Les mots "CONCILIAIRE " et " CONCILIATION ".

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Les mots "CONCILIAIRE " et " CONCILIATION ".

Message  Roger Boivin le Sam 12 Juil 2014, 10:16 am



" L'ÉGLISE CONCILIAIRE " ; c'est Paul VI lui-même qui avait donné ce nom à cette secte issue de vatican II.
Un dérivé du mot " CONCILIAIRE " : le mot " CONCILIATION ", dont en voici la définition du Larousse :
« Action qui vise à rétablir la bonne entente entre des personnes dont les opinions ou les intérêts s'opposent : Rechercher la conciliation entre les parties opposées. » ( roger)




EPILOGUE
( du chapitre MAÇONNISME ET CATHOLICISME,
tiré de l'ouvrage de Don Félix Sardá y Salvany
LE MAL SOCIAL - ses causes ses remèdes,
pages 211 à 213 )

Nous voici arrivés, conformément au plan que nous nous étions tracé, au terme de nos considérations sur le maçonnisme et le catholicisme. Aussi bien, nous arrêtons-nous là, sans donner place à mille autres questions qui se pressent en ce moment au bout de notre plume et qui nous rendraient interminable sur ce sujet. Il nous semble du reste que nous avons suffisamment prouvé notre thèse, c'est-à-dire que nous avons démontré l'opposition radicale et absolue qui existe entre le maçonnisme et le catholicisme, en montrant successivement la solution opposée qu'ils donnent l'un et l'autre à tous et à chacun des problèmes philosophico-sociaux qui s'agitent aujourd'hui en Europe. Il ne reste plus à entendre sur ce sujet que la voix la plus autorisée de toutes, après celle du docteur suprême qui, de son siège de Rome, nous a parlé avec tant de précision et de clarté dans sa célèbre Encyclique Humanum gants. Il nous reste à entendre la voix de la maçonnerie, afin de décider à se ranger de notre côté ces catholiques plus aveugles ou plus obstinés, que n'a pas encore pu convaincre la parole de l'oracle universel du Vatican, et qui ont besoin, pour sortir de leur étrange perplexité, de la décision, plus autorisée peut-être à leurs yeux, de Satan lui-même : nous voulons parler de l'oracle des loges.

Oui, cet oracle a parlé lui aussi, et il a rendu hommage à la vérité des affirmations pontificales, pour la honte de tant de prétendus catholiques qui s'obstinent à les taxer d'exagération et de pessimisme. Oui, c'est la main officielle de la maçonnerie qui a écrit dans un de ses bulletins les plus autorisés (Bulletin Maçonnique de la grande Loge symbolique Ecossaise), les phrases suivantes, d'une effrayante exactitude. Tous nos lecteurs y verront la synthèse et en même temps la confirmation de tout ce que nous avons écrit sur ce sujet :

« La franc-maçonnerie, y est-il dit, ne peut moins faire que de remercier le souverain Pontife de sa dernière Encyclique. Léon XIII, avec une autorité incontestable et un grand luxe de preuves, vient de démontrer une fois de plus, qu'il existe un abîme infranchissable entre l'Église, dont il est le représentant, et la révolution, dont la franc-maçonnerie est le bras droit. Il est bon que ceux qui sont hésitants cessent d'entretenir de vaines espérances de conciliation. Il faut que tous s'habituent à comprendre que l'heure est venue d'opter entre l'ordre ancien qui s'appuie sur la révolution, et l'ordre nouveau qui ne reconnaît d'autres fondements que la science et la raison humaine ; entre l'esprit d'autorité et l'esprit de liberté. »

https://archive.org/stream/lemalsocialsesca01sard#page/212/mode/2up

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Re: Les mots "CONCILIAIRE " et " CONCILIATION ".

Message  Roger Boivin le Dim 29 Jan 2017, 2:11 pm


[Extrait de la] LETTRE DE S. S. LÉON XIII À SON ÉM. LE CARDINAL GIBBONS.


[..]

I. — Sujet de cette Lettre. —  Les américanistes prétendent que l'Eglise doit entrer dans des voies de conciliation quant au dogme et quant à la discipline.

Vous n'ignorez pas, Notre cher Fils, que le livre de la Vie d'Isaac-Thomas Hecker, par le fait surtout de ceux qui l'ont traduit ou adapté à une langue étrangère, a suscité de graves controverses en raison de certaines opinions qu'il propageait relativement à la méthode de vie chrétienne. C'est pourquoi, en vertu de la charge suprême de Notre apostolat, pour sauvegarder l'intégrité de la foi et veiller au salut des fidèles, Nous voulons vous écrire amplement sur toute cette question.

Les opinions nouvelles dont nous parlons reposent en somme sur ce principe : afin de ramener plus facilement à la doctrine catholique ceux qui en sont séparés, l'Eglise doit s'adapter davantage à la civilisation d'une époque adulte, et, relâchant son ancienne rigueur, faire quelques concessions aux tendances et aux principes nouvellement introduits parmi les nations. Et cela doit s'entendre, à ce que pensent plusieurs, non seulement de la règle de vie, mais encore des doctrines où est contenu le dépôt de la foi.

Aucun dogme ne peut ni être changé, ni être tu, comme le voudraient les américanistes.

En effet, ils prétendent qu'il est opportun, afin de gagner les cœurs des égarés, de passer sous silence certains éléments de la doctrine, comme étant de moindre importance, ou de les atténuer de telle sorte qu'ils ne conserveraient plus le sens auquel l'Eglise s'est toujours tenue.

Il n'est pas besoin de longs discours, Notre cher Fils, pour montrer combien un tel système doit être réprouvé ; il suffit de rappeler quelle est la nature et l'origine de la doctrine qu'enseigne l'Eglise. Voici ce que dit à ce sujet le Concile du Vatican :

« La doctrine de la foi, que Dieu a révélée, n'est pas comme un système philosophique susceptible d'être perfectionné par l'esprit humain ; mais comme un dépôt divin, confié à l'Epouse du Christ pour le garder fidèlement et l'interpréter infailliblement... Le sens que notre Sainte Mère l'Eglise a une fois déclaré être celui des dogmes sacrés, doit être perpétuellement conservé, et jamais il ne faut s'en écarter sous le prétexte ou l'apparence d'en mieux pénétrer la profondeur. (Const. De Fide cath. c. IV.) »

Il ne faut pas croire non plus qu'il n'y ait aucun péché dans le fait de ce silence par lequel on omet de parti-pris et on relègue dans l'oubli certains principes de la doctrine catholique. Car toutes ces vérités, quelles qu'elles soient, qui forment l'ensemble de la doctrine chrétienne, n'ont qu'un seul et même auteur et docteur, le Fils unique qui est dans le sein du Père. (Jean, I, 18.) Que ces vérités soient adaptées à toutes les époques et à toutes les nations, cela résulte manifestement des paroles par lesquelles le Christ lui-même s'est adressé à ses apôtres : « Allez, enseignez tondes les nations..., leur apprenant à garder tout ce que je vous ai mandé ; et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles. (Math. XXVIII, 19 s.) » C'est pourquoi le Concile du Vatican dit encore : « Il faut croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise, et que l'Eglise nous propose comme devant être cru révélé de Dieu, soit par ses définitions solennelles, soit par son magistère ordinaire et universel. (Const. De Fide cath., c. III.) »

Que l'on se garde donc de rien retrancher de la doctrine qui nous vient de Dieu ou d'en rien omettre, pour quelque motif que ce soit ; car celui qui l'oserait faire, tendrait plutôt à séparer les catholiques de l'Eglise, qu'à ramener à l'Eglise les dissidents. Qu'ils reviennent, rien certes ne nous tient plus à cœur, — qu'ils reviennent tous, ceux qui errent hors du bercail du Christ, mais non point par une autre voie que celle que le Christ lui-même a montrée.
[..]


L'AMÉRICANISME ET LA CONJURATION ANTI-CHRÉTIENNE - Par Henri DELASSUS - 1899 :

https://archive.org/stream/lamricanismeet00dela#page/n19/mode/2up


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