CINQUANTE ANS DE LA NOUVELLE MESSE : DEMI-SIÈCLE DE CATACLYSME, par Jérôme Bourbon (espagnol/français)

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Message  Monique le Mer 23 Oct 2019, 1:21 pm

http://messe.forumactif.org/t8817-cincuenta-anos-de-la-nueva-misa-medio-siglo-cataclismico-por-jerome-bourbon#152356



CINQUANTE ANS DE LA NOUVELLE MESSE : DEMI-SIÈCLE DE CATACLYSME, par Jérôme Bourbon


Le 3 avril 1969, il y a à peine un demi-siècle, Paul VI "promulguait, par la Constitution apostolique" Missale Romanum, "officiellement le Missel romain restauré par décret du deuxième Concile œcuménique du Vatican". [Elle était obligatoire à partir du 30 novembre 1969, date fatale à laquelle le modernisme a osé nier le Saint Sacrifice de la Messe. En ce qui concerne la restauration, il s'agissait d'un nouveau rite qui rompit radicalement et de façon impressionnante avec la Messe tridentine. Comme toujours chez les modernistes, il a cherché à défendre la tradition de l'Église, sa liturgie, sa doctrine afin de les subvertir et de les détruire.]


Ainsi, l'article 1 de la "Constitution" stipule que "Le Missel romain, promulgué en 1570 par Notre prédécesseur saint Pie V en application d'un décret du Concile de Trente, a été reçu par tous comme l'un des nombreux et admirables fruits que ce saint Concile a répandus dans l'Église de Rome du Christ. Pendant quatre siècles, elle a non seulement fourni aux prêtres de rite latin la norme pour la célébration de l'Eucharistie, mais les missionnaires l'ont aussi répandue dans la plupart de l'univers. Beaucoup de saints nourrissaient leur vie spirituelle de leurs lectures bibliques et de leurs prières, dont l'ordre remontait essentiellement à saint Grégoire le Grand.'' Il a louangé celui-ci très hypocrite puisque les articles suivants enterrent la messe codifiée par saint Pie V et prescrivent un nouveau rite.

Paul VI était intransigeant : la "Messe de Luther" doit entrer en vigueur le 30 novembre 1969, premier dimanche de l'Avent. Au nom d'une pseudo-restauration, il y a eu un faux renouveau, avec des besoins pastoraux trompeurs souhaités par le Concile Vatican II. Loin d'être une restauration, c'est en fait une destruction totale qui ouvre la voie à un carnage spirituel dont nous mesurons chaque jour, comme nous allons le voir, les fruits terrifiants. Le rite de Paul VI (qui est en réalité une syntaxe et non le sacrifice sacré de la Messe) est certainement inséparable du ''Concile'' Vatican II, dont il est l'expression et le couronnement au niveau liturgique. Si ce qu'on appelait la nouvelle messe a été promulguée plus de trois ans après la fin du "Concile", c'est évidemment l'une de ses conséquences les plus terribles.


A SUIVRE...


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Message  Monique le Dim 27 Oct 2019, 3:19 pm

Le "Concile" a introduit une nouvelle manière d'être en relation avec Dieu. En affirmant que l'homme a changé, les Pères du Concile concluent qu'il est également nécessaire de modifier la relation de l'homme avec Dieu en passant du théocentrisme à l'anthropocentrisme. Il s'agissait d'un renversement radical de la finalité : la religion n'est plus au service de Dieu mais au service de l'humanité. "L'homme est la seule créature de Dieu créée pour lui-même", "Tout sur terre doit être ordonné pour que l'homme en soit le centre et l'aboutissement" ose réclamer la "Constitution" Gaudium et Spes. Et Paul VI, dans son surprenant discours de clôture du Concile Vatican II, ira jusqu'à dire : "La religion du Dieu qui s'est fait homme a rencontré la religion, et de là est venue la religion de l'homme fait dieu (...) Nous aussi, plus que quiconque, avons le culte de l'homme".


Si l'homme est la fin et le sommet de tout, nous devons, bien sûr, repenser toute la théologie catholique. L'Église conciliaire est définie comme un moyen, une institution (parmi tant d'autres), au service de l'homme. C'est la fameuse théorie du sacrement de l'Église. Jean-Paul II pourrait ainsi dire que "l'Église s'est révélée à elle-même", ou que "l'homme est le chemin de l'Église". Si tel est le cas, alors nous comprenons que le but de la liturgie est de célébrer l'humanité, c'est le thème du rite sacré et du sacerdoce. A partir du moment où les autels ont été rendus à l'assemblée des fidèles dont le prêtre n'est que l'animateur, le président, la nouvelle messe n'est plus hiérarchique mais démocratique. La première version de l'article 7 de l'Institutio generalis (longue introduction au nouveau Missel de 1969) se lit comme suit : "La Cène du dimanche est la sinaxe sacrée ou rassemblement du peuple de Dieu réuni sous la présidence du prêtre pour fêter la mémoire du Seigneur. C'est pourquoi la rencontre de l'Église locale remplit éminemment la promesse du Christ : "Là où deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d'eux. La dimension sacrificielle du saint sacrifice de la Messe a été complètement perdue. La célébration de l'Eucharistie n'est plus le mémorial de la Croix, mais [le mémorial] de la dernière Cène. C'est la doctrine de la messe alimentaire.

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Message  Monique le Ven 01 Nov 2019, 9:43 am

Il y a une présence spirituelle du Christ ("Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux") mais pas une présence sacramentelle, une présence réelle de son corps, de son sang, de son âme et de sa divinité. Pour Vatican II, la Messe (ou plutôt ce qui se fait à sa place) n'est plus le renouvellement sans effusion de sang du sacrifice du Calvaire, mais un simple repas communautaire chez les baptisés.


Dans leur Bref examen critique du Novus Ordo, publié en septembre 1969, les cardinaux Ottaviani et Bacci (le pamphlet a en fait été écrit en substance par un dominicain, le père Guérard des Lauriers) font une attaque complète, parfaitement fondée et théologiquement raisonnée contre la nouvelle Messe de Paul VI. Le nouveau rite, concluent-ils, "s'écarte de manière impressionnante de la théologie catholique de la sainte Messe, telle que formulée dans la vingt-deuxième session du Concile de Trente, qui, "en établissant les canons" a été"une barrière insurmontable à toute hérésie qui attaque l'intégrité des Saints Mystères".


Le nouveau rite s'écarte radicalement de la définition catholique de la Messe, considérée dans ses quatre causes :
matérielle (la présence réelle), formelle (nature sacrificielle), finale (but propitiatoire) et efficace (sacerdoce du prêtre). Depuis que la nouvelle messe célèbre l'homme à qui s'adresse le président de l'assemblée (il se détourne de Dieu en lui tournant le dos physiquement, tout un symbole !), l'extraordinaire dignité de l'homme est constamment rappelée, et avec elle le caractère propitiatoire de la Messe est rejeté. De ce point de vue, il n'y a plus une tentative d'apaiser Dieu, de lui donner la satisfaction due pour les péchés commis, de soulager les âmes du purgatoire. L'abandon de l'anthropocentrisme devient visible dans les églises complètement transformées, souvent de manière brutale : le maître-autel qui a été rendu à Dieu est remplacé par une simple table (cuisine ou table à repasser) orientée vers l'assemblée ; le prêtre (ou celui qui fait son tour) est réduit au rôle d'animateur et président d'une cérémonie sécularisée. Les confessions sont abandonnées et servent souvent d'armoires à vadrouilles. Les communions ont généralement été éliminées parce qu'on ne veut plus s'agenouiller en signe d'adoration du Créateur et du Sauveur. Nous communions debout et dans la main. La chaire est abolie ou abandonnée, une manière symbolique de renoncer au pouvoir d'enseignement de l'Église, parce que dans la religion conciliaire nous ne vivons plus l'Église comme Mère de Vérité, qui enseigne au monde le Chemin, la Vérité et la Vie, mais dans une "Église" que le monde doit enseigner, apprendre en contact avec elle, réagir à l'unisson.


L'objectif est d'établir les conditions pour un mondialisme politico-religieux; dans le nouvel ordre mondial, les religions mises sur un pied d'égalité sont de simples animateurs et propagandistes zélés de la démocratie universelle et de ses idoles : la déclaration des droits de l'homme, la mémoire de l'holocauste, la tolérance érigée en absolu, la laïcité, la liberté de conscience et de culte, la lutte contre le racisme unilatérale et obligatoire, l'âpreté de toute discrimination, même naturelle et légitime, la compassion sans limite pour toutes autres religions. Les statues des saints et de la Sainte Vierge sont souvent enlevées ou couvertes de poussière, les bâtiments ne sont souvent plus entretenus. Les magnifiques ornements liturgiques traditionnels (chasubles, capes, étoles, toiles d'autel...) sont souvent brûlés ou jetés avec une haine satanique, rappelant les "réformateurs" du XVIe siècle et remplacés par des vêtements laids et presque toujours repoussants. La beauté aide à prier, à élever l'âme, de sorte que le culte de la laideur, surtout dans les ornements et les meubles liturgiques, ainsi que dans les cérémonies, est l'un des symptômes de la révolution moderniste. Il en va de même pour le grégorien, abandonné presque partout par des chansons souvent parfaitement ridicules ou décadentes quand elles ne sont pas hétérodoxes et même hérétiques.


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Message  Monique le Mer 06 Nov 2019, 8:53 am

Le nouveau rite est profondément désacralisé et ne rend pas une véritable adoration à Dieu : de 14 génuflexions, nous sommes passés à 3. Sur ce plan du signe, la quasi-disparition des génuflexions dans les messes du novus ordo équivaut à une omission délibérée, qui efface sérieusement l'expression de la doctrine. Surtout parce que ces trois génuflexions, là où elles sont permises (seulement deux après l'élévation, qui n'est pas une simple coïncidence, une avant la communion de l'assemblée) présentent un sens délibérément équivoque : expriment-elles la Présence réelle, ou seulement la présence spirituelle et mystique du Christ en assemblée, par la foi des fidèles ? Poser la question, c'est y répondre. Le modernisme affirme rarement des hérésies explicites, mais procède généralement à tromper par des malentendus volontaires. C'est pourquoi c'est plus dangereux.


Quiconque a assisté à des funérailles ou à d'autres cérémonies dans un office conciliaire est choqué ou même horrifié par la désacralisation de la liturgie, la laideur des vêtements, le mobilier liturgique, la terrible pauvreté des sermons d'un humanitaire horizontal qui
ne relève pas l'âme, ne rappelle pas les grands mystères de la religion, les vérités de foi, répète ce que le monde dit, dit partout et entend à l'école et dans les médias.


On ne saurait trop insister sur le fait que la nouvelle Messe (ou, plus précisément, la synaxe de Paul VI) s'inscrit dans un gigantesque plan de destruction où rien n'est resté intact : ni la liturgie désacralisée et protestante (est-il suffisamment connu que six ministres protestants ont collaboré à la formation de la nouvelle Messe : George, Jasper, Shepher, Kunneth, Smith et Thurian qui, comme Luther qui avait supprimé l'offertoire parce qu'il exprimait clairement le caractère sacrificiel et propitiatoire de la Messe, tandis que les inventeurs du novus ordo missae ont réduit l'offertoire à une simple préparation de l'oblation en reprenant les bénédictions juives ?), ni le catéchisme traditionnel interdit et remplacé par une vague catéchèse sur les droits de l'homme et sur l'œcuménisme, ni les Constitutions religieuses (toutes perturbées, y compris celles des chartreux qui n'avaient jamais changé depuis leur fondateur, saint Bruno !), ni les habitudes ecclésiastiques, ni les États, les syndicats, les écoles, les partis chrétiens qui devaient "se renouveler".


Une nouvelle Église a besoin d'un nouveau sacerdoce, d'une nouvelle ecclésiologie, d'une nouvelle messe, d'un nouveau catéchisme (1968 avec Pierres Vivantes et 1992 avec le "Catéchisme de l'Église catholique"), de nouveaux sacrements, de nouvelles communautés, un nouveau chemin de croix (1991), un nouveau rosaire (2002), un nouveau Code de droit canonique (1983), un nouveau rite de consécration épiscopale et d'ordination sacerdotale (1968), dont les études académiques ont été occupées à démontrer l'invalidité, de façon significative la Consécration épiscopale et l'Ordination sacerdotale qui furent les premières à être modifiées parce qu'il fallait interrompre le sacerdoce catholique indispensable pour l'administration des cinq sacrements : Nouveau Baptême (1969), Nouvelle Confirmation (1971), Nouveau Mariage (1969), Nouvelle Onction Extrême (1972), Nouvelle Confession Sacramentelle (1973), Nouveau Bréviaire (1970), Nouveau Calendrier Liturgique (1969), Nouvelles Huiles Saintes (1970), Nouveau Notre Père (1966), Nouvelle Credo (où l'expression "consubstantiel au Père" a été remplacée par "de la même nature que le Père").


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Message  Monique le Lun 25 Nov 2019, 10:19 am

Preuve que les modernistes qui occupent (ou plus précisément usurpent) toutes les fonctions d'autorité aujourd'hui sont fiers de leur travail, Bergoglio "canonisa" Paul VI il y a quelques mois, le 14 octobre 2018, l'homme en blanc qui a "promulgué" le Concile Vatican II (7 décembre 1965) et la nouvelle Messe (3 avril 1969) après avoir "canonisé" le 27 avril 2014, en même temps Jean XXIII, l'homme qui a convoqué Vatican II et Jean-Paul II, l'homme qui avec Montini l'a appliqué. Ils se "canonisent" l'un l'autre de façon indécente et à une vitesse incroyable. Ils peuvent maintenant être heureux : en un demi-siècle, ils ont tout détruit. Dans les années 1970, ils ont persécuté, expulsé et harcelé des prêtres, souvent âgés, qui voulaient rester fidèles à la messe de leur enfance et de leur ordination.


Et après avoir forcé les vrais prêtres à dire une fausse messe (celle de Paul VI) (ceux ordonnés avant les nouveaux rites du 18 juin 1968, imposés le 6 avril 1969, il y a un demi-siècle), ils permettent maintenant aux faux prêtres de dire une vraie messe (le rite tridentin) (les "ordonnés" du nouveau rite ou les "évêques" consacrés dans le nouveau rite). Ils l'avaient déjà fait au XVIe siècle avec la Réforme anglicane : après avoir sérieusement modifié les rites, les rendant invalides, pour neutraliser l'opposition conservatrice et effectuer le changement, les réformateurs ont permis l'utilisation du latin, et ont de nouveau mis en vigueur des ornements traditionnels tels que des miettes distribuées avec mépris. Les modernistes ont fait exactement la même chose quatre cents ans plus tard : après avoir violemment imposé le nouveau rite, ils autorisent le latin en gouttelettes mais exigent toujours l'adhésion à Vatican II et veillent à ce que les cérémonies soient présidées par des religieux "ordonnés" par des évêques "consacrés" au novus ordo.


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Message  Monique le Ven 06 Déc 2019, 9:32 am

Un autre moyen subtil de neutraliser la résistance à Vatican II et au modernisme est de célébrer la messe traditionnelle en communion avec les intrus qui occupent le Siège de Pierre, qui détruisent la foi et la morale, qui bénissent les sodomites, qui visitent les mosquées et les synagogues, qui se montrent fidèles aux faux cultes, qui favorisent le globalisme. Or, on ne peut être à la fois una cum Christo et una cum Bergoglio, en déclarant que l'on est de Dieu trois fois saint et en s'inclinant en signe de soumission dans le canon de la messe devant un hérétique et un apostat, en mentionnant avec une grande déférence son nom dans la partie la plus sacrée du saint sacrifice, le reconnaissant comme la règle vivante et future de la foi, "le doux Christ sur terre", selon la définition que Sainte Catherine de Sienne donne au pape.


Ainsi, comme il faut choisir entre la Croix et l'Holocauste, nous devons aussi choisir entre Dieu et Judas. LES FRUITS de Vatican II, de la nouvelle Messe et de toutes les réformes post-conciliaires sont bien connus : l'effondrement des vocations religieuses et sacerdotales, l'abandon du sacerdoce et l'effondrement de la pratique religieuse, la montée vertigineuse de l'indifférence religieuse, le relativisme moral, le scepticisme philosophique. Depuis 1960 environ, les nouvelles générations viennent avec une ignorance totale de la religion ; la transmission de la Foi n'est plus faite. Le dépôt de la foi n'a pas été gardé par ceux qui avaient le devoir sacré de le garder. Il n'est donc pas surprenant que depuis un demi-siècle, l'Église catholique soit occupée, obscurcie et éclipsée par le modernisme triomphant, la société s'est complètement décomposée, elle s'est liquéfiée. En cinquante ans, le monde a changé plus qu'en deux millénaires.


Nous avons abandonné la civilisation construite par des siècles d'efforts, de sacrifices et de dévotion à une barbarie infiniment pire que celle du passé. Notre monde s'est obstiné à rejeter la Vérité connue. Cependant, comme l'a prophétisé le Cardinal Pie, "lorsque Dieu ne règne pas avec les bienfaits associés à sa présence, il gouverne au moyen de toutes les calamités liées à son absence.''


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Message  Monique le Dim 15 Déc 2019, 11:00 am

Auparavant, même ceux qui n'étaient pas chrétiens, même ceux qui professaient un rejet énergique du Christ et de sa loi, étaient comme, malgré eux, imprégnés des valeurs chrétiennes. Ils savaient ce que signifiait la parole donnée, l'honneur, la fidélité, le courage, la courtoisie, l'héroïsme, la vertu, la modestie. Aujourd'hui, ces mots sont usés. Chez un enfant de sept ans, le mot "amour" est déjà irrémédiablement quelque chose de sale. L'homme moderne ne se connecte plus qu'à son iPod, iPad et iPhone. Toute référence à la transcendance lui est étrangère. En voulant supprimer Dieu, nous avons en même temps supprimé la moralité. D'où une vague de haine, de violence et de nihilisme. Par conséquent, les familles sont divisées, brisées, décomposées. C'est pourquoi les enfants sont abandonnés à eux-mêmes. D'où la vague de drogues et de pornographie. D'où la montée du satanisme, la profanation des églises et des cimetières. D'où le triomphe de tous les investissements : le "mariage" homosexuel, la théorie du genre, le vomi de la Gay Pride qui rassemble chaque année un nombre toujours croissant de participants. D'où l'utilisation massive d'antidépresseurs et d'anxiolytiques, de psychiatres et de magiciens. D'où l'émergence de sectes de toutes sortes et de fausses religions. D'où la contagion des suicides. D'où le règne du vide et du néant, le triomphe insolent du mensonge, l'imposition et le culte du mammon. D'où le triomphe quotidien des subversions et des transgressions.


Cependant, il reste possible à ceux qui le désirent, avec la grâce de Dieu, de se sanctifier, même dans ces heures tragiques. Vatican II et la Nouvelle Messe étaient certainement pires qu'une guerre mondiale. La guerre tue le corps, mais elle ne tue pas nécessairement les âmes. La révolution moderniste a conduit à une apostasie universelle et à un monde qui est devenu un puits sordide et un chaudron infernal. Il a largement obstrué les canaux de grâce, mais ils ne sont pas complètement bloqués. Pour ceux qui veulent rester fidèles aux trésors des vingt siècles de l'Église, à son missel, à son catéchisme, à sa doctrine, à ceux qui réchauffent leur cœur et dilatent leur âme en méditant sur la vie des saints et des martyrs, pour qui la Foi, l'Espérance et la Charité, malgré les vicissitudes et les souffrances actuelles, malgré cette crise sans précédent qui tend à tout envahir, tout ruiner, tout effacer, il reste sans doute le chemin qui mène au ciel.


Jérôme BOURBON.

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