Le Pater Noster, d'après le catéchisme st Pie X

Aller en bas

Le Pater Noster, d'après le catéchisme st Pie X

Message  Lucie le Mar 30 Nov 2010, 2:19 pm


La prière vocale la plus excellente est celle que Jésus-Christ lui-même nous a enseignée, c’est-à-dire le Pater noster, parce que c’est Jésus-Christ lui-même qui l’a composée et qui nous l’a enseignée ; parce qu’elle contient clairement en peu de paroles tout ce que nous pouvons espérer de Dieu, et parce qu’elle est la règle et le modèle de toutes les autres prières.
Le Pater noster est aussi la prière la plus efficace parce qu’elle est la plus agréable à Dieu, étant composée des paroles mêmes que nous a dictées son divin Fils.
Dans le Pater noster il y a sept demandes: dans les quatre premières nous demandons le bien ; dans les trois dernières nous supplions Dieu qu'II nous délivre du mal.
Dans les quatre premières demandes nous demandons que le Nom de Dieu soit sanctifié, c'est-à-dire connu et honoré de tout le monde; que son règne arrive par la propagation et la glorification de son Église ; que sa très sainte volonté soit accomplie toujours et par tous; et qu'il nous donne la nourriture spirituelle et temporelle.
Les maux dont nous supplions que Dieu nous délivre sont : les péchés, les tentations et toute autre affliction ou misère qui nuirait au salut de notre âme.
Pour obtenir les grâces demandées dans le Pater noster, il faut le réciter sans hâte, avec attention et avec la dévotion du cœur.
Nous devons dire le Pater chaque jour, parce que chaque jour nous avons besoin du secours de Dieu.

Notre Père, nous avons confiance en votre infinie bonté, car nous sommes vos enfants :
car vous nous avez créés à votre image, vous nous conservez et vous nous gouvernez par votre Providence, et par une bienveillance spéciale, vous nous avez adopté dans le Baptême comme les frères de Jésus-Christ et les cohéritiers avec lui de l’éternelle gloire.
Nous vous appelons " notre Père " et non pas " mon Père ", parce que tous nous sommes vos enfants et que nous devons par suite nous regarder et nous aimer tous comme des frères et prier les uns pour les autres.
Notre Père, qui êtes aux cieux : vous êtes partout ; mais "Sursum corda", "haut nos cœurs" vers le ciel où vous vous manifestez dans la gloire à vos enfants. "Habemus ad dominum", ils sont élevés vers le Seigneur qui siège dans la gloire, entourés de la Mère de Dieu, des Anges et des Saints qui chantent l'éternel Sanctus. C'est le Seigneur, le Dieu des armées, qui est notre Père, qui est Dieu avec assis à sa droite le Roi des Rois, Jésus-Christ son divin Fils. Par Lui, avec Lui et en Lui, à vous, Dieu Père Tout-Puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, appartiennent tout honneur et gloire.
Que votre Nom soit sanctifié, nous vous demandons que vous soyez connu, aimé, honoré et servi par tout le monde et par nous en particulier.
Que les infidèles arrivent à votre connaissance, vous qui êtes le seul vrai Dieu, que les hérétiques reconnaissent leurs erreurs, que les schismatiques reviennent à l’unité de l’Eglise, que les pécheurs se corrigent et que les justes persévèrent dans le bien.
Avant toute autre chose nous demandons que votre Nom soit sanctifié, parce que votre gloire doit nous tenir plus à cœur que tous nos biens et avantages.
Que votre Nom soit sanctifié par nous, que nous vous procurions votre gloire par la prière, le bon exemple, et en dirigeant vers vous toutes nos pensées, nos sentiments et nos actions.
Que votre Règne arrive, c’est-à-dire votre règne en nous, le règne de la grâce ; votre règne sur la terre, c’est-à-dire la sainte Eglise catholique, et votre règne dans les cieux, ou le paradis.
Que votre Règne arrive par rapport à la grâce, que vous puissiez régner en nous par votre grâce sanctifiante, par laquelle vous vous complaisez à résider en nous comme un roi dans son palais ; que votre Règne arrive en nous tenant unis à vous par les vertus de foi, d’espérance et de charité qui sont votre règne dans notre intelligence, notre cœur et notre volonté.
Que votre Règne arrive par rapport à l’Eglise, nous vous demandons qu’elle s’étende et se propage toujours davantage dans le monde entier pour le salut des hommes.
Que votre Règne arrive par rapport à la gloire, nous vous demandons de pouvoir être un jour admis dans le saint Paradis pour lequel nous avons été créés et où nous serons pleinement heureux.
Il est aussi nécessaire d’accomplir votre volonté qu’il est nécessaire d’atteindre le salut éternel, car Jésus-Christ votre Fils nous a dit que celui-là seul entrera dans le royaume des cieux qui aura fait votre volonté.
Que votre Volonté soit donc faite sur la terre comme au ciel, nous vous demandons la grâce de faire en toute chose votre volonté, en obéissant à vos saints commandements aussi promptement que les anges et les saints vous obéissent dans le ciel.
Que votre volonté soit faite, celle que vous nous signifiez par la voix de l’Eglise et de nos supérieurs spirituels que vous avez établi Vous-même pour nous guider dans la voie du salut.
Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel, nous vous demandons encore la grâce de correspondre aux divines inspirations de votre grâce.
Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel, nous vous demandons encore la grâce de vivre résignés à votre volonté quand vous nous envoyez des tribulations. Dans les événements tant heureux que malheureux de notre vie, faites que nous reconnaissions toujours votre volonté, qui dispose ou permet tout pour notre bien.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien : nous vous demandons ce qui nous est nécessaire chaque jour pour l’âme et pour le corps.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien : pour notre âme nous vous demandons d'entretenir notre vie spirituelle ; nous vous prions, Seigneur, de nous donner votre grâce dont nous avons continuellement besoin.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien : pour notre corps nous vous demandons ce qui est nécessaire à l’entretien de notre vie temporelle.
Nous disons : donnez-nous aujourd’hui notre pain, et non : donnez-nous aujourd’hui le pain, pour exclure tout désir du bien d’autrui. Nous vous prions donc, Seigneur, de nous aider dans les gains justes et permis, pour que nous nous procurions notre nourriture par nos fatigues, sans larcin ni fraude.
Nous disons : donnez-nous au lieu de donnez-moi pour nous rappeler que, les biens nous venant de vous, notre Père, si vous nous en donnez en abondance vous le faites pour que nous en donnions le superflu aux pauvres. Nous ajoutons quotidien parce que nous devons désirer ce qui nous est nécessaire pour vivre et non pas l’abondance des aliments et des biens de la terre. Le mot aujourd’hui signifie que nous ne devons pas être trop préoccupés de l’avenir, mais vous demander ce qui nous est nécessaire pour le moment.
Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, pardonnez-nous nos péchés, comme nous-mêmes nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Nos péchés sont appelés des dettes parce qu’à cause d’eux, nous devons satisfaire à votre divine Justice soit en cette vie, soit en l’autre. Ceux qui ne pardonnent pas au Prochain n’ont aucune raison d’espérer que Vous leur pardonniez, d’autant plus qu’ils se condamnent eux-mêmes en vous disant de leur pardonner comme ils pardonnent au prochain, aussi faites que je pardonne à mon prochain de tout mon coeur, et je veux pardonner à mon prochain tous les torts que je lui suppose.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation, nous vous demandons de nous délivrer des tentations, soit en ne permettant pas que nous soyons tentés, soit en nous donnant la grâce de n’être pas vaincus. La tentation est une excitation au péché qui nous vient soit du démon, soit des méchants, soit de nos passions. Ce n’est pas un péché d’avoir des tentations, mais c’est un péché d’y consentir ou de s’exposer volontairement au danger d’y consentir, et vous permettez que nous soyons tentés pour éprouver notre fidélité, pour faire grandir nos vertus et pour accroître nos mérites.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation : pour éviter les tentations nous devons fuir les occasions dangereuses, garder nos sens, recevoir souvent les sacrements et recourir à la prière. Faites, o mon Dieu que nous agissions ainsi !
Ne nous laissez pas succomber à la tentation mais délivrez-nous du mal : nous vous supplions de nous délivrer des maux passés, présents et futurs, et spécialement du plus grand de tous les maux qui est le péché et de la damnation éternelle qui en est le châtiment.
Délivrez-nous du mal, et non des maux, parce que nous ne devons pas désirer être exempts de tous les maux de cette vie, mais seulement de ceux qui sont nuisibles à notre âme : aussi nous vous demandons d’être délivrés du mal en général, c’est-à-dire de tout ce que Vous voyez être un mal pour nous.
Il est permis de vous demander d’être délivré de quelque mal en particulier, mais toujours en nous en remettant à votre volonté qui peut aussi faire tourner cette tribulation à l’avantage de notre âme. Les tribulations que vous nous envoyez nous sont utiles pour faire pénitence de nos fautes, pour éprouver nos vertus et surtout pour imiter Jésus-Christ notre chef, à qui il est juste que nous nous conformions dans les souffrances si nous voulons avoir part à sa gloire.
Je vous demande donc d’être délivré de tel mal [nommer le mal], si cette demande est conforme à votre volonté.
Amen : Ainsi soit-il, ainsi je le désire, ainsi je prie le Seigneur et ainsi j’espère.
avatar
Lucie

Nombre de messages : 1241
Date d'inscription : 02/04/2009

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum