la haine du sacré pour les ennemis de l'Eglise et l'amour des acquis de la Révolution pour les cathos

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la haine du sacré pour les ennemis de l'Eglise et  l'amour des acquis de la Révolution pour les cathos Empty la haine du sacré pour les ennemis de l'Eglise et l'amour des acquis de la Révolution pour les cathos

Message  Banigé Dim 21 Avr 2013, 1:29 am

Ce matin, j'ai lu avec attention cette devise utilisé par Te Deum:

« Ils éprouvent de la haine envers tout ce qui est traditionnel et sacré. » (St Pie X)
Cela c'est ce qui a TOUJOURS été.

Par contre ce qui est nouveau depuis la Révolution, c'est l'amour des acquis révolutionnaires par les catholiques. De ceci, ne peut-on pas conclure que les ennemis de l'Eglise ont plus aimé leur cause que les catholique ont aimé la leur et n'est-ce pas pourquoi Dieu a permis que ce soit les ennemis de l'Eglise qui gagnent provisoirement le combat aux dépens terribles des catholiques non pas tant pour récompenser les premiers de leur amour du mal que pour punir les seconds de leur amour si fade du bien et des institutions qui portaient le bien ?

A-t-on vraiment aimé les INSTITIONS qui sont les nôtres, l'Eglise et la Royauté chrétienne ?
N'a-t-on pas aimé seulement ou d'abord la pourpre comme nous le montre JP B en voyant le redressement de l'Eglise catholique dans les cardinaux conciliaires qui seraient, d'institution divine, les futurs électeurs d'un pape de l'Eglise catholique et les sauveurs de je ne sais quelle église ?

Je viens de découvrir le discours d'un homme qui a bien vu l'importance de L'INSTITUTION. Il a parlé pour la Royauté de l'Ancien Régime unie à l'Eglise mais ne peut-on pas en dire autant pour le compte de l'Eglise. Volontairement, je ne vous donne pas l'auteur de ce discours pour que vous portiez, pour une fois, davantage attention à ce qui est dit plutôt qu'à celui qui le dit :

« Véritable effronterie comme n'en peut montrer qu'un ver, noble ou non ! Car à la vérité, ce sont ces
hommes qui ont encore été les fossoyeurs de la monarchie et surtout de l'idée monarchique. Et il n'en
peut être autrement : un homme qui est prêt à agir pour une cause ne sera jamais un sournois ni un
flagorneur sans caractère.

« Celui qui tient à sauvegarder et à faire prospérer une institution, celui-ci s'y attachera par les dernières
fibres de son coeur et ne s'en détachera pas même s'il y découvre quelque défauts. En tous cas, ce n'est
pas celui-là qui recriera à la ronde, et publiquement comme l'ont fait, le mensonge à la bouche, les
démocratiques « amis » de la monarchie ; il avertira au contraire très sérieusement Sa Majesté, elle qui
porte la couronne, et il cherchera. à la persuader. Il n'admettra pas, et ne se reconnaîtra pas le droit
d'admettre que Sa Majesté reste libre d'agir encore selon sa volonté, même si cela doit conduire et
conduit manifestement à quelque malheur en pareil cas, il devra, au contraire, protéger la monarchie
contre le monarque, quelque danger qui puisse en résulter.


« Si la valeur de cette organisation reposait dans la personne du monarque du moment, cette institution
serait la pire que l'on puisse imaginer.
Car les monarques ne constituent que bien rarement une élite de sagesse et de raison, ou même
seulement de caractère comme on voudrait se les représenter. Seuls, pourraient admettre ce point de
vue, les professionnels de la flatterie et de la fausseté, mais tous les hommes droits - et ce sont là les
hommes les plus précieux dans un Etat - se sentiront rebutés à l'idée même d'avoir à repousser du pied
une telle sottise. Pour eux, l'histoire est l'histoire, la vérité est la vérité, même quand il s'agit de
monarques. Non, le bonheur d'avoir dans un grand monarque, un grand homme, n'échoit que si rarement
aux peuples qu'ils doivent être déjà satisfaits, si la malice du sort leur épargne pour le moins les plus
funestes de ses attaques.

« La valeur et I'importance de l'idée monarchique ne reposent donc pas sur la personne du monarque lui même
; seul le ciel décide de poser la couronne sur les tempes d'un héros génial [...] Ceci se produit une fois dans un siècle, rarement plus
souvent. Mais ici encore l'idée domine la personne, et le sens de cette organisation ne doit résider que
dans l'institution prise en elle-même.

« De ce fait, le monarque tombe au niveau d'un serviteur. Lui aussi n'est plus qu'une roue dans la machine
et a des devoirs vis-à-vis de celle-ci. Lui aussi doit, dès lors, se plier devant des exigences supérieures et« monarchiste » n'est plus celui qui laisse silencieusement le souverain couronné commettre un crime à l'égard de sa couronne. Le monarchiste, c'est celui qui l'en empêcherait.
Si le sens profond de l'institution n'était pas dans l'idée, mais, à tout prix, dans la personne consacrée, on
n'aurait même pas le droit de déposer un prince qui donnerait les signes de l'aliénation mentale.
Il est nécessaire de mettre à jour ceci dès aujourd'hui, nous voyons en effet émerger de nouveau, de nos
jours, de plus en plus, les phénomènes disparus, mais dont l'existence lamentable fut l'une des causes essentielles de l'effondrement de la monarchie. »

Banigé
Invité


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