l'on s'oppose au Christ sans qu'on ait fait partie de son Église : c'est le cas des païens.

Ou bien l'on s'oppose à lui quoiqu'on fasse partie de son Église : c'est le cas des hérétiques.

Ou l'on s'oppose au Christ bien qu'on fasse en quelque manière partie de son Église : c'est le cas des Juifs. Comme nous le verrons mieux à l’ARTICLE 6, ce sont là trois attitudes humaines très spécifiques; elles déterminent trois types d'infidèles et trois espèces d'infidélités. Dans leur ensemble, in generali, dit le texte, toutes les infidélités se ramènent à ces trois espèces-là.




²Qu. 10, art, 5, sol. 1. — L'opposition à la foi est comparée avec l'opposition à la charité. Toute vertu, est-il dit, consiste à atteindre la règle, règle de pensée ou règle d'action. Dans la foi Dieu fait de sa vérité la règle de nos pensées, comme dans la charité il fait de son amitié la règle de nos amours. Toute la charité consiste à ramener nos amours à l'unité de ce Premier Amour, et le contraire de la charité c'est de disperser son cœur dans la multiplicité des attachements que l'on préfère à Dieu.


De même, toute la foi consiste à rassembler les pensées dans l'unité de la Première Vérité, et le contraire de la foi c'est de s'égarer dans la multiplicité des fantaisies de l'esprit humain. L'inimitié avec Dieu ne va pas sans la dispersion des cœurs, sans une diminution dans la manière d'aimer. L'infidélité ne va pas sans la dispersion des esprits, sans une déperdition dans la manière même de penser. Le ralliement à Dieu fait l'unité : le reniement de Dieu fait la multiplicité.



— Comme on vient de déterminer des différences dans la multiplicité de ceux qui ne croient pas à la vérité de Dieu, de même on en déterminera dans la multiplicité de ceux qui ne se rangent pas à l'amitié de Dieu. Chez ceux-ci les différences seront définies non d'après l'objet matériel de ce qui est préféré à Dieu, mais plutôt d'après la forme même de leur opposition au divin amour : pour les uns, s'ils n'aiment pas Dieu, c'est simplement parce qu'ils ne sont pas en paix avec lui; pour d'autres, c'est parce qu'ils ont en ennui tout ce qui est de lui; d'aucuns seulement l'ont en haine. Attitudes fort différentes, dressées en autant d'espèces contre la charité.

À suivre…
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Message  ROBERT. le Mar 29 Sep 2009, 3:30 pm

.
Excusez la longueur du "post".

Pour clore le sujet, voici un article en ce qui concerne les relations que doivent avoir les catholiques avec les infidèles :

IIa-IIæ, qu. 10, par R. Bernard, O.P., Éd. Des Jeunes, Paris, 1950, et notes explicatives a écrit:



ARTICLE 9.

Est-ce qu'on peut avoir commerce avec les infidèles (1) ?

DIFFICULTÉS (…)

2. L'Apôtre dit en outre aux Corinthiens : « En quoi m'appartient-il de porter un jugement sur ceux qui sont du dehors? » Mais les infidèles sont bien du dehors. Dès lors qu'il faut un jugement de l'Église pour empêcher les fidèles d'être en communion avec quelques personnes, il ne semble pas qu'on doive empêcher les fidèles de communiquer avec des infidèles.


3. D'ailleurs, le maître ne peut utiliser le serviteur que s'il communique avec celui-ci, au moins par la parole, car le maître fait agir le serviteur par le moyen d'un ordre. Mais les chrétiens peuvent avoir comme serviteurs des infidèles, soit des Juifs, soit même des païens ou des Sarrasins. Ils peuvent donc licitement avoir commerce avec eux.

CONCLUSION : Le commerce d'une personne est interdit aux fidèles à double titre: ou c'est pour la punition de la personne à qui est retiré le commerce des fidèles, ou c'est pour la précaution de ceux à qui il est interdit de communiquer avec cette autre personne. L'une et l'autre cause peut se déduire de paroles de l'Apôtre dans la première aux Corinthiens. Car, après qu'il a porté la sentence d'excommunication, il donne pour raison : « Ne savez-vous pas qu'un peu de ferment corrompt toute la masse? » Après cela il ajoute une raison qui se réfère à la peine que l'Église inflige lorsqu'elle se fait juge : « N’avez-vous pas à vous faire juges de ceux qui sont du dedans? »

— Par conséquent, s'il s'agit du premier titre, l'Église n'interdit pas aux fidèles le commerce des infidèles lorsque ceux-ci n'ont en aucune façon reçu la foi chrétienne, c'est-à-dire lorsque ce sont des païens ou des juifs. Effectivement elle n'a pas à porter de jugement sur eux au spirituel. Elle a seulement à les juger au temporel, dans le cas où, habitant parmi les chrétiens, ils commettent une faute qui motive leur punition par les fidèles et au temporel.

Mais de cette façon-là, c'est-à-dire en punition, l'Église interdit aux fidèles le commerce des infidèles lorsque ce sont des gens qui dévient de la foi qu'ils avaient embrassée, soit en l'altérant comme font les hérétiques, soit même en s'éloignant d'elle totalement comme font les apostats. C'est en effet contre les uns et les autres de ces gens-là que l'Église porte la sentence de l'excommunication.

— Mais, pour ce qui est de la seconde façon, il semble qu'on doive distinguer suivant les diverses conditions des personnes, des affaires et des temps.

S'agit-il, en effet, de fidèles qui ont été fermes dans la foi, de sorte que de leur commerce avec les infidèles il y ait plus à espérer la conversion de ces derniers qu'un éloignement de la foi chez les fidèles, il n'y a pas à empêcher ceux-ci de communiquer avec les infidèles qui n'ont pas reçu la foi c'est-à-dire avec des païens ou avec des Juifs; et surtout quand la nécessité est là, urgente.

S'agit-il, au contraire, de gens simples, peu fermes dans la foi, et dont on puisse selon toute probabilité craindre la ruine, on doit les détourner du commerce des infidèles, et surtout les empêcher d'avoir une grande familiarité avec ces infidèles, même de communiquer avec eux quand il n'y a pas nécessité. (2)

SOLUTION :

2. L'Église n'exerce pas son jugement sur les infidèles pour ce qui est de leur infliger une peine spirituelle. Elle l'exerce cependant sur quelques-uns d'entre eux pour ce qui est d'infliger une peine temporelle. C'est à quoi se rattache le fait que de temps en temps, en raison de fautes spéciales, elle retire à des infidèles le commerce des fidèles.


3. Il y a plus de probabilité à ce que le serviteur, gouverné comme il est par les ordres de son maître, se convertisse à la foi de ce dernier qui est lui-même fidèle qu'il n'y a de probabilité en sens inverse. C'est pourquoi il n'a pas été défendu aux fidèles d'avoir pour serviteurs des infidèles. Si cependant il y avait pour le maître un péril imminent à avoir un commerce avec tel serviteur, il devrait rejeter celui-ci loin de soi, conformément à cet ordre du Seigneur : « Si ton pied t'a scandalisé, retranche-le et rejette-le loin de toi ».




Notes explicatives :



(1) Qu. 10, art. 9, titre. — La question des rapports avec les infidèles, qui est jusqu'ici sur le terrain de la doctrine (art. 7-8), à partir d'ici s'étend sur tous les autres (art. 9-12), en matière de vie cultuelle, ou culturelle, ou politique et civique, ou domestique. C'est un vaste tableau de mœurs. Il est, il est vrai, d'un autre temps. Le droit auquel il se réfère est en grande partie périmé parce que la société a changé. Car, s'il y a sur la terre grâce à Dieu un nombre toujours croissant de chrétiens, IL N’Y A POUR AINSI DIRE PLUS DE CHRÉTIENTETÉ.

NÉANMOINS, LES PRINCIPES DONT S'INSPIRAIT CET ANCIEN DROIT TOMBÉ DE VÉTUSTÉ, EUX N'ONT PAS CHANGÉ . LE LECTEUR LES RETIENDRA. C'EST UN SENS PLUS VRAI DE LA VIE ET DE LA MORT, LA VIE DE L'ÂME AYANT INCOMPARABLEMENT PLUS DE PRIX QUE CELLE DU CORPS, ET LES CHOSES DU TEMPS ÉTANT SANS COMMUNE MESURE AVEC CELLES DE L'ÉTERNITÉ. C'EST UNE VUE PLUS JUSTE DU BIEN COMMUN, CE BIEN DE TOUS L'EMPORTANT SUR CELUI D'UN CHACUN SANS QUE POURTANT LE VÉRITABLE INTÉRÊT D'AUCUN SOIT JAMAIS SACRIFIÉ. C'EST ENFIN UNE ADMIRABLE INTELLIGENCE DE LA RÉVÉLATION ET LA PROFONDE CONVICTION DES CHOSES DE LA FOI. VOILÀ QUELS PRINCIPES RÈGLENT TOUT CE DÉBAT.


(2) Qu. 10, art. 9 concl. — Le premier commerce avec les infidèles est celui même de la vie en société. L'Église a le droit de l'interdire à ses enfants, tantôt par mesure de punition à l'égard de l'infidèle, tantôt par mesure de précaution en faveur des fidèles.

— 1° Il est nettement dit (concl. et sol. 2) sur quels infidèles s'étend et s'exerce le droit de punition. Au spirituel, l'Église ne se reconnaît de juridiction que sur ceux des infidèles qui lui furent incorporés par le baptême et qui, même séparés d'elle, demeurent ses membres : elle peut donc frapper, d'excommunication par exemple, des hérétiques et des apostats, nullement des païens ni des juifs. Mais, au temporel, elle peut avoir juridiction jusque sur des païens et sur des juifs, et leur appliquer des peines d'ordre temporel. Ainsi, l'Église romaine avait ce pouvoir et en usait lorsqu'elle était dans ses États pontificaux; elle en use aujourd'hui dans sa petite Cité du Vatican. Un évêché, lorsqu'il était une seigneurie, avait un pouvoir de cette sorte. Des abbayes l'avaient aussi.

— 2° Avec la même netteté il est dit (concl. et sol. 3) que l'Église a le droit d'imposer certaines précautions à ses fidèles. Le principe ne fait pas de difficulté. Mais l'application dépend beaucoup de la qualité des personnes, de la nature des affaires à traiter, et même de la condition du temps et des lieux. Voici quelques indications. Quant aux personnes, il y a peu ou prou à faire suivant que le fidèle est bien affermi ou bien infirme dans la foi et que l'infidèle est peu ou beaucoup dangereux dans son infidélité; et même, toutes précautions sont levées s'il n'y a aucun risque que le fidèle soit entraîné dans l'infidélité et s'il y a toute chance que l'infidèle soit attiré vers la foi.


Quant aux affaires, de très sensibles différences entrent en jeu suivant la nature des relations qu'exigent ces affaires et le danger plus ou moins grand qu'elles offrent pour la foi : si les relations sont simplement de travail, de métier, de trafic ou de rencontre, ce sont les plus admissibles, parce que les moins dangereuses; mais des rapports de collaboration sociale, par exemple dans des unions corporatives ou syndicales, sont déjà plus délicats et plus périlleux; à plus forte raison les rapports de collaboration ou de fréquentation doctrinale ou littéraire, par les livres, par les cercles d’étude ou d'académie, et surtout par les écoles, sont-ils l'objet des plus sages mesures de précaution; enfin, au plus haut point peut-on dire, l'Église met ses fidèles en garde contre les périls que la foi courrait presque fatalement dans les rapports domestiques, entre mari et femme, parents et enfants, maîtres et serviteurs (cf. sur cette domesticité, art. 9, sol. 3; art. 10, sol. 3; art. 12, concl.).


Quant aux affaires encore, il faut tenir compte, bien entendu, pour le péril de la foi, de la familiarité plus ou moins étroite qu'elles supposent, des circonstances d'urgence, ou de nécessité pour vivre, et aussi de leur affinité avec la religion. Quant à la différence des temps et des lieux, elle entre en ligne de compte : ainsi, dans un pays profondément et unanimement chrétien où les fidèles habitués à vivre entre eux ont très peu de contact avec les infidèles, il y a plus de précautions à prendre que là où les fidèles sont habitués à garder leur foi parmi les indifférents et même à la défendre contre les gens hostiles. IL Y A D'AILLEURS EN TOUT CELA UN DROIT CANONIQUE EN VIGUEUR (CELUI DE 1917 ÉVIDEMMENT !...) : IL FAUT SE CONFORMER À CE QU'IL PRESCRIT, S'EN INSPIRER ET S'EN RAPPROCHER DANS CELA MÊME QU'IL NE PRESCRIT PAS. Nous rappelons plus loin ces principaux points de Droit en matière de précautions pour la sauvegarde de la foi.

Pour ceux qui voudraient lire le dossier complet…
ROBERT.
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Message  Eric le Jeu 01 Oct 2009, 2:07 pm

Suite au bon texte de Mgr de Ségur posté par JCMD ...

Peut-on être sauvé si on n'appartient pas à l'âme de l'Église ?

- Non : il est absolument impossible d'être sauvé si on n'appartient pas à l'âme de l'Église, parce qu'alors on n'a pas la Charité, sans laquelle personne ne verra Dieu.

Peut-on être sauvé si on n'appartient pas au corps de l'Église ?

- On ne peut pas être sauvé si on est volontairement hors du corps de l'Église.

Pourquoi ne peut-on pas être sauvé si on est volontairement hors du corps de l'Église ?

- C'est qu'alors on demeure volontairement dans l'infidélité, l'hérésie, le schisme, l'apostasie ou l'excommunication : ce qui est un grand crime.

Celui qui serait involontairement hors du corps de l'Église pourrait-il être sauvé ?

- Oui : il pourrait être sauvé, pourvu qu'il appartînt à l'âme de l'Église.

Comment faut-il donc entendre cette maxime : Hors de l'Église point de salut ?

- Cette maxime : hors de l'Église point de salut, doit s'entendre en ce sens :
1. que hors de l'âme de l'Église il est absolument impossible de se sauver;
2. qu'on ne peut pas se sauver non plus tant qu'on demeure volontairement hors du corps de l'Église.


Catéchisme du Diocèse de Luçon, 1928, p.104
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