LA TROISIÈME BÉATITUDE - LA DOULEUR ET LE DÉCOURAGEMENT - CONFÉRENCES AUX FEMMES CHRÉTIENNES - par Monseigneur TURINAZ

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Message  Javier le Sam 14 Sep 2019, 10:39 am

LA TROISIÈME BÉATITUDE - LA DOULEUR ET LE DÉCOURAGEMENT - CONFÉRENCES AUX FEMMES CHRÉTIENNES - par Monseigneur TURINAZ


*Nota: Con todo mi afecto fraterno y mi admiración hacia las mujeres que escriben y leen en este bendito foro TE DEUM. Quiera el Señor que podamos crecer cada día más en la verdadera Fe, Esperanza y Caridad. Aprendamos a apreciar y estimar la Divina Gracia como el don más grande y hermoso que Dios puede hacer a las almas, y guardemos celosamente esa gracia, trabajando fervorosamente por arraigarla en lo más hondo de nuestra alma y hacerla aumentar con la realización de actos inspirados por las abundantes gracias actuales que el Buen Dios nos da a cada momento. ¡Aprovechemos bien cada gracia recibida, y todo lo que hagamos, que sea para la mayor gloria de Dios y por amor hacia Él siempre!



PREMIERE CONFERENCE

La douleur : ses révélations et sa puissance


Bienheureux ceux qui pleurent,
parce qu'ils seront consolés.
Matt. V. 5.




Mesdames,

Il y a, dans les paroles que vous venez d'entendre
et qui feront pendant cette année
tout entière le sujet de nos méditations, il
y a un rapprochement étonnant, merveilleux, surhumain,
entre les consolations et les larmes ; et
ces consolations sont si grandes, si douces, si
divines, que les larmes se tarissent et que la douleur
est transfigurée dans la félicité : " Bienheureux
ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. »



Jamais, Mesdames, une parole plus étonnante,
mais jamais une parole plus suave, plus étincelante
d'espérance, n'avait été dite à l'humanité
qui souffre sur cette terre des combats et des
larmes ; cette parole ne pouvait tomber que des
lèvres du Fils de Dieu...


Et qui donc ici-bas n'a pas souffert et pleuré ?
Qui donc n'a pas besoin de consolation ? Ecoutez
les cris des multitudes impatientes, aveugles,
demandant un bonheur impossible, rêvant un âge
d'or qui n'a jamais été, et qui ne sera jamais.


Ecoutez les accents du découragement et les
aveux d'impuissance échappés aux hommes qui
tiennent dans leurs mains fatiguées et hésitantes
le sort des nations et les destinées de l'avenir.
Ecoutez à la porte des plus somptueuses demeures
ou sur le seuil désolé de la mansarde du pauvre.


Interrogez cette jeune femme, qui porte sous
l'or et la soie, de secrètes et cruelles douleurs, et
qui s'en va à vos fêtes le sourire sur les lèvres et
le coeur brisé... Interrogez cette pauvre ouvrière
qui est sans travail et qui regarde en pleurant ses
enfants qui lui demandent du pain.


Que dis-je? Prêtez une oreille attentive pour
écouter les battements des coeurs et les aspirations
des âmes, et vous entendrez le gémissement
toujours et quelquefois les sanglots d'un désespoir
d'autant plus déchirant qu'il doit être contenu et
ignoré...


Les douleurs, mais je les vois partout. Revers
imprévus de la fortune, luttes intimes du foyer
domestique, vils outrages de l'ingratitude qui
déchire la main que nous lui tendons, attaques
perfides de la trahison qui nous suit pour nous
frapper dans l'ombre, berceaux vides, cercueils si
vite remplis et si pressés, derniers adieux de ceux
que nous aimons, illusions évanouies, espérances
perdues, amitiés éteintes au soir de leur premier
jour et qui se disaient immortelles, inanité des
succès et de la gloire, aspirations impuissantes
des plus généreuses natures, élans des coeurs que
rien ici-bas ne peut satisfaire, que sais-je? et
que ne savez-vous pas ?


Oui, que ne savez-vous pas ? car vous êtes
atteintes plus intimement, plus profondément par
la douleur ; votre nature est plus sensible, plus
impressionnable, vous avez de plus nobles élans
vers un idéal qui n'est pas de cette terre. Votre
mission est de vous donner, de vous dévouer; mais
se donner, c'est souffrir, presque toujours s'immoler.
C'est donc à vous surtout que s'adresse l'enseignement
de l'adorable Maître : « Bienheureux
ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. »



A SUIVRE...

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Message  Javier le Dim 15 Sep 2019, 5:02 am

Vous apprendre à accepter, à aimer la douleur,
et par conséquent à la sanctifier, n'est-ce
pas vous apprendre à sanctifier votre vie tout
entière ?


C'est pourquoi je voudrais vous donner un
commentaire aussi complet et aussi pratique que
possible de ce grand enseignement, et vous démontrer,
dans cette première conférence, les révélations
et la puissance de la douleur.


Ce commentaire, Mesdames, je le prendrai
dans vos coeurs eux-mêmes, dans l'histoire intime
de votre vie. Jamais je n'ai compris plus qu'en ce
moment l'infirmité de la parole humaine, en présence
de ces splendeurs de la révélation divine, en
présence des misères et des défaillances des âmes.
Ah ! si je pouvais du moins peindre ce que je vois
et vous dire ce que je sens! Demandez-le pour
moi, Mesdames, afin que je ne sois pas trop incapable
de vous conduire aux consolations et jusqu'à
la félicité de la douleur.


I


L'Esprit-Saint nous a dit, dans la Sainte-Ecriture,
une parole admirable : « Celui qui n'a pas
été éprouvé, que sait-il ? Qui non est tentatus,
quid scit ?»
1 Il ne sait rien. Mesdames, rien de
lui-même, car c'est la douleur qui lui révèle sa
vraie grandeur.


L'homme qui n'a pas souffert est esclave de
l'égoïsme, ce résumé et ce principe de toutes les
abjections de la nature humaine. Il se cherche et
s'aime lui-même, lui seul, lui toujours. Demandez
un sacrifice, parlez de dévouement, il ne vous
comprend pas !
Là, pourtant, est la vraie grandeur
de l'homme, parce qu'elle est dans le coeur.

C'est du coeur que jaillissent les grandes inspirations,
les fortes, les grandes pensées, les actions
nobles et héroïques,
et je dirai avec Lacordaire:
« S'il fallait adorer quelque chose d'humain, j'aimerais
mieux adorer la poussière du coeur que la
poussière du génie. »



Notre grandeur est dans la vérité possédée,
servie avec énergie, défendue contre tous les
périls et dans toutes les luttes.
L'homme qui
n'a pas souffert, que le sacrifice n'a pas élevé et
transformé, sacrifiera la vérité en présence de la
moindre épreuve, il ne saura ni la servir, ni la
défendre.
La grandeur de l'homme, c'est l'auréole
de la justice sur son front, c'est la fidélité à tous
les droits sacrés.
Mais celui qui n'a pas souffert,
qui n'a jamais médité sur les luttes de la justice
ici-bas, trahira, en présence du plaisir ou pour les
rêves de l'ambition, toutes les causes sacrées. Un
jour ou l'autre, il sera la lâche victime de la peur
que Donoso Cortès mourant appelait « la pire et
perpétuelle complice de tous les crimes. »



Notre grandeur est dans le dévouement. Mais
celui qui n'a pas soufïert ne connaît même pas le
dévouement. Si je n'ai pas souffert, que me parlez-vous
de vérité, de justice, d'immolation ? Je ne vous
comprends pas. Vos paroles appartiennent à une
langue inconnue qui frappe en vain mon oreille
parce que la souffrance, les blessures cruelles n'ont
pas ouvert les portes de mon coeur.
Mais si j'ai souffert,
si j'ai pleuré, ah ! dites-moi qu'un peu d'affection
sincère et fidèle vaut mieux que tous les succès
et que toutes les gloires. Dites-moi que je pourrai,
au prix de mille épreuves, de mille sacrifices, consoler
une âme désolée, lui donner la paix, la force
et la joie. Ne me parlez pas des applaudissements
souvent mensongers, des triomphes qui ne disent
rien au coeur, des succès qui n'ont qu'un jour, ne me
parlez pas de la morale avilissante de l'intérêt.



Dites-moi que, soldat obscur de là vérité et de là
justice dans les combats de Dieu, je dois aller là,
souffrir et mourir ignoré, et, s'il le faut, méconnu,
oublié même des âmes que j'aurai consolées et
sauvées. Ah! je vous entends par toutes les aspirations
de mon âme, par toutes les blessures de
mon coeur. Je sais que la souffrance librement
acceptée est la suprême grandeur de l'homme, je
le sais, je le sens et je le vois ; je tombe à genoux
et je bénis Dieu de cette révélation de la douleur.



A SUIVRE...


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Message  Javier le Dim 22 Sep 2019, 5:49 am

La douleur est la grande révélation de Dieu.
Voyez cette femme mondaine : elle ne connaît pas
Dieu, elle ne saurait l'aimer.
Est-ce que la lumière
pourtant lui a manqué ?
La lumière, elle a illuminé
son berceau, elle l'a poursuivie dans les grâces
insignes de son adolescence, dans les exemples
d'une famille chrétienne, dans les enseignements
de la sainte Eglise. Dieu lui a parlé dans les beautés
sereines des nuits et dans les splendeurs du jour,
dans le soleil qui monte à l'horizon ou qui se couche
comme un roi dans sa gloire, dans le cèdre de la
montagne et dans la fleur des champs. Dieu lui a
parlé par les traditions de ses ancêtres, par la piété
de sa mère. Il lui a parlé, elle ne le niera pas,
par la vanité de ses joies, par le vide de son âme,
par les déceptions de sa vie, par les oeuvres, les
combats et les triomphes de son Eglise, par les
parfums divins de la charité catholique.
Dieu lui a
parlé,
et pourtant elle ne le connaît pas. Ah ! ce
n'est pas l'intelligence qu'il faut éclairer ici, c'est
le coeur qui résiste. Il est captif, aveuglé, séduit.

Qui donc en triomphera? La raison et la démonstration ?
Depuis longtemps elle les repousse. L'éloquence ?

Mais l'éloquence, la parole la plus émouvante
peuvent-elles lutter contre les séductions des
joies mondaines, contre l'enivrement des plaisirs
et des fêtes, contre ce concert des flatteries qui
égarent et ces succès qui donnent le vertige ?



Ah ! vous avez tout oublié, tout repoussé, vous
avez méprisé toutes les sollicitations de la tendresse
de Jésus-Christ. Il vous humiliera, il vous
brisera dans la douleur, pour vous relever dans la
miséricorde et dans l'amour.



Un jour, c'était le jour de Dieu, de son amour
méconnu, de sa miséricorde obstinée qui vous
poursuivait encore, un jour, au lendemain d'un de
vos triomphes, que sais-je ? au soir d'une fête,
votre pied s'est heurté contre une tombe, votre
regard encore ébloui des séductions de vos assemblées
brillantes, a vu les angoisses et les affres de
l'agonie. Votre oreille a entendu le râle de la mort.
Ce berceau qui contenait toutes vos espérances,
ce berceau allait devenir un cercueil. Votre coeur
brisé s'est ouvert à la lumière qui vous apparaissait
à travers les ombres de la mort, et vous avez
poussé vers Dieu le cri tout-puissant et irrésistible
de votre coeur. Vous avez compris que Dieu vous
frappait parce que vous l'aviez oublié et méconnu,
et votre regard alors s'est tourné pour jamais vers
le ciel où vous attend votre enfant.


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