Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Aller en bas

Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII. Empty Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Message  Roger Boivin Mer 25 Nov 2020, 10:23 am


Cette idée d'un Nouvel Ordre Mondial, ne date évidemment pas d'aujourd'hui ; et le Pape Pie XII, dans deux Messages de Noël, du 24 décembre de 1941 et de 1942, en dresse les condition essemtielles. Je vais citer une partie de celui de 1941. Sur 14 pages du Message de Noël le 24 décembre 1941 du Pape Pie XII, voici à partir de la page 8 :

Nous usons donc de Notre droit, ou plus exactement, Nous remplissons Notre devoir quand, en cette veille de la sainte fête de Noël, aube divine d'espoir et de paix pour le monde, Nous exprimant avec toute l'autorité de Notre ministère apostolique, et sous l'impulsion ferventede Notre coeur, Nous appelons l'attention et la réflexion du monde entier sur les dangers qui peuvent menacer une paix qui devra être la base bien préparée d'un véritable ordre noiuveau et répondre à l'attente et aux désirs de tous les peuples d'un avenir plus tranquille.

Un tel ordre nouveau, que tous les peuples souhaitent voir établi après les épreuves et les ruines de cette guerre, devra être fondé sur ce roc immuable et inébranlable qu'est la loi morale que le Créateur lui-même manifesta par le moyen d'un ordre naturel, et qu'il a gravée, en caractères indélibiles, dans le coeur des hommes, la loi morale dont l'observance doit être inculquée et entretenue par l'opinion publique de toutes les nations, de tous les États, avec une telle unanimité de voix et d'énergie que nul n'osera la mettre en doute. Comme un feu brillant, cette loi morale doit diriger, par la lumière de ses principes, l'action desd hommes et des États, et ceux-ci doivent tous suivre ses préceptes avertisseurs, salitaires et profitables s'ils ne veulent pas abandonner à la tempête et exposer au naufrage final tous les efforts et tous les travaux entrepris pour l'établissement d'un ordre nouveau. Par conséquent, si Nous récapitulons ce que nous avons dit, en y ajoutant ce que Nous avons exposé en d'autres occasions, Nous insistons une fois de plus sur certaines conditions fondamentales essentielles à un ordre international qui garantira à tous les peuples une paix juste et durable, source abondante de bien-être et de postérité.

Roger Boivin
Roger Boivin

Nombre de messages : 12589
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII. Empty Re: Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Message  Roger Boivin Mer 25 Nov 2020, 12:05 pm



LES CINQ FONDEMENTS ESSENTIELS


1. Les droits des petites nations

Dans les limites d'un ordre nouveau fondé sur les principes de la morale, il n'y a pas de place pour la violation de la liberté, de l'intégrité et de la sécurité des autres États, quelles que puissent être leur étendue territoriale et leur capacité de défense. S'il est inévitable que les États puissants, en raison de leurs potentiels et de leur pouvoir plus grans, jouent un rôle directeurs dans la formation de groupes économiques comprenant non seulement eux-mêmes mais aussi bien des États plus petits et plus faibles, il est néanmoins indispensable que, dans l'intérêt du bien commun, eux et les autres respectent les droits de ces petits États à la liberté politique, au développement économique et à la protection adéquate, en cas de conflits entre des nations, de cette neutalité qui leur appartient d,après le droit naturel aussi bien qu'international. De cette manière, et d'elle seule, ils seront à même d'obtenir une part convenable du bien commun et d'assurer le bien-être matériel et spirituel des peuples intéressés.

2. Les droits des minorités nationales

Dans les limites d'un ordre nouveau fondé sur les principes de la morale, il n'y a pas de place pour l'oppression, ouverte ou secrète, des caractéristiques culturelles et linguistiques des minorités nationales, pour la mise d'entraves ou de restrictions à leurs ressources économiques, pour la limitation ou l'abolition de leur fertilité naturelle. Plus le gouvernement d'un État respecte conciencieusement les droits des minorités, plus il peut demander, avec confience et efficacité, à ses sujets l'accomplissement loyal de ces obligations qui sont communes à tous les citoyens.

3. Les droits économiques

Dans les limites d'un ordre nouveau fondé sur les principes de la morale, il n'y a pas de place pour cet égoïsme froid et calculateur qui tend à l'entassement des ressources économiques et matérielles destinées à l'usage de tous, dans une mesure telle que les nations moins favorisées par la nature ne sont pas autorisées à y accéder. A cet égard, c'est peut-être une source de grande consolation que de voir admise la nécessité d'une participation de tous aux richesses naturelles de la terre, même par les nations qui, dans la réalisation de ce principe, appartiennent à la catégorie de celles qui donnent et non de celles qui reçoivent. C'est, toutefois, conformément aux principes d'équité qu'on devrait aboutir à la solution d'une question aussi vitale pour l'économie du monde, méthodiquement, et par étapes faciles, en s'entourant des garanties nécessaires, en tirant toujours d'utiles leçons des omissions et des erreurs du passé. Si, dans la paix futur, on n'aborde pas courageusement ce point, il subsistera dans les rapports entre les peuples une racine profonde aux vastes ramifications, qui produira d'amères dissensions et de féroces jalousies qui mèneront éventuellement à un nouveau conflit. Il convient cependant de noter combien la solution satifaisante de ce problème est lié étroitement à un autre point fondamental que nous allons aborder.

Roger Boivin
Roger Boivin

Nombre de messages : 12589
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII. Empty Re: Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Message  Roger Boivin Mer 25 Nov 2020, 4:39 pm


4. Armements et traités

Dans les limites d'un oerdre nouveau fondé sur les principes de la morale, une fois éliminés les principes plus dangereux d'un conflit armé, rien ne justifie une guerre totale ou une course insensée aux armements. La calamité d'une guerre mondiale, avec la ruine économique et sociale, la dissolution morale et l'écroulement qu'elle entraîne à sa suite, ne doit pas s'abattre sur la race humaine une troisième fois. Afin de préserver l'humanité d'une telle infortune, il est essentiel de procéder, avec sincérité et honnêteté, à une limitation graduelle des armements. Le manque d'équilibre entre les armements exagéré des États puissants et les armements limités des États plus faibles est une menace àl'harmonie et à la paix parmi les nations, et il exige qu'une limite pacifique et proportinnelle soit imposée à la production et à la posseission des armes offensives.

Proportionnellement au degré de désarmement effectué, il faut trouver un moyen approprié, honorable, efficace et faire observer une norme qui remplira de nouveau sa fonction vitale et morale dans les relations juridiques entre les États. Une telle norme a subi des crises sérieuses et d'indéniables violations dans le passé ; elle s'est heurtée à un manque incurable de confiance parmi les nations et entre leurs dirigeants respectifs. Pour assurer la renaissance de la confiance mutuelle, certaines institutions doivent être établies qui mériteront le respect de tous et qui se consacreront à la tâche si noble de garantir la sincère observance des traités et de favoriser, conformément aux principes du droit et de l'équité, les corrections et les révisions nécessaires de ces traités.

Nous avons pleinement conscience des immenses difficultés qu'il faudra vaincre, de la force quasi suhumaine et de la bonne volonté qui seront nécessaires de tous côtés pour mener à bonne fin la tâche que Nous avons esquissée. Mais cette tâche est si essentielle à une paix durable que rien ne devrait empêcher les hommes d'État responsables de l'entreprendre et d'y coopérer avec toute la bonne volonté possible, afin que, sans jamais perdre de vue les avantages qui en découleront, ils soient en mesure de triompher des souvenirs pénibles de vains efforts analogues passés, et qu'ils ne soient pas effrayés par la perspective de la force gigantesque requise pour qu'ils puissent atteindre leur objectif.

Roger Boivin
Roger Boivin

Nombre de messages : 12589
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII. Empty Re: Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Message  Roger Boivin Jeu 26 Nov 2020, 9:13 am


5. Aucune persécution de la religion

Dans les limites d'un ordre nouveau fondé sur les principes de la morale, il n'y a pas place pour la persécution de la religion et de l'Église. D'une foi ardente dans un Dieu personnel et transcendant, coule une force morale sincère et inflexible qui dirige le cours tout entier de la vie, car la foi n'est pas seulement une vertu, c'est aussi un don divin pae lequel toutes les vertus entrent dans le temple de l'âme et qui constitue ce caractère fort et tenace qui ne vacille pas devant les exigences rigides de la raison et de la justice. Ce fait est toujours vrai, mais il est encore plus évident quand est requis d'un homme d'État, comme du plus humble de ses concitoyens, le maximum de courage et de force morale, pour la reconstruction d'une nouvelle Europe et d'un monde nouveau sur les ruines accumulées par la violence de la guerre mondiale et par la haine et la désunion farouche parmi les hommes.

Roger Boivin
Roger Boivin

Nombre de messages : 12589
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII. Empty Re: Le Nouvel Ordre Mondial d'après S.S. le Pape Pie XII.

Message  Roger Boivin Jeu 26 Nov 2020, 9:19 am


* * *

En ce qui a trait à la question sociale qui se posera, dans la période d'après-guerre, sous une forme plus aiguë que jamais,  Nos prédécesseurs et Nous-même avons énoncé des principes pour la solution. Il convient, toutefois, de garder présent à l'esprit que ces principes ne peuvent-être appliqués entièrement et porter tous leurs fruits que si les hommes d'État et les peuples, les employeurs et les employés, sont animés de la foi dans un Dieu personnel, le législateur et le juge à qui, un jour, ils devront rendre compte de leurs actions. Car la vile incroyance qui se dresse contre Dieu, maître de l'univers, est une ennemie extrêmement dangereuse d'un ordre nouveau et juste. Par contre, l'homme qui croit en Dieu est au nombre de ses partisans et de ses paladins. Ceux qui ont foi dans le Christ, dans sa divinité, dans son amour, dans son oeuvre de bonté et de fraternité parmi les hommes apporteront une contibution particulièrement précieuse à la reconstructioin de l'ordre social. D'autant plus précieux, donc, sera l'apport des hommes d'État à cette reconstruction s'ils se montrent prêts à ouvrir la porte et à applanir la voie de l'Église du Christ, pour qu'elle puisse exercer, librement, sans entraves, son influence surnaturelle lors de la conclusion de la paix parmi les nations et coopérer, avec zèle et amour, à l'immense tâche de la découverte des remèdes aux maux que la guerre lassera sans son sillage.

Pour cette raison, nous sommes incapables d'expliquer pourquoi, dans certaines parties du monde, des obstacles innombrables barrent la voie au message de la foi chrétienne, alors que toute liberté et d'amples occasions sont fournies à la propagande qui s'y oppose. La jeunesse est soustraite à l'influence bienfaisante de la famille du Christ, aliénée de l'Église, élevée dans un esprit contraire aux enseignements du Christ et imbue d'idées, de maximes et de pratiques antichrétiennes. L'oeuvre de l'Église pour la guérison des âmes et pour des entreprises charitables est rendue très ardue et moins efficace ; son influence morale sur les individus et sur la société est méprisée et rejetée.

Toutes ces formes d'opposition résolue, loin d'être atténuées ou illiminées au cours de la guerre, sont au contraire, à bien des égards, intensifiées. Que tout cela, et d'avantage encore, soit poursuivi au milieu des souffrances du temps présent, c'est là un triste commentaire de l'esprit qui anime les ennemis de l'Église quand ils imposent aux fidèles déjà contraints à de nombreux et lourds sacrifices, le fardeau pénible et tourmentant d'une inquiétude amère qui opprime leurs consciences. Nous aimons, et Nous en prenons Dieu à témoin, Nous aimons d'une égale affection tous les peuples sans aucune exception, et afin d'éviter même un semblant de partialité, Nous avons observé, jusqu'ici, la plus grande réserve. Mais les mesures dirigées contre l'Église, et leur portée, sont telles que Nous Nous sentons obligé, au nom de la Vérité, d'en dire un mot, ne serait-ce que pour éliminer le danger de regrettables malentendus parmi les fidèles.


Fin de la citation ; les trois dernières pages ne parlant pas directement de ce nouvel ordre mondial.
Roger Boivin
Roger Boivin

Nombre de messages : 12589
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum