Le libéralisme est un péché (complet)

3 participants

Page 4 sur 7 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Dim 10 Mai 2009, 6:24 pm

.
XXIII Convient-il en combattant l'erreur de combattre et de discréditer la personne qui la soutient ?

Ainsi donc il convient d'enlever toute autorité et tout crédit au livre, au journal et au discours de l'ennemi, mais il convient aussi, en certains cas, d'en faire autant pour sa personne, oui, pour sa personne qui est incontestablement l'élément principal du combat, comme l'artilleur est l'élément principal de l'artillerie et non la bombe, la poudre et le canon. Il est donc licite en certains cas de révéler au public ses infamies, de ridiculiser ses habitudes, de traîner son nom dans la boue.

Oui, lecteur, cela est permis, permis en prose, en vers, en caricature, sur un ton sérieux ou badin, par tous les moyens et procédés que l'avenir pourra inventer. Il importe seulement de ne pas mettre le mensonge au service de la justice. Cela non, sous aucun prétexte il ne peut être porté atteinte à la vérité, même d'un iota. Mais sans sortir de ses strictes limites on peut se souvenir de cette parole de Crétineau-Joly et la mettre à profit : La vérité est la seule charité permise à l'histoire, on pourrait même ajouter : et à la défense religieuse et sociale.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Lun 11 Mai 2009, 6:14 pm

.
XXIII Convient-il en combattant l'erreur de combattre et de discréditer la personne qui la soutient ?

Les Pères que nous avons déjà cités fournissent la preuve de cette thèse. Les titres mêmes de leurs ouvrages disent hautement que dans leurs luttes avec les hérésies, leurs premiers coups furent dirigés contre les hérésiarques. Les œuvres de saint Augustin portent presque toutes en tête le nom de l'auteur de l'hérésie qu'elles combattent : Contra Fortunatum Manichœum ; Adversus Adamanctum ; Contra Felicem ; Contra Secundinum ; Quis fuerit Petilianus ; De gestis Pelagii ; Quis fuerit Julianus, etc. De telle sorte que la majeure partie de la polémique du grand Docteur fut personnelle, agressive, biographique, pour ainsi dire, autant que doctrinale, luttant corps à corps avec l'hérétique non moins qu'avec l'hérésie. Ce que nous disons de saint Augustin, nous pourrions le dire de tous les saints Pères.

D'où le libéralisme a-t-il donc tiré l'obligation nouvelle de ne combattre l'erreur qu'en faisant abstraction des personnes et en leur prodiguant des sourires et des flatteries ? Qu'ils s'en tiennent là-dessus à la tradition chrétienne et qu'ils nous laissent, nous les ultramontains, défendre la foi comme elle a toujours été défendue dans l'Église de Dieu.

Que l'épée du polémiste catholique blesse, qu'elle blesse, qu'elle aille droit au cœur ! C'est là l'unique manière réelle et efficace de combattre.
À suivre : XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 12 Mai 2009, 6:05 pm

.
XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents

Une très grave difficulté, à première vue, peut être opposée par nos adversaires à la doctrine établie dans les deux chapitres précédents. Il nous parait bon avant d'aller plus loin de débarrasser notre chemin des scrupules ou autres obstacles de ce genre qui en rendraient difficile le parcours.

Le Pape, dit-on, et c'est certain, a recommandé plusieurs fois aux journalistes catholiques la douceur, la modération, le respect de la charité dans les formes de la polémique. Il veut qu'on évite les manières agressives, les épithètes dénigrantes et les personnalisations injurieuses. Or, ajoutera-t-on, la doctrine que vous venez d'exposer est diamétralement contraire aux recommandations pontificales.

Avec l'aide de Dieu, nous allons démontrer qu'il n'y a pas de contradiction entre nos indications et les sages conseils du Pape. Il nous sera même fort heureusement très aisé d'en donner la preuve évidente.

A qui s'est adressé notre saint Père le Pape dans ses exhortations répétées ?

Toujours à la presse catholique, toujours aux journalistes catholiques, et en les supposant dignes de ce nom. Par conséquent, il est de la dernière évidence que le saint Père en donnant ces conseils de modération et de douceur s'adressait à des catholiques traitant, avec d'autres catholiques, des questions libres, et non à des catholiques soutenant contre des anti-Catholiques déclarés le rude combat de la foi.

Il est hors de doute que le saint Père n'a point fait allusion aux incessantes batailles entre catholiques et libéraux, car par cela même que le catholicisme est la vérité et le libéralisme l'hérésie, les combats livrés entre leurs représentants doivent être appelés en bonne logique batailles entre catholiques et hérétiques.

Il est bien certain que le Pape a voulu que ses conseils n'eussent d'applications que dans nos querelles de famille, malheureusement trop fréquentes, et qu'il n'a pas prétendu nous faire lutter contre les éternels ennemis de l'Église et de la foi, avec des armes épointées, émoussées, suffisantes tout au plus dans les joutes et les tournois.
À suivre. XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Jeu 14 Mai 2009, 6:17 pm

.
XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents


En conséquence, aucune contradiction n'existe entre la doctrine que nous avons exposée et celle contenue dans les brefs et allocutions de Sa Sainteté, attendu qu'en bonne logique l'opposition doit être ejusdem, de eodem et secundum idem (4), ce qui n'a pas lieu ici. Et comment pourrait-on interpréter exactement la parole du Pape d'une autre manière ? C'est une règle de saine Exégèse qu'un passage des Saintes Lettres doit se prendre au sens littéral, toutes les fois que le sens n'est pas en opposition avec le contexte ; on ne recourt au sens libre ou figuré, que lorsque cette opposition se présente. Entre cette règle et celle que l'on doit suivre dans l'interprétation des documents pontificaux, il existe une grande analogie.

Peut-on supposer le Pape en contradiction avec toute la tradition catholique depuis Jésus-Christ jusqu'à nos jours ?

Est-il admissible que le style et les procédés des plus célèbres apologistes et controversistes de l'Église, depuis saint Paul jusqu'à saint François de Sales soient condamnés d'un trait de plume ?

Il est évident que non ; car, s'il fallait entendre les conseils de calme et de modération donnés par le Pape dans le sens que leur prête pour le besoin de sa cause le critère libéral, il serait non moins évident que oui. Par suite, la seule conclusion admissible, c'est que les conseils du Pape, que tout bon catholique doit considérer comme des ordres, ne s'adressent pas aux polémiques entre catholiques et ennemis du catholicisme, tels que les libéraux, mais aux polémiques entre bons catholiques en désaccord.

Non, de par le sens commun lui-même, il ne peut en être autrement. Jamais dans aucun combat le capitaine n'a défendu à ses soldats de blesser trop gravement leurs adversaires ; jamais il ne leur a recommandé d'user envers eux de douceur et de leur prodiguer des égards et des attentions.

La guerre est la guerre, et jamais elle ne se fit autrement qu'en causant du dommage. Celui-là passerait pour traître, qui au milieu de la mêlée parcourrait les rangs des combattants en criant : «Prenez garde de déplaire à l'ennemi ! Attention ! ne le frappez pas au cœur ! »

Que dire de plus ? Le Pape Pie IX nous a donné lui-même l'explication authentique de ses saintes paroles et nous a fait voir de quelle manière ses conseils de modération et de douceur doivent s'appliquer. Dans une circonstance mémorable, il appelle démons les sectaires de la Commune et pires que ces démons les sectaires du catholicisme libéral (5). Cette phrase tombée des lèvres si pleines de mansuétude du Pape, fit le tour du monde et resta gravée sur le front du libéralisme comme un stigmate d'éternelle exécration. Qui donc craindra maintenant de pousser trop loin la dureté des qualificatifs ?

______________

(4) L'opposition doit porter sur le même attribut pour un même sujet considéré sous le même rapport, par exemple une opposition de couleur dans une même chose au même endroit.

(5) Le 18 juin 1871, à la députation française venue à Rome fêter le vingt-cinquième anniversaire de son pontificat, Pie IX déclarait : « Mes chers enfants, il faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon coeur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est le mélange des principes. Je dirai le mot, et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris, vrais démons de l'enfer qui se promènent sur la terre. Non, ce n'est pas cela ; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau. Je l'ai dit plus de quarante fois ; je vous le répète, à cause de l'amour que je vous porte. Oui, c'est ce jeu... Comment dit-on en français ? nous l'appelons en italien altalena... Oui, justement, ce jeu de bascule qui détruirait la Religion. Il faut sans doute pratiquer la charité, faire ce qui est possible pour ramener ceux qui sont égarés : mais pour cela il n'est pas besoin de partager leurs opinions ».
À suivre. XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Ven 15 Mai 2009, 6:16 pm

.
XXIV Réponse à une objection, grave à première vue, contre la doctrine des deux chapitres précédents

Les paroles de l'Encyclique cum multa dont l'impiété libérale a tant abusé contre les plus fermes catholiques, sont les paroles mêmes par lesquelles notre saint Père le Pape Léon XIII engage les catholiques qui écrivent, à éviter le ton de la violence dans la défense des droits sacrés de l'Église et à recourir de préférence aux armes plus dignes de la modération, de telle sorte que le poids des raisons plutôt que l'âpreté et la violence du style, donnent la victoire à l'écrivain. Il est manifeste que le saint Père n'entend parler ici que des polémiques entre catholiques et catholiques sur les meilleurs moyens de servir leur cause commune, et nullement de soumettre à cette règle les polémiques des catholiques avec les ennemis déclarés du catholicisme, tels que le sont les sectaires formels et conscients du libéralisme.

La preuve en saute aux yeux de quiconque jette un regard sur le texte du passage cité de cette admirable Encyclique.

Le Pape la termine en exhortant à la plus grande union les Associations et les individus catholiques, et après avoir fait valoir les avantages de cette union si désirable il signale comme le plus efficace moyen de la conserver, la modération de langage dont nous venons de parler.

Voici d'ailleurs, déduit de ce qui précède, un argument sans réplique.

Le Pape recommande la douceur dans le langage aux écrivains catholiques, afin qu'elle les aide à conserver la paix et l'union mutuelles. Cette paix et cette mutuelle union, le Pape ne peut, évidemment, la vouloir qu'entre catholiques et catholiques, et non entre catholiques et ennemis du catholicisme. Donc, la modération et la douceur, que le Pape recommande aux écrivains catholiques, se rapportent uniquement aux polémiques des catholiques avec les catholiques et nullement à celles des catholiques avec les sectaires de l'erreur libérale.

Plus clairement.

Le Pape demande cette modération et ce calme comme moyen de parvenir à l'union comme fin. Ce moyen, par conséquent, doit recevoir son caractère propre de la fin même à laquelle il est ordonné. Or, cette fin est purement l'union. Entre qui ? Entre catholiques et ennemis du catholicisme? Ce serait absurde (quia absurdum). Elle ne peut avoir sa raison d'être qu'entre catholiques et catholiques, elle ne regarde que ces derniers, ne peut pas s'entendre d'une autre sphère ni s'y appliquer.
À suivre : XXV Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de La Civiltà Cattolica

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Lun 18 Mai 2009, 6:13 pm

.
XXV - Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de La Civiltà Cattolica

Nous doutons fort qu'il soit possible d'échapper à l'argument qui suit, parce que, en vérité, il ne laisse aucune porte de sortie. Toutefois, comme la question est de la plus haute importance et que, en ces derniers temps, elle a été l'objet d'une ardente controverse, notre autorité personnelle est trop minime pour trancher cette question par un jugement définitif et nous demandons à nos lecteurs la permission de reproduire, en faveur de notre doctrine, un suffrage de plus grand poids, pour ne pas dire d'une compétence aussi incontestable qu'incontestée : celui de la Civiltà Cattolica, le premier journal religieux du monde, non qu'il soit officiel dans sa rédaction, mais parce qu'il l'est dans son origine. Il fut, en effet, fondé par un bref spécial de Pie IX et confié par lui aux Pères de la Compagnie de Jésus.

Ce journal dont les articles, sous une forme tantôt sérieuse, tantôt satirique, ne laissent pas un instant de repos au libéralisme italien, s'est vu maintes fois reprocher son manque de charité par les libéraux. En réponse à ces pharisaïques homélies sur la mesure et la charité, la Civiltà Cattolica publia un article magnifique, aussi plein d'humour que de profonde philosophie. Nous allons le reproduire pour la consolation de nos libéraux et la désillusion de tant de pauvres catholiques entachés de libéralisme, qui, faisant chorus avec eux, se scandalisent à toute heure de notre soi-disant manque de modération et l'anathématisent à tout propos. Cet article a pour titre : «Un peu de charité ! » Le voici :
À suivre

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 19 Mai 2009, 7:04 pm

.
XXV - Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de La Civiltà Cattolica


« De Maistre dit que l'Église et les papes n'ont jamais demandé pour leur cause rien de plus que la vérité et la justice. Tout au contraire, les libéraux, par le fait sans doute de la respectueuse horreur qu'ils professent tout naturellement pour la vérité et surtout pour la justice, nous demandent à toute heure : la charité.

« Il y a plus de douze ans que, pour notre part, nous assistons à ce curieux spectacle donné par les libéraux italiens. Ils ne cessent pas un moment de mendier avec des larmes notre charité. Ils en deviennent insupportables, ils en perdent toute pudeur, les bras en croix, en prose, en vers, dans leurs brochures, dans leurs journaux, dans leurs lettres publiques et privées, anonymes et pseudonymes, directement ou indirectement, ils nous supplient d'exercer envers eux la charité pour l'amour de Dieu. Ils nous conjurent de ne plus nous permettre de faire rire le prochain à leurs dépens, et de ne pas nous livrer à un examen aussi détaillé, aussi minutieux de leurs sublimes écrits, de ne point nous opiniâtrer à mettre en lumière leurs glorieux exploits, de fermer nos yeux et nos oreilles à leurs bévues, à leurs solécismes, à leurs mensonges, à leurs calomnies, à leurs mystifications, en un mot de les laisser vivre en paix.

« En définitive, la charité est la charité ! Que les libéraux n'en aient point, c'est si naturel qu'on peut très bien se l'expliquer, mais que les écrivains comme ceux de la Civiltà Cattolica n'en fassent point usage, voilà certes bien une autre affaire. De tous temps les libéraux ont abhorré la mendicité publique jusqu'au point de l'interdire en beaucoup de pays sous peine de prison ; aussi est-ce par un juste châtiment de Dieu, qu'ils se voient réduits à devenir mendiants publics, demandant au nom du ciel, tout comme ces coquins de réactionnaires... un peu de charité !...
À suivre

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mer 20 Mai 2009, 6:29 pm

.
XXV - Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de La Civiltà Cattolica

« Les libéraux ont imité, par cette édifiante conversion à l'amour de la mendicité, une autre conversion non moins célèbre et non moins édifiante, celle d'un riche avare à la vertu de l'aumône. Le dit avare assistant une fois au sermon entendit une exhortation très chaleureuse à la pratique de l'aumône et en fut tellement ému qu'il se tint pour véritablement converti. En vérité il était si extraordinairement touché du sermon qu'il disait au sortir de l'église : Il est impossible que ces bons chrétiens qui l'ont entendu ne me donnent pas désormais de temps en temps quelque chose par charité. Il en est ainsi de nos stupéfiants libérâtres. Après avoir démontré (chacun dans la mesure de ses moyens) par leurs actes et leurs écrits, qu'ils ont pour la charité un amour égal à celui que le diable professe pour l'eau bénite, quand ils entendent parler d'elle, ils se souviennent tout à coup qu'il existe de par le monde une chose qui s'appelle la vertu de charité et pourrait bien en certaines occasions leur être profitable. Aussitôt ils se montrent éperdument épris d'amour pour elle et vont, la demandant à grands cris au pape, aux évêques, au clergé, aux religieux, aux journalistes, à tous... même aux rédacteurs de la Civiltà ! Il est curieux de suivre toutes les bonnes raisons qu'ils font valoir en leur faveur !

« A les en croire, ils ne tiennent pas du tout ce langage dans leur intérêt propre. Grand Dieu, non! S'ils parlent ainsi, c'est dans l'intérêt de notre très sainte religion, qu'ils portent dans le plus intime de leur cœur et qui a tant à souffrir de notre manière si peu charitable de la défendre ! Ils parlent dans l'intérêt des réactionnaires eux-mêmes et spécialement (qui le croirait ?) dans notre intérêt propre, dans l'intérêt des rédacteurs de la Civiltà Cattolica !

« Quelle nécessité vous pousse à entrer dans ces querelles ? nous disent-ils d'un ton confidentiel. N'avez-vous pas assez d'hostilités à supporter ? Soyez tolérants et vos adversaires le seront avec vous. Que gagnez-vous à faire ce triste métier de chien passant sa vie à aboyer au voleur ? Si à la fin vous êtes battus, roués de coups, à qui vous en prendre, sinon à vous-mêmes et à cet indomptable acharnement que vous avez à chercher les horions ?

« Manière de raisonner sage et désintéressée, dont le seul défaut est de ressembler singulièrement à celle que le commissaire de police recommande à Renzo Tramaglino dans le roman des Fiancés, lorsqu'il essaie de le conduire en prison par la persuasion, craignant, s'il use de la force, que le jeune homme ne fasse résistance. Croyez-moi, disait-il à Renzo, j'ai l'habitude de ces sortes d'affaires ; marchez tout doucement et tout droit, sans vous retourner d'un côté ni de l'autre et sans qu'on vous remarque. Ainsi, personne ne fera attention à nous, personne ne se doutera de rien et vous conserverez votre honneur intact. Mais ici Manzoni (6) fait observer que Renzo n'ajoutait foi à aucune de ces belles raisons. Il ne pouvait croire ni au grand intérêt que le commissaire prenait de son honneur et de sa réputation, ni à la sincérité des intentions qu'il avait de le servir et dont il faisait montre. Le seul résultat de ces exhortations fut donc de le confirmer dans le dessein de tenir une conduite tout opposée à celle qu'on lui conseillait.

____________________

6 Auteur italien du roman en question (1785-1873)
À suivre

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Jeu 21 Mai 2009, 6:40 pm

.
XXV - Confirmation de ce qui vient d'être dit par un article très consciencieux de La Civiltà Cattolica

« Ce dessein, pour parler d'or, nous sommes fort tentés de le former aussi ; car en vérité, nous ne parvenons pas à nous persuader que le mal, petit ou grand, que nous pouvons causer à la religion, importe peu ou prou aux libéraux, ni qu'ils se donnent tant de peine dans notre intérêt. Nous sommes persuadés au contraire que si les libéraux croyaient véritablement notre manière d'agir préjudiciable à la religion ou à nous-mêmes, ils se garderaient non seulement de nous en avertir, mais encore nous y encourageraient par leurs applaudissements. Nous nous figurons même que le zèle dont ils font parade à notre égard, et les prières réitérées de modifier notre style qu'ils nous adressent, sont le signe le plus clair que la religion n'a rien à souffrir ici de nos procédés, et de plus que nos écrits ont quelques lecteurs, ce qui ne laisse pas d'être toujours pour l'écrivain une petite consolation. Quant à notre intérêt et au principe utilitaire, quoique les libéraux aient toujours passé avec juste raison pour maîtres en ce dernier et qu'ils aient la réputation méritée de l'avoir appliqué en toute occasion bien plus à leur profit qu'au nôtre, il faut (qu'ils nous permettent de croire, ainsi que nous l'avons cru jusqu'à ce jour), qu'en toute controverse sur notre manière d'écrire contre eux, nous ne sommes pas les plus à plaindre, ni la religion non plus.

« Par conséquent, étant donné, d'une part, que nous avons manifesté notre humble opinion, de l'autre, que les raisons que nous pourrions appeler intrinsèques et indépendantes du principe utilitaire, alléguées par les libéraux en leur faveur et contre notre manière d'écrire, ont été maintes fois réfutées dans les séries antérieures de la Civiltà Cattolica, que nous reste-t-il à faire ici ? Rien autre, que congédier poliment ces mendiants de nouvelle espèce, en leur conseillant de faire à l'avenir leur métier d'avocat dans leur propre cause plus habilement que ne le faisaient les sbires du dix-septième siècle avec Renzo.

« Mais parce que plusieurs d'entre eux continuent à mendier, et qu'ils ont récemment publié à Pérouse un opuscule intitulé : Qu'est-ce que le parti dit catholique ? qu'ils l'ont consacré tout entier à demander à la Civiltà Cattolica un peu de charité, il ne sera pas inutile, en commençant cette cinquième série, d'opposer une fois de plus aux antiques objections les antiques réponses. Ce sera là, par le fait, une grande charité, non assurément celle que les libéraux implorent de nous, mais une autre fort méritoire : la charité de les écouter avec patience pour la centième fois.

« Du reste, le ton humble et plaintif avec lequel, depuis un certain temps, ils nous prient de leur faire l'aumône d'un peu de charité, ne mérite pas moins ».
À suivre : XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Ven 22 Mai 2009, 6:19 pm

.
XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica


Le fameux article de la Civiltà Cattolica et notre très opportune citation continuent en ces termes:

« Si les libéraux nous demandent la véritable charité qui leur convienne, la seule que nous puissions et devions leur accorder comme rédacteurs de la Civiltà Cattolica, nous sommes si loin de vouloir la leur refuser, que nous croyons même la leur avoir abondamment prodiguée jusqu'à cette heure, sinon dans la mesure de leur indigence, du moins dans celle de nos ressources.

« Les libéraux commettent un intolérable abus de parole en disant que nous n'usons pas de charité envers eux. La charité, une dans son principe, est multiple et variée dans ses œuvres. Bien souvent, le père qui frappe rudement son enfant, use envers lui d'autant de charité que celui qui le couvre de baisers. Il se peut même le plus souvent que la charité du père qui baise son fils, soit inférieure à celle du père qui le châtie. Nous frappons les libéraux, ce n'est pas niable, et nous les frappons très souvent (de simples paroles, cela va sans dire), mais qui pourra conclure de ce fait que nous ne les aimons point, que nous n'avons pour eux aucune charité ? Ce reproche s'adresserait plus justement à ceux qui, malgré les prescriptions de la charité, interprètent mal les intentions du prochain. En ce qui nous concerne, tout ce que les libéraux pourront dire, c'est que notre charité envers eux n'est pas la charité qu'ils désirent, mais ce n'en est pas moins de la charité, et même une grande charité. Par ailleurs ce sont eux qui nous demandent la charité ; c'est nous qui la leur donnons gratis, ils feraient donc très sagement de se rappeler ce vieux proverbe : « A cheval donné, ne regarde pas si la bride est dorée ».

« La charité qu'ils voudraient de nous, ce serait de les louer, de les admirer, de les appuyer, ou tout au moins de les laisser agir à leur guise. Nous, au contraire, nous ne voulons leur faire que la charité de les interpeller, de les reprendre, de les exciter par mille moyens à sortir de leur mauvaise voie. Quand ils disent un mensonge, sèment une calomnie ou pillent les biens d'autrui, les libéraux voudraient nous voir cacher ces petits péchés véniels et bien d'autres avec, sous le manteau de la charité. Nous autre, au contraire, nous les apostrophons en face de voleurs, d'imposteurs, de calomniateurs, exerçant ainsi envers eux la plus exquise de toutes les charités, celle qui consiste à ne point flatter et à ne point tromper les personnes auxquelles on veut du bien. Quand il leur échappe quelque distraction grammaticale, orthographique, syntaxique, ou simplement logique, ils nous prient de fermer les yeux sur elles ; ils pleurent, ils geignent et, si nous les en avertissons en public, ils se plaignent de notre manque de charité. Nous au contraire, nous accomplissons à leur intention une bonne œuvre, en les obligeant à palper de leurs propres mains une chose qu'ils ne devraient pas ignorer, à savoir : que non seulement ils ne sont pas des maîtres, comme ils se le figurent, mais encore qu'ils sont à peine de médiocres écoliers. Par ce moyen nous contribuons, dans la mesure de nos forces, à la culture des beaux-arts en Italie, et à l'exercice de l'humilité chrétienne dans le cœur des libéraux qui en ont, comme on sait, le plus grand besoin.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Sam 23 Mai 2009, 6:39 pm

.
XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica


« Messieurs les libéraux voudraient surtout être toujours pris très au sérieux, estimés, révérés, courtisés et traités comme des personnages importants. Ils se résigneraient bien à ce qu'on les réfute, mais à condition que ce soit chapeau bas, échine courbée, la tête humblement et respectueusement inclinée. De là viennent leurs plaintes, lorsque parfois on les chansonne, c'est-à-dire quand on se moque d'eux. D'eux ! les pères de la patrie, les vrais Italiens, l'Italie même ! comme ils ont coutume de s'appeler en abrégé ! A qui la faute, si ces prétentions sont tellement ridicules qu'elles feraient rire aux éclats Héraclite lui-même ?

« Eh bien ! franchement, faut-il pour leur plaire que nous passions notre vie à étouffer la plus naturelle envie de rire ? Nous laisser rire, quand il nous est impossible de faire autrement, est aussi une œuvre de miséricorde, que les libéraux devraient nous octroyer de plein gré, d'autant qu'il ne leur en coûte rien. Le premier venu comprendra sans peine que faire rire honnêtement aux dépens du vice et de l'homme vicieux est une chose fort bonne en soi, du moins si l'on en croit le dicton Castigat ridendo mores (7) ou encore ridendo dicere verum, quid vetat (Cool ? De même faire rire quelquefois nos lecteurs aux dépens des libéraux, est, envers les dits lecteurs, une véritable œuvre de miséricorde et de charité. Ils ne peuvent pas être toujours sérieux et avoir l'esprit tendu en lisant leur journal. Enfin tout bien compté, les libéraux eux-mêmes gagnent beaucoup à être pour les autres un objet de risée : de cette manière le public finit par savoir que tous leurs actes ne sont pas aussi horribles et aussi épouvantables qu'ils peuvent le paraître, attendu que le rire n'est ordinairement provoqué que par les difformités inoffensives.

« Ne nous sauront-ils jamais gré de l'air innocent sous lequel nous nous efforçons de présenter quelques-unes de leurs friponneries ? Comment ne s'aperçoivent-ils pas qu'aucun moyen de les en corriger ne vaudrait ce rire et ce joyeux badinage ? Grâce à leur concours tous ceux auxquels nous présentons les susdites sottises ou fourberies, sous leur véritable jour, s'empressent de les saluer par leur nom propre. Comment ne comprennent-ils pas qu'ils n'ont en ce cas aucun droit à nous reprocher de manquer envers eux, si peu que ce soit, aux préceptes de la charité ?


___________________________

7 Elle corrige les mœurs en riant (le dicton concerne traditionnellement la comédie au théâtre).
8 Qu'est-ce qui empêche de dire la vérité en riant ?
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Lun 25 Mai 2009, 6:50 pm

.
XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica

« S'ils avaient lu la vie de leur grand Victor Alfieri (9) , écrite par lui-même, ils sauraient que, pendant son enfance, sa mère désireuse de le bien élever, avait coutume, lorsqu'elle le prenait en faute, de l'envoyer à la messe avec son bonnet de nuit. Ce châtiment, qui se bornait à le rendre quelque peu ridicule, l'affligea tellement une fois, que pendant trois mois il se conduisit de la façon la plus irréprochable.

« Après cette correction, dit-il, au premier symptôme de caprice, à la première sottise, ma mère me menaçait de l'abhorré bonnet de nuit, et immédiatement je rentrais en tremblant dans la ligne du devoir. Plus tard, étant tombé un jour dans une petite faute, pour l'excuser, je dis à ma mère un énorme mensonge, et je fus de nouveau condamné à porter en public le bonnet de nuit. L'heure arriva ; ma tête fut coiffée dudit bonnet, je pleurai, je criai en vain. Mon précepteur me prit par le bras, un domestique me poussa par derrière, et il me fallut sortir. » Il eut beau crier, pleurer, implorer la charité de sa mère : sa mère qui, voulait son bien, resta inexorable. Quel en fut le résultat ? « Il fut - continue Alfieri, - que pendant bien longtemps je n'osais faire le moindre mensonge, et qui sait, si ce n'est pas à ce bienheureux bonnet de nuit que je dois d'être devenu un des hommes les plus ennemis de ce vice ? » Dans ces dernières paroles perce le pharisien, qui se croit toujours meilleur que les autres hommes. Mais nous, qui devons supposer que tous les libéraux tiennent en haute estime les nobles sentiments de leur grand Alfieri, pourquoi n'espérerions-nous pas les corriger du vice honteux de dire des mensonges, ou du moins les empêcher d'en imprimer en les envoyant avec le bonnet de nuit malgré leurs cris, leurs trépignements et leurs appels à la charité... non à la messe, ce qui est impossible, mais faire un tour à travers l'Italie. Et cela, non chaque fois qu'il leur échappe un mensonge, ce serait trop fréquent, mais au moins, lorsqu'ils en impriment un millier d'un seul coup ?

« Que les libéraux cessent donc de se plaindre de notre manque de charité ! Qu'ils disent plutôt, s'ils y tiennent, que la charité dont nous les gratifions, ne trouve pas auprès d'eux un bon accueil. Nous le savions déjà, mais ceci prouverait simplement que, vu leur goût dépravé, ils ont besoin d'être traités avec la sage charité dont usent les chirurgiens envers leurs malades, et les médecins d'aliénés envers leurs clients, ou bien encore de celle des bonnes mères envers leurs enfants menteurs.

___________________________

9 1749-1803
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 26 Mai 2009, 6:05 pm

.
XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica

« Mais quand même il serait vrai que nous ne traitons pas les libéraux avec charité et qu'ils n'ont sous ce rapport à nous savoir gré de rien, ils n'auraient, pour cela, aucun droit de se plaindre de nous.

« On ne peut pas faire la charité à tout le monde ! Nos ressources sont très bornées ; nous faisons la charité selon nos moyens, préférant, comme c'est notre devoir, l'exercer envers ceux à qui la loi de charité bien ordonnée nous commande d'accorder la préférence.

« Nous disons, nous (qu'on le comprenne bien), que nous faisons aux libéraux toute la charité qui nous est possible et nous croyons l'avoir démontré. Mais, en fut-il autrement, nous le répétons avec insistance, les libéraux n'auraient pas à nous fatiguer de leurs plaintes.

« Voici une comparaison qui s'applique exactement à notre cas. Un assassin saisit un pauvre innocent, et va lui enfoncer le poignard dont il est armé dans la gorge. Par hasard passe un quidam qui tient à la main un solide bâton ; il en administre sur la tête de l'assassin un rude coup, l'étourdit, le garrotte, le livre à la justice, arrache ainsi, grâce à sa bonne étoile, un homme innocent à la mort et délivre la société d'un malfaiteur.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mer 27 Mai 2009, 6:22 pm

.
XXVI Continuation de la belle et écrasante citation de la Civiltà Cattolica

« Ce troisième individu a-t-il en rien failli à la charité ? Oui, affirmera l'assassin, qui se ressent encore du coup reçu. Il dira peut-être que contrairement à ce qui s'appelle norma inculpatae tutelae (10) le coup a dépassé, par sa violence, les règles d'une légitime défense, que, moins fort, il aurait bien suffi. Mais, à l'exception de l'assassin, tout le monde louera le passant, et dira qu'il a fait non seulement un acte de courage mais aussi de charité. Non point en faveur de l'assassin, bien entendu, mais de sa victime. Si pour sauver celle-ci, le passant a ouvert le crâne de celui-là, sans prendre le temps de mesurer scrupuleusement la force du coup, ce n'a pas été certainement par défaut de charité ; le cas était si pressant qu'il était impossible d'user de charité envers l'un sans donner à l'autre une bonne volée. Avait-il le temps de s'arrêter à des subtilités sur le plus ou le moins d'inculpatae tutelae ?

« Appliquons la parabole. On publie, par exemple, une brochure calomniatrice, outrageante, scandaleuse, contre l'Église, contre le Pape, contre le clergé, contre une chose bonne, n'importe laquelle. Beaucoup se persuadent que cette brochure contient la pure vérité, attendu que son auteur, quel qu'il soit du reste, est un écrivain célèbre, distingué, honorable. S'il se lève alors quelqu'un pour défendre les calomniés et soustraire les lecteurs naïfs à l'erreur, distribuant quelques volées de bois vert à l'auteur éhonté : aura-t-il, pour ce fait, manqué à la charité ?

« Et maintenant les libéraux ne pourront pas le nier, ils jouent bien plus souvent le rôle de brigand, que celui de victime. Rien de merveilleux dès lors à ce qu'ils attrapent quelques horions, et rien d'étrange à ce qu'ils se plaignent qu'on manque de charité à leur égard. Toutefois qu'ils tâchent d'être moins bruyants, moins bravaches et moins matamores, qu'ils s'accoutument à respecter l'honneur et les biens d'autrui, qu'ils ne répandent pas autant de mensonges, qu'ils ne vomissent pas autant de calomnies et qu'ils réfléchissent un peu avant de donner leur avis sur certains sujets. Qu'ils fassent plus de cas des lois de la logique et de la grammaire, surtout qu'ils soient honnêtes comme le leur conseillait dernièrement le baron Ricasoli, sans grand espoir de succès, en dépit de son autorité et de ses exemples. Alors, ils pourront se plaindre avec quelque raison si on ne les traite pas avec le respect, dont, comme de celui de la liberté, ils prétendent avoir le monopole.

« Mais, puisqu'ils agissent aussi mal qu'ils écrivent, puisqu'ils plongent sans cesse leur poignard dans la gorge de la vérité et de l'innocence, assassins de l'une et de l'autre par leurs doctrines et par leurs livres, qu'ils prennent leur mal en patience. Il nous est impossible, en effet, de leur prodiguer dans nos journaux d'autre charité que celle un peu dure, qui nous paraît être, malgré leur avis, la plus propre à les servir et à profiter à la cause des gens de bien ».

_______________

10 Les justes limites de la légitime défense.
À suivre : XXVII Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Sam 30 Mai 2009, 6:22 pm

.
XXVII Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica

« Nous avons, poursuit la Civiltà, défendu contre les libéraux notre façon spéciale d'écrire, en démontrant sa conformité parfaite avec la charité qu'ils nous recommandent sans cesse. Et parce que jusqu'à présent nous nous sommes adressés aux libéraux, personne n'aura été surpris du ton ironique que nous avons pris avec eux, convaincus comme nous l'étions, qu'il n'y avait pas excès de cruauté à opposer aux dires et aux actes du libéralisme ce petit nombre de figures de rhétorique. Toutefois, puisque nous touchons aujourd'hui à cette question, il ne sera peut-être pas oiseux, en changeant de style, et en répétant ce que nous avons écrit en d'autres occasions sur ce sujet, de terminer cet article par quelques mots adressés sérieusement et avec respect à ceux qui, n'étant libéraux en aucune façon, se montrent même les adversaires résolus de la doctrine libérale. Néanmoins ils peuvent croire qu'il n'est jamais permis, qu'on écrive contre qui que ce soit, de se départir de certaines formes de respect et de charité, dont à leur avis nos écrits n'auraient pas assez tenu compte, et ils ont peut-être blâmé l'insuffisante soumission de nos écrits à cette loi.

« Nous voulons répondre à cette censure tant par le respect dû à ces personnes, que par l'intérêt de notre propre défense. Or, nous ne pouvons le faire mieux qu'en résumant brièvement ici ce que le P. Mamachi 11 , de l'ordre des Frères prêcheurs, dit de lui-même dans l'Introduction au Livre III de son très docte ouvrage intitulé : Du Libre droit qu'a Église d'acquérir et de posséder des biens temporels. « Quelques-uns, dit-il, veulent bien s'avouer vaincus par nos raisons, et nous déclarent toutefois amicalement qu'ils auraient désiré dans les réponses que nous avons faites à nos adversaires plus de modération. Nous n'avons pas combattu pour nous, mais pour la cause de Notre-Seigneur et de son Église, et, si nombreuses qu'aient été les attaques dirigées contre nous à l'aide de mensonges manifestes et d'atroces impostures, nous n'avons jamais voulu prendre en main la défense de notre personne. Si nous avons employé quelques expressions âpres ou vives en apparence, qu'on ne nous fasse pas l'injure de les attribuer à un mauvais cœur ou à de la rancune contre les écrivains que nous combattons ; nous n'avons reçu d'eux aucune injure ; nous n'avons aucun rapport avec eux ; nous ne les connaissons même pas. C'est le zèle que nous devons tous avoir pour la cause de Dieu, qui nous a mis dans la nécessité de crier et de faire retentir notre voix comme la voix de la trompette.

« Mais, le décorum de l'homme d'honneur ? Les lois de la charité ? Les maximes et les exemples des saints ? Les préceptes des apôtres ? L'esprit de Jésus-Christ ?

« Patience, peu à peu nous y arriverons. Est-il vrai que les hommes dévoyés, aveuglés par l'erreur, aient droit à quelque charité ? Oui, quand il y a espérance fondée de les ramener ainsi à la vérité. Non, si cet espoir n'est pas fondé et si l'expérience a démontré que, dans le cas où nous garderions le silence et ne découvririons pas au public le tempérament et l'humeur de celui qui sème l'erreur il s'ensuivrait un très grand dommage pour les peuples. Il y aurait alors cruauté à ne pas dénoncer très haut et très librement de tels propagandistes, à ne point leur jeter en face les épithètes qu'ils méritent si bien.

___________________

11 Né en 1703, mort en 1792. Professeur de théologie au couvent St Marc à Florence puis à la Propagande à Rome, il reçut du pape Benoît XIV le titre de Maître en théologie puis fut nommé consulteur de la congrégation de l'Index. Il en devint le secrétaire en 1779 et le pape Pie VI le nomma maître du Sacré-Palais.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 02 Juin 2009, 6:20 pm

.
XXVII Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica

« Les saints Pères avaient sans aucun doute une connaissance très nette des lois de la charité chrétienne et c'est pour cela que le docteur angélique Saint Thomas d'Aquin, au commencement de son célèbre opuscule : Contre les adversaires de la Religion, représente Guillaume et ses sectateurs (qui n'étaient certainement pas encore condamnés par l'Église) comme des ennemis de Dieu, des ministres du diable, des membres de l'antéchrist, des ennemis du salut du genre humain, des diffamateurs, des semeurs de blasphèmes, des réprouvés, des pervers, des ignorants, des émules de pharaons pires que Jovinien et Vigilance. « Avons-nous donc jamais été aussi loin ?

« Saint Bonaventure, contemporain de saint Thomas, crut lui aussi devoir reprendre Gérald avec la plus grande dureté, en l'appelant insolent, calomniateur, fou, impie, triple sot, escroc, empoisonneur, ignorant, imposteur, malfaiteur, perfide et insensé. Nous est-il arrivé quelquefois de traiter ainsi nos adversaires ?

« C'est très justement, - continue le P. Mamachi - que saint Bernard a été surnommé Le Mellifilue12 . Nous ne nous arrêterons pas à reproduire ici toutes les duretés qu'il s'est permises contre Abélard ; nous nous contenterons de citer ce qu'il a écrit contre Arnauld de Brescia, qui ayant déclaré la guerre au clergé et voulu le priver de ses biens fut un des précurseurs des politiques de notre temps. Eh bien ! le saint docteur le traite de « désordonné, de vagabond, d'imposteur, de vase d'ignominie, de scorpion vomi par Brescia, vu avec horreur à Rome et avec abomination en Allemagne ; il fut, dit-il, dédaigné du Souverain Pontife, glorifié par le diable, ouvrier d'iniquité, mangeur de peuple, bouche pleine de malédictions, semeur de discorde, fabricant de schismes, loup féroce ».

« Saint Grégoire le Grand, dans sa réprimande à Jean, évêque de Constantinople, lui jette à la face son profane et criminel orgueil, sa superbe de Lucifer, ses sottes paroles, sa vanité, son esprit borné.

« Ce n'est pas autrement que s'exprimèrent saint Fulgence, saint Prosper, saint Jérôme, le pape saint Sirice, saint Jean Chrysostome, saint Ambroise, saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Hilaire, saint Athanase, saint Alexandre, évêque d'Alexandrie, les martyrs Corneille et Cyprien, Justin, Athenagore, Irénée, Polycarpe, Ignace d'Antioche, Clément, tous les Pères enfin, qui dans les plus beaux temps de l'Église, se distinguèrent par leur héroïque charité.

« Je passerai sous silence les caustiques appliqués par quelques-uns d'entre eux aux sophistes de leur époque, moins insensés toutefois que ceux de la nôtre, et agités de passions politiques beaucoup moins ardentes.

______________________

12 Doux comme le miel
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mer 03 Juin 2009, 6:07 pm

.
XXVII Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica


« Je citerai seulement quelques passages de saint Augustin. Ce Père a remarqué que dans la correction les hérétiques sont aussi insolents que peu endurants.

« Beaucoup d'entre eux, impatientés de la correction, lancent à ceux qui les reprennent les épithètes de tapageurs et de querelleurs. » Il ajoute ensuite « Que quelques égarés ont besoin d'être combattus avec une charitable âpreté. »

« Voyons à présent, comment il savait mettre en pratique les règles tracées par lui-même.

« Il appelle plusieurs de ces égarés séducteurs, méchants, aveugles, sots, hommes gonflés d'orgueil et calomniateurs, d'autres imposteurs de la bouche desquels il ne sort que de monstrueux mensonges, pervers, mauvaises langues, esprits en délire, bavards stupides, furieux, frénétiques, esprits de ténèbres, faces éhontées, langues impudentes.

« Il disait à Julien : « Ou bien tu calomnies de propos délibéré, en inventant ces choses, ou bien tu ne sais pas ce que tu dis, parce que tu ajoutes foi à des imposteurs. » Ailleurs, il le traite de « trompeur, de menteur, d'esprit faux, de calomniateur et d'imbécile. »

« Que nos accusateurs répondent maintenant : avons-nous jamais rien dit de semblable ? Et même ne sommes-nous pas beaucoup au-dessous ?

« Ces extraits suffisent, Nous n'y avons rien inséré du nôtre, et, pour abréger, nous avons fait seulement quelques coupures dans le texte du Père Mamachi, omettant entre autres ses citations des Pères. Pour la même raison, nous avons omis la partie de sa charitable rudesse tirée de l'Évangile.

« Nos aimables censeurs voudront bien déduire de ces exemples que leur critique, quel qu'en soit le motif, qu'elle se base sur un principe de morale ou sur des règles de convenance sociale et littéraire, se trouve pleinement réfutée par l'exemple de tant de saints, dont quelques-uns furent d'excellents littérateurs, ou, pour le moins, très discréditée et réduite à n'avoir qu'une valeur très incertaine.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Sam 06 Juin 2009, 7:08 pm

.
XXVII Fin de l'opportune et décisive citation de la Civiltà Cattolica

« Et maintenant, si on veut joindre à l'autorité des exemples, celle des raisons, le cardinal Pallavicini les expose très clairement et très brièvement au chapitre II du livre I de son Histoire du Concile de Trente. Dans ce chapitre, avant de montrer ce que fut Sarpi, à savoir « pervers, d'une malice notoire, faussaire, félon au premier chef, contempteur de toute religion, impie et apostat. » Le savant cardinal dit, entre autres choses, que : « refuser de faire grâce de la vie à un malfaiteur, afin de sauver un grand nombre d'innocents, est un acte de charité ; de même, c'est charité que de ne point faire grâce à la réputation d'un impie, afin de sauver l'honneur d'un grand nombre d'hommes de bien. Toute loi permet, pour défendre un client contre un faux témoin, de citer en justice et de prouver ce qui est de nature à le flétrir, de faire contre lui, des révélations qui en d'autres circonstances, seraient passibles des peines les plus graves. Pour ce motif moi, qui défends ici devant le tribunal du monde, non un client particulier, mais toute l'Église catholique, je serais un vil prévaricateur si je n'imprimais pas sur le front des témoins imposteurs, preuves à l'appui, une tache d'infamie qui annule ou tout au moins affaiblisse leur témoignage.

« L'avocat, qui, pouvant montrer dans l'accusateur de son client un calomniateur, garderait le silence par charité, serait à bon droit tenu pour prévaricateur. Pourquoi donc ne pas convenir qu'on ne viole nullement la charité en dévoilant les hontes de ceux qui persécutent toute innocence ? »

« Ce serait là méconnaître ce que saint François de Sales enseigne dans sa Philothée à la fin du chapitre XX de la IIe partie. « J'excepte de ceci dit-il, les ennemis déclarés de Dieu et de son Église, lesquels doivent être diffamés autant que possible (bien entendu, sans blesser la vérité) : c'est une œuvre de grande charité que de crier « au loup » quand il est au milieu du troupeau ou en tout autre endroit qu'on l'aperçoive ».

Voilà comment s'exprime la Civiltà Cattolica (vol. I, série V, page 27). Cet article a toute l'autorité que lui donne son origine si élevée et si digne de respect, toute la force des raisons irréfutables qu'il fait valoir et celle enfin des glorieux témoignages qu'il cite.

En voilà, ce nous semble, plus qu'il n'en faut pour convaincre quiconque n'est pas libéral, ou misérablement entaché de libéralisme.
À suivre : XXVIII Y a-t-il ou peut-il y avoir dans l'Église des ministres de Dieu attaqués de l'horrible contagion du libéralisme ?

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 09 Juin 2009, 5:27 pm

.
XXVIII - Y a-t-il ou peut-il y avoir dans l'Église des ministres de Dieu attaqués de l'horrible contagion du libéralisme ?

Malheureusement il n'est point rare que des ecclésiastiques subissent la contagion du libéralisme, et l'erreur libérale tire un grand profit de ce fait. La singulière théologie de certaines gens convertit en argument de grand poids l'opinion ou les actes de tel ou tel ecclésiastique ; nous en avons fait de tout temps la triste expérience dans la catholique Espagne. Il convient donc de traiter aussi ce sujet avec tous les égards qu'il réclame et de poser avec sincérité la question suivante : peut-il y avoir des ministres de l'Église entachés de libéralisme ? Oui, ami lecteur, hélas oui ! Il peut malheureusement se rencontrer des ministres de l'Église qui soient libéraux exaltés, libéraux modérés ou entachés de libéralisme, exactement comme des séculiers. Le ministre de Dieu n'est pas exempté du misérable tribut à payer aux humaines faiblesses, et, par conséquent, il l'a payé souvent à l'erreur contre la foi.

Que voit-on là d'extraordinaire, puisque c'est à peine si dans l'Église de Dieu une seule hérésie s'est élevée et propagée sans le secours d'un ecclésiastique ?

Bien plus, il est historiquement certain qu'en aucun siècle les hérésies n'ont pu, ni faire quelque bruit ni se développer, si dès le début elles n'ont point eu de prêtres à leur service.

Le prêtre apostat est le premier facteur que recherche le diable pour réaliser son œuvre de rébellion. Il a besoin de la présenter aux regards des gens avec quelque apparence d'autorité ; or, rien ne le sert autant sous ce rapport que le contre-seing d'un ministre de l'Église. Et comme malheureusement il se trouve toujours, dans cette sainte Église, des ecclésiastiques corrompus dans leur mœurs, corruption par où l'hérésie chemine le plus communément, ou bien aveuglés par l'orgueil, cause très fréquente aussi d'erreur, il en résulte que l'Esprit mauvais, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, a eu de tout temps à sa disposition des apôtres et des fauteurs parmi le clergé.

Judas, qui commença, pendant son apostolat, par murmurer et semer de soupçons contre son divin Maître et qui finit par le vendre à ses ennemis, est le premier type du prêtre apostat semeur de zizanie parmi ses frères. Or, remarquez le bien, Judas fut un des douze premiers prêtres ordonnés par le Sauveur lui-même.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Jeu 11 Juin 2009, 6:04 pm

.
XXVIII - Y a-t-il ou peut-il y avoir dans l'Église des ministres de Dieu attaqués de l'horrible contagion du libéralisme ?

La secte des Nicolaïtes tira son origine de Nicolas, un des sept premiers diacres ordonnés par les Apôtres, pour le service de l'Église, compagnon de saint Etienne et proto-martyr.

Paul de Samosate, fameux hérésiarque du troisième siècle, était évêque d'Antioche.

Novatien, prêtre de Rome, fut le père et le fondateur du schisme des Novatiens qui troubla si profondément l'Église universelle.

Méléce, évêque de la Thébaïde, fut auteur et chef des méléciens.

Tertullien, prêtre et éloquent apologiste, tomba dans l'hérésie des Montanistes et y mourut.

Parmi les Priscillianistes espagnols, qui causèrent tant de scandale dans notre patrie au quatrième siècle, figurent les noms d'Itace et de Salvien, deux évêques que Hygin démasqua et combattit. Ils furent condamnés dans un concile tenu à Saragosse.

De tous les hérésiarques qui ont paru dans l'Église, Arius est peut-être le principal. L'Arianisme parvint à entraîner dans sa voie autant de royaumes que le Luthéranisme en a entraînés de nos jours ; Arius était un prêtre d'Alexandrie, dépité de n'avoir pu atteindre à la dignité épiscopale. Cette secte eut un clergé si nombreux que pendant longtemps, dans une grande partie du monde, il n'y eut pas d'autres prêtres et d'autres évêques que des prêtres et des évêques ariens.

Nestorius, un autre fameux hérétique des premiers siècles de l'Église, fut moine, prêtre, évêque de Constantinople et grand prédicateur. De lui procède le Nestorianisme.

Eutichès, auteur de l'Eutichianisme, était prêtre et abbé d'un monastère de Constantinople.

Vigilance, l'hérétique cabaretier, si finement tourné en ridicule par saint Jérôme, avait été ordonné prêtre à Barcelone.

Pélage, père du Pélagianisme, objet de presque toutes les polémiques de saint Augustin, était un moine, endoctriné dans ses erreurs sur la grâce par Théodore, évêque de Mopsuete.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Ven 12 Juin 2009, 6:10 pm

.
XXVIII - Y a-t-il ou peut-il y avoir dans l'Église des ministres de Dieu attaqués de l'horrible contagion du libéralisme ?

Le schisme des Donatistes compta dans ses rangs un grand nombre de prêtres et d'évêques.

A leur sujet, un historien moderne (Amat, Hist. de l'Eglise de J-C.) s'exprime ainsi : « Tous imitèrent bientôt l'arrogance de leur chef Donat. Possédés d'une espèce de fanatisme d'amour-propre, il n'y eut ni évidence, ni prévenance, ni menace capables de les faire renoncer à leur manière de voir. Les évêques se croyaient infaillibles et impeccables ; les fidèles qui partageaient ces idées s'imaginaient suivre une voie sûre en marchant sur les traces de leurs évêques, même contre toute évidence ».

Sergius, patriarche de Constantinople, fut le père et le docteur des Monothélites.

Félix, évêque d'Urgel, le fut des Adoptiens.

Constantin, évêque de Natolie, Thomas, évêque de Claudiopolis, et d'autres prélats que combattit saint Germain, patriarche de Constantinople, tombèrent dans la secte des Iconoclastes.

Inutile de nommer les auteurs du grand Schisme d'Orient : ce furent, on le sait, Photius, patriarche de Constantinople, et ses évêques suffragants.

Béranger, le pervers détracteur de la Sainte Eucharistie, fut archidiacre de la cathédrale d'Angers.

Wicleff, un des précurseurs de Luther, était curé en Angleterre.

Jean Huss, son compagnon d'hérésie, était curé en Bohême. Tous deux furent condamnés et exécutés comme chef des Wiclefistes et des Hussites.

De Luther, il suffit de rappeler qu'il fut moine augustin de Wittemberg.

De Zwingle, qu'il était curé de Zurich.

De Jansénius, évêque d'Ypres, qu'il fut l'auteur du maudit Jansénisme.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Sam 13 Juin 2009, 6:14 pm

.
XXVIII - Y a-t-il ou peut-il y avoir dans l'Église des ministres de Dieu attaqués de l'horrible contagion du libéralisme ?

Le schisme anglican, auquel la luxure de Henri VIII donna le jour, fut principalement soutenu par son favori, l'archevêque Crammer.

Lors de la Révolution française, les plus graves scandales dans l'Église de Dieu furent donnés par des prêtres et des évêques révolutionnaires. Les apostasies qui affligèrent les hommes de bien à cette triste époque excitent à la fois l'horreur et l'épouvante, et la Convention française fut témoin de scènes que le lecteur peut lire dans Henrion ou tout autre historien.

Les mêmes faits se produisirent en Italie. On ne connaît que trop les apostasies publiques de Gioberti, du Frère Pantaléon, de Passaglia et du cardinal Andréa.

En Espagne, il y eut des prêtres dans les clubs de la première époque constitutionnelle, des prêtres dans le nombre des incendiaires des couvents, des prêtres impies aux Cortès, des prêtres aux barricades, des prêtres parmi les premiers introducteurs du protestantisme après 1869.

Sous le règne de Charles III, il y eut beaucoup d'évêques jansénistes (voir I tome III, de los Hétérodoxos, par Ménendez-Pelayo). Plusieurs d'entre eux demandèrent en leurs pastorales l'inique expulsion de la Compagnie de Jésus, et beaucoup y applaudirent. Aujourd'hui même, dans plusieurs diocèses, il existe de notoriété publique, quelques prêtres apostats et mariés après leur apostasie comme c'est logique et naturel.

Il est donc avéré que, depuis Judas jusqu'à l'ex-Père Hyacinthe, la race de ministres de l'Eglise traîtres à leur chef et vendus à l'hérésie se continue sans interruption, qu'à côté et en face de la tradition de la vérité, il y a, dans la société chrétienne, la tradition de l'erreur, qu'en opposition avec la succession apostolique des bons et fidèles ministres, l'enfer possède une succession diabolique de ministres pervertis, ce qui ne doit scandaliser personne. Qu'on se rappelle à ce propos la parole de l'Apôtre qui n'a pas oublié de nous avertir qu'il faut qu’ il y ait des hérésies afin qu’apparaissent parmi vous ceux qui sont à l'épreuve.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Lun 15 Juin 2009, 8:09 pm

.
XXIX - Quelle conduite doit observer le bon catholique avec les ministres de Dieu ainsi infectés de libéralisme ?

Voilà qui est bien, dira quelqu'un. Tout ceci est très facile à comprendre, et il suffit d'avoir quelque peu feuilleté l'histoire pour s'en convaincre. Mais, le côté délicat et épineux est de tracer la conduite que doit tenir avec les ecclésiastiques dévoyés, le fidèle laïque, aussi saintement jaloux de la pureté de sa foi que des droits légitimes de l'Autorité.

Il est indispensable ici d'établir diverses distinctions et classifications et de répondre différemment à chacune d'elles.

- Il peut arriver qu'un ministre de l'Église soit publiquement condamné par elle comme libéral; dans ce cas il suffira de se souvenir que tout fidèle ecclésiastique ou laïque que l'Église sépare de son sein, cesse d'être catholique quant au droit d'être tenu pour tel, tant que, par une véritable rétractation et un formel repentir, il ne s'est pas fait réintégrer dans la communion des fidèles. Lorsqu'il en est ainsi d'un ministre de l'Église, c'est un loup ; il cesse d'être un pasteur et même une brebis. Il faut l'éviter, et surtout prier pour lui.

- Il peut se présenter le cas d'un ministre tombé dans l'hérésie sans être officiellement déclaré coupable par l'Église, il convient alors d'user d'une grande circonspection. Un ministre de l'Église, tombé dans une erreur contre la foi ne peut être officiellement discrédité que par le chef hiérarchique, ayant juridiction sur lui. Toutefois, sur le terrain de la polémique purement scientifique, on peut l'attaquer pour ses erreurs et l'en convaincre, laissant toujours le dernier mot ou la sentence définitive à l'autorité seule infaillible du maître universel. La grande règle, la seule règle en ces matières, dirions-nous volontiers, c'est la pratique constante de l'Église de Dieu, suivant cet adage d'un saint Père. Quod semper, quod ubique, quod ab omnibus 13. Eh bien ! Voici comment l'on a toujours procédé dans l'Église de Dieu. De simples fidèles ont remarqué chez un ecclésiastique des doctrines opposées à celles communément enseignées comme exclusivement bonnes et vraies ; contre elles ils ont poussé le cri d'alarme dans leurs livres, de vive voix et dans leurs brochures, réclamant ainsi du magistère infaillible de Rome la sentence décisive. Ce sont les aboiements du chien qui avertissent le berger. A peine s'il y a eu dans le catholicisme une hérésie qui n'ait point été démasquée et confondue tout d'abord de cette façon.

- Le cas peut se présenter où le malheureux dévoyé soit un ministre de l'Église auquel nous sommes particulièrement subordonnés. Il est nécessaire alors de procéder avec plus de mesure et de discrétion encore. Il faut respecter en lui l'autorité divine jusqu'à ce que l'Église l'en déclare dépouillée. Si l'erreur est douteuse, il faut appeler sur elle l'attention des supérieurs immédiats, afin qu'ils demandent à celui qui en est soupçonné des explications nettes et claires. L'erreur est-elle évidente, il n'est pas néanmoins permis de se mettre immédiatement en révolte ouverte, et il faut se contenter d'une résistance passive à cette autorité, sur les points où elle se met manifestement en contradiction avec les doctrines reconnues pour saines dans l'Église. On doit conserver pour elle le respect extérieur qui lui est dû, lui obéir en tout ce qui n'est pas d'un enseignement condamné ni nuisible ; et lui résister pacifiquement et respectueusement en tout ce qui s'écarte du sentiment commun catholique.


__________________________

13 « Ce qui a toujours été cru partout et par tous ». St Vincent de Lérins (première moitié du Ve siècle)
À suivre : 4º : Il peut encore arriver...

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mar 16 Juin 2009, 6:08 pm

.
XXIX - Quelle conduite doit observer le bon catholique avec les ministres de Dieu ainsi infectés de libéralisme ?


- Il peut encore arriver (c'est le cas le plus fréquent), que l'erreur d'un ministre de l'Église porte moins sur des points de la doctrine catholique, que sur certaines appréciations de faits et de personnes ; appréciations plus ou moins liées avec elle. Dans ce cas, la prudence chrétienne conseille de tenir en prévention ce prêtre entaché, de préférer à ses avis ceux des prêtres qui n'ont pas de pareilles taches, et de se souvenir de cette maxime du Sauveur : « Un peu de levain fait fermenter toute la masse ». En conséquence, la règle à ce propos, sûre entre toutes, est ici de se tenir en une prudente défiance. Enfin, en ceci comme en tout autre chose, il faut demander à Dieu ses lumières, aux personnes dignes et d'une foi intègre leurs conseils, nous tenant toujours sur la plus grande réserve avec quiconque ne juge pas sainement des erreurs du jour, ou ne se prononce pas clairement contre elles.

Voilà tout ce que nous pouvons dire sur ce sujet, hérissé d'innombrables difficultés qu'il est impossible de résoudre en thèse générale. N'oublions pas une observation d'où jaillissent des torrents de lumière. On connaît mieux l'homme par ses affections personnelles que par ses paroles et ses écrits. Être l'ami des libéraux, mendier leurs faveurs et leurs louanges est, régulièrement parlant, pour un prêtre, une preuve plus que douteuse d'orthodoxie doctrinale.

Que nos amis fixent leur attention sur ce phénomène moral, ils verront combien est sûre la règle, combien infaillible le critère qu'ils en tireront.
À suivre : À suivre : XXX Que faut-il penser des relations que le Pape entretient avec les gouvernements et les personnages libéraux ?

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Le libéralisme est un péché (complet) - Page 4 Empty Re: Le libéralisme est un péché (complet)

Message  Louis Mer 17 Juin 2009, 9:07 pm

.
XXX Que faut-il penser des relations que le Pape entretient avec les gouvernements et les personnages libéraux ?

Mais alors, s'écriera-t-on, que devons-nous penser des relations et des amitiés que l'Église entretient avec les gouvernements et les personnages libéraux, ou, ce qui revient au même, avec le libéralisme.

Réponse.

Nous devons estimer que ce sont là des relations et amitiés officielles : rien de plus. Ces relations ne supposent aucune affection particulière pour les personnes qui en sont l'objet, bien moins l'approbation de leurs actes et infiniment moins encore l'adhésion à leurs doctrines ou leur approbation. Ceci est un point qu'il convient d'éclaircir, puisque c'est là-dessus que les sectaires du libéralisme dressent un grand appareil de théologie libérale pour combattre la sainte intransigeance catholique.

Il convient d'abord de faire remarquer qu'il y a deux ministères dans l'Église de Dieu : un que nous appellerons apostolique, relatif à la propagation de la foi et au salut des âmes, l'autre que nous pourrions très bien nommer diplomatique, ayant pour sujet les relations humaines avec les pouvoirs de la terre.

Le premier est le plus noble : c'est à proprement parler le principal et essentiel. Le second est inférieur et subordonné au premier, dont il est uniquement l'auxiliaire. Dans le premier l'Église est intolérante et intransigeante ; elle va droit à sa fin, et rompt plutôt que de plier : Frangi non flecti. Voyez plutôt l'histoire de ses persécutions. Il s'agit de droits divins et de devoirs divins, par conséquent il n'y a là ni atténuation ni transaction possible. Dans le second ministère, l'Église est condescendante, bienveillante et pleine de patience. Elle discute, elle sollicite, elle négocie, elle donne des louanges dans le but d'adoucir, elle se tait quelquefois pour mieux réussir, recule, se semble, mais pour mieux avancer et pour tirer bientôt un meilleur parti de la situation. Dans cet ordre de relations sa devise pourrait être : flecti non frangi. Il s'agit ici de relations humaines, elles comportent par suite une certaine flexibilité et admettent l'usage de ressorts spéciaux.

Sur ce terrain tout ce qui n'est pas déclaré mauvais et défendu par la loi commune dans les relations ordinaires entre les hommes est licite et bon. Plus clairement : l'Église croit pouvoir se servir et se sert en effet dans cette sphère de toutes les ressources d'une honnête diplomatie.
À suivre.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 14518
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 7 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum