''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français)

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Message  Monique le Lun 01 Juil 2019, 12:00 pm

COMMENTAIRE DU P. SÁENZ ET ARRIAGA AU DISCOURS DE PÍE XII AUX JÉSUITES

Ainsi s'achève ce discours mémorable du grand Souverain Pontife, sept ans après la publication du "HUMANI GENERIS" et de la lettre suivante du Supérieur général aux Pères et Frères Assistance de France sur les graves erreurs doctrinales qui ont été introduites et répandues dans la Compagnie (au moins dans certaines Provinces de la Société), précurseurs de la révolution actuelle dont nous sommes témoins dans l'Église de Dieu. La culpabilité des jésuites dans cette tragédie de l'Église est indiscutable. Car, bien que nous admettions que ce ne sont pas tous les membres de l'Ordre, mais certains d'entre eux qui ont été les auteurs et les promoteurs de ce néo-modernisme qui nous envahit ; bien que nous admettions que beaucoup, beaucoup des vrais fils de la Compagnie étaient et sont encore vigilants et luttent avec vigueur contre l'hérésie, il ne fait aucun doute que - et ce discours de Pie XII à la congrégation générale, rassemblée à Rome, sous le Généralat du P. Janssens, comme il le confirme clairement- de la part des Supérieurs, il n'y avait ni la vigilance ni l'énergie nécessaires, surtout après l'encyclique, pour freiner, comme elle l'aurait fait, ces doctrines nouvelles que beaucoup de professeurs et d'étudiants de la Compagnie commencent à adopter, même dans la même université grégorienne.

Le Pape lance un appel à tous les enfants de la Compagnie, représentés par 185 profès et le Préposé général, en leur rappelant les points essentiels qui, selon les documents les plus importants du Saint-Siège et de la Compagnie elle-même, constituent ou devraient constituer l'essence même de l'Institut Ignatien : ''La Compagnie avait été fondée pour lutter pour Dieu, sous la bannière de la Croix" et "pour servir le Seigneur et l'Église son Épouse, sous le Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre", "avec un esprit prêt et prêt à obéir en tout à la vraie épouse du Christ N. S. qui est notre Sainte Mère, l'Église orthodoxe, catholique, hiérarchique, romaine". C'est pourquoi les profès sont liés par un quatrième vœu à l'obéissance au Souverain Pontife. '' Et, avec une insistance palpable, Sa Sainteté attire l'attention sur les points saillants de l'obéissance qui, selon saint Ignace, devrait être le signe distinctif de ses fils. Pourquoi cette insistance, pourquoi ce rappel aux membres de cette Congrégation générale de ces points vitaux de la Compagnie ? Il est évident que le Pape dirigeait son raisonnement et ses avertissements spécifiques pour donner un avertissement solennel aux Jésuites sur la rébellion sournoise avec laquelle beaucoup de Jésuites avaient reçu les très sévères condamnations de son encyclique. Pie XII a voulu susciter "l'esprit d'orgueil et d'indépendance" qui, malheureusement, avait entraîné tant de jésuites à suivre les nouvelles, précurseurs de la crise actuelle, qui a ébranlé les fondements mêmes de l'Église.

Le Souverain Pontife réprimande l'esprit mondain qui s'était insensiblement infiltré dans de nombreux membres de l'Ordre : négligence et abandon des pratiques de piété, de l'esprit de pauvreté, d'observance régulière, d'absence de mortification, d'usage immodéré du tabac, etc. Il serait injuste de dire que ces misères étaient présentes chez tous les membres de l'Ordre, à l'époque, lorsque Pie XII prononça ce discours ; mais il serait hypocrite de nier que ces maux se répandaient déjà de façon alarmante chez de nombreux fils de la Compagnie à cette époque. Aujourd'hui, les nouveaux jeunes de la Compagnie de Jésus ont non seulement perdu leur esprit, mais aussi, sous prétexte d'"aggiornamento", de "dialogue", de "changement des structures" et de toutes les nouveautés diaboliques qu'ils ont inventées, Pour rompre les saintes traditions de leur propre Institut, ils ont trahi tout ce qu'il y a de plus saint et de plus noble dans l'Ordre ignatien et en sont venus à perdre totalement leur foi, dans de nombreux cas, comme celle d'Enrique Maza, celle de Pardinas, celle de Guinée, celle de Guzman et de tant d'autres, qui ont cessé non seulement d'être fils de Saint Ignace, mais de vrais fils de l'Église, même s'ils ne sont pas "excommuniés".

Clément XIII est symptomatique : "Que les jésuites sont ce qu'ils devraient être ou qu'ils n'ont pas intérêt à exister".  C'est vrai : corruptio optimi pessima, la corruption des meilleurs, est la pire. Quand les jésuites perdent l'esprit, quand, rompant avec leurs Constitutions, avec les choses substantielles de leur Institut, ils se consacrent à réformer l'œuvre de leur Fondateur et à rechercher, d'une manière nouvelle, la plus grande gloire de Dieu, en parfaite harmonie avec ses conforts et plaisirs, Quand ils abandonnent les mêmes Exercices Spirituels ou les réforment, selon leur propre jugement, il ne faut pas s'étonner que de jour en jour les désertions augmentent, les scandales se multiplient, et que les jésuites fidèles sont marginalisés, méprisés, oubliés par ces faux fils de la Compagnie, qui n'ont qu'un remède : qu'ils soient d'être expulsé de l'Ordre. Le deuxième centenaire de l'expulsion des jésuites d'Espagne et de ses colonies et de la suppression dans toute l’Église de l'Ordre par le Pape Clément XIV sera bientôt célébré : ces attaches ne seront-elles pas semblables pour une nouvelle suppression, pour sauver l’Église, aux circonstances qui ont forcé Charles III à les chasser d'Espagne et ses domaines et Clément XIV à supprimer l'Ordre dans le monde ?


A SUIVRE..... PAUL VI FAIT AUSSI DE SÉRIEUX AVERTISSEMENTS AUX JÉSUITES
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Message  Monique le Mar 02 Juil 2019, 1:40 pm

PAUL VI FAIT AUSSI DE SÉRIEUX AVERTISSEMENTS AUX JÉSUITES


A la fin des travaux de la 31e Congrégation générale de la Compagnie, le 16 novembre 1966, Paul VI a reçu les Pères rassemblés et a concélébré la messe dans la Chapelle Sixtine avec le Préposé général et cinq autres Pères, représentant tous les continents. Après la messe, le Pape s'est exprimé en Latin, aux Pères de la Congrégation. Nous allons nous permettre de copier maintenant ce discours, qui est sans aucun doute un nouvel avertissement sévère du pape Montini, dont la portée - pour dire les choses franchement c'est difficile à comprendre pour moi ; mais qui, néanmoins, est en soi une preuve sans équivoque de la décomposition idéologique qui se développait dans la Compagnie de Saint Ignace. Voici le discours :

"Nous avons voulu concélébrer et participer avec vous au Sacrifice eucharistique, avant que vous ne repartiez chacun à votre place, à la fin des travaux de votre Congrégation générale, et que de Rome, centre de l'unité catholique, vous vous étendiez sur toute la surface de la terre. Nous aurions aimé vous saluer, chacun d'entre vous, vous réconforter, vous encourager, vous bénir, chacune et chacun de vos personnes, toute votre Compagnie, les nombreuses œuvres. que vous animez et servez pour la gloire de Dieu dans la Sainte Église ; nous aurions voulu renouveler dans vos esprits, d'une manière quelque peu sensible et solennelle, le sens du mandat apostolique, qui qualifie et renforce votre mission,
comme s'il vous avait été conféré et renouvelé par votre bienheureux Père Ignace, le plus fidèle soldat de l'Église, ou, mieux encore, comme si le Christ lui-même, dont Nous sommes indignes, bien que Nous ayons vraiment notre place sur terre, ici au Saint-Siège, vous l'a confirmé, vous a mystérieusement accompagné et donné sa grandeur à votre mission".


"C'est pour cette raison que nous avons choisi ce lieu sacré et redoutable, pour sa beauté, pour sa force, mais surtout pour la signification de ses images, et un lieu vénérable parmi tous par la voix de notre prière, très humble, mais pontificale, qui s'exprime ici, condensant non seulement les louanges et les gémissements de notre esprit, mais aussi ceux qui clament et qui d'immenses gémissements et louanges de toute l'Église, des extrémités de la terre, et même de l'humanité tout entière qui a en elle notre ministère un homme qui en est l'interprète devant le Dieu souverain, et il en fait l'oracle du Très-Haut.  Nous avons choisi ce lieu, où, comme vous le savez, le destin de l'Église a été cherché et fixé, à certains moments historiques, dominé, cependant, comme nous devons le croire, non par la volonté des hommes, mais par l'assistance cachée et aimante de l'Esprit-Saint.

"Ici, aujourd'hui, nous invoquerons ce même Esprit pour terminer cette cérémonie religieuse, en faveur de la Sainte Église, représentée et résumée d'une manière ou d'une autre dans notre office apostolique et par vous, par vous, membres, Supérieurs et dévots responsables et notre Compagnie de Jésus.

"Et cette invocation commune à l'Esprit-Saint veut, d'une certaine manière, sceller les moments importants et redoutables que vous avez vécus, en soumettant tout votre corps et son activité à un examen sévère, comme pour conclure, à l'occasion du Concile Vatican II récemment célébré, quatre siècles de votre histoire, et inaugurer, d'une certaine manière, avec une nouvelle conscience et de nouvelles résolutions, une nouvelle époque de votre vie religieuse et militante.


"Cette réunion. Chers Frères et Fils, de cette façon, elle aura une signification historique particulière, dans laquelle Nous devons vous et vous à Nous, nous manifestons la volonté de faire progresser, dans les circonstances présentes, l'entente réciproque définition de la relation qui existe, qui doit exister, entre la Compagnie de Jésus et la Sainte Église, que Nous, par mandat divin, nous avons la charge pastorale de le diriger et la qualité de le représenter principalement.

"Quelle est cette relation ? C'est à vous et à Nous de répondre à la question qui se pose ainsi :

"1) Voulez-vous, fils d'Ignace, soldats de la Compagnie de Jésus, être encore aujourd'hui, demain et toujours ce que vous avez été, depuis votre fondation jusqu'à aujourd'hui, par la Sainte Église et par Notre Siège Apostolique ? Cette question que Nous vous posons n'aurait aucune raison d'être si Nous n'avions pas eu vent de vos nouvelles et de vos rumeurs. Nous ne pouvons pas cacher notre admiration et, pour certains d'entre eux, notre tristesse, sur ce sujet.

"Quelles suggestions étranges et sinistres ont fait réfléchir certains secteurs de votre vaste Compagnie à la nouvelle façon de penser la question de savoir si la Compagnie doit continuer à exister en tant que sainte, qui l'a conçue et fondée, l'a laissée écrite selon des règles si sages et si fermes ; telle une tradition séculière, mûrie par une expérience attentive, recommandée par les plus hautes instances d'approbation, modelée par la gloire de Dieu, défense de l'Église avec admiration par le monde ? Est-il possible qu'il soit également introduit dans l'esprit de certains d'entre vous les débuts de la l'historicité absolue de toutes les choses humaines, engendré par le temps et dévoré inexorablement par le temps, comme s'il n'existait pas dans le catholicisme un charisme de vérité permanente et de stabilité invincible, dont la pierre du Siège Apostolique est le symbole et le fondement ?  Pourrait-il sembler à l'ardeur apostolique, dont toute la Compagnie est animée, que pour rendre votre activité plus efficace, il faut renoncer à un grand nombre d'habitudes spirituelles, ascétiques et disciplinaires, qui ne seraient plus une aide, mais un frein à une expression plus libre et plus personnelle de votre zèle ?  Il semblerait donc que l'obéissance austère et virile, qui a toujours caractérisé votre Compagnie et qui a toujours rendu sa structure, évangélique, exemplaire et formidable, doive être assouplie, car elle s'oppose à la personnalité et constitue un obstacle à la souplesse de l'action ; ce que le Christ, l'Église et votre propre école spirituelle ont magnifiquement appris de cette vertu serait oublié. Il faudrait aller jusqu'à ces extrêmes pour croire qu'il n'est plus nécessaire d'imposer à son âme "l'exercice spirituel", c'est-à-dire la pratique assidue et intense de la prière, la discipline humble et ardente de la vie intérieure, de l'examen de conscience, de la conversation intime avec le Christ, comme si l'action extérieure était suffisante pour garder son esprit clair, fort et libre et pour assurer la même union avec Dieu ; et comme si cette richesse d'industries spirituelles ne convenait qu'aux moines et n'était pas plutôt
nécessaire, comme armure indispensable au soldat du Christ. Certains pourraient encore avoir l'illusion que, pour répandre l'Évangile du Christ, il faudrait s'approprier les coutumes du monde, sa mentalité, son caractère profane ; partager les jugements naturalistes qui caractérisent le monde moderne, oubliant encore plus que si le messager du Christ a le devoir apostolique d'approcher les hommes à qui il entend porter le message du Christ, il ne peut prétendre à un rapprochement qui ferait perdre au sabre son fil et l'apôtre sa vertu originale.


Des nuages dans le ciel, que les conclusions de votre Congrégation générale ont largement dissipées ! Nous avons connu avec une grande joie que vous-mêmes, fermes dans la droiture qui a toujours animé vos volontés, après un examen large et sincère de votre expérience, vous avez décidé de rester fidèles à la ligne de vos Constitutions fondamentales, sans abandonner votre tradition, qui a toujours été active et vive en vous ; vous avez donné à vos règles les modifications accidentelles, auxquelles "le renouveau de la vie religieuse", proposé par le Concile, non seulement vous autorise, mais vous invite. Vous n'avez pas voulu apporter de modification substantielle à la loi sainte qui a fait de vous des religieux et des jésuites ; au contraire, vous avez voulu mettre un remède à tout ce qui vous a affaibli dans le passé et un supplément de force, face aux épreuves que l'avenir vous prépare ; et bien, au milieu de tant de résultats obtenus dans de laborieuses discussions, l'essentiel a été de garantir non seulement le corps mais aussi l'esprit de votre Compagnie une vraie conservation et un progrès positif. Nous vous exhortons vivement à préserver à l'avenir la primauté de la prière dans votre vie, sans déroger aux sages ordonnances reçues : De là, la grâce divine viendra à vous, comme une eau vive qui nous parvient par les humbles canaux de la prière, de la recherche intérieure, de votre union avec Dieu, spécialement par le canal de la liturgie, où le religieux trouvera inspiration et énergie pour sa propre sanctification surnaturelle ; où l'apôtre trouvera l'impulsion, la direction, la force, la sagesse, la persévérance dans la lutte contre le diable et le monde ; d'où il tirera l'amour d'aimer les âmes, en vue de leur santé éternelle, pour construire, à côté des autres ouvriers, avec la même charge et responsabilité, l'édifice mystique de l'Église. Réjouissez-vous donc, mes fils bien-aimés. C'est la Voie, ancienne et nouvelle de l'économie chrétienne ; c'est le moule dans lequel se forme le vrai religieux, à la fois disciple du Christ, apôtre dans son Église, maître de ses frères, fidèles ou étrangers. Réjouissez-vous. Que notre satisfaction, ou plutôt notre union avec vous, vous réconforte et vous suive.

"C'est pourquoi nous soutenons vos délibérations particulières sur la formation de vos élèves, sur l'obéissance au Magistère et à l'autorité de l'Église, sur les principes de la perfection religieuse, sur les lois qui doivent guider votre action apostolique et votre coopération pastorale, sur l'interprétation exacte et l'application positive des décisions conciliaires, etc, comme le sont autant de réponses à nos demandes : Oui, oui ; les fils d'Ignace, qui sont fiers au nom des Jésuites, sont aujourd'hui encore fidèles à eux-mêmes et à l'Église. Ils sont prêts et forts. De nouvelles armes remplacent dans leurs mains celles qui sont déjà utilisées et moins efficaces ; mais en même temps elles ont l'esprit d'obéissance, d'abnégation et de conquête spirituelle.

A SUIVRE...
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Message  Monique le Mer 03 Juil 2019, 1:37 pm

2) Et maintenant nous allons traiter la deuxième demande, qui vise à clarifier la relation de votre Société avec le Siège Apostolique. De vos propres lèvres, d'une certaine façon. Nous avons reçu cette deuxième demande : L'Église, l'héritier de l'Église, le successeur de la Pierre considère toujours la Société comme sa milice particulière et la plus fidèle... Comme une famille religieuse, qui a fait de la Société un lieu de culte non pas tant pour cultiver telle ou telle vertu évangélique, mais pour défendre et aider la Sainte Église, l'Église elle-même et l'Église de Dieu. Mérite-t-elle encore la bienveillance, la protection, la confiance qu'elle a toujours eues ? peut-elle le faire ? l'Église, par la bouche de laquelle elle vous parle, de s'estimer encore nécessaire, de s'estimer honorée par le service militant de l'Église. Est-il encore aujourd'hui précieux et adapté à l'immense travail de l'apostolat moderne, augmenté en extension et en qualité ? "Voici, fils bien-aimés, notre réponse est : OUI ! Nous gardons toute notre confiance en vous ! Et, par conséquent. Notre mandat pour le travail apostolique que nous vous avons confié : Notre affection, Notre reconnaissance, Notre bénédiction.

"En cette occasion solennelle et historique, vous nous avez confirmé votre identité avec l'institution qui, au moment de la restauration du Concile de Trente, était au service de la Sainte Église Catholique, une identité que vous avez renforcée par de nouvelles résolutions. C'est pourquoi il est plus facile et plus agréable pour Nous de vous répéter maintenant les paroles et les attitudes de nos prédécesseurs, dans les différentes circonstances actuelles, mais aussi dans le but de restaurer la vie de l'Église, sous les directives du Concile Œcuménique Vatican II ; et de pouvoir vous assurer que, tant que votre Société s'appliquera à rechercher sa propre excellence dans sa doctrine, elle se présentera comme un instrument plus efficace pour défendre et diffuser la foi catholique et le Siège apostolique, et certainement unis à l'Église entière, ils l'aimeront grandement.

"Si vous continuez à être ce que vous avez été jusqu'à présent, notre estime et notre confiance ne vous décevront jamais. Quel est le principe secret, qui dispose votre Société à une si grande diffusion, une si extraordinaire prospérité, mais votre formation spirituelle particulière et votre structure canonique ? Si cette formation et cette structure restent les mêmes ou similaires, elles produiront une floraison toujours nouvelle de vertus et d'œuvres ; l'espoir de vous voir grandir progressivement et de rester toujours efficaces dans l'évangélisation et la formation de la société moderne peut-il être vain ? Ne sont-elles pas vos meilleures excuses et quelle est votre plus grande confiance dans votre apostolat, votre exemple particulier de vie évangélique et religieuse, votre histoire et votre organisation ?


"N'est-ce pas dans cette sollicitude spirituelle, morale et ecclésiale que notre confiance se fonde dans votre travail, ou plutôt dans votre collaboration ?

"Permettez-moi, à la fin de cette réunion, de vous dire que nous attendons beaucoup de vous. L'Église a besoin de votre aide ; elle est joyeuse ; elle est fière de recevoir en vous ses enfants fidèles et dévoués. L'Église accepte l'offrande de votre travail et de votre vie même ; Elle vous appelle ; Elle vous engage, aujourd'hui plus que jamais, qui êtes les soldats du Christ, dans les difficiles et saintes batailles en faveur de son nom.


"Ne voyez-vous pas combien la foi a besoin de vous aujourd'hui, de votre défense, combien elle exige une adhésion ouverte, des déclarations précieuses, une prédication assidue, des témoignages d'amour et de générosité ? Nous avons confiance en vous, courageux témoins de l'unique vraie foi.

"Ne pensez-vous pas que des approches heureuses, des discussions délicates, des ouvertures dictées par la charité, l'œcuménisme de notre temps distinguent le serviteur et l'apôtre de la Sainte Église Catholique ? qui mieux que vous pouvez consacrer vos études et votre travail, afin que les frères, encore séparés de nous, nous comprennent, nous écoutent et emportent avec nous la gloire, la joie, le service du mystère de l'unité en Jésus-Christ ?


"Et pour répandre les principes chrétiens dans le monde moderne, décrits par la Constitution pastorale "Gaudium et spes", le culte que vous avez propagé au Sacré-Cœur, qui contribuera à ce renouveau spirituel et moral du monde actuel, demandé par le Concile Vatican II, et qui vous permettra de remplir pleinement la mission qui vous a été confiée pour combattre l'athéisme ?

"Ne vous consacrerez-vous pas avec une ardeur nouvelle à l'éducation des jeunes, dans les écoles secondaires et les universités - tant ecclésiastiques que civiles - cette œuvre qui a été pour vous un titre de gloire et une source de nombreux mérites ?


"Ne perdez pas de vue que tant d'âmes de jeunes qui vous sont confiées peuvent un jour remplir l'Église et la société de précieux services si elles reçoivent une bonne formation. "Et les missions ! Les missions, dans lesquelles tant de vos frères travaillent admirablement, dépensant leur force et faisant briller le nom du Christ comme une lumière de santé par leur sacrifice, ne vous ont-elles pas été confiées par ce Siège apostolique, comme par le passé à François Xavier, avec l'assurance d'avoir en vous les plus sûrs promoteurs de la foi, les plus audacieux, les plus remplis de cette charité,
que votre vie intérieure rend inépuisable, réconfortante et ineffable ?


"Et le monde ! Ce monde, qui a un double visage, qui nous révèle l'Évangile, le monde qui rassemble en lui-même toutes les oppositions à la lumière et à la grâce, et le monde de l'immense famille humaine par lequel le Père a envoyé son Fils et par lequel le Fils s'est immolé ; ce monde d'aujourd'hui, si puissant et si faible, si hostile et si ouvert, ce monde ne sera pas pour vous comme pour nous une vocation qui fait sentir notre faiblesse, tout en nous l'élevant ?

"Et n'est-ce pas l'heure, sous le regard du Christ, où le monde dont nous parlons, qui est agité, qui nous pousse, pour ainsi dire, à Lui dire : Venez ! Venez ! Vous êtes parmi ceux qui ont besoin du Christ, venez, c'est l'heure !

"Oui, c'est l'heure, mes chers enfants. Partez, plein de confiance et d'ardeur. Le Christ vous choisit, l’Église vous envoie, le Pape vous bénit".


A SUIVRE... COMMENTAIRE CRITIQUE DU RÉV. P. SÁENZ ET ARRIAGA AU DISCOURS TROMPEUR ET TRIOMPHALISTE DE MONTINI-PAUL 6 AUX JÉSUITES
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Message  Monique le Jeu 04 Juil 2019, 6:10 pm

Ainsi s'achève le discours dramatique de Paul VI aux Pères de la 31e Congrégation générale, qui, comme l'avertit le Pontife, signifie la fin d'un passé de quatre siècles et le début incertain d'un nouveau chemin qui, même si le Pape Montini affirme le contraire, n'est plus celui d'Ignace de Loyola. La Compagnie de Jésus du P. Arrupe, qu'elle compte sur toutes les bénédictions, sur toute la confiance de Paul VI, est la négation manifeste de l'esprit ignatien, des Constitutions, des Règles, de la tradition et des coutumes glorieuses de la Compagnie de Jésus en d'autres temps illustres ; dont nous devons maintenant dire, avec une profonde douleur : Hélas, Jésus, quelle Compagnie !

Le discours de Jean B. Montini a donné lieu à divers commentaires : certains favorables, d'autres ouvertement défavorables aux Jésuites. "L'Homme nouveau", dans le numéro du 4 décembre 1966, écrit : "Tout a commencé le 18 novembre. PARIS-PRESSE' publie l'actualité en six colonnes : LE PAPE RAPPELLE AUX JÉSUITES LEUR PASSÉ ET AJOUTE SON AVERTISSEMENT SÉVÈRE, EN TENANT COMPTE DE CERTAINS ÉLÉMENTS "AVANCÉS" DE LA COMPAGNIE, QUI VEULENT SE LIBÉRER DE LEUR VŒU SPÉCIAL D'OBÉISSANCE AU SOUVERAIN PONTIFE.''

Certains jésuites veulent encore démilitariser leur Ordre, prétendant que la Compagnie est simplement synonyme de " société " et qu'Ignace de Loyola n'était pas un homme de l'épée, mais par accident. — En s'adressant à la réunion de la Société, en présence de son Directeur général, le P. Arrupe, le Pape, dans l'avertissement sévère d'hier (Paul VI a parlé de sinistres suggestions), ne leur a pas, après tout, rappelé leur double vocation d'innovation dans l'Église, mais d'alliance avec son souverain. La leçon semble être simplifiée par ces mots : "nous sommes des hommes situés aux frontières, qui regardons à la fois le passé et l'avenir ; et cela est parfois dangereux".

En jugeant ce discours à distance et en le comparant à celui de Pie XII, cité et commenté ci-dessus, nous pensons qu'au-delà des " sinistres suggestions " dont parle Paul VI, le discours de Pie XII s'oppose totalement, dans sa forme et dans son fond, dans son expression et son intention, au discours triomphaliste du Pape Montini. En réalité, le seul avertissement qui a été voilé, même s'il a été fait avec énergie, à cette occasion, Paul VI aux jésuites, s'adressait aux "non-conformistes", aux archaïques, aux jésuites déjà marginalisés, qui ont été justement blessés par la chute interne de l'Ordre Ignatien bienfaisant, qu'ils aiment, comme moi, en tant que mère, ont cherché à se séparer des nouveaux courants et des réformes dévastateurs, qui, invités encouragés et autorisés par Vatican II, ont fait des jésuites de la " nouvelle vague ", conduits par leur audacieux Général, M.R.P. Pedro Arrupe, de les suivre, fidèles à leur Fondateur, aux Constitutions, aux saintes traditions reçues, par le chemin sûr par lequel tant d'anciens fils de la Compagnie ont atteint la sainteté et même la gloire de l'autel.

Paul VI, l'homme méticuleux, calculateur et "expert en humanité", comme il s'appelait lui-même dans son discours de l'ONU, a organisé le lieu et les cérémonies qui devaient impressionner le plus profondément les vénérables Pères réunis et les disposer pour mieux recevoir, avec docilité ignatienne, leurs slogans, dont le sens ne pouvait connaître que le Père Arrupe. Le lieu : la Chapelle Sixtine, lieu sacré et redoutable, pour sa beauté, pour sa force, mais surtout pour la signification de ses images ; un lieu "vénérable parmi tous par la voix de SA prière, très humble, mais pontificale". "Nous avons choisi ce lieu, où, comme vous le savez, le destin de l'Église a été cherché et fixé, à certaines heures historiques".

Le Pontife donne à cette rencontre " un sens historique particulier " : c'est l'engagement solennel que Jean B. Montini a voulu obtenir du P. Arrupe, de tous les provinciaux, assistants et électeurs de la Compagnie de Jésus, soit
c'est-à-dire de tous les jésuites qui, par obéissance,
devraient suivre les slogans secrets émanant de Rome.  Maintenant, il me semble voir dans cette réunion et dans toutes ses circonstances une nouvelle explication ou confirmation de l'activisme avec lequel les jésuites de la nouvelle vague et leur Supérieur général ont suivi et poursuivi la politique de franche gauche de Paul VI. Sans cette explication, je ne crois pas qu'il puisse y avoir une autre explication du nouvel apostolat et du nouveau ministère pastoral des nouveaux jésuites, tout comme nous n'aurions pas une interprétation satisfaisante de l'immobilité, des slogans secrets, de la nouvelle théologie, de la morale et des droits de l'immense majorité de nos hiérarchies, dans le monde entier.

La question de Paul VI à ses fils dociles et collaborateurs était incisive : "Voulez-vous, fils d'Ignace, soldats de la Compagnie de Jésus, être tranquilles, et demain, et toujours, ce que vous avez été, depuis votre fondation jusqu'à aujourd'hui, pour la Sainte Église et pour Notre Siège Apostolique ?" Que pourraient répondre dans leur conscience les jésuites réunis - peut-être tous déjà dans la nouvelle vague - à la question très stricte de Jean B. Montini, qui s'est proclamé à maintes reprises le Pape légitime, Vicaire du Christ sur terre ? Peut-être, en entendant cette question, dans l'esprit, dans le cœur de ces réformateurs et jésuites réformés, résonnera-t-elle, comme un lointain écho du triomphalisme déjà passé, cet hymne glorieux, avec lequel les jésuites anciens chantaient les actions de  
son Père et Fondateur : " Vous êtes le Fondateur, Ignace, et le Général - de la Société royale - que Jésus avec son nom
distingué..." "... La légion de Loyola... sans crainte lève la croix pour le pardon.''


Une autre question, la plus importante, Paul VI pose aux jésuites réunis autour de lui : "Quelles suggestions étranges et sinistres certains secteurs de la nouvelle façon de penser de votre Compagnie ont pu penser que la Compagnie devait continuer à exister comme le saint qui l'a conçue et fondée a écrit des règles aussi sages et fermes ; comme une tradition séculaire, fondée sur des expériences soigneuses, et recommandée par les plus hautes instances de la foi, sur le mode des approches de Dieu, la défense de l’Église, avec l'admiration du monde ?" "Est-il possible que le principe de l'historicité absolue de toutes les choses humaines, engendrées par le temps et inexorablement dévorées par le temps, soit aussi introduit dans l'esprit de certains d'entre vous, comme s'il n'y avait pas de charisme de vérité permanente dans le catholicisme, dont la pierre du Siège apostolique est symbole et fondement ? Le problème se pose, la dialectique est manifeste. C'est le Pape Montini, le Pape des changements continus et profonds dans l'Église, qui demande maintenant avec admiration aux Jésuites, qui avaient déjà fait de profonds changements dans leur Ordre, s'ils étaient dominés par l'esprit de l'historicité absolue, à qui cette question était adressée, à qui ces avertissements sérieux ? qui étaient les Jésuites qui chérissaient ces "suggestions étranges et sinistre" ? Si nous en jugeons par ce que nous avons vu, par ce qui a été suivi, nous devons conclure avec des preuves que ces paroles de Paul VI s'adressaient, dans leur style dialectique, aux bons et saints Jésuites, qui, en regardant la perte de leur Compagnie bien-aimée, la tragédie vivante de leurs noviciats vides, de leurs maisons de formation décimées et décadentes, la désertion croissante des prêtres qui profitent des facilités pour la réduction à l'état laïc et au mariage, ils ont cherché une séparation collective de cette Société réformée, pour vivre pour eux-mêmes, comme ils avaient toujours vécu dans le respect fidèle de leurs Constitutions et Règles, l'Institut fondé par saint Ignace, sans réformes, sans expériences, sans fausses pauvretés, qui cachent des dépenses non seulement inutiles, mais totalement contraires à l'essence même de la vie religieuse : les jésuites automobiles, les jésuites cabarets, les jésuites danse, les jésuites liberté, les mini-communautés, les guérillas, les émeutes, la direction active de la subversion.

Nuages dans le ciel, ajoute Paul VI, que les conclusions de votre Congrégation générale se sont largement dissipées ! nuages dans le ciel, noirs et menaçants, que parmi les éclairs continus et le tonnerre terrifiant, accompagnent et aggravent maintenant la terrible tempête qui menace l'existence de la Compagnie de Jésus ! Toutes les recommandations suivantes du Souverain Pontife sont tombées dans le vide ; ce sont des paroles à couvrir avec les anciens, avec la gloire de l'œuvre ignatienne, la Société Arrupienne, qui s'est engagée à rien de moins que de se régaler de la socialisation, du communisme, dans l'interprétation vivante du POPULORUM PROGRESSIO dans le monde.

Paul VI a fait deux demandes aux jésuites : la première, celle que nous avons déjà commentée, se réfère aux problèmes internes qui sont apparus dans la Compagnie elle-même, avec les changements spectaculaires que l'"aggiornamento" et la réforme avaient déjà provoqués et que beaucoup des fils fidèles de saint Ignace leur avaient fait demander la division de l'Ordre, comme nous l'avons déjà dit, en deux organismes différents : la Compagnie du respect absolu de la Constitution, de la Régulation et des traditions ; la nouvelle Compagnie, la Compagnie rénovée, créée par le Père Arrupe. La deuxième exigence du Pape à l'égard des nouveaux jésuites est plus directe : "L'Église, le successeur de Pierre peut-il encore considérer la Compagnie comme sa milice particulière la plus fidèle ? C'est une exigence, qui implique un "mandat apostolique", dont l'obéissance sera récompensée par l'affection, par la reconnaissance, par la bénédiction du Pape Montini. Tout comme au temps du Concile de Trente, c'est la Compagnie qui a soulevé la "contre-réforme" ; donc maintenant, après Vatican II, - le Conseil de la pastorale, de l'œcuménisme, de l'aggiornamento, du dialogue - ce doit être la Compagnie qui de démanteler cette contre-réforme, d'établir les directives du dernier Conseil. Paul VI met sa confiance dans l'œuvre, ou plutôt, dans la collaboration des fils réformés de saint Ignace. "En cette occasion, Solennel et historique, vous nous avez confirmé votre identité auprès de l'institution, qui à l'époque de la restauration du Concile de Trente était au service de la Sainte Église catholique".

En parlant du rôle très important que, selon ces alliances secrètes, la Compagnie doit jouer "dans la diffusion des principes chrétiens dans le monde moderne, décrits par la Constitution pastorale "Gaudium et spes", Paul VI fait cette distinction qu'il convient de garder en mémoire : "Ce monde qui a deux faces, qui nous révèle l’Évangile : le monde qui rassemble en lui-même toutes les oppositions à la lumière et à la grâce, le monde   immense famille humaine." Cette distinction est tout aussi importante que celle que nous devons faire en parlant de l'Église : l'institution divine du Christ, pour nous appliquer les fruits salvifiques de sa Rédemption ; et l'Église, le peuple de Dieu, les membres fidèles de l'Église militante ; et les membres possibles de l'union souhaitée de tous les hommes sous une seule foi, l'unique baptême, le seul régime de l'unique Église du Christ. Oui, le Pape Montini a raison : cette rencontre, ce discours constituent un événement solennel ou du moins historique ; c'est le pacte de collaboration totale des jésuites de la nouvelle vague avec les plans sociopolitiques et socio-économiques des forces de gauche, qui ont été le seul programme pontifical de Paul VI.[/i]


A SUIVRE...

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La Compagnie de Jésus du P. Arrupe, comptant ainsi sur toutes les bénédictions, avec toute la confiance, avec toute la bénédiction de Paul VI, est la négation manifeste de l'esprit ignatien, des Constitutions, des Règles, de la tradition et des coutumes glorieuses de l'ancienne illustre Compagnie de Jésus ; dont nous devons maintenant dire, avec une profonde tristesse : Hélas, Jésus, quelle Compagnie !
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Message  Monique le Sam 06 Juil 2019, 11:41 am

UN ARTICLE DU PRESBYTRE DR. ANTONIO BRAMBILA


Avec le titre suggestif de "VÉRITÉS ET DIRECTIVES", publié dans l'édition matinale du "SOLEIL DU MEXIQUE" du 18 août 1972, notre bon ami, le Presbytre Dr Antonio Bramila, a publié l'article suivant, que nous allons nous permettre de commenter plus tard, car - comme il me semble - il a un lien avec les idées et commentaires, exposés ci-dessus :

"Le cas du théologien suisse Hans Küng, auquel j'ai fait référence lundi dernier, n'est qu'un cas concret, dans une situation générale de l'Église, après le Concile Vatican II. La situation s'exprime assez bien, je pense, si nous disons que l'un des effets du Conseil a été que jusqu'à présent le Magistère a été remplacé par le Dialogue. Et la mauvaise chose, c'est qu'il n'y a de bon dialogue qu'entre égaux, et un maître ne sera jamais égal à ses disciples ; car s'il est égal à eux, s'il n'en sait pas plus qu'eux et n'a pas plus d'autorité qu'eux, il ne mérite pas d'être leur maître. Cette substitution a eu lieu après le Conseil, car il n'y a pas eu de condamnation d'erreurs depuis lors. Ce ne sont pas les maîtres, mais les simples fidèles qui dénoncent les hérésies, mais ils ne peuvent le faire avec une autorité qui leur manque ; et l'inconfort est évident et profond.

"Cela est dû, je crois, à la nature pastorale, purement pastorale et non dogmatique, de Vatican II. C'est ce que Jean XXIII voulait, c'était comme ça. Les Conseils précédents ont défini les vérités et condamné les erreurs. Vatican II n'a rien fait de tout cela, mais s'est limité à "fixer des directives pastorales" pour le renouveau de l'Église et l'unité future des chrétiens. Le grand théologien Karl Rahner l'a appelé "Conseil des directives" dans un précieux livret publié à la suite du Concile.

"Une vérité est une vérité. Cela ne change pas. C'est ce que c'est, et quand on croit en l'autorité de l'Église pour définir les vérités, quand l'Église définit, les procès cessent et nous baissons tous la tête, possesseurs en commun d'une sécurité supérieure à nos preuves personnelles.

"Mais une directive n'est pas nécessairement une vérité absolue. Marquer une directive, c'est marquer une direction, c'est marquer un but,  pour que nous y tendions tous par les meilleurs moyens. Quand on me donne l'ordre d'aller à Nuevo Laredo, on ne me dit pas si je le fais à pied, en voiture ou sur le dos d'un éléphant. Le Conseil nous a donné la directive sur le dialogue. Très bon et C'est une chose sainte, parce que beaucoup de temps et d'énergie sont perdus dans les agitations et les combats, alors qu'on pourrait raisonnablement dire qu'on pourrait mieux réparer les choses.
 Dialogue des supérieurs avec les sujets, dialogue des frères avec les frères, des catholiques avec les non-catholiques, des chrétiens avec les non-chrétiens, des croyants avec les athées. Un monde charmant dans lequel nous dialoguons tous. Mais une chose que le Conseil n'a pas faite : nous fournir tout ce dont nous avons besoin pour un dialogue fructueux. La directive l'a marquée, mais le choix des moyens, des lieux et des critères a été laissé à l'appréciation générale. Et comme chaque tête est un monde, il s'est avéré que ce qu'elle devait être : la Tour de Babel dans laquelle nous sommes est regrettable, mais prévisible.

"Le Concile n'a jamais dit, par exemple, que l'hérésie n'existe plus, ni que l'hérésie est aussi bonne et saine que l'orthodoxie, ni que l'Église doit laisser passer les hérésies parmi ses enfants sans les dénoncer. Jean XXIII était celui qui disait, comme celui qui donne une directive, qu'il attendait plus du dialogue fraternel que des condamnations sèches, et ce n'était pas une définition dogmatique, mais une appréciation personnelle d'un Pape saint et pastoral. Nous n'avions rien à dire, même si, depuis lors, beaucoup ont eu leurs appréhensions.

A SUIVRE...
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Message  Monique le Mar 09 Juil 2019, 9:29 am

"Le Concile a simplement dit que l'unité des chrétiens ne sera jamais réalisée si nous passons du temps à lapider, ce qui est clair et évident. Cela nous a stimulés au dialogue, et nous sommes en train de dialoguer. Mais c'était une directive. Nous avons été marqués un but, mais marquer un but, c'est une chose différente de l'atteindre. Nous avons tous sauté avec enthousiasme derrière l'objectif, mais nous avons sorti les moyens de notre tête, et nous n'avons pas le droit de soutenir le Conseil avec de nombreuses erreurs, qui ont été commises, tant dans l'interprétation idéale de la directive que dans les moyens utilisés pour atteindre les objectifs. Et cela se produit à tous les niveaux, du Pape jusqu'en bas.

"Le Pape Paul, par exemple, considérait - et cela n'a aucune valeur dogmatique - qu'il convenait de faire l'expérience sérieuse de ce que le Pape Jean suggérait et il proposait de ne condamner ni les hérésies ni les hérétiques. Dans l'espoir qu'il y ait d'autres moyens d'atteindre, avec l'aide de l'Esprit-Saint, les fins désirées.

"Le résultat a été la désorientation, l'incertitude, le fait que les brebis galeuses, comme Hans Küng, sont en révolte avec les brebis blanches, que tout prêtre à demi dispersé dans les examens de théologie critique dans un livre irrévérencieux une Église qu'il n'a jamais comprise, que les catholiques lisent des livres protestants par système, où leur foi s'étalent.

"Il n'y a plus de condamnation des livres, le Saint-Office a changé son nom et presque ses fonctions. C'était un chien qui aboyait, et de temps en temps mordait ceux qui étaient dans la maison, mais rendait un service ; aujourd'hui, ce n'est plus le cas et des personnages comme Hans Küng ou Ivan lllich décident librement de se présenter ou non à Rome pour expliquer leurs déclarations scandaleuses. Et ce fut une révolte de plusieurs contre l'Église, une accusation de tous les péchés du monde, sans aucun moyen de mettre un peu d'ordre dans tout cela. L'Autorité est en crise, tout comme l'obéissance et la docilité. Et le Pape se plaindra peut-être un jour, depuis les balcons de son appartement du Vatican, que l'Église semble s'engager dans une entreprise "d'auto-démolition".

"La raison ? Qu'avec les meilleures intentions du Concile , il ne voulait pas définir des vérités ou condamner des erreurs, mais simplement marquer des directives, comme l'a dit Rahner. Nul ne peut accuser qui que ce soit de ne pas avoir cherché, selon ses moyens et ses critères, les fins que le Concile a fixées. Mais nous pouvons tous nous plaindre, à la distance que nous avons parcourue, d'un manque de coordination des efforts, d'une sorte d'anarchie dans le choix des moyens. Les fins sont claires, les moyens ne le sont pas. Le Concile ne voulait pas être dogmatique, mais pratique, pastoral ; et il y a huit ou dix ans, lorsque le Concile agissait, nous pouvions avoir une appréciation optimiste et euphorique de cette idée originale. Aujourd'hui, huit ans après la clôture du Concile, alors que les expériences ont déjà fait leur chemin, il y a déjà lieu de se demander si le Concile n'aurait pas été beaucoup plus pratique s'il avait accepté d'être plus dogmatique.

"L'unité des chrétiens est plus loin que jamais.
Comme si c'était un énorme miracle que seul Dieu peut faire. Mais entre-temps, les catholiques, bien que nous gagnions certainement dans le domaine de la participation des fidèles à la liturgie - qui en soi méritait un Concile - se sont affaiblis presque partout ailleurs ; nous avons perdu la sécurité doctrinale, nous avons perdu confiance en nos guides, et beaucoup d'entre nous, dans l'idée subjective de renouveler l'Église, ne font que tenter de la détruire.

"Je pense que vous ne pouvez pas continuer longtemps sur cette voie. C'est bien de faire de nouvelles expériences, mais gardez toujours un œil sur les résultats. Et il arrive un moment où une certaine expérience doit être tenue pour acquise ; et si les résultats sont négatifs, il faut la changer pour une autre. Une vérité dogmatique est infailliblement vraie. Une directive, même si elle est conciliaire, ne jouit pas de ce charisme : le temps n'est-il pas venu d'en "apprécier" les résultats ? Parce que si nous sommes d'accord sur le fait qu'elles sont mauvaises et qu'elles sont dues à la manière dont les directives ont été rédigées, il semble qu'il doit y avoir un changement dans ce que nous faisons, ou pas. "

A SUIVRE ... COMMENTAIRE CRITIQUE DU REV. P. SÁENZ ET ARRIAGA À CET ARTICLE DU P. BRAMBILA
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Message  Monique le Mer 10 Juil 2019, 11:30 am

Le P. Brambila est déconcertant, comme je l'ai déjà dit ailleurs ; la même chose se penche vers la gauche, ce qui fait un virage, quoique à mi-chemin, vers la droite. Cette fois-ci, il s'est tenu devant moi, et je ne vais pas rater l'occasion de sortir le jus de son article équilibré dans LE SOLEIL DU MEXIQUE, car je suis un "prêtre à semi-éviscérés aux examens théologiques" qui "critique dans un livre irrévérencieux une Église que je ne comprends pas". Il est facile d'attaquer sans nommer l'attaquant, et encore moins sans fournir de preuves de l'attaque. Le sage journaliste a oublié cet article célèbre, écrit par lui à l'occasion de mon livre "L'ÉGLISE NOUVELLE MONTINIENNE" et "l'excommunication" de Son Éminence Mgr Miguel Darío Miranda y Gómez, dans laquelle il m'attaquait sans merci, malgré l'amitié dont il me parle ; dont je devine que "le livre irrévérencieux" est mon livre, et "le prêtre semi-éviscérés aux examens théologiques" est moi. Je voudrais cependant que, fouillant dans les archives de la Société, notre théologien pré-éclairci montre mon "éviscéré" dans les examens de philosophie, de théologie ou de tout autre sujet. Et, si vous ne voulez pas vous ennuyer, je peux vous montrer avec des documents que, non pas s'il vous plaît, mais pour la justice, mes ex-frères m'ont donnés et qu'ils témoignent que ma science théologique et philosophique et en droit canonique ne sont pas aussi éviscérés qu'il le pense. Mais allons voir son article :

1) Brambila avoue que le cas de Hans Küng n'est qu'"un cas concret, dans une situation générale de l'Église, après le Concile Vatican II". La confession d'Anthony, bien que tardive, est sincère. Dans l'un des premiers livres que j'ai publiés dans ce conflit déjà prolongé : "L’ANTISÉMITISME ET LE CONSEIL ŒCUMÉNIQUE ET CE QUI EST LE PROGRÈS", je me suis permis d'attaquer le théologien suisse de l'Université de Tubigense Hans Küng, avec grand scandale du Sacred Mitra, manifestations du chancelier Luisito et quelques propos du Dr Brambila. Puis j'ai écrit : "Si Küng se vante d'être franc, je ne lui permettrai pas de me donner un avantage dans sa franchise. Il est nécessaire d'appeler pain, pain, et vin, vin. Il est impératif de démasquer l'hérésie, qui se vante d'un raisonnement théologique. Il est vital pour l'avenir de l'Église que les loups vêtus de peaux de moutons soient découverts.
Car, pour commencer par une démonstration de franchise, je considère tout ce que Küng a écrit non seulement comme quelque chose de scandaleux, " oreilles pieuses et offensantes ", mais dans de nombreuses propositions ouvertes, hérétiques, destructives et perverses. Avec la doctrine du théologien allemand, tout le catholicisme est ébranlé, brisé, détruit. Le'Nihil obstat' et l''Imprimatur', qui précèdent et approuvent les livres du théologien rhénan ne changent pas la doctrine intrinsèque, que l'auteur enseigne et qui vise à soit accepté par le Concile."


Maintenant, après les incidents qui ont suivi, il est très facile d'attaquer Küng, comme le fait Antonio Brambila ; il aurait été bon qu'à partir de ce moment-là, notre docteur en théologie se soit mis en avant. C'est comme ceux qui attaquent avec fureur l'évêque de Cuernavaca, après avoir été scandalisés par mon livre qui a ouvert le feu - "CUERNAVACA ET PROGRESSISME RELIGIEUX AU MEXIQUE".)

2) "....l'un des effets du Concile a été que jusqu'à présent le Magistère a été remplacé par le Dialogue". Une phrase précieuse, que j'applaudis de toute mon âme ! Voilà, en résumé, la grande tragédie de Vatican II : " avoir voulu remplacer le Magistère par le Dialogue ". Nos vénérés Pères conciliaires ont voulu amender le plan (= corriger) le Christ lui-même. Il avait dit : "Va enseigner." "Prêchez l'Évangile à tous créature." Ils dirent : "Va, et parle.'' Et, comme Antonio le prévient, il y a un dialogue entre égaux ; pas entre enseignants et disciples. Il s'agissait d'un abandon fondamental des dirigeants du Concile et, en particulier, de Paul VI et de ses disciples l'illustre prédécesseur Jean le Bon. Le Magistère vivant, authentique et infaillible de l'Église a été réduit à un  dialogue affectueux entre égaux. C'était l'étape nécessaire pour installer dans l'Église la révolution projetée, habilement préparé depuis plusieurs siècles.

A SUIVRE...
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Message  Monique le Jeu 11 Juil 2019, 10:14 am

3) Une autre phrase de Brambila digne d'éloges : "C'est dû, je crois, à la nature pastorale, simplement pastorale, et non dogmatique, de Vatican II : un Concile pastoral, quelle absurdité ! J'ai entre les mains un "DICTIONNAIRE DES TEXTES CONCILIAIRES" (Vatican II), en deux volumes, luxueusement reliés. J'ai cherché et cherché le sens que ledit Concile a donné à ce mot si rebattu PASTORAL ; et je ne l'ai pas trouvé. Voici une des caractéristiques de ce Concile Pastoral, source inépuisable de confusion :  ne pas faire un "La question", ne pas bien poser les nouveaux problèmes qu'il voulait nous imposer, ne pas dire ce qu'ils entendaient par "pastoral", par "dialogue", par "aggiornamento", par "œcuménisme", par tant d'autres choses, qui exigeaient une définition précise et essentielle des termes, avant d'accepter, de nier ou de distinguer ce qui se pose au Concile. De plus, la pastorale est quelque chose de contingent, de changeant, de circonstanciel. L'une est le travail pastoral avec les Indiens et l'autre est le travail pastoral avec des professionnels ou des étudiants universitaires. Le travail pastoral varie selon les circonstances de temps, de lieux et de personnes. La grande erreur a été de supprimer le dogme, de faire du dogme à la pastorale, de vouloir ouvrir les portes par le dialogue pastoral à l'hérésie, qui s'est infiltré partout. L'unité de l'Église, comme le dit Antoine, ne peut être réalisée par des claudications, des compromis et des abandons, mais seulement par un grand miracle de toute-puissance divine. Notre pastorale actuelle et notre dialogue n'ont réussi qu'à railler les "séparés" et à nous jeter à la figure que, enfin, nous en sommes venus à reconnaître que Luther, Calvin et tous les hérétiques du passé avaient raison et que nous vivions immergés dans un fanatisme absurde, dans un calme paralysant ; nous avions perdu le dynamisme de la vie.

4) Vatican II s'est limité à nous donner des directives.... Mais une directive n'est pas nécessairement une vérité absolue. Le changement était certain : l'immobilité de la vérité révélée restait fluctuante, instable, transformée en une simple directive de dialogue, d'œcuménisme, d'aggiornamento. Il y a un dialogue sur les frivolités, pas sur les enseignements du Christ, ni sur les thèmes sur lesquels repose notre salut éternel.  Comment nous doter des moyens nécessaires à un dialogue fructueux ? Le dialogue sur ces questions vitales devient nécessairement la nouvelle Babel ou un rassemblement pour la "justice sociale".

5) Jean (Roncalli) et Paul (Montini), comme ceux qui donnent des directives, ont dit que l'on pouvait faire plus avec le dialogue fraternel qu'avec des condamnations sèches et que cette suggestion devait être vécue sérieusement. Et nous nous sommes jetés dans l'expérience - comme si l'Église avait besoin d'expériences pour accomplir sa mission sur terre ; et les résultats ont été et sont fatals : "c'est la désorientation, l'incertitude, que des moutons noirs comme Hans Küng, ou Ivan lllich se révoltent avec des moutons blancs et décident librement de se présenter ou non à Rome pour justifier leurs scandaleuses revendications. Et ce fut une révolte de plusieurs contre l'Église, une accusation de tous les péchés du monde.'' C'est la vérité : N'est-ce pas Paul VI qui, à l'ouverture de la deuxième session du Concile orageux, a publiquement demandé pardon au nom de notre Église aux "séparés", comme si notre Église était responsable de tous les schismes et hérésies ? Le Conseil de la directive, comme l'appelait le grand " hérétique " Rahner, dans un livre infâme, nous a fait perdre la seule direction que le Christ nous a donnée, quand il nous a dit : " JE SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ, ET LA VIE. La seule directive que le Christ nous ait donnée lorsqu'il a souligné sa doctrine invariable, infaillible et divine et a ajouté: "CELUI QUI CROIT SERA SAUVÉ, CELUI QUI NE CROIT PAS SERA CONDAMNÉ".

6) Il n'a pas fallu dix ans pour réaliser que nous nous étions égarés, que l'autodémolition de l'Église avait commencé : les mariachis de la messe panaméricaine de Cuernavaca nous ont fait voir que l'effondrement monstrueux de la cathédrale, les mains, la star de David et tout cela le théâtre de Méndez Arceo étaient les préludes du calvaire du corps mystique du Christ.

Moi, comme Antonio Brambila, je pense que " vous ne pouvez pas continuer longtemps sur cette voie ". La foi se perd ! La profanation sacrilège dans nos temples, qui sont pour nous la maison de Dieu, est déjà intolérable ! La prédication socialisante qui veut changer la Justice du Royaume des Cieux pour la soi-disant "justice sociale", loin de nous apporter la paix promise, l'harmonie de la fraternité humaine, a augmenté et multiplié l'effroyable barbarie des guerres, des guérillas, des enlèvements, des pirateries, de la haine entre tous. La division est la caractéristique de cette époque post-conciliaire : la division entre fidèles, entre évêques et cardinaux, dans les familles religieuses, dans les communautés sociales, dans l'intimité même de nos foyers chrétiens.

Et qui, Antonio Brambila, est responsable de cette auto-démolition interne de l'Église, de cette destruction de la vie religieuse, de cette insécurité dans les vérités même dogmatiques de notre sacro-sainte religion, qui, malheureusement, se répand à une vitesse effarante ? Le Concile Vatican II, le Concile des directives, comme le dit votre ami Rahner (Quels petits amis vous avez, Antoine !)? Ou était-ce Jean XXIII, qui a eu l'inspiration du Concile, ou est-ce Paul VI, qui, avec la ténacité qui le caractérise, a insisté pour "expérimenter sérieusement" ce que Jean le Bon a suggéré ? Docteur, quelle est la cause de la cause est la cause de la cause ; et je vous suggère aussi de penser que les "théologiens éviscérés", comme vous m'appelez, peuvent avoir quelques connaissances théologiques, que vous ignorez.


 A SUIVRE... UN AUTRE ARTICLE DU DR. ANTONIO BRAMBILA AVEC RETOURNEMENT (TENDANCE) À LA SORTIE



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La foi se perd ! La profanation sacrilège dans nos temples, qui sont pour nous la maison de Dieu, est déjà intolérable ! La prédication socialisante qui veut changer la Justice du Royaume des Cieux pour la soi-disant "justice sociale", loin de nous apporter la paix promise, l'harmonie de la fraternité humaine, a augmenté et multiplié l'effroyable barbarie des guerres, des guérillas, des enlèvements, des pirateries, de la haine entre tous. La division est la caractéristique de cette époque post-conciliaire : la division entre fidèles, entre évêques et cardinaux, dans les familles religieuses, dans les communautés sociales, dans l'intimité même de nos foyers chrétiens.
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Message  Monique le Sam 13 Juil 2019, 9:13 am

UN AUTRE ARTICLE DU DR. ANTONIO BRAMBILA AVEC CHANGEMENT DE DIRECTION VERS LA GAUCHE


Le lundi 11 décembre de cette année du Seigneur de 1972, un nouvel article paru dans "LE SOLEIL DU MEXIQUE" du Dr Brambila, déconcertant comme tout le sien, dans lequel, tournant (changement de direction) vers la gauche, il tente de défendre un "MOTU PROPRIO" injustifiable du Pape Montini, dans lequel il permet gracieusement "aux protestants de se rapprocher, sous certaines conditions, du sacrement de la Sainte Communion". En ramant à gauche cette fois, Antonio tente de conserver sa position dialectique d'équilibre et de rester ainsi en parfaite harmonie avec les tyrans et les chevaux de Troie, même avec les sophismes et les claudications, dans les points fondamentaux de notre foi catholique.

Le droit canonique (Canon 731) stipule expressément, au paragraphe 2 : "Il est interdit d'administrer les sacrements de l'Église aux hérétiques ou aux schismatiques, même s'ils sont de bonne foi, dans l'erreur, et de les demander, sauf s'ils se sont réconciliés avec l'Église après avoir abandonné leurs erreurs". Le droit canonique, bien sûr, n'est pas un livre doctrinal, mais simplement un livre disciplinaire, mais il faut toujours garder à l'esprit que l'Église n'est pas un livre doctrinal. La discipline de l'Église n'est pas arbitraire, qui est ordonnée à la préservation de la foi et des bonnes mœurs et qui, par conséquent, a toujours une base stable et doctrinale.

L'Église interdit à plusieurs reprises la communication avec les non-catholiques dans les choses sacrées. Ainsi, par exemple, au canon 1258, nous lisons : "Il n'est pas permis aux fidèles d'aider activement, ou de participer, de quelque manière que ce soit, aux fonctions religieuses des non-catholiques". Dans le canon 1325, paragraphe 2 : "Si quelqu'un, après avoir reçu le baptême, en conservant le nom de chrétien, persiste à nier l'une quelconque des vérités qu'il faut croire avec la foi divine et catholique ou la remet en question, il est un hérétique ; s'il abandonne complètement la foi chrétienne, il est un apostat ; enfin, s'il refuse de se soumettre au souverain pontife ou de communiquer avec les fidèles qui sont ses sujets, il est schismatique.'' Et au troisième paragraphe : "Sans l'autorisation du Saint-Siège ou, si le cas l'exige, de l'Ordinaire local, les catholiques seront empêchés d'avoir des disputes ou des conférences, surtout publiques, avec des non-catholiques.'' En parlant des "Sacrements", l'Église déclare, d'une manière générale, qu'ils ne doivent pas leur être administrés tant qu'ils restent dans l'erreur.

Et les raisons de cette interdiction générale et catégorique semblent être les suivantes :

1a- La nécessité d'éviter les profanations suite au fait que de telles choses saintes sont offertes à des gens si indignes "Ne donnez pas de choses saintes aux chiens, dit Jésus-Christ Lui-même ; ne jetez pas de marguerites aux cochons.'' (Mt VII, 6). La " bonne foi " ne change pas l'objectivité des choses ; la bonne foi, bien qu'elle soit une condition nécessaire, ne justifie ni ne fait de l'hérétique ou de l'apostat, ni du schismatique, des membres subjectifs du Corps mystique du Christ, avec tous les droits que la filiation divine donne aux fidèles. Bien sûr, comme le dit le canon 87, "l'homme est constitué par le baptême dans l'Église du Christ, avec tous les droits et obligations des chrétiens, sauf si, en ce qui concerne les droits, un obstacle fait obstacle au lien de communion ecclésiastique ou à la censure infligée par l'Église".

L'hérésie est donc un obstacle à la participation aux droits de la communauté ecclésiale. Brambila, à la suite de Paul VI, suppose, sans le prouver, que ceux qui sont nés dans une religion catholique sont exempts de toute responsabilité pour le péché d'hérésie ; ils sont de bonne foi et donc disposés à recevoir la Sainte Communion. Le Père Lobo ne le pense pas : "L'obstacle à la participation des sacrements existe chez les hérétiques, les apostats et les schismatiques, tant qu'ils restent dans l'erreur ; qu'ils soient de bonne ou de mauvaise foi, ils sont dans la condition générale de "séparés de l'Église", et privés de leurs biens, puisque le législateur ne fait aucune distinction entre ces deux situations, même s'il connaît parfaitement la différence théologique qui existe entre ceux qui s'y prennent dans le matériel et la forme.  Les moyens, indiqués par l'Église, pour récupérer ces droits ou pour les acquérir, s'ils ne les avaient jamais obtenus, ne pourraient être plus simples, en même temps plus logiques : "abandonner les erreurs et se réconcilier avec l'Église". La première de ces exigences n'inclut pas nécessairement la seconde, mais la seconde présuppose la première.
A SUIVRE...

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L'Église interdit à plusieurs reprises la communication avec les non-catholiques dans les choses sacrées. Ainsi, par exemple, au canon 1258, nous lisons : "Il n'est pas permis aux fidèles d'aider activement, ou de participer, de quelque manière que ce soit, aux fonctions religieuses des non-catholiques". Dans le canon 1325, paragraphe 2 : "Si quelqu'un, après avoir reçu le baptême, en conservant le nom de chrétien, persiste à nier l'une quelconque des vérités qu'il faut croire avec la foi divine et catholique ou la remet en question, il est un hérétique ; s'il abandonne complètement la foi chrétienne, il est un apostat ; enfin, s'il refuse de se soumettre au souverain pontife ou de communiquer avec les fidèles qui sont ses sujets, il est schismatique.'' Et au troisième paragraphe : "Sans l'autorisation du Saint-Siège ou, si le cas l'exige, de l'Ordinaire local, les catholiques seront empêchés d'avoir des disputes ou des conférences, surtout publiques, avec des non-catholiques.'' En parlant des "Sacrements", l'Église déclare, d'une manière générale, qu'ils ne doivent pas leur être administrés tant qu'ils restent dans l'erreur.
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Message  Monique le Lun 15 Juil 2019, 9:32 am

Les rites extrêmes et l'absolution ne peuvent-ils jamais être donnés conditionnellement aux schismatiques, hérétiques et apostats, sans rétractation préalable, quand ils sont en danger de mort et privés de sens extérieurs ? Sur la base du texte canonique et des déclarations répétées du Saint-Office, le Père Alonso Lobo opine de la manière suivante :

1o Dans le cas des apostats, hérétiques ou schismatiques, qui ne sont pas gravement malades, il est nécessaire qu'ils soient expressément réconciliés préalablement avec l'Église avant de leur administrer les sacrements. Il est nécessaire, j'ajoute, par souci de clarté, qu'ils fassent un acte de foi explicite de tous les dogmes de notre foi catholique. Un seul déni entraverait l'administration licite des sacrements.

2o Lorsqu'ils sont en danger de mort par maladie et qu'ils conservent l'usage de la raison, ils continuent à être obligés de rejeter extérieurement leurs erreurs et de se réconcilier avec l'Église ; mais il leur suffira de le faire du mieux qu'ils peuvent, même implicitement.

3o S'ils perdaient l'usage des sens, l'absolution et les rites extrêmes pourraient leur être administrés sous condition, alors que, par conjecture, on en déduit que ces mourants seraient prêts à abandonner leurs erreurs. Cependant, autant de fois que la présomption est contre eux, parce qu'ils sont restés obstinément impénitents jusqu'au dernier moment, on doit leur refuser les sacrements.

Dans les deux premiers cas, puisqu'il y a rétraction externe, la collecte du sacrement se fait de manière absolue ; dans le troisième cas, elle n'est licite que de manière conditionnelle.

Mais Brambila n'a pas dit le dernier mot, ce qui contredit cette certaine doctrine, qui avait toujours été enseignée dans les classes les plus prestigieuses de la théologie catholique. Celui qui croit posséder la théologie, parce qu'en réalité, il la possède, bien qu'avec ses lacunes et ses erreurs grossières, répondra à ceux d'entre nous qui croient posséder et ne pas posséder, cette science extra-humaine du docteur Don Antonio qui, quand il se fâche, tire son revers et dit grossièreté aux pauvres mortels qui n'ont pas atteint leur science : que dit le docteur Michoacán (de la situation du Michaco) ? "Mais il y a des gens qui ne savent pas distinguer, faute d'une formation théologique adéquate, entre ce qui peut et ne peut pas être fait sans nuire à la foi catholique.'' S'il y a eu mauvaise formation, Don Antonio, blâme les Jésuites, qui étaient aussi vos maîtres ; blâmez tant d'auteurs des plus renommés dans la science théologique et juridique de l'Église ; et enfin, blâmez-vous aussi, car rien n'aveugle les hommes autant que la présomption et l'arrogance. Père Brambila, vous n'êtes pas le seul à connaître la théologie ; votre théologie chestertonienne n'est pas non plus la véritable théologie de l'Église de Dieu. Il ne s'agit pas d'opinions personnelles ; il s'agit ici de choses fondamentales dans la vérité théologique. Nous croyons au Pape, tandis que le Pape ne contredit pas les enseignements immuables du "Depositum Fidei" et la doctrine définie dans les Conciles comme dogmes de foi ou par les Souverains Pontifes, en parfaite harmonie avec les Saintes Écritures et la Tradition.
Nous ne pouvons pas admettre une théologie pour Pie IX, Pie X, Benoît XV, Pie XII, et une autre théologie pour les deux derniers papes et leur Concile Pastoral.  Je suis sûr que vous diriez la même chose si nous étions encore au temps de Pie XII ou aux temps les plus lointains des apôtres ; mais les commodités et les avantages font que beaucoup d'hommes pensent différemment de celui qui dicte leur conscience. Votre catholicisme, Don Antonio, n'est pas le vrai catholicisme, parce qu'elle s'écarte fondamentalement, comme c'est le cas dans votre article, de ce que l'Église a toujours et partout enseigné et de ce que le Concile de Trente a défini et de ce que l'apôtre Paul lui-même nous a enseigné, quand il nous parle des mystères eucharistiques et des dispositions nécessaires pour recevoir moins indigne le corps et le sang du Christ. "QUI ENIM MANDUCAT Y BIBIT INDIGNE IUDICIUM SIBI MANDUCAT ET BIBIT".

Don Antonio nous dit une autre barbarie : "Les protestants modernes sont dans des positions théologiques d'hérésie, certainement, mais ils n'ont pas la mentalité hérétique." Je comprends en ayant la mentalité d'hérétique de nier un seul dogme de notre foi catholique beaucoup plus si plusieurs sont niés ; et, par conséquent, la mentalité et la posture des "séparés" est celle des hérétiques, coupables ou non coupables De internis non iudicat Ecclesia. Que les enfants des catholiques sortent mécaniquement catholiques n'est pas une barbarie, mais une hérésie.   Alors qu'est-ce que vous ne savez pas, Vous, Seigneur du SOLEIL DU MEXIQUE, que dans le baptême, avec la grâce sanctifiante, la nature nouvelle, nous recevons aussi ces vertus infusées par lesquelles nous élaborons les œuvres conduisant à notre salut, dont la première est la vertu théologique de la foi ? Les enfants de catholiques ne naissent catholiques non pas automatiquement, mais parce que, par un dessein insondable de la Providence, dans lequel s'inscrit le mystère de la prédestination, à la naissance au sein d'une famille catholique, ils avaient la grâce baptismale  que les "séparés" ne peuvent avoir et, s'ils en ont, ils peuvent perdre, par faute ou sans faute ; dans ce cas c'est pareil. Ils n'ont pas la foi catholique et, malgré leurs fausses demandes d'être reçus au banquet divin, ils n'ont pas les dispositions qu'ils savent eux-mêmes nécessaires pour recevoir le Christ dans la divine Eucharistie. Si leur désir était sincère, pourquoi ne se convertissent-ils pas, pourquoi n'acceptent-ils pas avec humilité les enseignements infaillibles de l'Église ?

"Semen est verbum Dei", la semence est la parole de Dieu ; mais tout ne tombe pas sur un sol fertile ; une partie tombe sur la route et est piétinée par les passants ; une autre tombe entre les épines, qui étouffent sa croissance et une autre, entre les rochers, et puis elle sèche car elle est sans humour.

J'espère, Don Antonio, que vous ne me déclarerez plus jamais "automatiquement excommunié", afin de plaire à Son Éminence et de sauver ainsi votre science théologique.

Maintenant, je vais vous poser une question : Voudriez-vous tomber dans le schisme qui n'accepte pas les enseignements d'un antipape, ou d'un pape tombé dans l'hérésie ?


A SUIVRE..... BRAMBILA N'EST PAS VRAIMENT CATHOLIQUE, MAIS VÉRITABLE " PAPOLÂTRE ".

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"Maintenant, je vais vous poser une question : Voudriez-vous tomber dans le schismequi n'accepte pas les enseignements d'un antipape, ou d'un pape tombé dans l'hérésie ?''
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Message  Monique le Mer 17 Juil 2019, 9:56 am

BRAMBILA N'EST PAS VRAIMENT CATHOLIQUE, MAIS VRAI "PAPÔLATRIE".


Dans un deuxième article, paru dans "EL SOL DE MÉXICO", le vendredi 15 décembre 1972, Antonio Brambila nous donne un deuxième article, dans lequel, comme toujours, faisant étalage de sa théologie Chestertonienne, il insiste pour défendre la concession faite par Paul VI aux protestants, afin que, sans aucune rétraction, sans aucune réconciliation avec l'Église, ils puissent se rapprocher "en circonstances spéciales" pour recevoir comme la simple et fidèle Sainte Communion. La condition des protestants, à ce stade, est maintenant meilleure que celle des simples catholiques : les "séparés" n'ont pas besoin de se confesser, comme les catholiques, quand il y a conscience du péché mortel, avant la communion. Rien de tout cela n'est mentionné dans le fameux "Motu Proprio".

Mais, d'autre part, Antonio Brambila, le grand théologien de "EL SOL DE MÉXICO" (le journal qui a éliminé de ses colonnes les magnifiques articles de Mgr René Capistrán Garza, pour orthodoxe, et admis Antonio, pour hétérodoxe) nous fait une distinction équivoque, sophistique, indigne de son talent clair et de la science théologique surabondante. La foi théologique n'est pas la même chose que la croyance religieuse. Comment ça peut être pareil, Dr Brambila ! Le bouddhiste, l'idolâtre et même, paradoxalement, l'athée lui-même ont des croyances religieuses, comment refuser ce privilège aux hérétiques, schismatiques ou apostats ? Nous ne pouvons cependant pas dire que ni les bouddhistes, ni les idolâtres, ni les "séparés" (du moins, nous ne pouvons en être sûrs) ont le don précieux et surnaturel de la foi, que vous et moi, par la miséricorde du Seigneur, recevons dans le saint baptême ; cette foi dont vous vous croyez non seulement possesseur, mais administrateur, et que vous pensez, avec beaucoup de charité, avoir perdu.

Oui, Dr Brambila, vous qui me refusez le précieux don de la foi, vous avez peut-être moins de foi que moi. Le mien n'est pas hypothéqué et n'a pas de prix. Le mien n'est pas hypothéqué, ni inestimable. J'espère confesser la même foi que mes anciens, sans me laisser entraîner ni par la servilité, ni par les courants du protestantisme libéral qui, sous le titre de "progrès scientifique", protestent et judaïsent la foi de beaucoup.

Nous parlons de foi objective, pas de l'acte de foi du vrai croyant. La foi objective est le "DEPOSITUM FIDEI", c'est la Vérité révélée. Pour être catholiques (les seuls vrais chrétiens que je connaisse), il faut admettre, en tant que vérités révélées par Dieu et précisément parce que Dieu les a révélées, chacune des vérités que Dieu nous a révélées et que le Magistère vivant, authentique et infaillible de l'Église nous a enseignées.  Le déni d'une seule vérité révélée, définie par le Magistère infaillible, nous suffit pour perdre le don surnaturel de la foi, la vertu théologale infusée, que nous recevons au saint baptême. Avec ou sans culpabilité personnelle - c'est autre chose, que ni vous ni moi ne pourrons jamais définir - la vérité est que les "séparés" ne jouissent pas de la grâce surnaturelle de la foi, à moins que, justifiés dans un vrai baptême, ils n'aient, en arrivant à l'usage de la raison, en réalisant leurs convictions religieuses, refusé obstinément toute vérité définie par le Magistère de l'Église.

"La foi, dit notre Docteur, n'est que dans la compréhension ; la vertu de foi se produit et réside dans le libre arbitre. "La foi, dit notre Docteur, n'est que dans la compréhension ; la vertu de foi se produit et réside dans le libre arbitre. "
Je demande, Antoine : peut-il y avoir un acte de foi, sans l'objet de cette foi ? est-ce que je peux croire sans savoir, au moins implicitement, ce que je crois objectivement ? Le catholique baptisé, en vertu de la foi Il doit connaître et accepter les vérités essentielles au salut, même s'il est ignorant, tant qu'il connaît et accepte les vérités essentielles au salut, a dans ses croyances, implicitement toutes ses croyances catholiques ; alors que le "séparé", bien qu'il pense subjectivement avoir la foi, ne l'a pas, puisqu'il exclut consciemment une des vérités révélées et définies comme telles par le Magistère. Il peut être de bonne foi (ici le mot a un autre sens), c'est-à-dire qu'il ne se croira pas trompé ; mais le fait qu'il ne se croie pas ne signifie pas qu'il ne l'est pas. C'est comme l'aveugle qui ne voit pas, parce qu'il n'a pas d'yeux pour voir.

Brambila nous parle de la "foi des démons" ; dans ce que dit une autre barbarie. Comme nous le dit saint Paul, nous n'aurons plus dans le ciel la foi, ni l'espérance, parce que nous verrons Dieu et posséderons Dieu ; au ciel il ne reste que la charité. Ainsi les démons ne croient pas, car ils auront éternellement devant eux le visage en colère d'un Dieu offensés, car ils auront devant eux les terribles tourments de l'enfer. Celui qui ne voit plus croit, et celui qui ne croit pas ne peut avoir la foi.

Les "séparés" sont très bien informés, surtout maintenant avec le "dialogue" de la vérité de la foi catholique ; si, de bonne foi, ils demandaient l'Eucharistie, la chose logique serait la rétractation de leurs erreurs et la réconciliation avec la vraie et unique Église de Jésus-Christ.

A SUIVRE... CHAPITRE X - JEAN B. MONTINI ET SON PROGRAMME SOCIO-ÉCONOMIQUE ET SOCIO-POLITIQUE

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Nous parlons de foi objective, pas de l'acte de foi du vrai croyant. La foi objective est le "DEPOSITUM FIDEI", c'est la Vérité révélée. Pour être catholiques (les seuls vrais chrétiens que je connaisse), il faut admettre, en tant que vérités révélées par Dieu et précisément parce que Dieu les a révélées, chacune des vérités que Dieu nous a révélées et que le Magistère vivant, authentique et infaillible de l'Église nous a enseignées.  Le déni d'une seule vérité révélée, définie par le Magistère infaillible, nous suffit pour perdre le don surnaturel de la foi, la vertu théologale infusée, que nous recevons au saint baptême.
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Message  Monique le Ven 19 Juil 2019, 9:35 am

CHAPITRE X - JUAN B. MONTINI ET SON PROGRAMME SOCIO-ÉCONOMIQUE ET SOCIOPOLITIQUE


Nous allons aller en profondeur ; nous allons découvrir les moteurs secrets de la politique révolutionnaire du pape Montini, qui porte l'énorme responsabilité de l'auto-démolition de l'Église. Personne n'aurait pu mener à bien cette entreprise sans précédent si le Pape avait rempli son devoir, si "le Saint-Office n'avait pas changé". de nom et de fonctions", s'il avait continué à aboyer et même à mordre si nécessaire, si l'hérésie avait continué à être appelée hérésie, si les censures savaient été fulminantes contre ces chanceliers qui au nom de Son Éminence, les profanations les plus procréatrices des Églises. temples, si, en un mot, il n'y avait pas eu subversion au nom de Vatican II et de l'esprit post-conciliaire. Pas avec des discours pieux prononcés depuis votre balcon ou dans la nouvelle salle d'audience, richement construit, mais avec des encycliques définitives et des pénalités canoniques, l'avance de la subversion est arrêtée. Surtout quand ce sont les deux derniers Pontifes et leurs encycliques et leur Concile Pastoral qui ont sans doute ouvert les vannes aux eaux impétueuses que le Magistère de l’Église réprimait, malgré les garanties secrètes données aux réformistes par la lettre paternelle du Supérieur des Jésuites, le Père John B. Janssens.

L'élection du Patriarche de Venise, Roncalli, comme successeur de Pie XII a surpris le monde entier. Un vieil homme d'environ quatre-vingts ans, un homme cancéreux, un homme peu scientifique, un homme politique complaisant, qui autorisait la simulation de baptêmes pour sauver charitablement les Juifs, persécutés par Hitler, un ami des grandes lumières du grand Orient de la Maçonnerie française, allait occuper le trône, Après ce Pape rectiligne, ce saint et ce sage qu'était Pie XII, qui avec son étonnante rectitude, sa sainteté indubitable et sa vaste et profonde science lumineuse, avait apporté la paix et l'espérance aux consciences après la seconde et sanglante guerre mondiale.

En quatre ans de gouvernement et malgré sa maladie grandissante, le bon Pape a eu tout le temps d'écrire deux encycliques, qui ont fait trembler le monde, et de convoquer, avec l'inspiration divine, comme il l'a dit, un "Concile", qui a secoué, sur ses fondements mêmes, l'édifice bicentenaire de l'Église du Christ.

A SUIVRE...

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L'élection du Patriarche de Venise, Roncalli, comme successeur de Pie XII a surpris le monde entier. Un vieil homme d'environ quatre-vingts ans, un homme cancéreux, un homme peu scientifique, un homme politique complaisant, qui autorisait la simulation de baptêmes pour sauver charitablement les Juifs, persécutés par Hitler, un ami des grandes lumières du grand Orient de la Maçonnerie française, allait occuper le trône, Après ce Pape rectiligne, ce saint et ce sage qu'était Pie XII, qui avec son étonnante rectitude, sa sainteté indubitable et sa vaste et profonde science lumineuse, avait apporté la paix et l'espérance aux consciences après la seconde et sanglante guerre mondiale.

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Message  Monique le Dim 21 Juil 2019, 11:49 am

Nous ne pouvons pas nous arrêter à l'étude de ces encycliques, que le monde irréligieux et anti-catholique appelé "magistrats", de Jean XXIII. Il y a cependant un passage du "PACEM IN TERRIS", que nous souhaitons pour citer ici, parce qu'elle a eu une influence énorme sur la politique et la pensée de Vatican II, de Paul VI et les documents de Medellín. Dans son amour "infini" pour l'humanité, un amour qui embrasse tout, qui ose tout, écrit le Pape Jean : "Cependant, l'erreur ne doit jamais être confondue avec celle qui commet une erreur, même s'il s'agit d'une erreur ou d'une connaissance insuffisante de la vérité dans le domaine moral religieux. Celui qui commet une erreur est toujours et avant tout un être humain, et conserve dans chaque cas sa dignité en tant que personne, et doit toujours être traité comme correspondant à tant de dignité.''

Avec ces paroles, apparemment si pleines de bonté et de vision humaine, le "bon Pape" en est venu à supprimer tout droit pénal, non seulement de l'Église, mais des gouvernements eux-mêmes, et à condamner, en passant, l'attitude énergique à laquelle l'Église avait toujours fait face, hérétique et hérésies. Il y a là un énorme sophisme qu'il faut clarifier : la tolérance des personnes est une chose, la tolérance des idées en est une autre ; la première peut être louable, elle peut être bonne, elle peut être une manifestation extérieure de charité interne surnaturelle ; mais la seconde, la tolérance des idées ne peut jamais être acceptée, car elle est claudication, elle est engagement, elle est trahison de la vérité. Or, lorsque l'obstination de ceux qui commettent de telles erreurs est identifiée à l'erreur, non seulement il n'est pas possible de les en séparer, mais ils deviennent des diffuseurs actifs d'erreurs et de subversion, éléments dangereux pour la société elle-même, alors l'intransigeance est nécessaire, douloureusement nécessaire, parce que sur le bien particulier il y a toujours le bien commun ; et la tolérance, dans ces cas, est manifeste et nuisible complicité.

Jean XXIII, à partir de sa phrase inspirée sur la dignité "suprême" de la personne humaine, en tire alors les conséquences dans le champ beaucoup plus large de la politique : "Il faut aussi garder à l'esprit que les fausses doctrines philosophiques sur la nature, l'origine et la destinée de l'univers et de l'homme ne peuvent même pas être identifiées aux mouvements historiques pour fins économiques, sociales, culturelles et politiques, même si ces mouvements ont leur origine dans les doctrines et en puisent leur inspiration ou s'en sont tirés. Puisque les doctrines, une fois élaborées et définies, restent toujours les mêmes, tandis que les mouvements précités, lorsqu'ils agissent sur des situations en perpétuelle évolution, ne peuvent éviter de subir leurs influences et, par conséquent, ne peuvent cesser d'être soumis à des transformations tout aussi profondes. D'ailleurs, qui peut dire que dans ces mouvements, dans la mesure où ils sont conformes aux exigences de la raison juste et deviennent les représentants des aspirations justes de la personne humaine, il n'y a pas d'éléments positifs dignes d'approbation ?''

Cette encyclique, expression claire de la doctrine de l'Encyclopédie, n'a pas été écrite par Jean le Bon. Sa santé était trop brisée pour penser et coordonner des idées si complexes et si étrangères au style traditionnel du Magistère. Mettre "la dignité de la personne humaine" comme critère suprême de vérité et de moralité, c'est émanciper l'homme, créature et possession de Dieu, de la domination que le Créateur exerce sur sa créature, et mettre les commodités personnelles avant l'ordre établi par la Sagesse, la Bonté et la Puissance Infinie de Dieu lui-même. La distinction faite par Jean XXIII entre "idées philosophiques" et "mouvements ou partis politiques", qui s'en inspirent, est aussi essentielle que la distinction qu'il avait faite précédemment entre erreur et fausseté. Avec cette distinction, le libéralisme, le socialisme, le matérialisme et, d'une manière particulière, le marxisme, si sévèrement condamné auparavant par l'Église catholique et par la voix du Magistère, restent en sécurité.

A SUIVRE...
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Message  Monique Aujourd'hui à 8:42 am

Le Pape Roncalli, espérant que ces idées, anti-catholiques et antisociales, évolueront plus tard dans les partis auxquels elles ont donné naissance, a voulu établir cette distinction fantasmagorique, afin d'entrer en dialogue avec le communisme lui-même, intrinsèquement pervers, auteur de l'esclavage, qui domine aujourd'hui tellement de peuples. Le Pape Jean voulait nous dire : bien que le marxisme, le libéralisme et le socialisme aient été basés sur des prémisses philosophiques erronées (du moins d'un point de vue catholique), ils peuvent évoluer, ils ont en fait évolué jusqu'à offrir un compromis, une compréhension mutuelle, une coexistence pacifique et constructive. Non seulement on peut permettre -avec cette conception tolérante et bienfaisante- mais on peut aussi collaborer avec le communisme, selon la pensée du Nonce de Cuba.

Y aura-t-il un jour où le communisme cessera vraiment de persécuter la religion et s'engagera sur la voie du libéralisme, tant en politique qu'en économie ? Combien le communisme est mal connu de ceux qui pensent ainsi ! Soit il ignore, soit il devient ignorant, pour soutenir une thèse imposée et compromise. Le cas de la Yougoslavie, qui engourdit l'insouciant, n'est qu'une tactique, habilement excusée par un juif qui, avant de tuer, détruire, imposer l'esclavage, semble maintenant un homme d'État, qui avec une vision très claire veut résoudre les problèmes de l'Europe et le monde. Paul VI est son ami et son admirateur.

Le "POPULORUM PROGRESSIO" est un document fortement inspiré par la pensée du progressisme français, dans lequel se distinguent le cardinal Gabriel-Marie Garrone, les théologiens Lebret, Chenu, Lubac et surtout Jacques Maritain. L'esprit du document monténien est résolument socialiste. Le "PROGRESSIO POPULORUM" couvre de nombreux thèmes : de la paix mondiale aux Nations Unies, de l'énorme augmentation de la population à l'aide à apporter aux pays sous-développés, des missions à l'éducation, de l'émigration aux problèmes raciaux.

C'est le document qui inspire, explique et pique la politique, les enseignements, les voyages, les pactes, les réceptions palatiales de Paul VI. Jean B. Montini est l'homme du "POPULORUM PROGRESSIO", et l'Amérique latine est le champ d'expérimentation et de culture de cette politique non pas libératrice mais socialisante et progressivement asservissante. Bien que le Pape Montini affirme, une fois et mille fois, que ni son prédécesseur, ni le Concile, ni lui-même n'ont changé la doctrine fondamentale, les enseignements millénaires et apostoliques de l'Église, il ne fait aucun doute qu'il existe un abîme entre la "vieille" Église du Christ et "cette" Église historique des deux derniers papes et leur Concile.

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