Institutions apostoliques des Fêtes et des Solennités ( Abbé Maistre)

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Message  gabrielle Ven 17 Avr 2009, 6:19 pm

CHAPITRE IV AUTRES MONUMENTS DIRECTS ET SPÉCIAUX
INSTITUTIONS APOSTOLIQUES des Fêtes et des Solennités commémoratives des principaux faits du Seigneur, de la Sainte Vierge , des Apôtres et des Martyrs du premier siècle.


Ces Fêtes et ces Solennités, instituées par les Apôtres et correspondant exactement aux grands mystères de la vie de Jésus-Christ, dont il a été parlé dans le cours de la Christologie, sont autant de preuves très-authentiques et éminemment monumentales de ces mêmes faits.

Elles sont les témoignages publics et généraux de toutes les Eglises Apostoliques : les témoignages les plus unanimes et les plus magnifiques de toutes les chrétientés de la terre, fondées dès le premier siècle, dans le monde entier, par les Apôtres et par les Hommes Apostoliques.

Ces premiers ministres de Jésus-Christ ont jugé qu'il était très-important de consacrer, par un monument éternel, le souvenir d'un miracle qui a fondé le Christianisme, par exemple, de la Résurrection de Jésus-Christ. Ce grand événement, ils en ont fait un article de notre foi, ils l'ont renfermé dans le Symbole, ils ont fait une nécessité d'y croire.


La grande Christologie par M. l'Abbé MAISTRE
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Message  gabrielle Sam 18 Avr 2009, 6:11 pm

Aussi, dès l'origine du Christianisme, les Apôtres célébrèrent le Dimanche et le nommèrent le Jour du Seigneur, ou le jour de Résurrection du Seigneur.

Ici, ce sont les Témoins mêmes de l'événement qui établissent la fête, et qui la font célébrer sur le lieu même où il est arrivé, par des milliers d'hommes qui ont pu vérifier, par eux-mêmes, la réalité du fait, et prendre toutes les informations possibles.

A moins que tous n'aient été saisis d'un accès de démence, ils n'ont pas pu se résoudre à rendre, par une cérémonie publique, témoignage d'un fait duquel ils n'auraient pas été bien convaincus. Cela doit se dire de toutes les fêtes de Jésus-Christ.

Dès le premier siècle, on a célébré aussi la fête des Martyrs ou Témoins de Jésus-Christ. Selon la pensée des premiers fidèles, la mort d'un martyr était pour lui une victoire, et pour la Religion un triomphe ; le sang de ce Témoin cimentait l'édifice de l'Eglise, en attestant les faits surnaturels et divins de Jésus-Christ et des Apôtres.

On solennisait donc le jour de sa mort et on l'appelait son jour natal, parce que sa mort était pour lui une naissance à la vie véritable, une entrée dans la vie éternelle et glorieuse ; l'on s'assemblait à son tombeau, qu'on appelait sa Confession ou son Témoignage, et l'on y célébrait les Saints Mystères, les fidèles y ramenaient leur foi et leur courage par son exemple.

Cette célébration, ce culte se pratiquait, dès le premier siècle, en Asie et en Europe, comme le reconnaissent eux-mêmes les savants protestants Mosheim, Bingham, Beausobre, et comme le prouvent les Actes du martyre de S. Ignace d'Antioche et de S. Polycarpe, de même que ceux des Apôtres S. Pierre et S. Paul.

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Message  gabrielle Dim 19 Avr 2009, 5:46 pm

En effet, le témoignage des premiers martyrs, de S. Etienne, des Apôtres et de leurs Disciples, scellé par l'effusion volontaire de leur sang, était une trop grande preuve de la foi, était par conséquent trop précieux, pour ne pas le remettre continuellement sous les yeux des Fidèles.

Cette preuve, qui anéantissait le scepticisme des Philosophes du premier siècle, devait également confondre l'audace des Incrédules de notre époque et de ceux de tous les siècles.

Le premier et le deuxième siècles, en consacrant la mémoire de ces héros du Fils de Dieu, par des tombeaux placés et vénérés dans les assemblées chrétiennes, par des inscriptions religieuses, par des fêtes et des cérémonies annuelles, avaient pour but d'honorer en eux, non des qualités purement humaines, non un mérite naturel, non des services temporels rendus aux hommes, mais un courage surhumain, inspiré par la Grâce Divine, mais un mérite surnaturel que Dieu a couronné d'une gloire éternelle, mais un Pouvoir d'intercession qu'il a daigné leur accorder dans le Ciel, et qu'il a fait éclater sur la terre, à leurs tombeaux, par des prodiges et des bienfaits miraculeux, authentiquement prouvés.

Ainsi, dès l'origine, la célébration de leurs fêtes a été, comme aujourd'hui, un signe d'honneur et de culte religieux.

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Message  ROBERT. Dim 19 Avr 2009, 6:13 pm

.

En lisant votre deuxième "post" sur les Institutions Apostoliques de l'abbé Maistre, une chose, entre autres, m'a frappée: ce sont des protestants qui reconnaissent les martyrs de l'Église, tout comme ce sont des protestants (rappellez-vous les O.M.I au Canada) qui louent le courage surhumain, le mérite surnaturel de nos missionnaires venus de France. Shocked .. Et où étaient alors les catholiques pour parler du même sujet ? Rarissimes, à ce que l'on voit...On devrait avoir honte !... Embarassed...et moi le premier...
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Message  gabrielle Lun 20 Avr 2009, 5:39 pm

Ainsi, outre les fêtes du Seigneur, qui sont consacrées à célébrer soit les bienfaits de Dieu, soit les Mystères du Fils de Dieu, il y a encore les Fêtes des Saints, lesquelles sont établies pour honorer et célébrer la mémoire des Saints Martyrs ou des Saints Confesseurs qui, sans verser leur sang, ont rendu par leur vie témoignage à la vérité.

I.— Célébration universelle du Saint Sacrifice de la Messe, depuis le premier siècle jusqu'à nos jours. Cette grande Institution, prédite dès le commencement du monde, établie par Jésus-Christ, Fils de Dieu et Grand-Prêtre du Nouveau- Testament, a été dès lors universellement et perpétuellement embrassée et observée dans le monde entier. Dès lors, ce Sacrifice par excellence s'est offert magnifiquement, très-dévotement et très-solennellement dans tous les lieux de la terre, depuis le lever du soleil jusque son couchant, comme s'exprime le Prophète : ab ortu solis usquè ad occasum ! — Quel admirable monument que ce grand fait évangélique, accompli pour la première fois par l'Auteur lui-même du Nouveau Testament, — renouvelé ensuite, sans discontinuation, par les Apôtres et par les Hommes Apostoliques, par les Soixante-douze Disciples et par tous les Prêtres du premier siècle et des siècles subséquents

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Message  Louis Lun 20 Avr 2009, 6:32 pm

Dès lors, ce Sacrifice par excellence s'est offert magnifiquement, très-dévotement et très-solennellement dans tous les lieux de la terre, depuis le lever du soleil jusque son couchant, comme s'exprime le Prophète : ab ortu solis usquè ad occasum !

En 1934, selon un Missel Vespéral:

350 000 prêtres offrent le mystère pascal quotidiennement célébré ( ce qui représente 3 à 4 consécrations par seconde), chaque jour et à chaque instant.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  gabrielle Mar 21 Avr 2009, 6:23 pm

Merci Missale pour ces infos...


II — Le Dimanche, c'est-à-dire jour du Seigneur, ou jour de la Résurrection du Seigneur, a été substitué par les Apôtres au Sabbat des Juifs, pour être le jour du repos des¬tiné à honorer la Résurrection du Sauveur, laquelle arriva ce jour-là, c'est-à-dire le lendemain du Sabbat.—Il est fait mention du Dimanche dans les Ecrits des Apôtres et de leurs Disciples : 1 cor. xvi, 2 ; Apoc,, I. 10 ; Epist. Barnabæ, n° 15. Ainsi, ce monument de la Résurrection de Jésus-Christ a été établi par les témoins oculaires, à la date même de l'événement, et célébré par ceux qui étaient à même d'en savoir la vérité. Les Incrédules n'ont jamais fait attention à cette circonstance. — Le jour du Dimanche, qu'on appelle jour du Soleil, dit S. Justin dans son Apologie, tous ceux qui demeurent à la ville ou à la campagne, s'assemblent en un même lieu, et là on lit les Ecrits des Apôtres et des Prophètes... Il fait ensuite la description de la Liturgie, qui était absolument ce qu'elle est aujourd'hui.

III. — L'Avent est un temps consacré par l'Eglise, pour se préparer à célébrer dignement la fête de l' Avènement ou de la Nativité de Jésus-Christ, et qui précède immédiatement cette fête. — Ce temps dure quatre semaines et commence le dimanche qui tombe ou le jour de S. André, ou le jour qui en est le plus proche, soit avant, soit après, c'est-à-dire le dimanche qui tombe entre le 27 novembre et le 3 décembre inclusivement. L'institution du temps de l'Avent paraît aussi ancienne que celle de Noël, bien que la discipline à cet égard n'ait pas toujours été la même. Ce que le Carême est à Pâques, l'Avent l'est à la fête de Noël. Les Orientaux et les anciens moines d'Occident jeûnaient quarante jours avant la fête de Noël. — Le premier dimanche de l'Avent est le premier jour de l'année ecclésiastique. C'est en ce jour que l'Eglise commence à soupirer avec les Patriarches après la venue du Messie et témoigne espérer dans son Salut.

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Message  gabrielle Mer 22 Avr 2009, 6:03 pm

IV. — La Fête de Noël a été instituée par les Apôtres, pour célébrer la Naissance de Jésus-Christ. Les Constitutions Apostoliques, l. v, c. 13, disent à ce sujet : Frères, observez les jours de fêtes, et en premier lieu le jour natal du Seigneur, que vous devez célébrer le vingt-cinquième jour du neuvième mois, à partir du mois de mars, lequel était alors le premier mois de l'année. Les divers auteurs qui ont traité de cette fête, notamment S. Jean Chrysostôme, s'accordent à dire qu'elle a été célébrée, dès le commencement, dans l'Orient et dans l'Occident.


V. — La Fête de la Circoncision de Noire-Seigneur se cé¬lèbre le premier jour de janvier : elle s'appelait autrefois l'Octave de la Nativité. Jésus-Christ a dit lui-même qu'il n'était pas venu pour détruire la Loi, mais pour l'accomplir ; conséquemment, il se soumit à la Circoncision et la reçut comme les autres enfants. Suivant la Tradition générale, e fut à Bethléem, et, selon S. Epiphane, dans la grotte même où il était né. Dans cette cérémonie, il reçut le nom de Jésus ou de Sauveur : ce qui donna lieu à la fête du Saint Nom de Jésus.


VI. — L'Epiphanie, appelée encore Théophanie, Chris-tophanie, fête des Rois-Mages, est la fête de la Manifestation de Notre-Seigneur aux Gentils, dans la personne des Mages. Ce sont les Apôtres qui ont institué cette solen¬nité : que le Jour de l'Epiphanie, disent-ils dans leurs Cons¬titutions, l. 5, c. 13, soit pour vous un jour digne du plus grand honneur ; c'est en ce jour que le Seigneur nous a manifesté sa divinité; que cette fête se célèbre le 6 du dixième mois. — Dès les premiers temps, l'Eglise célébrait encore, en ce même jour, la manifestation publique et solennelle du Messie, en joignant à la prodigieuse Apparition de l'Etoile des Mages, les merveilles du Baptême de Jésus, où il fut proclamé avec éclat Conducteur du Peuple de Dieu, par Dieu le Père et le Saint-Esprit ; on y ajoutait le miracle de Cana, où, en changeant miraculeusement l'eau en vin, Jésus-Christ manifesta pour la première fois sa gloire à ses Disciples. — C'est pour ces raisons que cette grande solennité s'appelait la Fête des Théophanies, c'est-à-dire des miraculeuses Manifestations du Seigneur. (Voir Cotelier in Constit. Apost., I. 5, c. 13.) — Quel beau monument des faits divins de Notre-Seigneur, puisqu'il est certain, disent les Historiens ecclésiastiques et les Théologiens, que cette fête a toujours été, dès l'origine, très-célèbre dans toutes les Eglises orientales et occidentales, et qu'elle est d'institution Apostolique !

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Message  gabrielle Ven 24 Avr 2009, 5:32 pm

VII. — Le Carême, Quadragesima, est un jeûne de quarante jours, observé par les Chrétiens pour se préparer à célébrer la fête de Pâques et pour imiter le jeûne de quarante jours de Notre-Seigneur.

Suivant S. Clément de Rome, S. Augustin, S. Jérôme, S. Léon et la plupart des Pères du deuxième et troisième siècle, ceux du quatrième et cinquième siècle, etc., le Carême a été institué par les Apôtres. Les Auteurs du deuxième siècle, les Pères du Concile de Nicée (325), ceux du Concile de Laodicée de 365, parlent du Carême comme d'un usage observé de tout temps dans toute l'Eglise. Or, dit S. Augustin, ce que l'on trouve établi dans toute l'Eglise, sans que l'on en voie l'institution dans aucun Concile, doit être regardé comme une institution établie par les Apôtres. Le Carême, se trouvant établi de toutes parts dès le second siècle, est donc une institution apostolique. — De plus, le premier siècle atteste ce fait traditionnel ; car le soixante-neuvième canon des Apôtres le témoigne expressément :

« Si quelqu'un, évêque ou prêtre, ou diacre ou lecteur ou chantre, ne jeûne pas dans la sainte Quadragésime, qu'il soit déposé; à moins qu'il ne soit empêché par son état de faiblesse; si c'est un laïque, qu'il soit retranché. »

Telle est la discipline ecclésiastique établie par les Apôtres, et rédigée en ces termes par S. Clément de Rome, leur disciple, leur collaborateur et le successeur de S. Pierre. — S. Ignace, ep. ad Philipp. 13, rappelle la même institu¬tion. Les Constitutions Apostoliques, l. v, c. 13, font de même : Servandum vobis est jejunium Quadragesimæ, continens recor-dationem conversationis Dominicæ et Legis latæ... Les protes¬tants tentèrent de faire douter de l'origine apostolique du Carême ; mais ils furent savamment réfutés, et par les Catholiques, et par leurs propres docteurs, notamment par Bévéridge, évêque de Saint-Asaph, théologien anglican, dans ses Annot. sur les Canons des Apôtres, l. 3.

Les Apôtres, par cette institution sévère, ayant le caractère d'un précepte général établi dans l'Eglise, ont rappelé le jeûne de quarante jours de Jésus-Christ et le jour de sa glorieuse Résurrection, et ont voulu les honorer de la sorte. C'est un éclatant monument de ces deux grands faits Evangéliques.


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Message  ROBERT. Ven 24 Avr 2009, 9:04 pm

Parce Domine a écrit: ... Les protestants tentèrent de faire douter de l'origine apostolique du Carême ; mais ils furent savamment réfutés, et par les Catholiques, et par leurs propres docteurs, notamment par Bévéridge, évêque de Saint-Asaph, théologien anglican, dans ses Annot. sur les Canons des Apôtres, l. 3.

Les Apôtres, par cette institution sévère, ayant le caractère d'un précepte général établi dans l'Eglise, ont rappelé le jeûne de quarante jours de Jésus-Christ et le jour de sa glorieuse Résurrection, et ont voulu les honorer de la sorte. C'est un éclatant monument de ces deux grands faits Evangéliques.

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Pensez-vous que les protestants, s'ils ont été capables de savamment réfuter d'autres protestants qui doutaient de l'origine apostolique du Carême, pensez-vous que des protestants pourraient confondre les INTRUS ?
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Message  gabrielle Sam 25 Avr 2009, 9:56 am

Facilement dans le sens. qu'ils connaissent très bien la doctrine de l'Église Catholique, et pourrait pointer du doigt toutes les hérésies des imposteurs
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Message  ROBERT. Sam 25 Avr 2009, 4:25 pm

Parce Domine a écrit:Facilement dans le sens. qu'ils connaissent très bien la doctrine de l'Église Catholique, et pourrait pointer du doigt toutes les hérésies des imposteurs

Si je me souviens, ils l'ont peut-être déjà fait.. Ex. des protestants qui se sont "convertis" à la secte montinienne, pensant que c'était la religion catholique...alors que c'était la même secte qu'ils venaient de quitter.. Au fait... pourquoi vous ai-je posé cette question...? Embarassed
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Message  gabrielle Sam 25 Avr 2009, 6:11 pm

VIII. — Le Dimanche des Rameaux et les quatre derniers jours de la Semaine Sainte étaient célébrés avec un zèle tout particulier, dès le premier et le deuxième siècle. Les Constitutions Apostoliques, l. v, c. 13-18, etc., en recommandent la célébration, à cause de la Passion et des grands Mystères qui s'y sont accomplis. Il est incontestable, dit Bergier, que, dès le temps des Apôtres, cette semaine a été consacrée à honorer la mort et la sépulture de Jésus-Christ par des offices spéciaux et par les cérémonies qu'on y observe. Dès lors, l'Eglise commandait un jeûne plus rigoureux que durant le reste du Carême. .

IX. — Pâques, la plus grande des fêtes de l'Eglise, se célèbre en mémoire de la Résurrection de Jésus-Christ. La Pâque des Hébreux, où l'on immolait l'Agneau, figurait prophétiquement la Pâque des Chrétiens, où, comme l'enseigne S. Paul, 1 Cor. v. 7-8. « Jésus-Christ, notre Agneau Pascal, a été immolé. » — Les plus anciens monuments, ceux du premier siècle et des siècles suivants, nous attestent que cette solennité est de même date que la naissance du Christianisme ; qu'elle a été établie du temps des Apôtres et par les Apôtres, témoins oculaires de la Résurrection de Jésus-Christ ; qu'elle a été, dès lors, célébrée par tous les premiers Chrétiens de Jérusalem, qui, placés sur le lieu même où ce grand miracle était arrivé, ont eu toutes les facilités possibles de se convaincre du fait ; ces centaines de mille hommes n'ont donc pu consentir à solenniser, avec tant de zèle, cette fête, que parce qu'ils étaient invincible ment persuadés de l'événement important qu'elle attestait. On doit en raisonner comme de la Pâque Ancienne à l'égard des faits dont celle-ci était un monument.

Aussi, dès les premiers siècles, la fête de Pâques a été regardée comme la plus auguste des solennités chrétiennes ; elle renfermait les huit jours de la Semaine-Sainte et l'Octave tout entière de la Résurrection. On y administrait solennellement le Baptême aux Catéchumènes ; les fidèles y participaient aux Saints Mystères avec plus d'assiduité et de ferveur que dans les autres temps de l'année : on y faisait d'abondantes aumônes, on affranchissait les esclaves et les captifs. Après s'y être préparé par le jeûne solennel de quarante jours, on y accomplissait toutes sortes de bonnes œuvres. Dans leurs Constitutions, les Apôtres défendirent aux évêques et aux fidèles de célébrer cette fête le même jour que les Juifs, tant parce que ces derniers avaient erré sur le véritable jour de la Pâque, que parce qu'ils avaient surtout erré dans ce qui touchait au Messie :

Quittez les jeûnes au jour de la Résurrection, disent-ils, ibid., I. v, c. 19, offrez votre Sacrifice, que Jésus-Christ a établi en disant : FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI ! Célébrez dans la joie cette fête, parce que le gage de votre future Résurrection, Jésus-Christ, est ressuscité d'entre les morts! Que ce soit pour vous un sujet de fête et de légitime allégresse jusqu'à la fin des siècles, jusqu'au retour du Seigneur. Car pour les Juifs le Seigneur est encore mort ; mais pour les Chrétiens il est ressuscité! Pour les Juifs il est comme mort, à cause de leur infidélité ; pour les Chrétiens il est ressuscité à la vie, à cause de la plénitude de leur conviction et de leur foi; car, espérer en Lui, c'est la vie immortelle et éternelle.

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Message  gabrielle Dim 26 Avr 2009, 5:44 pm

X. — L'Octave de Pâques est également recommandée à la piété des fidèles par les Apôtres, ibid. : Après huit jours accomplis, que le jour de l'Octave soit de nouveau pour vous un jour de fête digne d'être célébré ; c'est en ce jour que l'Apôtre Thomas, qui avait peine à croire la Résurrection., fut convaincu par Jésus-Christ, qui lui montra les traces des clous et la blessure de son côté faite par la lance. En effet, le dimanche dans l'Octave de Pâques, l'Eglise place dans son office le récit évangélique, relatif à S. Thomas, commençant ainsi : POST DIES OCTO, après les huit jours...

XI. — L'Ascension de Jésus-Christ, accomplie quarante jours après sa Résurrection ; c'est l'élévation miraculeuse de Jésus-Christ quand il monta au ciel en corps et en âme, en présence et à la vue de ses Apôtres et de plus de cinq cents Disciples, après leur avoir donné ses dernières instructions et les avoir assurés qu'il sera avec eux et avec son Eglise, tous les jours, jusqu'à la fin des siècles, pour la soutenir, la consoler et la gouverner.

Selon S. Augustin (épist. 118, n° 1) la fête de l'Ascension a été instituée par les Apôtres mêmes. La célébration en est commandée par les Constitutions Apostoliques, l. v, c. 19, etc., en ces termes : comptant quarante jours depuis le premier dimanche (qui est le jour de Pâques), après le dimanche ou à la cinquième férié, célébrez la fête de l'Assomption (ou Ascension) du Seigneur ; c'est en ce jour que, ayant accompli toute dispensation et toute constitution, il monta vers Dieu, son Père, qui l'avait envoyé ; et il est assis à la droite de la Souveraine Puissance, où il attend que ses ennemis soient réduits et placés sous ses pieds ; à la fin des siècles il reviendra avec une grande puissance et une grande gloire, pour juger les vivants et les morts, et pour rendre à chacun selon ses œuvres. Alors ils verront le Bien-Aimé Fils de Dieu, qu'ils auront percé de plaies ; en le reconnaissant, ils se lamenteront sur eux-mêmes, une tribu auprès d'une tribu, et leurs femmes en particulier et à part.

Les Douze Apôtres et une multitude de Disciples ont vu Jésus-Christ ressuscité s'élever au ciel, et la plupart ont répandu leur sang pour attester ce fait et ont scellé par là la vérité de leur témoignage. — La Résurrection et l'Ascension de Jésus-Christ avaient été annoncées par les Anciens Prophètes et par lui-même. — Les témoins de ces deux prodiges et leurs contemporains ne pouvaient faire profession d'y croire, sans s'exposer à la haine des Juifs et des Païens, sans risquer leurs biens et leur vie, sans renoncer au Judaïsme ou au Paganisme. Il leur a donc fallu les plus puissants motifs de conviction pour se dépouiller de tout ce que l'homme a de plus cher au monde, en célébrant les fêtes de Jésus-Christ. — L'institution de cette solennité est donc un monument magnifique de la Grandeur surhumaine de Jésus-Christ et de sa Divinité, en même temps qu'elle élève au plus sublime degré de la certitude historique les faits Evangéliques.

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Institutions apostoliques des Fêtes et des Solennités ( Abbé Maistre) Empty Re: Institutions apostoliques des Fêtes et des Solennités ( Abbé Maistre)

Message  gabrielle Mar 28 Avr 2009, 6:09 pm

XII. — La Pentecôte ou la fête du cinquantième jour après Pâques, est une grande solennité qui a été établie par les Apôtres, en mémoire de la Descente du Saint-Esprit, que Notre-Seigneur envoya du ciel à ses Apôtres et à ses Disciples sous forme de langues de feu. C'est en ce jour que commença la promulgation de la Loi Nouvelle ou la publication de l'Evangile.

Il est certain que cette fête a eu lieu dès le temps des Apôtres. Les Constitutions des Apôtres, l. v, c. 20, en prescrivent la célébration avec des sentiments de joie, et considèrent cette fête comme celle de Pâques. S. Justin, S. Irénée, Tertullien, Origène, en parlent de même dans leurs Ecrits.

Or, il est impossible que sous les yeux des Témoins oculaires on ait pu ou osé instituer une fête en mémoire d'un événement faux et fabuleux, et que les premiers Chrétiens se soient déterminés a célébrer ainsi un événement éclatant et très-public, duquel il est dit qu'ils avaient tous connaissance, et que personne en réalité n'aurait connu.

La manière dont les Actes des Apôtres rapportent la Descente du Saint-Esprit sur eux, au jour de la Pentecôte, la Prédication de S. Pierre, la Conversion de huit mille hommes à sa parole, la formation d'une Eglise nombreuse à Jérusalem, porte avec soi la conviction. Le nombre prodigieux de Juifs qui se rassemblaient à Jérusalem aux fêtes de Pâques et de la Pentecôte, est un fait attesté, tant par la Loi qui les y obligeait (Exod., xxii, 17), que par les historiens (Josèphe, Antiq. Jad., I. iv, c. 8). Il est donc impossible que l'on ait ignoré dans les différentes contrées de l'Empire Romain, ce qui s'était passé à Jérusalem, l'année de la mort de Jésus-Christ. L'auteur des Actes des Apôtres n'a pu en imposer sur ces faits, sans s'exposer à rencontrer partout des contradicteurs parmi les témoins oculaires. Il eût été aussitôt réfuté et confondu. Il est donc nécessaire que sa narration soit vraie, puisqu'elle a trouvé croyance chez tous les témoins qui avaient assisté à cette Pentecôte de l'an 33, et dans tous les lieux où il s'est formé des Eglises Chrétiennes. Nous avons vu au Chapitre de la Nouvelle Pentecôte, tom. ix, que les Juifs, même non convertis, n'ont point contredit ce Récit, et que, au contraire, ils l'ont attesté et appuyé. Pourrait on, d'ailleurs, en imposer à des nations entières sur des événements qui ont dû se passer sous les yeux de quinze cent mille hommes ?

Or, s'il est vrai que, cinquante jours après la mort de Jésus-Christ, les Apôtres ont publié hautement à Jérusalem sa résurrection ; qu'ils ont été crus d'abord par huit mille Juifs ; que bientôt ce nombre a augmenté au point de former une Eglise ou une grande société qui a subsisté dès lors, il est impossible que les faits publiés par ces Disciples de Jésus-Christ n'aient pas été vérifiés sur le lieu même d'une manière indubitable. Les deux Disciples qui allaient à Emmaiïs le jour de la Résurrection du Sauveur, témoignèrent leur étonnement de ce qu'un étranger qu'ils rencontrèrent (et qui était Jésus lui-même ressuscité) semblait ignorer ce qui était arrivé à Jérusalem les jours précédents (Luc, c. 24, v. 28). Il fallait donc que ces événements y eussent été très publics, et y eussent fait le plus grand bruit ; la prédication des Apôtres le jour de la Pentecôte excita de nouveau la curiosité, et en rafraîchit la mémoire. — Puisque l'on convient d'ailleurs que les Apôtres, lorsqu'ils se sont mis à la suite de Jésus-Christ, étaient des hommes ignorants, faibles, timides, prêts à s'enfuir au moindre péril, il faut qu'ils se soient trouvés miraculeusement changés, et que le Saint-Esprit soit descendu en eux, comme Jésus-Christ le leur avait promis. — Ainsi la fête de la Pentecôte est un monument perpétuel de la divinité du Christianisme. — (Voyez le chapitre de la Nouvelle Pentecôte, Christologie, t. ix.)

La grande Christologie par M. l'Abbé MAISTRE
Chanoine hon Doyen de Dampierre, au diocèse de Troyes (Aube) ;
précédemment Professeur d'Ecriture-Sainte et de Théologie ; — Examinateur général
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Message  gabrielle Jeu 30 Avr 2009, 6:02 pm

XII, etc., etc. — Les fêtes des premiers Martyrs étaient des commémorations religieuses de la mort héroïque que tel et tel saint avait endurée pour l'Evangile. C'est ainsi que les fidèles s'assemblaient là où étaient les corps et les reliques des martyrs, par exemple, de S. Ignace, de S. Polycarpe, en Asie ; de S. Pierre et de S. Paul, à Rome ; de S. Marc, évangéliste à Alexandrie, en Egypte ; de S. Jean-Baptiste, martyrisé en Palestine ; mais la fête principale du saint Précurseur était celle de sa Nativité, parce qu'il avait été sanctifié dès le sein de sa mère. Le martyre de S. Etienne ayant été environné de beaucoup de prodiges et de splendeur, a été constamment l'objet d'une fête solennelle pour les fidèles, qui la célébraient particulièrement le 26 décembre.

Dès l'origine, ces fêtes et celles des autres Apôtres et des premiers Ministres et Martyrs de Jésus-Christ, ont été religieusement observées par les fidèles, et sont devenues de la sorte autant de souvenirs authentiques, commémoratifs des faits Apostoliques, et conséquemment démonstratifs de la vérité de ces mêmes faits.

La grande Christologie par M. l'Abbé MAISTRE
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Message  gabrielle Ven 01 Mai 2009, 6:49 pm

XIII-XIX. — INSTITUTION DES FÊTES
DE LA SAINTE-VIERGE.

Les Traditions primitives, écrites par les Hommes Apostoliques du premier siècle et principalement par les Apôtres sortis de la Sainte-Famille, tels que S. José, ou Joseph, surnommé le Juste, S. Jacques-le-Mineur, etc., nous ont transmis l'historique des circonstances qui ont accompagné la conception et la naissance miraculeuse de Marie, sa présentation au Temple à l'âge de trois ans ;

— son annonciation faite par l'archange Gabriel, le 25 mars ;

— sa purification le 2 février ;

— sa glorieuse mort et son Assomption au ciel, en corps et en âme, le 15 du mois d'août.

D'après ces récits authentiques, mais tenus secrets parmi les fidèles dans les temps primitifs de persécutions juive et païenne, les Apôtres et les Disciples honoraient ces jours par des louages et par des actions de grâces, à l'exemple de la Vierge elle-même.

— Quant à la Nativité de Marie, elle fut célébrée avec solennité par les Pontifes hébreux et par les Lévites, au Temple où des sacrifices furent offerts,

— et dans la maison de S. Joachim et de sainte Anne ou, après le festin de la fête, fut donnée à Marie une bénédiction spéciale, privilégiée et éternelle, par le premier des pontifes.

La triomphale Assomption de Marie fut magnifiquement solennisée par les Apôtres assemblés, au milieu des concerts célestes, des mélodies des Anges mêlées à celles de la terre, et parmi les prodiges les plus éclatants.

Le jour de l'Annonciation faite par le messager des cieux et de l'Incarnation du Verbe Eternel, Marie ne manquait jamais de remercier Dieu d'une manière plus spéciale et plus solennelle que les autres jours de l'année.

On rapporte que, les Apôtres ayant observé dans la Sainte Mère de Dieu cette pieuse coutume de témoigner ce jour-là sa reconnaissance à Dieu et à Notre-Seigneur, ils regardèrent ce jour-là comme un jour saint, et en prescrivirent l'observation ou la sanctification (Instit. Théolog., t. v, p. 469.) De ce fait, on a conclu que la fête de l' Annonciation de la Vierge et de l'Incarnation du Verbe, était de tradition et d'institution Apostolique.

La Présentation de la Sainte-Vierge au Temple, qui se célèbre le 21 novembre, et la Visitation, qui est marquée au 2 juillet, ayant été l'objet d'une fête, dès l'origine, ont continué, dans le cours des âges, à être considérées comme des jours de fête, et ont été, en effet, observées comme telles dans les Eglises d'Orient et d'Occident.

Ces monuments ont donc évidemment leurs causes et leurs origines dans les faits et dans les traditions positives écrites du premier siècle.

Outre ces solennités instituées, dès le commencement, en l'honneur de la Sainte-Vierge, il existe, comme nous l'avons vu dans son Histoire, trois cent soixante autres fêtes consacrées par l'Eglise, et destinées à être autant de monuments célèbres de ses principaux prodiges ou bienfaits miraculeux.

— Ces fêtes, commémoratives des miracles faits par la Mère du Messie, ont été elles-mêmes consacrées, dès l'origine, par de superbes églises ou chapelles et par divers autres monuments destinés à en rappeler le souvenir dans le cours des âges.
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Message  gabrielle Dim 03 Mai 2009, 6:00 pm

XX. — LA DÉDICACE DES ÉGLISES AUX TEMPS APOSTOLIQUES.

Une dédicace est une fête instituée en mémoire du jour où une église a été dédiée ou consacrée à Dieu.

Plusieurs églises ont été dédiées aux temps des Apôtres, soit par les Apôtres eux-mêmes, soit parles Hommes Apostoliques. D'après la tradition, S. Pierre consacra à Rome une église ou lieu sacré d'assemblée chrétienne dans la maison du sénateur Pudens; S. Barthélémy en consacra une dans la Grande Arménie, là même où il avait renversé les idoles et fondé une nombreuse et florissante Chrétienté. Nous voyons, en outre, dans l'histoire du premier siècle, que plusieurs temples furent dédiés à Dieu par les Hommes Apostoliques, sous le vocable de S. Etienne, protomartyr, ou sous celui de S. Pierre, encore vivant, dit la Tradition ; ou sous le patronage de la Sainte-Vierge Marie, comme fit S. Jacques-le-Majeur, en Espagne. Ces Dédicaces, que mentionnent les monuments antiques, avaient lieu, à Rome, sous le nom des Apôtres S. Pierre et S. Paul ; à Toulouse, sons le nom de S. Etienne ; ailleurs, sous ceux des premiers confesseurs et martyrs de Jésus-Christ. Elles sont donc elles-mêmes des souvenirs, des monuments, et, conséquemment, des preuves authentiques des faits surnaturels qu'elles ont été destinées à consacrer et à rappeler.

CONCLUSION.

Ainsi, toutes les grandes fêtes instituées, dès l'origine, par les Apôtres ou par les premiers Disciples, sont des mo-numents précieux, qui attestent d'une manière incontestable les faits miraculeux évangéliques qui en sont l'objet. Sans la réalité de l'objet de ces fêtes, il eût été impossible que ces solennités fussent instituées par les Apôtres et célébrées par les fidèles contemporains. Autrement, la raison humaine eût péri, tout l'ordre moral eût été complètement renversé : ce qui n'a pas eu lieu ; nous en avons les preuves certaines.

Donc les institutions des solennités chrétiennes, envisagées sous ce point de vue réel et certain, sont autant de démonstrations de la foi.

N'oublions point que ces grands faits ou mystères de la vie de Notre-Seigneur, de la Vierge et des Apôtres, ont été d'ailleurs, chacun à part, amplement et rigoureusement démontrés dans le cours de la Christologie, par les six différents ordres de preuves énoncés au grand titre de l'ouvrage. — Ils ne figurent ici que comme Monuments primitifs, Apostoliques, présentant comme tels une nouvelle et irréfragable démonstration.


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