Les victimes de Jésus

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Message  Monique Lun 05 Sep 2011, 3:50 pm

LES VICTIMES DE JÉSUS



II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


35. Combien une victime fidèle est puissante sur le Cœur de Dieu


On lit dans la Vie de Sœur Jeanne-Bénigne Gojoz que Dieu la faisait souvent satisfaire à sa divine justice, par ses pénitences et ses peines corporelles, pour les péchés qui se commettaient en tant de guerres dont l'Europe était remplie. Quelquefois elle était transportée en esprit sur les lieux pour y être témoin des désordres qui se commettaient. Alors Dieu l'excitait à demander la paix et le pardon pour les peuples par ces intimes paroles : « Bénigne, eh ! dis-moi que je pacifie ces rois, que je cesse de les châtier par eux-mêmes. »
(Vie, Ire part., ch. X.)

Un jour, se trouvant accablée de peines et en proie à des douleurs corporelles martyrisantes, elle se plaignait à son Bien-Aimé, qui lui dit : « Hé ! quoi, Bénigne se plaint ! Ne se souvient-elle plus des grâces que ses souffrances apportent au monde? c'est-à-dire la conservation de la paix en ce pays, la préservation de la peste et de la disette universelles, le bonheur d'un royaume dans lequel elle est née (la France), la conservation du roi qui y domine et celle du prince (Charles-Emmanuel) qui règne si heureusement dans les états où je l'ai conduite de ma main. Ce sont là des biens que j'accorde en faveur des douleurs que Bénigne souffre ; mais puisqu'elle s'en plaint, elle n'estime pas mes grâces ; elle compte pour rien le salut de ces deux têtes couronnées que je lui ai accordé, et ne se souvient pas qu'elle s'est offerte à moi pour souffrir toute chose afin de l'obtenir et de satisfaire à ma justice pour leurs péchés. Mais non, Bénigne rappellera tous ces doux souvenirs et elle voudra bien souffrir incessamment pour mon amour. » (IIle part., ch. XII.)

Une autre fois, se trouvant dans un grand abîme de ténèbres et de peines intérieures, elle fut tout à coup élevée dans le Cœur de Jésus, qui lui demanda : « Que dit de moi Bénigne? » Elle repartit : Oh ! Seigneur, elle dit avec saint Pierre que vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant, mon Dieu, mon Juge, mon Roi et mon amour. Et Jésus lui répondit : « Et moi je dis que Bénigne est celle par qui je vais purgeant le monde de péchés et d'hérésies, lui accordant souvent la vraie conversion des uns et des autres, ainsi que celle des païens et des Turcs. » Une autre fois, Il lui dit en la caressant : « Ma Reine, je te promets une grande victoire de tes frères chrétiens contre le Turc ; c'est par toi seule qu'on l'obtiendra. » Un jour, ayant entendu dire en récréation que le Turc faisait quelque progrès, elle en parla à Notre-Seigneur le lendemain, à la communion. Il lui dit : « Oh ! ma fille, ne doute point des bons succès contre cet ennemi de mon Église, tant que tu tâcheras d'avancer dans mon amour. » Souvent elle priait le bon Dieu de bénir les désirs qu'elle avait de le glorifier en priant pour le salut de tout le monde, et elle recevait cette réponse : « Je le fais, Bénigne, et je t'assure que tu ne vis plus que pour ma gloire et pour me gagner des âmes. »

Une fois, raconte-t-elle, que les pluies gâtaient les biens de la terre et que l'on faisait céans beaucoup de prières pour les faire cesser, mon doux Sauveur me dit : « Ce peuple est ingrat ; il s'obstine dans le châtiment et se rend insolent dans la prospérité. » Puis Il eut pitié de ma douleur et me dit : « Bénigne, pour cette fois je pardonne à ce peuple et en cet instant même je retire mon châtiment. »

En effet, au sortir du chœur, je vis briller le soleil et le beau temps dura longtemps... Une autre fois, dans l'octave des Rois, me trouvant dans des langueurs mortelles, je dis à mon amour que je ne pouvais comprendre comment j'aimais à vivre parmi tant de douleurs et de lâchetés en son service. Lors cet Amant incomparable en bonté repartit : « Oh ! ma fille, c'est parce que tu vis encore sur la terre que je maintiens la paix dans ces états-ci, et que j'en éloigne la peste et la disette. »

Une autre fois, me trouvant accablée de nouvelles infirmités, je connus que Dieu était fâché contre le public, ce qui m'obligea de prier pour les peuples et pour ceux qui règnent sur eux. Il me dit : « Ma fille, tout ce monde-ci est en possession de mille biens que ma grâce et ma bonté lui accordent, et il agit comme ignorant que tout bien vient de moi. » Je répondis : Seigneur, ce peuple a souffert et souffre encore ; les récoltes sont petites depuis deux ans et les impôts sont grands. A quoi sa parole divine repartit : « Ma fille, je retiens les fléaux de guerre, de peste et de famine universelles ; comptent-ils pour rien ces trois grandes faveurs? Au moins faut-il que Bénigne m'en remercie pour tous, puisque les tristes gémissements de ma tourterelle retiennent mes justes châtiments à leur égard. »

Une fois, après l'action de grâces, je fus élevée en Dieu perdant la mémoire de toutes les choses de la terre et restant absorbée en mon souverain Bien, auquel je demandai la réunion des princes de France à leur roi pour le bien public (c'était pendant les guerres de la Fronde). On me répondit d'une parole vraie : .« Tu es exaucée, Bénigne, les troubles civils de la France vont être calmés, et la paix entre les deux couronnes se fera en son temps », ce qui arriva miraculeusement, comme elle l'apprit quelques jours plus tard. (Vie, IIIe part., ch. XV.)



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Message  Monique Mar 06 Sep 2011, 1:53 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


36. L'amour torturant et réconfortant rend capable de sauver les âmes


Un jour que Sœur Marie-Josèphe Kumi souffrait beaucoup, son Bien-Aimé lui rappela son rôle de martyre de la charité, lui montra plusieurs milliers de pécheurs près de tomber en enfer, et lui dit : « La charité cause tes douleurs, mais elle te réconfortera ; elle ne laissera en toi aucune partie de saine, mais tu conserveras la vie ; elle te donnera toujours les forces nécessaires pour supporter de nouvelles peines. Je t'ai appelée dans un ordre apostolique, celui de mon serviteur Dominique, parce que je t'ai choisie aussi pour la pêche des âmes. Par cet amour torturant tu en prendras une multitude. » ( Vie, ch. IX.)



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Message  Monique Mar 06 Sep 2011, 1:59 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


37. Il faut toujours des expiations parce qu'il y a toujours des péchés


Ma vie, raconte Marie Brotel, est un continuel combat avec Notre-Seigneur afin d'obtenir de Lui miséricorde pour les âmes, et la souffrance ne s'arrête pas non plus. Notre-Seigneur me découvre ordinairement toutes les âmes et tous les péchés du monde, et Il me dit : « Ma fille, comment veux-tu qu'avec cela je fasse miséricorde ! » Mais je me jette à ses pieds, je me jette sur son Cœur en Lui disant. : Ou vous me ferez mourir, ou vous ferez, miséricorde. A la fin, Il me dit : « Je ne puis donc rien te refuser. » Quelquefois je me plains à Lui : Pourquoi, lui dis-je, faut-il toujours recommencer à vous demander? « Ma fille, me répond-Il, c'est que les crimes des hommes continuent et ne s'arrêtent pas. » (Vie, ch. XI.)



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Message  Monique Mer 07 Sep 2011, 8:35 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


38. La mission du peuple choisi. Une âme juste, et mille pécheurs


Un jour, dit Marguerite-Marie, Notre-Seigneur se présenta à moi couvert de plaies, ayant son corps tout sanglant et son Cœur tout déchiré de douleur; Il était comme tout lassé.. . Il me dit : « Voilà où me réduit mon peuple choisi, que j'avais destiné pour apaiser ma justice et il me persécute secrètement. S'il ne s'amende, je le châtierai sévèrement ; je retirerai les justes et j'immolerai le reste à ma juste colère qui s'embrasera contre eux. » (Éd. Gauthey, I, p. 111.)

Lorsqu'on eut fait l'ouverture du Jubilé (de 1675), Marguerite-Marie reçut de Notre-Seigneur les enseignements suivants :
Il me fit voir, dit-elle, dans une sévérité de juge, que ce n'était pas tant à cause des infidèles que sa justice était irritée, mais que c'était son peuple choisi qui s'était révolté contre Lui ; qu'il se servait de la privauté qu'il avait proche de Lui pour le persécuter ; que tant qu'il Lui avait été fidèle, il avait toujours lié les mains de sa justice pour laisser agir celles de sa miséricorde. « Mais s'ils ne s'amendent tous, ajouta-t-Il, je leur ferai sentir le poids de ma justice vengeresse. Une âme juste peut obtenir le pardon pour mille criminels. »

Pendant matines, poursuit-elle, Il me disait : « Pleure et soupire continuellement mon sang répandu, inutilement sur tant d'âmes qui en font un si grand abus dans ces indulgences, se contentant de couper les mauvaises herbes qui ont crû dans leurs cœurs, sans jamais vouloir ôter la racine. Mais malheur à ces âmes qui demeurent souillées et altérées au milieu de la source des eaux vives, puisqu'elles ne seront jamais purgées ni désaltérées. » Ensuite je m'adressai à ce divin Cœur et je Lui dis : Mon Seigneur et mon Dieu, il faut que votre miséricorde loge ici toutes les âmes infidèles, afin qu'elles se justifient pour vous glorifier éternellement. Et Il me dit intérieurement : « Oui, je le ferai, si tu veux m'en promettre un parfait amendement. » Il me fit connaître que la plus agréable prière que je pouvais faire dans ce saint temps de Jubilé, c'était de demander trois choses en son nom. La première, d'offrir au Père éternel les amples satisfactions qu'il a faites à sa Justice pour les pécheurs sur l'arbre de la croix, en Le priant de rendre efficace le mérite de son sang à toutes les âmes pécheresses. La seconde, de Lui offrir les ardeurs de son divin Cœur pour satisfaire à la tiédeur et lâcheté de son peuple choisi, en lui demandant que par l'ardent amour qui Lui a fait souffrir la mort, il Lui plaise de réchauffer leurs coeurs tièdes à son service et de les embraser de son amour. La troisième, d'offrir la soumission de sa volonté à son Père éternel, Lui demandant par ses mérites la consommation de toutes ses grâces et l'accomplissement de toutes ses volontés. (Éd. Gauthey, II, p. 142.)

Le 6 juillet 1920, le Sauveur dit à Sœur Marie-Fidèle pendant son action de grâces : « J'ai soif des âmes qui s'offrent en secret à l'accomplissement de ma miséricorde et de mes intentions. Je veux déverser sur le monde, pour le sauver, le trop-plein de mon amour, dans une mesure surabondante ; mais il faut pour cela que ces âmes me paient. Les hommes doivent reconnaître, et ils reconnaîtront et expérimenteront que je suis le Rédempteur, que je suis le Dieu d'amour. J'aime les âmes, j'aime même les plus grands pécheurs. Aucun pécheur n'est trop grand pécheur, aucune âme n'est trop mauvaise que je ne veuille l'attirer à moi pour lui accorder le pardon et les plus grandes grâces ; aucune âme n'est trop indigne que je ne la choisisse comme l'instrument de mes miséricordieuses intentions. »

Alors, dit la Sœur, je vis ce qu'est une âme consacrée à Dieu qui n'est pas pure et j'entendis ces paroles : « Ces cœurs infidèles, égoïstes et vides d'amour sont ceux qui s'opposent à la grande œuvre de mon amour et de ma miséricorde. Ce sont eux qui font que les fleuves de cette miséricorde ne coulent pas encore dans leur pleine mesure. Mais j'oublierai toute leur infidélité et leur ancienne froideur si maintenant ils s'abandonnent tout' entiers et sans partage à mon amour et s'ils m'offrent tout dans cette intention. Je ne mettrai aucune limite à l'effusion de mes grâces pourvu qu'ils s'offrent à moi avec un cœur plein de confiance et qu'ils commencent une vie vraiment intérieure. » Le jour suivant, Marie-Fidèle entendit encore ces paroles : « L'âme désintéressée et tout abandonnée à mon amour ne saurait me procurer une plus grande joie que lorsque, avec une confiance illimitée et avec des sentiments d'humilité, elle sollicite ardemment ma miséricorde et attend tout de moi en faveur des âmes. » Jésus dit encore : « Une seule âme aimante qui me laisse opérer en elle sans aucun obstacle peut obtenir pardon et grâce pour mille coupables. » (Éd. allem., pp. 163,164 ; éd. franc., pp. 173,174.)



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Message  Monique Lun 12 Sep 2011, 4:28 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


39. Les fléaux de la justice écartés par les mérites d'une âme fidèle


Dans le mois de mai 1698, le Seigneur se montra à sainte Véronique Juliani, tenant en main trois lances et faisant comprendre à la sainte qu'il voulait châtier la chrétienté pour tant de péchés qui se commettaient. Au mois de septembre suivant, cette vision se renouvela souvent; la sainte alors s'offrit comme victime au Seigneur pour apaiser sa justice, et elle entendit cette réponse : « Cette grâce te sera accordée d'ici peu, en la fête de la sainte Croix. » Le jour de l'Exaltation de la Croix, le Seigneur se montra de nouveau à elle, ayant en main les trois lances : « Dis-moi, que veux-tu? » Elle s'offrit alors à souffrir pour tous les pécheurs. Le Seigneur lui dit : « Je suis venu pour cela, et ce sera là la grâce spéciale que je t'ai promise. Mais fais attention ; il t'en coûtera beaucoup et je t'enverrai une souffrance telle que tu n'en a jamais éprouvée. »

Des trois lances que tenait le Seigneur, une était suspendue sur le couvent, une autre sur l'évêque et la troisième tournait de toutes parts et produisait de grandes ruines. En même temps paraissait dans l'air une grande croix, et le Seigneur lui faisait signe de l'accepter. Seigneur, dit la sainte, apaisez-vous; je suis prête à toutes les peines; oui, que la croix vienne sur moi, pourvu que vous ne soyez plus irrité. En ce moment la croix vint se placer devant les deux premières lances ; seule la troisième continuait ses évolutions. Il fut dit à la sainte que le Seigneur retirait les deux premières lances, mais à condition qu'elle endurât de grandes souffrances ; ce qui arriva.
(Diario, septembre 1698.)

Le Sauveur Jésus apparut à Catherine de Racconigi tenant dans sa main une épée ensanglantée. Comprenant que la colère de Dieu allait éclater sur les pécheurs, elle redoubla de prières et de larmes. Jésus lui dit : « Ces larmes me sont bien agréables, mais comment veux-tu que j'éloigne ma vengeance? Regarde les scélératesses et les outrages que me font les hommes. » Il lui découvrit les péchés de chacun, commençant par les adultes et finissant par les enfants. Catherine demeura comme morte à cette vue, mais son désir de sauver les âmes s'accrut encore et elle s'offrit à Jésus, heureuse de souffrir pour apaiser sa colère. La voyant persévérer dans ce désir, Jésus lui dit : « J'accepte ton offre, mais les douleurs que tu auras à endurer seront si violentes qu'à grand-peine tu échapperas à la mort. »




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Message  Monique Mar 13 Sep 2011, 9:01 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


40. Combien il en coule à une victime pour désarmer la Justice divine


On lit dans l'Autobiographie de sainte Marguerite-Marie : Mon Souverain m'ayant fait connaître que lorsqu'il voudrait (serait sur le point) d'abandonner quelqu'une de ces âmes pour lesquelles Il voulait que je souffrisse, Il me ferait porter l'état d'une âme réprouvée, en me faisant sentir la désolation où elle se trouve à l'heure de la mort, je n'ai jamais rien éprouvé de plus terrible, n'ayant point de termes pour m'en pouvoir expliquer. Car une fois, comme je travaillais seule, il fut mis devant moi une religieuse encore vivante, et l'on me dit intelligiblement : « Tiens, voilà cette religieuse de nom seulement, laquelle je suis prêt à vomir de mon Cœur et à abandonner à elle-même. » ... Je m'offris à la divine Justice pour souffrir tout ce qu'il Lui plairait, afin qu'il ne l'abandonnât pas. Et il me sembla qu'alors sa juste colère s'étant tournée contre moi, je me trouvai dans une effroyable angoisse et désolation de toutes parts... Si je voulais lever les yeux, je voyais un Dieu irrité contre moi et armé de verges et de fouets prêt à fondre sur moi.; il me semblait voir l'enfer ouvert pour m'engloutir. Tout était révolté et en confusion dans mon intérieur. Mon ennemi m'assiégeait de toutes parts par de violentes tentations, surtout de désespoir...

Mon Souverain m'a fait porter souvent ces dispositions douloureuses, parmi lesquelles m'ayant une fois montré les châtiments qu'il voulait exercer sur quelques âmes, je me jetai à ses pieds sacrés en Lui disant : O mon Sauveur, déchargez sur moi toute votre colère et m'effacez du livre de vie plutôt que de perdre ces âmes qui vous ont coûté si cher. Et Il me répondit : « Mais elles ne t'aiment pas et ne cesseront de t'affliger (1) » — Il n'importe, mon Dieu, pourvu qu'elles vous aiment, je ne veux cesser de vous prier de leur pardonner. — « Laisse-moi faire ; je ne les peux souffrir davantage. » — Et l'embrassant encore plus fortement : Non, mon Seigneur, je ne vous quitterai point que vous ne leur ayez pardonné. Et Il me disait : « Je le veux bien, si tu veux répondre pour elles. » — Oui, mon Dieu, mais je ne vous paierai qu'avec vos propres biens, qui sont les trésors de votre Sacré-Cœur. C'est de quoi Il se tint content.
(Éd. Gauthey, t. II, pp. 106 sq.)



(1) Ces paroles du Sauveur indiquent que ces personnes étaient de celles qui firent à la sainte une violente opposition ; elles violaient surtout la charité, vertu si chère au Cœur de Dieu.


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Message  Monique Mer 14 Sep 2011, 9:34 pm

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II. — Victimes avec Jésus pour les pécheurs


41. La victime du Sacré-Cœur doit être toujours prêt à être immolée pour les âmes


Notre-Seigneur dit un jour à Marguerite-Marie : « Bois et mange à la source de mes délices pour te rafraîchir, afin que tu marches courageusement ; car tu auras un long et rigoureux chemin à faire, où tu auras souvent besoin de prendre haleine et repos dans mon Cœur, qui pour cela te sera toujours ouvert. Je veux que ton cœur me soit un asile, où je me retirerai pour y prendre mon plaisir, lorsque les pécheurs me persécuteront et me rejetteront des leurs. Lorsque je te ferai connaître que la divine justice est irritée contre eux, tu me viendras recevoir par la sainte communion ; et, m'ayant sur le trône de ton cœur, tu m'adoreras en te prosternant sous mes pieds. Tu m'offriras à mon Père éternel, comme je te l'enseignerai, pour apaiser sa juste colère et fléchir sa miséricorde à leur pardonner ; et tu ne feras point de résistance à ma volonté lorsque je te la ferai connaître, non plus qu'aux dispositions que je ferai de toi pour l'obéissance, car je veux que tu me serves d'instrument pour attirer des cœurs à mon amour. »

— Mais je ne peux comprendre, ô mon Dieu, comment cela se pourra faire ! — « Par ma toute-puissance qui a tout fait de rien. N'oublie jamais ton néant et que tu es la victime de mon Cœur, qui doit toujours être disposée à être immolée pour la charité. C'est pour cela que mon amour ne sera pas oisif en toi, te faisant toujours agir ou souffrir, sans que tu doives avoir aucune prétention qu'il t'en soit mis la moindre chose en ligne de compte pour ton intérêt, non plus que l'ouvrage n'appartient à l'outil dont le maître s'est servi pour le faire. Mais, comme je te l'ai promis, tu posséderas les trésors de mon Cœur en échange, et je te permets d'en disposer à ton gré en faveur des sujets disposés. N'en sois pas chiche, car ils sont infinis. » (Éd. Gauthey, t. II, p. 191.)

Une fois Marguerite-Marie sentit s'appesantir sur elle la sainteté de son Dieu, elle en était comme écrasée. Notre-Seigneur lui dit : « Je ne t'en fais sentir qu'un petit échantillon, car les âmes justes la soutiennent, crainte qu'elle ne tombe sur les pécheurs. »
(Ëd. Gauthey, t. II, p. 176.)



FIN
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