Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

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Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  gabrielle le Lun 11 Mai 2015, 8:50 am

Le libéralisme est un péché. Don Felix Sarda y Salvany


XXX

Que faut-il penser des relations que le Pape entretient avec les gouvernements et les personnages libéraux ?

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Mais alors, s'écriera-t-on, que devons-nous penser des relations et des amitiés que l'Église entretient avec les gouvernements et les personnages libéraux, ou, ce qui revient au même, avec le libéralisme ?

Réponse :

Nous devons estimer que ce sont là des relations et amitiés officielles, rien de plus. Ces relations ne supposent aucune affection particulière pour les personnes qui en sont l'objet, bien moins l'approbation de leurs actes et infiniment moins encore l'adhésion à leurs doctrines ou leur approbation. Ceci est un point qu'il convoient d'éclaircir puisque c'est là-dessus que les sectaires du libéralisme dressent un grand appareil de théologie libérale pour combattre la sainte intransigeance catholique.

Il convient d'abord de faire remarquer qu'il y a deux ministères dans l'Eglise de Dieu : un que nous appellerons apostolique, relatif à la propagation de la foi et au salut des âmes, l'autre que nous pourrions très bien nommer diplomatique, ayant pour sujet les relations humaines avec les pouvoirs de la terre.

Le premier est le plus noble : c'est à proprement parler le principal et essentiel. Le second est inférieur et subordonné au premier, dont il est uniquement l'auxiliaire. Dans le premier l'Eglise est intolérante et intransigeante ; elle va droit à sa fin, et rompt plutôt que de plier : Frangi non flecti. Voyez plutôt l'histoire de ses persécutions. Il s'agit de droits divins et de devoirs divins, par conséquent il n'y a là ni atténuation ni transaction possible. Dans le second ministère, l'Eglise est condescendante, bienveillante et pleine de patience. Elle discute, elle sollicite, elle négocie, elle donne des louanges dans le but d'adoucir, elle se tait quelquefois pour mieux réussir, recule, ce semble, mais pour mieux avancer et pour tirer bientôt un meilleur parti de la situation. Dans cet ordre de relations sa devise pourrait être : Flecti non frangi. Il s'agit ici de relations humaines, elles comportent par suite une certaine flexibilité et admettent l'usage de ressorts spéciaux. Sur ce terrain tout ce qui n'est pas déclaré mauvais et défendu par la loi commune dans les relations ordinaires entre les hommes est licite et bon. Plus clairement : l'Eglise croit pouvoir se servir et se sert en effet dans cette sphère de toutes les ressources d'une honnête diplomatie.

Qui osera lui faire un reproche soit de ce qu'elle accrédite des ambassadeurs auprès de gouvernements mauvais et même de princes infidèles et en accepte de leur part ; soit de ce qu'elle leur fasse ou reçoive d'eux des présents, des politesses et des honneurs diplomatiques ; de ce qu'elle offre des distinctions, des titres, des décorations à leurs représentants ; de ce qu'elle honore leurs familles par de courtoises et gracieuses manières de parler et rehausse leurs fêtes par la présence de ses légats ? Mais voilà qu'aussitôt les sots et les libéraux nous viennent à l'encontre : "Eh ! pourquoi devrions-nous détester le libéralisme et combattre les gouvernements libéraux, puisque le Pape traite avec eux, les reconnaît, et les comble de distinctions ?" Méchants ou bornés ! L'un et l'autre à la fois peut-être, écoutez cette comparaison et jugez ensuite. Père de famille, vous avez cinq ou six filles que vous élevez dans la plus rigoureuse honnêteté. En face de votre maison ou simplement séparées de vous par un mur mitoyen vivent des créatures infâmes. Vous recommandez sans cesse à vos filles de n'avoir aucune relation avec ces femmes de mauvaise vie. Vous leur défendez même de les regarder et de les saluer. Vous voulez qu'elles les tiennent pour perverses et corrompues, qu'elles abhorrent leur conduite et leurs idées, prennent soin de ne leur ressembler en rien, ni par leur langage, ni par leurs œuvres, ni par leurs toilettes. Vos filles bonnes et dociles ont le devoir évident de suivre vos ordres qui sont ceux d'un père de famille prudent et avisé. Mais voilà qu'un différend s'élève entre vous et ce voisinage sur un point d'intérêt commun. Une confrontation de limites ou une conduite d'eau par exemple, et vous, père de famille honorable, vous êtes tenu, tout en demeurant honorable, d'entrer en pourparlers avec une de ces créatures infâmes sans que pour cela elle cesse d'être infâme, ou tout au moins avec quelqu'un qui la représente. Vous devez traiter de cette affaire et avoir des entrevues. Vous vous parlez et usez l'un envers l'autre des formules de courtoisie en usage dans la société et cherchez à vous entendre et à conclure un accord sur la question en litige.

Vos filles auraient-elles raison de s'écrier tout aussitôt : "Puisque notre père est entré en relations avec nos voisines de mauvaise vie, c'est quelles ne sont pas aussi mauvaises qu'il le prétend. Nous pourrons donc, nous aussi, avoir des rapports avec elles, leur supposer de bonnes mœurs, trouver leurs toilettes modestes, louable et honorable leur manière de vivre". (Ou, en sens contraire et obtus, de réagir à l’égard de leur père, comme Gérard réagit à l’égard du Pape Pie VII à propos du concordat de 1801, du Pape Leon XIII à propos de ses conseils – que l’on peut légitimement ne pas apprécier ni suivre puisque ce sont des conseils pratiques [domaine qui ne relève pas de l’infaillibilité] et non un enseignement doctrinal [où le Pape est nécessairement infaillible], donc, légitimement contredire, mais sans pour autant le critiquer en tant que Pape – sur ce qu’on appelle « le Ralliement » de 1892, du Pape St Pie X à propos de son catéchisme dans lequel ce saint Pape enseigne qu’on doit également passer devant l’autorité civil [oh ! scandale  ...] pour se marier, du Pape Pie XI à propos de l’affaire obscure des Christéros, du Pape Pie XII à de nombreux propos ; c’est-à-dire en le déclarant lui-même infâme en raison de ses  rapports nécessaires et obligés avec ces voisines de mauvaise vie !... – note de JP B.)
Voyons, est-ce que vos filles ne parleraient pas comme des sottes en tenant ce langage ? Appliquons maintenant la parabole ou comparaison.

L'Eglise est la famille des gens de bien (ou qui devraient l'être et qu'elle désire tels) ; mais elle est entourée de gouvernements plus ou moins pervers ou entièrement pervertis. Elle dit donc à ses enfants : "Détestez les maximes de ces gouvernements ; combattez-les ; leur doctrine n'est qu'erreur, leurs lois ne sont qu'iniquité". Toutefois, et en même temps, dans des questions où sont engagés ses intérêts propres et parfois les leurs, elle se trouve dans la nécessité de traiter avec les chefs ou représentants de ces mauvais gouvernements ; et de fait elle traite avec eux, reçoit leurs compliments, et use envers eux des formules d'urbanité diplomatique en usage dans tous pays ; pactise avec eux sur des sujets d'intérêt commun, s'efforçant de tirer le meilleur parti possible de sa situation au milieu de pareils voisins. Agir ainsi est-ce mal ? Non, sans aucun doute. Mais, n'est-il pas ridicule qu'un catholique se prévalant aussitôt de cette conduite nous la présente comme la sanction des doctrines que l'Eglise ne cesse de condamner, et comme l'approbation d'actes qu'elle ne cesse de combattre ?

Voyons, est-ce que l'Eglise sanctionne le Coran, en traitant de puissance à puissance avec les sectateurs du Coran ? Approuve-t-elle la polygamie parce qu'elle reçoit les présents et les ambassades du Grand-Turc ? Eh bien ! c'est de la même façon que l'Eglise approuve le libéralisme, quand elle décore ses rois ou ses ministres, quand elle leur envoie ses bénédictions, simples formules de courtoisie chrétienne que le Pape accorde même aux protestants. C'est un sophisme que de prétendre que l'Église autorise par de tels actes ce que par d'autres actes elle ne cesse de condamner. Son ministère diplomatique n'annule pas son ministère apostolique ; et c'est dans ce dernier qu'il faut chercher l'explication des contradictions apparentes de son ministère diplomatique. Ainsi se comporte le Pape avec les chefs des nations, ainsi l'Évêque avec ceux du diocèse, ainsi le curé avec ceux de la paroisse. Chacun sait jusqu'où vont ces relations officielles et diplomatiques et quel en est le véritable sens, seuls les malheureux sectaires du libéralisme et ceux qui en sont entachés l'ignorent ou feignent de l'ignorer. (Ou encore les sots qui condamnent, du haut de leur prétentieuse incompétence CARACTÉRISÉE [oui, oui ! vous pouvez cliquer  Wink ...], le[s] Pape[s] d'être ainsi, pour cette raison, devenu[s] sectaire[s] du libéralisme ou au moins entaché[s] de libéralisme !... – note de JP B.)

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Jean-Paul BONTEMPS
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  ROBERT. le Lun 11 Mai 2015, 10:09 am

.
Je me trompe, ou bien ce texte (via Don Felix) tend à approuver les "relations"

entre Bergoglio et les Castro, les Chinois, et toutes les sectes que vous voudrez,  

et ainsi faire passer Bergoglio pour "pape" de l'Église catholique ?
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  ROBERT. le Lun 11 Mai 2015, 12:10 pm

.
J’y pense: L’antipape Bergoglio n’est pas Pape de l’Église catholique.

Il ne peut donc exercer ni ministère apostolique, ni ministère diplomatique au nom de Celle-ci.
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  gabrielle le Mar 12 Mai 2015, 8:41 am

Ce texte mis en avant par Jean-Paul, a pour but de démontrer qu'un catholique ne peut critiquer ou juger les actions d'un Pontife et qu'il faut faire la part des choses.

La Sainte Église s'est toujours battue pour garder son droit de cité dans des pays où elle souffrait persécution et c'est dans ce but que la diplomatie entre en jeu, à l'inverse des types comme Bergoglio louanges les ennemis de l"Église et les encourage a rester dans les ténèbres...

Un catholique ne devrait jamais faire de critiques à l'endroit d'un Pontife, si sur un point il n'est pas d'accord,) il faut que ce point ne touche aucunement la morale ou la foi et les connexions qu'il y a parfois dans une décision...) c'est OK, mais, il doit se garder de faire des critiques.

Le Pape Pie XII est sans doute l'un des plus critiqué, ça fait quoi aux yeux des gens qui lisent cela...un scandale, car ce Pontife de l'Église Catholique ne peut être juger par personne et lorsque nous paraîtrons devant Dieu, Il ne nous demandera pas si Pie XII avait raison sur ce point de politique ou sur ce point de Baseball...

Enfin, en savoir plus long

http://foicatholique.cultureforum.net/t4706p30-le-liberalisme-est-un-peche#31184.
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  ROBERT. le Mar 12 Mai 2015, 12:37 pm

gabrielle a écrit:Ce texte mis en avant par Jean-Paul, a pour but de démontrer qu'un catholique ne peut critiquer ou juger les actions d'un Pontife et qu'il faut faire la part des choses...

OK, mais à condition que Bergoglio soit "Pontife".
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  gabrielle le Mer 13 Mai 2015, 8:29 am

Le chapitre XXX du livre ne parle qu'un d'un Pape où ses légats etc...

Bergoglio n'entre pas dans l'équation.

Ce que Jean-Paul a voulu démontrer, c'est que ceux qui s'en prennent à des papes ( Pie VII, Pie XI, Pie XII et que sais-je) ne font pas la différence entre l'infaillibilité et la diplomatie.

La Doctrine, la moral et le dogme sont intouchables, pour répandre sa sainte doctrine , des papes ont du faire affaires avec des gens peu recommandables... ce qui ne veut pas dire, que ces papes endossaient les théories tordus de ces gens.

Prenons Saint Pie X et le "mariage civil" il a demandé aux catholiques de remplir ces formalités exigées par l'État, ( avant le mariage religieux)  afin de permettre aux enfants de la Sainte Église d'être reconnu civilement comme mari et femme et que leurs enfants ne soient pas considéré comme illégitimes.

Le premier est le plus noble : c'est à proprement parler le principal et essentiel. Le second est inférieur et subordonné au premier, dont il est uniquement l'auxiliaire. Dans le premier l'Eglise est intolérante et intransigeante ; elle va droit à sa fin, et rompt plutôt que de plier : Frangi non flecti. Voyez plutôt l'histoire de ses persécutions. Il s'agit de droits divins et de devoirs divins, par conséquent il n'y a là ni atténuation ni transaction possible. Dans le second ministère, l'Eglise est condescendante, bienveillante et pleine de patience. Elle discute, elle sollicite, elle négocie, elle donne des louanges dans le but d'adoucir, elle se tait quelquefois pour mieux réussir, recule, ce semble, mais pour mieux avancer et pour tirer bientôt un meilleur parti de la situation. Dans cet ordre de relations sa devise pourrait être : Flecti non frangi. Il s'agit ici de relations humaines, elles comportent par suite une certaine flexibilité et admettent l'usage de ressorts spéciaux. Sur ce terrain tout ce qui n'est pas déclaré mauvais et défendu par la loi commune dans les relations ordinaires entre les hommes est licite et bon. Plus clairement : l'Eglise croit pouvoir se servir et se sert en effet dans cette sphère de toutes les ressources d'une honnête diplomatie.
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  ROBERT. le Mer 13 Mai 2015, 11:49 am

.
@ Gabrielle: vos explications m'ont (enfin...  Very Happy) fait voir ce que Jean-Paul voulait démontrer. Merci.


Dernière édition par ROBERT. le Mer 13 Mai 2015, 11:53 am, édité 1 fois (Raison : émoticone)
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Re: Texte reçu par mail ( sujet le libéralisme)

Message  gabrielle le Jeu 14 Mai 2015, 7:49 am

ROBERT. a écrit:.
@ Gabrielle: vos explications m'ont (enfin...  Very Happy) fait voir ce que Jean-Paul voulait démontrer. Merci.

Wink
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