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Message  Monique le Mer 09 Jan 2019, 11:02 am

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Les multiples souffrances de cette vie montrent clairement que l'homme n'a pas été créé avant tout pour jouir des plaisirs du sens. La fin suprême de la création est la révélation des perfections divines, et l'homme est ici sur terre pour être une expression de la volonté divine. C'est dans cette vocation que réside son bonheur, un bonheur qui trouve sa consommation dans la vie à venir, mais que le service fidèle de Dieu apporte avec lui dans une certaine mesure même ici... --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


La vie a certainement ses maux, mais si nos cœurs étaient seulement ouverts à se réjouir du bien que Dieu nous prépare jour après jour, nous aurions assez de force pour supporter les maux. Les bonnes choses que Dieu nous a assignées nous rencontreront à mi-chemin si nous partons à leur recherche. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Sauve-toi de la mort éternelle et de l'abîme horrible ! Sauve-toi au milieu des multiples périls qui assaillent ce temps d'épreuve terrestre ! Ces périls sont si grands que tu n'as aucun espoir de les surmonter si tu les laisses à tes propres ressources. Sauve-toi donc toi-même en t'accrochant à ton Dieu! --Fr.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Un prince, aussi bienfaisant soit-il, continuera-t-il à répandre à jamais ses bienfaits sur un sujet qui l'offense, non seulement quotidiennement, mais dans un but déterminé ? Dieu condamnera l'orgueilleuse âme à cet enfer qu'elle a créé pour elle-même... --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Quel que soit le poids des péchés d'un homme, Dieu ne veut pas qu'il meure, mais qu'il se convertisse et vive. Si l'âme veut autre chose que Dieu, Il ne la contraint pas. Malheur à celui qui apparaît comme un rebelle en présence de son Créateur!--Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Quand Dieu a créé l'univers, il n'a pas abandonné par la suite l'œuvre de ses mains, comme un architecte qui a accompli sa tâche. Non, Dieu est très proche de moi -- près de mon intelligence et de mon cœur. Il soutient toutes choses par la parole de Sa puissance. En Lui, nous vivons, nous bougeons et nous sommes. Si, en vertu de mon être et de mon activité propres, je suis distinct de Dieu, il n'y a rien de plus proche de moi que Dieu. En dehors de l’Être Divin, rien n'existe ; en dehors de l'activité Divine, rien ne bouge ; sans lumière Divine, il n'y a pas de connaissance ; sans amour Divin, aucun cœur ne peut aimer. Dieu est proche de nous même dans la nature. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Jeu 10 Jan 2019, 9:32 am

 Dans l'Église catholique seulement, nous trouvons une foi inébranlable en une révélation surnaturelle et en l'aide divine qui est garantie pour répondre aux besoins de l'homme --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   La connaissance que la foi nous déverrouille est un grand don à chaque esprit réfléchi --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   La foi fixe des limites à l'erreur ; à la vraie connaissance, elle n'en fixe aucune --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

 
Dieu exige de l'homme qu'il coopère avec sa grâce, car il est sage et désire conduire ses créatures à la fin qu'il leur a assignée par le moyen de la nature qu'il leur a donnée et en harmonie avec elle ; il est juste et veut leur accorder le bonheur éternel comme récompense ; il est bon et leur accorde la joie de gagner le ciel pour eux-mêmes, avec le secours de la grâce divine.- Fr. Tilmann Pesch, S.J. (1836-99)


   Il est essentiel que l'homme coopère avec la grâce divine dans l'œuvre de son salut. Dieu a fait le puits, mais nous devons en puiser dans notre propre seau. Il donne avec surabondance, mais nous devons tendre la main pour recevoir son don --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


  Tout au long de la révélation chrétienne, il est clairement démontré que notre destinée éternelle dépend de nos actions ici sur terre. Chacun d'entre nous fait ou martèle son propre bonheur --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   La grâce est comme la rosée qui tombe de la fontaine de la vérité et de la justice divines sur nos pauvres cœurs, de peur qu'ils ne se dessèchent dans le désert sans eau de la vie humaine --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Ven 11 Jan 2019, 12:19 pm

  L'Église catholique n'a pas été fondée par l'homme, mais par Dieu. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   Vous êtes le débiteur de Dieu : Il vous demande et vous demande une vie de piété, et il l'exauce.--Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   Celui qui a le courage de soumettre son orgueil et sa sensualité à l'amour de la vérité atteindra certainement la connaissance de Dieu. -- Père Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

   
  Faire la volonté de Dieu, c'est être vraiment digne ; faire autre chose que la volonté de Dieu, c'est être stérile de toute valeur. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   Il y a deux faits qui devraient attirer irrésistiblement tous les esprits pensants vers la conscience inhérente de l'homme d'Église de son besoin d'aide, et vers la réalité de la révélation Chrétienne .--Fr.  Tilmann Pesch S. J. (1836-99).

     
 Dans le Christ, Dieu est devenu non seulement notre sauveur, mais aussi notre Père, notre Frère et notre Vie, afin qu'Il nous apporte la joyeuse nouvelle du don de son amour éternel, de notre adoption comme fils et de l'héritage de la félicité divine qui nous attend.-- Père Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   Pouvons-nous concevoir la vérité et l'erreur comme étant semblables à un Dieu qui Lui-même est vérité infinie ? L'ordre et l'anarchie peuvent-ils trouver une acceptation égale aux yeux de Celui Qui est la sainteté infinie. --Fr Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Sam 12 Jan 2019, 10:56 am

Si je devais rassembler toutes les douleurs que j'ai souffertes, toutes les misères qui ont transpercé les profondeurs de mon âme, et ensuite prendre position en esprit sous la Croix sur laquelle mon Seigneur et Sauveur est pendu, quel rien de tout cela semblerait !

Mais mes propres souffrances peuvent être un moyen de réaliser quelque chose de ce que le Christ mourant a subi lorsqu'il y était accroché sur la Croix --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Dim 13 Jan 2019, 12:36 pm

Pourquoi le Seigneur a-t-il choisi de se révéler dans la pauvreté et l'humilité ? En premier lieu, par esprit d'obéissance à son Père ; les germes de cette gloire infinie que le Père voulait préparer à la divinité étaient cachés dans cette humiliation de soi du Fils de Dieu. En second lieu, par esprit d'amour et de miséricorde envers le genre humain qu'Il voulait sauver de la condamnation éternelle.

Deux infirmités assaillent la nature de l'homme qui, en conséquence de la perversité humaine, s'était développée en blessures mortelles. Ils sont l'orgueil qui met trop de valeur sur soi, et l'amour du monde qui met trop de valeur sur tout ce qui est temporel. Ces deux blessures doivent être guéries par le choix divin de la pauvreté et de l'humilité --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

Tournez votre regard vers vos propres faiblesses. C'est la fierté qui nous amène à fermer les yeux sur nos défauts, ou à trouver des excuses pour eux. Combien mieux nous nous paraissons à nous-mêmes que nous ne le sommes vraiment ! De combien de péchés ai-je été coupable, que personne ne connaît, si ce n'est moi-même ? Que me sera-t-il utile si je ne suis rien d'autre qu'un sépulcre blanc ?

La mesure de votre perfection n'est pas la vertu que vous croyez exister en vous, mais celle que Dieu voit en vous. Il vous demande donc de fuir la présomption et la peur. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Lun 14 Jan 2019, 10:00 am

Il est caractéristique de la grâce divine de travailler lentement dans l'âme ; elle ne transforme pas les hommes en anges d'un seul coup mais les prend tels qu'ils sont, afin de les rendre ce qu'ils devraient être par un processus d'illumination progressive. Saül n'est pas devenu d'un seul coup le Saint Paul.

L'homme est naturellement prédisposé à l'orgueil et à l'égoïsme, à l'amour des plaisirs sensuels ; ses limites intellectuelles réagissent à sa volonté, tandis qu'une tendance à l'exagération erronée le pousse à chaque tournant.

Contre ces faiblesses et d'autres semblables, la grâce divine s'oppose, en suscitant l'effort dans l'âme, et par l'emploi de tous les moyens que les conditions de l'existence humaine permettent. Mais cette coopération de la part de l'homme est entachée de beaucoup d'échecs et d'imperfections.

Il n'est pas déraisonnable de s'attendre à ce que le voyageur soit à la fin de son voyage alors qu'il travaille encore dur sur la route qui y mène.

L'Église catholique sur terre n'est pas une compagnie d'êtres célestes, mais une société d'hommes mortels, luttant au milieu de la tempête et du stress de la vie, tout en étant à l'abri des périls de cet abîme dans lequel les vagues de notre existence humaine troublée menacent à jamais de les plonger.

Les saints aussi avaient leurs imperfections et leurs entraves, mais ils les convertissaient tous en matériel pour une sainteté supérieure. Méfiez-vous des critiques captives quand il s'agit d'une grande âme. Ses pas sur terre peuvent par chance être entravés par les ailes mêmes qui le portent vers le ciel. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Mar 15 Jan 2019, 7:09 am

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Message  Monique le Mar 15 Jan 2019, 7:10 am

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Message  Monique le Mar 15 Jan 2019, 7:13 am

La vraie piété n'est jamais moralisatrice ; elle ne néglige pas les devoirs de son état et ne porte pas non plus un aspect interdit aux yeux de ses semblables. De même qu'un liquide prend la forme du vase dans lequel il est versé, de même une véritable piété s'impose à chaque appel et rang de la vie. La fidélité aux devoirs de son état constitue une partie de l'adoration que nous devons à Dieu.

Être en esclavage d'une créature, c'est être coupable d'idolâtrie. L'avare vénère son or, l'homme sensuel s'incline devant un dieu de chair, le dieu de l'ivrogne est l'alcool.

Il y a un respect dû à Dieu qui ne doit en aucun cas être violé. Avant tout, nous devons nous garder d'utiliser le saint nom de Dieu pour invoquer le mal sur nos semblables, de prononcer, directement ou indirectement, des paroles désobligeantes à l'égard de la majesté Divine, et de mépriser ce qui est spécialement mis de côté pour le service de Dieu. Celui qui viole un serment ou un vœu solennel n'est coupable d'aucune offense légère aux yeux de Dieu. "Ne vous y trompez pas : On ne se moque pas de Dieu" (Gal. vi. 7). --Fr.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Mer 16 Jan 2019, 11:46 am

Nombreux sont les soucis dont l'homme est chargé ; même s'il en est libéré un instant, il est toujours enclin à les créer pour lui-même. Au milieu de tous ses soucis, il ne peut y avoir rien d'aussi important que le maintien de la pureté de la conscience et l'accomplissement de toutes les prétentions que la conscience lui fait subir.

Ne pense pas, ô homme mortel, à trouver le vrai bonheur dans la réalisation de tes désirs, mais dans l'accomplissement de tes devoirs. En dehors de la conscience du devoir, la vie n'est qu'une chose vide. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Dieu, donc, et Dieu seul, est la source de ce saint impératif qui se fait entendre dans nos cœurs. La raison, il est vrai, nous montre quel est notre devoir, mais il y en a un de plus puissant que la raison, Qui nous enjoint ce devoir sous peine de châtiment, et nous inspire l'amour de celui-ci. La conscience est la lumière de la Divinité qui brille dans l'âme humaine. L'homme est sensibilisé au fait que celui qui traverse volontairement cette loi intérieure de son être sera un jour appelé à rendre compte devant la majesté souveraine de Dieu ; il apprend que le péché et la peine du péché sont des choses indissociables.

Celui qui obéit à la voix de la conscience est fidèle à sa vocation ; c'est un homme bon, et à la fin il doit nécessairement être un homme heureux. Celui qui ignore la voix de la conscience est un homme mauvais, et l'auteur de son propre sort mauvais, car la misère est engendrée du péché comme le ver est né de la corruption. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Jeu 17 Jan 2019, 9:02 am

La fierté est la source la plus prolifique d'erreurs désastreuses. Saint Augustin parle de certains hommes comme si aveuglés par elle au point de dépasser les limites de la raison dans leurs paroles (hominis super delirantes). (L'homme du délire). Il est indéniablement vrai que les différents auteurs des philosophies non chrétiennes sont suffisamment prêts avec des imputations mutuelles de folie, et pire que la folie.

   Le bonheur et la fierté ne peuvent coexister. L'homme heureux est celui qui reçoit avec joie tous les dons qui lui parviennent ; l'homme fier est toujours dans la contestation. Ce qu'il possède lui-même semble pauvre et rare ; ce que les autres apprécient, il le regarde avec réticence, comme s'il lui avait été volé à la dérobée.

   Les lieux les plus élevés du ciel sont destinés aux plus humbles - les donjons les plus bas de l'enfer pour les plus fiers - les âmes. --Fr.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


   Un homme a fait de grands progrès dans l'humilité lorsqu'il a appris à garder son cœur en paix au milieu d'une tempête de calomnies et de reproches non mérités. --Fr.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Ven 18 Jan 2019, 10:03 am

C'est vraiment un homme de paix qui est prêt à faire des sacrifices pour maintenir la paix avec ses semblables et la rétablir quand il est perdu. "Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu" (Mt 9).  "Accomplissez ma joie, dit l'Apôtre, que vous soyez d'un même esprit, que vous ayez la même charité, que vous soyez d'un même accord, que vous soyez d'accord dans vos sentiments" (Phil. ii. 2) .

Soyez sur vos gardes. Les hommes ont naturellement tendance à exprimer leurs opinions de la manière qui sert le mieux leurs propres intérêts et à laisser les idées préconçues biaiser leur jugement par rapport à ce qui est nouveau pour eux. Si cela s'applique aux autres, cela s'applique avec non moins de force à soi-même.

Il en faut deux pour faire une querelle. Dans toutes les circonstances quotidiennes de la vie, prenez bien soin de ne jamais être le second.

Évitez le choc brutal d'opinions contradictoires, mais il n'en reste pas moins qu'il y a des occasions où le devoir nous pousse à choisir la guerre plutôt que la paix.

Ne contredisez personne, sauf si vous avez des raisons suffisantes de le faire. Soyez d'abord clair dans votre propre esprit sur ce qui est bon et juste et ce qui est mauvais et faux.

Ne chérissez aucune animosité personnelle. Si vous avez infligez une blessure, il est bon, en règle générale, de chercher à la guérir, mais que la prudence dicte la nature et la mesure de vos remèdes.

Un esprit magnanime cherche toujours à excuser les autres en premier lieu, sinon en paroles, du moins en passant outre. Pourtant, il y a des limites à une telle exténuation. Nous pouvons supporter, et même estimer celui qui a commis une erreur sans que ce soit de sa faute, sans élever ses erreurs au niveau de la vérité.  --FR. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Sam 19 Jan 2019, 9:55 am

La Passion du Christ était une Passion volontaire. De son propre gré, Il est sorti pour la rencontrer ; Il en avait préalablement fait connaître tous les détails à Ses Apôtres, mais la clairvoyance de tout cela n'avait pas le pouvoir de Lui faire abandonner une fraction quelconque de la tâche de sa vie. Quand sa passion s'est approchée, il s'est livré à ses ennemis parce qu'il a choisi de mourir.

Il a porté ses souffrances avec courage et majesté. Non des paroles hésitantes traversèrent ses lèvres. Aucun de ses ennemis n'avait de raison de lui faire des reproches avec la moindre omission ; il accordait à chacun son dû. Il a souffert avec une grande humilité. Nous ne voyons en Lui aucune trace d'un fier stoïcisme de ce mépris qui prétend triompher même de la mort. Il a permis à la faiblesse de sa nature humaine de s'affirmer pleinement, tenant sa Divinité en suspens, pour ainsi dire. De la Croix, il a prononcé des paroles qui expriment toute l'angoisse mourante d'une âme abandonnée de la même manière par Dieu et par l'homme. Une telle mort a fait de lui un objet de dérision pour ses ennemis et a poussé tout cœur généreux à la compassion.

La Passion du Christ révèle la sublimité de sa vertu ; en Lui, la soumission à Dieu est idéalement complète. Alors qu'il portait sa croix, en torturant l'angoisse et dépourvu de toute consolation, il priait ; abandonné par son Père céleste à la plus amère des morts, il rendit humblement son esprit entre ses mains.

L'amour, aussi bien pour ses ennemis que pour ceux auxquels il était lié par des liens naturels, l'esprit d'obéissance envers son Père céleste et la reconnaissance de toute sa dépendance envers lui, tout cela s'est exprimé en cette heure suprême.

La Passion du Christ est la passion du christianisme, de chacun des disciples de l'Église qu'Il a instituée. "Je suis la vigne : vous les branches" (Jean xv. 5). "Vous êtes le corps du Christ et les membres de ses membres " (1 Cor. xii. 27). Tout chrétien doit se faire l'écho des paroles de l'Apôtre : "Avec le Christ, je suis cloué sur la Croix : et je vis, maintenant non pas moi, mais le Christ vit en moi" (Gal. ii.20). Comment comprendre le mystère de la vie de l'Église s'il n'est pas reconnu comme Église du Crucifié ?

Enfin, la Passion du Christ était unique en raison du triomphe suprême qu'elle présageait. Les yeux des hommes regardaient un Christ mort, mais la mort était suivie de la résurrection et de la récompense que le Ciel avait en réserve.

--FR.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Dim 20 Jan 2019, 2:03 pm

 L'affliction sert un triple objectif : c'est un châtiment, un moyen d'amendement et une épreuve qui approfondit notre esprit de soumission à Dieu.  --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


Dieu s'occupe de nous parfois comme un père avec ses enfants ; d'abord Il parle, puis Il administre une réprimande douce, enfin Il saisit la verge, --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)


C'est pour la santé de notre âme qu'Il permet que l'affliction tombe sur nous ; Il agit comme une mère aimante qui abandonne son enfant au couteau du chirurgien.


Dieu ne trouve aucune joie dans les souffrances de ses créatures, mais il lui est impossible de transmettre ses faveurs spirituelles et surnaturelles à une âme qui ne cherche encore que soi et la satisfaction de soi. Avant que le saint temple de la vertu puisse être érigé dans l'âme, la triste demeure de l'égoïsme doit être nivelée par le sol. C'est une tâche que seulement la Croix et la souffrance peuvent accomplir, et dont la nature doit en payer le prix.


Celui dont les péchés ne sont pas châtiés dans ce monde actuel mérite notre compassion. Quand Dieu vous flagelle, prenez garde à ne pas nier qu'Il vous aime ; Son dessein est un dessein de grâce, et le nombre et la gravité des coups qu'Il vous donne sont la mesure de l'amour qui les pousse. --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Lun 21 Jan 2019, 10:06 am

Le problème de la souffrance a été résolu une fois pour toutes lorsque le Christ nous a révélé sa signification surnaturelle. De Son libre arbitre, et poussé par un amour infini pour Dieu et l'homme, Il a choisi la souffrance sous sa forme la plus amère, afin qu'en joignant la souffrance au mal et en arrachant la victoire de la défaite apparente, Il puisse apporter la gloire à Dieu, nous délivrer de la puissance du péché et nous élever dans le domaine de l'amour surnaturel.

Être un avec le Christ, c'est être uni à Lui dans ses souffrances et être rendu conforme à Sa mort (Ph. iii. 10). La vie chrétienne est féconde dans les afflictions. Certes, beaucoup de sources de souffrance sont exclues par le fait que le chrétien a déclaré la guerre au péché et à ses passions, et mène une vie sobre et limitée. Mais, d'autre part, de nouvelles sources de souffrance s'ouvrent à la suite de cette même guerre, de sa fidélité à Dieu et de ses efforts sérieux après la vertu. L'apôtre Paul parle de la mort quotidienne du chrétien (1 Co. xv. 31) ; de sa manière de porter dans son corps la mortification de Jésus (2 Co. iv. 10). En cela, il trouve de quoi se réjouir, puisque la Passion du Christ nous enseigne que ceux que Dieu aime le mieux, Il les éprouve le plus, et ce pour la raison même qu'Il les aime le mieux.

C'est par les souffrances que l'âme entre en union étroite avec le Christ, et qu'elle se fait vraiment une avec Lui comme le membre est un avec la tête (Romains viii.17). Cette vérité nous montre à quel point les souffrances du chrétien sont chargées d'une signification incomparable.

Nous pouvons comprendre maintenant pourquoi les âmes éclairées ont toujours prié pour la Croix et ses souffrances, pourquoi elles considéraient la douleur, la persécution et l'oblation comme la preuve la plus sûre de l'amour divin. C'est la note sublime qui est frappée dans les épîtres apostoliques. Certes, la note de tristesse, le soupir du cœur, s'y fait entendre, car non seulement les Apôtres, mais Notre-Seigneur Lui-même, savait ce que c'était que de vivre pleinement l'amertume de la souffrance. Pourtant, sous tous ses fardeaux, le cœur chrétien s'élève vers Dieu avec les paroles : " Ce n'est pas ma volonté, mais la tienne qui doit être faite ", et c'est là que les sources de joie sont ouvertes (2 Cor. i. 5 ; iv. 16 ; vii. 4 ; Romains viii. 35 ; 1 Thess. v. 16, etc).

Par la reconnaissance de cette vérité, le chrétien, qui a été laissé au chemin ordinaire du salut, se trouve préservé de la tentation de désespérer dans les heures qui suivent, de souffrir ou d'émousser le bord aigu des sensibilités . De son propre gré, l'âme assume le fardeau de la souffrance et se soumet au couteau, convaincue qu'elle est entre les mains d'un bon et sage chirurgien, et que même si elle coupe profondément dans la chair vivante, elle ne fera que guérir. --Fr.Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Mer 23 Jan 2019, 10:14 am

Le service de Dieu est un service exigeant ; il exige non seulement l'adoration du cœur de l'homme, mais la consécration de tout son être, et il est inséparable de tout ce qui est dur et pénible, de nombreux sacrifices et épreuves. C'est parce qu'Il voulait nous montrer avec quelle armure le vrai serviteur de Dieu doit être revêtu que notre Seigneur a souffert dans la chair (i Pet. iv. i). Celui qui veut conquérir doit apprendre à endurer.

Quelles que soient les épreuves qui vous arrivent dans le sentier du devoir, vous pouvez toujours dire : Mon Seigneur et Sauveur a enduré beaucoup plus que ceci, et cela, non pas comme Celui qui a été contraint, mais comme Celui qui a choisi de souffrir.

Quelles sont mes souffrances en comparaison avec les souffrances de Jésus-Christ ?

Voici la forme pitoyable de votre Sauveur, lorsqu'il a été conduit dehors pour faire face au regard du peuple. Ecce Homo ! Des blessures l'ont couvert de la couronne de sa tête à la plante de ses pieds.  --Fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Jeu 24 Jan 2019, 9:44 am

Dès qu'ils l'eurent lié, ils commencèrent à le traîner il l'ont fait passer d'un tribunal à l'autre, lui infligeant des mauvais traitements de toutes sortes. Son corps a été déchiré par la flagellation impitoyable. Quelle torture exquise Il a endurée quand la couronne d'épines a été placée sur son front ! Voyez-le conduit et exposé au peuple, en toute vérité un homme de douleur ! Porté presque jusqu'à la mort, une lourde croix est posée sur ses épaules saignantes ; Il est forcé de la porter et de subir le traitement le plus cruel qu'un soldat inhumain puisse endurer. de l'inventer.

Viennent ensuite le clouage des mains et des pieds, la mise en place de la Croix !

Puis les longues heures qu'Il y passe. Chacun de ces sens a ses propres tortures : le toucher, l'odorat, le goût, l'ouïe, en ce sens qu'il est contraint d'écouter des malédictions effrayantes et des blasphèmes---et surtout la vue, pour le Seigneur qui voit sa Mère bien-aimée en pleurs.

Ce n'est pas seulement dans son Corps Sacré que le Christ a souffert ; en tant qu'homme, il a enduré une angoisse encore plus perçante en raison des humiliations et de la honte qui étaient sa part. Nombreux sont ceux qui ont trouvé ses souffrances allégées par la conscience du succès obtenu, par la gloire et l'honneur que ses semblables lui ont accordés. Le Christ n'a pas connu une telle consolation.

Peu de succès visibles ont assisté à son travail continu et laborieux ; l'injustice, la calomnie, les idées fausses l'attendaient à chaque tournant. S'Il prêchait, les hommes lui reprochaient son manque d'instruction (Jean vii. 15) ; s'Il répandait des bienfaits sur le peuple, Il était accusé de les séduire (Jean vii. 12) ; s'Il entrait chez les riches, Il était un glouton (Mt, xi. 19) ; s'Il faisait des miracles, Son pouvoir provenait de Belzébuth  (Marc III. 22 ; Luc xi. 15) ; s'Il s'est proclamé Fils de Dieu, Il a été jugé blasphémateur (Jean x. 36). Partout où Il allait, de mauvais yeux le surveillaient (Matt. xii. 2 ; Luc xi. 16 ; xiv. 1) ; des insultes du genre le plus public et le plus honteux tombaient sur son sort (Jean vii. 20 ; viii. 48). La calomnie l'a poursuivi sous toutes ses formes (Jean vii. 12). Plus Il luttait pour le bien-être du peuple, plus la haine contre Lui devenait amère ; Sa vie était sans cesse mise en danger.

--fr. Tilmann Pesch S.J. (1836-99)

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Message  Monique le Ven 25 Jan 2019, 9:17 am

Les souffrances et les lamentations du Christ, sa douleur et sa prière sont chargées d'enseignements profonds pour nous. L'insensibilité ne fait pas partie de la vertu. Pleurer ! Vous n'avez pas besoin de rougir pour vos larmes ; c'est le privilège du cœur de sentir, mais de ne pas succomber à votre faiblesse.

Le sentiment d'abandon et d'absence totale de consolation qui avait pesé sur notre Seigneur tout au long des heures de sa Passion trouve son point culminant sur la Croix. Il y est pendu dans des tourments indicibles. Les hommes de toutes les classes sont poussés à la haine contre Lui, et la moquerie et le blasphème assaillent continuellement ses oreilles. L'aveuglement et la misère de tant d'âmes humaines, les souffrances et les sacrifices de ses propres vrais disciples, sont tous très présents à son esprit, et peu à peu, une telle marée d'angoisse s'abat sur Lui que l'âme très malheureuse a toujours ressenti un dernier souvenir que Dieu l'a abandonné Lui-même. L'âme la plus misérable a toujours un dernier réconfort; elle peut se tourner vers Dieu dans une prière confiante et déverser ses malheurs, mais vers le Christ-même cette consolation a été refusée. Se voir abandonné par les hommes est vraiment terrible, mais qu'est-ce que c'est en comparaison de l'angoisse de l'âme qui se sent abandonnée par Dieu ?

C’est cette agonie intérieure de désolation qui imprime le cachet d’un suprême annihilation de soi sur les souffrances de la Passion.

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Message  Monique le Sam 26 Jan 2019, 9:01 am

1. Pendant les heures terribles de la Passion du Christ, Sa Divinité est restée, pour ainsi dire, obscurcie, mais elle n'en était pas moins présente, et par Sa présence, une valeur infinie a été transmise à Ses souffrances. Elle resplendit de nouveau dans la Résurrection, afin que nos cœurs soient remplis de joie.

Le Christ est vraiment ressuscité d'entre les morts. Les preuves abondantes sont les suivantes: Il s'agit du témoignage de ses propres paroles prophétiques (Matt. xvii. 23 ; xx. 19 ; Marc ix. 31 ; x. 34 ; Luc xviii. 33) ; des Saintes Écritures (Marc xvi. 9) ; des anges, des saintes femmes, des Apôtres et de nombreux autres témoins oculaires.

Dans toutes leurs prédications, les Apôtres s'attardaient habituellement sur le fait de la Résurrection comme fondement de la doctrine chrétienne (1 Co. xv. 14). Dieu ''l'a ressuscité d'entre les morts, et lui a donné gloire, afin que votre foi et votre espérance soient en Dieu (1 P 1, 1. i. 21).''

Toute notre vie doit reposer sur Dieu ; à Dieu seul nous pouvons nous confier nous-mêmes, notre avenir, notre mort et notre éternité.

2. La Résurrection met fin à l'œuvre rédemptrice du Christ et lui appose le sceau divin, c'est la raison pour laquelle notre foi est fondée sur Dieu Lui-même.

Seule la toute-puissance divine peut rappeler les morts à la vie. Le Sauveur avait prédit sa Résurrection aux Juifs, la qualifiant de plus grand de tous ses miracles et de preuve la plus convaincante de sa Divinité. Maintenant Ses paroles sont accomplies, et le miracle est accompli. Ceci, Son miracle suprême, est la confirmation de tous les autres miracles qui ont précédé. La Résurrection constitue donc la dernière et la plus puissante preuve de la Divinité du Christ. Avec la Résurrection, la glorification de notre race a déjà commencé ; notre espérance, donc, pas moins que notre foi, est fondée en Dieu.

Nous recherchons la paix et le bonheur, nous aspirons à ce qui demeure, qui est assez grand et assez beau pour satisfaire pleinement notre cœur et tout notre être. Un tel désir que seul Dieu peut satisfaire.

Nous qui sommes Chrétiens, nous regardons avec un désir ardent pour l'accomplissement de ces riches promesses que Jésus-Christ nous a faites à nous, ses disciples. Si notre espérance n'était pas enracinée en Dieu, nous pourrions bien désespérer à cause de notre petitesse et de notre péché. Mais la Résurrection du Christ est pour nous une preuve certaine que notre espérance est fixé en Dieu Lui-même.

Certes, nous ne participons pas encore à la félicité dont la Résurrection est un acte sérieux, mais nous y voyons les premiers débuts de la glorification du Christ, et la gloire du Christ est notre gloire.

L'âme glorifiée est une nouvelle source de vie pour le corps qu'elle informe, une vie qui a cessé d'être naturelle et qui est devenue surnaturelle. Par l'opération de la toute-puissance divine, le corps entre en possession de tous ces attributs spirituels qui sont en harmonie avec son état glorifié. Elle devient immortelle, libre des limites que la vie naturelle impose, dotée d'une beauté et d'un rayonnement surnaturels, subtils et mobiles, capables de pénétrer où elle veut, et possédée d'une plénitude. d'une puissance à laquelle ni la matière, ni l'espace, ni le temps ne peuvent fixer de limites, même pour un instant. La Résurrection est la première étape dans la glorification, la glorification durable du Christ.

C'est pourquoi Pâques est la fête des fêtes, pourquoi l'Alléluia, ce grand cri de joie, jaillit naturellement sur nos lèvres. Nous, disciples du Christ, nous partageons sa glorification ; ce qu'Il est maintenant est une révélation de ce que tous ceux qui sont destinés à devenir, que l'Ouvrier Divin a travaillé et façonné dans la fournaise de la tribulation ici sur terre. Cette vie glorifiée était la fin suprême que l'Homme Dieu avait en vue ; c'est l'archétype, le gage et la source réelle de la vie glorieuse qui sera un jour notre part.

Dans le Christ, nous contemplons notre capitaine, notre frère, notre chef, notre couronne et notre vie. Là où Il est, nous aussi, nous serons. La Résurrection est une confirmation non seulement de notre foi et de notre espérance, mais aussi de notre amour. Elle nous apprend qui était Celui qui a fait et souffert tant pour nous les hommes.

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