GLOIRE À NOS MARTYRS

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Message  Monique Lun 15 Mar 2010, 8:27 pm

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Presque à l'unisson aussi, du 7 au 8 décembre 1649, vont tomber les PP. Garnier et Chabanel.

Du P. Garnier, le Parisien « riche et tendre », son supérieur avait dit: « Il ne lui manque pas une seule des vertus qui font les plus grands saints. » Durant l'assaut contre le village de Saint-Jean, une balle iroquoise le visa et l'atteignit tandis qu'il avait la main levée pour baptiser ceux qui allaient mourir, une deuxième le renversa, un coup de hache l'acheva.

Le P. Chabanel, le « timide, qu'un vœu spécial de stabilité » liait à la mission des Hurons, tâchait de suivre, pour les assister jusqu'au bout, un groupe de chrétiens de Sainte-Marie qu'il avait soustraits aux assassins du P. Garnier, lorsqu'un Huron apostat le rencontra et l'abattit dans la neige.

Ce fut de la sorte qu'en la fête de l'Immaculée Conception de 1649 la terre huronne finit de boire le sang des missionnaires. Elle ne fit plus, depuis lors, que pousser des fruits de salut.



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Message  Monique Mar 16 Mar 2010, 6:29 pm

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Le reste de la rançon du sang avait déjà coulé, à cette époque, en région iroquoise, des veines du P. Jogues, de Goupil et de la Lande.

La passion du P. Jogues — il était presque aussi faible de corps que le P. Lalemant — dépassa en durée et en atrocité, semble-t-il, toutes les autres.

S'en retournant chez les Hurons où il avait d'abord « missionné » cinq ans, il atteignait l'extrémité occidentale du lac Saint-Pierre, en rive nord du Saint-Laurent, lorsque, le 2 août 1642, il tomba, avec René Goupil, dans un guet-apens iroquois. Les sauvages lui ôtent ses vêtements, lui infligent la bastonnade, lui mordent les pieds et les mains, « de leurs dents, ils lui arrachent les ongles et ils ne s'arrêtent que lorsque les os des deux index ont été violemment extirpés ».

Avec Goupil, presque aussi maltraité que lui, et vingt-deux Hurons prisonniers, le P. Jogues va être conduit, douze jours durant, par eau et par bois, jusqu'au cœur des tribus iroquoises. A chaque rencontre de guerriers, il lui faudra passer entre les haies de ces hommes, sous les coups répétés, sous les crachats et les injures — « chemin d'horreur et d'angoisses ». On atteignit une tribu aux premières vêpres de la fête de l'Assomption.

Le supplice de la « bienvenue » commença aussitôt, selon le souhait du missionnaire: «J'avais toujours pensé, dira-t-il, que le jour de cette grande joie du ciel serait pour nous un jour de souffrances et j'en remerciais mon Sauveur Jésus, car les joies du ciel ne s'achètent que par la participation à ses douleurs. » Les Sauvages se ruent, délirants, sur les prisonniers.





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Message  Monique Mer 17 Mar 2010, 7:15 pm

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Jogues, pour sa part, reçoit des coups de massue sur les épaules; les mâchoires d'un forcené lui arrachent les deux ongles qui lui restaient; une chrétienne captive, sous l'injonction d'un sorcier, lui scie le pouce gauche. Pour la nuit, « il est étendu à terre, les mains et les pieds liés à quatre pieux fichés dans le sol en forme de croix de Saint-André ». Il appartient, en cet état, jusqu'au matin, aux enfants en apprentissage de cruauté. Ceux-ci harcèlent le pauvre corps en le disputant aux maringouins qui boivent aux plaies vives et aux vers qui fouillent les plaies suppurantes.

Ainsi en ira-t-il de trois autres jours et de trois autres nuits. De là, une marche de quatre lieues afin de donner à une autre tribu ses nuits et ses jours de la même fête sanguinaire. Enfin, « cadavres à demi putréfiés », le P. Jogues et Goupil sont abandonnés, comme esclaves, à une famille.

En présence du P. Jogues, Goupil sera bientôt tué comme nous l'avons dit, et le P. Jogues continuera seul son existence de servitude et d'abjection. A la fin, cependant, une bienveillance relative permettra aux blessures du missionnaire de se fermer un peu, et une poignée quotidienne de maïs entretiendra le reste de ses forces.

L'hiver suivant, qui fut d'une rigueur extrême, le saint esclave eut à suivre et à servir son maître dans ses chasses, et ses plaies se rouvrirent aux épines des buissons et aux morsures du froid. Ce fut aussi le moment où une affreuse nuit de l'âme l'enveloppa, comme s'il devait être damné: « Je serais mort, si le ciel n'avait abrégé ces jours terribles », confessa-t-il. Le printemps avec ses pêches et l'été avec ses récoltes furent, pour lui, à l'avenant.



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Message  Monique Jeu 18 Mar 2010, 7:13 pm

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Au treizième mois de cette captivité, les Hollandais du Fort Orange (Albany) négocièrent sa délivrance, le logèrent sur le tillac d'un lougre de cinquante tonneaux et le débarquèrent à Saint-Pol de Léon, dans le Finistère, d'où le pauvre infirme déguenillé gagna, à pied, le collège jésuite de Rennes. Mais sa famille a beau tenter de le retenir là-bas, et la reine Anne d'Autriche le presser de demeurer près d'elle, il s'arrache à tous les bras. N'appartient-il pas aux Iroquois ? n'a-t-il pas, à force d'entendre leurs imprécations, appris leur langue ? Tout en exerçant ses « devoirs » de captif et d'esclave, n'a-t-il pas baptisé beaucoup de leurs enfants et plusieurs de leurs adultes ? N'a-t-il pas consolé la mort de leurs suppliciés ?

Trois mois après son arrivée en France, le P. Jogues reprend la mer, à la Rochelle, Sur la fin de 1646, il s'est installé avec le jeune de la Lande au milieu de ses Iroquois, lesquels, par un récent traité, ont fait la paix avec les Français. Il écrit: «Je serais heureux si Notre-Seigneur voulait achever le sacrifice là où il l'a commencé et que le peu de sang répandu en cette terre fût comme les arrhes de celui que je lui donnerai de toutes les veines de mon corps et de mon cœur... »

La révolte d'une faction sauvage et le paganisme qui n'avait pas désarmé allaient répondre à cette aspiration du missionnaire. Accusé d'avoir, par ses sortilèges, causé une épidémie et ruiné une moisson, le P. Jogues fut saisi, le 15 octobre, et remis aux tortures, décrites plus haut. En dévorant les lambeaux qu'ils taillaient dans ses bras et son buste, les Sauvages lui disaient: « Voyons si cette chair blanche est une chair de Manitou. » Le 18 octobre 1646, au soir, un coup de hache acheva le martyre de saint Isaac Jogues.

Le lendemain, 19, son compagnon, Jean de la Lande, « humble tâcheron du bon Dieu », après une nuit d'agonie dans les tenailles et les brûlures, recevait à son tour le coup mortel du tomahawk. Les corps des deux martyrs furent jetés ensemble à la rivière et leurs têtes furent hissées au bout de piques jumelles sur la palissade du camp: trophées sanglants de la victoire divine.

Les Iroquois donneront désormais leurs âmes aux missionnaires et bientôt l'on verra une vierge de leur race, Catherine Tekakwitha, attendre, à la suite des Martyrs canadiens, les honneurs de l'autel.

Ainsi, furent « réchauffés les sillons glacés de la Nouvelle-France ». Ainsi furent plantées, dans le sang, la foi, l'espérance et la charité d'une Église nouvelle.

Pierre Duchaussois, o. m. i.



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Message  Monique Ven 19 Mar 2010, 6:34 pm

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La canonisation des bienheureux Martyrs canadiens n'est pas seulement une gloire pour l'illustre Compagnie où ces hommes de Dieu puisèrent de si puissants motifs de zèle, et de si énergiques stimulants de vertu et de courage.

Par les exemples admirables qu'elle met sous nos yeux, par l'immense portée qu'elle leur donne et par la consécration solennelle dont elle les revêt, elle apporte au monde entier, et plus particulièrement au peuple du Canada, les leçons les plus bienfaisantes.

*
* * *
Leçon apologétique d'abord, d'où résulte, pour tous les esprits sincères, un accroissement d'évidence dans la démonstration, cent fois renouvelée, du fait chrétien et de toutes les vérités capitales que ce fait implique.

Nous foulons ici des sentiers battus. De cette grande leçon religieuse que le martyre de nos missionnaires nous offre, toute l'histoire du christianisme est pleine. Nous pouvons en suivre le cours tout le long des âges, à la large trace de sang que les apôtres de tous les temps et de tous les pays y ont laissée. Néanmoins, il faut bien l'avouer, l'oubli et l'indifférence des uns, l'hostilité et la perversité négatrice des autres, rendent cet enseignement toujours nécessaire et toujours actuel.

Nous y reconnaissons l'écho répété des paroles et des prédictions de Notre-Seigneur. Vous serez, avait-il dit à ses Apôtres (1), mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. Et de quel témoignage le Sauveur voulait-il parler ? pas simplement des affirmations courageuses que les lèvres énoncent, mais aussi et surtout de l'irrésistible témoignage du sang. C'est ce que le texte suivant démontre 2): On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues, et vous comparaîtrez devant des rois à cause de moi, pour me servir de témoins devant eux. Cette violence des persécutions n'aura d'autres bornes que la mort (3); mais les victimes seront assistées du Dieu tout-puissant (4): Quand on vous amènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous aurez à dire, mais ce qui vous sera inspiré à l'heure même, dites-le; car ce n'est pas vous qui parlerez, ce sera l'Esprit divin.

1. Act. I, 8.
2. Marc, XIII, 9.
3. Ibid., 12-13.



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Message  Monique Lun 22 Mar 2010, 6:36 pm

LES LEÇONS DU MARTYRE

Saint Thomas, dans sa lumineuse question sur le martyre, définit très nettement ce qu'il est, et quel genre de mort le caractérise. « Les martyrs, dit-il (5), sont ainsi appelés à titre de témoins. En souffrant dans leur corps jusqu'à la mort, ils rendent témoignage à la vérité, non pas certes à n'importe quelle vérité, mais à celle qui regarde le salut, et que le Christ nous a manifestée; d'où il suit qu'on les appelle martyrs ou témoins du Christ.

Or, cette vérité en faveur de laquelle ils témoignent et qui nous vient de Notre-Seigneur, appartient à ce qu'on nomme le dépôt de la foi. C'est donc pour la cause de la foi que les martyrs répandent leur sang. »

Expliquant davantage sa pensée, le saint docteur fait remarquer que le domaine de la foi comprend non seulement les dogmes divins que l'on croit, mais encore les actes que l'on accomplit en fonction de cette croyance. C'est pourquoi il ajoute (6): « Les œuvres de toutes les vertus, selon qu'elles se rapportent à Dieu, et qu'elles manifestent la foi par laquelle nous savons que Dieu les commande et les récompense, peuvent être la cause du martyre. »

Comment donc cette voix du sang versé de tant de manières pour Dieu et pour le Christ, proclame-t-elle péremptoirement la divinité du christianisme ?
C'est que pareil témoignage, rendu en face des plus cruels supplices et au mépris de tous les biens visibles qui exercent sur le cœur de l'homme tant d'attrait, se produit à rencontre de toutes les lois d'une psychologie purement humaine.

Certaines morts courageuses, stoïques, patriotiques, se comprennent, sans qu'il faille sortir du cadre des données et des ressources de la raison. Entraîné, à l'aide de savants exercices, au combat, saisi, hypnotisé par le spectacle du drapeau qu'il suit et du sol national qu'il défend, le soldat meurt volontiers pour son pays. C'est un trépas digne d'admiration, mais qui ne dépasse pas les forces et les possibilités de la nature (1).

Au contraire, la mort soufferte pour la foi par des adolescents, de timides vierges, des hommes, des religieux sans aucune ambition terrestre, uniquement préoccupés de biens qu'ils ne voient pas 2, mais auxquels ils croient, cette mort extraordinaire dont toutes les persécutions religieuses nous offrent l'image, pose un fait qui échappe incontestablement aux calculs humains et aux conditions naturelles, et que seule l'intervention divine, l'action supérieure de la Providence, peut expliquer.
Et c'est ainsi que par le martyre des vaillants Missionnaires jésuites dont nous célébrons à si juste titre la canonisation et l'apothéose, s'ajoute à la longue chaîne des preuves fondamentales de la religion catholique, un anneau très glorieux.



5. Som. theol., II—II, Q. CXXIV, art. 5.
6. Ibid.
1. Cf. S. Th., Q. et art. cit. ad 3.



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Message  ROBERT. Lun 22 Mar 2010, 7:37 pm

…Expliquant davantage sa pensée, le saint docteur fait remarquer que le domaine de la foi comprend non seulement les dogmes divins que l'on croit, mais encore les actes que l'on accomplit en fonction de cette croyance. C'est pourquoi il ajoute (6): « Les œuvres de toutes les vertus, selon qu'elles se rapportent à Dieu, et qu'elles manifestent la foi par laquelle nous savons que Dieu les commande et les récompense, peuvent être la cause du martyre. »

6. IIa-IIæ, q. 124, a.5, fin de la conclusion.

C’est pourquoi Saint Thomas rajoute à la fin de la même conclusion :

C’est pourquoi l’Église célèbre le martyre de S. Jean-Baptiste qui souffrit la mort, non pour n’avoir pas voulu renier la foi, mais pour avoir condamné l’adultère.

Lumineuse la théologie de notre saint Docteur ? Elle l’est à un point tel qu’on s’en inspire et qu’on l’étudie encore aujourd’hui, malgré tous les blasphémateurs, les vociférateurs et autres INTRUS qui pullulent…
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Message  Monique Mar 23 Mar 2010, 7:07 pm

LES LEÇONS DU MARTYRE

Ce bienfait n'est pas le seul dont nous soyons redevables aux saints Martyrs canadiens. Et de grandes leçons morales qu'il importe de recueillir, se dégagent, pour nous, de leur vie sainte, de leur fin véritablement héroïque.

Tous, évidemment, n'ont pas l'honneur d'être appelés à répandre leur sang pour Jésus-Christ. Mais si la foi vaut qu'on meure pour elle et pour tout ce qu'elle commande, ne devons-nous pas, nous, Canadiens, héritiers des nobles traditions qu'établirent au prix de tant de fatigues et de l'existence elle-même les Jogues, les Brébeuf, les Lalemant, les Garnier, ne devons-nous pas montrer une fermeté constante, inébranlable, dans la profession de notre croyance et dans la défense des droits sacrés de l'Église du Christ, notre mère ?

L'enseignement de Léon XIII est formel (1): Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes (Act. v, 29). Cette réponse que faisaient autrefois Pierre et les Apôtres aux magistrats qui leur commandaient des choses illicites, il faut, en des circonstances semblables, la redire toujours et sans hésiter. Il n'est pas, soit en temps de paix, soit en temps de guerre, de meilleur citoyen que le chrétien fidèle à son devoir; mais ce chrétien doit être prêt à tout souffrir, même la mort, plutôt que de déserter la cause de Dieu et de l'Eglise. » Nous citons ces paroles du Pape, non qu'elles nous paraissent s'appliquer en tout point à notre état social, comme à celui de certains autres pays, mais parce qu'elles marquent très bien l'importance capitale qu'il faut attacher à la conservation de notre patrimoine religieux et spirituel.

La vertu de force, sous l'empire de la charité, enfante les martyrs. Elle aide aussi, par une conséquence logique (2), à soutenir des assauts moins terribles que ceux qui ensanglantent l'histoire des persécutions, et contre lesquels pourtant les chrétiens, dociles aux ordres divins, doivent se dresser avec courage.

D'ailleurs, il est une force dont toutes les vertus sont susceptibles, et qui en est, dans une certaine mesure, comme l'essentielle condition (3): force de résistance aux vices contraires, aux passions qui les caressent, aux agents de séduction qui les favorisent; force d'opposition au mal, de persévérance dans le bien.



1. Encycl. Sapientiae christianae, 10 janv. 1890.
2. S. Thom., Som. theol.. II.-II. Q. CXXIII. art. 2 ad 2.
3. Id.. Ibid., Q. et art. cit.



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Message  Monique Mer 24 Mar 2010, 9:11 pm

LES LEÇONS DU MARTYRE

Combien donc l'exemple des saints Martyrs canadiens, placé par l'Église sous nos yeux, combien la pensée de leur fidélité, de leur obéissance, de leur zèle intrépide, de leur dévouement sans bornes, est propre à nous animer et à nous encourager dans nos luttes personnelles, dans l'accomplissement de nos tâches respectives et de nos devoirs quotidiens!

Avec quelle énergique éloquence le souvenir des hauts intérêts religieux pour lesquels ils livrèrent le combat suprême, parle à nos consciences trop souvent alanguies, et nous exhorte à l'action, à l'action catholique voulue par Pie XI dans tous les domaines! Travailler pour Dieu est une joie, un honneur que nous n'apprécions pas assez. « Ah! le bon drapeau que le nôtre, écrivait un jour Louis Veuillot (1), et qu'il donne d'ombre rafraîchissante et fortifiante dans la chaleur du feu! »

Nous voulons être utiles à autrui. Les souffrances de nos Martyrs nous apprennent à quelle source s'alimente la fécondité des œuvres.
C'est dans les sueurs et le sang que l'Église canadienne a été fondée. Et c'est de là, comme d'une sève inépuisablement riche, qu'elle tire cette vitalité merveilleuse dont elle présente depuis trois siècles tant de marques, qui lui a permis d'essuyer intacte les plus rudes épreuves, de garder au milieu des pires dangers sa physionomie première, de se développer, de grandir dans le sens de ses origines, de pouvoir, à l'heure actuelle, verser sur les territoires infidèles les plus lointains de vaillantes légions de missionnaires, et de prendre ainsi rang parmi les nations apostoliques les plus généreuses.

Constatons, par cette leçon d'histoire, quelle influence d'humbles travaux, traversés de mille obstacles, mais poursuivis courageusement à la gloire de Dieu, peuvent exercer sur l'avenir de toute une société.

Empruntons aux Bienheureux que l'Église vient de glorifier, l'ardeur du zèle, la puissance du sacrifice.
Et soyons fiers de notre foi qui ennoblit la terre de tant de héros, qui peuple les demeures célestes de si admirables phalanges de saints.
L.-A. Paquet, ptre

1. Correspond., t. II, p 407.

FIN




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Message  ROBERT. Lun 29 Mar 2010, 4:57 pm

.

Merci Monique pour ce beau fil sur les Saints Martyrs Canadiens qui nous rappellent que

l'Église canadienne a été fondée dans les sueurs et le sang

et qui nous montre leur force et leur courage, entre autres, et que leur martyre doit être un exemple constant dans le combat que nous livrons aux Puissances et aux Principautés.
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