l'Opus Dei

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Message  Rosalmonte Jeu 13 Aoû 2009, 8:17 am

Qu'en penser?

Etait-ce pourri dès l'origine, pour cause de modernisme?

Etait-ce bon à l'origine, puis par la suite, ça s'est subverti?

Que penser de Escriva?
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Message  Diane + R.I.P Jeu 13 Aoû 2009, 9:04 am

Rosalmonte a écrit:Qu'en penser?

Etait-ce pourri dès l'origine, pour cause de modernisme?

Etait-ce bon à l'origine, puis par la suite, ça s'est subverti?

Que penser de Escriva?

A son origine L’Opus De c'était bon (« Œuvre de Dieu » en latin), également appelé Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei est une association de laïcs catholiques. Elle a été fondée le 2 octobre 1928 par un prêtre espagnol, Josemaría Escrivá de Balaguer, ce prêtre à été canonisé par le pape Jean-Paul II en 2002. Ouah ! affraid

L'Opus De à reçu une approbation officielle du pape Pie XII , mais malheureusement ils ont tous dévié dans la nouvelle religion donc ce n'est plus bon !
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Message  gabrielle Jeu 13 Aoû 2009, 10:19 am

Opus Dei a une forte tendance sectaire.

J'ai déjà lu un truc la-dessus, je vais essayer de le retrouver scratch
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 9:54 am

Il est certain que l'Opus Dei emploie des méthodes sectaires comme par exemple :

1) des moyens de financement peu clairs et inavoués;

2) la pratique du secret. A part pour les responsables, le fait d'être membre est secret. Les prêtres affiliés par la société sacerdotale de la Sainte-Croix ne sont pas obligés de faire connaître à leur évêque leur appartenance.

3) "Cronica", l'organe interne de l'Opus Dei est secret et ne peut être lu que par les numéraires

4) L'Opus Dei est considérée par ses membres comme infaillible : "sacrée, sans tache, immuable".

5) Tout ce qui est en dehors de 'Opus Dei relève du "pourrissement" (sic). Elle est le "reste qui constitue la véritable Église".

6) Les jeunes doivent décider à 16 ans s'ils veulent rester célibataires ou se marier, décision qui doit être ratifiée par les chefs.

7) L'Opus Dei cherche à noyauter toutes les institutions sociales et politiques en vue d'instaurer un nouvel ordre catholique. Ses préférences pour les partis d'extrême-droite sont connues.

8) Le mariage est systématiquement décrié et le célibat exalté. "Le mariage est réservé à la piétaille et non à l'état-major général du Christ" (Escriva).
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Message  Gérard Ven 14 Aoû 2009, 10:06 am

Diane nous affirme:

A son origine L’Opus De c'était bon

Et ensuite Gabrielle nous donne 8 règles plus que surprenantes de l'Opus Dei

Ces règles datent-elles de la reconnaissance de l'Opus Dei en 1928 ?
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Message  Diane + R.I.P Ven 14 Aoû 2009, 10:09 am

Gérard a écrit:Diane nous affirme:

A son origine L’Opus De c'était bon

Et ensuite Gabrielle nous donne 8 règles plus que surprenantes de l'Opus Dei

Ces règles datent-elles de la reconnaissance de l'Opus Dei en 1928 ?

Bien non cher Gérard, au début cela était bon, mais ils ont dévié comme la majorité du monde! Shocked
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Message  ROBERT. Ven 14 Aoû 2009, 12:03 pm

.

Avec les 8 méthodes sectaires qu'elle emploie, l'Opus Dei devrait plutôt se nommer l' octopus Dei affraid

Comme le dit si bien Diane, des œuvres, bonnes au début, sont tombées dans le modernisme et l'œcommunisme... Suspect
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 12:42 pm

Octopus est le surnom de l'Opus en certain milieu Laughing
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Message  Gérard Ven 14 Aoû 2009, 1:14 pm

l'octopuce est un insecte nuisible à 8 grandes pattes destructrices qui s'est tellement réjoui de la "canonisation" de Ballaguère que cette puce fit un bond comme jamais encore une puce n'en avait fait jusqu'ici !
Créer avant le concile , cette puce subit de profondes muatations génétiques dues à l'évolution conciliaire au point qu'aucun scientifique ne put la reconnaître après !
quand on demande aux théologiens de la Frate si la canonisation de Ballaguère est infaillible, ils se grattent de toutes part comme s'ils avaient plein d'octopuces par le corps, ce qui les empêche absolument de pouvoir vous répondre un seul mot !
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Message  Rosalmonte Ven 14 Aoû 2009, 1:37 pm

Certains disent que l'octopuce fut le foyer infectieux où incuba la génération mère du conciliabule V2. Plausible.
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 4:11 pm

Opus Dei fonctionne de la manière des sociétés secrètes.
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Message  Humilis Miles Ven 14 Aoû 2009, 4:21 pm

"Le mariage est réservé à la piétaille et non à l'état-major général du Christ" (Escriva).

Merci pour la Vierge Marie.

Merci pour la dizaine des Apôtres qui étaient mariés.

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Message  Humilis Miles Ven 14 Aoû 2009, 4:23 pm

Quant au secret : en soi, c'est normal. Tout groupe humain a des choses qui ne sont pas divulgués.

Reste à savoir si c'est excessif ou pas. Dans certains cas, oui (par exemple, la femme qui apprend au terme de 20 ans de mariage que son mari est "opusien").

Sur le principe, je n'aime pas l'OP. Mais quand je vois que la plupart de ses ennemis sont des ennemis de l'Eglise, je ne hurle pas avec la meute.

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Message  ROBERT. Ven 14 Aoû 2009, 4:30 pm

gabrielle a écrit:Opus Dei fonctionne de la manière des sociétés secrètes.


Les sociétés secrètes (F.:M.: et autres) ont été condamnées par l'Église... idem pour l'Opus Dei. l'Opus Dei 403733
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Message  Gérard Ven 14 Aoû 2009, 4:42 pm

"Sur le principe, je n'aime pas l'OP. Mais quand je vois que la plupart de ses ennemis sont des ennemis de l'Eglise, je ne hurle pas avec la meute."

Cher Humilis Miles

Effectivement, il faut toujours éviter d'hurler avec la meute. N'oublions pas que c'est un danger qui nous guètte même pour nous de faire des clans, Saint Paul s'en plaignait même dans ces très vertueux fidèles.
Cependant, la meute se met à hurler aujourd'hui dès qu'une personne ou une société se met à défendre des idées de droite conforme au droit naturel ou à certains principes de religion. Il nous faut donc faire la part des choses. Cependant, dès qu'une soiciété, surtout si elle est à caractère religieux, est hors de l'Eglise, la méfiance est de rigueur, ce qui n'empêche pas de faire la part des choses et nous interdit d'appeler mal ce qu'ils ont pu défendre de bien en soi.
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 4:46 pm

Je comprends bien le principe de pas hurler avec la meute.

Mais à ce que sache, Opus Dei et son fondateur ne faisait plus partie de l'Église... alors je hurle après ce que Wojtyla a nommé saint.
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Message  ROBERT. Ven 14 Aoû 2009, 4:49 pm

Mais à ce que sache, Opus Dei et son fondateur ne faisait plus partie de l'Église... alors je hurle après ce que Wojtyla a nommé saint.

Vous faites ce que tout catholique doit faire chère amie... l'Opus Dei 956204
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Message  Louis Ven 14 Aoû 2009, 5:45 pm

.
Comme Gabrielle « je hurle après ce que Wojtyla a nommé saint » !!!

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  Rosalmonte Ven 14 Aoû 2009, 6:55 pm

Oui, bien sûr, moi aussi.

Cepandant, et c'est ce qui est troublant, c'est ça (Wikipedia):

L’Opus Dei (« Œuvre de Dieu » en latin), également appelé Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei[1], est une association de laïcs catholiques. Elle a été fondée le 2 octobre 1928 par un prêtre espagnol, Josemaría Escrivá de Balaguer, canonisé par le pape Jean-Paul II en 2002.

En 1950, l'Opus Dei reçoit une approbation officielle du pape Pie XII[2] alors que l'Opus Deï compte presque 3 000 membres. À la mort du fondateur le 26 juin 1975 à Rome, leur nombre atteint 75 000.

Troublant, car ses statuts et leur caractéristiques de secret, de système sectaire et tutti quanti ont été reconnues par Pie XII, alors que ces statuts n'ont pas changé pour cause de V2. On peut dire qu'elle ne s'est pas subvertie lors de V2, mais qu'elle était déjà mauvaise dès sa fondation (hypothèse). Mais dans ce cas, comment le Pape et les Cardinaux ont pu ne pas le voir?

Wikipedia

Historique [modifier]
L’histoire de l’Opus Dei est intimement liée à celle de son fondateur, Josemaría Escrivá de Balaguer, jusqu’à la mort de celui-ci le 26 juin 1975 à Rome.

C’est à Madrid, lors d’une retraite spirituelle, qu'il dit avoir vécu, le 2 octobre 1928, une expérience mystique qui l'amène à concevoir l’Opus Dei[5]. À partir de ce jour, il se met à travailler pour mener à bien cette mission : il continue son ministère sacerdotal, s’occupe des pauvres de la banlieue madrilène[6] et commence à fréquenter des étudiants et des jeunes professionnels à qui il présente l’Opus Dei. Certains demandent à en faire partie.

L’expansion de l’Opus Dei est freinée par l’éclatement de la guerre civile en Espagne en 1936. Le fondateur de l’Opus Dei se trouve alors à Madrid, dans la zone contrôlée par le gouvernement républicain. Il se cache pendant des mois pour éviter la persécution religieuse[7], il n’en continue pas moins d’exercer son ministère[8]. Il s’enfuit de Madrid pour rejoindre Burgos, en zone franquiste, et y poursuivre librement ses activités pastorales. En 1939, quand la guerre civile s'achève par la victoire des franquistes, il rentre à Madrid développer l’Opus Dei avec le soutien de l’archevêque de Madrid, Monseigneur Leopoldo Eijo y Garay. Le nombre de fidèles de l’Opus Dei ne cesse d’augmenter et passe d’une douzaine en 1939 à 2954[9] dont 23 prêtres en 1950.

Dès 1946, Josemaria Escriva se fixe à Rome afin de préparer les documents nécessaires à la curie romaine pour donner à l’Opus Dei une structure juridique, ce qu’il obtient l’année suivante par une première approbation pontificale. De Rome, il s’occupe aussi du gouvernement et de l’expansion de l’Opus Dei dans le monde. En 1946, l’Œuvre s’implante dans le Portugal de Salazar, en Italie et en Grande-Bretagne, en 1947 vient le tour de la France et de l’Irlande, du Mexique et des États-Unis en 1949. Escriva érige à Rome en 1948 le Collège romain de la Sainte-Croix puis en 1953 le Collège romain de Sainte-Marie pour les femmes; pour la formation philosophique, théologique et canonique des prêtres et laïcs.

Devenu romain, Josemaría Escrivá ne quitte la ville que pour rendre visite aux membres de l'Opus Dei, dispersés dans le monde entier et auxquels il prodigue conseils et encouragements[réf. nécessaire]. En 1965, Josemaria Escriva est témoin des conclusions du concile Vatican II (1962-1965). Entre 1970 et 1975, Josemaria Escriva, souffrant de ce qu'il considère comme une déformation de l’enseignement de Vatican II, entreprend de nombreux voyages pour diffuser sa vision de la doctrine catholique. Il parle alors devant des publics atteignant plusieurs milliers de personnes[10]. Malgré un certain épuisement, il continue de mener sa tâche et de prier jusqu’au jour de son décès à Rome, le 26 juin 1975.

Son successeur, Alvaro del Portillo, fidèle à l’esprit du fondateur[11], présente cette nouvelle période de l’histoire de l’Opus Dei comme celle de la « continuité ». En 1982, lorsque Jean-Paul II donne à l’Opus Dei son statut juridique définitif en l’érigeant en prélature personnelle[12], Alvaro del Portillo est nommé prélat.

L’expansion de l’Opus Dei se poursuit et atteint dans les années 1980, Hong Kong, Singapour, Macao et Taïwan, la Suède, la Finlande, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Dès la chute du mur de Berlin, des centres de l’Opus Dei s’ouvrent en Pologne, Hongrie et République tchèque. Alvaro del Portillo meurt à Rome le 23 mars 1994. L’Opus Dei est devenu prélature personnelle, s’est étendu à 20 nouveaux pays. Alvaro del Portillo a suivi le procès de canonisation d’Escriva demandé par plusieurs milliers de personnes, dont environ 1/3 de l’épiscopat mondial. Il a assisté à la béatification du fondateur de l’Opus Dei par le pape Jean-Paul II le 17 mai 1992 place Saint-Pierre en présence de 300 000 fidèles[13] venus également pour la béatification de la religieuse canossienne Joséphine Bakhita qui eut lieu lors de la même cérémonie.

Le successeur d’Alvaro del Portillo, Monseigneur Javier Echeverría Rodríguez, est l’actuel prélat de l’Opus Dei. Le 6 octobre 2002, en présence de 450 à 500 000 pèlerins[14], il assiste place Saint-Pierre, à la canonisation de Josemaría Escrivá de Balaguer par Jean-Paul II.
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Message  Diane + R.I.P Ven 14 Aoû 2009, 7:00 pm

Rosalmonte a écrit:

Troublant, car ses statuts et leur caractéristiques de secret, de système sectaire et tutti quanti ont été reconnues par Pie XII, alors que ces statuts n'ont pas changé pour cause de V2. On peut dire qu'elle ne s'est pas subvertie lors de V2, mais qu'elle était déjà mauvaise dès sa fondation (hypothèse). Mais dans ce cas, comment le Pape et les Cardinaux ont pu ne pas le voir?
Wikipedia


Vous émettez ici qu'une hypothèse.

Alors qu'il se peut qu'au début elle fût bonne!
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 7:20 pm

Je pense qu'il faudrait démêler ce qui fut approuvé et ce qui a pu être changé par la suite.

Il va falloir des recherches plus approfondies. Suspect
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Message  Rosalmonte Ven 14 Aoû 2009, 7:29 pm

A l'attaque!
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Message  gabrielle Ven 14 Aoû 2009, 7:36 pm

Entretien avec Píe XII

Don Álvaro avait raison : la présence du fondateur accéléra le processus compliqué d’approbation. Le premier mot d’encouragement et d’affection qu’il reçut provint de Monseigneur Giovanni Battista Montini, le futur Paul VI, qui témoigna toujours de son amitié et de sa bienveillance envers Josémaria Escriva. Pie XII le reçut en audience deux semaines après son arrivée. Il avait déjà parlé à d’autres membres de l’Œuvre, mais il fut très frappé par la figure du fondateur. Il confia aussitôt au cardinal Gilroy : « C’est un véritable saint, un homme envoyé par Dieu pour notre temps. »

De fait, Pie XII accorda à l’Opus Dei l’approbation pontificale tant désirée, d’abord en 1947 puis, en 1950, l’approbation définitive. Le cadre juridique était ainsi créé, imparfait encore, mais indispensable pour assurer la stabilité nécessaire.



Paul VI le traitait avec un amour paternel. « Nous considérons avec une satisfaction paternelle, disait le pape, en 1964, tout ce que l’Opus Dei a réalisé et réalise pour le règne de Dieu, le désir du bien qui le guide, l’amour fervent de l’Église et de son chef visible qui le distingue, le zèle ardent pour les âmes qui le pousse sur les chemins ardus et difficiles de l’apostolat de la présence et du témoignage dans tous les secteurs de la vie d’aujourd’hui. »..
http://www.fr.josemariaescriva.info/article/un-voyage-agrave-rome

Comme le souligne ce texte, les statuts de OD étaient encore imparfaits lors de l'approbation...
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Message  Louis Sam 15 Aoû 2009, 5:34 pm

.

Au texte de Gabrielle ci-dessus sur l’ OD, voici un texte de Marc Winckler qui nous apprend, entre autres choses, qu’au minimum depuis le 2 janvier 1945 (date rapportée par M. Winckler lui-même !) la Contre-Église sait qu'elle veut y asseoir Giovanni Battista Montini « Là où le siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la vérité fut établie comme une lumière pour les nations, là ils ont posé le trône d’abomination de leur impiété » (Tiré de l’Exorcisme contre Satan et les anges révoltés, publié par ordre de S.S. le Pape Léon XIII).

Si on joint ces deux fils ensemble, j’en tirerai la conclusion suivante :

les « approbations » de l'OD (1945 – 1955), il y aurait des magouilles de Montini là-dedans que je ne serais pas surpris le moins du monde !!! affraid


Les caractères gras sont de moi. :
Lettre de Marc Winckler

Marc Winckler raconte dans une lettre comment, après avoir été arrêté plusieurs fois par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut ensuite, par un retournement de situation, amené à fréquenter de près la Cour Pontificale.

Voici ce qu’il écrivait au R.P. Guérard des Lauriers :

«Mon Révérend Père,

Vous m'avez demandé de mettre par écrit le récit de quelques souvenirs romains vieux de trente ans.

Les hasards de la guerre m'avaient conduit en Italie après diverses aventures et mésaventures dont plusieurs arrestations par les Allemands, notamment après un article de journal, paru en 1942, qui me désignait comme Juif. Et voilà un catholique mis d'abord aux abois, puis à toute sortes de caresses et d'honneurs lorsque la roue eut enfin tourné. Elle commença à tourner en ce qui me concerne dans la joie spirituelle, jusqu'au jour où elle tourna mal.

Jouissant du privilège immense à l'époque de la Poste aux Armées, qui permettait d'acheminer vers la France et vice-versa la correspondance des nombreux Monseigneurs, Révérends et Révérendes de toute couleur (d'habit) résidant à Rome, j'avais fait la connaissance de beaucoup de monde et appris bien des choses, car la Cour Pontificale était encore une Cour. A mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, entre hier et demain, elle était pleine de survivances et de saveurs qu'on ne connaît plus depuis que les Chefs d'Etats sont des gens bardés de dix sortes de polices armées, et véhiculés à une allure folle dans des sortes de trains de catafalques blindés.

Officier interprète d'italien, je me consacrais aux tâches habituelles dans les Etats-Majors. Il me restait du loisir. »

De par ses contacts, Winckler fut présenté à Mgr Montini, qui n’était autre que l’aumônier de l'Association des diplômés d'Université à Rome. Il était alors Substitut au Secrétariat d'Etat.

« Mes nouveaux amis m'en avaient fait un portrait enthousiaste, en ajoutant : «Il est des nôtres». Comprenne qui pourra. Je garde un souvenir ébloui de ces messes et de ces homélies, dans l'extraordinaire chapelle baroque de la Sapienza, une chapelle pour contes de fées, où l'assemblée chaleureuse créait une sorte d'ambiance et comme une grâce sensible, sans que je sache trop à quoi l'attribuer. Je m'en veux de n'avoir conservé aucun souvenir précis d'aucun passage de ces homélies ; c'était chatoyant, il y avait des mots qui jouaient comme la lumière dans un haut vitrail.

Nous étions contents et lui aussi. Au demeurant, la mode était à l'éloquence. Le Souverain Pontife régnant avait involontairement imposé son style et chacun s'essayait à être svelte, à être ascète, à être mystique, à avoir de longues mains (je ne sais pas si l'on allait jusqu'à dormir par terre). Dans son bureau, Mgr MONTINI était actif, direct et précis. Il aurait souhaité que je pousse, à Paris, à la création d'une association semblable à la sienne. Les diplômés parisiens n'ont pas eu besoin de moi ; quant aux étudiants ils ont su montrer, en 1968, de quoi ils sont capables une fois bien imprégnés et chauffés à point.

Le lobby qui avait cru au début du siècle réussir son coup avec le Cardinal RAMPOLLA, c'est-à-dire hisser l'un des siens au sommet de l'Eglise pour la remodeler à sa propre image, ce groupe de pression n'avait pas désarmé. Et l'espoir de la victoire était d'autant plus vif, l'impatience d'autant plus grande, que les circonstances avaient joué en sa faveur depuis la mort de S.S. PIE X.

La révolution avait assis sa puissance sur un système financier prodigieux, sur «la victoire des démocraties», sur un empire soviétique fortifié, sur de nouveaux moyens mondiaux de propagande et de pression, et sur le discrédit, en raison de l'effondrement hitlérien, de tout ce qui ressemblait à l'anticommunisme ; et dans l'Eglise, sur la peur, pour beaucoup d'évêques, de religieux et de séculiers, de passer pour des vaincus ou des attardés.

Je me rappelle encore les distinctions établies par PIE XII dans son discours de Noël 1944 au sujet du mot «démocratie». Cela, comme on dit, ne passa pas la rampe. Et je me rappelle la confidence désolée du Cardinal SUHARD qui avait suivi le conseil du Nonce de se rallier au Gouvernement de Vichy, dont la «légitimité» n'était pas reconnue par celui de la France «Libre». Le bon Cardinal ne se remettait pas de la poignée de main manquée. Quant au Cardinal TISSERANT, il ruminait ce qui est devenu, lors du Concile, le point de départ du décret sur la liberté religieuse. Il était, quant à lui, le chef incontesté du «parti gaulliste en soutane», et il avait l'œil - si l'on peut dire - sur tous les évêques de France. Qui me contredira si j'avance que RONCALLI et MONTINI lui doivent leur élection ?

Mais qui, en revanche, a préparé de longue main la possibilité de ces élections dont l'une a rendu possible la suivante ? Il est facile de répondre, mais veuillez enregistrer qu'il est dangereux de s'aventurer sur ce terrain. Je comprends parfaitement l'attitude prudente de ceux qui préfèrent croire que c'est l'Esprit Saint qui a Lui-même manifesté Son choix. Peut-être l'avait-Il manifesté autrement, peut-être n'en a-t-on pas tenu compte, seul le Bon Dieu pourrait nous le dire puisque les Cardinaux, paraît-il, s'engagent au secret...

Quoi qu'il en soit, depuis l'arrivée de Jacques MARITAIN comme ambassadeur auprès du Saint Siège, cadeau bête et méchant de Georges BIDAULT, j'avais cessé de servir la messe à Mgr MONTINI. Car en cette conjoncture, les membres de l'association ne se gênèrent plus pour affirmer leur progressisme. Mes amis, disons le mot, étaient franchement modernistes. MARITAIN avait envahi le groupe MONTINI, et il n'y en avait plus que pour l'humanisme intégral. J'avais fui.

Mais puisque c'est un témoignage que vous me demandez, j'affirme qu'il y avait à Rome précisément ce que vous cherchez à savoir, et que vous me permettrez d'appeler le lobby montinien, ou le groupe Rampolla, et qu'un actif Monseigneur, ayant beaucoup d'entregent, que je rencontrais souvent et pour qui j'avais une sincère amitié, apprenant que j'avais été présenté à Mgr MONTINI, que je l'admirais et que j'avais l'air de le suivre, me crut sans doute assez mûr pour faire un pas décisif dans la voie de l'efficacité.

Je me rappelle le ton mystérieux qu'il prit - Mgr PIGNEDOLI, c'est de lui qu'il s'agit - pour me parler de la grande revanche qu'on préparait. Il me fit le récit tout au long du veto de l'Autriche, dont le résultat, pour lui, fut de replonger l'Eglise pendant un demi-siècle dans l'obscurantisme et l'isolement du Moyen-Age ; il insista sur la nécessité d'une ouverture et d'une adaptation de l'Eglise ; enfin il me fit entrevoir une ère nouvelle, et pour très bientôt, et avec un succès certain, grâce à celui qui réussirait là ou le Cardinal RAMPOLLA eut le malheur d'échouer.

Je le regardai avec de grands yeux. Il crut que cela signifiait : «Mais qui est-ce ?» ; il répondit sans parabole : «Vous lui servez la Messe tous les jeudis».

J'avoue que je devais avoir l'air bête ; et je l'étais, car j'étais à cent lieues de me douter de ce qu'on attendait de moi pour le succès de MONTINI, le nouveau désiré des collines temporelles et des nations (unies).

Il fallut pourtant bien que je reprenne mes esprits. C'était sérieux. Le sympathique Mgr PICNEDOLI était fort lié avec MONTINI, puisqu'il le suivit dans son «honorable» éloignement milanais ; il est actuellement cardinal chargé de missions délicates (comme d'engager les Catholiques du Viêtnam à accueillir pour l'honneur de Dieu et pour la paix les troupes communistes du Viêtcong).

Nous étions le 2 janvier 1945, le soir tombait ; il y avait réception chez le vénérable prince E. de NAPLES RAMPOLLA, et mon cher Monseigneur m'avait fait inviter. C'était dans un palais cossu, de style 1880 ; les salons étaient brillants, les lustres rutilants, les hôtes, les invités respiraient l'aisance ; les parfums des jeunes filles et des femmes, l'odeur des alcools, des cigarettes blondes, toute cette ambiance à la fois somptueuse et mondaine me changeait des papalini, ces patriciens qui, depuis la prise de Rome, avaient condamné la porte principale de leur palais en signe de protestation et dès lors n'avaient point bénéficié des faveurs de la Maison de Savoie.

Vous le savez déjà, mon cher Père, je n'ai pas répondu aux avances du «Vénérable» prince qui était pour ainsi dire le miroir aux alouettes du fameux lo (là aussi, «vous m'avez compris»). Je pensais, en sortant de cette réception, au titre d'un petit livre italien que je lisais dans mon enfance: «Le cose più grande di lui» (Les choses qui le dépassent) ; et je pensais davantage encore au fameux « Santo » de Fogazzaro...

Sans doute y a-t-il eu, y aura-t-il encore des caractères d'une trempe particulière, capables, au mépris des larmes et du sang, de dire : «Je m'arrangerai pour...» et «Je ferai en sorte que...», mais pousser la fourberie au degré de perfection où nous la voyons aujourd'hui, cela tient du mysterium iniquitatis, mystère si puissant qu'il va jusqu'à rendre aveugles et sourds même les meilleurs, sans oublier les «saints» prêtres disciples de S. Timoré... Ils n'ont, par exemple, jamais entendu parler des maladies et de la mort étrange de PIE XII ; et quand on leur donne des preuves, ils s'empressent de les récuser ou de faire le silence. Ce sont des silencieux de l'Eglise, des bons toutous muets.

Heureusement, il existe encore quelques «Domini canes» !

Je vous prie d'agréer, etc.»

Le 11 février 1977.
Marc WINCKLER. »
Lettre publiée dans les "Cahiers de Cassiciacum" n° 1, mai 1979, p.101-105.


Dernière édition par Louis le Dim 16 Aoû 2009, 8:19 am, édité 1 fois (Raison : Replacer la lettre de M. Winckler à la fin du post.)

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Message  gabrielle Dim 16 Aoû 2009, 11:10 am

Pour faire suite à la pensée de Louis voici:


1946. Les premiers mots affectueux et encourageants que saint Josémaria entend à Rome sont ceux de Giovanni Battista Montini, un Italien de Brescia, intelligent et sensible qui, dès la fin de la guerre mondiale, a pris en charge le travail délicat de relancer les relations diplomatiques du Vatican. Quelques années plus tard, Montini gouvernera l’Église sous le nom de Paul VI


Ayant sans doute deviné que, tôt ou tard, Pie XII et le fondateur de l’Opus Dei tisseraient des liens soutenus, Montini commence déjà à frayer le chemin de cette première rencontre en procédant de la sorte : alors qu’il se trouvait un jour avec Salvador Canals et deux autres membres de l’Œuvre, il leur demande « des photos du fondateur pour les montrer au pape ». Julian Urbistondo, fourre vite sa main dans la poche intérieure de sa veste et prend son portefeuille. Il cherche rapidement et montre à Montini une petite photo du Père, à bordures festonnées. Il hésite un peu. Est-il correct de faire parvenir au saint-père cette photo, quelque peu jaunie et avec des notes au dos ? Montini esquisse un sourire étonné lorsqu’il lit ce qu’Escriva y avait écrit: « Voyou ! Veilles-tu sur tes parents ? ».

Pie XII avait déjà reçu deux fois Alvaro del Portillo ainsi que, chacun de leur côté, les professeurs de Droit, Orlandis et Canals et le scientifique José Maria Albareda dont la stature intellectuelle l’impressionna beaucoup. L’on prépare maintenant la première Audience du pape avec Escriva de Balaguer. Elle aura lieu très vite, le 16 juillet. Pie XII a donc connu plusieurs membres de l’Œuvre et depuis 1943, il prie nommément pour le fondateur dont il a, parmi ses lectures, un exemplaire de Chemin ( un livre de Escriva).

En cet entretien privé, Escriva de Balaguer explique au pape ce qu’est l’Opus Dei et ce qu’il n’est pas Et Pie XII lui conseille de prendre contact avec ceux qui travaillent sur certaines études juridiques qui vont déboucher sur une nouvelle constitution apostolique, la Provida Mater Ecclesia.

Les instituts séculiers en découleront. L’Opus Dei pourra avoir un certain ancrage canonique dans l’Église. Ce n’est pas une heureuse formule parce l’Opus Dei ne vit et ne doit pas vivre en cet « état de perfection », qu’assument du reste les instituts séculiers. Mais, d’une certaine façon, ce document sanctionne le fait, alors nouveau, du dévouement total des laïcs qui ne quittent pas leur état, leur profession, la place qu’ils ont dans le monde.

Avec le Decretum laudis d’approbation de l’Opus Dei que Pie XII émet, lui aussi, trois semaines plus tard, Escriva obtient la reconnaissance de la vocation universelle à la sainteté que l’Œuvre préconise aussi bien pour les hommes que pour les femmes, pour les prêtres que pour les laïcs : une seule et même vocation, sans degrés, sans différences, sans échelons, sans grades.

Le fondateur a pu savoir que le saint-siège est non seulement prêt mais désireux d’octroyer au plus vite l’approbation à l’Opus Dei. Il faut donc profiter de cette opportunité, même si ce que l’on va obtenir ne sera que provisoire. Les démarches vont bon train.

[...] Ils vont vite commencé à chercher le futur siège central définitif de l’Opus Dei. Montini et Tardini ont suggéré à Escriva de s’installer près du saint-siège, d’emménager dans un « grand immeuble », à Rome.

[...] Ce conseil de Montini et de Tardini est bien argumenté: il faut s’installer près du saint-siège. Et ce, pour plusieurs raisons. Il faut défricher le chemin juridique. L’Œuvre doit se romaniser, non pas se « vaticaniser », mais répandre, à partir de Rome, l’originalité de son esprit universel. Escriva veut que le pape puisse sentir la proximité de son amour de bon fils et compter sur l’Œuvre, instrument d’apostolat séculier « qui ne veut que servir l’Église sans s’en servir ». [...]

Comme nous pouvons le constater Montini est la clé de l'Opus Dei...

Extrait et traduit de l’ouvrage de Pilar Urbano, El hombre de Villa Tevere: les années romaines de Josémaria Escriva. 1ère Edition Barcelona, 1995. Chapitre 3.
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