VIE DE GEMMA GALGANI - La Séraphique Vierge de Lucques - R. P. Germain

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Message  Monique Mar 22 Mar 2022, 7:17 am

« Père, père, écrit un autre très digne prêtre, si vous saviez l'effet produit par ce livre !... et ce qu'il a opéré en moi Je suis devenu tout autre. Gemma m'a enlevé toute mauvaise inclination ; ce monde ne m'intéresse plus ; tout m'y ennuie. Depuis le jour où j'ai eu ce livre en main, je ne pense à autre chose qu'à notre bon Jésus et à Gemma. Je l'ai choisie pour ma spéciale avocate, et je sens que du haut du ciel elle me regarde et me protège. Je lui demande tout ce dont j'ai besoin, et elle me l'obtient. »

Le très honorable directeur technique d'une grande maison artistique de Rome dit à son tour : « Je ne puis moins faire que rendre grâces à Dieu d'avoir daigné révéler sa très fidèle Servante par la prodigieuse diffusion du livre d'or de sa Vie. Je tiens à vous écrire que j'attribue à cette chère sainte beaucoup de faveurs spirituelles. Non seulement j'ai goûté, au cours de la lecture de sa Vie, de très vives consolations intérieures, mais je me suis senti éclairé de Dieu et fortifie pour une vie meilleure. J'éprouve plus de ferveur dans la sainte communion, plus de courage dans les luttes quotidiennes, et je l'attribue à l'intercession de Gemma, que moi et toute ma famille ne cessons d'invoquer. Puissent toutes les âmes solliciter son secours ; j'ai la certitude qu'aucune ne sera déçue. Un nombre considérable de personnes de ma connaissance, auxquelles j'ai donné à lire la biographie de Gemma, en leur insinuant de se placer sous sa protection, m'ont fait part de grâces et de faveurs obtenues ; toutes, après cette lecture, se sont senties attirées vers elle, et, ce qui est préférable, mieux disposées au bien et soulagées dans leurs nécessités. »

« Par une bonne fortune, écrit un professeur distingué de Mondovi, je fis l'acquisition de la Vie de la jeune sainte Gemma ; mais les paroles me manquent pour dire combien et comment j'ai commencé de l'aimer. Ce fut pour moi une révélation ; je lus cette vie en pleurant. J'ai choisi Gemma pour mon avocate ; son souvenir me suit partout, me rend meilleur et me soutient. Un chanoine me dit qu'il ne peut non plus lire cette biographie sans verser des larmes ; et un Père Oratorien de cette ville me charge de vous écrire que Gemma est pour lui un apôtre ; qu'elle est la sainte suscitée de Dieu en nos jours pour réveiller de leur torpeur tant de pauvres prêtres. »

« Je devrais, déclare un autre, vous raconter des faits émouvants. Je me borne à dire que le nom seul de Gemma renferme je ne sais quoi de doux, d'attrayant, de fascinateur, sans compter que la connaissance de cet ange produit dans les cœurs, et surtout dans la jeunesse, des effets admirables. Étant missionnaire, je puis l'attester pour la plus grande gloire de Dieu. »


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Message  Monique Mer 23 Mar 2022, 7:08 am

De Florence, un vénérable père de l'Ordre séraphique m'adresse ces lignes : « Oh ! quelle est aimable cette créature bénie que le ciel nous a donnée, à nous malheureux enfants d'Ève ! Tandis que je baisais et baignais de chaudes larmes son image vénérée, quelques gouttes de consolation sont tombées dans mon âme. Cette sainte extraordinaire m'inspire courage dans le combat de la vie. Oui, je sens que, grâce à elle, j'accepterai sans hésiter, avec le secours divin, n'importe quel sacrifice. À mon avis, le Dieu de miséricorde a voulu offrir aux hommes en Gemma un très parfait modèle de pureté et d'amour, sur lequel ils puissent et doivent avoir les yeux pour la réforme de leurs mœurs. Veuille donc le bon Dieu que toutes les âmes la connaissent et l'aiment tendrement, imitent selon leur pouvoir ses belles et rares vertus, et la prennent pour guide et maîtresse dans la vie intérieure. »

La presse religieuse la Civilta Cattolica, l'Araldo Cattolica de Rome, l'Ancora d'Acqui, l'Unita Cattolica de Florence, l'Osservatore Cattolico de Milan, le Cittadino de Macerata, La Liberta de Naples, le Monitore Ecclesiastico de Rome et tous les autres périodiques italiens ont payé un tribut d'admiration et d'enthousiasme à la séraphique vierge de Lucques. Un seul, à ma connaissance, mal renseigné sans doute, a cru bon de jeter une note discordante dans ce concert d'éloges, par une critique certainement inspirée de l'esprit moderniste ; mais à la suite d'une solennelle protestation partie d'un représentant autorisé du clergé romain, et des journaux catholiques, il a dû se rétracter.

À défaut d'autre preuve de la solide sainteté de Gemma, l'efficacité de son intercession dans la conversion des pécheurs en constituerait une des plus impressionnantes. La vierge-apôtre (5) n'a cessé, durant sa vie, d'implorer avec larmes le salut des âmes dévoyées, qu'elle eût voulu ramener toutes au bercail du bon Maître. Elle s'offrit pour elles comme victime d'expiation et mourut vraiment telle à la fleur de l'âge. Il est naturel que le Seigneur se plaise aujourd'hui à répandre avec profusion, sur les pécheurs recommandés à l'intercession de sa fidèle Servante, les grâces méritées par son héroïque sacrifice et sa vie crucifiée. Voici quelques unes de ces plus récentes conversions dont la liste connue est déjà longue.


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Message  Monique Jeu 24 Mar 2022, 7:57 am

Nul n'ignorait dans la ville son incrédulité, son inconduite et sa haine de la religion catholique. Les sœurs dc l'hôpital essayèrent de lui inspirer des sentiments chrétiens, ne fût-ce que pour remplir le devoir de tout chrétien à l'égard d'un pécheur infortuné sur le point de comparaître au tribunal du souverain Juge ; mais leurs efforts discrets échouèrent, aussi bien que ceux des révérends Pères capucins attachés à l'établissement ; et il fallut bien vite renoncer à lui suggérer la moindre idée religieuse, de peur de voir éclater un scandale, à la faveur des règlements antichrétiens en vigueur dans les hôpitaux de la pauvre Italie.

Cependant, au spectacle de cette triste fin d'un baptisé, le cœur saignait aux serviteurs et aux servantes de Dieu, lorsqu'il vint à l'un d'entre eux la pensée de recourir au propre curé de la paroisse du malade, monseigneur Benassini. Celui-ci ne tarde pas d'arriver et s'approche du malheureux, malgré les avis contraires des personnes qui avaient assisté, le jour précèdent, à des scènes brutales contre les Pères capucins et les Filles de la Charité. Il lui parle sans détour, prie, supplie, conjure, mais en vain.

« Je n'ai jamais cru, répond le malade avec agitation et fureur, à tous vos épouvantails, et ce Christ dont j'entends parler, je ne sais qui il est. Qu'est-ce que l'âme ? Qu'est-ce que le Paradis ? Qu'est-ce que l'enfer ? Laissez-moi la paix, et que personne ne vienne plus m'ennuyer par de ridicules propos. » Et ce disant, le misérable fait le geste de cracher sur le ministre de Dieu. Ce dernier se retire découragé. Rentré chez lui, son regard tombe sur un exemplaire de la Vie de Gemma, dont il avait commencé la lecture. À cette seule vue son cœur s'ouvre soudain à l'espérance, il se met à genoux et invoque avec larmes le secours de la chère servante de Dieu ; puis, appelant son chapelain, il lui donne l'ordre de se rendre sans retard à l'hôpital, en compagnie d'une certaine dame connue du malade il était environ onze heures de la nuit. On obtint difficilement à cette heure tardive l'entrée de l'établissement, mais enfin la dame fut admise à pénétrer jusqu'auprès du malade. Le chapelain attendait dehors, plein d'anxiété, tandis que monseigneur Benassini priait toujours la séraphique Gemma pour le succès de la charitable mission. L'incrédule obstiné de tout-à-l'heure n'a pas plus tôt aperçu la dame, qu'il réclame spontanément un prêtre, et il se confesse dans les sentiments d'une vive componction rappelant ceux du bon Larron et du fils prodigue de l'Évangile. Le chapelain, ému jusqu'aux larmes, lève sur cette âme une main tremblante, prononce la formule sacrée de l'absolution, et la rend, purifiée, à l'amour de son Sauveur. Puis il court chercher le saint viatique et l'huile sainte de l'Extrême-Onction. Après avoir reçu ces deux autres sacrements le fortuné pécheur entre en agonie et expire paisiblement vers quatre heures du matin, laissant les témoins de ses derniers moments dans l'admiration d'une conversion si extraordinaire et d'une mort si édifiante.


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Message  Monique Ven 25 Mar 2022, 7:40 am

Quelques jours après, Pie X, apprenant ce fait extraordinaire, déclarait avec non moins d'émotion, qu'il voulait recourir aussi, pour obtenir des grâces semblables, à la protection de la chère servante de Dieu.

Il y avait à Rome une famille sans religion ou peu s'en faut, comme il s'en rencontre tant à notre malheureuse époque. La mère, âgée de cinquante-quatre ans, ne pratiquait plus ; les fils vivaient depuis longtemps en païens. Seules, les filles, trois charmantes demoiselles, gardaient à Dieu leur fidélité, et, pleurant sur les ruines morales de leur maison, suppliaient nuit et jour le Seigneur d'avoir pitié des chères âmes égarées. Vainement des personnes respectables s'étaient entremises auprès de la mère pour la ramener à de meilleurs sentiments ; tout effort paraissait inutile, lorsqu'une fervente religieuse, vivement émue du malheur de cette famille, eut l'inspiration de solliciter la médiation de Gemma. Après plusieurs neuvaines de supplications, assurée du succès, elle va trouver la dame obstinée, lui parle de la séraphique vierge et attendrit son cœur au récit des conversions prodigieuses qu'opéraient ses prière de son vivant.

Bientôt la chrétienne infidèle fond en larmes de repentir, se rend avec la sœur à l'église, se confesse, communie et goûte dans l'intimité de l'âme la suavité de la grâce divine, qu'elle ne connaissait plus depuis longtemps.


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Message  Monique Sam 26 Mar 2022, 8:13 am

Encouragée par une si belle victoire, la zélée religieuse entreprit la conversion des fils avec les mêmes armes dont elle venait d'expérimenter la puissance. « Gemma, disait-elle, changera également leurs dispositions. » La lutte fut vive avec le premier. Après son dernier échec, elle revint se jeter aux pieds de Gemma « Que faisons-nous maintenant, ma sœur, s'écria-t-elle ; resteriez-vous indifférente pour mon pécheur ? Demain, samedi, je veux que vous me le convertissiez. » Le ciel entendit l'ardente prière, et le soir du jour suivant, le jeune homme demandait à se confesser. Il communia le dimanche avec une telle joie spirituelle qu'il déclare aujourd'hui n'en avoir jamais éprouvée de semblable dans sa vie. À son tour, il se fit apôtre et conduisit bientôt un libertin de ses amis aux pieds du prêtre qui lui avait rendu la délicieuse paix de l'âme.

« Reste encore, m'annonce la sœur, le dernier frère à convertir. Celui-là ne s'est jamais confessé, ne croit à rien et a une tête de bronze. Je l'ai remis entre les mains de Gemma, qui y Pensera, je n'en doute pas. »

Le jeune Auguste Cassini m'écrit de Zoppolo, province d'Udine : « Au retour du service militaire, qui avait produit en moi des effets désastreux, je m'abandonnai à une vie sans frein et aux pires passions. Les plus horribles péchés s'accumulèrent dans mon âme avec cette effrayante progression dont parle l'Écriture : Abyssus abyssum invocat. Une profonde indifférence religieuse me tenait enchaîné ; mon cœur était de pierre, insensible à tout remords. Malheur à moi, si dans cet état la mort fût venue me surprendre ! Tel j'étais, lorsque le livre de la vie de Gemma tomba entre mes mains. Sa lecture me fit un bien immense. Je retrouvai le goût de la prière avec le don de la foi. Je comprends maintenant l'énorme gravité de mes offenses ; mais je ne perds pas pour cela confiance. Je suis une preuve que si Gemma s'intéressait sur la terre aux malheureux pécheurs, elle ne s'y intéresse pas moins maintenant qu'elle jouit de la félicité des cieux. Nul, - ma propre expérience m'en donne la conviction, - ne sera plus tôt écouté d'elle qu'un pécheur. Mes besoins sont grands, mais ma chère sainte ne m'abandonnera pas. »


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Message  Monique Dim 27 Mar 2022, 7:30 am

Voici un extrait de la lettre d'un jeune prêtre, professeur dans un séminaire d'Autriche. « Lauréat de l'Université, que ne croyais-je pas savoir, tant l'orgueil s'était emparé de moi ! J'avais des idées condamnables même sur la Bonté de Dieu. Je devenais entièrement la proie du modernisme (6). À la simple lecture de la vie de Gemma, qui m'était par hasard tombée entre les mains, je sentis mon esprit renouvelé. Aujourd'hui je me reconnais un ignorant, parce que ce n'est pas la science humaine, mais la science divine qui rend vraiment savant ; et je suis heureux de me sentir dans la disposition de faire le nécessaire pour que le Seigneur me conserve toujours par sa grâce dans mon état actuel. »

Un autre prêtre m'écrit « Enfin, je suis de nouveau à mon Dieu ! Oh ! mon Père, quels ont été les égarements de mon âme depuis l'ordination sacerdotale. Pendant un certain temps, elle subit une grande défaillance qui me fit appréhender une catastrophe. Je ne connaissais plus l'amour de mon Dieu, mais seulement l'attachement aux choses terrestres, aux richesses, aux commodités de la vie. Mais le bon Jésus ne voulut cependant pas m'abandonner. Au bon moment il me fit connaître la vie de Gemma Galgani écrite par votre Révérence. Je ne lus d'abord que la scène - à laquelle vous avez eu la bonne fortune d'assister - de sa lutte avec Jésus pour la conversion d'un pécheur. J'en fus ému, je pleurai sur ces pages et je conçus l'espérance de recevoir aussi par Gemma la grâce du relèvement. Quelques mois après seulement, je lus sa vie entière, et j'éprouvai des sentiments que je ne connaissais plus depuis bien des années. Un mois à peine se passa encore, et dans une fête de la Vierge il m'arriva comme à ce pécheur pour la conversion duquel Gemma avait lutté avec le miséricordieux Jésus. La bonne Mère du ciel avait achevé l'œuvre. Me voici revenu à la vie. Dans l'espace de peu de jours j'ai changé au point de ne plus me reconnaître moi-même. Dans mon ancien état, oh ! comme je craignais la volonté de Dieu, les croix, les tribulations, et par dessus tout l'humiliation, l'obscurité, les privations, la mort. Et maintenant ? que Jésus fasse de moi ce qu'il désire. J'espère et je veux avec son aide accomplir désormais sa très sainte et paternelle volonté.... »

« Ce qu'il m'a le plus coûté de vaincre, c'est l'attachement à l'argent. Oh, mon père, quelle malédiction n'est-ce pas pour l’homme et surtout pour le prêtre ! Si par malheur il vient à se refroidir dans l'amour de Dieu (et avec une telle affection dans le cœur il n'en peut être autrement), sans un miracle de la grâce il ne se relèvera plus. Il vivotera spirituellement, et malheur à lui s'il est d'un tempérament ardent. Il n'évitera pas des chutes fatales qui le conduiront à la perte éternelle, dans laquelle il entraînera un grand nombre d'âmes rachetées par le sang de Jésus. Ah, mon père, comment pourrai-je payer de retour ma céleste bienfaitrice, ma chère Gemma ? C'est mon espérance et comme une certitude qu'avec mon Ange gardien, elle m'assistera toujours, me tiendra toujours uni à mon Jésus, à la très sainte Vierge, et que, grâce à elle, moi aussi je pousserai de mon mieux sur cette terre son cri de reconnaissance et de victoire : Vive Jésus ! »

« Oh ! que la biographie de Gemma se propage surtout parmi les prêtres, et beaucoup d'entre eux iront à Elle, et Elle les conduira à Jésus. Vive Jésus et sa bien-aimée servante Gemma ! »



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6) Après cet aveu du jeune professeur on ne lira pas sans intérêt le passage suivant d'une lettre adressée à l'auteur de cette traduction par un religieux rédemptoriste : « Oh ! que cette vie m'a fait du bien que de douces larmes j’ai versées en la parcourant ! Daigne le bon Maître la répandre à profusion dans notre chère et pauvre France, et partout. Je ne connais pas de plus belle réfutation des stupides erreurs du modernisme. Cette vie est certainement appelée à faire un bien incalculable.»


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Message  Monique Lun 28 Mar 2022, 7:29 am

Encore une lettre, très éloquente et d'une très grande édification : « Dans un élan irrésistible d'amour et de reconnaissance pour le séraphin crucifié, Gemma, je ne sais contenir ma parole ni ma plume. Je voudrais pouvoir vous envoyer mes larmes, le feu qui me gonfle et me brûle ; je voudrais pouvoir vous montrer le prodigieux effet créé en moi par l'émouvante Biographie de Gemma. Je vous remercie, Père, du bien que vous m'avez fait par votre livre. Ma vie était un enfer ; je craignais de m’être mépris sur ma vocation, tout, jusqu'aux plus hautes fonctions de mon ministère, engendrait en moi du dégoût : je comprenais qu'avec mon caractère bouillant je ne pouvais plus aller loin.., mon avenir était désespéré ! Oh Père ! Je vous écris avec des larmes ! J'ai lu, et cet Ange de Jésus a brillé à mon esprit, et le paradis est descendu dans mon âme, Ô Jésus de ma Gemma, je vous rends grâces ! »

« Père, père, pardon ! l'idée du suicide avait même parfois troublé ma tête. Et maintenant ? Ô bonheur ! O Jésus, je voudrais, oui, me tuer, mais pour votre amour ; pour vous offrir mon sang et en laver toute ma vie scélérate, et pour vous l'offrir par les mains saintes de mon nouvel Ange gardien, Gemma. Père vénéré, baisez, baisez avec mes lèvres cette tombe bénie et dites à Gemma que je lui rends grâces de toutes mes forces. J'irai à Lucques, je l'ai promis à Gemma, et je me rassasierai de baisers et de larmes sur sa tombe. Je le déclare, ma conversion est une grâce de Gemma ; sa chère image est toujours fixée dans mon esprit et j'y tiens comme à une relique. La paix de Jésus est descendue dans mon cour, mon âme est sereine, mon ministère est pour moi un plaisir. Je sens que, par l’œuvre de Gemma, moi aussi j'aime Jésus, et j'espère l'aimer à jamais. Gemma m'a arraché à la mort morale où je me débattais dans le désespoir, et m'a soulevé jusqu'à la Grâce de Jésus ! Après Jésus et ma chère Gemma, c'est à vous, Père, que je dois la vie : je vous en remercie tout en larmes. Priez pour moi. »

D'une lettre du R. P. Luigi Fontana, barnabite, j'extrais les lignes suivantes : « J'ai fait placer une image de Gemma sous l'oreiller d'un franc-maçon mourant, qui refusait le prêtre ; c'était le mardi saint. Or, le mercredi, il réclamait de lui-même les sacrements. »


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Message  Monique Mar 29 Mar 2022, 7:55 am

Un jour, se présente au couvent des saints Jean-et-Paul (7) à Rome, un étranger qui me demande nommément. Je me rends au parloir, et, surpris de me trouver en présence d'un inconnu, je manifeste le désir de savoir comment il peut bien me connaître. L'étranger me prie de l'introduire dans une chambre à part, et me dit : « Gemma m'envoie vers vous ; elle m'a réveillé dans l'abîme de péchés où j'étais plongé, en faisant entendre fortement à mes oreilles et plus fortement à mon cœur ces paroles : Pars pour Rome, cherche dans le couvent des saints Jean-et-Paul un certain père Germain, passioniste, et avec lui mets ordre à ta conscience, si tu ne veux pas que Jésus te foudroie. » Puis il se jette à mes pieds, et me dit en pleurant : « Père, confessez-moi. » Profondément ému moi-même, je contenais mal mes larmes. J'entendis sur-le-champ l'accusation du pénitent, et fis descendre par l'absolution la grâce divine dans son âme. Lorsqu'il se fut relevé, heureux comme qui vient d'échapper à la mort, il se jeta à mon cou, me rendit grâces et reprit le chemin de la gare pour retourner dans son pays (8).

Ces quelques exemples suffiront à redonner courage à tant de pauvres mères, d'épouses affligées, de sœurs affectueuses qui voient leurs fils, leurs maris, leurs frères, engagés dans la voie de l'éternelle perdition. Qu'elles recourent avec confiance à l'intercession de la vierge de Lucques. Elle adressera encore à son céleste Époux la prière pressante qu'elle lui répétait tant de fois ici-bas dans ses extases : « Je veux que tous les pécheurs soient sauvés ; sauvez-les moi tous, ô Jésus. »


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7) Maison généraliste des Pères Passionistes.

8) Le Père Germain eût pu raconter un très grand nombre de faits semblables. « Aujourd'hui, dit-il à un religieux quelques jours avant de mourir, aujourd'hui un pécheur, envoyé par Gemma, m’a tenu au confessionnal trois heures de suite » ; et il ajoutait : « Si je ne m’en vais vite de Rome, je ne saurai comment y tenir. Depuis déjà quelque temps Gemma m'envoie souvent de ces pécheurs : et vous ne pourriez croire, Père, les larmes que je verse sous les émotions que j'éprouve ; et comme je me sens mal après avoir entendu de semblables confessions ! »


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Message  Monique Mer 30 Mar 2022, 8:08 am

CHAPITRE XXIX.



PRODIGES.



******



Il n’est pas d'argument plus clair pour établir la sainteté d'un serviteur de Dieu que celui des miracles. Par son moyen, le divin Rédempteur et après lui les Apôtres ont accrédité leur céleste mission dans le monde ; et l'Église se base en définitive sur cette preuve pour décerner à ses héros, sans crainte d'erreur, les honneurs des autels. S'il est vrai que le miracle est le fruit de la foi vive avec laquelle nous le demandons à Dieu, spécialement par l'intercession des saints, et si de toutes parts, comme nous l'avons vu, les fidèles choisissent avec une foi aussi ardente que justifiée la séraphique vierge de Lucques pour leur avocate près de Dieu, le nombre des prodiges obtenus par sa médiation doit être grand ; et il l'est en effet.

Mon intention n'est pas de les mentionner tous ; il faut attendre que les témoins les aient certifiés sous serment dans les procès canoniques institués depuis trois ans par la curie archiépicospale de Lucques, en vue de la béatification de la servante de Dieu (1). La relation de quelques-uns, dont j'ai pu contrôler les détails avec certitude auprès des personnes les plus dignes de foi, suffira pour en donner un aperçu général. Il va sans dire que je laisse à l'autorité ecclésiastique, seule compétente en cette matière, le soin de décider si ces faits extraordinaires constituent de vrais miracles ou de simples grâces.

Philomène Bini, de Pise, âgée de soixante-douze ans, souffrait depuis longtemps de digestions pénibles et mauvaises. Le désordre de l'estomac s'aggrava, les dix-sept derniers mois, au point de rendre la nutrition presque impossible par l'extrême difficulté de l'ingestion. Des acides infects, des humeurs noires et purulentes s'écoulaient par la bouche, et l'inflammation des entrailles occasionnait des douleurs atroces. Le docteur Acone, qui la soigna le premier à Bagni di Lucca, diagnostiqua sans hésiter un ulcère cancéreux du pylore, et ordonna quelques remèdes dont l'effet fut nul. Un médecin homéopathe confirma, peu après, ce diagnostic et essaya, vainement aussi, d'une médication différente.

La malade, rentrée à Lucques, eut alors recours à la science d'un clinicien renommé de la ville, le Docteur Delprete, qui, à son tour, la reconnut atteinte au pylore d'un ulcère cancéreux de forme ronde, présentant tous les symptômes graves d'un état très avancé de dénutrition complète, hyperesthésie épigastrique, constipation opiniâtre, resserrement du pylore avec crises périodiques irrégulières, vomissement purulent et gastralgie. De plus, il découvrit dans l'hypocondre gauche un corps globuleux et dur qui paraissait adhérer à la grande courbe de l'estomac ; c'était, assura-t-il, un carcimone ou tumeur cancéreuse prenant naissance au côté gauche du foie. Plutôt pour atténuer les horribles douleurs de la patiente, que dans l'espoir de la guérir, il prescrivit quelques médicaments ; mais bientôt ce médecin consciencieux et chrétien déclara sans ambages qu'il perdrait son temps à soigner un mal si grave et si avancé dans une femme d'un tel âge, et, après avoir exhorté toute la famille à la résignation, il se retira pour ne plus revenir. L'état de la malade empira pendant six mois encore, au bout desquels le curé de la paroisse, qui venait chaque jour relever son courage, lui administra les derniers sacrements.


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(1) Le procès informatif de béatification de Gemma Galgani est terminé à Lucques, et déjà commencé à Rome à qui il appartient de proclamer Vénérable la Servante de Dieu.


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Message  Monique Jeu 31 Mar 2022, 7:50 am

L'issue fatale approchait, lorsque une pieuse dame de la ville se sentit inspirée de recourir à l'intercession de Gemma. Elle se pourvoit d'une de ses reliques, court à la chambre de la moribonde, fait agenouiller tout le monde, récite quelques prières à la Sainte Trinité, en l'honneur de la servante de Dieu, et applique la relique sur le siège du mal. Ô merveille ! À ce contact, la pauvre infirme, que de terribles douleurs empêchaient depuis si longtemps de fermer les yeux, s'endort pour toute la nuit d'un paisible sommeil. À son réveil, tout symptôme du mal qui la torturait depuis cinq ans a disparu, et elle se sent parfaitement guérie. Dans la journée, elle mange abondamment, à quatre différentes reprises, du pain, de la viande, des œufs, des biscuits et du lait.

Quelle ne fut point la stupeur du docteur Delprete, lorsqu'il vit arriver chez lui, pleine de santé et de force, une personne qu'il pensait déjà morte. N'en croyant pas ses yeux, il veut l'examiner aux rayons électriques ; il regarde, regarde encore : plus d'ulcère au pylore, mais seulement une petite tache qui en indique la place ; le carcinome est desséché, et le foie parfaitement normal. Saisi d'une émotion profonde, l'éminent praticien s'écrie : « Vous avez été l'objet d'un miracle de Dieu. »

Trois ans se sont écoulés depuis cette guérison, et Philomène Bini continue de jouir d'une belle santé, qu'elle ne connaissait plus depuis sa jeunesse.

Marie Menicucci, de Vitorchiano, dans la province de Rome, souffrait au genou droit de douleurs aigües, attribuées d'abord à un rhumatisme. Les onguents, les cataplasmes et les bains dans les meilleures eaux thermales d'Italie restant impuissants à la guérir, elle consulta des chirurgiens distingués, qui la trouvèrent atteinte d'un mal bien autrement grave d'une synovite tuberculeuse profonde et très avancée. Cette affection, dont les seules énergies de la nature ne peuvent arrêter les ravages, nécessite une opération chirurgicale très délicate ; ou, si l'os n'est pas trop altéré, des injections hypodermiques bien conduites. Encore n'obtiendra-t-on qu'une guérison partielle, car les mouvements de l'articulation resteront toujours plus ou moins entravés, si non complètement abolis.


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Message  Monique Ven 01 Avr 2022, 6:52 am

Au mois de mai 1907, Marie Menicucci, alors chez des parents de Pistoie, fut examinée par le docteur Chelucci qui confirma le diagnostic des chirurgiens et conseilla l'opération. Le cas paraissait autrement désespéré l'opération ou un miracle. En ce temps déjà, le nom de Gemma de Lucques volait sur toutes les lèvres. « Est-ce que cette nouvelle servante de Dieu, se dit la patiente, ne pourrait pas m'obtenir un miracle ? » Et sans retard, elle se procure une de ses reliques, l'applique au genou malade et commence une neuvaine. Le neuvième jour, elle enlève le pansement et n'aperçoit plus trace de mal. Le docteur Chelucci, ayant constaté la guérison, délivre un certificat dans lequel, après avoir établi qu'il s'agissait bien d'une synovite tuberculeuse du genou, il fait la franche déclaration suivante : « Madame Menicucci Marie, soigneusement examinée par moi, se trouve aujourd'hui dans de parfaites conditions de santé. (2) »

La révérende Mère Marie-Françoise Foglia, religieuse clarisse du monastère de Lovere, raconte le fait suivant : « Une de mes sœurs... en allant à la rencontre de son fils fut heurtée par une bicyclette qui la jeta évanouie sur un trottoir. Transportée dans sa maison elle ressentit, à la reprise de ses sens, de fortes douleurs à l'estomac et constata des contusions à la tête et aux bras. Elle fut obligée de garder le lit pendant de longs jours. Dès qu'elle put se lever, elle crut à une guérison prochaine, mais après quelques jours les douleurs les plus violentes la reprirent aux poumons et à la tête, au point de lui faire redouter la folie ; par moments elle était inconsciente de ses actes. En outre une puanteur nauséabonde qui lui sortait du nez laissait soupçonner la formation de quelque abcès dans la tête. Les médecins eux-mêmes ne savaient que penser. »

« Tel était l'état de santé de ma sœur lorsqu'on me fit connaître la Servante de Dieu, Gemma Galgani. Je sentis une forte inspiration de lui faire une neuvaine, en même temps qu'une grande confiance. J'envoyai son image à ma sœur en la priant de s'unir avec toute la famille aux prières de la neuvaine et en l'excitant à se confier en son intercession avec une foi vive. Oh ! comme l'aimable et vénérée Gemma a été prompte à consoler nos cœurs ! Ma sœur m'écrit en effet qu'elle a obtenu la grâce complète ; et non seulement sa santé est bonne, mais elle se trouve, dit-elle, en état de supporter des fatigues qui avaient toujours été au-dessus de ses forces. Dans ma reconnaissance je remplis ma promesse de le faire savoir à votre Révérence. »

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(2) Ce miracle a été l'objet d’un Procès ordinaire près de la curie épiscopale de Bagnorea, au mois d'octobre de l'année 1909.


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Message  Monique Sam 02 Avr 2022, 7:11 am

Un jeune prêtre de Lucques, Don Guillaume Melani, très dévot à Gemma, qu'il avait eu l'occasion de voir plus d'une fois, étant simple clerc, dans l'église de la Rosa, fut atteint en mai 1907 d'une broncho-pneumonie compliquée de pleurésie. Complexion très délicate, poitrine affaiblie par une grave anémie, il fut bientôt réduit à toute extrémité. Les fidèles du voisinage, attristés de la perte imminente du digne ecclésiastique, demandaient au ciel avec ferveur sa guérison par l'intercession de la vierge Gemma. Lui-même, s'unissant à leurs prières, plaça sur sa poitrine une de ses reliques. La grâce ne se fit pas attendre en quelques jours, le jeune prêtre était rétabli et même, de son propre aveu, mieux portant qu'avant sa maladie.

Dans la même ville de Lucques, une pieuse dame, dont je dois taire le nom, était affligée, près de la tempe gauche, d'une tumeur maligne présentant tous les caractères d'un cancer. Les médecins craignaient donc de se trouver en présence du terrible mal que l'on ne traite que par l'extirpation. L'aggravation rapide de son état plongeait la patiente dans la consternation. Heureusement, elle eut recours à la puissante médiation de Gemma qu'elle avait bien connue durant sa vie, et appliqua son image sur la partie malade, sans plus se soucier des remèdes prescrits par la Faculté. En peu de jours, la tumeur avait disparu, et la bonne dame en remercie encore le Seigneur et Gemma, sa sainte protectrice.

Monsieur l'abbé Gobetti Luigi souffrait depuis quatre ans d'une, périostite au pied. Il entreprit une neuvaine en l'honneur de la Servante de Dieu, puis une seconde, au bout de laquelle il se trouva radicalement guéri. « La plaie s'était fermée, dit-il, et toute douleur avait disparu. »


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Message  Monique Dim 03 Avr 2022, 7:39 am

Un maçon, occupé à son travail, heurta de la jambe gauche contre un clou rouillé qui lui fit une profonde blessure. Après six semaines de soins inutiles il reprit son travail. Mais la plaie s'envenimant de plus en plus, le pauvre ouvrier se vit contraint, au bout d'un an et demi, d'entrer à l'hôpital. Il en sortit à peu près guéri, pensait-il. L'illusion fut de courte durée, car bientôt sa jambe se trouva dans un état pire que jamais. Il travailla néanmoins encore, jusqu'à ce qu'enfin l'irritation toujours croissante de la plaie fit redouter la gangrène.

Sujet à de fréquents accès de fièvre et complètement privé d'appétit, il résolut de retourner à l'hôpital. Cette détermination parvint à la connaissance de sa sœur, Béatrix Gatti, religieuse d'un couvent de Milan, au moment où on lisait à la communauté la biographie de Gemma. La sœur se sentit aussitôt inspirée de commencer une neuvaine en l'honneur de la Servante de Dieu pour la guérison de son frère. Elle la termina le 1er mai 1909. « Le 14 de ce mois, raconte-t-elle, alors que je croyais mon frère à l'hôpital, il vint m'annoncer sa guérison, survenue depuis quelques jours. À ma demande d'explications, il répondit que pendant qu'il travaillait, avec la triste pensée d'avoir à rentrer à l'hôpital sans espoir de guérison, il avait senti sa jambe de pesante devenir légère. Quelle n'avait pas été sa stupéfaction, en l'examinant, de la trouver guérie et sans aucune trace de mal. Et cependant, la plaie était assez grande pour recevoir facilement une pièce de cinq francs ; et quelques jours auparavant, à la suite d'un effort, elle avait dégorgé tant de sang que mon frère avait dû, à plusieurs reprises, ôter sa chaussure qui s'en inondait. Aujourd'hui il va bien et continue son pénible travail. »

« Le 2 janvier 1909, écrit la même religieuse, mon beau-frère, âgé de 58 ans, était porté à l'hôpital, atteint d'une forte pneumonie et d'inflammation intestinale compliquée d'un peu de néphrite. Après la troisième semaine le péril avait disparu ; mais le mal, au dire des médecins, passait à l'état chronique avec symptômes de tuberculose apparente. Pendant quatre mois mon beau-frère ne fit que quitter et reprendre le lit, dépérissant de jour en jour. Je le recommandai à la vierge Gemma. Peu de jours après, j'apprenais de sa propre bouche qu'il se portait bien, mieux même qu'auparavant, et qu'il avait déjà repris son travail. »

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Message  Monique Lun 04 Avr 2022, 7:02 am

Mademoiselle Céline Cluzet, de Oyeu, diocèse de Grenoble (France), écrit le Révérend Père Roger, capucin, dépérissait, consumée par une phtisie pulmonaire arrivée au dernier degré, et que nul remède n'avait pu enrayer. Les médecins abandonnèrent la malade, après avoir déclaré qu'il n'y avait rien à faire, des organes vitaux étant détruits. Je lui conseillai alors une neuvaine à Gemma Galgani avec la promesse d'une offrande de vingt francs, et je lui envoyai une relique de la servante de Dieu pour qu'elle l'appliquât sur sa poitrine. Le dernier jour de la neuvaine, la malade se sentit renaître ; elle éprouvait une grande amélioration qui lui permit de se mettre au travail, chose qu'elle n'avait point faite depuis cinq ans.

Bien que la guérison ne soit pas complète, l'amélioration se maintient depuis huit mois et la personne privilégiée continue de travailler, en rendant grâces à Dieu et à sa servante, Gemma Galgani.

Depuis dix mois Isolina Serafini, de Vicopelago près de Lucques, se tordait nuit et jour dans d'indicibles souffrances provoquées par une méningite cérébrale aigüe. Aucun remède ne lui apportait le moindre soulagement. Elle sentait, disait-elle, son cerveau bouillir comme sous des charbons ardents, et toute la tête était paralysée. C'est en vain que la malheureuse demandait au sommeil un peu de répit depuis le début de la maladie, décembre 1906, jusqu'au commencement d'octobre 1907, elle n'avait jamais pu reposer plus d'une heure par jour. Enfin, à bout de forces, elle eut l'inspiration d'implorer de Gemma sa guérison « Faites-moi cette grâce, lui dit-elle avec une foi vive, j'y verrai un signe certain que vous êtes au nombre des élus et une vraie sainte, et je vous promets de la publier sans retard. » Après cette invocation, la malade se met au lit et s'endort aussitôt la douleur avait disparu à l'instant même avec toute trace de la longue et cruelle méningite. Depuis ce jour, 10 octobre 1907, elle n'a plus souffert de la tête, et ses nuits sont excellentes. « Telle est la pure vérité, atteste-t-elle dans un certificat ; je l'affirme avec serment. moi, Isolina Serafini. »


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Message  Monique Mar 05 Avr 2022, 8:06 am

Le chanoine théologal, Don Francesco Tonelli, écrit de Mondovi qu'un professeur avait une enfant, du nom d'Amalia, atteinte de diphtérie. Plusieurs médecins lui donnaient leurs soins. Un matin, le père, désolé à la vue du misérable état de sa fille, quitte brusquement son chevet et court prier un ecclésiastique de dire une messe pour elle. Le prêtre invoque spécialement la protection de Gemma, et, tandis qu'il célèbre, l'un des docteurs assidus près de l'enfant s'écrie émerveillé : « Amalia est sauvée ; » et Amalia est subitement rendue à la joie de ses parents.

Une personne, qui veut garder l'anonymat, m'adresse ces lignes : « J'ai supplié Gemma de me guérir d'un mal bien ennuyeux aux yeux et au nez. À peine invoquée, cette belle âme m'a obtenu la grâce. Je lui avais promis, si elle m'exauçait, de vous l'annoncer ; je le fais aujourd'hui, et de bon cœur. »

De Catanzaro, en Calabre, je reçois cette lettre signée de monsieur l'abbé Félice Antonio Gentile : « La dévotion des fidèles de cette ville pour Gemma est d'une vivacité indescriptible. Un très grand nombre ont eu déjà recours à son intercession, et avec succès. Je ne vous mentionne, pour le moment, que le fait suivant : En mars 1909, la Sœur Genoveffa Berardi, supérieure de l'hôpital civil dont je suis aumônier, tombait si malheureusement qu'elle se cassait le bras gauche. D'après la déclaration du docteur, la fracture, très grave, devait exiger un traitement de plus de trois mois. Me trouvant en possession d'une relique de Gemma, je la fis appliquer sur le bras brisé. À son retour, le médecin voulut par curiosité défaire le bandage ; or il constata, à sa grande stupeur, que le bras était parfaitement guéri. »


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Message  Monique Mer 06 Avr 2022, 5:49 am

« Pour la plus grande gloire de Dieu et de sa servante Gemma, écrit-on du monastère des Sœurs Crucifiées de St. Georges, près de Cremano (province de Naples), je vous rapporte le miracle suivant, survenu le 21 mars 1909 : Depuis six mois je souffrais beaucoup, surtout de l'estomac ; mais à partir de janvier mon état s'aggrava au point que je ne supportais plus de nourriture ; à des vomissements continuels s'ajoutèrent une angoisse et de telles palpitations de cœur que je sentais la vie me manquer. Je ne croyais plus la mort éloignée. Le 21 mars, réduite au plus mal, je demandai un prêtre. Providentiellement, le très révérend Père Bernardo Atona de Sarno arriva ce jour-là au monastère ; on le fit monter à ma chambre. Il m'encouragea beaucoup et me dit, si je voulais guérir, d'avoir confiance dans la relique de Gemma. Puis il l'appuya sur mon estomac, et nous priâmes ensemble. À l'instant même, je me sentis revenir de la mort à la vie, l'angoisse disparut, le vomissement cessa, le cœur reprit son calme, et depuis lors je n'ai plus connu ces souffrances. »

On me transmet de Chiaramonte-Golfi, en Sicile, le certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur Ignazio Jannizzoto, certifie avoir visité dans la première semaine du mois courant la sœur Christine Rosso, du couvent de sainte Thérèse, et l'avoir trouvée affectée d'athérome artériel avec pouls intermittent, et d'œdème des articulations inférieures avec plaie étendue, d'environ dix centimètres, provenant d'ulcération de varices à la jambe gauche. La malade accusait de la somnolence et de la dyspnée à chaque mouvement. Tant à cause de la faiblesse cardiaque de la sœur Christine que de son grand âge, 96 ans, mon pronostic fut réservé. Cependant, je suis en mesure d'attester que dans une période de vingt jours la malade s'est rétablie ; la plaie même de la jambe gauche s'est complètement cicatrisée, contre toutes mes prévisions. En foi de quoi, et sur la demande de sœur Christine Rosso, je viens de délivrer le présent certificat. – Chiaramonte - Golfi, 31 mars 1909. Docteur Ignazio Jannizzoto. »

Je connaissais l'état sans espoir de la vieille prieure. Sur les prières urgentes de ses Sœurs, je lui avais même obtenu et envoyé par télégramme la bénédiction du Saint Père in articulo mantis. Depuis sa prodigieuse guérison, sollicitée de la séraphique vierge de Lucques, elle continue de se bien porter, en dépit de ses 96 ans.


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Message  Monique Jeu 07 Avr 2022, 8:44 am

Monsieur l'abbé Gencsio Romanzini écrit de Pise qu'un de ses amis, Vespasiano Lepri, jeune homme de dix-huit ans, fut frappé de pneumonie aigüe, compliquée d'inflammation intestinale. Les docteurs, très incertains du dénouement, lui maintenaient la vie par la respiration artificielle. Dans cette extrémité, le malade, sa mère, sa sœur et d'autres personnes pieuses invoquèrent avec confiance le secours de Gemma. Tout danger disparut soudain, et en quelques jours le jeune homme se rétablit parfaitement.

À Saint-Jean Incarico, une jeune fille de quinze ans, Angiolina Pansera, souffrait depuis trois mois de troubles constitutionnels. Un pharmacien expérimenté lui conseilla des pilules de sulfate de strychnine, au millième. Par un étrange caprice, la jeune fille en prit quinze à la fois, absorbant ainsi un centigramme et demi du redoutable poison. Trois heures après, d'alarmants symptômes se manifestent : tremblements, contorsions, impossibilité de se tenir debout. On appelle le pharmacien, qui trouve le cas très grave et fait chercher un médecin. Le docteur Santaro, accouru aussitôt, exprime d'autant plus les mêmes craintes qu'il s'était écoulé trop de temps depuis l'absorption du poison. Il essaye cependant de provoquer un vomissement, en administrant à la jeune fille jusqu'à dix verres d'eau chaude, mais sans y réussir, et il assiste, impuissant, aux progrès de l'empoisonnement. La mère, désespérant du côté de la terre, court chercher une image de Gemma et, en présence du docteur et du pharmacien, la donne à son enfant qui la baise avec amour et la presse sur sa poitrine. À l'instant même, alors que tous s'attendaient à une catastrophe imminente, le tremblement des jambes et des mains cesse avec tout indice inquiétant, et le docteur et le pharmacien, comme les autres personnes présentes, demeurent abasourdis de l'instantanéité de l'heureux dénouement. La jeune fille ne s'est plus ressentie de son empoisonnement.


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Message  Monique Ven 08 Avr 2022, 7:51 am

Dans la cité de Mondovi, une dame, à la suite d'une importante opération chirurgicale, se plaignait de vives douleurs de tête. La seule application d'une image de Gemma l'en a délivrée sur-le-champ et pour toujours.

La sœur de madame Marguerite von Borcke, de Francfort-sur-l'Oder, était atteinte d'un cancer mortel. Elle eut recours à l'intercession de Gemma, en plaçant sa relique sur le bras malade. Au même instant cessèrent les atroces douleurs occasionnées par le cancer, et bien que la guérison du terrible mal n'eût pas été obtenue, elle ne les éprouva plus jusqu'à sa mort.

À Rome, mademoiselle Élise, de la famille des barons Majo, âgée de quatorze ans, était atteinte d'anémie grave et de douleurs à l'articulation du fémur droit, cause d'une claudication prononcée. Le médecin, très inquiet, redoutait une arthrite tuberculeuse, et pratiquait les injections indiquées en pareil cas, sans obtenir d'ailleurs d'amélioration. La mère eut heureusement la pensée de recourir à l'intercession de Gemma, et attacha une de ses reliques au cou de son enfant. Au même instant la douleur disparut, et depuis, la jeune fille, parfaitement libre de ses mouvements, peut faire, sans fatigue, de longues promenades.

Dans la même ville, une fillette de cinq ans, Maria Ciccarone tomba gravement malade. Deux médecins, en présence de symptômes très complexes, ne purent établir de diagnostic précis, et avertirent simplement les parents que leur enfant se trouvait en danger. Ceux-ci, à cette annonce, se tournent, éplorés, vers la vierge de Lucques, et placent son image sous l'oreiller de la petite malade. Subitement l'amélioration se déclare, le péril cesse et, en peu de temps, l'enfant a recouvré une santé parfaite.


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Message  Monique Sam 09 Avr 2022, 7:50 am

Un ingénieur de Faënza, Annibal Metelli, avait une fillette affligée depuis sa naissance, d'une fistule lacrymale dégorgeant jour et nuit, sans discontinuer, un liquide purulent. Il fallait à tout instant, mais surtout le matin, nettoyer l'œil et le désinfecter à l'acide borique. Un spécialiste de Florence, d'accord avec le médecin de la famille, déclara aux parents que la guérison surviendrait probablement avec le développement de l'enfant, âgée seulement de vingt-deux mois, ou qu'on pourrait tenter alors une opération. La mère, bien faiblement consolée, met tout son espoir en Gemma, dont elle avait entendu exalter la puissante médiation, et promet, si un miracle est obtenu, de le publier pour la gloire de Dieu. C'était un soir d'octobre 1908 ; l'état de la fistule paraissait aggravé. Le lendemain matin, en se hâtant d'aller revoir son enfant, la mère demande à la servante si elle a donné à l'œil les soins ordinaires de propreté ; sur une réponse négative, elle s'approche et n'aperçoit plus trace de matière purulente ; l'œil est parfaitement net et libre. Grande est sa surprise, non moins que celle du père et surtout du médecin qui, à l'annonce de ce fait extraordinaire, croit d'abord à une plaisanterie. Il se rend auprès de l'enfant, l'examine minutieusement et, reconnaissant une guérison aussi complète qu'instantanée, se déclare prêt à en délivrer un certificat favorable.

Monsieur Honoré Tiougeot, de Trouhane (Côte-d'Or), écrivait le 11 février 1911 : « J'avais donné à ma belle-fille une relique de Gemma. Son frère, très malade et souffrant beaucoup, lui ayant demandé quelque chose pour le soulager, elle pensa à la relique et la lui mit à l'endroit le plus douloureux de la poitrine, en lui recommandant de prier Gemma de le soulager. Il s'endormit, et dans son rêve ou son délire il vit une étoile brillante d'où partaient des rayons qui venaient se poser sur son mal. En même temps il entendait une mélodie bien plus belle, dit-il, que celles de la terre. En se posant sur son mal, les rayons lumineux lui avaient enlevé toute douleur. » « Maman, dit-il à sa mère en s'éveillant, je ne souffre plus ; je suis guéri c'est Gemma qui m'a guéri. » « Et en témoignage de reconnaissance il récita aussitôt le chapelet en entier. Le malade, que le médecin croyait perdu, est maintenant en pleine convalescence. »


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Message  Monique Dim 10 Avr 2022, 6:54 am

Le révérend père Barril, missionnaire à Porto-Novo, garantit dans une lettre apostillée par le vicaire apostolique du Dahomey, Monseigneur Steinmetz, l'authenticité des détails que nous donne, sur la prodigieuse guérison dont il a été l'objet, un adolescent de quinze ans, Gaudens Mihami.

« Depuis le mois de février 1908, Gaudens Mihami était atteint d'une maladie d'oreilles qui lui occasionnait des souffrances parfois très vives et qui avait abouti en définitive, d'après la constatation de cinq médecins, à la perforation des deux tympans. Le liquide introduit dans les oreilles ressortait en effet par la bouche et la surdité était complète. On ne pouvait se faire entendre de Gaudens que par signes. L'enfant, de sentiments très chrétiens, eut alors recours aux moyens surnaturels. Nous lui laissons ici la parole, sans rien changer à sa façon de s'exprimer : J'ai fait une neuvaine à la Sainte Vierge, mais ça ne change pas. Alors je suis allé voir révérend Père Barril en lui disant que je suis sourd, comment faire ; et j'ai tout raconté. Il me dit toujours de prier ; je prie ça ne change pas encore. Après, il m'a parlé de Gemma Galgani, de lui faire une neuvaine. Je commence le 1er août 1911, et le soir, après que tout le monde est couché, je m'enferme dans une chambre et je dis un chapelet à genoux ; après je pose l'image (de Gemma) contre les deux oreilles. À la fin de la neuvaine j'entends bien.

Maintenant, quand on essaie de laver les oreilles, l'eau ne passe plus par la bouche. Tout le monde fut fort étonné, car tout le monde me comptait déjà pour un sourd incurable ; parce que le docteur a dit que j'ai les deux tympans perforés. Tout le monde me demande : Enfant, comment as-tu pu guérir, car tu sais ce que le docteur a dit. Avant on te faisait des signes et maintenant on parle et tu entends. - Alors je leur ai montré l'image de Gemma et j'ai raconté comme elle m'avait fait. Tout Porto-Novo me dit aujourd'hui de la remercier beaucoup, parce qu'elle m'a fait beaucoup de bien.

Eh bien, mon révérend Père (3), veuillez m'envoyer, s'il vous plaît, des images, avec prière derrière à réciter matin et soir, pour la remercier perpétuellement.

Je suis votre petit serviteur, obéissant et respectueux.

Gaudens Mihami,

Né à Ouidab, le 30 août 1897, demeurant à Porto-Novo. »


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(3) La relation de cette guérison, ainsi que celle de la précédente, a été envoyée au traducteur français. (Note du traducteur).


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Message  Monique Lun 11 Avr 2022, 10:12 am

Ces quelques fait prodigieux, choisis entre tant d'autres qui se produisent journellement dans toutes les parties de l'Italie, et jusqu'à l'étranger, suffisent à donner une idée de la puissance, sur le cœur de Dieu, de la séraphique vierge de Lucques ; ils encourageront les fidèles à recourir avec une vive confiance, même dans leurs infirmités corporelles, à la protectrice nouvelle que leur offre le ciel.

Gemma ne reste d'ailleurs indifférente à aucun de nos besoins, comme en font foi de nombreux témoignages, dont je ne mentionne que les suivants.

Le très révérend Père Provincial de la province mexicaine des Passionistes et un de ses Consulteurs, venus à Rome, voulurent, avant de retourner en Amérique, effectuer un pieux pèlerinage au tombeau de Gemma. Leur dévotion satisfaite, ils se rendirent à Gênes pour s'embarquer à destination de Barcelonne. Surpris, pendant la traversée de la Méditerranée, par une horrible tempête qui dura huit heures, ils se virent soudain sur le point de sombrer. Tous les passagers tremblaient d'effroi et le capitaine, découragé lui-même, ne donnait aucun espoir de salut. Au plus fort de la détresse, les religieux implorent la vierge de Lucques : « Gemma, s'écrient-ils, vous seule pouvez nous sauver, ne trompez pas notre confiance. » La prière est à peine articulée que la mer perd de sa furie et, dans l'espace d'une heure, recouvre tout son calme. Le voyage se continue comme sur un lac paisible, et les passagers parviennent heureusement au port. Aussitôt débarqués, mes confrères s'empressent de m'annoncer la miraculeuse intervention de leur céleste bienfaitrice, formant des vœux para que todos conozcan esta alma candida y la vean pronto sobre los altares. (4)

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(4) Pour que cette belle âme soit connue de tous et reçoive bientôt les honneurs des autels.

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Message  Monique Mar 12 Avr 2022, 6:55 am

Monsieur l'abbé Attilio Crespi, de Legnano, élève de troisième année de Théologie au séminaire de Milan, raconte en ces termes une grâce attribuée à l'intercession de Gemma. « Durant les exercices spirituels qui sont de règle au commencement de l'année ecclésiastique, on m'offrit à lire la vie de Gemma Galgani. Je la reçus avec indifférence et par politesse, convaincu d'y trouver les lieux communs d'extases et de soliloques. Poussé par la curiosité et l'éloge qu'en faisaient mes condisciples, j'entrepris moi aussi de la lire distraitement ; mais plus j'avançais dans la lecture, et plus cette suave figure de jeune fille m'intéressait dans la candeur de sa modestie j'aurais voulu ne voir jamais disparaître cette douce vision. Le charme cessa avec la fin du livre, mais dans mon âme restait le délicat souvenir de Gemma et une ferme confiance en son patronage. Cette année je devais commencer le service militaire, et la pensée d'avoir à quitter le séminaire pour la caserne m'angoissait ; je ne pouvais me résigner à un si brusque changement. Dans un pareil embarras, je résolus d'implorer l'aide de Gemma, et je lui promis, si elle m'obtenait la grâce désirée, de vous l'annoncer, mon révérend Père, et d'offrir cinquante francs pour contribuer aux frais de sa béatification. »

« La grâce est venue et quelle grâce ! Contre l'attente de tout le monde, j'ai été déclaré impropre au service militaire et renvoyé à mon cher séminaire. Mon âme est pleine de joie et de reconnaissance envers Gemma. »

La mère Romualda de saint Joseph, religieuse Camaldule, m'écrivait dernièrement : « Dès que j'eus reçu les reliques et les images de Gemma, j'en offris à la révérende mère abbesse, qui se trouvait à ce moment dans un grave embarras d'argent. Il lui fallait verser une forte somme qu'elle n'avait point. Elle promit, si la Servante de Dieu la lui procurait, d'envoyer une belle offrande pour la Cause de sa béatification. Deux jours après nous recevions d'une personne charitable juste la somme demandée. La révérende mère s'acquitte de suite de sa promesse, et vous prie de faire recouvrer, pour la destination indiquée, le mandat ci-joint. »

La lettre de la bonne sœur, comme celles de tant d'autres, se termine par cette prière : « Je profite de cette occasion favorable pour supplier chaudement votre Révérence de me recommander à la vierge Gemma : qu'elle m'obtienne toutes les grâces que je désire, et une étincelle du grand incendie d'amour qui embrasait son cœur. (5) »


L'amour divin, telle est bien la grâce des grâces. Si les sociétés sont ébranlées et penchent vers la ruine, c'est que le Bien suprême pour lequel nous sommes créés est peu aimé et d'un trop petit nombre. Séraphique Gemma, obtenez-nous une part des célestes ardeurs qui brûlaient votre poitrine. Nous vous en devrons plus de reconnaissance que de la guérison des plus cruelles maladies corporelles, ou de la délivrance des pires calamités de cette vie terrestre, qui passe comme une ombre et s'évanouira bientôt.

------------

(5) L'édition Italienne contient beaucoup d'autres récits de grâces obtenues. Comme elles se ressemblent sur bien des points, nous avons cru pouvoir les retrancher dans cette traduction.


A suivre...
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Message  Monique Mer 13 Avr 2022, 8:19 am

Mysticisme ou Psychopathie ?


Par le R. P. Germain de Saint-Stanislas, C, P.



Traduit de l'Italien

Par le R. P. Félix de Jésus Crucifié


********


Parmi les troubles pathologiques qui affligent la nature humaine il en est un, devenu fameux, que l'on met sur le compte des nerfs et du cerveau. Chez le sexe faible spécialement, l'organe cérébral produit des phénomènes très étranges et de formes très variées. Les anciens ont connu ce fléau. Croyant qu'il prenait son origine chez la femme, ils l'ont appelé, d'un mot grec, l'hystérie. Les modernes, après avoir beaucoup élargi la signification du mot, l'ont généralisé an point de faire de cette maladie le triste apanage de presque tous les mortels, la cause principale et presque la forme des troubles les plus vulgaires.

À les entendre, pour un motif ou pour un autre, nous sommes tous hystériques. Hommes et femmes, jeunes et vieux, que nous ayons un bon ou un mauvais tempérament, nous pouvons tous, par la seule force des nerfs et de l'imagination, donner en spectacle, non seulement ces phénomènes très curieux qui furent toujours attribués à l'hystérie, mais ceux que de bons esprits continuent de tenir pour surnaturels.

Certes on ne pouvait rendre un meilleur service à l'incrédulité contemporaine, si pressée de bannir Dieu du monde. Cette nouvelle doctrine a été lancée aux quatre vents, et favorisée par l'autorité de maîtres tels qu'un Charcot, un Richer, un Warlomont, un Charbonnier, un Michea et cent autres de l'école matérialiste et positiviste. Ils ont réussi à la faire accepter par beaucoup de savants d'un sens ordinairement droit.

Voici en quels termes la thèse a été exposée : « Tout ce qui psychologiquement est anormal dans l'homme procède le plus souvent d'un trouble des centres nerveux. Les visions, les apparitions, les extases et tous les autres phénomènes extraordinaires qui se manifestent en lui sont une chose très naturelle ; ce sont des phénomènes hystériques qui dépendent du domaine de la pathologie, dans lequel les a très heureusement fait rentrer la science moderne. »

On n'exempte même pas de ce jugement les miracles de Jésus-Christ racontés dans le saint Évangile, ceux des Apôtres rapportés par saint Luc ; tout cela est l'effet de nerfs ébranlés et d'une imagination maladive. À combien plus forte raison s'il s'agit de faits récents que l'on peut constater un peu partout, surtout chez les femmes.

Mais doucement, Messieurs, vous voulez faire pénétrer dans notre esprit des choses si nouvelles et si étranges sans prouver ce que vous avancez.

Certes nous reconnaissons le mérite de vos études et de vos découvertes sur le terrain spécial de l'observation, où l'on vous considère à juste titre comme des maîtres. Mais sur le terrain commun de la science et de la logique nous avons le droit de raisonner et de n'accepter à l'aveugle l'opinion d'aucun docteur, de ceux surtout dont le but avéré est de détruire le surnaturel, sans même s'être donné la peine de l'étudier.

À dire vrai, nous ne nions pas que bien des gens, aujourd'hui comme autrefois, ne soient un peu trop portés à regarder comme faits surnaturels ce qui n'en est pas même l'ombre. Nous pensons, en nous mettant le plus possible de votre côté, qu'il est bien malaisé de comprendre jusqu'où peut aller la puissance de la nature. La prudence demande que l'on procède avec beaucoup de sagesse avant de conclure que tel ou tel fait relève des forces physiques, de nous connues et soumises à notre observation, ou bien qu'il se présente comme un phénomène d'un ordre supérieur, inexplicable par les seules lois de la nature. Cela, nous le confessons de bonne grâce. Mais vouloir rejeter comme absurde toute intervention de Dieu au sujet de sa créature et réduire absolument tout à des phénomènes de névropathie, pour faire plaisir aux incrédules, voilà qui est bien déraisonnable.

J'entre dans une telle discussion, afin de mettre dans une pure lumière les faits surnaturels que je raconte dans la biographie de la vierge de Lucques, Gemma Galgani, sachant bien que sans une rigoureuse démonstration beaucoup de lecteurs pourraient hausser les épaules ou rire de l'excessive crédulité de l'auteur. Je me prépare donc à démontrer : 1° Que Gemma Galgani n'a pas été hystérique. 2° Que l'hystérie ne peut en aucune façon expliquer les phénomènes extraordinaires que nous admirons en elle. - Dans d'autres dissertations je parlerai de l'hypnotisme, de l'autosuggestion et du spiritisme.

La science est le patrimoine de tous. Je me permettrai donc d'en prendre le langage, en m'appliquant toutefois à le mettre à la portée des plus humbles lecteurs.


A suivre... LES FAITS EXTRAORDINAIRES DE LA VIE DE GEMMA NE PEUVENT
AVOIR POUR CAUSE L'HYSTÉRIE
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Message  Monique Jeu 14 Avr 2022, 7:24 am

PREMIERE DISSERTATION


LES FAITS EXTRAORDINAIRES DE LA VIE DE GEMMA NE PEUVENT

AVOIR POUR CAUSE L'HYSTÉRIE


*********



I



On parle beaucoup aujourd'hui de l'hystérie. Cependant lorsqu'il s'agit d'en préciser la nature et les causes, d'en décrire l'évolution et les effets, très peu paraissent bien savoir ce qu'ils disent. C'est une maladie spéciale, qui se contracte comme toute autre maladie et n'exclut pas l'influence de l'hérédité. Elle doit donc avoir un diagnostic propre et positif que devra faire avec diligence et patience auprès du malade tout observateur soucieux de savoir s'il a vraiment devant lui l'hystérie ou quelque autre infirmité. Un savant en cette matière a pu dire avec raison : « C'est un triste médecin que celui qui en toute rencontre se prononce pour l'hystérie. »

Commençons par indiquer les signes les plus caractéristiques de cette maladie protéiforme, en prenant pour guides les meilleurs maîtres. Les très savants Charcot et Richer (1) distinguent deux espèces d'hystérie : la grande et la petite. La grande comprend quatre périodes ou accès, savoir : 1° La période épileptoïde où les membres se contractent convulsivement et donnent de vives secousses terminées par une détente de courte durée. 2° La période des contorsions et des grands mouvements dite clownique, parce que le malade fait penser aux tours de force des clowns ou baladins de rue. 3° La période des gestes gracieux et des attitudes passionnelles ; c'est un spectacle auquel la décence défend souvent d'assister. 4° La période du délire, qui finit par une contracture générale des membres, etc.

La petite hystérie, outre qu'elle est moins grave, n'a que les trois dernières périodes.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les figures qui illustrent l'ouvrage de Richer (La grande hystérie) et celui de Bourneville (Iconographie photographique de la Salpêtrière) pour se faire une idée de la gravité des symptômes de cette maladie. Ces auteurs, il est vrai, n'en décrivent que les phases aigües, mais le plus ou le moins dans une même chose ne peut en changer l'espèce, selon l'enseignement des philosophes. Tels sont donc les accidents caractéristiques dc l'hystérie. Le médecin doit les constater, avec plus ou moins d'intensité, dans un sujet, avant de le déclarer véritablement atteint de cette affection nerveuse.

Maintenant je dis et j'affirme que jamais on n'a vu de pareils phénomènes en Gemma Galgani, ni ensemble, ni séparément, ni sous forme grave, ni sous forme bénigne. On n'en a même pas vu l'ombre. Chez elle pas de convulsions, de contorsions, de secousses, de contraction de nerfs ou de muscles ; pas de spasmes ni de tremblements ; aucune rigidité dans les membres ; jamais d'état léthargique ni cataleptique ; aucun désordre dans les paroles ni dans les actes, et cela, même durant la grande maladie qu'elle fit vers l'âge de vingt ans.

Dans ses extases douloureuses la jeune fille souffrait cruellement à la tête d'abord, toute ensanglantée par de nombreuses piqûres paraissant l'œuvre d'épines ; aux mains et aux pieds, transpercés à leur centre comme par de gros clous aux épaules, sillonnées de plaies profondes que l'on eût dites ouvertes par des fouets. Et ces douleurs, loin de résulter d'une imagination en détresse, étaient aussi réelles que leurs causes et duraient autant qu'elles, environ une vingtaine d'heures. Or, même en cet état, pourtant si propice, on n'aperçut jamais chez la patiente la moindre ébauche de contorsions dont ne peuvent se défendre dans leurs crises les hystériques les plus retenues. C'était au contraire un calme, une sérénité seulement interrompue de moment en moment par des paroles embrasées d'amour céleste, qui eussent attendri le cœur d'un athée et engendré dans son âme la croyance au Christ.


------------

(1) Les ouvrages de ces deux auteurs étant fort connus des personnes qui peuvent les consulter utilement, je me dispenserai d'indiquer mes références.


A suivre...
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Message  Monique Ven 15 Avr 2022, 8:33 am

II



Les accidents hystériques se manifestent sous des formes plus ou moins violentes et parfois isolément. Une fois la crise passée, le patient redevient calme, au point de paraître en état normal de santé. Cependant il n'en est pas ainsi. Une maladie aussi grave et presque incurable ne disparaît pas si promptement. Certaines dispositions habituelles, aisément constatées chez ceux qui en sont atteints, sont des indices manifestes de sa persistance après les accès passagers.

La première de ces dispositions, au dire de tous les hystérologues, c'est une sensibilité excessive aux impressions physiques, et plus encore aux impressions morales. Cette sensibilité paraît même le propre des hystériques, dont le commerce est par là rendu si pénible à ceux qui ont le malheur de vivre avec eux. Mais Gemma est modérée, et on admire en elle un calme merveilleux. Ni les malheurs les plus graves, ni les joies les plus pures ne peuvent l'émouvoir. Elle n'est pas contristée par des maladies longues et fastidieuses et c'est avec un aimable sourire qu'elle accueille la mort. Continuellement assaillie par les démons, qui se montrent sous les formes les plus horribles et les plus menaçantes, elle ne paraît pas effrayée. De même, elle reste, pour ainsi dire, indifférente dans les visions les plus douces et pendant les plus suaves communications du ciel. Ni les louanges ne lui donnent d'orgueil. ni les outrages de trouble. En un mot, dans tout le cours de sa vie elle se montre le parfait modèle d'une égalité d'âme inaltérable. Et ce serait une hystérique ?


A suivre...
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