LE PÈRE ROGER-THOMAS CALMEL 1914 – 1975. Un fils de saint Dominique au XXe siècle

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Message  Javier le Mar 20 Aoû 2019, 6:33 am

LE PÈRE ROGER-THOMAS CALMEL 1914 – 1975. Un fils de saint Dominique au XXe siècle


IL FUT UN SAGE

La vie ? La vie, c’est militia, certamen,
beatitudo.


À la veille de sa mort survenue le 3 mai 1975,
le Père Roger-Thomas Calmel donnait de la vie,
de la vie chrétienne, de sa propre vie, cette
splendide définition.

Et quelques mois auparavant, le dominicain,
épuisé par ses courses apostoliques et profondément
meurtri par la crise qui ébranlait son
Ordre, sa patrie la France, la Sainte Église et
toute la chrétienté, avait écrit:

Pour le soldat, le sacrifice de la vie est accepté
d’avance comme inséparable de la défense
héroïque de la patrie charnelle et des biens
spirituels qu’elle porte ; pour le prêtre, la
solitude possible, la disgrâce, la mort sont
acceptées d’avance comme inséparables de la
fonction de ministre de la parole de Dieu et de
ses sacrements;
car cette dispensation exige la
fidélité à la Tradition et le refus d’entrer en
complicité avec le système moderne de
destruction, fidélité et refus qui vont jusqu’à la
mort
(p. 604). (Le père Roger-Thomas Calmel,
PÈRE JEAN-DOMINIQUE FABRE, édit Clovis, 2012).


Ces mots mettent en un relief saisissant l’état
de mobilisation constant (militia), la lutte
intrépide et farouche (certamen) qui
caractérisèrent la vie de ce fils de l’Église en un
temps d’épreuve. Car sur les champs de bataille
du XXe siècle, ce nouveau champion de la foi, cet
athlète du Seigneur, affronta la Révolution sous
toutes ses formes. Ses écrits, ses articles, ses
conférences, ses prédications, ses lettres… furent
la participation au combat d’un soldat, certes,
mais plus encore d’un fils de lumière, qui luttait
les yeux fixés sur l’éternité, le coeur enraciné
dans la Patrie: beatitudo.



Et, de même que saint Dominique est
représenté comme un chien qui parcourt le
monde une torche enflammée en sa gueule, de
même,
le Père Calmel a fourbi ses armes dans
l’étude et la prière, il a entretenu et alimenté la
flamme de la vie théologale et, ainsi armé, il a
brandi le glaive incandescent de la Vérité pour
éclairer et réchauffer les âmes qui se confiaient à
lui: prêtres et religieux, fidèles ébranlés par
l’épreuve, familles, mouvements divers, tous ont
pu trouver en lui le réconfort qu’ils attendaient.

C’est pourquoi, au terme de 34 années
d’apostolat, il pouvait rendre de lui-même ce
témoignage: Je ne suis ni évêque, ni cardinal. Je
suis un frère prêcheur qui a reçu grâce de
prêcher la foi et de dénoncer l’hérésie.
(p. 513)


Cet esprit apostolique se manifeste à toutes les
pages de la biographie que le Père Jean-
Dominique Fabre consacre à l’humble et grand
dominicain. En les parcourant, nous découvrons
un guide lumineux qui continue d’éclairer les
âmes sur leurs routes d’exil, parce qu’il fut un
sage;
un sage qui a goûté la vérité, un sage qui
sut mettre l’ordre et la paix au milieu de la
confusion, un sage qui parla haut et fort pour la
défense des droits de Dieu et de l’Église, pour le
salut des âmes égarées ou abandonnées.



À SUIVRE...

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