Sainte Maria Goretti

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Message  Arthur Mer 10 Nov 2010, 7:58 pm


XV LA RENOMMÉE DU MARTYRE

LES MONUMENTS


Mais entre temps, que d'autres événements significatifs s'étaient déroulés autour du souvenir de notre invincible enfant !


Partout où un journal catholique avait répandu la nouvelle martyre, s'était aussitôt levée une vague de sympathie et d'enthousiasme.


C'est de Nettuno qu'était partie la première voix du peuple acclamant, dans l'enfant, une sainte et une martyre :
" Elle est une sainte ! On a tué une sainte enfant ! "


Le Révérendissime Archiprêtre s'était mis à la tête de ce mouvement d'opinion publique. Lui-même, un mois seulement après la mort de Maria, l'avait célébrée en des vers splendides.


Après lui, les villégiateurs répandirent, partout, la nouvelle prodigieuse d'une tendre enfant tombée victime volontaire pour la défense de sa pureté.


On ne peut non plus taire l'oeuvre des ménestrels car, bien qu'ils aient, à leur manière qui est celle de tous les chansonniers, fait de cet événement une histoire un peu nébuleuse, ils ont néanmoins mis en relief la raison unique du martyre de Maria, c'est-à-dire la pureté.


Il faut de plus remarquer que cette histoire sortit immédiatement après la capture de l'assassin, auquel elle souhaitait une prompte et sévère justice.


Aujourd'hui encore, par les vastes contrées de la campagne romaine, on peut entendre les voix d'un grand nombres de paysannes, raconter avec nostalgie " Maria Goretti ", sur un air semi-oriental et en des phrases qui émeuvent irrésistiblement ceux qui les écoutent pour la première fois.

Arthur

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Message  Arthur Ven 12 Nov 2010, 8:17 am


--- LA VOIX DES MONUMENTS


De la ferveur populaire, animée par la campagne de presse menée par tous les journaux catholiques, depuis la plus petite feuille locale jusqu'au plus grand quotidien, naquit l'idée d'élever un monument à la jeune héroïne au Sanctuaire de Notre Dame des Grâces.


Sitôt dit, sitôt fait : l'illustre directeur de la " Vera Romana ", le chevalier Enrico Filiziani, proposa, le premier, une souscription à tous les catholiques d'Italie.


En annonçant cette initiative, le grand journaliste insistait sur la nécessité d'ériger ce monument pour protester contre l'immoralité exaltée jusqu'au culte, surtout par ces journaux diaboliques qui avaient, quelques mois auparavant, consacré des pages élogieuses à deux victimes connues du libre amour.


On voulait immortaliser, en Maria Goretti, non seulement " une jeune fille qui préféra mourir plutôt que de profaner la candeur de son âme ", mais encore glorifier et magnifiquement personnaliser, en quelque sorte, la sainte vertu chrétienne.


Rien mieux qu'un monument ne pouvait atteindre ce but.


La proposition du Signor Filiziani, appuyée par un récit sommaire de la vie de la jeune fille et par le compte rendu détaillé de nombreuses grâces suscita, aussitôt qu'elle fut connue, un véritable plébiscite d'enthousiasme.


Les offrandes affluèrent, accompagnées de lettres d'adhésion, apportant les expressions choisies d'une admiration sans réserve et d'une affection ardente.


Nous en rapportons volontiers quelques-unes pour qu'on puisse mieux apprécier l'impression produite dans les âmes par la petite vierge.


" Ô Maria Goretti ! le sang que tu as versé, pour conserver sans tache le lis de ta candeur, est une preuve que dans le péril, la vertu ne manque jamais de courage.


Enfants de Marie, nous tenons nos regards fixés sur toi, ô petite vierge et martyre ! Victorieuse et belle dans ton envolée vers le divin Époux, souviens-toi de le prier pour nous. "


Monseigneur Lancellotti de Bella Celesia, écrivait au nom de son Institut :


" À la fillette Maria Goretti, martyre de la pureté qui, renouvelant au vingtième siècle les exemples des Agnès, des Agathe, et des Lucie, confirma par son sang la parole de saint Ambroise :

" Il ne faut pas louer la virginité seulement parce qu'elle se trouve dans les martyrs, mais bien parce qu'elle produit les martyrs " ;

Les élèves de l'Institut Pignatelli et leur représentant, Monseigneur Lancelotti, en signe de vénération et d'affection; pour que surgisse bientôt, à l'honneur de la vertu, à la gloire de l'héroïne invincible et pour l'exemple des pieuses enfants, le monument de la " Martyre de Nettuno ".


De son côté, Monseigneur Antonio Marini, fondateur de la Compagnie des Réparatrices de Marie, écrivait, en son nom et au nom de ses filles, qu'il faisait sienne la cause de la " Vera Romana ".


Il voulait donc, avec ses religieuses, concourir " à l'érection du monument de l'héroïque vierge et martyre Maria Goretti.


En entendant, par ce don, montrer leur gratitude à la chère petite héroïne qui a fait une si belle réparation au Divin Rédempteur et à la Reine des Vierges, et qui laissa, en un âge si tendre, le splendide exemple des plus belles vertus. " Il terminait cette lettre par une prière à la sainte enfant :


" Ô chère petite vierge ! toi qui jadis pardonna si généreusement à ton assassin et, l'appelant doucement par son nom, essayas de le ramener au devoir par le rappel de l'enfer, prie pour sa conversion.


Ô toi ! qui as illustré par ton martyre la défense de la sainte virginité aujourd'hui tant méprisée, prie pour le triomphe de la Sainte Église et prie aussi pour nous. "


C'est avec de semblables expressions que, du Tyrol à Malte, et de toute la Péninsule, voire même de l'extérieur, on rendait hommage
" à la magnanime enfant de 12 ans, martyre de la virginité " ; à la " suave petite vierge qui, lavée dans son propre sang, s'est rendue digne d'épouser l'Agneau Immaculé. "


On participait à l'érection du monument, non seulement " pour protester contre l'impiété et contre le double et odieux méfait de l'agresseur ".


Mais aussi pour implorer des grâces, surtout celle de la sainte pureté; et encore " pour l'exaltation de la religion catholique " dont la pratique fidèle " inspire des vertus héroïques, bien supérieures à l'âge et au sexe. "


Avec de si larges enthousiasmes, la réussite de l'oeuvre de glorification était assurée. Deux ans après la mort de la martyre, son premier monument était inauguré au cours d'une splendide et inoubliable journée estivale.


Le 10 juillet 1904, dès les premières heures de la matinée, la petite vile de Nettuno était animée par un mouvement inusité : les trains amenaient des pèlerins de partout.


Et bientôt, un cortège défila durant trois quarts d'heure entre deux haies très denses de spectateurs, salué au son des bronzes sacrés et entraîné par la musique des fanfares.


Le sanctuaire, élégamment décoré de parements et de festons de myrtes et de lauriers, se remplit très vite des sections du cortège, tandis que la vaste place extérieure devenait trop petite pour contenir la foule accourue.


Trois coups de trompette donnèrent le signal du dévoilement de la sculpture. Une immense acclamation salua l'oeuvre artistique du maître Raphaël Zaccagnini, auteur célèbre de la gigantesque statue du Rédempteur sur le sommet du mont Guadagnolo.


Le monument de Maria Goretti apparut, aux yeux émerveillés, dans la blancheur de son marbre choisi de Carrare.


La base, en forme d'urne flanquée de deux palmes symboliques, portait, ce jour-là, cette inscription dédicatoire, remplacée par une autre depuis la translation :

À l'héroïque enfant

MARIA GORETTI

Qui le 6 juillet 1902
Mourait à l'âge de 12 ans pour défendre son honnêteté
Le peuple chrétien
Applaudissant à tant d'héroïsme


Au bas du panneau constituant la partie supérieure du monument, on admire la figure de la martyre transpercée, étendue sur le sol dans la pose de la " Sainte Cécile " de Maderno. De derrière la tête s'élève un lis candide.


Au centre, une jeune vierge aux bras ouverts s'élance vers les hauteurs en regardant le ciel : c'est une allégorie de la belle âme de la jeune martyre à son entrée dans la gloire éternelle.

Du côté droit, le sculpteur a très discrètement esquissé l'assassin dans l'attitude de la fuite et brandissant encore le fer homicide.


Enfin, couronnant d'une manière fort appropriée cette oeuvre artistique, se détache en bas-relief, au centre d'une lunette formant le sommet du monument, l'admirable figure de la Mère de la Pureté, de la Reine des Martyrs prompte à accueillir l'âme candide de son enfant, qu'elle avait d'ailleurs Elle-même fortifiée et préparée à l'atroce martyre.


Détail remarquable et digne d'être signalé dans ce chef-d'oeuvre :

L'artiste a magistralement réussi, sans aucun portrait de la fillette, à la représenter dans sa stature naturelle, avec sa chevelure, et à reproduire jusqu'aux linéaments de son visage.


Considérée à la faveur d'un éclairage approprié, l'enfant apparaît dans sa vraie physionomie, le sculpteur ayant fidèlement suivi les indications de ceux qui avaient été ses familiers.

À Monsieur Filiziani, promoteur du monument, revenait l'honneur de consigner ce chef-d'oeuvre aux Pères Passionnistes, gardiens du sanctuaire.


Il le fit en des paroles émues. Après lui, d'autres orateurs prononcèrent de brèves louanges de l'héroïne, et l'Archiprêtre Don Signori tira les conclusions de cette cérémonie.


Des couronnes de fleurs, dont une du syndic d'Anzio, furent déposées au pied du monument; ensuite les jeunes filles défilèrent en offrant des bouquets de lis.


Un rapport succinct de cette cérémonie fut télégraphié à Sa Sainteté Pie X.


Ce fut une splendide et digne apothéose de la Force et de la Pureté chrétiennes.


Ce fut, pour la vertu, un vrai triomphe répercuté dans tous les coeurs vibrant à l'unisson, et témoigné par les milliers de regards qu'emperlaient les larmes d'une suave émotion.

Arthur

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Message  Arthur Lun 15 Nov 2010, 3:42 am


À CORINALDO


Encouragée par ces succès et par la croissante vénération dont la chère concitoyenne était l'objet, et surtout par l'exemple et le zèle du Saint Père Pie X, Corinaldo, la petite patrie de la jeune vierge sentit, elle aussi, le besoin d'en immortaliser les gestes par un digne monument.


Le pasteur même du diocèse de Senegallia, Monseigneur Tito Mario Cucchi, pri la direction de cette sainte oeuvre et ne dédaigna pas de s'adresser personnellement à ses confrères pour recueillir des offrandes.


Le zélé Archiprêtre de Corinaldo et d'autres dignes prêtres, secondés par la " Pieuse Union des Filles du Sacré-Coeur ", lui offrirent leur concours.


Le comité du monument, ainsi constitué, eut la joie de recevoir du Souverain Pontife Pie X la somme, importante pour l'époque, de 900 lires; et ce noble geste fut à l'origine d'un large mouvement de générosité parmi les concitoyens de Maria Goretti.


L'auguste Pontife se complut d'ailleurs à déclarer qu'il s'était limité dans le don, pour ne pas priver les nombreux admirateurs de l'héroïne de la consolation et du mérite de concourir à cette glorieuse entreprise.


En outre Sa Sainteté accordait la bénédiction apostolique à tous ceux qui feraient une offrande, si modeste qu'elle fût.


Pour couronner cette oeuvre de foi si opportune, intervint à son tour un sculpteur calabrais, le professeur Giovanni Scrivo, inspiré d'offrir gratuitement sa main de maître.


Il prépara à la patrie de Marietta et à tous les catholiques, cette création si admirablement réussie qu'on peut y admirer.


Il a traité, lui aussi, le sujet du martyre de la glorieuse enfant à la manière de la sainte Cécile de Maderno.


Il l'a donc représentée couchée, mais la vie animant le corps de la jeune martyre, dont une main étendue fait le geste d'écarter une personne abhorrée, tandis que le regard virginal se détourne horrifié.


Cependant, ce gentil chef-d'oeuvre ravit encore les yeux par la pose délicate d'un ange aux ailes déployées; de la main droite il présente un lis à la victime étendue sur le sol, et de la main gauche il lui montre le ciel.


Au-dessus de ce groupe apparaissent, auréolées de nimbes et parmi des nuages, les figures très suaves de la divine Mère et du Divin Enfant entourés de quelques saints.

Ce monument porte l'épigraphe suivante :

MARIA GORETTI

Le 5 juillet 1902 près de Nettuno
À 12 ans héroïne de chasteté
Défia invaincue les plus mortelles attaques
Corinaldo sa terre natale
Avec l'obole reçue de tout pays
En sculpta la gloire
XXV septembre MCMX


À l'inauguration, événement unique pour Corinaldo, était accourue la fleur des pays voisins: les braves pionniers du monument en oublièrent leur travaux et leurs peines.


Deux cents enfants environ, reçurent en ce jour la sainte confirmation.


Le Saint-Père s'était télégraphiquement associé à la joie commune. Le cardinal Agliardi avait eu pour Monseigneur Cucchi des paroles de sainte envie. Voici en quels beaux termes s'exprimait Son Éminence :


Albano, 25 Septembre 1910

Mon Très Vénéré Seigneur,

Je vous remercie du gentil télégramme que vous m'avez envoyé après les fêtes commémoratives de ce lis très pur que fut Maria Goretti. À votre Excellence revient le sort d'avoir dans son diocèse le lieu natal de la martyre; à moi il est donné de posséder le sépulcre.


Au milieu de la corruption qui règne de nos jours, nous sommes tous les deux unis pour honorer tant de vertu dans un âge aussi tendre, et pour la proposer à nos fidèles comme un modèle chrétien.

En cette union, il m'est doux de vous renouveler l'expression de ma vénération, en me disant de votre Excellence,

le très dévoué,

A. Card. Agliardi

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Message  Arthur Mar 16 Nov 2010, 5:53 am


--- À MONTE VERGINE


Parmi les occasions qu'eut le Saint-Père Pie X de manifester son admiration pour l'invincible enfant et son désir de la voir largement proposée à l'imitation de la chère jeunesse, trop souvent attaquée de nos jours, il en est une qu'il convient particulièrement de signaler.


Les fêtes du cinquantième anniversaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception devaient se célébrer, au Monte Vergine, par l'érection d'une statue de marbre de la Très Sainte Vierge.


Ces fêtes ayant été retardées afin de les rendre plus mémorables, on saisit cette occurrence pour honorer aussi la petite protégée de la Vierge Marie.


On en référa au Saint-Père, en implorant sa bénédiction et une très spéciale indulgence à la manière du jubilé.


Le Souverain Pontife répondit favorablement manifestant, entre autres choses, le désir que pour mieux profiter de ces fêtes et mieux glorifier la Vierge Immaculée, on présentât comme modèle de dévotion envers Marie, l'exemple de la petite héroïne de la Campagne Romaine.


L'auguste désir du Saint-Père fut accueilli dans l'enthousiasme.


Et Maria Goretti fut non seulement commémorée dans les nombreux discours de circonstance et par des chants en son honneur mais la mémoire et l'exemple en furent perpétués sur la façade même du temple, par une plaque de marbre qui porte cette inscription :

ICI

OÙ TOUT CHANTE LA REINE DES VIERGES

RÉSONNA IMPÉRISSABLE ET GLORIEUX

LE NOM DE MARIA GORETTI

NOUVELLE AGNÈS DU XXe SIÈCLE

LA JEUNESSE

VIII MAI MCMX

Arthur

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Message  Arthur Mer 17 Nov 2010, 8:49 am


--- LA COLÈRE ANTICLÉRICALE


Cependant, autant que celles de Nettuno et de Corinaldo, cette dernière glorification avait terriblement donné sur les nerfs de la presse maçonique.


Qui, depuis la première nouvelle de l'héroïsme déployé par l'enfant tuée aux Ferriere, avait essayé, par tous les moyens, d'amoindrir le prodigieux événement et d'en anéantir les salutaires effets.


Il semble incroyable que, pendant aussi longtemps, des soi-disant surhommes se soient obstinés à s'occuper d'une faible enfant pour noyer sa mémoire dans l'eau trouble de leurs élucubrations.


Si nous devons mesurer l'importance de la figure de Maria Goretti à la seule colère de Satan, on doit reconnaître qu'elle est vraiment grandiose.


Quelles choses ne dirent pas ou n'écrivirent pas les ennemis du bien, surtout à l'occasion de l'inauguration du monument de Corinaldo, et entre autres certains habitants de cette ville, émissaires de Satan, détestés de tout le peuple.

Arthur

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Message  Arthur Jeu 18 Nov 2010, 7:09 am


--- PROTESTATIONS PACIFIQUES


Il était nécessaire de réagir contre les provocations de telles personnes.


Tous les journaux catholiques le firent énergiquement et sans peur. Et cette vigoureuse campagne de presse, la figure de l'héroïne sortit plus grande et plus belle encore.


Après tout, le monument n'était-il pas là, magnifique, admiré, orné de fleurs et de couronnes?


Ne ressortait-il pas avec toute sa paix, dans l'église paroissiale dont les vastes nefs avaient regorgé du matin au soir d'une foule extraordinaire accourue des pays voisins et des contrées environnantes, précédée de leurs propres associations, à l'ombre de leurs bannières et recueillie dans une prière fervente.


Et dès le matin même de ce jour glorieux pour la petite vierge corinaldienne, les rues de la ville n'avaient-elles pas retenti des acclamations de cette foule?


Puis de quelle manifestation inattendue, les assistants, irradiés d'une joie sereine, n'étaient-ils pas devenus tout à coup les spectateurs ?


Bravant les provocations, mais prudemment muni d'une autorisation légale, un cortège s'était formé qui défila à travers les rues de Corinaldo.


Courageusement, le chevalier Marini et son épouse s'étaient mis en tête.


Derrière ce noble couple, on vit alors s'avancer, au milieu d'une émotion incontrôlable et générale, la mère et les deux jeunes soeurs de Marietta.


Ces deux gracieuses fillettes, Ersilia et Teresa, portaient une splendide couronne de fleurs qu'elles déposèrent avec une pieuse et touchante affection, au pied du monument.


Ainsi donc, toute la fête de ce jour fut, qu'on le voulût ou non, un échec pour les nombreux mais orgueilleux adversaires.


Elle le fut surtout par l'hommage rendu à l'amour de l'héroïne pour l'Eucharistie, puisque plus de cinq cents personnes s'approchèrent de la sainte Table dans ce but et en action de grâces à Jésus-Eucharistie, nourriture et force des martyrs.

Arthur

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Message  Arthur Ven 19 Nov 2010, 7:51 am


--- UN ÉVÊQUE EXALTE LES VERTUS DE MARIA GORETTI


Commentant l'évangile de ce dimanche, Monseigneur Cucchi avait parlé de cette mystique cène à laquelle Dieu invite tous les croyants, mais dont Il rejette ceux qui ne sont pas revêtus de la robe nuptiale.


Après avoir rappelé qu'ils ne portent pas cette robe nuptiale, et se trouvent donc exclus du banquet mystique, ceux qui ne sont pas vêtus selon les règles de la modestie, le digne pasteur avait flagellé la mode. Et avait conclu par cette péroraison :


" Trois sortes de banquets sont successivement accordés aux fidèles de la Sainte Église de Jésus-Christ : le Baptême, l'Eucharistie et le salut éternel.


La sainte Maria Goretti reçut le candide vêtement dans le premier; elle le garda jalousement, le rendant même plus précieux par sa " devotio supra aetatem " dévotion au-dessus de son âge.


Dans le second; enfin elle le teignit de pourpre avec son sang virginal, mourant invaincue à onze ans et huit mois, en donnant l'exemple d'une vraie " virtus supra naturam " vertu supérieur à la nature, comme le déclare sentencieusement saint Ambroise louant l'enfant martyre sainte Agnès. "


Les paroles de l'évêque, l'émotion des fidèles, la tenue édifiante des fillettes, les nombreuses communions et la multitude des citoyens et des étrangers entourant le monument élevé dans l'église : voilà ce qui aurait dû, semble-t-il, toucher les coeurs dévoyés.


Mais loin de leur inspirer de la contrition, ces démonstrations de la piété du peuple chrétien leur suggèrent la malheureuse idée d'organiser, pour le dimanche suivant, une contre-manifestation qu'ils espéraient brillante et d'un effet délétère.


L'ayant appris à temps, le courageux prélat alerta ses fidèles et leur adressa une harangue mémorable qu'il termina par ces sévères paroles :


" Notre démonstration d'aujourd'hui est un hommage à la vertu et à la louange d'une victime innocente. Une contre-manifestation ne serait donc qu'un hommage au vice et la louange d'un assassinat. "


L'argument était trop fort. Il suffit pour obliger ces quelques anti-cléricaux à résorber leur bile insatisfaite et leur haine satanique.


En guise d'exécutoire, ces sectaires ne trouvèrent rien de mieux que de faire cambrioler la pauvre maison de la veuve Goretti.


Entre autres objets, le voleur emporta le collier de corail qu'elle avait fait porter par Marietta à l'occasion de sa Première Communion.


Cependant, peu de temps après le vol, l'exécuteur de cette basse et inutile vengeance était identifié, mais... ce n'était déjà plus qu'un cadavre : il avait été tué accidentellement !

Arthur

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Message  Arthur Dim 21 Nov 2010, 8:23 pm


XVI LA TRANSLATION DE LA DÉPOUILLE

AU SANCTUAIRE

DE NOTRE DAME DES GRÂCES


Un enthousiasme aussi grand et se propageant rapidement jusqu'au delà de l'Océan, aurait sûrement anticipé de plusieurs années la béatification de Maria Goretti.


Si les douloureux événements de la Grande Guerre n'avaient empêché la translation, désirée et prévue depuis la date du martyre, de la dépouille mortelle, au sanctuaire pontifical de Notre Dame des Grâces de Nettuno.


Mais à peine le calme fut-il revenu, que le temple, pendant tant d'années comme assoupi, commença de renaître. Les Passionnistes se mirent à l'oeuvre.


Y ayant invité la mère de l'héroïne, ils en obtinrent un acte formel de donation du corps de sa fille. Ils eurent aussi la joie de recueillir, des lèvres maternelles, de précieux détails sur la vie de la jeune martyre, qui servirent la rédaction de la présente biographie.


Les négociations commencées avec les autorités civiles et religieuses pour la translation, une fois menées à bonne fin, le Supérieur du sanctuaire entreprit aussitôt les préparatifs du plus grandiose transport. Grandiose ! il le fut en effet.


Pendant qu'au sanctuaire les travaux se hâtaient, un manifeste enthousiaste invitait toutes les autorités, religieuses, civiles et militaires à participer, même en corps constitués, à cette glorification si douce et si bien méritée.


Quand se leva l'aube du 28 juillet 1929, la ville de Nettuno, remplie de visiteurs, avait déjà un aspect de fête. Le long des rues, où devait passer le solennel cortège, des banderoles portaient les acclamations triomphales :


VIVE MARIA GORETTI !

VIVE LA PETITE MARTYRE !

VIVE L' AGNÈS DU XXe SIÈCLE !

VIVE LA MARTYRE DE LA PURETÉ !


Une grande inscription composée par Don Nicolas de Franceschi, archiprêtre de Nettuno, se déroulait sur la façade du sanctuaire :


À LA PLUS GRANDE GLOIRE DU DIEU TOUT-PUISSANT

EN BEL EXEMPLE DE VERTU CHRÉTIENNE

MARIA GORETTI

NÉE À CORINALDO D'ANCONE LE 16 OCTOBRE 1890

MORTE HÉROÏQUEMENT À NETTUNO LE 6 JUILLET 1902

POUR DÉFENDRE SA VIRGINALE PURETÉ

EST AUJOURD'HUI ACCUEILLIE

PAR LES HOSANNA DU PEUPLE APPLAUDISSANT

EN CE TEMPLE SUPERBE

ÉRIGÉ PAR LA MUNIFICENCE DE PIE X

À LA REINE DES VIERGES


Un élégant catafalque se dressait au centre de la majestueuse nef du temple.


Au lieu des couleurs sombres des jours de deuil, des draperies aux couleurs claires annonçaient, par leur vif éclat, la solennité glorieuse de la cérémonie dont l'heure était toute proche.


Des festons de myrtes et des bouquets de lis donnaient à l'ensemble une note de candeur.


Cependant, malgré cette magnifique décoration en l'honneur de la jeune martyre des Ferriere di Conca, l'attention était inévitablement ramenée vers l'illustre Patronne du Sanctuaire.


L'ornement de l'autel de la Vierge des Grâces était, en effet, une véritable fête pour les yeux.


On y remarquait surtout une splendide couronne de fleurs et de lumière, placée aux pieds de la Belle Reine en hommage de gratitude pour la félicité concédée à Nettuno.


Particulièrement aux Passionnistes et à leurs jeunes aspirants, de pouvoir enfin accueillir définitivement, près de son trône de grâce et de miséricorde,la dépouille de l'angélique enfant.

Arthur

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Message  Arthur Mar 23 Nov 2010, 6:56 am


--- LA FAMILLE DE MARIA EST PRÉSENTE


Dès les premières heures de cette inoubliable journée, un grand nombre de personnes s'étaient présentées à la Table Sainte.


Elles avaient bien compris que pour honorer dignement cette amante de Jésus, il convenait de recevoir dans la sainte communion l'Auteur même de la grâce de son martyre.


Mais quelle ne fut pas l'universelle surprise de remarquer, parmi les communiants, les parents mêmes de la martyre...


La pieuse mère était là, défaillante d'émotion, demandant à l'Hostie Sainte de fortifier son coeur de mère pour les grandes joies et les douleurs d'un tel jour.


Elle était accompagnée de son fils Mariano avec son épouse; eux aussi, en s'agenouillant à la Table Sainte, avaient les yeux baignés de pleurs.


Une de leurs filles, Isolina ( aujourd'hui Soeur Aurea, des Oblates de Jésus et de Marie ) ainsi que diverses personnes venues de Corinaldo avec la famille de Marietta, avaient pris place à leurs côtés.


Aux pieds de la divine Mère, on remarquait, petite vision du ciel admirée de tous, une jeune enfant vêtue de blanc, suave et recueillie, toute rayonnante des splendeurs de l'innocence.


C'était la petite nièce de la martyre; et cette enfant, âgée de huit ans seulement, s'apprêtait avec piété au premier baiser de Jésus, sous le regard de cette Reine des Grâces qui avait vu les chastes embrassements de Marietta avec son Céleste Fils.


Et c'est à cette petite fortunée qu'échut l'honneur, en ce jour, de remplacer sa grand-mère trop émue pour soutenir les cordons du poêle, pendant le transport de la dépouille virginale de sa tante.


Fête intime, toute d'amour de Jésus, précédant dignement le déroulement extérieur de ce triomphe !

Arthur

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Message  Arthur Mer 24 Nov 2010, 8:14 am


--- L'HOMMAGE ÉMU DE LA FOULE


À onze heures, malgré l'ardeur du soleil de juillet, une foule immense remplissait la place de l'église Saint-François où depuis la veille, sur une automobile gentiment prêtée par les frères Porfiri, l'urne artistique contenant les restes précieux avait été transférée.


Une foule considérable se pressait le long des rues où attendait le passage du cortège.


Et le défilé commença solennel et grandiose au delà de ce que l'on aurait jamais pu prévoir.


La forte affluence des gens d'Anzio, avec leurs confréries diverses, concourut pour une grande part à ce succès; et la tenue de ces pèlerins édifia profondément le public, qui loua sans réserve leur grande foi et leur esprit de sacrifice.


Personne ne pensait à la chaleur devant le spectacle féérique que présentaient surtout les Confréries, les Instituts, les autorités religieuses, militaires et civiles, qu'on ne se lassait pas d'admirer durant le parcours.


Des théories interminables de fillettes en habits blancs, portant des lis et des palmes, précédaient le cortège.


Les Croisés, les Petits Pages du Saint-Sacrement et de Saint-Louis, donnaient une note pittoresque au défilé dont la marche était cadencée par la musique des fanfares.


Enfin, derrière la musique et vêtues de blanc, suivaient les " Enfants de Marie " dont fit aussi partie, bien que pour quelques heures seulement, notre Bienheureuse.


Personne ne fut donc étonné du privilège accordé à ces jeunes filles d'escorter triomphalement la dépouille jusqu'au sanctuaire pontifical.


Montrée par celui-ci et celui-là, objet des plus affectueuses paroles, la pieuse mère de la martyre suivait immédiatement, toute recueillie. Marchant à ses côtés, son fils Mariano avec son épouse, suivis de leur fille Isolina et la fidèle Teresa Lungarini.


Un fleuve humain, jamais vu, de mémoire d'homme dans Nettuno, formait la suite de ce brillant cortège.


C'était le triomphe dû à la pureté !

Arthur

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Message  Arthur Jeu 25 Nov 2010, 5:37 am


--- AU LIEU D'UNE CÉRÉMONIE FUNÈBRE : UNE APOTHÉOSE


C'était la victime foulant de nouveau la route teinte de son sang; la route qu'elle avait suivie pour monter vers l'holocauste.


C'était la mère, blessée au coeur par le poignard de Serenelli, accompagnant sa fille qu'elle avait, elle-même, formée à la lutte et préparée à la victoire.


C'était tout un peuple ravi et transporté par les parfums de ce merveilleux lis de pureté.


" Qu'advint-il donc du caractère funèbre qui doit nécessairement marquer toute cérémonie de translations semblables, en l'honneur des personnes décédées en odeur de sainteté mais non encore canonisées ? "


C'est ce que se demandait, surpris et ému devant ce spectacle inattendu, l'orateur de circonstance Monseigneur Carlo Salotti, alors Promoteur Général de la Foi, et revêtu plus tard de la Pourpre Cardinalice.


Et l'éminent orateur de répondre à la question qu'il avait lui-même posée:


" Au lieu d'une cérémonie funèbre, un magnifique triomphe et une véritable apothéose; un chant sublime à la puissance du Christ et une louange de l'éducation maternelle, précoce et avertie.


Mieux que des regrets stériles, cette cérémonie nous inspire avec force la conviction que le vice honteux doit être voué à l'exécration.


Elle nous transmet aussi l'invitation puissante lancée par une tendre enfant, à la pratique plus intense de la vie chrétienne, plus spécialement à la prière et à la fréquentation des sacrements, même au sein de la misère, même sans avoir suivi les écoles.


Elle nous apprend enfin à déjouer les pièges les plus obstinés, et même à savoir choisir devant l'alternative inexorable : le péché ou la mort . "


Poursuivant avec ces mêmes accents, son discours au débit entraînant comme le cours d'un fleuve, l'orateur s'attacha particulièrement à démontrer que Marietta ne brillait pas seulement par la splendeur de sa mort, mais encore par celle d'une vie aussi dense d'exemples vertueux et constants qu'elle fut brève.


" Sans doute, la Sainte Église n'avait pas encore parlé, mais la voix du peuple, voix de Dieu, avait acclamé dans l'enfant, une " sainte ".

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Message  Arthur Dim 28 Nov 2010, 7:55 pm


--- UNE HEUREUSE MÈRE


S'adressant enfin à la mère, l'orateur rendit hommage à " son attachement constant aux principes de l'Évangile et aux devoirs chrétiens.


Cette fidèle observance des exigences de la Loi divine était, pour la mère et sa fille bien-aimée comme pour l'Église elle-même, la cause d'une rare et ineffable joie.


Sans l'oeuvre et l'exemple maternels, Marietta ne serait pas devenue l'héroïque enfant que nous célébrons en ce jour.


Après la grâce de Dieu, à la mère revient tout le mérite. Qu'en ce temps de décadence du sentiment du devoir, elle ait parmi les mères chrétiennes beaucoup d'imitatrices ! "


Ces accents pénétrèrent profondément le coeur des auditeurs. Mais que dire de leurs effets sur celui de la mère fortunée ?


Ceux qui purent l'approcher en ce jour, après le discours de Monseigneur Salotti, hommes et femmes de toutes conditions, lui attestaient à qui mieux mieux, certains en lui baisant les mains, un profond respect comme à la mère d'une martyre; et tous la disaient heureuse d'avoir pour enfant une sainte.


Ces marques de respect la touchèrent évidemment, mais pas autant que de s'entendre rappeler, par un fermier de Conca, à trente ans de la mort de Marietta, la modestie de l'enfant.


Cette démarche prudente, empressée et sérieuse sur les routes, et sa tenue édifiante à l'église.


L'auteur de ces lignes a été témoin de ces manifestations de respectueuse sympathie; il a entendu ces propos.


Il a suivi cette mère versant des larmes où se mêlaient la douleur et la joie, dans le pèlerinage à la demeure de campagne qui fut témoin de précoce martyre de sa fille.


Sur les murs de cette maison immortalisée par tant d'héroïsme, fut scellée ce jour-là par le Révérendissime Postulateur de la Cause, une stèle sur laquelle on lit ces mots qu'il a lui-même dictés :


EN CETTE MAISON OU ELLE HABITAIT

TOMBA HÉROÏQUEMENT

PERCÉE PAR UN FER HOMICIDE

L'ANGÉLIQUE ENFANT DE 12 ANS


MARIA GORETTI


MARTYRE

DE SA VIRGINALE PURETÉ

LE 5 JUILLET 1902


Ainsi se terminait pour l'heureuse mère tant de souffrances endurées patiemment.


Elle avait vu de ses propres yeux, et avait vécu réellement jusque dans les plus petits détails, ce qu'il lui avait été donné de contempler en songe vingt-sept ans auparavant, et qui se déroula ce 28 juillet 1929, sous les arcades du sanctuaire de Notre Dame des Grâces.


Toutes ces foules prosternées, que son songe prophétique lui avait fait entrevoir, elle les avait réellement vues de ses yeux de chair, recueillies dans une prière silencieuse devant l'urne contenant les restes mortels de sa fille bien-aimée.


C'était des foules immenses...


Et ces mêmes foules, nous les avons vues remplissant, radieuses de joie, la Basilique Vaticane et la place Saint-Pierre au jour de la solennelle Béatification, le 27 avril 1947, puis en ceux, plus solennels encore, de sa triomphale Canonisation, le 24 et 25 juin 1950.

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Message  Arthur Lun 29 Nov 2010, 7:46 pm


XVII COMME LE " BON LARRON "

--- LOURDE EXPIATION


Tandis que la ferveur et la piété populaire entouraient notre Bienheureuse, qu'était devenu son meurtrier ?


Il nous reste à le dire maintenant, mais il nous faut d'abord retracer les événements à partir de son jugement qui fut rendu le 16 octobre 1902.


Occurrence pathétique : cette date marquait l'anniversaire de la naissance de Maria Goretti, qui aurait eu, cette année-là, ses douze ans.


Après un réquisitoire extrêmement sévère, le ministère public crut opportun de requérir l'application de la peine de trente ans de travaux forcés, afin d'apaiser l'opinion publique surexcitée par le féroce délit des Ferriere di Conca.


La condamnation du meurtrier était fébrilement attendue en dépit des efforts d'une presse soudoyée pour disposer le public en faveur du délinquant, allant jusqu'à traîner dans la fange la victime elle-même.


Mais tous ces efforts échouèrent lamentablement, car à l'audience, Serenelli fut, à son insu, le pire adversaire de cette oeuvre infâme.


Se conformant à un plan qui lui avait peut-être été dicté, mais qui fut en tout cas une erreur, il essaya de se faire passer pour un monomane du crime, espérant, par ce subterfuge, échapper au châtiment.


Il se présenta donc devant la cour d'assises dans l'attitude d'un criminel impassible, toujours égal à lui-même, et d'un cynisme rebutant.


Ne manifestant, par surcroît, aucune ombre de remords il déclara, en insistant sur ce point, que l'unique motif de son crime avait été de s'assurer, pour toute la vie, le pain sans sueur des galères.


Ces phrases arrogantes furent accueillies dans l'indifférence du tribunal, car il était trop clair que le vrai motif du crime était bien celui qu'il avait précédemment avoué, à savoir : la résistance de l'enfant à ses désirs lascifs.


Il fut donc finalement condamné à trente ans de réclusion, échappant de justesse à la peine du bagne grâce à sa minorité.


Mais, réclusion ou bagne, c'était la privation de la liberté et la séparation d'avec son père déjà veuf; c'était la ruine et le déshonneur de la famille; c'était surtout le poids très lourd sur sa conscience, d'une innocente victime.

Ne pouvait-on pas espérer que, par une telle accumulation de maux infâmants, il viendrait à résipiscence ?...


Un de ses compagnons de peine a rapporté que dès les premiers jours de son insupportable captivité, pendant qu'il balayait les couloirs de la prison, Serenelli chantait allègrement ce refrain :


Courage Serenelli,
Après vingt-neuf ans et six mois
Tu redeviendras bourgeois...


Il semblait donc devoir persister longtemps dans la plus cynique obstination.


Sa conversion ne paraissait plus possible par les moyens ordinaires; il fallait un miracle pour relever cet être totalement dégénéré. Mais ce miracle arriverait-il ? et qui l'opérerait ?

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Message  Arthur Mer 01 Déc 2010, 8:11 am


--- LA REVANCHE DE LA CHARITÉ


À l'heure suprême de leur mort, tous les martyrs eurent sur les lèvres ce généreux " Pater dimitte..." du Roi des martyrs.


Et ce " Ne statuas illis hoc peccatum " du proto-martyr saint Étienne, c'est-à-dire le pardon le plus généreux et le plus inconditionné, tandis que de leur coeur brûlant de charité, montait une prière anxieuse pour les indignes auteurs de leur mort.


Or, nous savons que notre petite victime mourut dans ces dispositions, pardonnant à son bourreau et priant pour lui, comme l'avait exhortée à le faire sa mère elle-même et le prêtre qui l'assista à ses derniers moments.


Nous l'avons entendue redisant, dans son délire, cette parole de charité qu'elle avait conservée dans son coeur comme sur ses lèvres :

" Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! "


C'est cette seule pensée du châtiment éternel encouru par son agresseur qui l'avait hantée durant la terrible scène du meurtre.


Elle n'avait pas eu instinctivement recours à la menace d'une dénonciation, non plus qu'au rappel de la prison qu'il devrait inévitablement subir, s'il osait la tuer.


Mais, pleine d'une foi très vive et pénétrée du souvenir des peines éternelles, elle avait redouté et essayé de conjurer pour l'âme de son bourreau cet enfer qu'elle avait craint pour elle-même et épargné à son âme propre.


Elle avait donc tenté d'éteindre en lui les flammes impures par le souvenir des flammes éternelles.


Et maintenant qu'elle se trouvait au ciel où l'avait conduite la gloire de son immolation, ne devait-elle pas, de là-haut ou l'amour est parfait, porter au solennel accomplissement l'effort héroïque qui pardonne ?


Du reste, le pauvre reclus n'était pas oublié. Quelqu'un pensait spécialement à lui, et c'était Monseigneur Tito Cucchi.


L'Illustre évêque de Senigallia avait voulu glorifier Maria Goretti dans son diocèse d'origine par l'érection d'un monument, comme nous l'avons vu.


L'oeuvre entreprise avait attiré davantage l'attention de l'évêque sur le malheureux assassin.


Il décida que tout serait tenté pour ramener paternellement au bercail cette brebis égarée : la charité du Bon Pasteur le pressait d'accomplir ce sauvetage.


Il se mit donc en relations avec le bureau du " Contentieux Italien " et fit faire en même temps, par les avocats Marini et De Bonis, les plus sérieuses recherches pour découvrir le lieu où la justice avait déporté le détenu Serenelli.


Après de longues et difficiles démarches, le chevalier Marini réussit à découvrir enfin, par une voie tout à fait confidentielle et très secrète, qu'Alessandro Serenelli se trouvait dans le pénitencier de Noto en Sicile.


Dès lors cette âme errante fut l'objet des sollicitudes de la charité chrétienne.


Quand la presse catholique et spécialement les journaux locaux, magnifiaient la glorification de l'héroïque enfant de Corinaldo, le pieux évêque, l'archiprêtre Marinelli et quelques autres prêtres rédacteurs, envoyaient des exemplaires de ces journaux au pauvre détenu.


De son côté, Monseigneur Cucchi écrivit dans la même intention une fervente lettre à Monseigneur Blandini, évêque de Noto, le priant d'obtenir une entrevue avec l'assassin.


Une copie de " l'édifiante biographie de la jeune Goretti " qui lui fut très agréable, accompagnait cette lettre.


Mais ce qu'on demandait à Monseigneur Blandini n'était pas chose facile.


Comme l'écrivait l'évêque lui-même, on respirait en ce lieu de peine un tel air d'anticléricalisme à cette époque, qu'une pareille entrevue paraissait impossible.


Non pas que ce fût par la faute des officiels immédiats, mais en raison du sectarisme des hautes sphères maçonniques et des athées dominants.


C'est alors que la petite victime elle-même parut vouloir assurer la réussite de l'entreprise, par l'intermédiaire de l'un de ses plus fervents admirateurs.


Don Domenico Fiorentino da Palazzo, orateur distingué et propagateur assidu de la renommée de sa chère petite protectrice, surmonta les difficultés et obtint à Monseigneur l'Évêque de Noto l'entrevue désirée.


Le bon vieillard, accablé de lourdes occupations, se prêta volontiers au relèvement d'une âme rachetée, elle aussi, par le sang de la Victime Divine.


Il s'apprêta " à prendre le coeur de Serenelli avec des pincettes d'or ", comme s'exprime Don Fiorentino.

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Message  Arthur Mer 01 Déc 2010, 7:39 pm


--- ENTRE PÈRE ET FILS


Il alla donc le visiter et lui parla paternellement d'espérance et de pardon.


Il lui rappela l'inépuisable bonté de Dieu et la miséricorde que le sang de Jésus attire sur les coupables. Il insista sur le pardon laissé par Marietta...


Et ce misérable, qui avait peut-être été jusqu'alors un aveugle impénitent, parut se rendre enfin à de si hautes et si touchantes raisons.


Il pleura pour la première fois depuis son crime, se reconnut coupable et, finalement, éprouva un premier mouvement de confiance en Dieu.


Cette conversion devait être accompagnée du meilleur caractère de la sincérité lequel ne pouvait être, dans le cas de Serenelli, que la réparation envers la famille et l'humble confession de sa faute devant le monde entier.


Elle le fut en effet dans cette lettre qu'il écrivit quelques jours après au vénérable évêque de Noto :


Excellence Révérendissime,

Je ne puis vous exprimer quel réconfort a éprouvé mon âme endolorie par l'honneur reçu d'un colloque avec votre Excellence Illustrissime. Veuillez trouver ici les témoignages les plus sincères de mon remerciement et de ma gratitude.


S'il est vrai que, dans un moment d'aberration mentale, je fus conduit à commettre un homicide aussi barbare, que la loi a déjà puni, je ne pourrai jamais assez m'accuser de l'avoir accompli dans l'unique et ferme volonté de faire beaucoup de mal.


Mais la cause première qui me porta à faire un tel pas qu'aujourd'hui je déplore amèrement fut, avec mon jeune âge, le défaut de formation de ma conscience.


Je regrette doublement le mal commis parce que j'ai conscience d'avoir enlevé la vie à une innocente jeune fille qui, jusqu'au dernier moment, a voulu maintenir sauf son honneur, se sacrifiant plutôt que de céder aux désirs qui me poussèrent à un acte aussi terrible et déplorable.


Je déteste publiquement le mal que j'ai fait. Je demande pardon à Dieu et à la pauvre famille désolée, et j'ose espérer que, moi aussi, je pourrai obtenir le pardon comme beaucoup d'autres sur cette terre.


Je fais la présente déclaration à Votre Excellence Révérendissime dans l'espoir qu'Elle daignera en tenir compte et voudra, Elle aussi, pardonner à tant de mal échu à ma jeunesse inexpérimentée.


Que vos prières unies aux miennes m'obtiennent le pardon de Celui qui gouverne tout, et assurent à mon âme le calme, et la bénédiction de la pauvre défunte.


En vous baisant respectueusement la main et vous demandant pardon...

Alessandro Serenelli

10 Novemvre 1910

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Message  Arthur Ven 03 Déc 2010, 8:08 am


LES VÉRITABLES ASSASSINS


Ce fut le premier geste de réparation et de réhabilitation.


Sous une autre forme, mais avec des mots tout aussi expressifs, Serenelli faisait sienne l'amère déclaration du jeune belge Carrony, justicié en France il y a quelques années avec la bande du fameux Bonnot :


" Si, dans mon enfance, j'avais rencontré un prêtre au lieu de compagnons pervers, à cette heure je serais peut-être un grand missionnaire au lieu d'un vulgaire malfaiteur; et au moins n'aurais-je pas eu une fin aussi ignoble. "


Pauvre Alessandro ! oui, pour toi aussi, existe une parole d'excuse.


Avant nous, un grand avocat devait la formuler dans son éloquent plaidoyer pour tenter de sauver un Serenelli français dont la cause était perdue d'avance.


Sachant très bien que tout autre argument serait inutile, le célèbre avocat plaidant coupable, lança cet avertissement :


" Messieurs les jurés, le coupable a confessé son crime, il est digne de mort et il mourra !


Mais souvenez-vous qu'avant lui, il faudrait condamner à mort tous ceux qui lui ont enlevé Dieu du coeur et qui continuent à l'enlever du coeur des jeunes.


Voilà les véritables assassins ! Voilà les premiers responsables ! "


Aujourd'hui nous pouvons affirmer que la conversion de Serenelli fut vraiment édifiante. Vingt-six ans de bonne conduite dans les prisons et plus de vingt en liberté l'ont plus que confirmé.


Cela est si vrai que ses supérieurs eux-mêmes joignaient un certificat élogieux à chacune des lettres qu'ils lui permettaient d'écrire à la famille de la victime, pour lui renouveler ses instances de pardon et la solliciter de lui obtenir une réduction de peine.


Pour sa part, il lui demandait humblement de faire cette démarche afin, disait-il, de pouvoir bientôt pleurer ses erreurs près de la tombe de la victime, et d'en faire une réparation bien due.


Le souhait, qu'à cette époque, l'archiprêtre Signori exprimait dans ces vers :

" qu'un jour, dans le ciel, se rencontrent
et la victime et l'assassin... "


Tous les bons chrétiens édifiés de son repentir le faisaient aussi.


Nous pouvons donc, une fois encore, admirer tout le bien que le Seigneur sait tirer du mal.


C'est une des leçons qui se dégagent de la lecture de la " Vie de notre Bienheureuse ".


Comprenant tout le profit qu'il pouvait retirer de cette lecture, l'assassin lui-même en demanda un exemplaire par la lettre suivante qu'il adressait au directeur de la " Vera Romana " :


Monsieur Enrico Filiziani,
Rome.

Attendu que le journal la " Vera Romana " ne pourra paraître régulièrement, comme l'annonce votre carte du 15 courant, je vous prie de m'expédier le livre : " Notes biographiques de Maria Goretti, âgées de 12 ans ", par l'avocat Carlo Marini.


Dans l'attente d'une prompte expédition, je vous salue avec estime.


Serenelli Alessandro

( Casier pénal de Noto 8- 4- 1918 )

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Message  Arthur Dim 05 Déc 2010, 7:33 pm


--- LE PIEUX CONVERTI


N'est-ce pas un fait surprenant que ce désir du prisonnier de s'édifier à la lecture de la vie de sa victime ?


Mais non moins surprenante est son assiduité depuis à lire un bon journal, aussi sain qu'instructif, substitué trop tard hélas ! aux journaux licencieux qui l'avaient conduit à la dégradation et à la prison.


Aussi, dans le cours de l'année 1929, pouvait-on observer au pays de Piceno un ouvrier maçon, âgé de 47 ou 48 ans.


Travaillant avec patience et résignation, sans que jamais un incident désagréable survenu dans son travail lui laissât échapper un blasphème ou une imprécation.



Sa conduite étonnait et attirait l'attention de ses compagnons. Un de ceux-ci se permit l'indiscrétion de l'interroger, un jour, sur son identité et sur les lieux où il avait vécu jusqu'alors.


L'inconnu, qui parlait peu, et portait sur le front le voile du remords et d'un vrai repentir, refusa de divulguer son histoire.


Il voulut bien cependant révéler que, dans sa jeunesse, il avait commis un grand crime dont il éprouvait un regret très amer...


C'était le bon larron repentant; et son repentir était tel, qu'il avait voulu échanger sa prison forcée pour une oeuvre assidue de pénitence volontaire.


Après de minutieuses recherches, nous avons pu visiter les lieux successifs où il supporta la peine prononcée par son jugement.


À Noto et à Augusta de Sicile; à Namone et à Alghero de Sardaigne, partout nous avons recueilli des témoignages de sa bonne conduite.


On a gardé le souvenir du bon chrétien fidèle à la prière quotidienne, et s'approchant périodiquement des sacrements.


On se rappelait aussi le bon travailleur assidu et consciencieux; le bon camarade sociable et d'un langage correct expurgé de tout blasphème.


Alessandro Serenelli avait su aussi conquérir l'estime de ses chefs, et mériter d'être envoyé dans des pénitenciers moins pénibles et d'air plus salubre.


Il avait même obtenu la faveur de percevoir un dixième sur les gratifications accordées par les règlements pour les travaux pénaux.


Enfin ayant, eu égard à sa bonne conduite, bénéficié d'une réduction de quatre années de peine, il avait été libéré le 27 mars 1929.


Cette libération anticipée était aussi un des fruits du repentir dont il obtint la grâce par l'intercession de la petite victime, avec l'assurance du généreux pardon auquel aspirait son âme contrite et inconsolée.


Et maintenant que nous avons répondu à la question que nous nous étions posée au début de ce chapitre :


" Tandis que la piété et la faveur de tout un peuple entouraient notre Bienheureuse, qu'était devenu son meurtrier ? "


Nous pouvons admirer, en connaissance de cause, cet autre triomphe du Christ.


( Alessandro Serenelli vit encore aujourd'hui, retiré dans un couvent de Capucins, à Ascoli, dans les Marches. Note de l'auteur. )


Mais, que diront nos mauvais chrétiens affamés de revues infâmes, de romans lubriques et d'illustrés obscènes, semeurs de malheurs infinis dans les familles ?


" On les lit par passe-temps, pour le style, pour la langue... L'art pour l'art... "


La prison de Noto et la tombe de Nettuno répondent à ces égarés ...

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Message  Arthur Lun 06 Déc 2010, 7:24 pm


XVIII LA GLORIFICATION


--- LA COURSE À LA GLOIRE


À la suite de l'éveil, par la translation de la virginale dépouille et par la large diffusion de la biographie publiée par les Passionnistes, de la sympathie générale pour Maria Goretti, s'exprima, avec les pèlerinages, le désir de sa béatification.


Six ans après la translation, faisant écho à une demande significative du Saint-Père Pie XI au Cardinal Salotti :


" Qui s'occupe de la Cause de Maria Goretti "


Le conseil de l'Action Catholique Féminine d'Alnano demandait et obtenait de son Éminence Révérendissime le Cardinal Granito Pignatelli di Belmonte, évêque de la même ville, de pouvoir assumer la Cause de sa petite héroïne.


Les révérendissimes juges furent choisis; choisi aussi le postulateur, dans la personne du Père Mauro de l'Immaculée, passionniste.


Divers témoins, parmi lesquels la mère, un frère et une soeur de la martyre, ainsi que Teresa Lungarini déjà plusieurs fois citée dans cet ouvrage, furent appelés à déposer au cours du procès informatif.


Au début de l'année 1938, alors que le procès était déjà commencé avec ces témoins et quelques autres.


Sa Sainteté Pie XI par l'entremise du Secrétaire d'État, le cardinal Pacelli, répondait à un télégramme de souhaits du Révérendissime Vicaire général d'Albano, par ces mots très significatifs :


" Le Saint-Père prévient de ses voeux la joie de la solennelle reconnaissance de l'angélique enfant Maria Goretti, comme modèle et protectrice de la jeunesse. "


C'était depuis longtemps, on le savait, le très vif désir du Saint-Père, et les Passionnistes avaient fait tout ce qu'ils pouvaient pour en aider la réalisation.


L'idée leur vint alors de faire concourir le meurtrier repentant à la glorification de sa victime.


L'auteur de ces pages fut chargé de cette délicate mission. Il se rendit donc vers Serenelli récemment libéré, et retiré dans les Marches, à Saint Blaise d'Osimo.


Au simple énoncé du nom de Maria, il se mit à pleurer. En voyant son image, il devint encore plus ému et, narrant son délit, il répétait souvent : " La faute est toute mienne ".


--- " Eh bien ! cher Alessandro, pourvu que témoigner au procès de béatification qui va s'ouvrir ne vous pesât pas trop, cette réparation généreuse vous réhabiliterait bien mieux encore."


--- " C'est mon devoir, je dois réparer et je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sa glorification.


J'ai eu tort de me laisser aveugler par une passion brutale, et elle fit bien de résister pour conserver son innocence.


Oui, vraiment, Maria était un ange, innocente comme l'eau. Pour maintenir sa pureté, elle préféra tomber sous la main d'un assassin.


C'est pourquoi la faute est uniquement de mon côté."


Et après avoir longuement développé ce que nous connaissons déjà, il conclut son exposé par ce touchant aveu :


--- " Maria Goretti est une vraie sainte et une vraie martyre... La nuit, quand je ne puis dormir, je pense à elle, et je me répète ses dernières paroles :


" Je lui pardonne, je prierai pour lui. Alessandro viendra avec moi au Paradis. "


--- " Et votre repentir ? Comment vous fut-il inspiré ?


--- " Il eut pour origine un songe mystérieux que je veux vous conter :


" Il me semblait être dans un merveilleux jardin tout rempli de fleurs de lis. J'aperçus Maria, vêtue de blanc, se promenant au milieu des fleurs dont elle formait des bouquets.


S'étant approchée de moi, elle se mit à me les tendre en disant simplement : " Prends ! " Tout heureux je les prenais mais, peu à peu, entre mes bras, je les voyais se changer en flammes. "


Ce songe étrange contenait, sans doute, le symbole du repentir et de l'amour qui devaient brûler en lui les restes de son péché.


La réparation volontaire de Serenelli, concourut pour une grande part à la glorification de Maria.


Ne ménageant ni ses forces ni son temps, il fit trois fois le chemin des Marches à Rome pour déposer, dans les divers procès, des faits que nous connaissons.

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Message  Arthur Mer 15 Déc 2010, 5:49 am


--- UN SPECTACLE ÉMOUVANT


On admire aujourd'hui un long et profond dessein divin dans toute la marche de la glorification de notre héroïne.


Dieu a voulu ouvrir une école de très hautes leçons pour tous les âges; et non seulement sur la pureté, mais sur toute vertu.


École de formation à la lutte contre le mal; école aussi de repentir, d'humilité et de charité après l'avoir commis.


Et dans cette école, celui qui enseigne est non seulement notre martyre, mais c'est aussi sa mère, c'est encore notre pauvre assassin.


C'est bien, en effet, une leçon d'humilité que celui-ci donna, entre autres occasions, quand aux fêtes de Noël 1937 il partit d'Osimo, désireux de paix et de pardon, pour se rendre à Corinaldo en vue de réparer et d'implorer encore une fois le pardon de la bonne Assunta.


À peine fut-il devant elle, après tant d'années qu'il ne l'avait pas vue, qu'il la supplia humblement :


--- " Assunta, me pardonnez-vous ? "


Et il éclata en sanglots. L'autre, pleurant avec lui, parvint à balbutier ces mots délicats :


--- " Elle vous a pardonné, pourquoi ne pardonnerais-je pas moi aussi ? "


La veuve Goretti lui prouva, mieux que par des paroles, la profonde sincérité de son pardon.


En effet elle voulut, et le Révérendissime Archiprêtre auprès duquel elle était en service joignit ses instances aux siennes, que Serenelli passât avec eux les fêtes de Noël.


Et ce 25 Décembre 1937, à la surprise et à l'émotion de tout le peuple, ils furent vus s'agenouillant ensemble et dans la tenue la plus édifiante à la table eucharistique.


Quel spectacle!... À l'horreur instinctive éprouvée par les habitants de Corinaldo pour le seul nom de l'assassin succédait, en un instant, un tel sentiment de sympathie chrétienne qu'ils auraient aimé voir Sérénelli s'établir parmi eux.


Quelles leçons savent donner les fils du peuple sous l'influence de leur robuste foi ! C'est ici la fleur de l'Évangile.

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Message  Arthur Jeu 16 Déc 2010, 6:54 am


--- LA BÉATIFICATION


Les deux procès : l'Ordinaire et l'Apostolique, s'étant terminés heureusement, l'étude et la discussion sur le martyre de notre Bienheureuse commencèrent auprès de la Sacrée Congrégation des Rites.


Le 27 octobre 1942 se tenait la Congrégation Anté-Préparatoire, et le 1er février 1944 avait lieu la Préparatoire.


La troisième et dernière assemblée, ou Congrégation générale, se tenait le 30 janvier 1945 en présence du Souverain Pontife.


Et, le 25 mars de la même année, le Saint-Père approuvait le martyre, et ordonnait que fut rendu public le Décret relatif que nous signalons en appendice.


Enfin, le 21 avril, le Souverain Pontife présidait à la Promulgation du Décret di Tuto, dernière étape avant la Solennelle Béatification dans Saint-Pierre.


Et en ce jour radieux du 27 avril 1847 l'image de la petite campagnarde de Corinaldo et des Ferriere de Nettuno, ornée de l'auréole des Bienheureux, resplendit dans le plus grand temple de la chrétienté.


Devant cette glorieuse image, les foules se prosternent révérencieuses et admiratrices.


Le Souverain Pontife Pie XII s'agenouille aussi, lui qui l'a élevée à tant de gloire.


Sa mère Assunta Goretti se prosterne, heureuse d'avoir été l'artisan de cette gloire.


Et tous en invoquent la protection auprès de Dieu, au milieu des immenses besoins spirituels et temporels, où se débat la pauvre humanité : " Ora pro nobis, Beata Maria. "

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Message  Arthur Ven 17 Déc 2010, 8:20 am


XIX ELLE REVIENT VISITER LA TERRE


Nous avions tant hésité à le croire ! Mais maintenant, et la voix même des Procès le confirme, nous savons que, sur la terre où elle a tant pleuré, Marietta revient pour que d'autres ne pleurent plus.


Elle commença ses visites par sa mère. À plusieurs reprises celle-ci entendit la voix aimée, et toujours dans des moments décisifs.


Elle revit cette fille chérie en des songes auxquels correspondaient toujours de rigoureuses réalités, comme ce grave accident dont elle sortit indemne au cours de son voyage à Nettuno pour la translation de la dépouille virginale.


La Bienheureuse l'en avait avertie en rêve, l'exhortant à en conjurer les tragiques conséquences moyennant la célébration d'une sainte messe.


Du compte rendu des Procès, nous connaissons aussi l'apparition à sa cousine Esterina réduite au comble de l'angoisse par des difficultés économiques sans issue.


Avec toute la foi qu'elle put rassembler, elle invoqua Marietta qui la secourut aussitôt.


Une nuit elle entend frapper trois coups au plafond de sa chambre.


Elle soupçonne d'abord la présence d'une ou plusieurs personnes dans la chambre du dessus; puis, se rappelant tout à coup Marietta, elle demande :


" Qui vient de la part de Dieu ? "


Et la martyre, car c'est elle en effet, pour diminuer l'impression de sa venue, parle familièrement comme si elle était encore de ce monde :


" Esterina, es-tu là ? il y a longtemps que je te cherche. Ne pleure plus, tu obtiendras la grâce implorée. "


Et la voilà qui se montre, vêtue de blanc, très belle de visage. Un instant, et la Bienheureuse disparaît. Mais la grâce vint délivrer Esterina de son angoisse en supprimant la cause de ses terribles soucis.


Plus fortunée que la cousine de Maria, sa nièce Isolina Goretti, en religion Soeur Aurea des Oblates de Jésus et Marie, fut favorisée d'une apparition qui dura plus longtemps.


Elle eut même la joie de s'entretenir avec elle. Le fait est raconté dans le journal de la Maîtresse des Novices dont nous transcrivons ce passage :


Albano, 20 octobre 1942


Isolina m'appelle et me dit : " Mère j'ai vu ma tante. C'était peut-être pendant que vous étiez à la chapelle, au moment de la messe. Je l'ai vue près de mon lit, là ou vous vous tenez maintenant. Elle est apparue doucement : d'abord le buste puis, graduellement, tout entière.


Elle était plutôt grande, robuste, entièrement habillée de blanc, très belle, les cheveux blonds reposant librement sur les épaules. Elle m'adressa ces paroles :


---" Isolina, courage, après l'opération tu ne souffriras plus ces tourments. "


Enhardie par sa douceur, je lui demandai de me faire la grâce de guérir sans opération, mais elle me répondit négativement :


--- " Moi, cette grâce, je ne puis te la donner, car de même que j'ai subi le martyre, de même tu dois subir l'opération. Au plus tôt, nous nous reverrons au Paradis. Prie pour tes parents. "


--- " Pourquoi, qu'ont-ils ? m'écriai-je "


--- " Rien, mais prie pour eux, ils en ont grand besoin. "


--- " Hier, je n'ai pas été à la messe, lui dis-je encore ( hier, c'était dimanche ). "


--- " D'être, restée au lit plutôt que d'aller à la messe est un sacrifice plus méritoire dans ton état de santé, me répondit-elle simplement. "


Après ces paroles rassurantes, ma tante m'a étreinte et embrassée tendrement, puis elle m'a mis dans la main un verre qui se trouvait sur le meuble près du lit en me disant :


--- " Finis ta limonade. "


À ce moment elle disparut, et je me suis trouvée seule avec le verre en main. "


À la même, quelques années auparavant la martyre avait éventé un péril très grave pour sa pureté.

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Message  Arthur Lun 20 Déc 2010, 5:40 am



Cependant les faveurs de la Bienheureuse ne sont pas exclusivement réservées à sa famille. D'un peu partout : en Italie et même à l'étranger, on nous signale une multitude de grandes et belles grâces obtenues par son intercession.


Déjà peu de temps après le martyre, on pouvait lire des phrases comme celle-ci :


" On tient pour certain que l'angélique enfant a obtenu des grâces variées à qui a été zélé et a contribué à sa glorification. On écrire de cette merveilleuse enfant, parce que les grâces qu'elle obtient sont vraiment nombreuses. "


Toutes ces grâces n'ont malheureusement pas été relatées, aussi ne citerons-nous que celles de dates récentes et dont nus avons pu vérifier l'exactitude.


Giovannino Marafelli, de Nettuno, fut, dans un âge avancé, sauvé quatre fois de la broncho-pneumonie.


Antonietta Marini, de Rome atteinte de scarlatine et de pleurésie purulente, souffrait en outre de violentes douleurs généralisées. Parvenue au seuil de la mort, elle fut guérie après avoir invoqué la Bienheureuse.


Fiore Montanari, de Corinaldo, souffrait d'un très grave mal interne que les médecins avaient diagnostiqué comme étant un principe de phtisie intestinale.


Après lecture de la vie de la Martyre, une confiance étonnante le soulève, il prie et fait prier sa mère. Il recouvre la santé sans aucun soin et retourne aux durs travaux qu'il avait abandonnés depuis longtemps.


Le chevalier Spiridione Carter, de Rome, doit sa guérison d'un très grave abcès interne à l'invocation confiante à la martyre durant une nuit.


Felicetta Quaglia, déléguée de l'action Catholique à Gagliano Aterno ( Aquila ), était alitée par une fièvre intestinale présentant les signes diagnostiques du typhus qui déjà régnait dans le pays. Du soir au matin, elle fut parfaitement guérie, de telle sorte qu'elle put entreprendre aussitôt un voyage pour une oeuvre de charité.


Atteint d'une maladie incurable : la néphrite aiguë, un fermier de Nervesa della Battaglia ( Treviso ) se recommande à la martyre et se sent instantanément guéri. C'est avec joie qu'il reprend maintenant les travaux agricoles auxquels il avait cru devoir renoncer pour toujours.


Clarissa Federici Marcossi de Monterotondo, demande avec larmes et obtient pour son mari en chômage une place providentielle qui sauve la famille de la faim.


Fillide Miscelti-Albruse souffrait depuis quatre ans d'un accroissement à la thyroïde avec, comme conséquences, des palpitations de coeur, de graves troubles nerveux et une sensation de suffocation et de rigidité des membres.


Un jour, pendant que ses enfants lisaient la vie de Maria Goretti, la pauvre malade avait dit en son coeur : " Si tu es vraiment une sainte, ô Maria ! fais disparaître tant de maux si terribles ".


Cette prière confiante et presque impérieuse fut immédiatement suivie d'effet. Dès ce moment le mal diminua pour disparaître définitivement en très peu de temps. Le médecin qui avait déclaré ce mal sans remède, fut littéralement stupéfait de sa guérison.


Le frère Marcellino, passionniste, se plaignait d'un mal au médius de la main gauche. Supposant qu'il s'agissait d'un panari, l'infirmier soigna le mal comme tel. Bientôt, pourtant, une aggravation se fit sentir nécessitant l'ablation de l'os de la première phalange.


Cependant, malgré l'opération, le mal progressait toujours, causant au pauvre frère une sensation de brûlure insupportable dans la main et dans tout le bras. On se décide à faire venir le médecin qui reconnaît les signes de la gangrène et décide l'amputation du doigt.


Le Révérendissime Postulateur de la Cause de la martyre, de la même congrégation que le frère, lui met alors autour du doigt malade l'image avec une relique de Maria Goretti.


Le jour suivant, on constate une telle amélioration que l'amputation est reconnue inutile. Quelques jours après, le mal est parfaitement guéri.


Giuseppe Sala, de Rome, était malade d'une otite moyenne purulente. Des douleurs aiguës le tenait en éveil et sans repos, et le jour et la nuit. Un jour, quelqu'un lui parla des miracles opérés par notre Bienheureuse.


Gagné, lui aussi, par la confiance, il fit le voyage de Nettuno, et s'approchant du tombeau de la martyre il appuya la partie malade sur le marbre. Il fut instantanément guéri.


N.N... se trouvait dans une situation difficile. À la veille de voir son patrimoine mis à l'ancan, elle invoque avec foi la petite martyre. Aussitôt, et d'une manière inattendue, elle rencontre un bienfaiteur qui la sauve d'un si grand désastre.

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Message  Arthur Mer 22 Déc 2010, 9:01 am

Le chapelain militaire Dante Totin écrit d'Albanie : " J'assistais à l'hôpital un sergent déjà condamné par les médecins. Saisi de pitié pour le pauvre malade j'invoquai la sainte petite vierge.


Mon sergent est maintenant complètement guéri. Je suis heureux de vous signaler cette grâce, mais je n'ai pu recueillir les dates et les déclarations médicales à cause du mouvement des troupes. "


Étant malade d'une tuberculose pulmonaire très avancée, Dominique d'Elio, de Permaggiore, se recommanda avec une grande foi à la servante de Dieu. Une amélioration se fit bientôt sentir et, deux semaines plus tard, il partait en Allemagne pour travailler.


Durant l'été de 1941, un enfant d'Ignazio Mazzarese, de Calatafimi, en vacances à la campagne avec ses parents, tomba malade d'une infection intestinale accompagnée d'une forte émission de sang. L'intervention d'un médecin était absolument nécessaire.


Malheureusement l'éloignement de la ville, distance de huit kilomètres, empêchait qu'on l'alertât suffisamment à temps. N'ayant plus d'espoir que dans une intervention d'En-Haut, les parents eurent recours à la servante de Dieu.


Leur foi trouva immédiatement sa récompense, car le bambin fut si complètement guéri que, le lendemain matin, on pouvait le voir s'amuser avec les autres enfants.


Une jeune fille de Pietramelora gisait au lit depuis cinquante jours, terrassée par le typhus et la pleurésie.


Possédant une relique de Maria Goretti, elle commença un triduum en l'honneur de la petite vierge. Dès le deuxième jour la douleur cessa, l'appétit revint et, le troisième, elle put se lever et reprendre ses occupations.


Madame Contaza Vistocco était affligée d'un flux obstiné de sang. Son père, médecin de profession, ne pouvant trouver de remède à ce mal qui durait depuis huit jours, invoqua la servante de Dieu. Instantanément l'infirme fut guérie.


Dans la maison de Don Augusto Castelli, Archiprêtre de Mosano, la servante de Dieu manifesta d'une manière extraordinaire sa toute puissante protection. Elle opéra trois guérisons sur la seule présentation aux malades de sa statue en buste.


Les heureux bénéficiaires de cette triple guérison sont : une parente de l'abbé, une de ses soeurs et une nièce. La première était atteinte du mal de Pott, et les deux autres d'un grave typhus déclaré inguérissable par le médecin.


La stupéfaction de celui-ci était sans bornes; il s'exclamait à qui voulait l'entendre que, pour voir des miracles, il fallait aller à Monsano.


À la prière fervente de ses parents, la petite Gaetana Anna Esposito fut guérie de la broncho-pneumonie septicémique compliquée d'une méningite pneumococcique.


Le jour même de la requête de ses parents à la Bienheureuse, l'infection était dominée, et son état alla s'améliorant, comme l'atteste le médecin ordinaire de la famille.


Tarcisio Salvato, de Frattamaggiore, est lui aussi un petit protégé de la Bienheureuse Maria. On lui avait mis un genou de plâtre pour une fracture.


Au lieu d'attendre l'expiration de quarante jours prescrits par le médecin, son père, après avoir invoqué la servante de Dieu, enleva le plâtre après le sixième jour. Oh ! merveille ! la confiance en Maria l'emporta sur la prudence humaine : l'enfant put marcher librement.


Dans le sanatorium " Campo Italia " de Messine, le Séminariste Onofrio Scifo, des religieux Rogationistes, attendait, après de longues années d'alitement, les derniers ravages de la tuberculose pulmonaire bilatérale avec deux graves lésions au poumon droit et une infiltration nodulaire au poumon gauche.


La pleurésie qui venait de se déclarer et... les bombardements, laissaient entrevoir la fin du malade. On lui plaça sur la poitrine l'image et une relique de la martyre. Après un mois, il fut renvoyé du Sanatorium.


Nous pourrions encore citer une foule d'autres faits aussi impressionnants, car la liste des grâces obtenues, par l'intercession de Maria, s'augmente chaque jour de nouveaux bienfaits.


La revue romaine " Il Crocifisso " publie, chaque mois, les merveilles opérées par la petite Thaumaturge sur les terres même les plus lointaines.


Il n'est donc pas étonnant que notre petite Bienheureuse ait franchi aussi rapidement le dernier échelon de la gloire : la Canonisation, où elle parvint trois ans après la Béatification, le 24 juin 1950.


Arthur

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