Commentaires du Magistère sur l'emploi du mot "Eglise"

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Message  Invité Lun 06 Fév 2012, 3:48 pm

Vive Jésus !


En réponse à l'aimable suggestion de Robert, de me pencher sur "les différents commentaires du Magistère sur le sujet qui nous occupe (i.e.: l'emploi du mot église, avec ou sans majuscule)",

voici plusieurs textes du Magistère (actes des papes et des conciles oecuméniques) où cette question (définition du mot "Eglise", sa distinction d'avec les "sectes") est abordée :


SYMBOLE DE CONSTANTINOPLE
(Ier CONCILE DE CONSTANTINOPLE, IIe OECUMÉNIQUE mai - 30 juillet 381)

Je croy...
l'Eglise, UNE, Sainte, Catholique, & Apostolique.

Boniface VIII, Bulle " Unam sanctam ", 18 novembre 1302.
elle représente l'unique corps mystique, corps dont le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a " un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême " (Eph. 4,5). Unique en effet fut l'arche de Noé au temps du déluge, qui préfigurait l'unique Eglise ; achevée à une coudée, elle avait un seul pilote et chef, à savoir Noé, et hors d'elle, nous l'avons lu, tout ce qui subsistait sur terre fut détruit.

Nous la vénérons également comme l'unique, car le Seigneur dit dans le prophète : " Dieu, délivrez mon âme de l'épée, et des pattes du chien mon unique " (Ps 22, 2). Car il a prié à la fois pour l'âme, c'est-à-dire pour lui-même, la tête, et pour le corps, puisque le corps il l'a appelé l'unique, c'est-à-dire l'Eglise, à cause de l'unité de l'époux, de la foi, des sacrements, et de la charité de l'Eglise. Elle est cette " tunique sans couture " (Jn 19, 23) du Seigneur qui n'a pas été déchirée, mais tirée au sort.

C'est pourquoi cette Eglise une et unique n'a qu'un seul corps, une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre, à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit à Pierre lui- même : " Pais mes brebis " (Jn 21,17). Il dit " mes " en général, et non telle ou telle en particulier, d'où l'on comprend que toutes lui ont été confiées. Si donc les Grecs ou d'autres disent qu'ils n'ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu'ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean : " il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur " (Jn 10,16).


Pape Jean XXII - Constitution " Gloriosam Ecclesiam ", 23 janvier 1318.
L'Eglise et les sacrements, contre les Fraticelles.

(...)
Par 12 .... Lesdits fils de la témérité et de l'impiété sont tombés, comme le rapportent des indications dignes de foi, à un tel point de pauvreté de l'esprit qu'ils pensent de façon impie contre la vérité la plus éminente et la plus salutaire de la foi chrétienne, qu'ils méprisent les sacrements vénérables de l'Eglise et que, poussés par le désir de la voir rapidement ruinée, ils cherchent, remplis d'une fureur aveugle, à ébranler la glorieuse primauté de l'Eglise romaine auprès de toutes les nations.

Par. 14. La première erreur donc qui sort de leur officine remplie de ténèbres invente deux Eglises, l'une charnelle, écrasée par les richesses, débordant de richesses et souillée de méfaits, et sur laquelle règnent, disent- ils, le pontife romain et les autres prélats inférieurs ; l'autre spirituelle, pure de par sa frugalité, ornée de vertus, ceinte par la pauvreté, dans laquelle ils se trouvent seuls avec leurs pareils, et à laquelle ils président également eux-mêmes de par le mérite d'une vie spirituelle, si du moins l'on peut faire crédit à leurs mensonges.
(...)

Pie VI, Décret Super Soliditate, 28/11/1786
Jésus-Christ a voulu, dans la Primauté de la Chaire apostolique, fortifier et resserrer ce lien de l'Unité au moyen duquel l'Eglise, qui était destinée à s'étendre par tout l'univers et à ne former qu'un seul corps de tant de membres dispersés, et cela par l'union intime de tous les membres sous un seul Chef. Ainsi, la vertu de cette puissance devait contribuer non seulement à la grandeur du premier Siège, mais plus particulièrement à l'intégrité et à la conservation de tout le Corps.

Pie VII, Const. Apostolique Ecclesia Christi, 18/9/1801
Toute la force et la beauté de ce Corps mystique résulte de la ferme et constante union de tous les membres de l'Eglise dans la même foi, dans les mêmes sacrements, dans les mêmes liens d'une charité mutuelle, dans la soumission et l'obéissance au chef de l'Eglise.

(à suivre)


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Message  Carolus.Magnus.Imperator. Lun 06 Fév 2012, 4:39 pm

Tiens, une dent de pétée pour l'autiste !

Léon XIII, Actes de Léon XIII, t.V, p.257, 261 a écrit:


LETTRES APOSTOLIQUES PAR LESQUELLES L'ARCHICONFRÉRIE DE PRIÈRES ET DE BONNES OEUVRES POUR LE RETOUR DES ÉGLISES DISSIDENTES À L'UNITÉ CATHOLIQUE SOUS LE PATRONAGE DE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION EST ÉRIGÉE DANS L'ÉGLISE DE L'ANASTASIE A CONSTANTINOPLE.

[...]

Nous érigeons et Nous constituons à perpétuité la susdite association de prières et de bonnes oeuvres pour le retour des Eglises dissidentes à l'unité catholique sous le titre de Notre-Dame de l'Assomption...


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Message  gabrielle Mar 07 Fév 2012, 6:48 am

"Unique est ma colombe, ma perfection" - Page 3

Guillaume,

J'attends une réponse claire.

Merci
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Message  gabrielle Mar 07 Fév 2012, 8:55 am

Guillaume a écrit:Vive Jésus !

En réponse à l'aimable suggestion de Robert, de me pencher sur "les différents commentaires du Magistère sur le sujet qui nous occupe (i.e.: l'emploi du mot église, avec ou sans majuscule)",

voici plusieurs textes du Magistère (actes des papes et des conciles oecuméniques) où cette question de l'emploi des mots ("Eglise" ou "secte") est abordée :



Pape Jean XXII - Constitution " Gloriosam Ecclesiam ", 23 janvier 1318.
L'Eglise et les sacrements, contre les Fraticelles.


(...)
Par 12 .... Lesdits fils de la témérité et de l'impiété sont tombés, comme le rapportent des indications dignes de foi, à un tel point de pauvreté de l'esprit qu'ils pensent de façon impie contre la vérité la plus éminente et la plus salutaire de la foi chrétienne, qu'ils méprisent les sacrements vénérables de l'Eglise et que, poussés par le désir de la voir rapidement ruinée, ils cherchent, remplis d'une fureur aveugle, à ébranler la glorieuse primauté de l'Eglise romaine auprès de toutes les nations.

Par. 14. La première erreur donc qui sort de leur officine remplie de ténèbres invente deux Eglises, l'une charnelle, écrasée par les richesses, débordant de richesses et souillée de méfaits, et sur laquelle règnent, disent- ils, le pontife romain et les autres prélats inférieurs ; l'autre spirituelle, pure de par sa frugalité, ornée de vertus, ceinte par la pauvreté, dans laquelle ils se trouvent seuls avec leurs pareils, et à laquelle ils président également eux-mêmes de par le mérite d'une vie spirituelle, si du moins l'on peut faire crédit à leurs mensonges.
(...)

(à suivre)

Gloire à Dieu!

Cher Guillaume,

Je crois que votre texte ( citation) sort du contexte du sujet.

Les Fraticelles séparaient la Sainte Église Catholique en deux parties, l'une bonne l'autre mauvaise.

Mais, leurs attaques portaient contre l'Église.

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Message  Invité Mar 07 Fév 2012, 4:28 pm

Pie IX, Encyclique Amantissimus, 8 avril 1862

Afin de maintenir toujours en son Eglise cette unitéde foi et de doctrine, il choisit un homme parmi tous les autres, Pierre, qu'il constitua Prince des Apôtres, son propre Vicaire sur la terre, Chef et fondement inexpugnable de son Eglise : il lui donna, avec la prééminence d'honneur, la plénitude d'autorité, de puissance et de juridiction, pour paître avec un souverain empire les brebis et les agneaux, confirmer ses frères, conduire et gouverner toute l'Eglise.

Et parce que le Christ voulait que son Eglise demeure une et sans tache jusqu'à la fin des siècles, parce qu'il avait commandé de garder l'unité de la foi, de la doctrine et du gouvernement, cette plénitude de dignité, de puissance et de juridiction, cette intégrité de la foi et cette fermeté données à Pierre, il les a conférées pareillement aux successeurs de Pierre, les Pontifes Romains, assis sur la propre Chaire de Pierre à Rome : en la personne du bienheureux Prince des Apôtres, le Seigneur Christ, par son autorité divine, leur a confié la charge suprême de veiller sur tout son troupeau et de gouverner souverainement toute l'Eglise.


Pie IX, Lettre du Saint-Office aux évêques d'Angleterre, 16 septembre 1864.

La véritable Eglise du Christ est constituée par l'autorité divine et reconnue par quatre notes, auxquelles, dans le Symbole, nous affirmons qu'il faut croire. Chacune de ces notes est si intimement unie aux autres qu'elle ne peut en être séparée. D'où il résulte que l'Eglise qui est vraiment catholique et dite telle doit en même temps manifester les prérogatives de l'unité, de la sainteté et de la succession apostolique.

L'Eglise catholique est donc une, d'une unité remarquable et parfaite sur toute la terre et parmi toutes les nations, de cette unité dont le principe, la racine et l'origine indéfectible sont Pierre, chez des apôtres, l'autorité souveraine de ses successeurs dans la Chaire de Rome et son "origine supérieure". Il n'est pas d'autre Eglise catholique que celle qui, bâtie sur Pierre seul, en un corps joint et assemblé (Ep 4,16), se dresse dans l'unité de la foi et de la charité.

Pie IX, Lettre apostolique "Iam vos omnes" à tous les protestants et aux autres non- catholiques, 13 septembre 1868

Personne ne peut nier ou mettre en doute que le Christ Jésus lui-même, afin d'appliquer à toutes les générations humaines le fruit de sa Rédemption, a ici- bas sur terre édifié sur Pierre son unique Eglise, c'est-à-dire l'Eglise une, sainte, catholique, apostolique, et qu'il lui a conféré tout le pouvoir nécessaire pour que soit gardé intègre et pur le dépôt de la foi, et que cette même foi soit transmise à tous les peuples, races et nations, afin que par le baptême tous les hommes soient agrégés à son Corps mystique,... et pour que cette même Eglise, qui constitue le Corps mystique, demeure toujours ferme et immuable dans sa propre nature jusqu'à la fin des siècles...

Or quiconque considère avec soin et médite l'état dans lequel se trouvent les diverses sociétés religieuses divisées entre elles et séparées de l'Eglise catholique, ... devra se convaincre facilement que ni aucune de ces sociétés, ni toutes réunies ensemble, ne constituent en aucune façon et ne sont cette Eglise une et catholique que le Christ, le Seigneur, a fondée et bâtie, et qu'il a voulu voir exister, et qu'elles ne peuvent pas non plus être considérées en aucune façon comme un membre ou une partie de cette même Eglise, puisqu'elles sont séparées visiblement de l'unité catholique.
Puisqu'en effet ces sectessont privées de cette autorité vivante et établie par Dieu qui en particulier enseigne aux hommes les réalités de la foi et de la règle des moeurs, et qui les dirige et les gouverne en tout ce qui intéresse leur salut éternel, il en résulte que ces sociétés ont continuellement varié dans leurs doctrines, et cette mobilité et cette instabilité ne cessent jamais dans ces sociétés. Chacun comprend facilement... que cela est en opposition complète avec l'Eglise instituée par le Christ Seigneur
(...)


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Message  Eric Mar 07 Fév 2012, 5:30 pm

Guillaume a écrit:Pie IX, Lettre apostolique "Iam vos omnes" à tous les protestants et aux autres non- catholiques, 13 septembre 1868

Personne ne peut nier ou mettre en doute que le Christ Jésus lui-même, afin d'appliquer à toutes les générations humaines le fruit de sa Rédemption, a ici- bas sur terre édifié sur Pierre son unique Eglise, c'est-à-dire l'Eglise une, sainte, catholique, apostolique, et qu'il lui a conféré tout le pouvoir nécessaire pour que soit gardé intègre et pur le dépôt de la foi, et que cette même foi soit transmise à tous les peuples, races et nations, afin que par le baptême tous les hommes soient agrégés à son Corps mystique,... et pour que cette même Eglise, qui constitue le Corps mystique, demeure toujours ferme et immuable dans sa propre nature jusqu'à la fin des siècles...

Or quiconque considère avec soin et médite l'état dans lequel se trouvent les diverses sociétés religieuses divisées entre elles et séparées de l'Eglise catholique, ... devra se convaincre facilement que ni aucune de ces sociétés, ni toutes réunies ensemble, ne constituent en aucune façon et ne sont cette Eglise une et catholique que le Christ, le Seigneur, a fondée et bâtie, et qu'il a voulu voir exister, et qu'elles ne peuvent pas non plus être considérées en aucune façon comme un membre ou une partie de cette même Eglise, puisqu'elles sont séparées visiblement de l'unité catholique.
Puisqu'en effet ces sociétés sont privées de cette autorité vivante et établie par Dieu qui en particulier enseigne aux hommes les réalités de la foi et de la règle des moeurs, et qui les dirige et les gouverne en tout ce qui intéresse leur salut éternel, il en résulte que ces sociétés ont continuellement varié dans leurs doctrines, et cette mobilité et cette instabilité ne cessent jamais dans ces sociétés. Chacun comprend facilement... que cela est en opposition complète avec l'Eglise instituée par le Christ Seigneur
(...)
Et alors, xxx ....
Nous sommes d'accord !
.... ne constituent en aucune façon et ne sont cette Eglise ....
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Message  gabrielle Mer 08 Fév 2012, 12:05 pm

gabrielle a écrit:"Unique est ma colombe, ma perfection" - Page 3

Guillaume,

J'attends une réponse claire.

Merci

Écoutez, à quoi sert un monologue, je vous demande une question et vous l'esquivez. Est-ce bien honnête de votre part.?
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Message  Invité Mer 08 Fév 2012, 5:25 pm

Leon XIII: Décret Hortus Conclusus, 1890

"Elle est un jardin clos, ma soeur, mon épouse, un jardin clos, une source scellée"
(Cant. 4, 12).
Ces paroles des Saintes Ecritures s'appliquent, selon les Pères, à l'Eglise Catholique, Epouse Immaculée du Christ :

elles la distinguent des sectes infidèles ou hérétiques, de sorte que les hommes sachent qui suivre et qui éviter dans la recherche du salut éternel. 

Léon XIII, Encyclique Satis Cognitum, 29-6-1896


Au reste, le sommet de la perfection de l'Eglise, comme le fondement de sa construction, consiste dans l'unité : c'est par là qu'elle surpasse tout au monde, qu'elle n'a rien d'égal ni de semblable à elle. Aussi bien, quand Jésus-Christ parle de cet édifice mystique, Il ne mentionne qu'une seule Eglise, qu'Il appelle Sienne : «Je bâtirai Mon Eglise». Toute autre qu'on voudrait imaginer en dehors de celle-là, n'étant point fondée par Jésus-Christ, ne peut être la véritable Eglise de Jésus-Christ.

Qu'on cherche donc une autre tête pareille au Christ, qu'on cherche un autre Christ, si l'on veut imaginer une autre Eglise en dehors de celle qui est Son corps.

Léon XIII – Lettre Testem benevolentiæ [22-01-1899]

Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique; et parce que Dieu a établi son centre et son fondement sur la chaire du bienheureux Pierre, elle est à bon droit, appelée Romaine, car « là où est Pierre, là est l'Église » (1).

(1) - S. Ambr. in Ps. XI, 57.


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Message  Carolus.Magnus.Imperator. Mer 08 Fév 2012, 5:29 pm

Ahahayoye !

Méchant autiste ...

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Message  gabrielle Jeu 09 Fév 2012, 7:45 am

gabrielle a écrit:Ma question est toujours sans réponse.


Est-ce que selon vous, une personne qui emploie le terme "Eglise conciliaire" dans le but de faire comprendre à une personne que cette "chose" n'est pas ce qu'il croit, c-à-d la Sainte Église qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique.. cette personne est-elle coupable d'un manquement à l'unité de l'Église ou pire sombre-t-elle dans une espèce d'hérésie ou je ne sais trop quoi?
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Message  Invité Jeu 09 Fév 2012, 3:58 pm

gabrielle a écrit:
Est-ce que selon vous, une personne qui emploie le terme "Eglise conciliaire" dans le but de faire comprendre à une personne que cette "chose" n'est pas ce qu'il croit, c-à-d la Sainte Église qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique.. cette personne est-elle coupable d'un manquement à l'unité de l'Église ou pire sombre-t-elle dans une espèce d'hérésie ou je ne sais trop quoi?

https://messe.forumactif.org/t3991p60-unique-est-ma-colombe-ma-perfection

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Message  Invité Sam 11 Fév 2012, 4:34 pm

Catéchisme du concile de Trente

Chapitre dixième — Du neuvième article du Symbole :

Le mot Eglise vient du grec. les Latins l’ont emprunté à cette langue, et après la publication de l’Evangile, ils l’ont consacré exclusivement aux choses saintes. Voyons quel en est le sens. Il signifie proprement convocation. Mais avec le temps les auteurs l’ont emprunté souvent pour désigner une assemblée, une réunion d’hommes, sans examiner si ces hommes admiraient le vrai Dieu, ou les fausses divinités.

Nous lisons au livre des actes que le greffier de la ville d’Ephèse, après avoir apaisé le peuple, lui dit: [Act, 19,39.] Si vous avez quelque autre affaire à proposer, nous pourrons la traiter dans une assemblée légitime. Ainsi l’assemblée du peuple d’Ephèse est appelée légitime, bien que ce peuple fût adonné au culte de Diane. Et non seulement ce nom d’Eglise est donné aux nations qui ne connaissent pas Dieu, mais quelquefois même il est appliqué aux assemblées des méchants et des impies. Je hais l’Eglise des méchants, dit le prophète, [Psal. 25,5] et je ne m’assiérai point avec les impies.

Mais dans la suite, l’usage ordinaire de la Sainte Ecriture fut de consacrer ce mot à désigner uniquement la société chrétienne et les assemblées des fidèles, c’est à dire de ceux qui ont été appelés par la foi, à la lumière de la vérité et à la connaissance de Dieu, qui ont dissipé les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur, qui adorent avec piété et sainteté, le Dieu Vivant et Véritable, et qui le servent de tout leur cœur. Enfin, pour tout dire en un mot, l’Eglise, selon S Augustin [S. Aug. in Psal. 149.], c’est le peuple fidèle répandu dans tout l’univers.

§ III. — QUI SONT CEUX QUI N’APPARTIENNENT PAS A L’ÉGLISE.
(…)
Il est assez ordinaire de donner le nom d’Eglise à de simples parties de l’Eglise universelle. Ainsi l’Apôtre parle de l’Eglise de Corinthe, de la Galatie, de Laodicée, de Thessalonique. Il appelle même Eglise des familles particulières de Chrétiens. Ainsi il ordonne de saluer l’Eglise domestique de Prisca et d’Aquila, et dans un autre endroit, Aquila et Priscilla, dit-il, avec l’Eglise qui est dans leur maison, vous saluent très affectueusement dans le Seigneur. II s’exprime de la même manière en écrivant à Philémon.

Quelquefois le mot d’Eglise ne désigne que les Prélats et les Pasteurs. S’il ne vous écoute pas, dit Jésus Christ, dites-le à l’Eglise, c’est-à-dire à ses Pasteurs. Enfin, le lieu où s’assemble le peuple pour entendre la Parole de Dieu, ou pour accomplir quelque devoir religieux, ce lieu même est appelé l’église: Mais dans cet article, l’ensemble de tous les chrétiens bons et méchants, ceux qui doivent obéir aussi bien que ceux qui commandent, tous sont également compris sous le nom d’Eglise.
§ VII. — L’ÉGLISE EST APOSTOLIQUE.

Voici un dernier caractère propre à nous faire distinguer la véritable Eglise, elle vient des Apôtres, dépositaires du grand bienfait de la révélation. Sa doctrine n’est point une chose nouvelle, et qui commence, non, c’est la vérité transmise autrefois par les Apôtres, et répandue par eux dans tout l’univers. Il est donc évident pour tous que le langage impie des hérétiques d’aujourd’hui est absolument contraire à la Foi de la véritable Eglise, puisqu’il est si opposé à la doctrine prêchée par les Apôtres, et depuis eux jusqu’à nous. Voilà pourquoi les Pères du Concile de Nicée, pour faire comprendre à tous quelle était l’Eglise catholique, ajoutèrent au symbole, par une inspiration divine, le mot Apostolique. Et en effet, le Saint-Esprit qui gouverne l’Eglise, ne la gouverne que par des ministres apostoliques (c’est-à-dire par les successeurs légitimes des Apôtres). Cet esprit fut d’abord donné aux Apôtres, mais ensuite, grâce à l’infinie Bonté de Dieu, il demeura toujours dans l’Eglise (S. Augustin, Contra Cresc.); Et comme Elle est la seule qui soit gouvernée par le Saint-Esprit, Elle est aussi la seule qui soit infaillible dans la Foi et dans la règle des moeurs. Au contraire toutes les autres qui usurpent le nom d'Eglises sont sous la conduite de l'esprit du démon, et tombent nécessairement dans les plus funestes erreurs de doctrine et de morale.

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Message  Carolus.Magnus.Imperator. Dim 12 Fév 2012, 10:52 am

[Merci de ne pas placer d'images dans la section Doctrine.]

Portrait de xxx

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Message  Invité Lun 13 Fév 2012, 4:17 pm

Catéchisme de saint Pie X


§ 2. L’Eglise en particulier.


Comment peut-on distinguer l’Eglise de Jésus-Christ de tant de sociétés ou sectes fondées par les hommes et qui se disent chrétiennes ?


On peut distinguer la véritable Eglise de Jésus-Christ de tant de sociétés ou sectes fondées par les hommes et qui se disent chrétiennes, à quatre marques : elle est Une, Sainte, Catholique et Apostolique.



Pourquoi dites-vous que l’Eglise est Une ?

Je dis que la véritable Eglise est Une, parce que ses fils, à quelque temps et à quelque lieu qu’ils appartiennent, sont unis entre eux dans la même foi, le même culte, la même loi et la participation aux mêmes sacrements, sous un même chef visible, le Pontife Romain.



Ne pourrait-il pas y avoir plusieurs Eglises ?

Non, il ne peut y avoir plusieurs Eglises parce que, de même qu’il n’y a qu’un seul Dieu, une seule Foi et un seul Baptême, il n’y a et il ne peut y avoir qu’une seule véritable Eglise.



Mais n’appelle-t-on pas aussi Eglises l’ensemble des fidèles d’une nation ou d’un diocèse ?

On appelle aussi Eglises l’ensemble des fidèles d’une nation ou d’un diocèse, mais ce sont toujours des portions de l’Eglise universelle et elles forment avec elle une seule Eglise.

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Message  Invité Sam 31 Mar 2012, 5:15 pm

Encyclique "Mortalium Animos" du 6 janvier 1928 du Pape Pie XI
il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des Chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Eglise du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer.

Le retour à l'unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu'il l'a instituée lui-même pour le salut de tous.

Car jamais au cours des siècles, l'Epouse mystique du Christ n'a été souillée, et elle ne pourra jamais l'être, au témoignage de saint Cyprien: " L'Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu'une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l'inviolabilité d'un seul foyer " (De cath. Ecclesiae unitate, VI). Et le saint martyr s'étonnait vivement, et à bon droit, qu'on pût croire " que cette unité provenant de la stabilité divine, consolidée par les sacrements célestes, pouvait être déchirée dans l'Église et brisée par le heurt des volontés discordantes " (ibid.). Le corps mystique du Christ, c'est-à-dire l'Eglise, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l'instar d'un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu'il peut se composer de membres épars et disjoints; par suite, quiconque ne lui est pas uni n'est pas un de ses membres et n'est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30; 1,22).

Encyclique Mystici Corporis Christi - Pie XII le 29 juin 1943
Si l'Église est un corps, il est donc nécessaire qu'elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul: Bien qu'étant plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5.)
Pie XII - RADIOMESSAGE AU VIIIe CONGRÈS NATIONAL CATÉCHISTIQUE DES ÉTATS-UNIS A BOSTON (26 octobre 1946)
Et ainsi il annonça à ses disciples qu'il allait bâtir une Eglise ; son fondement, la base de sa force et de son unité, serait l'un d'eux, Pierre. Inébranlable contre les puissances du mal, imperturbable parmi l'écroulement des institutions purement humaines, recevant toujours son extension et son unité de celui qui, dans une ligne continue et sans brisure, serait le successeur du premier Vicaire du Christ, elle doit subsister jusqu'à ce que le temps et l'espace ne soient plus, jusqu'à ce que le livre de l'histoire humaine soit fermé.

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Message  Roger Boivin Sam 31 Mar 2012, 5:57 pm

Donnez-vous pas cette peine, Guillaume, pour nous, sur Te Deum et Deo Juvante, le Symbole de Nicée est la parfaite expression de notre sainte Foi ; alors remballez vos insinuations dégradantes et calomnieuses. C'est à croire que vous êtes complètement bouché ! ..et même malintentionné.
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Message  Louis Dim 01 Avr 2012, 7:49 am

En raison de vos manipulations d'éditions de vos messages, ce procédé étant malhonnête, vous êtes suspendus jusqu'au 15 avril 2012.

Bien à vous.

Louis. Administrateur.

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Commentaires du Magistère sur l'emploi du mot "Eglise" Empty Re: Commentaires du Magistère sur l'emploi du mot "Eglise"

Message  Invité Mer 18 Avr 2012, 2:44 pm

Pie XII, encyclique Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 a écrit:

Que si nous comparons le Corps mystique avec ce qu'on appelle corps moral, il faut alors remarquer que la différence est grande, et même d'importance et de gravité extrêmes. Dans le corps moral en effet, il n'y a pas d'autre principe d'unité que la fin commune et, au moyen de l'autorité sociale, la commune poursuite de cette même fin; dans le Corps mystique dont Nous parlons, au contraire, à cette commune poursuite s'ajoute un autre principe intérieur qui, existant vraiment dans tout l'organisme aussi bien que dans chacune des parties, et y exerçant son activité, est d'une telle excellence que, par lui-même, il l'emporte sans aucune mesure sur tous les liens d'unité qui font la cohésion d'un corps physique ou social. Ce principe, Nous l'avons dit, n'est pas de l'ordre naturel, mais surnaturel; bien mieux, c'est en lui-même quelque chose d'absolument infini et incréé, à savoir l'Esprit de Dieu qui, selon saint Thomas, " un et unique, remplit toute l'Eglise et en fait l'unité " (1).

En conséquence, la signification exacte de ce mot nous rappelle que l'Eglise, qui doit être regardée comme une société parfaite en son genre, n'est pas seulement composée d'éléments et de principes sociaux et juridiques. Elle surpasse, et de beaucoup, toutes les autres communautés humaines (2); elle leur est supérieure autant que la grâce surpasse la nature, et que les réalités immortelles l'emportent sur toutes les réalités périssables (3). Les communautés de cette sorte, surtout la société civile, ne doivent pas être méprisées, certes, ni traitées comme des choses de peu de valeur; cependant l'Eglise ne se trouve pas tout entière dans des réalités de cet ordre, pas plus que l'homme ne consiste tout entier dans l'organisme de notre corps mortel (4). Ces éléments juridiques, il est vrai, sur lesquels l'Eglise, elle aussi, s'appuie et qui la composent, proviennent de la constitution divine donnée par le Christ et servent à atteindre la fin surnaturelle ; néanmoins ce qui élève la société chrétienne à un degré qui dépasse absolument tout l'ordre de la nature, c'est l'Esprit de notre Rédempteur qui, comme source des grâces, des dons et de tous les charismes, remplit à jamais et intimement l'Eglise et y exerce son activité. L'organisme de notre corps est, assurément, une œuvre merveilleuse du Créateur; mais combien est-il dépassé par la haute dignité de notre âme ! De même la structure sociale de la communauté chrétienne, qui proclame d'ailleurs la sagesse de son divin Architecte, est cependant d'un ordre tout à fait inférieur, dès qu'on la compare aux dons spirituels dont elle est ornée et dont elle vit, et à leur source divine. Ceux-là se trouvent dans une grave erreur qui se représentent à leur fantaisie une Eglise pour ainsi dire cachée et nullement visible ; de même ceux qui la regardent comme une institution humaine avec un certain corps de doctrine et des rites extérieurs, mais sans communication de vie surnaturelle (5). Tout au contraire: comme le Christ, Chef et Modèle de l'Eglise, " n'est pas tout entier si on ne voit en lui que la nature visible... ou la nature divine invisible, mais il ne fait qu'un par et dans l'une et l'autre natures; de même son Corps mystique " (6); car le Verbe de Dieu a pris une nature humaine sujette aux souffrances pour que, une fois la société visible fondée et consacrée par son sang divin, " l'homme fût rappelé par le gouvernement visible aux réalités invisibles " (7).


(1) S. THOMAS, De Veritate, q. 29, art. 4, c.

(2) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Sapientiæ christianæ du 10 janvier 1890. ASS XXII (1889-1890) 392. Cf. SVS n. 875.

(3) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 724. Cf. SVS n. 637.

(4) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605.

(5) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 606.

(6) LÉON XIII, ibidem, p. 710. Cf. SVS n. 606.

(7) S. THOMAS, De veritate, q. 29, art. 4 ad 3.

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Commentaires du Magistère sur l'emploi du mot "Eglise" Empty Re: Commentaires du Magistère sur l'emploi du mot "Eglise"

Message  Sandrine Mer 18 Avr 2012, 3:06 pm

Guillaume a écrit:
Spoiler:
Pie XII, encyclique Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 a écrit:

Que si nous comparons le Corps mystique avec ce qu'on appelle corps moral, il faut alors remarquer que la différence est grande, et même d'importance et de gravité extrêmes. Dans le corps moral en effet, il n'y a pas d'autre principe d'unité que la fin commune et, au moyen de l'autorité sociale, la commune poursuite de cette même fin; dans le Corps mystique dont Nous parlons, au contraire, à cette commune poursuite s'ajoute un autre principe intérieur qui, existant vraiment dans tout l'organisme aussi bien que dans chacune des parties, et y exerçant son activité, est d'une telle excellence que, par lui-même, il l'emporte sans aucune mesure sur tous les liens d'unité qui font la cohésion d'un corps physique ou social. Ce principe, Nous l'avons dit, n'est pas de l'ordre naturel, mais surnaturel; bien mieux, c'est en lui-même quelque chose d'absolument infini et incréé, à savoir l'Esprit de Dieu qui, selon saint Thomas, " un et unique, remplit toute l'Eglise et en fait l'unité " (1).

En conséquence, la signification exacte de ce mot nous rappelle que l'Eglise, qui doit être regardée comme une société parfaite en son genre, n'est pas seulement composée d'éléments et de principes sociaux et juridiques. Elle surpasse, et de beaucoup, toutes les autres communautés humaines (2); elle leur est supérieure autant que la grâce surpasse la nature, et que les réalités immortelles l'emportent sur toutes les réalités périssables (3). Les communautés de cette sorte, surtout la société civile, ne doivent pas être méprisées, certes, ni traitées comme des choses de peu de valeur; cependant l'Eglise ne se trouve pas tout entière dans des réalités de cet ordre, pas plus que l'homme ne consiste tout entier dans l'organisme de notre corps mortel (4). Ces éléments juridiques, il est vrai, sur lesquels l'Eglise, elle aussi, s'appuie et qui la composent, proviennent de la constitution divine donnée par le Christ et servent à atteindre la fin surnaturelle ; néanmoins ce qui élève la société chrétienne à un degré qui dépasse absolument tout l'ordre de la nature, c'est l'Esprit de notre Rédempteur qui, comme source des grâces, des dons et de tous les charismes, remplit à jamais et intimement l'Eglise et y exerce son activité. L'organisme de notre corps est, assurément, une œuvre merveilleuse du Créateur; mais combien est-il dépassé par la haute dignité de notre âme ! De même la structure sociale de la communauté chrétienne, qui proclame d'ailleurs la sagesse de son divin Architecte, est cependant d'un ordre tout à fait inférieur, dès qu'on la compare aux dons spirituels dont elle est ornée et dont elle vit, et à leur source divine. Ceux-là se trouvent dans une grave erreur qui se représentent à leur fantaisie une Eglise pour ainsi dire cachée et nullement visible ; de même ceux qui la regardent comme une institution humaine avec un certain corps de doctrine et des rites extérieurs, mais sans communication de vie surnaturelle (5). Tout au contraire: comme le Christ, Chef et Modèle de l'Eglise, " n'est pas tout entier si on ne voit en lui que la nature visible... ou la nature divine invisible, mais il ne fait qu'un par et dans l'une et l'autre natures; de même son Corps mystique " (6); car le Verbe de Dieu a pris une nature humaine sujette aux souffrances pour que, une fois la société visible fondée et consacrée par son sang divin, " l'homme fût rappelé par le gouvernement visible aux réalités invisibles " (7).


(1) S. THOMAS, De Veritate, q. 29, art. 4, c.

(2) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Sapientiæ christianæ du 10 janvier 1890. ASS XXII (1889-1890) 392. Cf. SVS n. 875.

(3) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 724. Cf. SVS n. 637.

(4) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605.

(5) Cf. LÉON XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 606.

(6) LÉON XIII, ibidem, p. 710. Cf. SVS n. 606.

(7) S. THOMAS, De veritate, q. 29, art. 4 ad 3.
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Message  ROBERT. Mer 18 Avr 2012, 3:51 pm

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Merci Sandrine: je me demandais s'il fallait le faire...
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