Le sourire de la Sainte Vierge

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Message  Monique le Lun 28 Sep 2009, 8:24 pm

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Action de Marie sur sa vie

Au moment de commencer l'histoire de son âme, sainte Thérèse fait un acte très significatif. Elle se prosterne aux pieds de sa divine Mère, protestant qu'elle ne veut et ne peut rien écrire sans son concours.

« Avant de prendre la plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie, celle qui nous a donné tant de preuves des maternelles protections de la Reine du ciel (1). Je l'ai suppliée de guider ma main, afin de ne pas tracer une ligne qui ne lui soit agréable. »

Voilà bien comment nous devons, dans sa courte existence, envisager la sainte : toujours soumise à Marie, dépendant de sa puissance et se réclamant de sa bonté. Elle a compris que la Sainte Vierge est le canal de la grâce, la médiatrice qui nous transmet tous les bienfaits du Seigneur.

Elle a besoin de son aide pour écrire l'histoire d'une âme, qui doit produire tant de merveilles, qui, en exaltant la miséricorde de Dieu, va éveiller la confiance des misérables. Il faut donc que Marie préside à la rédaction de cet ouvrage, qu'elle soit à l'origine d'un mouvement extraordinaire de grâce.

C'est elle qui va inspirer l'esprit et le cœur et diriger la plume de la jeune Carmélite. Qui s'étonnerait que cet écrit soit un chef-d'œuvre et, par ses charmes, ravisse tant de cœurs ? La Mère toute bonne, toute miséricordieuse, au moyen d'une de ses enfants privilégiées, parle à toute sa famille.

(I) La Vierge du Sourire qui surmonte aujourd'hui la châsse de la sainte.

A suivre...
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Message  Monique le Mar 29 Sep 2009, 8:20 pm

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Action de Marie sur sa vie

On a dit maintes fois, que la Sainte Vierge n'apparaît presque pas dans la vie de sainte Thérèse.

On verra, au cours de cette étude, que ce jugement est un peu précipité. Mais il est bon de se rappeler le but que se propose la sainte en écrivant : avant tout elle veut chanter les miséricordes du bon Dieu à son égard.

Son livre est un hymne d'actions de grâces pour les bienfaits reçus. Aux âmes même pécheresses, elle veut rappeler la bonté infinie de leur Père céleste, et les porter à agir avec lui comme de tout petits enfants. On pourrait l'appeler l'apôtre de la confiance.

La mission n'est pas de parler explicitement de Marie, comme du grand moyen d'aller et de nous unir à Jésus. D'autres l'avaient fait avant elle.

Toutefois ses écrits et sa vie mettent suffisamment en lumière cette douce vérité. Pour avoir aimé et servi de bonne heure la Mère de la divine grâce, elle a marché rapidement dans la perfection et a acquis cette maturité dont parle le Bienheureux de Montfort : « C'est dans le sein de Marie que les jeunes gens deviennent des vieillards en lumière, en sainteté, en expérience et en sagesse ; et qu'on parvient en peu d'années jusqu'à la plénitude de Jésus-Christ. » (Traité de la V. D., n° 156).


A suivre...
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Message  Monique le Mer 30 Sep 2009, 10:00 pm

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Marie et Thérèse enfant

L'action de Marie se fait sentir sur Thérèse dès ses plus jeunes années. Elle nous le dit à propos de sa première confession. Le prêtre lui fit une exhortation qu'elle écouta religieusement et qui produisit une forte impression. « Elle m'invitait surtout à la dévotion à la Sainte Vierge ; et je me promis de redoubler de tendresse pour Celle qui tenait déjà une bien grande place dans mon cœur. »

Le chapelet, bénit en cette circonstance, ne devait pas être un jouet futile ; mais entre les mains de l'enfant il devint un instrument de bénédiction.

Au foyer de la famille Martin, Marie régnait en souveraine, tout le monde était tenu de l'honorer et de lui obéir. La petite Reine apprit de ses parents et de ses sœurs à lui soumettre son sceptre et sa volonté.

Ses plus douces joies étaient, au mois de mai, de lui préparer un petit autel, orné de fleurs et de lumières, où elle lui offrait ses plus beaux sentiments. Naïve était sa prière ; mais le cœur se donnait tout entier.

La divine Mère et sa petite Thérèse s'étaient comprises et livrées l'une à l'autre. Marie faisait ses délices d'habiter dans l'âme de son enfant ; et c'est parce qu' « elle y tenait une bien grande place » que Jésus y habitait et régnait sans conteste.


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Message  Monique le Jeu 01 Oct 2009, 8:40 pm

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Marie guérit Thérèse

La protection de la divine Mère se manifesta dans une circonstance d'exceptionnelle gravité. Au moment où sa sœur Pauline entra au Carmel, Thérèse fut tourmentée d'un mal étrange, où l'on ne peut s'empêcher de voir l'action de Satan. C'est bien ce qu'elle pensait elle-même. « La maladie dont je fus atteinte venait certainement de la jalousie du démon, qui, furieux de cette première entrée au Carmel, voulait se venger sur moi du tort bien grand que ma famille devait lui faire dans l'avenir. »

La malice infernale s'acharna sur sa douce victime. Mais Marie ne l'abandonnait point. Si elle permit cette persécution, ce fut pour la honte et la confusion de son Ennemi. « Le démon ne savait pas que la Reine du ciel veillait fidèlement sur sa petite fleur, qu'elle lui souriait d'en-haut et s'apprêtait à faire cesser la tempête au moment même où sa tige délicate devait se briser sans retour. »

Marie lui souriait d'en-haut, mais ce sourire allait se manifester visiblement d'une façon ineffable, « Il fallait un miracle ; un grand miracle pour rendre la malade à la vie. » On le demanda à Notre-Dame des Victoires.

M. Martin fit dire une neuvaine de messes en ce célèbre sanctuaire et « ce miracle », Notre-Dame des Victoires le fit entièrement. Les trois sœurs de Thérèse, Marie, Léonie et Céline, voyant l'impuissance des hommes à guérir leur chère malade, s'étaient agenouillées aux pieds d'une statue de la Vierge qui se trouvait dans sa chambre. Leur prière était animée d'une foi et d'une confiance sans bornes.


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Message  Monique le Lun 05 Oct 2009, 7:37 pm

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Marie guérit Thérèse

De son côté, Thérèse faisait appel à la charité de sa divine Mère. « Ne trouvant aucun secours sur la terre, et, près de mourir de douleur, je m'étais tournée vers ma Mère du ciel la priant de tout mon cœur d'avoir enfin pitié de moi. »

C'en était trop pour le Cœur si affectueux de l'Immaculée. Comme le dit notre sainte, ce cri de foi, poussé par les humbles suppliantes, força la porte du ciel...

« Tout à coup la statue s'anima ! la Vierge Marie devint belle, si belle que jamais je ne trouverai d'expression, pour rendre cette beauté divine. Son visage respirait une douceur, une bonté, une tendresse ineffable ; mais ce qui me pénétra jusqu'au fond de l'âme, ce fut son ravissant sourire ! alors toutes mes peines s'évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement... Ah ! c'étaient des larmes d'une joie céleste et sans mélange ! La sainte Vierge s'est avancée vers moi ! elle m'a souri... Que je suis heureuse!...

Oui, la petite fleur allait renaître à la vie ; un rayon lumineux de son doux soleil l'avait réchauffée et délivrée de son cruel ennemi : Le sombre hiver venait de finir, les pluies avaient cessé : (cant., 11-11) et la fleur de la Vierge Marie se fortifia de telle sorte que, cinq ans après, elle s'épanouissait sur la montagne fertile du Carmel. »
Elle s'est avancée vers moi, elle m'a souri !

Cela nous explique les progrès prodigieux de Thérèse dans la sainteté, et l'abondance de grâces dont elle fut comblée. C'est ce sourire de Marie qui l'a préservée du souffle empesté du mal, qui l'a consolée, réjouie et réconfortée, dans toutes ses épreuves. Toute sa vie en fut illuminée. Si, momentanément, le bonheur de sa grâce fut troublé par les interrogations un peu indiscrètes des Carmélites, Marie lui rendit la paix en son sanctuaire de Notre-Dame des Victoires. Le souvenir de cette faveur fut un stimulant pour notre jeune Sainte : désormais elle ne marche plus, elle court sur la voie qui mène à Dieu.


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Message  Monique le Mer 07 Oct 2009, 8:55 pm

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Communion avec Marie

On comprend qu'à l'école de la Vierge, Thérèse se soit préparée parfaitement à sa première communion. Les grâces reçues furent ineffables. Elle nous dit que ce ne fut pas seulement la rencontre, l'embrassement de deux amis, mais « une fusion. » Thérèse avait disparu comme la goutte d'eau qui se perd dans l'Océan. Jésus restait seul. « Il était le maître, le Roi. » La Mère de Jésus était présente à cette touchante cérémonie comme aux noces de Cana, pour fournir l'amour figuré par le vin.

Elle était venue aussi pour favoriser l'union du Cœur de Jésus et du cœur de Thérèse. Depuis le jour où son fiat a décidé le Verbe à s'unir à la nature humaine, n'est-ce pas elle qui fait toutes les unions entre Jésus et les âmes ?

La jeune enfant comprit ce mystère d'amour. Désormais ses communions étaient préparées sous l'œil maternel de la Vierge et recevaient par là un accroissement de ferveur et de grâce. Ecoutons-la nous dire ingénuement sa manière d'agir :

« Au moment de Communier, je me représente quelquefois mon âme sous la figure d'un bébé de trois ou quatre ans, qui, à force de jouer, a ses cheveux et ses vêtements salis et en désordre. Ces malheurs me sont arrivés en bataillant avec les âmes. Mais bientôt la Vierge Marie s'empresse autour de moi. Elle a vite fait de me retirer mon petit tablier tout sale, de rattacher mes cheveux et de les orner d'un joli ruban ou simplement d'une petite fleur et cela suffit pour me rendre gracieuse et me faire asseoir sans rougir au festin des anges. ».


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Message  Monique le Jeu 08 Oct 2009, 8:16 pm

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Communion avec Marie

Dans une délicieuse poésie, où elle passe en revue les objets du culte, elle exprime son grand désir d'être à leur place et de leur ressembler. On y lit cette strophe touchante :

O Corporal entouré d'anges,
Que je te porte envie encore !
Sur toi comme en ses humbles langes,
Je vois Jésus mon seul trésor,
Change mon cœur, Vierge Marie,
En un corporal pur et beau,
Pour recevoir la blanche hostie,
Où se cache ton doux Agneau.



« Que vous dirais-je de mes actions de grâces, nous dit-elle encore. Je me représente mon âme comme un terrain libre, et je demande à la Sainte Vierge d'en ôter les décombres, qui sont les imperfections ; ensuite je la supplie de dresser elle-même une vaste tente digne du ciel et de l'orner de ses propres parures. Puis j'invite tous les anges et les saints à venir chanter des cantiques d'amour. Il me semble alors que Jésus est content de se voir si magnifiquement reçu et moi je partage sa joie. »


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Message  Monique le Ven 09 Oct 2009, 8:54 pm

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Consécration à Marie

Au soir de la première Communion, toutes les pensionnaires firent, selon la coutume reçue, leur Consécration à la Sainte Vierge. Souvent pour beaucoup d'enfants, ce n'est qu'une cérémonie de minime importance. Thérèse en comprit la grandeur et l'efficacité. Elle se donna à sa Mère avec conviction et piété filiale.

« L'après-midi je prononçai, au nom de mes compagnes, l'acte de consécration à la Sainte Vierge. Mes maîtresses me choisirent sans doute, parce que j'avais été privée bien jeune de ma mère de la terre. Ah! je mis tout mon cœur à me consacrer à la Vierge Marie, à lui demander de veiller sur moi ! Il me semble qu'elle regarda sa petite fleur avec amour et lui sourit encore. Je me souvenais de son visible sourire, qui m'avait autrefois guérie et délivrée ; je savais bien ce que je lui devais. Elle-même, le matin de ce 8 mai, n'était-elle pas venue déposer dans le calice de mon âme son Jésus, la fleur des champs et le lis des vallées ? »

Nous retrouvons plus loin une autre consécration plus sérieuse et plus profonde, s'il est possible. Ce fut vers l'âge de 13 ans. « Je résolus, écrit-elle, de me consacrer tout particulièrement à la Sainte Vierge, en sollicitant mon admission parmi les enfants de Marie. »

Thérèse ne faisait pas les choses à demi ; elle allait jusqu'aux dernières conséquences d'une vertu ou d'une dévotion. On sent qu'en cette donation elle n'a rien réservé de ce qu'elle pouvait livrer à la divine Mère. Elle a dû se consacrer tout entière avec tout ce qu'elle avait. Qu'elle ait connu ou non la doctrine du Bienheureux de Montfort, elle a, par un attrait de grâce, embrassé la pratique qu'il enseigne. Et c'est cette donation qui lui valut les grâces exquises dont elle fut favorisée à cette époque et en particulier cette grande victoire sur sa sensibilité, « cette force et cette générosité qui la firent marcher de victoire en victoire, commençant pour ainsi dire, une course de géant. »

Les amis du Bienheureux de Montfort, goûteront cette dernière expression qui lui était familière. « Le vrai dévot de la Vierge, dit le Bienheureux, avec l'appui, l'aide et la conduite de Marie, sans tomber, sans reculer, et même sans se retarder, avancera à pas de géant vers Jésus-Christ, par le même chemin par lequel il est écrit que Jésus est venu vers nous à pas de géant et en peu de temps. » (V. Dévotion, n° 155).


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Message  Monique le Lun 12 Oct 2009, 6:43 pm

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Consécration à Marie

La pensée de Marie ne la quitte point. Les moindres circonstances de sa vie lui permettent d'exprimer son tendre amour pour elle. Elle vient de révéler sa vocation de Carmélite à son père et celui-ci, après avoir donné son acquiescement, lui offre une petite fleur blanche, cueillie sur le mur du jardin, « lui expliquant avec quel soin le Seigneur l'avait fait éclore et conservée jusqu'à ce jour. Je croyais écouter mon histoire, tant la ressemblance était grande entre la petite fleur et la petite Thérèse... Je collai ma petite fleur blanche sur une image de Notre-Dame des Victoires : la Sainte Vierge lui sourit et le petit Jésus semble la tenir dans sa main. »

A Paris elle ne voit que la maison de sa Mère. « Arrivés à Paris, papa nous en fit visiter toutes les merveilles ; pour moi je n'en trouvai qu'une : Notre-Dame des Victoires. Ce que j'éprouvai dans son sanctuaire, je ne saurai le redire. Les grâces qu'elle m'accorda ressemblaient à celles de ma première communion : j'étais remplie de paix et de bonheur... C'est là que ma Mère, la Vierge Marie, me dit clairement que c'était bien elle qui m'avait souri et m'avait guérie... Avec quelle ferveur je la suppliai de me garder toujours et de réaliser mon rêve, en me cachant à l'ombre de son manteau virginal! Je lui demandai encore d'éloigner toutes les occasions de péché. »

Dans son voyage à Rome, elle s'arrête avec une particulière affection à Lorette et prie dans cette humble maison « où Marie a porté Jésus dans ses bras, après l'avoir porté dans son sein virginal. »

Ainsi le souvenir de la Vierge revient sans cesse dans son esprit et son coeur. Sa parfaite consécration l'a orientée, vers elle, comme vers le centre de sa vie.


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Message  Monique le Mer 14 Oct 2009, 12:10 pm

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Le Carmel montagne de Marie

Le rêve de Thérèse est de fixer sa demeure au Carmel. Là vont continuellement ses aspirations et ses soupirs. Mais elle n'oublie pas que le Carmel est la montagne de Marie. C'est là qu'Elie aperçut la petite nuée qui s'élevait de la mer et rendit à la terre désolée sa fertilité : touchant symbole de la Vierge et des grâces sans nombre qu'elle apporta au monde.

Le bréviaire, au 16 juillet, nous dit que les disciples d'Elie et d'Elisée vénérèrent d'un culte particulier la bienheureuse Vierge et furent les premiers à construire un sanctuaire en son honneur sur la célèbre montagne du Carmel. Cette dévotion devint un caractère spécial de l'Ordre et l'on prit l'habitude d'appeler les Carmes et les Carmélites les frères et les sœurs de Marie. C'est bien pour trouver cette divine Vierge et jouir avec elle d'une douce intimité, comme ses ancêtres spirituels, que Thérèse ambitionne cette forme de vie religieuse. Elle dit expressément que « le bon Maître la transplanta sur la montagne du Carmel, dans le jardin choisi de la Vierge Marie. »

La date de son entrée au monastère fut la fête de l'Annonciation, célébrée le 9 avril 1888, parce qu'elle n'avait pu l'être pendant la Semaine Sainte. Ainsi Thérèse au jour où le Verbe descendit en Marie, se donna à la Vierge-Mère pour commencer sous sa conduite une vie nouvelle. La novice se prépara avec amour à sa profession religieuse.

« Je compris que, le jour de ses noces, une fiancée ne serait pas agréable à son époux, si elle n'était pas parée de magnifiques ornements... Je vais donc mettre tous mes soins à me faire une robe enrichie de diamants et de pierreries de toutes sortes. Quand vous la trouverez assez riche, je suis sûre que rien ne vous empêchera de me prendre pour épouse. » .

Mais Thérèse ne travaillait pas seule ; elle savait son impuissance à rien faire de surnaturel de Jésus ! C'était la petite sainte Vierge d'un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus. « Ce jour-là tout était petit, excepté les grâces que j'ai reçues, excepté ma paix et ma joie, en contemplant, le soir, les belles étoiles du firmament, en pensant que bientôt je m'envolerais au ciel pour m'unir à mon Divin Epoux, au sein d'une allégresse éternelle. »


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Message  Monique le Jeu 15 Oct 2009, 9:08 pm

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Par Marie

Sœur Thérèse avait pris l'habitude de ne rien dire ni faire sans Marie. C'est en elle qu'elle cherchait ses inspirations et c'est d'elle qu'elle recevait les impulsions pour parler et agir. Les novices lui témoignaient leur surprise de la voir deviner leurs plus intimes pensées. » Voici mon secret, leur dit-elle ; je ne vous fais jamais d'observations sans invoquer la Sainte Vierge, je lui demande de m'inspirer ce qui doit vous faire le plus de bien, et moi-même je suis souvent étonnée des choses que je vous enseigne. Je sens simplement, en vous le disant, que je ne me trompe pas et que Jésus parle par ma bouche. » .

En un passage de son histoire, elle raconte sa manière de faire à l'égard des novices, comment elle emploie tout à tour la sévérité et la douceur. Mais c'est toujours Marie qui est son conseil et son aide. Quand elle voit que ses paroles ne vont pas produire tout leur effet, elle a recours à la prière et jette un regard intérieur sur la Vierge Marie, et Jésus triomphe toujours. » Ah ! dit-elle, c'est la prière et le sacrifice qui font toute ma force, ce sont mes armes invincibles ; elle peuvent, bien plus que les paroles, toucher les cœurs, je le sais par expérience. »

Thérèse a compris le grand rôle de Marie dans l'économie de la Rédemption, l'influence de sa prière sur le Cœur de Jésus, et la nécessité de sa médiation. Elle rappelle donc au Sauveur, dans un de ses cantiques, les raisons qu'elle a de profiter de cette tendresse maternelle. Puis elle demande ce que le Bienheureux de Montfort promet aux vrais enfants et esclaves de la Vierge : la transformation et le perfectionnement de ses actions par ses mains virginales. Le miracle de Cana est l'expression de cette opération maternelle :

Rappelle-toi que ta divine Mère
A sur ton Cœur un pouvoir merveilleux.
Rappelle-toi qu'un jour à sa prière
Tu changeas l'onde en vin délicieux !
Daigne aussi transformer mes œuvres indigentes,
A la voix de Marie, ô Dieu, rends-les ferventes !
Que je suis son enfant,
Mon Jésus bien souvent Rappelle-Toi !

FIN
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