MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Page 4 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4

Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Mar 28 Juil 2020, 6:50 am

CHAPITRE V

I

LES VÉRONIQUES.

(SUITE)

[page 247-248]

VÉRONIQUE DE JAËN (ESPAGNE). — Mgr Monescillo, évêque de Jaën, m'a envoyé une photographie représentant le voile de la Véronique que l'on conserve dans la cathédrale de cette ville & que j'ai reproduite en vignette à la fin de ce chapitre.

LAON. — On vénère à Laon une sainte face donnée aux religieux de Montreuil par Jacques de Troyes, chapelain du pape Innocent IV, en 1243.

IMAGE DDESSE.— On raconte qu'Abgarus, roi d'Édesse en Mésopotamie, avait envoyé un peintre pour faire le portrait de Jésus-Christ; mais que, ébloui par l'éclat surnaturel qui brillait dans sa personne, il ne put réussir, & qu'alors Notre-Seigneur, prenant un suaire, en essuya son visage qui resta figuré sur le linge. Cette image était déjà célèbre au VIe siècle à Édesse; elle y resta jusqu'au XIe siècle, époque où elle passa à Constantinople, puis à Rome, où on la vénère à Saint-Sylvestre-in-Capite. Une foule de docteurs pieux & savants, grecs & latins, pendant un grand nombre de siècles, ont cru à l'exécution miraculeuse de cette image (1).

GÊNES croit aussi posséder le saint suaire d'Édesse, qui aurait été porté de cette ville à Constantinople par Constantin Porphyrogénète en 944. Jean Paléologue, vers le milieu du XIVe siècle, donna l'image à Léonard Montaldo qui en fit présent à l'église de Saint-Barthélémy de Gênes, desservie aujourd'hui par les barnabites.

PORTRAITS DE NOTRE-SEIGNEUR.
___________________________________________________________________

(1) Trombelli, t. II, 2e part., p. 123.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Mer 29 Juil 2020, 6:18 am

CHAPITRE V

I

LES VÉRONIQUES.

(SUITE)

[page 248-249]

PORTRAITS DE NOTRE-SEIGNEUR. — Telles sont les images de Notre-Seigneur « appelées acheiropoiètes, c'est-à-dire qui passent pour avoir été faites sans la participation de la main de l'homme. » Quelle que soit leur authenticité, elles ne peuvent servir à donner les traits du Sauveur, car elles sont tellement effacées qu'il est impossible, quoi qu'en dise Chifflet, à propos du saint suaire de Turin, d'y trouver des traits arrêtés pour une figure humaine. D'autres monuments nous donneraient-ils la face divine d'une manière plus précise, en un mot « les chrétiens du premier âge possédaient-ils des portraits authentiques, des images contemporaines du Rédempteur? Malgré l'immense intérêt & la légitime curiosité qui s'attachent à une pareille question, la science n'est pas en mesure de lui donner une solution satisfaisante.

« La fameuse controverse qui s'éleva, dès le IIe siècle, au sujet de la beauté ou de la laideur de notre Sauveur, semble même exclure toute idée d'un type reconnu comme primitif; & deux cents ans avant saint Augustin, saint Irénée avait déjà affirmé positivement que ce type ne se trouvait nulle part...

« Il est certain néanmoins qu'un type tel quel, de convention, fut admis d'assez bonne heure. Était-il déjà fixé au temps de Constantin? Tout ce que nous pouvons affirmer, sur le témoignage d'Eusèbe, c'est qu'il existait dès lors des portraits du Christ, & que Constancia, sœur de l'empereur, pria l'évêque de Césarée de lui en procurer un. »

On voit cependant au cimetière de Saint-Calixte une image qui doit remonter au IIe siècle & qui « parait être le point de départ de la forme hiératique qui a traversé tous les siècles... Le Sauveur.... s'y montre avec le visage de forme ovale. légèrement allongée, la physionomie grave, douce & mélancolique, la barbe courte & rare, terminée en pointe, les cheveux séparés au milieu du front & retombant sur les épaules en deux longues masses bouclées. »

Dans les autres monuments antiques « Notre-Seigneur est habituellement représenté jeune & imberbe, par allusion à sa nature divine qui n'est point soumise aux vicissitudes du temps... Il paraît surtout ainsi quand il opère quelque miracle, parce que c'est alors qu'il fait preuve de divinité, en se montrant maître de la nature; quand, au contraire, il enseigne ses apôtres, il est figuré dans la maturité de l'âge, avec de la barbe, ce qui convient à qui possède la plénitude du vrai & le communique aux autres (1). »

Voici comment le cardinal Borromée (2) s'exprime à ce sujet : « Son visage était plein de vie & d'une rare beauté; sa taille de 7 palmes (environ 1m,89) (3); ses cheveux d'un blond doux (subflavi), ondulés, ses sourcils noirs peu arqués; ses yeux d'un brun suave avaient un regard d'une grâce admirable & pénétrante ; nez long, la barbe blonde & un peu longue : il portait les cheveux très-longs ; jamais ciseaux n'y avaient pénétré, & la main de sa mère seule dans son âge tendre y avait touché, sa tête était légèrement inclinée comme pour atténuer la hauteur de sa taille. La couleur de son visage rappelait celle d'un froment un peu rouge. »

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Page_232

Parmi les plus insignes reliques de Notre-Seigneur on compte ses vêtements…
_______________________________________________________________

(1)  L'abbé Martigny, Dict., des antiq. chrét., Paris 1865, au mot Jésus.
(2)  Simbole lettere , t. VII, p. 48.
(3)  Chifflet, en parlant du saint suaire de Turin, où il me paraît s'être d'ailleurs un peu trop laissé aller à sa pieuse imagination, fixe la taille de Notre-Seigneur à 1m,87, Alphonse Palæotti à 5 pieds de Bologne (1m,80). Enfin la tradition nous donne cette hauteur par celle d'une table portée sur quatre colonnes dans le cloître de Saint-Jean-de-Latran, & d'après laquelle j'ai trouvé 1m,84 (environ 5 pieds 8 pouces de nos anciennes mesures).

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Jeu 30 Juil 2020, 7:05 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

[page 250-251]

Parmi les plus insignes reliques de Notre-Seigneur on compte ses vêtements, qui étaient grossiers. Il devait porter, suivant l'usage juif, une tunique, espèce de chemise sans couture, une robe par-dessus, semblable à la soutane des ecclésiastiques, & enfin un manteau comme vêtement extérieur qui s'enlevait facilement & ne se conservait pas dans l'intérieur des habitations. Les Juifs n'avaient pas de vêtements séparés pour le corps, les cuisses & les jambes (1).

Il est certain qu'Hérode fit couvrir Jésus-Christ d'une robe blanche en signe de dérision ; que la robe blanche était le signe de la royauté, que les rois ne permettaient pas à d'autres qu'à leurs parents de la porter, que les accusés étaient ordinairement vêtus d'une tunique noire. Hérode involontairement rendait ainsi hommage à son innocence (Baronius).

Notre-Seigneur pouvait avoir deux tuniques ou robes, sans contredire ce qu'il avait enseigné, qu'il ne faut pas avoir deux tuniques, entendant par là qu'on ne doit pas en avoir de rechange (2).

Dans sa passion il apparaît avec une seule tunique, celle sans couture que les soldats tirèrent au sort; cette robe était grossière, semblable à celle des Galiléens. Peut-être fut-il dépouillé de la robe de dessus ou robe d'honneur, comme Joseph, qui était l'image de Jésus-Christ, en fut dépouillé avant d'être jeté dans la citerne.

Sur la pluralité des vêtements de Notre-Seigneur, M. Guérin (p. 87), s'exprime ainsi : « Se peut-il trouver un texte plus net & plus décisif que ces mots de saint Marc rapportant l'histoire de l'Hémorroïsse : « Jésus, dit-il, connaissant en soi-même la vertu qui était sortie de lui, se retourna vers la foule & dit : Qui est-ce qui a touché mes vêtements? quis tetigit vestimenta mea? » Pour que l'Évangéliste emploie ici le pluriel, ne faut-il pas que Jésus-Christ ait eu plus d'un vêtement? Nous pourrions, assurément, nous en tenir à ce texte sacré, mais écoutons quelques commentateurs sur ce passage de Job : Leur multitude consume mon vêtement & ils m'environnent & me serrent comme le haut d'une tunique. Sur cet autre endroit de saint Jean : Simon Pierre ayant entendu que c'était le Seigneur, mit son habit, car il était nu, & il se jeta dans la mer, le docteur Allioli (1) donne cette explication : « C'est-à-dire qu'il était presque nu. Il n'avait que l'habit de dessous, une chemise (ou tunique); sur cet habit de dessous, il mit promptement l'habit de dessus, la robe, & il l'attacha avec une ceinture... »

Forme de la tunique.
____________________________________________________

(1)  Cornelius à Lapide, Matth., XXVII, 35.
(2)  Sandini, Histoire de la sainte famille, 1764, in-12, p. 81.
(1) Nouv. comment., 1853, t. VIII, p. 617.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Ven 31 Juil 2020, 6:59 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

(SUITE)

[page 251-252]

Forme de la tunique. — La tunique était le principal vêtement de dessous des Grecs & des Romains ; elle se rapproche fort par son usage de la chemise & par sa forme de la blouse moderne. La tunique ordinaire des hommes en Grèce & à Rome était une simple chemise de laine serrée autour des reins & descendant jusqu'aux genoux ou à peu près, avec deux manches courtes qui ne couvraient que le muscle deltoïde, c'est-à-dire la partie supérieure du bras à la hauteur de l'aisselle, & ne tombaient même pas jusqu'au coude. La partie industrieuse de la population, pendant qu'elle était occupée à ses travaux du jour, la portait sans aucun autre vêtement.

D'après Theophylactus, les tuniques des Juifs étaient formées de deux morceaux réunis par des coutures. Salmazius dit que la tunique de Notre-Seigneur aurait été tissée à l'aiguille, semblable à une chemise sans fente de côté, & non comme les tuniques ordinaires qui s'attachent avec des agrafes. Ferrari réfute Salmazius sur ce qu'il dit que la robe inconsutilis était cousue (consuta). Cornélius & le P. Lamy supposent qu'elle était en tricot (2). Braunius prétend qu'elle n'a été ni attachée comme le dit saint Chrysostome, ni tricotée comme le prétend Ferrari, mais exécutée par un tisserand (3). Nous verrons à l'occasion de celle d'Argenteuil une solution présentée par M. l'abbé Davin qui paraît le plus près de la vérité.

Origine de la tunique. — D'après une croyance assez généralement répandue, la sainte Vierge aurait tissé la tunique de Notre-Seigneur quand il était enfant, & elle avait cru avec lui, sans qu'il en eût jamais changé. Il n'y a pas de doute que, suivant l'usage, la sainte Vierge ne l'ait tissée elle-même ; mais le miracle de l'accroissement de cette robe, inutile pour en démontrer l'authenticité, paraît contraire à la vie cachée que Notre-Seigneur a voulu mener jusqu'à sa mission. On répond, il est vrai, que la sainte Vierge a pu seule le savoir. Mais ce fait était trop patent pour que ses cousins & ses autres parents qui le voyaient continuellement ne s'en fussent pas aperçus. Il est constant, au contraire, que la mission de Notre-Seigneur ne se manifesta pas tout d'abord pour les siens. Saint Luc dit en effet : Maria autem conservabat omnia verba hæc, conferens in corde suo.

Le miracle des noces de Cana est le premier qui montra sa gloire à ses disciples. Saint Jean (ch. II, v. 11) ne dit-il pas :  Hoc fecit initium signorum Jesus in Cana Galilææ, & manifestavit gloriam suam, & crediderunt in eum discipuli ejus? Ce n'est qu'au moment de sa vie publique que ceux de Nazareth, qui étaient étonnés de ses miracles, disaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph? »

Les villes de Trêves & d'Argenteuil possèdent chacune une tunique…
_______________________________________________________________________________

(2)  Erat autem tunica ejus desuper contexta per totum. Sine commissura, continuo textu a sumrna parte ad imum contexta, simili opere, quo nunc fiunt tibialia acu texta, des bas brochez, bas faits à l'aiguille. Talium vestium fragmenta inutilia sunt, quia dissuuntur ex se. (Lamy, page 59.)
(3)  Sandini, p. 83.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Sam 01 Aoû 2020, 7:13 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

(SUITE)

[page 252-253]

RELIQUES.

Les villes de Trêves & d'Argenteuil possèdent chacune une tunique que l'on dit avoir appartenu à Notre-Seigneur, & chacune autrefois croyait avoir la robe sans couture, ce qui mettait dans les esprits une confusion regrettable; mais des études récentes ont démontré que les deux reliques peuvent être véritables. Il est certain que la longue robe conservée & honorée à Trèves est différente de celle d'Argenteuil.

Nous nous occuperons d'abord de celle de Trèves, qui paraît être arrivée la première en Europe.

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Page_233

La robe de Trèves. — Sainte Hélène envoya la robe de Notre-Seigneur à Agritius, évêque de Trèves, qui était alors une des premières villes de l'Empire, capitale des Gaules, résidence des empereurs d'Occident jusqu'à la fin du IVe siècle, & patrie de l'impératrice, qui la gratifia de riche cadeau, en y ajoutant d'autres reliques de la Passion. Il est probable qu'elle fut conservée à Jérusalem pendant les trois premiers siècles jusqu'au moment de l'invention de la vraie croix & offerte alors à sainte Hélène, qui put en donner un grand prix.

La tradition & les documents écrits, qui malheureusement ne remontent pas beaucoup avant le XIIe siècle, mais rappellent d'antiques traditions, sont d'accord sur l'authenticité de la relique. M. le professeur Marx, sur l'invitation de l'archevêque, a publié un beau & volumineux travail (1) relatif à l'histoire de la robe de Trèves ; il explique le manque d'anciens documents par le fait que dans les anciens temps de l'Église d'Occident, on n'était pas dans l'usage de transférer ni même de toucher les reliques des saints, & que dans ces temps agités on cachait soigneusement de pareils trésors. Il parle d'un diptyque en ivoire, ouvrage romain de la décadence, qui représente l'introduction des reliques de Trêves dans cette ville & leur réception par sainte Hélène.

En 1196, l'archevêque Jean, faisant travailler à la cathédrale…
_________________________________________________

(1) Voir la traduction de M. Marx par M. Lengetil. Pièces justificatives.

Nota Bene a écrit: Les pièces justificatives concernant les villes seront fournies sur demande. Bien à vous.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Dim 02 Aoû 2020, 6:39 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

RELIQUES.

La robe de Trèves

(SUITE)

[page 253-254]

En 1196, l'archevêque Jean, faisant travailler à la cathédrale, trouva la cassette qui contenait la sainte robe. Elle resta, à partir de ce moment jusqu'en 1512, sous le maître-autel sans être exposée, & après bien des vicissitudes, de 1512 à 1810, elle revint à Trêves, d'où elle avait été éloignée pendant un siècle.

La caisse contenant la sainte robe fut déposée dans la chambre aux reliques. On trouva dans l'intérieur une seconde caisse, couverte de cuir, fermée comme la première avec trois serrures ; puis une troisième entourée de coton & enveloppée d'une toile. La toile ayant été enlevée, on vit que la caisse était garnie d'un lacet rouge & de vingt-cinq sceaux intacts, comme le portait le premier procès-verbal, puis de deux serrures. On y trouva une couche de coton & trois enveloppes de soie successives, l'une bleue, l'autre rouge, & la troisième blanche. Enfin on vit la sainte robe elle-même conservée dans toute sa longueur, mais pliée dans le sens de la largeur. Elle fut enlevée avec le taffetas blanc & étalée sur l'autel de la chapelle.

Sur le devant elle parut comme écaillée, & on remarqua que précédemment, pour mieux conserver le vêtement, on y avait appliqué une étoffe très-fine qui s'était détachée par l'effet du temps & tombait en petits morceaux. Beaucoup de ces morceaux furent ramassés par les assistants. On les a souvent appelés parcelles de la sainte robe ; mais ils n'en font pas partie : aucune parcelle de la sainte robe n'a été séparée. La haute antiquité du vêtement est évidente. Elle est plus brune à l'intérieur qu'à l'extérieur, blanchâtre en quelques places, grisâtre dans le reste. On crut n'y trouver aucune trace de couture, mais le dos avait été recouvert de gaze, parce que le tissu se défaisait en beaucoup de places & que les fils pendaient. Les fils sont si fins qu'on les distingue à peine à l'œil nu ; la matière paraît être des filaments d'orties.

La longueur par devant est de 1m,55 & par derrière de 1m,62  ; la largeur sous les manches est de 0m,55  & au bas de 1m,16 ; la longueur des manches est de 0m,50  & leur largeur de 0m 32 .

Quand cette relique fut publiquement exposée en 1810, plus de deux cent mille pèlerins y affluèrent. A la dernière exposition en 1844, leur nombre dépassa un million.

Robe d'Argenteuil.


Dernière édition par Louis le Mer 05 Aoû 2020, 5:45 pm, édité 1 fois (Raison : Enlever la note 1 et le Nota Bene (en doublet du fil précédent).)

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Lun 03 Aoû 2020, 7:16 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

RELIQUES.

(SUITE)

[pages 254-255]

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Page_234

Robe d'Argenteuil. — Voici ce que l'on connaît de la relique d'Argenteuil : au VIe siècle, saint Grégoire de Tours dit  que la tunique achetée par les  fidèles fut portée à une ville de Galatie, province de l'Asie Mineure. Cette ville est à cent cinquante milles environ de de Constantinople. La relique y était conservée dans une basilique consacrée sous le vocable des Saints-Archanges & dans un caveau secret, où elle reposait au fond d'un coffre en bois. De cette ville, la sainte tunique fut emportée à Zaphat ou Jaffa, pour être mise à l'abri des attaques du roi des Perses, qui fit une incursion dans l'Arménie vers l'an 590, & qui y détruisit toutes les églises.

Ces détails furent donnés à saint Grégoire par un évêque nommé Siméon, qui vint à Tours en 591, la seizième année du règne du roi Childebert, & la trentième de celui du roi Gontran. La tunique ne resta pas à Jaffa. Vers 594, elle fut solennellement portée à Jérusalem par trois patriarches, Grégoire d'Antioche, Thomas de Jérusalem, Jean de Constantinople & une foule de peuple (1). Vingt ans après cette translation, elle fut emportée en Perse avec la vraie croix par Chosroës II (614). Héraclius la reprit, & en 627 la transféra à Constantinople, puis la rapporta à Jérusalem, &, craignant une nouvelle profanation, la remit enfin à Constantinople.

L'impératrice Irène, envoyant de riches présents à Charlemagne, y comprit la tunique sans couture de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Charlemagne avait une sœur nommée Gisèle, qui habitait depuis un certain temps un monastère situé à Argenteuil (2), & dépendant de la célèbre abbaye de Saint-Denis.

Théodrade, nièce de Gisèle, & l'une des filles de Charlemagne, voulant se consacrer à Dieu, manifesta le désir d'entrer dans ce saint asile; l'empereur demanda à l'abbé & aux religieuses de Saint-Denis la permission d'y placer sa fille en qualité d'abbesse, ce qui lui fut accordé. Or, il aimait beaucoup cette princesse, & il voulut enrichir son monastère du plus précieux trésor envoyé de l'Orient. Il fit donc la translation solennelle de la sainte tunique vers le 13 août 800, & la déposa dans le monastère d'Argenteuil. Charlemagne, qui avait reçu des reliques d'Irène, d'Haroun-al-Raschid, d'Azan, n'était pas crédule à ce sujet; car plus d'une fois, dans ses Capitulaires, il porte la défense de vénérer les corps des martyrs & des saints dont les reliques seraient douteuses (1).

En 857, à la suite de l'invasion des Normands…
_______________________________________________________________

(1) Gretzer, liv. I, ch. XCVII.

(2) « Argenteuil est une petite ville située près de la Seine, à deux lieues de Paris : après avoir successivement porté les noms d'Argentogilum, Argentoilum, elle a conservé celui d'Argentolium. Ermenrich & sa femme Numma ou Nummana fondèrent dans cette ville un monastère, sous le règne de Clotaire III, qui confirma cette donation vers l'an 665. Le même monastère qui, d'après le vœu des fondateurs, fut placé sous la dépendance de l'abbaye de Saint-Denis, obtint de Childebert III un privilège daté de l'an III de son règne, privilège où l'on voit que cette maison fut primitivement habitée par des religieuses, sous la direction de Leudesinde. Charlemagne se le fit céder ensuite par les moines de Saint-Denis pour y placer, sous le gouvernement de sa fille Théodrade, des vierges consacrées à Dieu...

« Cependant on célébrait tous les ans, dans le monastère de Notre-Dame-d'Humilité d'Argenteuil, une fête anniversaire en mémoire des bienfaits de Charlemagne, & surtout parce qu'il avait enrichi cette maison de la tunique sans couture de Notre-Seigneur Jésus-Christ & des reliques de sainte Christine apportées de Rome. » (Gallia christiana, charte VIII, col. 8, & D. Bouquet, Rec. des hist. de France, t. VI, p. 542. Guérin, p.52 & 54.)


(1) Guérin, p. 33, 53, 78.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Mar 04 Aoû 2020, 6:47 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

RELIQUES.

La robe d’Argenteuil

(SUITE)

[pages 255-256]

En 857, à la suite de l'invasion des Normands, sous Charles le Chauve, le monastère fut ruiné, & les religieuses obligées de s'enfuir, après avoir eu la précaution de cacher la relique dans une muraille, où elle resta enfouie & oubliée des fidèles qui la croyaient perdue. Ce fait se représente souvent à l'occasion des reliques.

En 1156, elle fut retrouvée par un religieux de l'ordre de Saint-Benoît, qu'on y avait établi. Une charte authentique émanant de Hugues, archevêque de Rouen, constate que le roi Louis VII, le clergé, la cour, les fidèles la vérifièrent, ainsi que les écrits attestant son authenticité & relatant son histoire.

En 1435, Sicille, héraut d'Alphonse V, roi d'Aragon, écrivait : « J'ai veu l'abillement à Argenteuil près Paris, environ trois lieues. »

En 1529, la sainte tunique était l'objet d'une cérémonie solennelle, décrite par dom Michel Felibien.

En 1569, les huguenots mirent le feu à l'église, emportèrent la châsse & laissèrent heureusement la relique, que l'on conserve dans un coffre de bois.

Louis XIII y alla trois fois faire ses dévotions & ne voulut point qu'on la tirât du coffre pour la lui faire baiser à nu. Il dit qu'il fallait croire & ne pas voir.

En 1680, Marie de Lorraine, dite Mademoiselle de Guise, donna une magnifique châsse en vermeil, enrichie de pierreries.

« En 1790, la Révolution éclata... La châsse donnée par la duchesse de Guise fut prise. Quant à la tunique, on la déroba à la fureur des révolutionnaires, jusqu'à l'heure où le cardinal Caprara la remit en honneur par un acte authentique.

« Par les soins & le zèle de M. l'abbé Gaidechen, alors curé, on adressa au légat du saint-siège un exposé daté du 29 avril 1804, où l'on rappelait les faits sur lesquels est appuyée l'antique possession de la sainte tunique, & les titres qui attestent, de siècle en siècle, cette possession. On terminait en demandant le rétablissement du culte que l'on rendait à ce monument de notre salut, dans le prieuré conventuel supprimé, & son transfert dans l'église principale d'Argenteuil, avec les mêmes privilèges & les mêmes grâces de l'Eglise dont il jouissait de temps immémorial (1).

En 1851, Donoso Cortès la vint honorer, en faisant le pèlerinage à pied. »

En 1854, à la demande de Sa Sainteté Pie IX, M. l'abbé Millet, curé d'Argenteuil, en porta à Rome une portion d'environ 0m,15.

Moins favorisée que la relique de Trèves…
_________________________________________________________

(1)  Guérin, p. 72.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Mer 05 Aoû 2020, 6:34 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

RELIQUES.

La robe d’Argenteuil

(SUITE)

[pages 256-257]

Moins favorisée que la relique de Trèves à laquelle on n'a pas touché, celle d'Argenteuil a été divisée au moment de la Révolution par le curé, dont le zèle indiscret espérait la sauver en distribuant des fragments à ses paroissiens ; de sorte que la forme du vêtement est aujourd'hui difficile à reconnaître (Marx).

M. l'abbé Davin, dans un discours prononcé dans la nouvelle église d'Argenteuil (2) le 5 juin 1865, ajoute des détails fort intéressants sur cette insigne relique. Le tissu est en poil de chameau assez lâche, & ressemble à du canevas fin dont les fils seraient très-tors. C'est ce que j'ai pu constater moi-même d'après un morceau qu'on en a détaché pour le montrer de près aux fidèles. Ce petit morceau a 24mm sur 19mm & l'on y compte trente-six fils sur vingt-quatre, soit environ 2mm pour trois fils. M. l'abbé Millet m'a dit en outre que le bas de la robe est comme bordé d'un ourlet, c'est une espèce de lisière dont les fils sont plus serrés pour en augmenter la résistance. Elle est tissée depuis le haut dans toute son étendue (erat autem tunica inconsutilis desuper contexta per totum) ; sans couture & faite à l'aiguille sur le plus simple des métiers, tel qu'une tablette recevant sur ses deux faces la chaîne & la trame.

C'était un vêtement descendant jusqu'au-dessous des genoux, près des pieds, avec deux manches qui ne pouvaient couvrir les bras qu'à moitié. C'est ainsi que l'ont vue les plus anciens habitants d'Argenteuil, avant qu'elle eût été si malheureusement divisée. Dom Manceau, qui passa cinquante-cinq années près d'elle, atteste qu'elle avait 1m,45 de hauteur & 1m,15 de largeur.

TRÈVES & ARGENTEUIL. — Il semble démontré par tout ce qui précède que Trèves possède la robe longue de dessus tissée en lin fin, ornée de dessins, &c, & Argenteuil la tunique plus courte, sans couture, grossièrement tissée d'un seul fil en poil de chameau. La première a été envoyée par sainte Hélène à saint Agrice ; la seconde, signalée en Orient par saint Grégoire de Tours, est arrivée à Argenteuil par la voie de Charlemagne. Toutes deux furent portées par Notre-Seigneur. La seconde seule était sur lui lorsqu'il monta au calvaire.

En 1790, on croyait à Moscou avoir la robe sans couture de Notre-Seigneur...
___________________________________________

(2) Voir pièces justificatives : Argenteuil.

Nota Bene a écrit: Les pièces justificatives concernant les villes seront fournies sur demande. Bien à vous.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis le Jeu 06 Aoû 2020, 6:22 am

CHAPITRE V

I

LES SAINTES ROBES.

RELIQUES.

(SUITE)

[page 257]

MOSCOU. — En 1790, on croyait à Moscou avoir la robe sans couture de Notre-Seigneur. C'est sans doute une autre étoffe, peut-être venant de Jésus-Christ, mais ce ne pouvait être ni une partie de la robe de Trèves, qui est encore entière, ni de celle d'Argenteuil, encore entière lors de la Révolution.

Il paraît qu'il ne s'agissait que d'un fragment de la robe ou du manteau. M. Prilejaëff, qui a bien voulu me donner ce renseignement, me disait que l'Église grecque conserve à ce sujet une légende qui remonte aux temps apostoliques. Le soldat à qui elle échut par le sort la conserva toute sa vie, &, dit-on, fut touché par la grâce. Il la légua  à une sœur qui lui survécut, & dans le tombeau de laquelle elle fut placée. — Un arbre s'éleva sur ce tombeau & fut l'objet de plusieurs miracles. On voulut en chercher la cause dans ses racines, & on y découvrit la sainte tunique, &c.

Plusieurs autres églises montrent des reliques de la tunique de Notre-Seigneur, par exemple,à ROME, à Sainte-Praxède & à Saint-Roch.

Ughelli (Italia sacra) dit qu'il existe dans la cathédrale de Cortone un morceau de la robe de Notre-Seigneur donné par Jacques Vagnucci de Cortone, autrefois évêque de Pérouse, qui disait l'avoir reçu de Constantin patriarche, avec plusieurs autres reliques. Il en donne en même temps une autre version, tirée d'une inscription grecque dont voici la traduction : « Moi, Grégoire, par la miséricorde divine archevêque de Constantinople, nouvelle Rome, & patriarche œcuménique, j'ai donné à Nicolas V, souverain pontife, une partie de la robe de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu'il a donnée ensuite à Jacques, évêque de Pérouse. »

VENISE. — On montre à Venise un tissu  très-fin,  comme de la batiste, de 30mm sur 40mm, que l'on croit venir  de la robe blanche de Notre-Seigneur.

II. —  LE MANTEAU DE POURPRE, &c., &c...

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis Hier à 6:42 am

CHAPITRE V

II

LE MANTEAU DE POURPRE.

[page 258]

Et exuentes eum, chlamydem coccineam circumdederunt ei (1), & l'ayant dépouillé, ils l'enveloppèrent d'un manteau d'écarlate. — On ne sait si le Christ, après la flagellation, reprit ses vêtements, dont il fut dépouillé de nouveau pour recevoir le manteau de pourpre, ou s'il reçut ce manteau immédiatement.

Saint Marc & saint Jean disent chlamydem purpuream, manteau de pourpre; saint Ambroise croit qu'il s'agit de deux manteaux différents; saint Augustin, Eutymius, Tolet, Barradius, Gretzer (2) & d'autres pensent avec raison qu'il n'y en a eu qu'un et qu'on les a confondus, parce que la couleur écarlate ressemble beaucoup à la couleur pourpre.

Le vêtement rouge était celui des rois.  Claudius (3), parlant de la mort, dit :

Sub tua purpurei venient vestigia reges.

Cassiodore (4) : Purpura, color regnatum discernit, dum conspicuum facit ne de aspectu principis possit errari (5)

Le manteau de pourpre était un manteau militaire, comme on le voit dans les épigrammes de Martial :

Roma magis fuscis vestitur, Gallia rufis
Et placet hic pueris militibusque color (6).

On montre des reliques du manteau de pourpre dans beaucoup d'églises, & notamment à ROME à Saint-François-à-Ripa, à AGNANI, à Saint-Jean-de-Latran, à Sainte-Marie-Majeure ; à VENISE, un morceau de lin assez grossier, de 55mm sur 70mm, donné par le cardinal Bessarion.

III

LA CEINTURE. —  LE VOILE. — LES  CHAUSSURES. — LES LANGES.

[page 259]

La ceinture de Notre-Seigneur, en cuir, est conservée à Aix-la-Chapelle. Les extrémités sont réunies & scellées du sceau de Constantin.

Il paraît certain que Notre-Seigneur a été attaché complètement nu sur la croix. L'usage des Latins est cependant de placer autour des reins un voile peu étendu. Celui des Grecs, qui paraît plus convenable, consiste à mettre une robe descendant des reins jusqu'aux genoux. Jusqu'au XIIe siècle, le crucifix était entièrement couvert d'une tunique.

Notre-Seigneur devait porter des chaussures. Saint Jean-Baptiste le donne à entendre en disant : « Je ne suis pas digne de dénouer les cordons de ses souliers. »

On croit posséder à Rome des fragments de langes de Jésus-Christ, à Saint-François-à-Ripa & à Agnani.

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Page2512

CHAPITRE VI RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION.
_____________________________________________________________________________

(1) Matthieu, XXVII, 28.
(2) De cruce liv. I.
(3) De raptu Proserpinæ, livre II.
(4) Variar. epist., liv. II, II.
(5) Cornelius a Lapide, sur saint Matthieu XXVII, 26.
(6) Baronius.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Empty Re: MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C.

Message  Louis Aujourd'hui à 7:02 am

CHAPITRE VI

[pages 261-262]

RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION.

MÉMOIRE sur les instruments de la Passion de N.-S. J.C. - Page 4 Page_236A croix a suffi pour remplir le premier livre de ce mémoire. Les clous, — le titre, — la couronne d'épines, — les saints suaires, — les saintes robes & les véroniques ont fait l'objet des cinq premiers chapitres du second.

Il me reste, pour avoir rempli le cadre que je me suis tracé, à étudier dans ce dernier chapitre les instruments de la Passion d'une moindre importance, tels que les trente deniers, — la colonne,  — la scala santa, — la lance, &c, en y ajoutant quelques documents sur d'autres reliques célèbres, quoiqu'elles aient moins directement trait à la Passion de Jésus-Christ, mais qui rappellent encore des souvenirs de sa divine personne ; ce sont: le sagro catino, — la crèche & la table de la cène.

Les trente deniers, ou pour mieux dire les trente pièces d'argent qui ont été le prix de la trahison de Judas, m'amèneront à rapporter les sentiments des archéologues sur les monnaies hébraïques. A l'occasion de la colonne qui a servi à attacher Notre-Seigneur lorsqu'il fut flagellé, je rechercherai quel était ce supplice chez les Romains & chez les Juifs, puis je décrirai la relique. J'ai donné les mesures de la scala santa conservée à Rome près de Saint-Jean-de-Latran & montée par Jésus-Christ en allant comparaître devant Pilate.

J'ai trouvé peu de choses à dire sur le roseau, le vinaigre, la myrrhe & l'éponge qui formeront les IVe, Ve & VIe paragraphes. Le VIIe sera consacré à la lance qui perça le côté du divin crucifié.

Le bassin que l'on croit avoir servi à la dernière cène, & qui est conservé à Gênes sous le nom de sagro catino, la table de la cène & la crèche de Bethléem occuperont les VIIIe, IXe & Xe paragraphes. Le XIe & dernier nous conduira au saint sépulcre par la voie douloureuse.

LES TRENTE DENIERS.

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
Louis
Louis
Admin

Nombre de messages : 13549
Date d'inscription : 26/01/2009

Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum