Redéfinition du terme SECTE dans la Secte Conciliaire ou pseudo-église catholique

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Message  Roger Boivin Jeu 03 Nov 2011, 2:44 pm


Définition de la secte et attitudes envers les sectes dans l’Eglise catholique romaine

Définir la secte dans l’Église catholique et préciser son attitude par rapport au phénomène sectaire semble être, de prime abord, une opération sans grande difficulté. Il s’agit avant tout d’un travail descriptif. Pourtant, elle présente une difficulté majeure. Elle rient à l’Église catholique elle-même. Comment une réalité historique pluriséculaire, répandue sur tous les continents, représentée par différents niveaux hiérarchiques (diocésain, national, international, etc.) et par différentes instances (magistère pontifical, ministère apostolique, théologiens), pourrait-elle donner une définition univoque et manifester en tous lieux des attitudes similaires ? On est d’emblée confronté à la diversité des situations locales, aux limites d’un discours universel et à l’abondance de la documentation existante.
Après quelques rappels historiques, nous nous en tiendrons aux définirions actuelles que l’Église catholique donne de la « secte » au moyen de deux déclarations pour « l’Église universelle », de textes d’Églises particulières [1]; et de regroupements d’Églises particulières; la situation en France clôturera ce premier chapitre. Puis nous rendrons attentif le lecteur à la diversité des attitudes qui existent au sein de l’Église universelle, en présentant des discours du magistère pontifical, de la curie et de théologiens, et en faisant état des diverses pratiques pastorales; au terme de cette nouvelle étape, la question du dialogue avec les « sectes » permettra de ressaisir l’éventail de ces attitudes. Au cours de ces deux chapitres, nous constaterons que les catholiques vont dans le sens d’une ouverture considérable au regard des siècles écoulés, et cela au nom d’un souci de cohérence interne; mais, du fait précisément de son passé, de sa stratégie missionnaire encore en vigueur jusqu’au début de notre siècle et de la diversité des situations socio-religieuses [2], des tensions, des confusions et des incohérences demeurent. Ce sont ces incohérences que nous soulignerons en conclusion.

Remarques préliminaires

Il est certes abusif de dire que le terme « secte » est lié, en Occident, à l’intolérance catholique et à son exclusivisme ecclésiocentrique [3]. En effet avant d’être catholique, protestante ou orthodoxe, l’Église avait déjà ses « sectes »; par ailleurs, on connaît le comportement de Luther par rapport aux anabaptistes [4]; enfin l’exclusivisme et le sectarisme apparaissent comme un défaut commun aux monothéismes. Néanmoins, il est clair que l’Église catholique dès la seconde moitié du 16e siècle visera par ce terme et les luthériens et l’Islam, et la confession Israélite (« la secte de Moïse »). C’est en effet avec la Réforme protestante et particulièrement le protestantisme radical que le terme « secte » va connaître son heure de gloire.
Ce mot est alors à entendre à partir de la racine latine secare : est « secte » tout groupe qui s’est coupé du tronc initial (du catholicisme, selon les catholiques), à commencer par les luthériens (qui ont massivement suivi - sequor - un maître hérétique). La « secte des luthériens » sera l’exemple donné au mot « secte » jusqu’en 1967 dans Le Petit Larousse. Le cadre de référence est toujours le christianisme [5]. Par extension, tout groupe religieux (voire même idéologique ou philosophique) non catholique est appelé « secte ». Le libre arbitre protestant est considéré comme étant la cause du développement sectaire, il est aussi à l’origine du rationalisme : Joseph Rey, théologien et professeur à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg en 1880, range francs-maçons, naturalistes, déistes, humanistes, rationalistes, socialistes et communistes sous le terme générique de secte [6].

En France, comme dans les pays à majorité catholique, c’est l’Église catholique qui désigne ce qu’il convient d’entendre par « sectes » jusque dans les années 1970. Le Code de droit canonique de 1917 (en vigueur jusqu’en 1983) désigne par le mot secte : « les sociétés ou collectivités dont l’activité s’exerçait contre l’Église et/ou contre la société civile. Les francs-maçons, les socialistes, les vieux-catholiques, les communistes et la ligue de l’enseignement de Jean Macé pour la France faisaient partie pêle-mêle des sectes condamnées par l’Église [7]. En 1954, les dominicains H.-CH. Chery et M.-B. Lavaud publient respectivement L’offensive des sectes (Paris, Cerf) et Sectes modernes et foi catholique (Paris, Aubier). Le ton du discours a changé et le souci d’observation est plus manifeste. Néanmoins les deux religieux demeurent dans le cadre établi par les apologistes du 19e siècle et du début du 20e siècle. Selon M.-B. Lavaud, il faut entendre par secte »toute fraction séparée par l’individualisme, qui s’oppose à la vérité et à l’unité de la seule vraie Église et mène la vie propre d’un groupe séparé« . Dès lors, l’Église catholique »ne peut se reconnaître, en tant qu’Église, les mêmes torts, moins que tout autre celui d’avoir erré dans la foi. Elle a conscience d’avoir « gardé le dépôt » intact qui, chez tous ceux qui se sont séparés d’elle, a subi des altérations ou mutilations plus ou moins graves et étendues" [8].

I. Définitions actuelles du terme « secte » par l’Église catholique

Les précisions précitées étaient nécessaires pour comprendre les évolutions qui vont suivre. Ces évolutions s’enracinent dans une volonté d’ouverture de l’Église catholique aux autres confessions chrétiennes (l’oecuménisme), puis aux autres religions (dialogue interreligieux) [9]. L’ouverture, le dialogue inaugurés, quoiqu’ils ne concernent pas directement les « sectes » (il n’en est pas question dans ces textes), vont nécessairement avoir des répercussions sur le discours et sur les attitudes de l’Église catholique par rapport à l’ensemble des groupes religieux, à commencer par ceux qu’elle appelait traditionnellement « sectes ». La perception du pluralisme confessionnel va évoluer du fait de l’irruption d’un pluralisme religieux massif : pouvait-on encore s’opposer entre chrétiens alors que se développaient des croyances autres, mais aussi l’indifférentisme ?

A partir de cette époque, des pas déterminants vont être accomplis dans le domaine du dialogue. C’est dans cette ligne qu’il faut entendre quelques textes et déclarations concernant les « sectes »; ils vont eux aussi apparaître extrêmement novateurs.

(..)


http://www.portstnicolas.org/plage/le-monde-des-sectes/article/definition-de-la-secte-et-attitudes-envers-les-sectes-dans-l-eglise-catholique-romaine


Dernière édition par Roger Boivin le Jeu 11 Aoû 2016, 10:49 am, édité 1 fois
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Message  Roger Boivin Mer 06 Avr 2016, 10:35 am



Et plus bas, dans le texte moderniste ci-haut, à « I.3. Le service national Pastorale et sectes en France » :


A partir des ces remarques liminaires, il apparaît clairement que l’Église catholique a considérablement évolué par rapport à la définition de la « secte ». Hier, elle s’opposait aux autres confessions chrétiennes et aux autres religions avec la certitude de posséder la vérité absolue, « d’où sa prétention à être la norma normans ». En conséquence, elle qualifiait de « secte » tout groupe religieux acatholique. Or aujourd’hui, ce n’est plus l’Église, mais les pouvoirs publics qui déterminent ce qu’est la « secte », non plus au nom de croyances ou de convictions religieuses hétérodoxes, mais en fonction d’un cadre juridique. Et c’est cette acception que prend en compte l’Église catholique [32], dans une partie de son discours actuel.


http://www.portstnicolas.org/plage/le-monde-des-sectes/article/definition-de-la-secte-et-attitudes-envers-les-sectes-dans-l-eglise-catholique-romaine



Et ce que dit le CATÉCHISME SUR LE MODERNISME à propos de l'évolutionnisme :


§ III. — Application de révolutionnisme.


D. — Après ce travail qui a classé les documents selon leur date d'origine arbitrairement déterminée, n'y a-t-il pas une nouvelle opération à laquelle se livrera le critique ?

R. — « Suit une autre opération. »

D. — Quelle distinction rend nécessaire aux yeux du critique moderniste cette opération nouvelle ?

R. — « Il y a à distinguer entre l'origine d'un fait et son développement : ce qui naît en un jour ne prend des accroissements qu'avec le temps. »

D. — En vertu de cette distinction entre l'origine d'un fait et son développement, quel sera le nouveau partage que le critique moderniste fera dans les documents ?

R. — « Le critique reviendra donc aux documents échelonnés déjà par lui à travers les âges, et en fera encore deux parts, l'une se rapportant à l'origine, l'autre au développement. »

D. — Que fera-t-il des documents se rapportant au développement d'un fait ?

R. — « Il les répartira à diverses époques, dans un ordre déterminé. »

D. — Quel priricipe le dirigera dans la détermination de cet ordre ?

R. — « Le principe qui le dirigera dans cette opération lui sera fourni une fois de plus par le philosophe. »

D. — Quel est ce principe qui, d'après le philosophe moderniste, domine et régit l'histoire ?

R. — « D'après le philosophe, une loi domine et régit l'histoire, c'est l'évolution. »

D. — Comment donc l'historien moderniste, armé de la loi de révolution, traitera-t-il l'histoire de l'Eglise ?

R. — « A l'historien donc de scruter à nouveau les documents, d'y rechercher attentivement les conjonctures ou con- ditions que l'Eglise a traversées au cours de sa vie, d'évaluer sa force conservatrice, les nécessités intérieures et extérieures qui l'ont stimulée au progrès, les obstacles qui ont essayé de lui barrer la route. »

D. — Pour tout dire en un mot, que recherche l'historien moderniste dans les documents de l'histoire de l'Eglise ?

R. — « En un mot, il recherche tout ce qui peut renseigner sur la manière dont se sont appliquées en elle les lois de l'évolution. »

D. — Apres cet examen attentif pour découvrir dans l'histoire de l'Eglise la loi de son évolution, que fait le critique ?

R. — « Cela fait, et comme conclusion de cette étude, il trace une sorte d'esquisse de l'histoire de l'Eglise. »

D. — Quel est le dernier travail du critique moderniste une fois quil a ainsi tracé cette esquisse fantaisiste de l'histoire de l'Eglise ?

R. — « Le critique y adapte son dernier lot de' documents, la plume court, l'histoire est écrite. »

D. — Mais si l'historien et le critique chez le moderniste se laissent ainsi dominer par les principes du philosophe, quel sera en bonne logique le véritable auteur de l'histoire ainsi éctite ? Sera-ce l'historien, sera-ce le critique ?

R. — « A coup sûr, ni l'un ni l'autre, mais bien le philosophe. »

D. — Pourquoi le philosophe ?

R. — « Du commencement à la fin n'est-ce pas ïà priori ? Sans contredit. »

D. — Et quel est cet à priori ?

R. — « Un à priori où l'hérésie foisonne. »

D. — De pareils historiens ne sont-ils pas à plaindre ?

R. — « Ces hommes-là nous font véritablement compassion : d'eux l'Apôtre dirait : « Ils se sont évanouis dans leurs pensées.... se disant sages, ils sont tombés en démence (1). »

D. — Mais s'ils font compassion, ces historiens modernistes n'excitent-ils pas aussi à juste litige notre indignation ?

R. — « Où ils soulèvent le cœur d'indignation, c'est quand ils accusent l'Eglise de torturer les textes, de les arranger et de les amalgamer à sa guise et pour les besoins de sa cause. »

D. — Quel sentiment les pousse à accuser l'Eglise de torturer les textes ?

R. — « Simplement, ils attribuent à l'Eglise ce qu'ils doivent sentir que leur reproche très nettement leur conscience. »

(1) Ad Rom., I. 21, 22.



CATÉCHISME SUR LE MODERNISME d'après l'encyclique Pascendi Domini Gregis - pages 59-60-61 :

https://archive.org/stream/catchismesurl00lemi#page/58/mode/2up


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Message  Roger Boivin Dim 11 Sep 2016, 11:50 am


En fait, en ce qui concerne "Vatican II", ce faux concile est une redéfinition de la doctrine catholique ; une redéfinition de l'Église catholique :


CHAPITRE LVII

II. — TENTATION FONDAMENTALE ET GÉNÉRALE

I. — DE LA RENAISSANCE A LA RÉVOLUTION. — Tout en continuant à susciter des hérésies, Satan institua au sein de l'Eglise une secte chargée d'en chasser l'esprit surnaturel pour y substituer l'esprit naturaliste — C'est bien le but poursuivi par la Franc-Maçonnerie, depuis le XIVe siècle, d'établir la religion naturelle sur les ruines de la religion révélée. — Preuves de ce dessein. — Essai d'institution de la religion naturelle après la Terreur.        


Page 802 :
(en pdf) : LA CONJURATION ANTICHRÉTIENNE - Le Temple Maçonnique voulant s'élever
sur les ruines de l'Église Catholique - Tome III - Mgr Henri Delassus, Docteur en Théologie :

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Delassus/ConjurationT3.pdf



https://messe.forumactif.org/t6240-la-revolution-en-tiare-et-en-chape-mgr-de-segur#114372
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