LA TUNIQUE DÉCHIRÉE - Tito Casini

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Message  Monique le Mer 11 Mar 2020, 5:10 pm

LA TUNIQUE DÉCHIRÉE - Tito Casini

Lettre d'un catholique sur la réforme liturgique
avec la préface du Card. ANTONIO BACCI



« Ils se sont partagé mes vêtements entre eux » (Jn. 19,24)


PRÉFACE DU CARD. ANTONIO BACCI


Cité du Vatican, 23 février 1967


J'ai été invité à faire une brève présentation de ce petit livre de Tito Casini. Je ne peux pas et je ne veux pas refuser, au contraire, je le fais volontiers, même si c'est avec quelques réserves, à la fois parce que je connais Tito Casini depuis sa première enfance et que je l'apprécie comme l'un des premiers écrivains catholiques d'Italie pour ses libertés, caustiques et sincères, qui me rappellent l'air pur et montagnard de sa Firenzuola et de la mienne, et parce qu'il est un chrétien tout entier et peut répéter ce qu'un ancien écrivain sacré disait de lui-même : ''Christian est mon nom, le surnom catholique'' et enfin, parce que si cette écriture peut paraître à certains peu respectueuse, chacun doit reconnaître qu'elle n'est dictée que par un amour ardent pour l'Église et sa décoration liturgique.


En tout cas, on peut et on doit affirmer que ce qu'il écrit dans cette brochure n'est jamais contre ce que le Concile Vatican II a établi dans sa Constitution liturgique, mais plutôt contre l'application pratique de la Constitution liturgique, que certains innovateurs enthousiastes et exagérés voudraient faire à tout prix. Et ne parlons pas de ce que, à ce niveau glissant, certains font avec les soi-disant dîners eucharistiques, avec les messes-bruit, avec les messes-yè-yè, avec les messes des gros cheveux, et "d'autres choses dégoûtantes similaires".


Je le fais volontiers, ai-je dit, car je pense que ces pages, qui rappellent les pages encore plus fougueuses, audacieuses et sans scrupules de Sainte Catherine de Sienne, sauront redresser certaines idées et faire le bien.


A SUIVRE...


Dernière édition par Monique le Dim 26 Avr 2020, 1:00 pm, édité 4 fois
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Message  Monique le Sam 14 Mar 2020, 1:00 pm

J'espère donc que les personnes concernées pardonneront généreusement à l'auteur certaines phrases qui peuvent leur sembler inintéressantes, reflétant le fait qu'elles ont été écrites non pas pour offenser, mais seulement parce que le cœur a été exacerbé par certaines innovations, qui semblent et sont de véritables profanations.

De plus, il y a toujours quelque chose à apprendre pour tout le monde ; même de la voix des laïcs, surtout ceux qui sont, comme Tito Casini, de parfaits catholiques.

Et ici, je ne peux m'empêcher de rappeler qu'une Fédération internationale pour la sauvegarde du chant latin et grégorien dans la liturgie catholique a été créée, une Fédération qui compte d'innombrables personnes de toutes les classes sociales de onze nations, et qui a son siège en Suisse, à Zurich. Elle publie un magazine intitulé "Una Voce", une expression latine qui, pour nous, peut aussi être italienne, car notre langue nationale, comme on l'a dit, est presque un dialecte latin ; et le latin de la liturgie, héritier du "sermo rusticus" parlé par le peuple, peut être facilement compris, au moins en grande partie, mieux que certaines traductions barbares, pour lesquelles traduire équivaut à trahir.


A SUIVRE...
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Message  Monique le Mer 18 Mar 2020, 12:25 pm

Dans le numéro de janvier de cette année, ledit magazine affirme qu'il "se sent le devoir de dénoncer certaines situations de fait, qui ne correspondent absolument pas au renouveau souhaité par le Conseil". Ladite Constitution du Conseil (art. 36, 1) a établi comme principe général la préservation du latin dans les rites sacrés, tout en permettant que dans les leçons et dans certaines parties de la Messe le vernaculaire puisse être utilisé, si cela est jugé utile pour une meilleure intelligence du peuple. Mais l'utilisation totale et exclusive de la langue vernaculaire, comme cela se fait dans de nombreuses régions d'Italie, n'est pas seulement contre le Conseil, mais provoque également une intense souffrance spirituelle pour de nombreuses personnes.


Je pense donc que la pétition envoyée à la Conférence épiscopale par la section italienne de ladite Association internationale pour la sauvegarde de la langue latine et de la musique sacrée dans la liturgie catholique mérite une considération attentive et favorable, afin qu'il n'arrive pas que, alors que la messe est célébrée dans un mauvais italien, et les autres rites sacrés dans la langue vulgaire, et aussi en espéranto, le latin - la langue officielle de l'Église - soit alors totalement interdit des rites sacrés comme un chien lépreux.


Il semble donc opportun que, au moins dans les cathédrales, les sanctuaires, les centres touristiques et partout où il y a un nombre suffisant de membres du clergé, on célèbre au moins quelques messes en latin, à des heures fixes, afin de répondre au juste désir de ceux - étrangers et Italiens - qui préfèrent le latin au chant vernaculaire et le grégorien à certains chants vulgaires qui tentent aujourd'hui de le remplacer, certainement avec peu de décorum du culte catholique.


+ Antonio Card. Bacci.


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Message  Monique le Jeu 26 Mar 2020, 10:48 am

INTRODUCTION


Cette "lettre", écrite avec un stylo si différent - comme il peut sembler aux lecteurs de beaucoup d'autres de mes pages - de mon habituel, est restée longtemps dans mon tiroir, hésitant et espérant. Hésitant, dis-je, à cause de son audace, expérimentant, de la part des autres, un retour à de meilleurs conseils, qui m'aurait fait détruire, comme quelque chose de superflu à présent et avec la joie la plus reconnaissante, ce que j'avais composé avec tant d'amertume.


Il s'agit de la Liturgie, attaquée - dans ses formes, dans sa langue, dans sa voix - par un groupe de "novateurs", ou "progressistes", vieux et arriérés comme l'évêque Scipione Ricci et son Grand-Duc Léopold ; et les lecteurs qui me connaissent pour ces autres pages, pour l'amour avec lequel j'ai essayé de célébrer la beauté de l'"Épouse de Dieu", n'ont aucune raison de s'étonner que, pour sa défense, j'aie changé ma plume en épée. Fortis est ut mors dilectio, dura sicut in-fernus aemulatio.  (Fort comme la mort est amour, dur comme l'enfer est envie.)
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Message  Monique le Sam 04 Avr 2020, 9:34 am

Ces pages étaient déjà entre les mains du Linotypiste l'été dernier, et ont été, par moi encore hésitant, retirées, dans l'espoir que je dise, à la lecture de tripudiando, la lettre apostolique du Saint-Père (*Montini), Sacrificium laudis, qui a rejeté avec tant de force et une telle suavité d'arguments les prétentions et les engagements du modernisme à l'égard des louanges divines : "Nous avons appris que (... ...) au sein du Bureau des Chorales, les langues vulgaires sont réclamées et l'on veut encore que le chant dit grégorien puisse être remplacé ici et là par les chants à la mode aujourd'hui ; certains demandent même l'abolition de la langue latine elle-même. Nous devons avouer que des demandes de ce type nous ont sérieusement bouleversés et attristés ; et le problème se pose de savoir où cette mentalité et cette intolérance, jusqu'alors inconnues, sont nées et pourquoi elles se sont répandues...".


Se référant, à cet égard, aux normes de la Constitution liturgique, le Pape (*Montini) rappelle : "Il ne s'agit pas seulement de préserver la langue latine - langue qui, loin d'être tenue en peu d'honneur, mérite certainement d'être fortement défendue, étant dans l'Église latine une source très fertile de civilisation chrétienne et un très riche trésor de piété - mais il s'agit aussi de conserver intacts le décorum, la beauté et la vigueur originelle de ces prières et chants (...). ...) Il est donc étonnant que, secouée par un bouleversement soudain, cette façon de prier semble à certains intolérable...". Et, ayant réfuté une objection sans fondement sur le latin, il poursuit, avec une image aussi belle qu'expressive : "Le Chœur auquel on enlève cette langue, qui dépasse les frontières de chaque Nation et qui se fait connaître par son admirable force spirituelle, le Chœur auquel cette mélodie qui monte du fond de l'âme - le chant grégorien, nous voulons dire - serait semblable à une bougie éteinte, qui n'éclaire plus, n'attire plus les yeux et l'esprit des hommes...". La sagacité n'enlève pas mais ajoute de la vigueur au refus, avec lequel la Lettre conclut, d'accorder, avec l'abandon du latin et du grégorien, "ce qui pourrait (...) sûrement affaiblir et attrister toute l'Église de Dieu".

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Message  Monique le Jeu 09 Avr 2020, 9:46 am

Il y avait vraiment, pour nous, quelque chose à apprécier et à espérer, et nous l'avons apprécié et espéré, comme on l'a dit ; mais pour peu, pour pas plus de quinze jours, combien d'entre eux ont à peine couru entre la Lettre du Saint-Père (15 août) et la "Semaine liturgique" suivante (29 août-2 septembre), qui a relancé, en élargissant le champ, le vernaculaire et les "chants", avec un programme ayant ces points parmi d'autres : "Préparation d'une traduction des Psaumes, qui serait de nature officielle et servirait pour les Vêpres et l'officiant... Révision et adaptation dans la langue nationale des rites de la bénédiction eucharistique" [nous avons entendu un essai à ce sujet :  «Tanto grande Sacramento veneriamo proni»]. "Préparation d'une traduction du simplex graduel et des mélodies pour les textes en italien. Traduction, qui deviendra officielle, des prières communes utilisées dans toute la nation : exemple, Angelus Domini, Litanie Lauretane" et caetera et caetera : toutes choses, comme chacun le voit, qui sont à la Lettre du Saint-Père comme le non au oui ; et c'est alors que ces pages sont retournées à l'imprimeur... où ils sont restés immobiles, toujours hésitants et espérant, jusqu'à ce que, à l'automne dernier, un nouvel assaut soit tenté avec des destructions encore plus vandales, que le Pape a arrêté avec son grand discours du 13 octobre, rappelant aux membres du Consilium "le sens du sacré qui suscite le respect pour de telles cérémonies que l'Église utilise pour le culte divin ; le respect de la tradition, dont nous avons reçu un héritage précieux et vénéré", et condamnant "la fureur iconoclaste, festinatione presque iconoclastarum propria, que tout voudrait réformer et changer. ..»

Nous savons que l'assaut continue, et c'est ainsi que toute hésitation a cessé : c'est ainsi que, nous prévalant de la "liberté, voire du devoir" reconnu et inculqué aux laïcs par le Concile, même s'il est nié par le Consilium, de dire leur "sur ce qui concerne le bien de l'Église" (Constitution De Ecclesia), nous commençons enfin ces pages.

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Message  Monique le Jeu 23 Avr 2020, 12:47 pm

Ce bonus ? C'est-à-dire, avec quel espoir ? Nous répondons : rien dans l'homme, tout à Celui dont la confirmation a fait de nous des soldats. Forcés de nous battre en tant que partisans - avec l'intempérance, possible, des partisans - il nous arrive, malgré la disproportion de l'affrontement, de repenser les paroles qu'un grand partisan de Dieu, Matatia, adressait à ses enfants mourants : "Maintenant, l'orgueil et la subversion prévalent. C'est pourquoi, mes enfants, soyez zélés et fermes dans la foi... ''


Armés de la foi, nous combattons et nous combattrons, pour Israël au sein d'Israël, pour l'Église au sein de L'Église, conscients de ces mots, ''Je ne suis pas venu pour apporter la paix, mais l'épée'', offrant à Dieu aussi cette douleur d'avoir à faire la guerre à des "ennemis" qui sont nos frères bien-aimés - des laïcs, comme nous ou des ecclésiastiques, en tant que destinataire éminent de cette "lettre", dont, par respect, nous omettons le nom.


Tito Casini


Florence, 22 février 1967, fête de la Chaire de Saint-Pierre, V anniversaire de la Constitution Apostolica Veterum Sapientia.


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Message  Monique le Mer 29 Avr 2020, 10:42 am

"JE SUIS CHRÉTIEN"


Votre Éminence,

Je pense à Vous il y a quelque temps, en lisant, dans l'"Osservatore Romano", un épisode qui s'est passé il y a trente ans, qui m'a fait trembler d'émotion ... Comment vous êtes impliqué, comment j'ai et dans ce que j'ai pensé de vous, j'ai vu que l'épisode a été brusquement réveillé en moi le "7 mars" : Vous me connaissez déjà, pour cela, et vous ne pouvez pas être surpris.

C'est précisément à Rome, 11 septembre 1932, au cours des travaux commandés par Mussolini sur la Via dei Fori Imperiali a été ouverte. Entre autres choses, une église - Santa Maria in Macello Martyrum - lui était chère, chère, dans son antiquité, à beaucoup, pour tant de raisons religieuses et sentimentales, mais pas considérée comme d'un poids suffisant pour empêcher la destruction. C'était au point, c'était de briser un mur portant l'image pieuse d'un Jésus crucifié très vénéré par le peuple, et la commission a été invitée à démarrer, composée d'artistes et d'un évêque présent à l'œuvre. Le rendez-vous - compte tenu de la valeur artistique modeste de la peinture - il y avait aussi l'évêque "pouce en bas", et un travailleur a été ordonné de démolir. À contrecœur, et sans le cacher, l'homme a alors ramassé la pioche, mais s'est tenu là, sans la soulever, hésitant, jusqu'à ce que, s'adressant à l'évêque, confondu peut-être avec un simple prêtre, il ait dit: "Révérend, je suis chrétien: je n'en ai pas envie de ... Si vous voulez vraiment, donnez au moins les premiers coups ''. L'évêque rougit, tout le monde se tut, regarda de nouveau la fresque, vit qu'elle était possible, qu'elle méritait, et le crucifix resta.

Je ne sais pas, l'articulateur - Alberti - ne nous dit pas qui était l'évêque, mais je suis sûr que cela ne pouvait pas être vous: qu'à sa place vous auriez accepté la proposition de l'ouvrier, vous auriez récupéré cette pioche, et, donnant au geste une signification symbolique, tranquillement vous auriez frappé ces coups, vous auriez coopéré pour détruire cette église "ancienne" et "non fonctionnelle", même si les "esthètes" l'aimaient et y portaient plusieurs siècles de souvenirs, de dévotion, d'amour. Vous l'avez fait, Votre Éminence, vous avez réussi à le faire - avec beaucoup d'efforts et l'aide des autres, bien sûr, je vous quitterai donc pour votre propre bien à partir de maintenant - dans une mesure beaucoup plus longue et avec un cœur plus malhonnête, le 7 mars 1965, et ici je ne parle pas, Votre Éminence, de ce début que vous avez donné, avec vos choix, vos déclarations, sur la question, barbarement subversives, au ravage qui a été fait dans de nombreuses églises et s'il s'agit de faire des autels, des tabernacles, des balustres, des statues, des chaires, des frises érigées par l'art, à travers les siècles, à la gloire et au service de la Foi. Non pas des églises dont je parle ici, mais de l'Église, splendide Mère divine à qui j'appartiens comme vous et m'appartient comme a vous, de sorte que mon droit et mon devoir d'utiliser cette plume pour elle, d'élever la voix pour elle.

Vous ne l'aimez peut-être pas, vraiment? Pouvez-vous être désolé ou étonné que vous cachiez ici un laïc comme religion en tant que personne du clergé, peut-être évêque et cardinal en plus? Sans se rappeler que Dieu, lorsque les prophètes tralignano, peuvent également se servir d'un âne, il a osé parler de l'âne pour les rappeler - et je vous souhaite l'humilité de Balaam, à mes égards - à ma qualité de profane, je fais appel, précisément pour ce faire ce qui à moi-même dans le passé aurait pu paraître audacieux, même dans l'intention la plus droite.
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Message  Monique le Ven 01 Mai 2020, 9:43 am

Il nous réconforte, d'autre part, de le faire à l'exemple d'un homme d'Église qui a parlé à l'Église, attirant les hommes d'Église - du plus bas au plus haut degré de dignité ecclésiastique - avec une liberté jamais vue auparavant et jamais après, et le Concile a été exalté, par la foi, qui est extrémité profonde et sublime poète-apologue. Je dis de Dante, Votre Éminence, que vos frères ont honoré en venant en si grand nombre de Rome à Florence ; que les papes ont rivalisé pour l'honorer, et cela vaut pour tout Paul VI qui, entre autres, lui a donné son motu-proprio Altissimi cantus solennel, qu'il n'ignore pas mais loue, en signe de son zèle, de son fort amour filial pour l'Église, de son invective contre les gens d'Église qui ne l'honoraient pas : "officium iudicis ct correctoris, quod sibi vindicat, ipsi conciliat, praesertim cum lamentabilia vitia carpit . ..»


Je parle agréablement dans un article - En signe de conscience chrétienne - de la question de savoir si ce qui m'a poussé, Votre Eminence, à écrire ceci, un théologien pieux et cultivé, que pour le bien de sa paix je ne mentionne pas, dit que devant certaines "déviations" des bergers "le pire des ennuis serait l'assentiment du troupeau.... et les suivants" ; la citation du chapelet de laïcs qui se sont rebellés, en s'excusant, avec clameur, avec scandale, et l'Eglise les a déclarés saints ; rappelle le "sensus fidelium qui a alarmé les chrétiens contre les nouveautés d'Ario et de Nestorio", et la libération conditionnelle, en passant, de Sant'Ilario : "les oreilles des fidèles sont plus catholiques que la bouche de certains évêques". Nous croyons, Votre Éminence (je dis nous, et non moi, car nous sommes nombreux pour y penser), que nous sommes à cela, et nous nous faisons percevoir comme un devoir des militants catholiques de tirer la sonnette d'alarme et de résister ... Si cela vous arrive, faites-le trop grossièrement, si la plume accusait, comme je le sens, le tremblement de l'indignation, je vous informe que je pardonne cette dette de libération conditionnelle d'un pape, Pie XI, à votre confrère, Monseigneur D'Avack, évêque de Camerino, qui la renvoie dans une prémisse écrite forte au livre d'un de vos amis et des miens, le célèbre Don Milani : "Saint Ignace, qui connaissait les passions, a dit sur une magnifique page où il est écrit : ''que toutes les passions doivent être recréées, mais de l'irascible peu doit être préservée" ce que l'évêque a ajouté, et je fais mien son souhait: "Que le Seigneur fasse que même si j'ai été trop vif et fort, et même dur, ce soit l'effet de la seule charité divine" Cette charité, me permettez-vous d'ajouter, qui m'a poussé, plus que Traitez Don Orione, à dire à son évêque, qu'il avait dissous sa Congrégation naissante : "Je pense que demain Votre Excellence ne pourra pas, en conscience, je célébrerai la sainte Messe" (Don Barra, dont j'apprends cet épisode, raconté par Don Orione lui-même, comme en Notre-Temps, parlant d'un "péché de silence", peccatum taciturnitatis ainsi défini par les théologiens, "dont se rendent coupables les chrétiens habitués à rester indifférents aux problèmes de l'Église").


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Message  Monique le Sam 09 Mai 2020, 10:48 am

Non pas à partir d'aujourd'hui, mais aujourd'hui plus clairement, nos oreilles sentent la présence de termites dans les poutres de l'Église : Des termites laïques, modernistes, marxistes, protestants, qui rongent allègrement, disons, détruisent, sous couvert d'une intention déclarée, de ne condamner personne, ou du moins de le faire à voix basse, réservant la condamnation et la voix forte et le mépris à ceux qui, comme nous, déplorent l'agitation, En effet, l'alarme, bien que dans la ligne du Pape (comme je peux l'ajouter en relisant ces pages aujourd'hui) qui dans sa Lettre pour le Congrès Théologique de septembre dernier a dénoncé les "dangers des idéologies modernes erronées, dont la virulence est telle qu'elle menace de subvertir les bases très rationnelles de la Foi". Avec lequel je reviens vers vous, vers votre "7 mars" : "le vôtre", quelle que soit la part que vous y avez prise, à l'issue d'un somptueux déclaré par vous-même en action, dans votre diocèse, depuis plus de dix ans, avec une justification qui justifierait, cela devient cohérent, quoi que vous soyez : "dans l'esprit et les aspirations qui ont conduit à la Réforme" : un arbitrage, en termes de disciplines, un examen libre, en termes de culte, qui autorise toute "expérience", de quelque côté que ce soit, et ils ont fait et font une école, comme on le voit - dans le domaine liturgique - dans de nombreuses églises, où chaque prêtre en fait son pape en battant le rappel et en passant ses propres dispositions, déjà au-delà et en dehors des dispositions légitimes, je veux dire du Conseil.


Il est vrai que, quant à la manière, vous avez agi différemment de l'orthoptère maintenant nommé.


Il serait vraiment inconvenant et injuste, Votre Éminence, de parler en votre nom des termites, bien que je vous considère - sans préjudice de votre intention, qui était et est en toute sécurité l'opposée - comme le plus redoutable insidieux, après l'homme de Wittemberg, et ignorant que le pouvoir de Scipione Ricci, dont le champ d'action est un petit diocèse, d'intégrité, de compacité, de l'UNITÉ de l'Église, toujours jaloux de ce tant soit peu d'en faire son premier titre : "Et unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam . .. "Les termites, en effet, se cachent, en silence, dans l'obscurité, alors que chez vous, moins clair, je ne dis pas obscur, il n'y a que la manière dont vous êtes parvenu au lieu, utile et nécessaire pour travailler : le lieu, dis-je, du président de ce Conseil établi pour la bonne exécution d'un décret conciliaire en quelque sorte "en soi bon", qui devait être, entre vos mains, déformé, violé, détruit, je vous considère comme un "papier chiffon". Là sont arrivés, et choisis par vous vos auxiliaires, vous avez, dictatorialement, toujours agi au grand jour (caméra, autant que possible, à côté) et le "7 mars", votre Vittemberg, la mise en mouvement de "votre" Réforme, l'a été précédé et accompagné, ne cherchant pas les réformistes et l'argent pour le faire, à donner un compte déboussolé par la propagande pour se souvenir nécessairement de l'inauguration de certaines célèbres "œuvres du Régime" (et du pauvre saint Thomas d'Aquin 1, si au ciel on pouvait souffrir disent qu'ils coïncident avec la Terre ! )


Ce jour-là, Votre Éminence, j'ai béni Dieu, qui avait une bonne fièvre "russe" (c'était dit : ne faites pas attention à vos Fanti 2 et fantaccini de cette partie) m'avait épargné d'aller à l'église, d'assister, dans mon église catholique, au cousin, la gale a été immédiatement appelée, "service divin". Les effets de la fièvre, certes, mais il m'a semblé, ce jour-là, depuis la Lutherplatz à Worms, entendre, au milieu d'une grande joie, s'écrient : "Enfin !''


1 Le 7 mars, fête de saint Thomas d'Aquin, selon le calendrier antique de Rome.
2 Guido Fanti était le syndaco communiste de Bologne (ed.).


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Message  Monique le Sam 16 Mai 2020, 7:55 am

DIMANCHE DE LA PASSION


C'était le premier dimanche de Carême et - le dimanche de Laetare pour vous - c'était pour moi, comme pour beaucoup d'autres, un dimanche de passion. Je pense en effet à la Passion ( à Lui, et je le vois, maintenant, dans l'image contre laquelle l'ouvrier n'osait pas retirer la pioche) ; Je pense que le traité du Vangelo di San Giovanni auquel l'Église, au fil des siècles, a attribué ou mieux reconnu, toujours, tellement de valeur symbolique : "Les soldats, donc, quand Jésus fut crucifié, prirent et dispersèrent ses vêtements, y compris la tunique. La matière était autrement incongrue, tissée d'une seule pièce, et ils ont dit : "Ne la déchirons pas : tirons au sort ceux qui la touchent. Et c'est ce qu'ils firent, accomplissant ainsi l'Écriture .'' Mais c'était la fièvre, Éminence, ou que la robe, entière ou en morceaux, communique qu'une veste, mais ce jour-là, je vous ai vus, et ces sept-là sont restés dans mon esprit, en train de faire, sur la tunique de Jésus, inconnue et sanglante, ce que les soldats n'osaient pas, ce qu'aucun n'avait jamais osé faire dans ce qu'elle signifiait. Je vous ai vue, et je vous vois, le déchirer, ce vêtement, cette figure et ce lien de l'unité des croyants en le Christ, passé, présent et futur, le mettre en pièces, en lambeaux, avec un feu de cheminée, dont on dirait qu'il s'agit plus de JE DÉTESTE que du mépris avoué de votre part, ce qui vous fait penser que vous êtes vraiment en train de délirer, mais en vous et dans les vôtres, Éminence !


Un an et plus s'est écoulé, en fait, depuis le début de votre Réforme (un an et demi pendant la fureur du morcellement et de la destruction est devenu, pour le dire avec Paul VI, même "vertigineux" : les protestants ne sont pas arrivés à la fois en plus de quatre cents ans) et nous avons encore du mal à croire que cela ait été possible. Incroyable, c'est le mot ; et nous nous demandons, Éminence, ce que ceux "que ce temps appellera anciens" diront de vos 7 mars : si Dieu le veut - comme nous l'espérons - pas si anciens que vous ne puissiez y survivre, comme vous avez survécu, condamné et reconnu, votre frère et précurseur de Pistoia. Ils diront... se moquer de moi pour croire encore à ces sutures... ils diront que ce n'est pas pour rien que le diable a enlevé sa chaîne et son collier, abolissant le prix d'un grand pape, Léon XIII, et d'un très grand autre, Pie XII, et d'un grand du pape, Jean XXIII, à un prescrit et un réécrit à l'Église et à un conservateur soigneusement conservateur contre le subvertit de satan. Il est certain que, pour subvertir, l'excellente règle est de diviser - Diviser et régner : le contraire de Unum sint - et c'est vers cela que tend votre Réforme, Éminence, et qui voudrait en douter ? de votre intention personnelle.


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Message  Monique le Mer 20 Mai 2020, 9:35 am

D'où la jubilation de l'ancienne église, ce 7 mars. Si nous n'avons pas entendu dire que dans le fantasme ghignar Luther de son monument à Worms - où des cattici du «dialogue» ont récemment reçu des fleurs - et pour vous adresser ses remerciements, nous nous sentions bien, nous en personne, nos maçons se réjouissent, à cette époque : se réjouir comme une grande victoire impensable gracieusement perroquet donnée par l'ennemi lui-même, l'Église, pour couronner une longue bataille perroquet, menée également comme au parlement, contre une langue qui n'avait, parmi mille qualités brillantes, qu'une seule aux yeux perroquet défaut: être la langue de l'Église, de son unité, de sa catholicité, de sa prière.


L'histoire enseigne, depuis le début du monde, ce qu'elle est, aux effets de l'unité dans tous les sens, l'unité de la langue. "La terre", note la Genèse, "était «était tout d'une langue et d'une seule parlée», c'est-à-dire était le rythme. Le désaccord s'appelait Babel, "parce que là, la parole de tous les hommes était confuse", et il y avait les guerres. L'Eglise, "de langue", dans son universalité, comme "d'autel", a toujours été vue par les peuples - et aujourd'hui plus que jamais, plus que jamais aujourd'hui fatiguée de la guerre, plus que jamais aspirant à l'union, aspirant à la paix - venez l'Antibabel, reconnaissant dans sa langue le ciment de l'unité qu'elle possédait, désirée par tous. "Ex omni gente magnum vinculum unitatis : admirable lien d'unité entre tous les peuples". Pie XI qui appelle ainsi le latin , prenant de ses prédécesseurs un motif qui passera à ses successeurs, tous également jaloux de Gardez-le l'Église et pour elle dans le monde. "L'Eglise, en effet, a-t-il dit, comme elle embrasse tous les peuples et durera jusqu'à la consommation des siècles, a besoin par nature d'une langue UNIVERSELLE, IMMUNITAIRE et NON VOLONTAIRE : ... sermonem suapte natura requireit universalem, immutabilem, non vulgarem" : le latin, précisément, cette langue, est le même pape qui parle, "dense, riche, harmonieux, redondant avec majesté et dignité" ; cette langue "que nous pouvons à juste titre appeler catholique : dicere catholicam vere possumus" : des mots qu'un autre pape a fait siens, en ajoutant, à ce propos, cet autre : "un lien des plus étroits par lequel l'âge de l'Église se lie admirablement au passé et au futur : vinculum peridoneum, quo praesens Ecclesiae aetas cum superioribus cumque futuris mirifice continetur".


La langue, donc, providentielle ("langue de Dieu", dirait-on, d'autres l'ont appelée : "lingua qua locutus est Deus"), au sens strict du terme. Il est expressément affligé par le Pape Pie XI, qui continue à qualifier le discours de Lazio une sorte de parler   "miraculeusement prédestiné, regardez  en comparaison" pour servir l'Église, prédestiné à rester à Rome", siège social par excellence de l'Empereur, qui est également très populaire : au siège  d’être peut-être venu comme un héritage " éd. La pensée de Dante, trop connu pour que ses vers soient répétés.


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Message  Monique le Sam 30 Mai 2020, 8:45 am

"LANGUE PRÉDESTINÉE"


Ne soyez pas, archéologie du modernisme, fanatiques des "origines", de vous étonner de notre ascension vers les hauteurs. J'ai vu comme ou pas, la vérité est que le latin montre pour tous les signes sa prédestination à devenir la "langue catholique" : ce latin auquel Virgile fait déjà prophétiquement dire de la Sybille: "Voici Dieu ! ("Ait : Deus ! Ecce Deus !") et avec qui lui-même annoncera son avènement ("Iam nova progenies coelo demittitur alto") ; ce latin qui seul, à Jérusalem, au milieu des clameurs de l'accusation et de la mort, a dit et défendu, par des lèvres romaines même féminines, l'innocence ("Nihil tibi et iusto illi ! "Quid enim mali fecit iste ? ) Et sur le Calvaire, par la bouche d'un soldat de Rome, s'est écrié, un cousin du monde, sa divinité : "Vere filius Dei erat iste !


Préservateur de ce Sang, propagateur, pour sa mission, de ce cri, à porter "mais au tremblement de la terre", l'Eglise a fait sien ce langage, en  faisant le signe et l'instrument de cette "unité" qu'Il avait liée, avec la prière la plus ardente, à son sacrifice. Il l'a fait sienne et il l'a maintenue et défendue avec beaucoup plus de jalousie que ses enfants, se multipliant et s'étendant - s'universalisant, je dis bien, dans l'espace et dans le temps - pouvaient, sans ce "lien", s'aliéner d'elle et entre eux. Il l'a maintenue et défendue - ou plutôt, il lui a fait aimer, le dotant de la poésie sublime, des plus douces harmonies - surtout dans ce qui, par sa nature et sa définition, est le plus étroitement lié, la prière, fidèle à la liturgie de l'Apôtre, à laquelle il ne suffit pas aux chrétiens d'honorer Il a donné, "avec une seule âme," mais aussi "avec une seule bouche" : "ut unamimes, uno  pregare, honorificetis Deum" : une ressemblance, pour ainsi dire, des armées célestes, et presque en chœur avec elles - Je lis, "image de la cité céleste" - où je chanterai d'une seule voix, "une seule voix", dans sa merveilleuse préface à la Trinité et  au Dimanche, la louange à l’Éternel.


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Message  Monique le Ven 05 Juin 2020, 12:48 pm

"Quelle idée sublime", dit De Maistre, le grand champion "laïque" de l'Eglise de l'unité, digne en cela de figurer en tête avec Dante, "celle d'une langue universelle (le latin) pour l'Eglise universelle ! Les femmes sont pôle par pôle, les catholiques qui entrent dans une église de son rite sont chez lui, dans sa famille, et rien n'est étranger à ses yeux. Quand il arrive sur place, il entend ce qu'il a entendu tout au long de sa vie et peut mêler sa voix à celle de ses frères : il les comprend... "Et laissant le lyrisme de la philosophie et de l'histoire, il ajoute : "La fraternité des femmes qui en résulte est un langage commun, un mystérieux lien d'une immense force. Au IXe siècle, Jean VIII, un pontife trop condescendant, avait accordé aux Slaves la faculté de célébrer dans leur propre langue, ce qui peut surprendre ceux qui ont lu la quatre-vingt-quinzième lettre de ce pape, dans laquelle il reconnaît l'inconvénient d'une lettre. Grégoire VII a révoqué cette fois, mais pas avec le temps des Russes, mais je dois combien cela a coûté à ce grand peuple " : cela vaut la peine de dire au détachement de Rome et ils tombent sous la juridiction des «papes» qui auraient pu être, ici chefs d'État, chefs de l'Église et «impies», dont le nom était Staline.


Le regret que les minorités alloglottes fassent parler le peuple par rapport à l'état un, de l'ordre civil comme lien de fraternité, d'unité, d'attachement à la patrie est une langue commune (eh bien nous, Italiens, nous le voyons chez nos peuples voisins !) et ainsi, religieux dans l'ordre, est des fidèles des différents peuples par rapport à leur patrie spirituelle, à l'unique et sainte notre mère l'Eglise. Le schisme et l'hérésie ont toujours été contre le latin, l'universel, pour le vulgaire, le national, sauf à le regretter et à l'envier devant les fruits, c'est-à-dire la stérilité, vue en action, des sarments coupés de la vigne, par rapport à ceux qui sont restés et lui restent unis. Les langues nationales représentent, là où le passage n'a pas encore eu lieu, le premier pas vers les "églises nationales", admises et favorisées et souhaitées, avec les flatteries et les menaces, par les ennemis - verts ou rouges - de l'Eglise, bien conscients que la division et la destruction en seraient une pour elle. L'histoire contemporaine d'Oria, c'est l'histoire d'aujourd'hui, qui continue le récent et l'ancien. Mindszenty ne serait pas, en fait, relégué, Beran ne serait pas ici en exil, Wyszynski ne serait pas empêché, et beaucoup d'autres, eux et nos frères et sœurs, ne seraient pas en prison mais libres et honorés et payés si leur catholicisme ne parlait pas le latin si l'Église du perroquet n'appartenait pas à Rome mais à Budapest ou Prague ou Moscou ou Pékin. Il est très significatif, et cela devrait vous faire beaucoup réfléchir, qu'en Pologne - où le gouvernement fait ce que nous savons tous pour nationaliser et donc anéantir l'Église - l'Épiscopat, avec son cardinal à sa tête, limite la traduction de votre réforme, limite la traduction en langue nationale à la seule Épître et à l'Évangile.


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Message  Monique le Lun 15 Juin 2020, 8:07 am

LATINO EAT CORIANDOLI


Une unanimité, une prière, une voix. Alors, Pour honorer le Dieu, de la manière la plus digne, dans cette langue prédestinée - une et universelle; de chacun, également à cause de personne en particulier; vivace, toujours verte, comme l'olivier, " éternelle ", comme la plante de ce nom - l'Église, son Épouse Divine, a composé, comme on l'a dit, en composant des mots et des récits bien connus, la plus sublime des liturgies, à exécuter aux moments où l'on pouvait faire jaillir du cœur le cri du psalmiste : " Que c'est beau, Seigneur, tes tabernacles ! Et celui qui entrait, inconnu, pour regarder et écouter, restait là, frère, pour adorer fraternellement.


Il ne vous est certainement pas inconnu, Votre Éminence, combien, dans le passé, sont venus à l'Église par une église : combien - pour dire avec Dante - ont suivi l'Époux pour l'amour de l'Épouse, vu dans ses rites, dans ses chants, dans sa pure beauté extérieure. Vous ne devez pas non plus ignorer combien, au contraire, aujourd'hui, après votre Réforme, devraient s'en éloigner, se désoler, en poussant le cri même de Jérémie : "Que l'or n'a jamais terni ! Venez, la belle couleur a changé ! Est-ce là ou est-ce la ville de toute beauté, la joie de toute la terre ? "Triste questionnement pour lequel je ne vous dirai pas, Votre Éminence : "Donnez-moi une réponse" (comme le "répondez-moi" sonne dans votre version du Vendredi Saint Jésus ici avec tant de raison de vous demander : ''Qu'avez-vous fait?" ) La réponse, en fait, vous nous l'avez déjà donnée, caméra à côté, dans votre conférence de presse du 4 mars 1965 où le mot "réforme" (typiquement protestant) est revenu sur vos lèvres avec la fréquence et le plaisir du mot "aimer" vos petits amis : j'ai compté (j'ai le texte à la main), une quarantaine de fois. Permettez-moi de vous répondre, et, comme vous l'avez été avec nous, nous sommes avec vous, non sans vous dire que dans votre dureté à notre égard, nous reconnaissons le zèle sincère (et nous aimerions, en cela, le changement), comme nous reconnaissons l'humilité, les tentations de tout faire à tout le monde, petit avec les petits, les gens avec les gens (même si, à notre avis, c'est hors de propos ), dans ce qui pourrait même sembler une faiblesse aux yeux des autres : les caméras, à titre d'exemple.


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Message  Monique le Jeu 25 Juin 2020, 5:57 am

Les caméras, en fait, les vôtres, dont vos prêtres aiment à plaisanter comme si, au lieu d'un ennui inévitable, elles étaient votre passion. Malignano, en fait, ces gens malicieux (je l'ai entendu l'autre jour à Bologne), qui, étant passés de cette vie à l'éternité et non heureux, comme il semblait, avec le Paradis, non heureux, tout aussi non heureux, avec le Purgatoire, étaient là : "Votre Éminence, tout ce qui reste est l'Enfer ...". Et vous, après réflexion : "Y a-t-il des caméras en enfer ?" Malin, ai-je dit, et malin de vous signaler, mais je vous avoue que je n'ai moi-même pas trop bien pensé à vous, je dis de votre goût, de votre sens du recommandable, de l'opportun, en vous croisant plusieurs fois, je dis à votre image la télévision, ludique engagée pour lancer des confettis avec une vigueur justifiant votre permanence dans le service malgré la loi des Soixante-quinze (Ad multos annos, Eminence, si on nous permet le latin) : Trop, voire pas du tout, s'il vous est arrivé, comme je l'ai lu dans les jours, dans ce dernier carnaval, de pertes, dans la chaleur, la bague, au moins que vous n'ayez pas voulu appliquer le nisi efficiamini au point de jouer, sur la place, à l'apparence du cochon d'Inde, qui l'avait, ma bague, indépendamment du dicton qui vous exhorte à plaisanter avec les valets (et même avec les valets) mais respecter les saints, s'ils sont saints . .. comment la dignité épiscopale serait à nos yeux. Ce qui, toujours à nos yeux (et signifie qu'il peut ne pas sembler ainsi aux autres), n'a pas semblé moins déplacé dans ce grand salon de coiffure pour Lady où l'on a aussi vu, toujours à la télévision, présent et surprenant à un garage de coiffures féminines, dans lequel votre violet faisait indéniablement effet parmi tous ces petits cheveux et ces chapelles en mouvement effréné.


À nos yeux, et ce sera peut-être le souvenir, ce sera la comparaison que je fais avec un autre archevêque, qui était déjà le mien, le cardinal Dalla Costa (celui qui est allé vers le peuple, maintenant le grand mot, mais avec un style complètement différent), je ne nie pas que de telles scènes m'ont dégoûté, tout en contribuant à me donner une réponse, en image, sur le questionnement du présent : Je dis pour comprendre comment vous avez pu jeter aux porcs, avec tant de gaieté, les perles entre vos mains d'un patrimoine de foi, de piété, de poésie, de beauté au respect duquel aurait pu vous induire le respect de quinze siècles d'admiration et de vénération universelle "Quel ignorant blasphémant : Ils offensent ce qu'ils ne veulent pas dire " : je parle de goût - oui comprenez - et arrêtez vos excuses, de vous et de vos collaborateurs dans le travail de cueillette, de destruction du " vieux ", du " non fonctionnel ", qui depuis plus d'un an procède avec ferveur.


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Message  Monique le Ven 03 Juil 2020, 8:08 am

L'excuse pour nous (et je viens à votre conférence), vous la trouvez, souriante, dans quelque chose que nous avons, heureuse de l'avoir, et que vous vous vantez, au moins en cela, de ne pas avoir: le sentiment. "Ce sont des positions sentimentales", dites-vous, "sentimentales; ce sont fondamentalement des positions sentimentales, qui cependant, ou évidemment, ne sont pas des justifications sentimentales" (renoncez à comprendre le moment où l'adjectif et le nom reviennent à votre discours), et sans dire comment un fou vous les attribuez, principalement, à l'âge, ce qui en fait une faiblesse des prêtres qui célébraient, disons, la fête des noces d'or: "Même parmi le clergé ... il y a bien sûr des difficultés à certains secteurs, notamment chez les prêtres plus âgés, pour accepter facilement cette forme: je vais rompre avec une habitude qui depuis 50 ans ... Elle existe tous les jours "; et à la douce interruption du chef d'orchestre Di Schiena pour vous dire que même si vous n'êtes pas un coq de la première chanson, vous étiez un "innovateur", vous avez répondu que oui, vous êtes: "je suis un innovateur"; que tu étais déjà: "J'étais un cousin, la chose sentimentale qui coud le cousin, donc ça ne me coûte pas de les faire". Cela ne vous coûte rien, et déjà, en partie, vous les avez faites, comme vous nous l'avez dit vous-même, et nous en avons parlé, en parlant de la Réforme dans cette salle Borromini qui devait - dans «l'esprit» d'anticipation qui vous a guidé dans la déviation de la loi pour agir - voir la "messe yè-yè" envoyée.


Cela ne vous coûte rien, et nous vous croyons : vous êtes en fait cohérents en cela, vous qui n'êtes pas sentimentaux. Que les prêtres italiens, comme je le sais, ont senti le nœud dans leur gorge et les larmes entre leurs cils, ce matin du 7 mars, en prononçant les premiers mots d'un rite, le vôtre, qui a perverti, au pied d'un autel renversé, une tradition aimée par eux et par tous comme l'ancienne et jamais ancienne, toujours bonne "fontaine du village" (Jean XXIII) : tout cela Vous est du sentiment, peut-être du sentimentalisme, pour vous, et vous n'avez pas ce complexe. Vous ne l'avez jamais eu, et il faut, il faut croire que même votre première messe (cette lointaine 1914) ne vous a pas ému, en mémoire : que le latin vous dérangeait déjà, que, peu convaincu, vous avez incliné la tête à contrecœur à toutes ces révérences auxquelles les colonnes vous invitaient (et que maintenant vous avez, comme pas commode, peut-être trop servile, même envers Lui, au "président" d'une "assemblée" démocratique) : que votre genou a mal en se pliant, au milieu du Credo, à cet "incarnatus est" qui a induit en nous des sentiments de méditation et d'adoration : Que c'était une gêne pour vos oreilles que la cloche qui exigeait, en sonnant le Sanctus, de rendre l'acclamation plus festive, et à laquelle, dans notre campagne, les cloches continuaient de sonner jusqu'à ce qu'Il ne soit pas venu, ne soit pas descendue à l'Autel, afin que tous, même dehors, dans les rues ou dans les maisons, se réunissent, entendant, dans la louange et l'adoration. .. Ah ce latin !


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Message  Monique le Ven 10 Juil 2020, 7:25 am

" SENTIMENTALE " ET " INNOVATRICE ".


lCe latin a dû le déranger beaucoup, et Dieu sait combien de temps (sa culture bien connue exclut le temps, c'est-à-dire par les Latins, comme cela aurait pu être pour moi) si, non content d'entendre et d'agir, il le laissait échapper, contre 'Église, en ce qui concerne sa langue, des mots qu'une plus grande réflexion, un plus grand respect auraient laissé à ses ennemis, Maçons, marxistes et protestants, bien que dans un climat de "dialogue" (qui n'est, de leur côté, qu'un monologue pénitentiel) que dans Confiteor-peccavi-mea culpa-miserere, récité en cinère et un sac à ses pieds, avec des offres de réparation et d'amour qui finissent comme un quelconque excès pour les dégoûter et les éloigner de plus en plus de nous. Je dirai, en effet, comme vous (et pas une seule fois !) dans votre conférence, que le latin est "un diaphragme"... entre le président de l'assemblée et l'assemblée elle-même", on parle même de "casting", disons de "casting" dans l'église, ce à quoi les Réformes auraient remédié précisément "en supprimant tout diaphragme pouvant constituer une caste savante, séparée des casting analphabètes qui parlent la langue vulgaire, alors que cette autre casting parle une langue qui n'est pas vulgaire". Leur langage est un plagiat (je ne dis pas leur pensée), il représente l'Eglise (bien à vous) consommant l'ennemi des pauvres, l'ami des seigneurs : c'est un dicton, dans le meilleur des cas, qu'il avait, jusqu'à présent, jusqu'à vous, eu tort, qu'il n'avait pas compris un "h", n'avait donc rien fait pour amener les âmes à Dieu par le culte;
et oui, l'Eglise, avant vous, a eu des gens intelligents ! Et pour que l'Église s'étende, avant aujourd'hui, avant vous, dans le monde ! Et pour qu'il y ait, pendant quinze siècles, des saints, et quels saints ! Serviteurs des pauvres jusqu'à la dépense totale d'eux-mêmes et amoureux de Dieu jusqu'à l'extase, jusqu'au martyre : des saints qui, hommes et femmes lettrés consomment un saint Isidore ou des hommes et femmes lettrés consomment un saint Thomas d'Aquin, privés de celui de la Messe de la Sagesse et de l'humilité, le regard et le pain ici à tous et là-haut!


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Message  Monique le Jeu 16 Juil 2020, 8:04 am

Dieu vous pardonne, Eminence, la distraction, ne vous aidant pas, ne vous excusant pas dans ce cas parce que vous êtes cultivé, vous n'ignorez pas ce que l'Eglise (sans se dire "des pauvres" qu'il n'y a pas besoin) a fait contre les "castes", au profit du peuple : des choses auxquelles vous n'êtes pas - je dis pour vos amis "catholiques progressistes" - celle des démagogues inférieurs, vides, verbeux, dans la file et à la poursuite des autres qui, en matière de démagogie, sont des maîtres et les vôtres sont utilisés pour les leurs, non sans vous gifler ou périr, ce qui est pire, pour vous inviter, à donner un coup de main à un perroquet pour sortir la religion du monde. Dieu vous pardonne, et je dirais même le peuple, le "peuple authentique", comme vous l'appelez, qui jusqu'à présent à l'église ne se sentait pas du tout "chaste" (en fait, personne ne vous avait demandé cette réforme, et ce n'était pas des dates "démocratiques" de toujours, imposées, sans consultation, pas qu'un laïc, pas même un curé), ne se sentait pas du tout discriminé par les savants, par les "seigneurs", par le prêtre lui-même à l'autel, avec qui il parlait ensemble la même langue noble, égal alors à eux, mais au sommet, consommer maintenant au fond du commun la force d'un "vulgaire" si vulgaire, ignoble et d'ailleurs tout noir, que l'un des vôtres, Balducci, n'hésite pas à le qualifier de "barbare", et un autre, non moins le vôtre, Fabbretti, à déclarer "d'une laideur inadmissible, intolérable dans une prière" et telle, qu'à la clarté, à "exiger du clergé plus volontiers une opération nécessaire et malheureusement grotesque : la traduction non pas du latin mais de l'italien" (j'ai entendu une femme du peuple se plaindre : "Avec cette messe en italien, on ne comprend plus rien") : voulant, aurait-on dit une fois, du Saint-Office, être considéré dans l'Index, parmi les livres "qui cultui cultui divino detrabunt".


Même s'il n'en était pas ainsi, et il en serait en tout cas ainsi, pleurant, vu le caractère intraduisible de ces textes - monstrueusement traduits, jamais comme ici égaux à trahis, par la loi de la corruption de l'excellent - chefs-d'œuvre, en grande partie, de poésie et de chant, intelligibles et sublimes à toute oreille non avertie, il reste que vous, vous, oui, en l'inhibant latin, tout autre latin, avez humilié le peuple, et comment ! vous, les catholiques "progressistes", êtes en fait des régressistes. "Vous êtes ignorant", lui avez-vous dit, "incurablement, irrémédiablement ignorant (pour vous il n'y a pas d'école, en cela, sous la bannière de Il n'est jamais trop tard), et en tant qu'ignorant nous vous traitons en vous laissant comme tel. Mais soyez joyeux : comme vous, nous traiterons tout le monde : vous serez tous égaux dans l'ignorance", et c'est le populisme du pire, je dis l'imitation, dans le domaine religieux, du pire, du plus arriéré, du communisme le plus maladroit.


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Message  Monique le Mer 22 Juil 2020, 8:38 am

BASSE ÉGALITÉ


C était le communisme, typiquement Romagnolo, disons un temps, au prolétaire, au paysan, au travailleur, il ne disait pas : "Tu mangeras ton steak, tu t'habilleras bien, tu conduiras, tu t'amuseras, tu feras éduquer tes enfants, etc : "Et nous obligerons les seigneurs, eux aussi, un jour, à manger des oignons comme vous, à travailler aux champs ou à l'usine, à aller à pied, et à baisser toute leur tête, et à être boiteux et maniéré, et calé et haché, pour ceux qui essayent des leviers.'' Un communisme fait de haine - haine pour une "classe", plus que d'amour pour l'autre - celui de la haine cachée vaut la peine de servir un programme plus attractif. Ceux qui, dans le temps, revendiquaient "la terre aux paysans" disent aujourd'hui : "la terre aux seigneurs, s'ils aiment la travailler", et comme les seigneurs veulent manger, s'habiller, s'amuser, vivre dans une belle maison, avec n'importe quelle peinture et des meubles anciens, comme il faut : pour élever, en somme, et en tout, leur propre niveau. Niveau culturel, tout d'abord - "Pas seulement du pain vivit homo". S'ils ont compris, bien qu'en partie - et sont les enfants du "peuple authentique". dans chaque ordre et degré d'enseignement, les élèves les plus volontaires. Et vous autres ?


Vous autres, malheureusement, vous les avez considérés et traités, avec la liturgie "proliétarienne", si je ne veux pas dire "classiste", un critère déprimant et humiliant du premier communisme : vous avez apporté à l'église, dans la prière, cette mentalité arriérée et l'offense de l'emblème de vos textes nous fait sentir encore plus vulgaires. "La messe d'entre nous Ciuchi" : c'est une définition sincère donnée par le peuple "votre" messe, et il ne m'a pas semblé que sa voix trahissait la reconnaissance et la conscience pour vous.


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Message  Monique le Mer 29 Juil 2020, 7:24 am

«Oui, vous êtes un âne», vous avez dit au peuple, à notre peuple, lors du 7 mars: «Âne, sans votre faute, et l’âne ne sert à rien à l’école, alors on ne se confondra pas pour vous éduquer, pour vous expliquer ce que signifient certaines choses, même si elles sont apparemment faciles, surtout pour vous âne italien. Donc plus - en laissant le figuratif et en reprenant le début - In nomine Patris... que vous ne connaissez pas et ne pouvez pas savoir comment il se traduit, mais "In name" (ou plutôt "Au nom", pour vous faire goûter immédiatement le genre de paille, un peu grosse, préparée pour vous), car vous ne savez pas et ne pouvez pas savoir que Confiteor signifie "je confesse", que Gloria signifie "Gloire", Deo gratias signifie "Dieu merci", Credo signifie "je crois", Sanctus signifie "saint", Pater noster, "Notre Père", Agnus Dei, "Agneau de Dieu" (à ne pas confondre avec l'abbacchio), non sum dignus, "je ne suis pas digne", Ite, enfin, "allez" ("en paix", nous avons ajouté pour vous, mais attention à ne pas vous tromper d'adresse ! ) et excusez-nous si, pour éviter cela, nous avons laissé en latin deux petits mots qui auraient pu sembler, traduits, un qualificatif à vos oreilles... Vous êtes un citoyen, chers amis, et en considération de cela, nous n'avons prêté attention ni à la grammaire ni, encore moins, à l'esthétique, à la poésie, à la beauté, aux choses que vous ne mangez pas et dont vous riez. Que savez-vous de la conséquence du temps, par exemple ? Passé proche ou passé lointain pour vous faire de même (sauf pour les effets de manger), et ainsi, avec une bonne tranquillité d'esprit de la syntaxe, nous vous faisons caracoler entre l'un et l'autre : "descendu du ciel ... devenu homme ... "Il a aussi été crucifié" (entre autres choses !) "il est ressuscité..." Point, quelle différence y a-t-il, pour vous, que vous ne puissiez pas comprendre ce que signifie "dans l'unité", entre dire "dans l'unité", comme semble le vouloir la théologie, et dire "en union", comme nous nous sommes réformés ? En tout les cas, nous rappelons au Père éternel, dans une petite parenthèse, que Jésus est aussi Dieu ("en union avec ton Fils, qui est Dieu" : il n'est que "pur") et la douceur du mot "Sauveur", suivi du mot "Père", ne nous enlève pas que nous voyons en Lui presque un colonel dont nous devons prendre l'ordre et dire : "Obéissant au commandement du Sauveur...".


Celui qui sauve ne commande pas : il aime - en avertissant, par amour et en enseignant - et celui qui est sauvé n'obéit pas : il aime, ce qui inclut l'obéissance la plus parfaite ; et permettez, Votre Eminence, que nous vous disions au milieu de votre discours, que même les ânes ... Eh, allez, n'exagérons pas ! et je vous assure, Votre Eminence, moi qui, en tant que membre du troupeau, suis ici le porte-parole, que s'ils sont exactement le contraire : le peuple ressent, et en vérité il n'en faut pas beaucoup, la "barbarie", la "laideur inadmissible, intolérable" de la "nouvelle messe", réformée, la beauté de ce que vous avez enlevé ... sans la malice, disons, de l'antiquaire ou du pataccaro envers le paysan inexpérimenté, ne percevant pas vous-même la valeur du troc.


Dieu merci, votre précurseur Scipione Ricci (comme les protestants, après tout) avait troqué le latin pour un latin beaucoup moins vulgaire pour l'époque que le vôtre, et pourtant vous savez comment sa messe était accueillie par le peuple : avec les clubs et aut-aut, criaient sous les fenêtres des prêtres: "O messe ancienne ou nouveaux clubs!"


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Message  Monique le Sam 01 Aoû 2020, 6:12 am

C'était les plus beaux jours de la liturgie (plus déconcertés, en fait, par vous), ceux de la Semaine Sainte, nous étions au beau, au Samedi Saint, et un fermier se rend, heureux comme à l'église pour baptiser le fils que sa bonne épouse lui a donné. Ce sera lui qui renouvellera la source, comme on dit, c'est-à-dire qui deviendra le premier chrétien grâce à l'eau qui sera bénie ce matin (et l'heureux père n'aura pas oublié de prendre avec lui l'agneau ou le chevreau pour le donner, comme le veut la tradition, au prieur, par gratitude pour ce privilège). Le bonheur signifie que l'homme ne prête pas trop d'attention, comme les autres paroissiens, aux ravages que le célébrant - obligé de le dire en vernaculaire - fait sur les prières prodigieuses qui accompagnent le rite sublime ; sauf... tout a une limite, et ça tremble aussi, et quelle secousse ! lorsque le rite atteint ce point. Traduisant, comme tout le reste, les mots pour Deum vivum, pour Deum verum, pour Deum sanctum, le célébrant dit en effet, tandis que sa main trace la triple croix sur la source : "Pour Dieu vivant, pour le vrai Dieu, pour le Dieu saint...". Et il n'a pas encore fini de dire que le fermier est effrayé. Ayant constaté, en jetant un coup d'œil au rond-point, qu'il ne rêve pas, et comme les autres se demandent aussi entre eux s'ils rêvent, il se tourne vers la marraine, qui n'en est pas moins étonnée, se tenant là avec le petit dans les bras, et lui dit : "Betta, prends le petit et sauve-toi : le prêtre blasphème !''


Cela est encore raconté en Toscane, et c'est peut-être un conte de fées ; mais ce n'est pas un conte de fées, c'est ce que j'ai vu dans une église de mon diocèse, les rires des gens quand ils ont entendu le prêtre communiquer la colonne en décomposition en grognant sur la lenteur et en disant : "Corps du Christ... Corps du Christ... Corps du Christ..." avec l'impulsion d'un caporal qui a l'intention de distribuer la denrée.


Ce prêtre, vous nous le direz, avait tort. Il aurait dû dire Corpus Christi ; mais pourquoi, nous vous le demandons, si le latin est un "diaphragme", laissez le, ce "diaphragme", là où il est le plus utile pour les fidèles de savoir ce qui leur est dit, afin de savoir Qui leur est donné ? Pourquoi, nous répondez-vous, en italien ces mots... sont équivalents au "pour Dieu" d'avant (sans même le correctif des adjectifs adorateur), et ne réalisez-vous pas que déjà avec cela vous donnez raison à l'anathème qui vous a frappé chez l'évêque janséniste ? "Téméraire, offensant pour les oreilles pieuses, insultant pour l'Église, favorisant les hérétiques corrompus de procéder à cela." Des paroles sacrées - rappelées même par un récent successeur de Pie VI - aujourd'hui aussi valables qu'alors et j'y ai repensé en décembre lorsque j'ai entendu le célébrant perdre soudainement sa voix et continuer faiblement (peut-être par peur d'une telle meule, à l'égard des innocents qui l'ont servi dans la messe " narcissique ") ces paroles de la " lecture " des Saints Innocents : " Ce sont comme maintenant ici en février pour la post-communion de Sainte Agathe, littéralement un chef-d'œuvre de syntaxe réformée : "Celui qui a daigné me guérir de toute plaie et rendre les seins à ma poitrine, j'invoque le Dieu vivant". J'y ai repensé l'été dernier, le 2 juillet, dans une église de Riccione, en voyant le célébrant s'arrêter aussi... puis continuer, lui aussi, à voix basse, cette "lecture" littéraire qui était autre chose que votre missel quotidien n'était pas encore sorti : ''Voilà ma joie de venir sautiller à travers les montagnes, sauter à travers les collines, comme une gazelle ou un faon.'' Le voici derrière notre mur, regardant par la fenêtre, regardant à travers les grilles. Ici, ma bien-aimée me parle: "Lève-toi, dépêche-toi, mon ami, ma colombe, ma belle, et viens ..." »Point peu après, le 22 juillet, pour Sainte Marie-Madeleine: et je ferai le tour de la ville, des quartiers et des places, à la recherche de mon bien. Je l'ai cherché et je ne l'ai pas trouvé. Les sentinelles qui surveillent la ville m'ont trouvée. «Tu voulais mon bien? Je venais de passer devant eux que je l'ai trouvé, mon bien : Je venais de les passer et je l'ai trouvé, mon bien : je l'ai pris et je ne le laisserai pas tant que je ne l'aurai pas pris dans la maison de ma mère, dans ma chambre..." et mon cher Don Mario s'est arrêté, ici aussi, pour lire fort, parce que, comme il me l'a dit plus tard, il a vu des gens, des filles et des jeunes, il a vu les enfants de chœur qui le regardaient "avec de grands yeux". Le "diaphragme", bien sûr, qui n'est pas dans le credo de la fédération et ils l'ont gagné en pitié et en édification plus que la messe en latin ou sur leurs Maximes éternels, ou peut-être des "chapelets de grains", selon les termes du célèbre Zarri, le Pasteur de la Réforme.


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Message  Monique le Jeu 06 Aoû 2020, 8:13 am

Malheureusement, vous l'avez aussi remarqué, et je dis bien malheureusement parce qu'au lieu de le laisser ou de le remettre comme il était (quand personne, à la messe, n'avait la possibilité d'étendre les yeux, et que le latin, en le voilant, rendait la Parole plus sacrée) vous avez décidé de purger le Missel, de le relever, d'en faire une chose ad usum delphini ... (l'utilisation des dauphins) C'est ainsi qu'avec la bonne paix d'un pape comme Pie XII, qui a condamné et accusé de "téméraire brûlant" ceux qui ont osé exclure "des livres légitimes de la prière publique les écrits sacrés de l'Ancien Testament, les considérant inadaptés et opportuns pour notre temps" (Mediator Dei, 1947), vous avez exclu du Missel, pour des raisons de ... la moralité, la comtesse Suzanne ... Tentée, dans sa rare beauté, et forcée, par ceux qui peuvent injustement le faire, de choisir entre le péché et la mort, elle choisit sans hésitation la mort (dont elle  sauvera, par son intervention, Daniel), fidèle à son mari et à Dieu de façon si héroïque que l'Eglise, Tenté, persécuté et triomphant, s'il s'y reconnaît, il l'exaltera en l'effigiant dans ses catacombes et ses églises, en consacrant une de ses "stations", Statio ad Sanctam Susannam, et il le montrera à ses enfants en y plaçant le Missel : dans ce merveilleux Missel, le troisième samedi du Carême, temps de grâce et de rédemption, où elle est, dans la "lecture", une figure d'innocence glorifiée, s'approchant de l'adultère de l'Evangile, le pécheur pardonné. .. Cette belle messe est maintenant boiteuse, car il ne reste plus que le pécheur : l'innocente, libérée par prophète des pierres de ses concitoyens, a été lapidée par vous, pour les raisons ci-dessus, considérez l'imprudence de prononcer en vernaculaire, à haute voix, devant tout le monde, les toits hauts et moyens et bas, l'équivalent de "exarserunt in concupiscentiam eius", "contemplantes eam", "nos in concupiscentia tui sumus", "assentire nobis et commiscere nobiscum", "concubit cum lea" etcetera etcetera. Avec le latin, il est vrai, certains problèmes n'existaient pas. Il comprit qui il devait comprendre, et la lampe - la "bougie", pour le dire avec Paul VI - pouvait ainsi se tenir au-dessus du boisseau, comme la bonne vieille lumière de la maison, faisant de la lumière sans aveugler.


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