LA « NOUVELLE MESSE », SACRIFICE DE CAÏN

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Message  Diane + R.I.P Dim 15 Fév 2009, 6:26 pm

ÉTUDE SUR LA NOUVELLE MESSE, MESSE DE LA GNOSE, MESSE DE L’ŒcumÉNISME, MESSE DE LA KABBALE

Tout le catholicisme repose à l’évidence sur la messe qui se situe au centre même de la liturgie, laquelle est le but essentiel de la Sainte Église. Luther le savait bien, qui disait : « Détruisez la messe et vous détruirez tout le catholicisme ».

Comment en effet parler de catholicisme, si le sacrifice rédempteur en est absent ? Et cela est d’autant plus important que la destruction de la messe viserait immédiatement la médiation sacerdotale !

Ce qui rend la question de la nouvelle messe particulièrement cruciale (si l’on peut dire), c’est qu’un doute sérieux plane sur sa validité. Or un catholique doit savoir que lorsqu’il s’agit d’un sacrement (et là il s’agit du sacrement des sacrements), il faut à tout prix qu’il s’assure de sa validité ;

et, si un doute bien fondé se présente, il faut qu’il s’en tienne au parti le plus sûr. L’objet de ce livre consiste à mettre en lumière ce qui peut provoquer le doute relatif à la validité de la nouvelle messe, et ainsi engendrer la conséquence inéluctable : ne pas assister à une messe qui entraîne, par ce qu’elle est en son fond, le risque d’idolâtrie.




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Message  Diane + R.I.P Lun 16 Fév 2009, 10:06 am

Il ne faut pas s’étonner si les puissances occultes (qui « gouvernent » l’Église comme elles « gouvernent » le monde) ont mis tout en œuvre pour tenter de détruire, en lui laissant certaines apparences, la Sainte Messe de l’Église romaine. On se rappelle les mots fameux du chanoine luciférien Roca :

« Il y aura une religion nouvelle ; il y aura un dogme nouveau (le salut universel, la liberté religieuse, l’œc*ménisme gnostique etc.), un rituel nouveau (la nouvelle messe) un sacerdoce nouveau (qu’est devenu le sacrement de l’ordre ?) dont le rapport avec l’Église qui tombe (l’Église romaine) sera exactement ce que fut le rapport de l’Église catholique avec l’Église mosaïque, sa défunte mère. » (La Fin de l’Ancien monde, p. 373).

« Je crois, disait le chanoine Roca, que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Église romaine, subira prochainement dans un concile œc*ménique une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique (C’est le redoutable “ retour aux sources “, lequel permet de passer par-dessus tout le merveilleux déploiement de la Sainte Église au long de ses deux millénaires) le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne (héritée des ennemis du Christ et de Son Église). »





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Message  Diane + R.I.P Lun 16 Fév 2009, 4:33 pm

Ce concile appelé, préparé, organisé, traversé par les forces occultes, ne serait-il pas Vatican Il ? Ce qui est sûr, c’est que toute l’orientation dudit Concile s’est centrée sur le renouveau du culte eucharistique :

« Avant tout, écrit Marcel Clément dans L’Homme nouveau, Jean-Paul II affirme que l’animation et le renouveau du culte eucharistique [...] sont le point central que le concile s’est fixé comme but. »

« II y a, précise le directeur du journal en question, dans cette seule phrase, la ligne directrice de toute la théologie du deuxième Concile du Vatican. Elle signifie que tout l’enseignement donné sur l’Église, sur la Révélation, sur la liturgie, sur la présence de l’Église dans le monde, tous les décrets et les déclarations qui les développent et les explicitent, ont pour centre, pour but ultime et pour lumière principale le renouveau du culte eucharistique, lequel est en outre, dans l’Église le centre et le but de toute vie sacramentelle. » (19 octobre 1980)

C’est un fait que le Concile Vatican II, parlant du renouveau du culte eucharistique, a voulu signifier le renouveau de la liturgie de la messe. Paul VI a affirmé le 19 novembre 1969, à propos de cette liturgie nouvelle :

« Ce changement est possible par la volonté expresse du récent concile ; cette réforme correspond à un mandat officiel de l’Église (?), elle est un acte d’obéissance ».



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Message  Diane + R.I.P Mar 17 Fév 2009, 9:52 am

Ouvrons ici une petite parenthèse : On ne sait pas trop où se situe l’acte d’obéissance de Paul VI, car il avait signé dans le sens d’une autre obéissance, le 4 décembre 1963, la constitution liturgique qui affirme :

« Enfin, obéissant fidèlement à la Tradition, le saint concile déclare que la Sainte Mère l’Église considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus et qu’elle veut à l’avenir les conserver et les favoriser (?) de toutes les manières, etc. »

Relisons maintenant l’article 50 extrait du texte conciliaire sur la liturgie :

« Le rituel de la messe sera révisé de telle sorte que se manifestent plus clairement le rôle propre ainsi que la connexion mutuelle de chacune de ses parties [...] et que soit facilitée la participation pieuse et active des fidèles. Ainsi, en gardant fidèlement la substance des rites, on les simplifiera, on omettra ceux qui au cours des âges ont été redoublés ou ont été ajoutés sans grande utilité. »

Et voyons ce qu’il est advenu de la substance des rites constitutifs de la messe traditionnelle, tels que l’offertoire et la consécration, englués dans un contexte protestant, moderniste, œc*ménique. Cela entraînera nécessairement la question de la validité d’un rite, au cas où celui-ci serait devenu incapable de signifier l’essence du sacrifice de l’autel, et par le fait même, de produire la réalité qu’il était appelé à signifier.

Nous ne nous arrêterons pas sur les circonstances qui ont accompagné la mise au point et la publication de la nouvelle messe : le seul terme qui les caractérise, est celui de « flou ». Il s’agissait d’une part de rassurer les traditionalistes en leur présentant des garanties d’une véritable fidélité substantielle, et d’autre part, de ménager aux progressistes des ouvertures de manière à permettre un déploiement absolument subversif.




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Message  Diane + R.I.P Mar 17 Fév 2009, 6:08 pm

L’INTENTION ŒCUMENIQUE DU NOUVEL ORDO ET SA REALISATION


Considérons tout d’abord la nouvelle messe dans son véritable contexte protestant, moderniste, œcvménique, car il est bien évident qu’elle est le point d’aboutissement de tout un courant qui a visé à rendre ladite nouvelle messe, accessible aux protestants, aux modernistes... en un mot, à la rendre œcvménique à souhait.

Le fameux Hans Küng, l’un des principaux représentants de la subversion conciliaire, a écrit en 1962 dans son livre Le Concile, épreuve de l’Église :

« Le renouveau liturgique actuel vise à rendre plus tangible le rapport entre l’eucharistie de l’Église et le dernier repas de Jésus. Il veut le faire en réformant l’ensemble du rite. Cette assimilation de l’eucharistie à la Cène de Jésus a une portée œcvménique considérable. » (p. 124).

En 1965, l’abbé Laurentin enchaîne :

« L’offertoire va reprendre sa place par rapport au repas, dans la mesure où l’on établit l’autel face au peuple. En effet, la table et le repas redeviennent le centre de la liturgie dans la tradition de la cène, alors que nous étions dans la perspective d’un autel du sacrifice, dont la fonction de table était secondaire. » (Réflexions pastorales à propos de la réforme de la liturgie).


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Message  Diane + R.I.P Mer 18 Fév 2009, 6:17 pm

Revenons à Hans Küng et à la « portée œcuménique » résultant de « l’assimilation de l’eucharistie à la cène de Jésus » :

« Comment arriver à refaire l’unité ? Uniquement à partir d’une rénovation (?) de l’Église catholique elle-même ; en réalisant les requêtes légitimes des autres (?). Il faut entendre les requêtes des orthodoxes (?), des protestants (?) des anglicans (?), des églises libres (?), à la lumière de l’Évangile de Jésus-Christ (?) [...] Telle est la toile de fond (?) sur laquelle il faut (?) voir la discussion actuelle sur la réforme liturgique (?) [...] Si l’on réussit à donner une structure œcuménique (?) à la liturgie catholique, ce sera là un élément décisif (?) pour le retour à l’unité des chrétiens séparés (?). La rénovation de la liturgie n’était-elle pas la pièce maîtresse de la réforme des réformateurs (!), l’une de leurs revendications principales (!) ? [...] Mais cette réforme liturgique, telle qu’elle est aujourd’hui débattue dans l’Église Catholique, est-elle vraiment orientée dans le sens de l’œcuménisme ? (?) Ce qui ne pouvait être dit du renouveau liturgique du siècle dernier qui était plutôt une restauration dans l’esprit traditionaliste et romantique, (?) (Dom Guéranger et Solesmes) peut-être affirmé (!) à l’égard de la rénovation liturgique de notre siècle et de Vatican II : elle tient compte des requêtes essentielles des réformateurs (?). » (op. cit. p. 121 et suivantes).

En 1969, avant l’application du nouveau rite de la messe, Max Thurian, le « bien connu » de Taizé, fait écho aux paroles révolutionnaires de Hans Küng :

« Le nouvel Ordo Missæ est un exemple de ce souci fécond (?) d’unité ouverte (?) et de fidélité dynamique (?), de véritable catholicité (?) : un des fruits en sera peut-être (sûrement) que des communautés non catholiques pourront célébrer la Sainte Cène avec les mêmes prières que l’Église catholique. Théologiquement, c’est possible. » (cité par le journal La Croix du 30 mai 1969).

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Message  Diane + R.I.P Jeu 19 Fév 2009, 6:46 pm

On est en plein œcuménisme moderniste et c’est de ce terreau, enfumé par Satan et stigmatisé par saint Pie X, qu’a surgi le nouvel ordo Missae !, un ordo Missae qui a contenté, entre bien d’autres, le Pasteur Viot :

« Beaucoup de nos ancêtres dans la foi ont préféré subir le bûcher plutôt que d’entendre cette messe-là (la Messe Traditionnelle catholique). Théologiquement ils avaient raison car cette messe-là n’est pas possible à nos yeux (et pour cause !) au niveau évangélique. Le fait qu’elle ait été justement interdite (?) par Rome et qu’on l’ait modifiée, a bien montré le désir d’ouverture œcvménique de Paul VI [...] Paul VI est certainement un des plus grands papes de ce siècle. ».(Una Voce, juillet 1985).

Que penser alors de la véritable intention qui a présidé à l’élaboration du nouveau rite de la messe ? Remplacer (car il s’agissait bien de cela) le rite traditionnel par un rite qui avait pour finalité un œcuménisme destructeur de la Sainte Église, peut avoir l’apparence de la légalité en obéissance à l’autorité suprême. Mais y a-t-il légitimité puisque l’autorité suprême n’a plus été rivée au bien commun de la Sainte Église ?

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Message  Diane + R.I.P Ven 20 Fév 2009, 6:23 pm

L’intention hérétique qui a engendré le nouveau rite, qui lui a donné sa forme spécifique, ne vicie-t-elle pas intrinsèquement ce rite ?

Et il est aisé d’en saisir l’expression dans le fait de la disparition du sacrifice propitiatoire au profit d’un sacrifice de louange et d’action de grâces, (d’où le nom d’« eucharistie » employé à la place du terme traditionnel « la Messe »), quand le Consistoire supérieur de l’Église de la confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine déclare le 8 décembre 1973 :

« Nous tenons à l’utilisation des nouvelles prières eucharistiques dans lesquelles nous nous retrouvons et qui ont l’avantage de nuancer la théologie du sacrifice (?) que nous avions l’habitude d’attribuer au catholicisme. » (Dernières Nouvelles d’Alsace n° 289, 14 septembre 1973).

Nous concluons : comme les protestants ne reconnaissent une messe-eucharistie que dans la mesure où elle est, non pas un sacrifice propitiatoire, mais un sacrifice de louange et d’action de grâces, on comprend ce que veut dire l’expression citée « nuancer la théologie du sacrifice » tel que le célébrait la liturgie catholique.




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Message  Diane + R.I.P Sam 21 Fév 2009, 6:23 pm

La séparation entre le sacrifice propitiatoire et le sacrifice de louange et d’action de grâces, fait penser à l’épisode biblique du sacrifice d’Abel et du sacrifice de Caïn. Jean Vaquié parlant de ces deux sacrifices, écrit :

« – Celui d’Abel est sanglant, sa victime préfigure “ l’Agneau immolé ”. Il convient à l’état de déchéance du monde après la chute. Il est expiatoire puisque désormais il y a lieu à un pardon. Aussi le sacrifice d Abel est-il agréé.

– Celui de Caïn est une offrande de louange, non sanglante. Il aurait été suffisant avant la chute. Mais il ne suffit plus maintenant puisque « la mort est entrée dans le monde » et qu’une rédemption sanglante est devenue nécessaire. Aussi le sacrifice de Caïn n’est-il pas agréé. » (« L’École moderne de l’ésotérisme chrétien », Bulletin de la Société Augustin Barruel n° 22-23, p. 140).

Dès lors que la messe est devenue un simple sacrifice de louange et d’action de grâces (en raison de son « œc*ménicité »), elle fait apparaître en filigrane sous sa vêture œc*ménique, son aspect proprement gnostique.

De fait, la gnose ne connaît pas la propitiation, elle ne sait que la louange et l’action de grâces. Comment en effet ne pas louer et remercier un Dieu émanant qui « s’éclate » en nous projetant dans l’univers, et qui nous attend pour avec nous se reformer en toute plénitude ? N’oublions pas que nous sommes sous le règne annoncé, préparé, promu, entretenu par les puissances occultes du « Divin paraclet », celui de la Contre-Église et de l’enfer : il suffit pour s’en convaincre de saisir le développement prodigieux des interventions d’un certain Esprit qui souffle en tempête : pensons notamment aux mouvements charismatiques branchés sur un courant de « grâce diabolique ».





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Message  Diane + R.I.P Dim 22 Fév 2009, 6:31 pm


Or, au temps du « divin Paraclet » des ennemis de Dieu, nous devons avoir, à la place du sacrifice propitiatoire de la messe apostolique un sacrifice de gloire, un sacrifice de louange et d’action de grâces. Dans son livre Là-bas, Huysmans, qui connaissait bien les milieux occultes, nous dit ce que doit être la messe nouvelle, celle qui ne peut se bâtir que sur les ruines de la messe traditionnelle :

« La théologie nous enseigne que la messe telle qu’elle se célèbre, est le renouvellement du sacrifice du calvaire, mais le sacrifice de gloire n’est point cela ; c’est en quelque sorte la messe future, l’office glorieux que connaîtra sur la terre le règne du divin Paraclet, ce sacrifice est offert à Dieu par l’homme (et le prêtre perd son rôle sacerdotal de sacrificateur, il devient un président représentant l’assemblée des assistants) régénéré (?) rédimé par l’effusion de l’Esprit Saint (Pentecôte luciférienne prodigue en charismes de toutes sortes), de l’amour.

Or l’être hominal dont le cœur a été ainsi purifié et sanctifié (baptême de l’Esprit des charismatiques) est invincible et les enchantements de l’enfer ne sauraient prévaloir contre lui, s’il fait usage de ce sacrifice (?) (Précisons bien qu’il s’agit du sacrifice de gloire, sacrifice de louange et d’action de grâces) pour dilapider les Esprits du mal (inversion proprement luciférienne) ».

Il s’agit bien de la messe gnostique dont l’hostie est uniquement une hostie de louange et d’action de grâces, louange et action de grâces de l’univers émané à son Principe Émanant, le « Dieu de l’Univers ». Elle subit le coup de l’anathème du Concile de Trente :

« Si quelqu’un déclare que la messe n’est qu’un sacrifice de louange et d’action de grâces, qu’il soit anathème ». (XXIe session, canon 3).

La « structure œc*ménique » dont parle Hans Küng, et qui vise à faire de la nouvelle messe un « sacrifice-robot » ne peut s’établir, redisons-le, que sur la destruction du sacrifice propitiatoire, destruction répondant à l’intention œc*ménique (invalidante par elle-même) qui a présidé à l’élaboration du nouveau rite.

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Message  Diane + R.I.P Lun 23 Fév 2009, 11:23 am

Posons-nous alors cette question : comment une telle destruction peut-elle s’opérer sans déchaîner un refus radical de l’ensemble des catholiques ?

Tout simplement, en modifiant le sens symbolique de la matière présentée à l’offertoire de telle sorte qu’elle ne soit plus propre à être « informée » par les paroles de la Consécration, visant à exprimer et à entraîner l’oblation sacrificielle du Divin Rédempteur. C’est ce que nous allons voir maintenant.

LA MATIERE DU SACRIFICE TELLE QUE LA PRESENTE LE NOUVEL OFFERTOIRE

Nous avons lu que le Concile promettait une attention spéciale pour que « se manifestent plus clairement le rôle propre ainsi que la connexion mutuelle de chacune de ses parties (du nouveau rituel) », et pour que soit gardée « fidèlement la substance des rites ». Posons-nous alors ces questions :

– Qu’est devenu le « rôle propre » de l’offertoire ?

– Qu’est devenue sa « connexion » avec la Consécration ?

– Qu’est devenue la « substance » de son rite ?

Il est certain que l’offertoire a un rôle primordial dans le déroulement du Saint Sacrifice de l’autel. Les cardinaux Ottaviani et Baci ont bien dit que l’offertoire est la « clé de voûte » de la Messe1. Est-il défendu de penser qu’une modification en profondeur de l’offertoire pourrait remettre en cause l’essence même de la messe catholique, et donc l’essence même du renouvellement efficace du sacrifice du Golgotha ?

Des différentes parties de la messe, l’offertoire est la partie qui a subi la modification la plus importante. N.K. Rasmussen a écrit :

« C’est dans la partie de la Messe appelée naguère offertoire que l’on allait être amené à faire les changements les plus importants. » (Les rites de présentation du pain et du vin). Il ne faut pas s’étonner que le changement radical de l’offertoire ait suscité tant d’objections !

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Message  Diane + R.I.P Lun 23 Fév 2009, 6:25 pm

Mais pourquoi le fait de toucher à l’offertoire, revient-il à toucher la Messe en son essence ?

C’est qu’il a une triple fonction primordiale :

– Il est avant tout une présentation de la divine victime ; peut-il en effet y avoir un sacrifice propitiatoire sans présentation de la victime ? C’est pourquoi avec le « Suscipe », commence la partie intrinsèque du sacrifice. Le sens traditionnel est précis : offrande de « l’Hostie sans tache » pour le pardon des péchés en vue de l’éternel salut.

– L’offertoire est aussi à travers le symbole de la goutte d’eau mêlée au vin, une présentation des victimes que nous sommes lorsque nous assistons au Saint Sacrifice, car l’efficacité de la rédemption demande notre sacrifice personnel, subordonné à celui du Christ qui lui donne son sens, son efficacité, sa divine vertu. Écoutons à ce sujet saint Augustin :

« Tel est le sacrifice des chrétiens : être tous en un seul corps en Jésus-Christ et c’est ce mystère que l’Église célèbre assidûment dans le sacrement de l’autel, où elle apprend qu’elle est offerte elle-même dans l’oblation qu’elle fait à Dieu. » (La Cité de Dieu. l. X., chap. VII).

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Message  Diane + R.I.P Mar 24 Fév 2009, 6:35 pm

Puis l’offrande du vin prend de nouveau le sens de l’éternel salut, complétant l’aspect propitiatoire du sacrifice de l’autel.

– Enfin l’offertoire est une anticipation de l’oblation sacrificielle du Christ. Il présente dans une progression remarquable ce qui va devenir en une divine synthèse, l’offrande au Père du sacrifice rédempteur : il met bien en relief, ainsi que nous l’avons dit, le caractère propitiatoire de l’immolation du sauveur, il indique clairement que c’est le sacrifice de Jésus qui est offert à la Très-Sainte Trinité, et cela par toute l’Église, il précise que la consécration va s’opérer sous la motion du Saint-Esprit, il insiste sur la gloire de Dieu et le salut des âmes... En somme l’offertoire permet à l’acte consécratoire de rayonner dès le « Suscipe », et par le fait même, de le préparer. Ainsi, il y a dans l’offertoire une anticipation de la consécration.

Il faut donc que le pain et le vin, lorsque vont arriver le moment de la consécration et celui de l’immolation par Elle-même de la divine victime, se trouvent dans un « état d’oblation ». C’est justement l’offertoire qui a présenté, qui a livré, qui a réservé à Dieu seul le pain et le vin, non seulement comme une matière présentable, livrable (au sens où le pain et le vin constituent la matière du sacrifice). mais aussi comme une matière présentée, livrée, réservée pour le sacrifice.

L’offertoire, c’est l’« Ecce » de la Messe. Son rite cérémoniel donne à l’acte consécratoire son plein sens, son sens absolument précis ; il lui est essentiellement lié.



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Message  Diane + R.I.P Mer 25 Fév 2009, 6:18 pm

CHAPITRE I : CHANGEMENT DE L’OFFERTOIRE
Envisageons maintenant le changement de l’offertoire sous trois aspects. Il a été subverti ; il a été inverti ; et il a été converti en une cérémonie gnostique.


DOCUMENT : Voici les textes du nouvel ordo, présentés face à ceux de l’ancien.
NOUVEL ORDO
LITURGIE DE L’EUCHARISTIE


Pour présenter les dons, le prêtre dit à voix basse (il peut le dire à haute voix, s’il n’y a pas de chant ou d’orgue) :

Tu es béni. Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie.

R. Béni soit Dieu maintenant et toujours !

En mettant l’eau dans le calice, le prêtre dit à voix basse :
Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité.

Tu es Béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons. Il deviendra le vin du Royaume éternel.

R. Béni soit Dieu maintenant et toujours

En s’inclinant au milieu de l’autel, le prêtre dit à voix basse :
Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi (Daniel III, 39-40)


ANCIEN ORDO
OFFERTOIRE
OFFRANDE DU PAIN ET DU VIN



Le prêtre dit, en offrant le pain :

Recevez, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, cette offrande sans tache que moi, Votre indigne serviteur, je Vous présente à Vous mon Dieu vivant et vrai pour mes péchés, offenses et négligences sans nombre, pour tous ceux qui m’entourent ainsi que pour tous les fidèles vivants et morts : qu’elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle. Amen.

Le prêtre va mettre le vin dans le Calice ; il y ajoute quelques gouttes d’eau pour rappeler le sang et l’eau qui coulèrent du côté de Jésus au Calvaire ; il bénit l’eau en disant :

Dieu qui d’une manière admirable avez créé la nature humaine dans sa noblesse, et l’avez restaurée d’une manière plus admirable encore, accordez-nous, selon le mystère de cette eau et de ce vin, de prendre part à la divinité de Celui qui a daigné partager notre humanité, Jésus-Christ Votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen.

Nous vous offrons, Seigneur, le calice du salut, et nous demandons à Votre bonté qu’il s’élève en parfum agréable devant Votre divine Majesté, pour notre salut et celui du monde entier. Amen.

Humilions-nous, en répétant avec le Prêtre la belle prière des trois enfants dans la fournaise :

Voyez l’humilité de nos âmes et le repentir de nos cœurs ; accueillez-nous Seigneur, et que notre sacrifice s’accomplisse aujourd’hui devant Vous de telle manière qu’il Vous soit agréable, Seigneur Dieu.

Le prêtre invoque la présence et la bénédiction de l’Esprit-Saint :
Venez, Sanctificateur, Dieu éternel et tout-puissant, et bénissez ce sacrifice préparé pour Votre saint Nom.






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Message  Diane + R.I.P Jeu 26 Fév 2009, 11:32 am

SUBVERSION DE L’OFFERTOIRE

Que reste-t-il dans la nouvelle messe de l’offertoire traditionnel ? Pour changer « la chose », on a d’abord changé l’appellation : l’offertoire a été transformé en « présentation des dons ».

Mais que sont ces dons ? Ils sont, tout en étant assortis d’une divine bénédiction, des dons naturels : du pain et du vin. C’est la nature qui les donne, et c’est le travail de l’homme qui a transformé le blé en pain et le raisin en vin. Il s’agit alors de présenter au Seigneur un pain et un vin appelés à servir de nourriture spirituelle, puisqu’ils doivent devenir « pain de vie » et « breuvage spirituel ». Où est donc passé l’aspect sacrificiel, propitiatoire de la Sainte Messe ? Qu’advient-il du sacrifice, de l’offrande rituelle ? Nous sommes en rupture totale avec la tradition catholique, mais par contre on se retrouve avec Cranmer1 : « Comme Luther, il croyait que toute forme d’offertoire “ ferait l’oblation ”. » (cité par la revue Matines, n° 18, p. 19).

Quel sens va donc avoir une consécration qui ne rejoint plus ce qui, sur l’autel, doit symboliser le Christ et nous-mêmes ? Le pain n’a pas été préalablement offert « pour nos innombrables péchés, offenses et négligences, pour tous les assistants et pour tous les chrétiens vivants et morts ». Le vin n’a pas été préalablement offert pour qu’il « monte comme un parfum suave en présence de la divine majesté, pour notre salut et celui du monde entier ».


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Message  Diane + R.I.P Jeu 26 Fév 2009, 6:34 pm



SUBVERSION DE L’OFFERTOIRE ( SUITE)

Pourquoi le pain et le vin seraient-ils appelés à devenir le Corps et le Sang du Seigneur Jésus, alors que leur sens symbolique est ailleurs et, donc, que le lien a été rompu qui unissait si étroitement, si essentiellement, l’offertoire à la consécration, qui insérait l’offertoire dans l’acte sacrificiel de la Sainte Messe ?
Posons-nous donc maintenant la question : qu’est devenu, dans le nouvel offertoire, le sens symbolique du pain et du vin ?

INVERSION DE L’OFFERTOIRE

Au lieu du mouvement ascendant de l’offrande sacrificielle du Christ à Son Père, telle qu’elle est évoquée dans l’offertoire traditionnel, on fait « descendre » la bénédiction du « Dieu de l’Univers » sur les fruits de la terre, en les augmentant de la mention du travail de l’homme. L’inversion est radicale. En effet, comment le fait de célébrer des réalités humaines, peut-il faire l’objet d’un culte rendu au Seigneur Tout-Puissant ? L’offertoire de la Messe Traditionnelle célèbre l’économie du Salut qui s’opère par le moyen du sacrifice rédempteur du Christ. Il n’a rien à voir avec la prière Kabbalistique de bénédiction relative aux fruits de la terre (la berakah), qui est un simple ‘benedicite’. Il n’a rien à voir avec la glorification du Travail de l’homme qui transforme la créature.

Au lieu de cela, aux antipodes de cela, l’offertoire traditionnel est axé sur l’expiation du pêché ; il met en scène les grands mystères du Christ Sauveur, surgis de la Divine Miséricorde ; il s’adresse à la Très-Sainte Trinité ; il évoque la Très-Sainte Vierge Marie, les anges, les saints, etc. Bref, l’offertoire de la messe apostolique est relatif à une réalité surnaturelle, la « présentation des dons » est relative à une réalité naturelle qu’il s’agit de spiritualiser : le pain doit évoluer en « pain de vie », et le vin en breuvage spirituel ; autrement dit ce qui fait la base de notre nourriture matérielle doit s’élever au niveau du spirituel. C’est tout ! On croirait lire l’Athalie de Racine :

[…] Du temple, orné partout de festons magnifiques.

Le peuple saint en foule inondait les portiques ;
Et tous, devant l’autel avec ordre introduits,
De leurs champs dans leurs mains portant les nouveaux fruits
Au Dieu de l’univers consacraient ces prémices. (Acte 1, Scène I).


En outre, il y a dans le nouvel offertoire, une inversion plus profonde. Les biens naturels présentés à l’autel du Sacrifice, ne symbolisent plus le Christ se livrant en holocauste ; mais par contre, ils symbolisent les hommes en travail et la solidarité qui les unit. Les assistants ne sont plus représentés par la goutte d’eau mêlée au vin du calice ; ils se voient maintenant représentés par le pain et le vin.




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Message  Diane + R.I.P Ven 27 Fév 2009, 6:21 pm

INVERSION DE L’OFFERTOIRE

Donc, la consécration, selon le nouveau rite et en raison du nouvel offertoire, se doit d’opérer indépendamment de ce qui symbolise le Christ et « dépendamment » de ce qui symbolise l’humanité.

On se rappelle alors ce passage de La colline inspirée de Maurice Barrès, où Dieu (?) se plaint à son visiteur, l’illuminé Vintras :

« [...] J’en ai assez de cette messe romaine où mon Fils est crucifié tous les jours. »

Alors le Très-Haut (?) explique « ce que doit être la messe nouvelle » :

« C’est maintenant à l’HUMANITÉ de prendre la place du divin sacrifié ; c’est aux hommes de se faire victimes, de s’offrir tout entiers, de s’anéantir. L’HUMANITÉ est le CHRIST NOUVEAU. Jésus va enfin entrer dans son repos. »

La nouvelle offrande symbolisant l’humanité donne à la consécration, non pas le sens traditionnel d’une incorporation de nous-mêmes au Christ, mais celui de l’incorporation du Christ à nous-mêmes. Le pain présenté à l’offertoire nouveau devient ainsi « le pain de la vie » et le vin un breuvage spirituel, « le vin du royaume éternel » (quel royaume ?).

Telle est la transformation alchimique des biens matériels en biens spirituels. C’est là que se pratique une inversion si totale que Jésus, n’étant plus auteur de Son propre sacrifice, de Sa propre Immolation, entre dans son « repos », en ce sens que ne s’opère plus, et cela, en raison du sens inversé du nouvel offertoire, la transsubstantiation au sens où l’entend la sainte Église.



1 Cranmer, archevêque anglais, qui fut avec Henri VIII le fondateur de l’anglicanisme.





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Message  Diane + R.I.P Sam 28 Fév 2009, 10:21 am

INVERSION DE L’OFFERTOIRE

Ainsi s’éclaire d’une ténébreuse lumière, la troisième prière eucharistique de la nouvelle messe :

« En faisant mémoire de ton Fils [...] nous présentons (nous les hommes) cette offrande [...] Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Église, et daigne y reconnaître Celui de Ton Fils. »

Une telle prière ne peut être une prière de l’Église Catholique, pour la simple raison qu’elle constitue une inversion proprement démoniaque. La messe est essentiellement le sacrifice du Christ qui s’immole sous forme sacramentelle ; lequel sacrifice est offert en vue d’incorporer de plus en plus l’Église au Christ qui par Lui, avec Lui, en Lui, l’introduit auprès du Père. C’est dans le Sacrifice du Sauveur que l’Église est offerte à Dieu.

On retrouve en ce point, les deux éléments de la pensée de Cranmer, selon laquelle « nous offrons à Dieu nous-mêmes, nos âmes et corps ». (Matines, juillet-août-septembre 1979). C’est nous-mêmes qui offrons, c’est nous-mêmes que nous offrons.

Que conclure du rite inversé du nouvel offertoire, sinon qu’il entraîne une question cruciale : à quoi sert le prêtre qui célèbre l’action manifeste de la créature en travail : « fruit de la Terre et du travail des hommes », « fruit de la vigne et du travail des hommes » ? À quoi sert un sacerdoce qui ne célèbre pas le culte tel qu’il doit être rendu à Dieu, puisqu’il célèbre seulement des réalités naturelles ? La Messe n’est pas le lieu de la sanctification des réalités naturelles : elle actualise le Golgotha, c’est bien autre chose !

L’Église passerait-elle Son Divin fondateur ? L’humanité passerait-elle le Fils de l’Homme ?






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Message  Diane + R.I.P Sam 28 Fév 2009, 6:19 pm

CONVERSION DE L’OFFERTOIRE CATHOLIQUE EN OFFERTOIRE GNOSTIQUE


L’offertoire catholique a non seulement été subverti, non seulement inverti, mais encore il a subi une véritable conversion en un offertoire qui s’apparente à la gnose kab balistique. Reprenons les paroles du rite nouveau :

« Ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes [...] ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes, nous te les présentons (le Père n’a que faire de cette présentation, c’est Son Christ qu’Il veut en offertoire), ils deviendront le pain de vie (nourriture spirituelle), le vin du royaume éternel (nourriture spirituelle) ».

Alors se pose une inquiétante question : comment du pain et du vin peuvent-ils « évoluer » de telle sorte que l’un « devient » pain de vie, et que l’autre « devient » vin du royaume éternel ?

Si l’on s’en tient à ces seules formules, on se trouve en présence d’une évolution qui suppose à la base une essence divine au sein de la matière, comme au sein de l’homme en labeur. Nous sommes en pleine gnose panthéistique. Le pain ne peut « devenir » pain de vie qu’en raison d’une concentration de la substance divine immanente. Également le vin ne peut « devenir » vin du royaume éternel qu’en raison d’une concentration de la substance divine immanente. C’est là le sens gnostique du nouvel offertoire, qui fausse à lui seul, le véritable sens de la consécration. Car l’acte consécratoire doit opérer une véritable substitution du corps et du sang du Christ au pain et au vin, qui disparaissent en tant que substances, ne laissant sur l’autel du Sacrifice, que leurs accidents. Les fruits de la terre, tels que le blé et la vigne, que le travail des hommes a fait évoluer en pain et en vin, ne sont pas divinisables. Ils peuvent être sanctifiés, ils ne peuvent pas prétendre passer d’un plan naturel à un plan surnaturel, et devenir eucharistiques, christifiés, divinisés.





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Message  Diane + R.I.P Dim 01 Mar 2009, 8:51 am

Le nouvel offertoire tient essentiellement à se passer de la présentation de la Divine Victime, en conséquence, il fait un désastreux plongeon dans la gnose kabbalistique, et il devient un rite proprement inverseur, qui n’a plus aucun rapport avec l’« Hostie sans tache » et le « calice du salut » et qui, de ce fait, rompt le lien étroit qui dans la messe traditionnelle unit l’offertoire à la consécration.

Ainsi détaché de l’acte consécratoire, le nouvel offertoire peut s’identifier à des mystères païens, tel celui de la Cène rosicrucienne dont parle le Bulletin de la société Augustin Barruel, et qui est présenté comme « une haineuse profanation de la sainte Messe » :

Après la présentation du pain et du vin (comment ne pas penser à la « présentation des dons » en la nouvelle messe ?) sur une table (la nouvelle messe se célèbre non plus sur un autel qui évoque le sacrifice propitiatoire, mais sur une table qui évoque la Cène), « le Maître des cérémonies déclare : que ce pain nous maintienne en force et en santé (comment ne pas penser au nouvel offertoire à propos du pain : “ il deviendra le pain de la vie ” ?)", puis « que ce vin, symbole de l’intelligence, élève notre esprit ». Puis « Prenez et mangez, donnez à manger à celui qui a faim ». « Prenez et buvez donnez à boire à celui qui a soif ». Enfin : « Tout est consommé (profanation du “ consummatum est ”). Retirons-nous en paix...» (n° 2, page 23).

Le même bulletin évoque, dans le même genre ésotérique, une autre cène pratiquée dans la secte gnostique des ophites (adorateurs du serpent) :

« Ils s’assemblent autour d’une table (c’est toujours la table pour la cène), ils disposent les pains, puis ils appellent avec des incantations, le serpent qui vient se lover parmi les offrandes. Alors, seulement ils se partagent les pains... c’est là, prétendent-ils, le sacrifice parfait, la véritable eucharistie (comment ne pas penser au changement du mot “ messe “ en celui d’“ eucharistie ” ?). » (n° 3, page 31).





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Message  Diane + R.I.P Dim 01 Mar 2009, 6:35 pm

LE NOUVEL OFFERTOIRE : RETOUR A LA GNOSE KABBALISTIQUE


On peut dire en terminant que le nouvel offertoire symbolise excellemment le « repos » du Christ (dont il a été question plus haut : « Jésus va enfin entrer dans son repos »), qui Se présentait Lui-même sans cesse à Son Père en vue de Son Immolation, sur Tous les autels du monde. On peut penser aussi que ledit offertoire exauce le grand rêve de Lucifer, en viciant à sa base même toute la Messe. Redisons ici le mot de Dom Guy Oury, selon lequel il est permis de se demander si véritablement « la réorganisation de l’offertoire ne touche pas à l’essence de la Messe ». Le Père Annibale Bugnini, le grand révolutionnaire de la Sainte Messe, parle à propos de « certains points » (parmi lesquels on peut citer à coup sûr l’offertoire) d’une « véritable nouvelle création ». Voici son texte paru dans la Documentation catholique :

« Il ne s’agit pas seulement de retoucher à une œuvre d’art de grand prix, mais par¬fois il faut donner des structures nouvelles (?) à des rites entiers (?). Il s’agit bien d’une restauration (!) fondamentale (?), je dirais presque d’une refonte (?), et, pour certains points (dont certainement l’offertoire), d’une véritable nouvelle création (?). » (07-05-1967).

Si la « réorganisation de l’offertoire » semble toucher à l’essence de la Messe selon Dom Oury, à plus forte raison une « véritable nouvelle création » d’un offertoire adapté à n’importe quelle religion, à n’importe quel mystère païen, touche assurément au sacrifice de la Croix du Sauveur, là où se trouve la racine même du catholicisme.



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Message  Diane + R.I.P Lun 02 Mar 2009, 6:20 pm

LE NOUVEL OFFERTOIRE : RETOUR A LA GNOSE KABBALISTIQUE


Mais voici qu’en finale une question se pose : à quoi doit-on de manière précise « la réorganisation de l’offertoire » ? à quoi doit-on « la véritable nouvelle création » si étrangère à l’offertoire traditionnel ? La revue Einsicht dans son numéro d’octobre 1984 apporte la précision attendue :

« L’offertoire (de la messe nouvelle) extrait de la kabbale juive, était utilisé en Grande-Bretagne, dès 1955, par des sectes maçonniques pour des messes orgiaques, dites messes noires. »

Une telle citation unit parfaitement la source du Nouvel offertoire, la kabbale judaïque, et son but, œcvménique à souhait. Un maître de la pensée judaïque contemporaine, le rabbin Élie Benamozegh, donne la kabbale juive comme étant la grande base de l’œcvménisme, comme étant le lien de la grande unité finale entre l’hébraïsme et la gentilité :

« […] la kabbale, seule capable, en définitive, de rétablir l’harmonie entre l’hébraïsme et la gentilité. » (Israël et l’Humanité, p. 62).

Le même auteur donne également la kabbale juive comme étant le lien de l’unité au sein même du christianisme :

« Nous ne nous lasserons pas de répéter que cette doctrine (la kabbale) contient aussi la clef du problème religieux moderne. Elle donne en même temps la solution des difficultés que rencontrent ceux qui s’occupent de la réforme du christianisme partagé en tant de sectes ennemies. » (ibid., p. 73).

Que le christianisme se « kabbalise », qu’il se pétrisse de gnose et d’illuminisme... et toutes les séparations, toutes les incompréhensions..., fondront comme neige au soleil ; le même Élie Benamozegh est formel :

« Si le christianisme consent à se réformer sur l’idéal hébraïque (c’est ce que s’est empressé de faire le nouvel offertoire ), il sera toujours la vraie religion des peuples gentils. (sinon ???). » (ibid., p. 66)1.

Et de citer Josué Jehouda :

« [...] Si le christianisme ne revient pas aux sources juives, il est condamné sans appel (!!!) » (ibid., p. 75).

Le nouvel offertoire ne fait rien d’autre que de revenir aux sources juives kabbalistiques, gnostiques. Mais un tel retour entraîne une totale destruction et de l’offertoire et de la Sainte Messe : pas de Divine victime, et donc pas de Sacrifice propitiatoire.

C’est assurément la Messe qui est « sacrifiée » par le fait même du bouleversement radical de la composante primordiale qu’est le véritable offertoire, axé sur le Sacrifice Rédempteur du Christ, Réparateur et Sauveur, en vue du salut des « pauvres pécheurs » que nous sommes.





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Message  Diane + R.I.P Mar 03 Mar 2009, 9:06 am

LE NOUVEL OFFERTOIRE : RETOUR A LA GNOSE KABBALISTIQUE


REPONSE A TROIS QUESTIONS




Nous avons, en commençant à parler de l’offertoire, posé trois questions relatives au texte du concile Vatican II sur la liturgie (article 50). Nous redonnons ici ce texte :

« Le rituel de la messe sera révisé de telle sorte que se manifestent plus clairement le rôle propre ainsi que la connexion mutuelle de chacune de ses parties [...] et que soit facilitée la participation pieuse et active des fidèles. Ainsi, en gardant fidèlement la substance des rites, on les simplifiera, on omettra ceux qui au cours des tiges ont été redoublés ou ont été ajoutés sans grande utilité. »

Voici maintenant les trois questions posées :

– Qu’est devenu dans la nouvelle messe le « rôle propre » de l’offertoire ?

– Qu’est devenue sa « connexion » avec la consécration ?

– Qu’est devenue la « substance » de son rite ?

La conclusion s’impose :

- Le » rôle propre » de l’offertoire traditionnel a disparu.

- Sa « connexion » si importante avec la consécration a été rompue.

- La « substance » de son rite s’est évanouie.


1 « Toutes les religions vraiment dogmatiques, nous dit en l’année 1861 le professeur de magie Eliphas Lévi (ex¬abbé Constant), sont sorties de la kabbale, et y retournent. [...] La kabbale consacre seule l’alliance de la raison universelle et du Verbe divin (?), elle a les clefs du présent, du passé et de l’avenir. » (Dogmes et rites de la haute magie, t. 1, p. 95). Ouvrage essentiellement anticatholique.






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Message  Diane + R.I.P Mar 03 Mar 2009, 6:19 pm

L’offertoire est tout simplement devenu une célébration kabbalistique, gnostique, et œcuménique du pain et du vin !

En quoi peut-elle faciliter « la participation pieuse et active des fidèles » à la Sainte Messe, ainsi que le promettait le concile Vatican II ?

Si l’on en croit Jean-Paul II, célébrant le vingt-cinquième anniversaire de la constitution conciliaire sur la liturgie par sa lettre apostolique Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988) : la réforme liturgique est « le fruit le plus apparent de toute l’œuvre conciliaire ».

À quoi l’on peut répondre, sans risque de se tromper : la réforme liturgique de la messe en son offertoire est le fruit le plus réel, le plus manifeste, le plus dangereux, le plus mortel, de toute l’œuvre destructrice des ennemis ancestraux du Christ et de Son Église Sainte ! et cela parce qu’il entraîne l’invalidité de l’acte consécratoire, d’ailleurs, touché lui aussi, par les mêmes ennemis !

Comment alors ne pas reconnaître l’œuvre d’une certaine haine ancestrale contre la Chair de l’Incarnation et le Sang de la Rédemption ?



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Message  Diane + R.I.P Mer 04 Mar 2009, 10:25 am

CHAPITRE II : MODIFICATIONS DE LA CONSÉCRATION


Précédemment, nous avons vu en raccourci, à propos de la nouvelle messe, deux éléments importants qui permettent de mesurer déjà le désastre opéré par le changement de rite.

Tout d’abord l’intention qui a présidé à l’élaboration du Novus Ordo Missæ, et qui, en s’exprimant sous la forme d’un œcvménisme ravageur, révèle le projet luciférien de la destruction de la messe traditionnelle.

Ensuite, la matière du Sacrifice (le pain et le vin) qui ne symbolise plus le Christ S’offrant à Son Père « ad laudem et gloriam nominis sui, ad utilitatem quoque nostram totiusque Ecclesiæ suæ sanctæ » (« pour la louange et la gloire de Son Nom et pour notre utilité et pour celle de toute Sa Sainte Église »), qui ne symbolise plus par la goutte d’eau unie au vin l’offrande des chrétiens se livrant à Dieu « per Ipsum, c*m Ipso, in Ipso » (« par Lui, [le Christ], avec Lui, en Lui »), mais qui, par contre, symbolise les réalités naturelles (hommes et choses) s’apprêtant à être « sanctifiées ».

Ainsi nous nous trouvons en présence d’une finalité étrangère à celle de la messe traditionnelle, et avec une matière qui n’est plus apte à l’oblation sacrificielle du Rédempteur.



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