1868 Vocation et guérison

Aller en bas

1868  Vocation et guérison         Empty 1868 Vocation et guérison

Message  gabrielle le Dim 06 Sep 2020, 12:06 pm

1868

Vocation et guérison


En 1868, il y avait, près de Fenestrelles, un jeune homme qui venait de terminer sa philosophie. Son goût le poussait à entrer dans les ordres ; mais il était orphelin, et le grand-père, devenu chef de la famille, avait décidé que son petit-fils suivrait la carrière du commerce. Des démarches avaient même été faites, et une place arrêtée dans une maison de Lyon.

Le jour du départ était fixé au samedi suivant, lorsque, le lundi, deux camarades vinrent chercher le jeune homme pour le présenter à Don Bosco qui venait d'arriver dans le pays. Comme ces deux camarades faisaient leur seconde année de Séminaire, ils avaient entendu parler de Don Bosco et, avaient un grand désir de le voir. Il n'en était pas ainsi de notre jeune homme qui ignorait jusqu'à son nom ; mais il suivit ses amis pour leur être agréable.

Les trois jeunes gens sont admis, et aussitôt Don Bosco, sans presque faire attention aux deux séminaristes, va droit à celui qui se destinait au commerce. Il le considère avec la plus bienveillante attention, et dit, en lui prenant les mains : Voilà un merle qu'il faut faire entrer dans la cage.

Le jeune homme est vivement impressionné sans qu'il sache bien pourquoi. Il sent se réveiller, avec plus de force que jamais, sa vocation un instant assoupie, mais non éteinte. Un entretien avec Don Bosco achève de rendre inébranlable sa détermination de se consacrer au Seigneur et, par un revirement inattendu, le grand-père ne fait plus difficulté de donner son consentement.

En ce même temps on amenait à Don Bosco deux jeunes filles de six et huit ans, deux soeurs, dont la vue était à peu près complètement perdue. L'une distinguait à peine le jour de la nuit ; l'autre atteinte d'une inflammation chronique des yeux, avait les paupières fermées par une contraction si invincible que son père, robuste cultivateur, ne parvenait pas, en y mettant toute sa force, à les ouvrir.

Don Bosco conseilla une neuvaine à Notre-Dame Auxiliatrice : chaque jour trois Pater, Ave, Gloria et Salve Regina ; et il chargea le jeune étudiant de guider la mère et les enfants dans la récitation de ces prières.

Le jour même où la neuvaine se termina, les deux jeunes filles recouvrèrent la vue ; l'une était complètement guérie ; à l'autre, celle dont les paupières étaient closes, il restait sur l’œil une tache insignifiante qui, d'ailleurs, n'empêchait pas la vision.

Le jeune homme qui avait assisté à la neuvaine fut témoin de la guérison instantanée.

Non seulement il est devenu prêtre, mais encore prêtre de l'Oratoire de Saint-François de Sales. C'est un des fils chéris de Don Bosco. Il s'appelle Don Ronchail, et il est aujourd'hui, directeur de l'Oratoire St-Pierre-Saint-Paul, à Paris.
gabrielle
gabrielle

Nombre de messages : 18412
Date d'inscription : 25/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

1868  Vocation et guérison         Empty 1868 Un ami malade

Message  gabrielle le Mar 08 Sep 2020, 10:11 am

1868

Un ami malade

En 1868, Don Rua, alors Préfet de l'Oratoire, fut atteint d'une maladie grave. Il était épuisé par des fatigues excessives, consacrant à la direction intérieure de la Maison ses jours et, on peut dire, ses nuits ; car il s'accordait à peine quatre heures de sommeil. Aussi fut-il bien vite terrassé par le mal, et les médecins déclarèrent que sa vie était en grand danger.

Il demanda et reçut les derniers sacrements ; mais jugez de sa douleur : Don Bosco était absent. Allait-il donc quitter cette vie sans le revoir !

Tout le monde à l'Oratoire était dans l'anxiété, et ce fut un immense soulagement lorsqu’en fin arriva Don Bosco, qui avait été mandé de la façon la plus pressante :

- Vite, vite, mon Père, venez voir Don Rua ; il est au plus mal et peut passer d'un instant à l'autre.

-Oh ! fait Don Bosco sans s'émouvoir, je connais Don Rua : il n'est pas homme à partir sans ma permission.

Et, au lieu de monter à la chambre du malade, il se rend à la chapelle et se met tranquillement à confesser ; puis, le soir venu, il soupe et rentre dans sa chambre.

Le lendemain seulement, après sa messe, il alla rendre visite à Don Rua qui avait passé une nuit excellente, et était en convalescence.
gabrielle
gabrielle

Nombre de messages : 18412
Date d'inscription : 25/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

1868  Vocation et guérison         Empty 1869 Le médecin incrédule

Message  gabrielle le Jeu 10 Sep 2020, 8:01 am

1869

Le médecin incrédule


Un médecin, fort estimé dans la pratique de son art, se présenta un jour à l'Oratoire de Saint-François de Sales, à Turin, et demanda à parler à Don Bosco.

- On dit que vous guérissez toutes sortes de maladies ?

- Moi ! Pas du tout.

- On me l'a assuré, me citant le nom des personnes et la nature des maladies.


- Beaucoup de personnes viennent ici, demandant des grâces par l'intermédiaire de  Notre-Dame Auxiliatrice. Si, après un triduum ou une neuvaine, il arrive qu'elles sont guéries, je n'y suis pour rien ; cette faveur est due uniquement à la Sainte Vierge.


- Eh bien ! Qu'elle me guérisse, moi aussi, et je croirai à ces miracles.

- Et quelle est votre maladie ?

Le docteur raconta qu'il était atteint d'épilepsie et que, depuis un an surtout, les crises étaient devenues si fortes qu'il ne pouvait sortir sans être accompagné, de crainte d'un accident.

Rien n'avait pu le soulager et, en désespoir de cause il était venu chercher la guérison en ce lieu, comme tant d'autres.

- Alors faites comme les autres : mettez-vous à genoux, récitez avec moi quelque prière, disposez-vous à purifier et réconforter votre âme par la confession et la communion, et la Sainte Vierge vous consolera.

-Ordonnez-moi autre chose, car cela je ne puis le faire.

-Et pourquoi ?

- Ce serait de ma part hypocrisie : je ne crois ni à Dieu, ni à la Sainte Vierge, ni à la prière, ni aux miracles.

Don Bosco resta d'abord consterné ; mais avec l'aide de Dieu, il trouva des paroles si pénétrantes que le docteur se mit à genoux et fit le signe de la croix.

- Je suis étonné de savoir encore le faire,
dit-il ; car il y a quarante ans que cela ne m'était pas arrivé.

Il pria, et finit par se confesser.

Aussitôt après, il se sentit comme intérieurement guéri.

Depuis il n'a jamais eu la moindre atteinte de son mal.

Et il est venu souvent rendre grâce à Notre-Dame Auxiliatrice, qui avait guéri son corps et son âme.
gabrielle
gabrielle

Nombre de messages : 18412
Date d'inscription : 25/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum