de Nantes et Boulanger ou le duo manipulateur.

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Message  gabrielle Mar 24 Avr 2012, 10:10 am

Pour effacer le caractère politique du procès de Rouen, il fallait trouver matière canonique à la révision, afin de lui donner un caractère ecclésiastique ; obtenir pour cela que le Saint-Siège, arbitre suprême des causes d'Église, intervienne, mais de loin ! pour que l'Université de Paris reste libre de mener l'Affaire comme elle l'entendait... D'autre part, afin de pouvoir manipuler plus facilement les " demandeurs " de la révision, il fallait persuader le roi Charles VII de se désister au profit de la famille d'Arc par exemple, qui n'aurait pas l'outrecuidance de contester le jugement des docteurs de l'Université.

CRC page 35

Elles se firent jour dans cet intervalle de cinq ans, et la Providence suscita pour les faire valoir les hommes les plus autorisés par leur crédit et leur juste réputation de savoir. Charles VII a-t-il écrit directement au Souverain Pontife? Un poète du seizième siècle, Varanus, l'a dit dans un poème sur la Pucelle ; il a même donné en hexamètres la substance de la lettre 1. Mais jusqu'à ce jour c'est le seul monument que l'on connaisse de l'intervention immédiate et directe du monarque français. Il n'est pas douteux d'ailleurs qu'il n'ait eu la révision grandement à cœur ; les pièces déjà citées le prouvent suffisamment.
1. Procès, t. V, p. 84. Ayroles. Tome I page 602

Où sont les preuves du tandem Boulanger & de Nantes?

C'est un commencement.
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Message  gabrielle Mar 24 Avr 2012, 11:03 am

LA SEANCE DU 7 NOVEMBRE 1455

Au jour dit, une foule énorme, enthousiaste, se pressait dans la cathédrale de Paris, persuadée qu'elle allait assister à la glorification de la sainte Pucelle d'Orléans. L'audience promettait d'être émouvante, car sa mère était là, escortée d'un groupe imposant d'habitants d'Orléans, qui joignaient leurs plaintes à la sienne. « La veuve de Jacques d'Arc, écrit Boulanger, accompagnée des clameurs de ceux qui l'assistaient reprenait recommençait ses prières au milieu d'une grande foule, joignant sa voix aux leurs pour demander justice. »

Quelle ne fut pas la surprise et le désappointement général de voir qu'Isabelle Romée et ses fils étaient emmenés à l'écart, dans la sacristie de la cathédrale. Pour se retrouver seuls en face de trois juges et d'un tribunal, comme Jeanne vingt-cinq ans auparavant...

Le procès-verbal a conservé la requête de la vieille paysanne de Domremy, pariculiérement émouvante :

« J'avais une fille, née en légitime mariage, que j'avais munie dignement des sacrements de baptême et de confirmation et avais élevée dans la crainte de Dieu et le respect de la tradition de l'Eglise, autant que le permettaient son âge et la simplicité de sa condition, si bien qu 'ayant grandi au milieu des champs et des pâturages elle fréquentait beaucoup l'église et recevait chaque mois, après due confession, le sacrement de l'Eucharistie, malgré son jeune âge, et se livrait aux jeûnes et aux oraisons avec grande dévotion et ferveur, pour les nécessités alors si grandes où le peuple se trouvait et auxquelles elle compatissait de tout son coeur ; pourtant, bien qu 'elle n 'ait jamais pensé, conçu ou fait quoi que ce soit qui l'écartât de la foi ou la contredit, certains ennemis... l'ont fait traduire en procès de foi... et, malgré ses récusations et appels, tant tacites qu'exprimés, sans qu'aucun secours ait été donné à son innocence, en un procès perfide, violent et inique, sans l'ombre de droit... l'ont condamnée de façon damnable et criminelle, et l'ont fuit mourir très cruellement par le feu.,, pour la damnation de leur âme et en notoire, infamant et irréparable dommage porté à moi. Isabelle, et aux miens...»

Les trois juges qui écoutaient cette requête étaient Jean Jouvenel des Ursins, archevêque et duc ce Reims.

Guillaume Charrier, évêque de Paris par la grâce de l'Université, et Richard de Longueuil, évêque de Coulantes. Ce dernier sera souvent absent mais... aussi généreusement rémunéré que les premiers. Or, ces messieurs prétendaient **** que la dévotion et l'enthousiasme de la foule gênaient le calme de leurs délibérations. Il vaudrait mieux dire de leur complot. Le procès eut donc lieu à huis clos.

Nos juges n'étaient pas sûrs non plus des bonnes dispositions de la mère et des frères de la " défunte". Aussi, des le lever de rideau, Jean Jouvenel des Ursins et Bréhal tentèrent-ils de les terroriser et de leur faire comprendre que Jeanne, supposée victime innocente, était peut-être aussi bien coupable... Au procès-verbal, on lit ces mots stupéfiants: « Avertie de l'issue incertaine et périlleuse du jugement Isabelle Romée a été mise en garde contre « son affection charnelle » et son «zèle indiscret». Qu'elle redoute donc «de ne recueillir pour elle et les siens, au lieu de la réparation et de la justification demandées, qu'un renouvellement et une augmentation de dommage et de tort » ! Car enfin. Jeanne « fut condamnée par des juges graves et doctes et solennels.,. Aussi doit-on présumer favorablement de leur sentence.» (sic.')

La présomption d'innocence s'exerçait donc au seul bénéfice des juges de Jeanne ! « A aucun moment, écrit Boulanger, les véritables coupables ne devaient être et ne furent inquiétés par les Juges de la révision. »

Une telle imposture serait à peine croyable, si on ne connaissait maintenant, grâce à Boulanger, les intentions profondes de ces juges, aussi roués que ceux de la condamnation. Les uns comme les autres étaient parents, bien plus : compères-compagnons !( CRC page 35)

J'ai placé quelques passages en gras... où sont les références, les preuves, ce torchon relève directement du procès d'intention et non de l'histoire... du mépris que du mépris ... le duo CRC et Boulanger... ( Boulanger en autant que De Nantes ne manipule pas son livre)

La commission apostolique s'attacha donc à revêtir tous ses actes des plus strictes formalités du droit, en même temps qu'elle ne négligea aucun des moyens propres à faire sur toutes les parties de la cause la lumière la plus éclatante. La remise du rescrit pontifical se fit d'une manière aussi solennelle que touchante. Il avait été adressé à la glorieuse et infortunée mère, et à ses deux fils.

Le 7 novembre 1455, Isabelle Romée, Jean et Pierre d'Arc, surnommés du Lys par les lettres d'anoblissement, se trouvaient présents à la métropole de Paris. Ils étaient en grands habits de deuil. Des dames en grand nombre se pressaient autour de la digne femme, appesantie par les ans et plus encore par la douleur. Des seigneurs entouraient les deux fils. On voyait une très nombreuse assistance de docteurs, d'ecclésiastiques et de religieux.

L'archevêque de Reims, l'évêque de Paris, le grand Inquisiteur Jean Bréhal firent leur apparition. La mère et ses fils tombèrent aux genoux des prélats ; Isabelle présentait l'écrit pontifical. Avec une voix entrecoupée par les sanglots, et aidée par ceux qui l'assistaient, elle dit quelle fille le ciel lui avait donnée, sa foi, son orthodoxie, sa piété ; le supplice qui lui avait été infligé; le déshonneur qui en rejaillissait sur sa mémoire, sur tous les siens ; l'appel qu'elle avait fait au refuge des opprimés; le rescrit qu'elle en avait reçu, la délégation faite aux prélats, délégation qu'elle les suppliait d'accepter et de remplir.

Le bruit de la scène s'était répandu au dehors ; l'on accourait et l'assistance grossissait. Les prélats répondirent que le lieu n'était pas propice; ils prescrivirent aux plaignants et aux hommes les plus marquants de les suivre à la sacristie.

Là, l'archevêque de Reims commença par consoler la mère, et puis il lui dit qu'il lui serait impossible de lui donner satisfaction aux dépens de la justice. L'affaire qu'elle voulait entreprendre était pleine de difficultés, longue, périlleuse. Si ses démarches aboutissaient à une confirmation de la première sentence, son malheur en serait notablement aggravé. Les juges qui avaient prononcé la première sentence étaient des hommes constitués en grande dignité ; il ne fallait pas facilement les réputer coupables d'erreur et d'injustice. C'est la coutume des condamnés d'accuser leurs juges et de les trouver iniques. Il termina en disant que par ce langage ils ne voulaient pas décliner la mission que leur donnait le Souverain Pontife. Ils la recevaient au contraire avec un souverain respect, et étaient disposés à bien la remplir. C'était pour avertir les plaignants de ne pas s'engager dans une voie qui, après de grands embarras, pourrait ne leur laisser qu'un surcroît de douleur. Il les exhortait à se pourvoir de bons conseillers, et à se munir des hommes de loi nécessaires.

Les demandeurs répondirent qu'ils étaient sûrs de l'innocence de la suppliciée, qu'ils ne requéraient que la proclamation de cette innocence, et ne réclamaient la condamnation de personne.

Les délégués leur fixèrent alors le 17 novembre et la grande salle de l'évêché, pour y accepter solennellement et juridiquement les lettres apostoliques. Une copie leur en fut laissée ; les plaignants se retirèrent en remerciant; et les prélats délibérèrent entre eux 1. 1. Procès, t. II, p. 82-92.

Ayroles. Tome I pages 617-618

Il est aisé de constater la différence d'esprit qui anime les auteurs de ce récit.

Dans ce cas unique dans l'Église, la preudence était élémentaire et le discours des juges mandatés par le Pape tout à fait normal. C'était pas un cirque mais une affaire douloureuse qui allait impliqué des Prélats de l'Église.



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Message  gabrielle Jeu 26 Avr 2012, 9:01 am

La première audience solennelle eut lieu le 7 novembre au matin, dans l'église de Notre-Dame de Paris. Les greffiers ont consigné au procès-verbal les incidents qui nous mettent sous les yeux la physionomie de l'assemblée : c'est un tableau d'histoire, vrai et vivant, devant lequel on s'arrête volontiers comme pour jouir à son aise d'un touchant spectacle (2).
L'archevêque de Reims et l'évêque de Paris, accompagnés de Jean Bréhal, l'inquisiteur de France, vinrent occuper leurs sièges à l'entrée du sanctuaire dans la grande nef La mère de Jeanne d'Arc, Isabelle Romée, âgée de soixante sept ans, vêtue de deuil et soutenue par ses deux fils Jean et Pierre, comparut devant eux (3). Autour d'elle se pressait tout un cortège d'ecclésiastiques et de laïques, parmi lesquels on distinguait un groupe d'habitants d'Orléans et un certain nombre d'« honnêtes femmes ». Tenant à la main le rescrit du pape, elle s'approcha humblement des prélats auxquels il était adressé, et se prosterna à leurs pieds. D'une voix entrecoupée par les gémissements et les soupirs, et dans l'attitude éplorée d'une suppliante, elle exposa l'objet de sa requête (4), qui fut ensuite lue en son nom. Après cette lecture, elle renouvela ses instances aux délégués apostoliques, ne cessant de tendre à tous et à chacun d'eux tour à tour l'acte pontifical dont elle était dépositaire, les sollicitant à genoux de procéder sans retard à l'examen de la cause que le mandat du Saint Père leur confiait, et de déclarer la nullité d'une sentence qui avait infligé à la Pucelle et à sa famille un irréparable dommage et une note d'infamie.

Il y avait là des hommes doctes et lettrés, tant séculiers que religieux, qui avaient étudié le procès ; ils prirent la parole, firent vivement ressortir l'innocence et les vertus de la Pucelle, non moins que les multiples iniquités commises par ses juges (1), et joignirent leurs instantes prières à celles de la pauvre veuve.

Cependant la foule grossissait, attirée par l'éclat des voix, et remplissait l'église : soulevée par l'émotion de cette scène, elle devint trop bruyante dans les manifestations de sa sympathie (2). Il n'était plus possible de délibérer avec calme et de se faire entendre au milieu d'une pareille agitation. Les commissaires apostoliques se retirèrent à l'écart dans la sacristie, où ils appelèrent la suppliante et ses conseils.

Après avoir adressé à la malheureuse mère quelques paroles de consolation, ils l'interrogèrent assez longuement sur elle-même et sur sa fille Jeanne : puis, ayant pris connaissance en particulier du rescrit pontifical, ils ordonnèrent la lecture publique de cet acte qui les constituait juges au nom du Saint-Siège. Par l'organe de l'archevêque de Reims, ils déclarèrent alors qu'ils acceptaient le mandat, et firent la promesse solennelle de se conformer aux ordres de Rome et d'instruire la cause en toute justice. Comme pour donner un gage de leur impartialité et de la rectitude de leurs intentions, ils ne dissimulèrent pas à la plaignante les difficultés et les périls de son entreprise, les longueurs et les éventualités de la discussion, la nécessité de ne consulter que des hommes d'une science éprouvée, incapables surtout de se laisser entraîner par un zèle indiscret, d'autant plus qu'il s'agissait d'annuler une sentence prononcée depuis longtemps en matière de foi par des juges, dont la gravité, la doctrine et le caractère lui conféraient une présomption de droit et la ressemblance de la vérité (3).

Isabelle et ses conseils répondirent qu'ils ne voulaient dire ou faire quoique ce fut au préjudice de la foi, de la vérité et de la justice, mais qu'ils se portaient garants de l'innocence de Jeanne, quant aux crimes dont elle était accusée sous le prétexte de la foi, et qu'ils démontreraient par les actes eux-mêmes et par tous autres documents de droit l'iniquité et la nullité de la procédure. Confiants dans la bonté de leur cause, ils étaient prêts à comparaître et à requérir un jugement solennel.
http://www.stejeannedarc.net/livres/Belon-Balme_Brehal.pdf pages 77 et 78

CRC
Jean Jouvenel des Ursins et Bréhal tentèrent-ils de les terroriser et de leur faire comprendre que Jeanne, supposée victime innocente, était peut-être aussi bien coupable... Au procès-verbal, on lit ces mots stupéfiants: « Avertie de l'issue incertaine et périlleuse du jugement Isabelle Romée a été mise en garde contre « son affection charnelle » et son «zèle indiscret».

Pauvre CRC!
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Message  Eric Ven 27 Avr 2012, 7:27 am

C'est très clair !
Et si Gérard daignait répondre à cette petite question :
Par contre, la CRC cite Boulanger (comme elle cite et prône pas mal de bêtises et d’erreurs, d'ailleurs ....) et, dans la doc que vous nous avez envoyée, la CRC affirme que Charles Boulanger était, je cite : un lecteur des journaux de l'AF ....
AF condamnée par Notre Saint Père le Pape Pie XI, vous le savez, Gérard !?
https://messe.forumactif.org/t4159p15-le-proces-de-condamnation-de-la-pucelle-et-l-eglise#79521

.... "l'affaire" serait bien vite expédiée !
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Message  gabrielle Ven 27 Avr 2012, 7:30 am

Eric a écrit:C'est très clair !
Et si Gérard daignait répondre à cette petite question :
Par contre, la CRC cite Boulanger (comme elle cite et prône pas mal de bêtises et d’erreurs, d'ailleurs ....) et, dans la doc que vous nous avez envoyée, la CRC affirme que Charles Boulanger était, je cite : un lecteur des journaux de l'AF ....
AF condamnée par Notre Saint Père le Pape Pie XI, vous le savez, Gérard !?
https://messe.forumactif.org/t4159p15-le-proces-de-condamnation-de-la-pucelle-et-l-eglise#79521

.... "l'affaire" serait bien vite expédiée !

Absolument, cher Éric, c'est le refus de répondre tant de Gérard que de Guillaume qui font que les choses piétinent.


Je n'ai pas encore fini avec la CRC... et par le fait même avec Gétard, peut-être que d'ici là il aura daingez répondre à ta simple question.
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Message  Eric Ven 27 Avr 2012, 10:54 am

gabrielle a écrit:
Absolument, cher Éric, c'est le refus de répondre tant de Gérard que de Guillaume qui font que les choses piétinent.
Voilà !
Et nous pourrions ajouter aux cas des Gérard et Guillaume les JCMD, Tonino, Clément et Corbières ....
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Message  gabrielle Ven 27 Avr 2012, 10:58 am

Eric a écrit:
gabrielle a écrit:
Absolument, cher Éric, c'est le refus de répondre tant de Gérard que de Guillaume qui font que les choses piétinent.
Voilà !
Et nous pourrions ajouter aux cas des Gérard et Guillaume les JCMD, Tonino, Clément et Corbières ....

Exact... tu as une bonne liste. Wink
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Message  gabrielle Sam 28 Avr 2012, 9:34 am

Les pharisiens de la CRC( page 35) et ceux qui font leur leurs écrits, se scandalisent sur le terme "bonne mémoire" appliquée à Cauchon ou Estivet…

Leur ignorance crasse des termes juridiques est incroyable et coupable.

Légalement dans l'Église que veulent dire ces mots, laissons la parole à des gens qui s'y connaissent:


Nous ne pouvons admettre le commentaire très succinct, mais dépourvu de bienveillance et peu exact, dont M. Fabre (4) accompagne une des phrases de la supplique : « Quondam Guillelmo de Estiveto referente bonae memoriae Petro episcopo
Belvacensi ». Il voit sans doute une énormité dans les deux mots bonae memoriae, sur lesquels il appelle l'attention par des caractères italiques suivis d'un point d'exclamation.

Ignore-t-il que cette formule de chancellerie n'a pas le moins du monde la signification qu'il croit y découvrir ? Elle ne décerne aucun certificat de sainteté, aucun témoignage de conduite irrépréhensible ; c'est le langage respectueux auquel un évêque décédé dans la communion du Saint-Siège est présumé avoir droit, fût-il accusé d'être un prévaricateur, tant que sa forfaiture n'est pas juridiquement établie. Les rédacteurs de la supplique et Bréhal qui a connu et approuvé le texte, malgré leur opinion personnelle de l'infamie de Pierre Cauchon, connaissaient trop bien la valeur des termes pour avoir à cet égard l'ombre d'une hésitation.
Belon-Balme pdf. pages 66-67

Et c'est pas fini...
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Message  gabrielle Mer 09 Mai 2012, 7:49 am

Le PDF sur lequel Gérard s'appuie, dit que le procès de réhabillitation est faux et nul en raison de la nullité du rescrit.

Selon eux, le rescrit pontifical est nul, parce que dans la demande présentée au Pape, il y avait des mensonges...


Nous allons examiner si leur dires tiennent devant la doctrine.
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