''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français)

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Message  Monique le Mar 14 Mai 2019, 11:50 am

4) Paul VI, reniant l'Église statique du passé, pour établir une Église historique et dynamique, une Église en évolution, une Église de circonstances et de commodités, une Église associée au communisme, à la franc-maçonnerie et au sionisme, hypothéquant et gaspillant pitoyablement tout notre héritage catholique  limpide et cristallin,  veut - c'est naturel ! - de défendre "ceci" son Église, avec les mêmes prérogatives, mais pas avec la même doctrine, que le Christ a donnée à SON Église, pas à "cette" Église, qui est un déni du plus saint, du plus sublime de notre tradition ; qui est confusion ; qui est dialectique ; qui est la religion homocentrique qui veut remplacer la religion théocentrique, où seul Dieu est Seigneur et Maître.

5) L'Église "idéale", malgré les misères humaines, existe et a existé et existera toujours. C'est la seule Église de l'Évangile éternel, celle fondée par le Christ, avec une vision et une puissance infinies, non pas pour accueillir son œuvre dans un monde en perpétuel changement, mais pour que le "monde historique" s'adapte ou essaie toujours de s'adapter aux enseignements immuables de sa doctrine et à l'institution divine de la structure de l'Église fondée par lui ; car Lui seul  -pas Paul VI, ni Jean XXIII, ni Vatican II - est " La Voie, la vérité et la Vie des hommes ". (Jean XIV, 6).

6) Le "découragement", l'"irritation" et la "désillusion" que le Pape Montini nous attribue - et à juste titre ! - ce n'est pas contre "cette" Église, la "vieille" Église, celle du Christ, que nous aimons tendrement, comme une Mère attentive et généreuse : celui qui nous a donné la vie surnaturelle ; celui qui nous conduit au Ciel ; celui pour qui nous souffrons, travaillons, vivons et souffrons diffamations et injustices ; mais contre "cette" Église, l'Église post-conciliaire, l'Église Montinienne, celle qui a détruit notre liturgie, qui a frelaté nos dogmes, détruit nos lois les plus sages, a facilité le règne du péché, celui qui a fait alliance avec l'iniquité.

7) Nous ne croyons pas - s'il vous plaît - que notre découragement, notre juste irritation et la désillusion qu'ils disent nous envahir peuvent être comparés au découragement, à l'irritation et à la désillusion que les "progressistes" prétendent avoir envers l'Église réformée du pape Montini. Nos sentiments sont vrais, ils sont profonds, ils sont actuels ; tandis que les leurs, ceux qui suivent et proclament "cette" Église, sont de faux trompeurs apparents, qui cherchent seulement à accélérer "l'auto-démolition" et à creuser des abîmes plus profonds, pour y enterrer l'Église authentique du Christ.

8) Non, mille fois non, nous ne faisons pas partie, nous n'avons jamais fait partie, nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas faire partie de ce "faux droit", de ce groupe insincère du "silence" de Debray, de Danielou, de la "Confrérie sacerdotale espagnole", de ceux qui veulent faire "la synthèse", entre la "thèse" et "l'antithèse", entre l'Église fondée par le Christ et celle des deux derniers papes et Vatican II.

9) Nous ne nous croyons pas non plus "les plus loyaux", dont parle l'auteur anonyme de l'article de la Civilisation Catholique. Nous ne connaissons que trop bien nos infidélités, nos misères, nos péchés mêmes, que nous pleurons, que nous avons toujours pleurés dans la sincérité de notre conscience et en présence de Dieu, notre Créateur, notre Seigneur et Maître, qui doit nous juger à la fin de notre vie. Du fond de notre petitesse, nous crions constamment avec le Prophète Royal : "Miserere mei, Deus". . . Nous avons aimé notre Dieu trois fois saint du fond du cœur, mais nous sommes malheureusement tombés dans les infidélités de nos propres fautes. [u] Mais malgré notre faiblesse humaine, notre misère, dans la foi, dans la doctrine, dans l’Évangile, nous n'avons pas été infidèles ; Nous n'avons pas accepté, et nous n'accepterons jamais -pour qu'une plus grande souffrance nous atteigne-, avec la grâce de Dieu, cette "nouvelle économie" de l'Évangile, du Pape Montini, qui n'est pas celle de la "Justice du Royaume des Cieux", mais cette "justice sociale" utopique, illusoire, démagogique et fausse annoncée dans POPULORUM PROGRESSIO, au Congrès eucharistique international de Bototá et aux fameux "Documents" de Medellín.
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Message  Monique le Mer 15 Mai 2019, 1:19 pm

10) Paul VI confesse dans son discours du 21 juin : "Le Seigneur l'a appelé au pontificat, non pour ses aptitudes personnelles, ni pour gouverner et sauver l'Église, mais pour souffrir pour son Église.'' La sincérité incontestable de cette confession est supposée - bien sûr - et Paul VI se sent victime pour la santé de l'Église. Il est appelé à souffrir, à ne pas gouverner, à ne pas sauver l'Église. Nous nous expliquons maintenant la mauvaise gouvernance que nous ressentons dans la Sainte Église. A partir du moment où Jean B. Montini accepta le choix que les cardinaux firent de lui - c'était censé être ce choix propre et irréprochable -, il accepta le gouvernement de l'Église ; il lui jeta sur les épaules une énorme responsabilité pour apaiser la furieuse tempête que son illustre prédécesseur, Jean le Bon, avait soulevée dans le monde catholique ; mais, Paul VI, sans tenir compte de sa conscience de son incompétence et, peut-être, de son indignité pour la haute fonction qu'il lui a offerte avec l'élection canonique ; sans penser aux terribles complications qui, à l'époque, impliquaient nécessairement le gouvernement de l'Église et le salut de l'Église, il pensait seulement que son acceptation lui donnait la possibilité, peut-être très recherchée, de "souffrir pour l'Église".

11) Je ne sais pas si sa disposition personnelle au sacrifice, petit ou grand, car l'Église suffit à justifier l'acceptation du pontificat de Jean B. Montini, prétendument la sincérité de sa reconnaissance de son inaptitude, peut-être de son indignité, pour pouvoir prononcer le "OUI" nécessaire avant de s'asseoir dans le "fauteuil" de Pierre. La raison que nous a donnée le Pape Montini pour justifier son acceptation définitive, nimis probat, ergo nihil probat, s'avère trop, puis ne prouve rien. "Ainsi, il deviendra clair que c'est Lui (le Christ) et non les hommes qui guide et sauve l'Église.'' Avec ce présupposé, tout catholique et même non catholique peut oser assumer la somme des responsabilités dans l'Église, même si l'on est pleinement conscient de sa propre inaptitude et de son indignité. Mais, voyons les vérités théologiques que l'auteur anonyme de l'article trouve dans cette "confession" de Jean-B. Montini, le jour de son élection au Pontificat suprême.

12) "L'autorité dans l'Église implique toujours une participation plus ou moins grande, plus ou moins douloureuse, à la Croix du Christ. Cette proposition théologique est ambiguë, biaisée. Ce n'est pas l'autorité, mais le bon usage de l'autorité, avec le sens très grave des énormes responsabilités que l'homme au pouvoir assume, qui engendre les souffrances inévitables dans l'exercice de la fonction de commandement, dans un abandon total au bien commun et individuel des sujets. En soi, dans l'égalité des circonstances, celui qui obéit a peut-être plus à souffrir que celui qui commande. Le sacrifice suprême est fait par l'homme en soumettant son propre jugement, sa propre volonté et ses propres actions à la volonté, pas toujours juste ou objective, de celui qui abuse du pouvoir qui lui est confié. Le pouvoir peut facilement enivrer et aveugler ; et, dans ces circonstances, le pontife peut oublier cette grande vérité théologique -ce oui sans subterfuges, ni déviations possibles- que "le Pape peut tout faire dans aedificationem Corporis Christi, mais le Pape -en vrai Pape- ne peut rien faire dans destrutionem Corporis Christi".

La preuve ci-jointe, les paroles du Christ à saint Pierre, prouvent aussi trop de choses. Il est vrai qu'en eux le Divin Maître annonce à Simon Pierre la mort qui l'attendait ; mais les exégètes ne pouvaient guère nous prouver que ces paroles ont aussi leur application, même analogique, pour le cas de tous les Pontifes Romains. L'histoire, bien sûr, nous montre que tous les papes ne sont pas morts physiquement crucifiés. La crucifixion morale, non seulement les Papes, mais aussi nous, les membres les plus humbles du Corps du Christ, devons la subir, nous devons combler, comme le dit saint Paul, ce qui manque à la Passion du Christ, c'est-à-dire goûter le calice amer de cette Passion, car il ne faut pas être le disciple plus que son Maître, ni le serviteur plus que son Seigneur. Ce que l'écrivain appelle le "destin mystérieux du Pape", c'est le destin, plus ou moins, de tous les disciples du Christ, selon ces paroles divines : "Celui qui veut venir après moi, qu'il se renie lui-même, prenne sa croix et me suive". (Mat. XVI, 24).

Je ne nie pas que Paul VI ait souffert ; mais j'affirme, sans craindre l'erreur que beaucoup d'entre nous ont souffert autant, sinon plus que lui et à cause de lui. N'est-ce pas une tragédie indicible pour notre foi catholique de contempler cette auto-démolition accélérée de l'Église ? N'avons-nous pas passé des nuits entières à pleurer et à nous désoler, à nous souvenir de la "Prière au jardin" de Jésus-Christ, à voir la liberté avec laquelle les loups les plus féroces procèdent aujourd'hui, dans le troupeau, à détruire le troupeau du Christ ?

Il n'est pas très difficile de supposer que la réforme entreprise par les deux derniers papes dans l'Église devrait leur apporter d'énormes difficultés, malgré la lente et prolongée préparation avec laquelle les ennemis ont infiltré l'Église, surtout le clergé, pour pouvoir mener de l'intérieur l'assaut de la forteresse et l'acquisition du pouvoir. Mais Paul VI est un homme déterminé, il n'a pas peur des difficultés, au contraire, [u]il semble qu'une force mystérieuse,
qui n'est pas et ne peut pas être celle de Dieu, le pousse constamment à mener à bien, jusqu'au bout, son programme réformiste et destructeur.


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Message  Monique le Ven 17 Mai 2019, 9:03 am

13) La deuxième vérité théologique, celle du Pape Montini ou de l'écrivain anonyme, inspirée par le Pape Montini, dans la "confession" du pontife est la suivante : "L'exagération de la place des hommes dans l'Église doit être évitée, même si c'est le Pape lui-même, en qui la foi pure reconnaît les charismes du Primat et de l'infaillibilité ; ce ne sont pas les hommes qui guident et sauvent l'Église, mais le Christ". Cette vérité théologique a aussi ses distinctions. Évidemment, il y a beaucoup de catholiques qui exagèrent le rôle des hommes d'Église, qu'il s'agisse des évêques ou du Pape lui-même. Cette exagération est ce que nous appelons "papolâtrie", c'est-à-dire le culte incorrect du Vicaire du Christ, ce qui conduit beaucoup de catholiques ignorants, convaincus (intéressés) ou fanatiques à la fausse conviction que le Pape ou les évêques, en vertu de la position qu'ils occupent, par assistance divine, sont impeccables et toujours et en tout infaillible. L'auteur de l'article reconnaît donc comme vérité théologique l'exagération avec laquelle beaucoup de catholiques considèrent les hommes constitués dans la dignité de l'Église, comme si tout ce qu'ils font, tout ce qu'ils disent était l'expression de la vérité de Dieu ou de la volonté divine. Après avoir enlevé le charisme de l'infaillibilité, tel que défini par Vatican Ier, le Pape peut faire des erreurs, même en matière de foi, comme nous l'avons déjà expliqué. Il est vrai, comme le dit l'auteur anonyme de l'article, que, puisqu'ils ne le sauvent pas, "ils ne peuvent le détruire ou le démolir, même si ils le veulent". C'est la promesse du Christ : "Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Église" (Mt XVI, 18). Mais si la permanence et l'inerrance de l'Église sont sûres, par les paroles et les promesses expresses du Christ, cela ne signifie pas que les hommes qui gouvernent l'Église, quand ils sont humains, sont infidèles à Dieu, à l'assistance divine, ne font aucun mal, beaucoup de dommages, non pas à l'Église, mais aux membres de l'Église. Les hommes, il est vrai, sont coopérateurs du Christ, ce sont ses représentants, ce sont ses lieutenants sur la terre ; mais, comme humains, ils peuvent être "de mauvais coopérateurs, de mauvais représentants, de mauvais administrateurs du domaine du Seigneur".

Sa sainteté ou ses péchés laissent des traces indubitables, dit l'écrivain, dans l'Église de Dieu, mais non décisives. A ce que j'ajoute : ces traces ne sont pas décisives, parce que Dieu est sur le chemin ; mais, combien de fois cela prend des années et même des siècles pour réparer les dommages qu'il a causés aux fidèles, au clergé, à l'épiscopat, à la mauvaise administration, au mauvais gouvernement d'un mauvais pape ! "Ce qui est décisif pour l'Église, c'est la présence du Christ en elle." Ces paroles nous conduisent à l'incompréhension habituelle : confondre l'Église, en tant qu'institution divine, permanente et indestructible dans le temps et l'éternité, et l'Église comme "le peuple de Dieu",  c'est-à-dire les hommes qui en font partie. Oui, c'est le Christ qui guide, sauve et gouverne son Église, d'une manière invisible aux yeux des hommes ; C'est le Christ, qui dispose de tout ou le permet, selon ses desseins insondables, qui, d'une main forte et aimante, tient la barre du bateau de Pierre ; mais cela n'empêche pas l'action humaine de faire trembler le navire fragile par le coup de vent, jusqu'à ce que l'on se sente souvent dans les horreurs d'un naufrage. Notre confiance dans la puissance du Christ est inébranlable ; mais notre choc devant ce que nous avons vu et entendu dans ces dernières années post-conciliaires est de nous faire crier du fond de notre âme : "Seigneur, sauve-nous, car nous périssons.''  L'Église, institution divine, est "vivante", "active", "jeune" ; mais l'Église, que l'auteur appelle "institutionnelle", traverse la crise la plus terrible de son histoire. Les signes d'espérance que le Pape Montini nous donne dans son discours ne sont pas vrais, ce n'est pas la réalité dont nous sommes témoins : comment peut-il y avoir un besoin intense de prière, quand la foi manque, quand les dévotions ont été supprimées, qui était la délicatesse qui nourrissait la piété, la vie surnaturelle ? Comment peut-il y avoir plus d'union avec Dieu, alors que dans les communautés mêmes de la vie contemplative il y a un engagement, un slogan supérieur, qui essaie de supprimer leur vie de prière et d'union intime avec Dieu, comme quelque chose déjà dépassé, comme quelque chose qui n'est pas cité dans l'Église dynamique qu'ils veulent nous imposer.

Il ne pouvait pas manquer dans un discours de Paul VI, quand il a voulu couvrir les fléaux actuels des hommes d’Église, celui qui constituait l'âme de son pontificat. C'est pour lui l'une des preuves les plus impressionnantes de la vitalité de son pontificat : "Le souci de la justice dans le monde tourmente beaucoup d'âmes, surtout parmi les jeunes.'' On n'a jamais autant parlé de justice et il n'y a jamais eu autant d'injustice dans le monde. Mais, comme nous l'avons déjà dit à plusieurs reprises : ce n'est pas le problème de l'Église ; ce n'est pas sa mission divine ; c'est de favoriser la violence, d'augmenter chez les jeunes une inquiétude qui n'aurait jamais existé en eux, si on ne leur avait pas inculqué une doctrine non évangélique, mais totalement anti-évangélique. Est-ce peut-être la jeunesse inexpérimentée, non préparée et folle qui va résoudre les problèmes très graves qui accablent le monde, qui mettent les peuples et les classes sociales en tension ? Nous voulons rendre le marxisme et le maoïsme évangéliques, comme la seule issue possible pour nous sauver d'une guerre nucléaire, comme si la fin, aussi noble et urgente soit-elle, pouvait justifier ce qui est "intrinsèquement mauvais", comme le disait Pie XI. Cet esprit de pauvreté plus grand, qui, selon Paul VI, est plus vivant dans la conscience ecclésiale, est en réalité combattu par les dépenses considérables de l'Église post-conciliaire.

De plus, nous trouvons une plus grande déviation dans le discours montinal quand il nous dit, comme preuve de son "magnifique" pontificat: UNE PLUS GRANDE OUVERTURE AUX VALEURS POSITIVES DU MONDE, admirablement encouragée dans la Constitution apostolique «GAUDIUM ET SPES». De tous les documents pastorale de Vatican II, c’est sans aucun doute la plus déroutante, la plus équivoque, la plus tendancieuse. Dans un article récent du P. Antonio Brambila, dans lequel il semble qu'il commence à ouvrir les yeux - si dans son jeu dialectique, qui tourne parfois à gauche et d'autres à droite, il ne nous donne pas un lièvre , l’auteur autorisé souligne les fautes du conseil de pastorale en reconnaissant, bien que tardivement, qu’il n’est pas possible qu’il y ait un conseil de pastorale; que le vrai Conseil, en tant qu'organe extraordinaire et suprême du Magistère de l'Église, doit s'appuyer sur un dogme, le protéger et condamner les hérésies avec "l'anathème" salvifique qui sépare irréconcilablement la vérité de l'erreur. Le père Brambila nous fait voir maintenant que Vatican II ne voulait pas définir ni condamner quoi que ce soit, se contentant d'ouvrir la fenêtre pour que l'air frais et renouvelé puisse entrer, et ne nous donnant que des directives pastorales, qui nous ont conduits sur des chemins si variés, aux hérésies déguisées en théologie moderne et libérale de Hans Küng : Bonne chose, mieux vaut tard que jamais !

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Message  Monique le Sam 18 Mai 2019, 10:14 am

14) "Le Pape observe que le sens social et la charité opérationnelle grandissent". Je ne sais pas si ce que l'on appelle, dans le langage moderne, le "sens social" peut être identifié, dans l'économie de l’Évangile - du moins dans l'économie ancienne de l’Évangile - avec la "charité opérationnelle", c'est-à-dire la charité surnaturelle, loi de l’Évangile ; car, dans la "nouvelle économie", je vois dans celle de Paul VI que l'on se reconnaît. Ce que je sais, c'est que cette "floraison d'initiatives pour la catéchèse" , dont parle le Pape Montini, est, en réalité,, la destruction de la catéchèse. Les vieux catéchismes, dans lesquels la foi catholique s'est nourrie pendant des siècles, ont été éliminés ; nos enfants et nos jeunes grandissent sans aucune instruction religieuse et, ce qui est pire, la petite instruction religieuse, qui est donnée même dans les collèges et écoles dits catholiques, est une instruction chargée, saturée des erreurs du néo-modernisme régnant. C'est l'un des aspects les plus graves de la crise actuelle : non seulement le manque d'instruction religieuse, de pratiques de vie chrétienne dans l'enfance et la jeunesse, en cet âge décisif et dangereux de la vie, mais aussi les idées fausses, tordues, empoisonnées, qui avec une liberté incroyable est c'est ce qui explique les échecs terribles que nous avons vus chez les jeunes de familles exemplaires, la propagation des drogues, la perte de virilité ou de féminité chez les jeunes des deux sexes. Tous ces religieux et religieuses dévoués à l'enseignement, corrompus par le "progressisme", sont devenus des corrupteurs très actifs de leurs élèves.

15) C'est une "psychose" dont souffre Paul VI à propos du problème social et humain, dont il nous parle constamment ; à propos de l'irradiation des médias ; à propos de toute cette activité déconcertante et insignifiante qui éloigne les grandes communautés catholiques de ce qui est essentiel à la vie catholique pour les jeter dans une fausse et dangereuse activité qui met en danger la vie même de l'Église dans les divers pays. Voilà le cas douloureux et ridicule de l'Espagne qui, en suivant les slogans du Pape, a brisé son unité spirituelle, la seule véritable unité qui existait en Espagne. Comme en Amérique latine, où la subversion se poursuit clandestinement, encourageant la non-conformité, promettant un paradis irréalisable ici sur terre, rendant l'œuvre missionnaire des apôtres modernes elle-même imprégnée de tendances film-marxistes et de violence révolutionnaire. Et, à la tête de cela, et suivant leurs slogans romains, vont les jésuites, ceux de la nouvelle vague, ceux qui ont définitivement ignoré l'œuvre de saint Ignace de Loyola. Ce n'est pas le ressentiment qui m'incite à attaquer cette "nouvelle Compagnie" - hélas, Jésus, quelle Compagnie ! - mais précisément l'indignation causée en moi par cette immense trahison que je continue à considérer comme ma mère, puisque j'ai reçu d'elle toute ma formation spirituelle et intellectuelle.

16) Paul VI glorifie et met comme preuve de son "glorieux" pontificat, du synode passé : "une preuve très évidente, dit-il, de cette collaboration mutuelle entre les évêques du monde entier et les laïcs avec le Saint-Siège", dans la solution des problèmes internes urgents et délicats - comme le sacerdoce ministériel - et externes à l'Église, comme la justice dans le monde ; l'un de ces deux problèmes urgents et délicats a-t-il vraiment été résolu ? Les prêtres ont-ils été poussés à accomplir leurs devoirs essentiels pour leur ordination et leur consécration à Dieu, dans l'œuvre sérieuse de leur propre sanctification, dans l'étude consacrée des sciences ecclésiastiques, dans le recueillement, la vie intérieure, l'union avec Dieu ? Les prêtres ont-ils reçu les moyens irremplaçables de leur propre sanctification en leur rendant la célébration traditionnelle et très sainte du Saint Sacrifice de la Messe, dans laquelle le bon prêtre trouve le moyen le plus précieux de s'unir au Christ, prêtre et victime, dans l'exercice fidèle de sa vie de prêtre ?  Rien de tout ça ! L'opportunité du célibat facultatif ; l'ordination des hommes mariés a de nouveau été soulignée. Il semblait que les idées hérétiques de Hans Küng, exposées dans son dernier livre intitulé 'POURQUOI LES PRÊTRES' étaient vigoureusement défendues par certains des pères synodaux :

"La succession directe et exclusive des évêques des Apôtres ne peut être maintenue historiquement.

"Le nombre des sept sacrements est un produit de l'histoire... Il n'y a pas la moindre preuve que l'ordre sacré ait été institué par le Christ.''

"L'ordination n'est pas une investiture sacrée qui (le prêtre) reçoit comme un caractère... qui le distingue des laïcs.''

"La célébration eucharistique n'est pas un sacrifice. . . Le ministère des sacrements (doit) être subordonné au ministère de la parole.''

"Les prêtres à plein temps doivent être éliminés comme nuisibles pour les prêtres et pénibles pour les fidèles.''



Il y a une tendance manifeste, comme plusieurs de mes livres précédents l'ont montré, à essayer d'annuler, pour éliminer le sacerdoce hiérarchique de l'Église. Dans le dernier synode et dans la préparation qui lui a été faite par les Conférences épiscopales, les preuves évidentes sont données pour ceux qui veulent étudier en profondeur un problème aussi grave ; surtout les prêtres qui aiment notre sainte vocation, ceux qui sont convaincus par les paroles du Christ lui-même : "Ce n'est pas nous qui le choisissons, c'est lui qui nous invite", nous sentons dans notre âme ce virage dangereux qui, à la science et à la conscience de la hiérarchie, se réalise déjà dans la même formation ou déformation des séminaires, en commençant, sans en douter, par la glorieuse Université grégorienne en d'autres temps, où tant et tant de cardinaux pré-clarifiés, évêques et sages prêtres reçoivent sous tous leurs aspects la meilleure et fructueuse formation sacerdotale.

Ce qui a été réglé dans le Synode sur les déviations sacerdotales, qui multiplient les défections et les font que les clercs essaient de camoufler leur statut clérical, même dans le carnaval ridicule de leur tenue mondaine et provocante ? Les anciennes prescriptions canoniques qui interdisaient aux prêtres et même aux séminaristes d'assister à des spectacles et à des divertissements étaient-elles non seulement inappropriées et indignes de leur ministère, mais scandaleuses et pécheresses ? Il faut cet état pathologique ou faux pour nous faire croire que ces synodes ont fait du bien dans l'Église. Quant à l'autre point abordé dans le synode et auquel le pontife se réfère dans son discours, la justice dans le monde, ce n'est que la répétition des aventures montiniennes de Bogotá et de la Conférence du CELAM à Medellín et ses célèbres documents, qui pour le clergé du Tiers-Monde et pour les Jésuites de la nouvelle vague et pour tous ces prêtres enivrés par " la justice sociale ", reste la nouvelle religion, la nouvelle mentalité et la nouvelle économie évangélique.

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Message  Monique le Dim 19 Mai 2019, 3:19 pm

17) L'auteur anonyme de l'article nous dit alors, comme conclusion glorieuse du raisonnement de Paul VI : "Le Seigneur n'a pas abandonné son Église, en elle son esprit ne s'est pas éteint. Prendre conscience de ce fait est de la plus haute importance aujourd'hui". En tant que catholiques, nous sommes certainement convaincus que Dieu n'a pas abandonné, et qu'il n'abandonnera jamais son Église. Mais nous ne pouvons pas continuer à mal comprendre ce que l'écrivain veut nous exprimer par le mot Église : Le peuple de Dieu ou l'Institution divine de Jésus-Christ ? Car, si c'est le premier sens, il est vrai que tout le "peuple de Dieu" n'est pas contaminé par ce mal épidémique du "progressisme" ; nous sommes nombreux à garder, par la miséricorde de Dieu, la foi traditionnelle, la foi apostolique, celle de nos pères ; mais s'il s'agit du second sens, de l'institution divine du Christ de perpétuer en ce monde son œuvre rédemptrice, nous devons dire, avec la foi divine, que le Christ n'a pas abandonné, ni n'abandonnera jamais, son Église, destinée à durer jusqu'à la consommation des siècles, et formée par l'Église triomphante, l'Église en voie d'élimination et l'Église militante. Que le Seigneur nous préserve en elle pour l'éternité ! Nous devons insister : une chose est "cette" Église, la Montinienne, la post-conciliaire, qui a toujours été loin de la Vérité révélée ; et une autre chose est l'Église institutionnelle, celle de deux mille ans, celle de tous les Papes et de tous les Conciles.

18) Quels sont les fruits du Concile ? Il faut fermer les yeux sur la réalité pour pouvoir parler de "fruits" quand on ne voit que l'abomination du Sanctuaire, la trahison des "vignerons", l'infâme corruption des séminaires, la ruine spirituelle et même économique des diocèses, en d'autres temps, plus florissante dans certaines et très nombreuses vocations des saints, des prêtres sages et désintéressés, tels que l'archidiocèse de Morelia, Zamora et Zacatecas - pour n'en nommer que quelques-uns parmi nous - et qui sont maintenant des terres désolées et des ruines impressionnantes d'une grandeur déjà passée, par laquelle, comme cavalier de l'Apocalypse, passa la furie renouvelante de l’Église post-conciliaire. Repose en paix, dans leurs tombes d'ignominie, les bergers et les traîtres engagés, qui n'ont pas su prendre soin de l'héritage du Seigneur, tandis que ceux qui ont encore entre leurs mains le pouvoir et continuent à l'employer dans cette œuvre destructrice recevront la punition méritée de leur lâcheté, de leur trahison, de leur engagement pervers, dans le tribunal de Dieu, où il n'y a pas d'excuses ou de compromis. Il peut continuer à scandaliser le peuple, simple chancelier, qui, sans conscience, diffame, diffame, détruit et corrompt les mêmes oints du Seigneur. "Haec est hora vestra et potestas tenebrarum ! "C'est votre heure, l'heure du pouvoir des ténèbres.

19) Nous sommes irrités, oui : comment ne pas l'être, si nous avons la foi, si nous n'avons pas abandonné, si nous voyons la profanation faite loi, le sacrilège loué comme une résurgence de la vie chrétienne ? Nous sommes irrités parce que la complicité, l'indolence et l'audace incroyable de la hiérarchie ont transformé le caractère sacré de nos temples en spectacles rappelant les bacchanales païennes ou les processions des discothèques ou les maisons de prostitution. Au nom de l'"aggiornamento" et de l'"œcuménisme", l'Église est protestée et judaïsée ; les mains iniques sont placées sur les livres saints et sur nos catéchismes pour nous donner une version modifiée de la doctrine éternelle, que le Divin Maître a laissée intouchable. Non, il n'y a plus de peines canoniques pour les apostats, les hérétiques, les clercs concubins, ceux qui donnent leur nom aux loges maçonniques, ceux qui favorisent le communisme et le socialisme, ceux qui changent le calice sacré pour la mitrailleuse, dans un désir d'"authenticité" et "d'engagement". Ce sont maintenant, pour les intoxiqués, les héros et les saints de l'Église.  Or, les "excommuniés", les "suspicieux", nous sommes ceux qui ont eu le courage, la foi et la fidélité suffisantes pour leur crier, sans craintes absurdes, les "non possumus" que nous ne pouvons de conscience. Non, nous ne voulons pas des chanoines, des  chancelleries, des libertés abominables avec lesquelles les "maîtres" récompensent aujourd'hui leurs flatteurs lâches et servile.

Nous sommes irrités, parce qu'en supprimant les censures canoniques pour les vrais criminels de la parole et des actes, le Pape et les évêques ont permis à la subversion de triompher et à l'hérésie, à l'apostasie et à la corruption morale de réaliser leur fausse citoyenneté dans l'Église catholique. Vous pouvez nous présenter Le P. Arrupe, le fabuleux Général des Jésuites de la nouvelle vague, à Teilhard de Chardin comme modèle des fils de Saint Ignace, comme l'homme providentiel pour attirer les non-croyants dans l'Église avec ses œuvres. Attention ! La poésie est maintenant le vêtement coloré de l'apostasie diabolique. Et l'alter ego de Paul VI peut faire encore plus ; il peut nous dire que l'œuvre de José Porfirio Miranda et de la Parra est inoffensive, orthodoxe, édifiante même s'il renonce expressément au "Dieu Créateur de l'Univers tout entier, que l'Occident oppressif adore et adore". Sa paternité, qui, dit-on, a perdu un jour la foi qu'il a retrouvée plus tard à Lourdes, a une fois de plus nié son baptême et son sacerdoce.

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Message  Monique le Lun 20 Mai 2019, 11:24 am

20) Et pourtant nous ne sommes pas déçus, comme nous le dit le pape Montini : l'illusion du chrétien n'est pas perdue, même si le pape décide de visiter Moscou et Pékin, même si le Vatican devient le point central de convergence des anciens ennemis de l'Église, où, par exemple, Titus, le tyran et bourreau de Yougoslavie, fut reçu avec les plus hautes distinctions, attribuées seulement aux rois légitimes et authentiques représentants d'autorité. Nous ne sommes pas déçus, même si nous voyons l'activité politique d'une gauche déterminée qui, avec son autorité suprême et sacerdotale, excite chez les jeunes l'ardeur incontrôlable de la guerre, de la haine, du sang, des tragédies nationales, qui plonge les gens dans la faim, sans chapelure, l'esclavage, sans aucun espoir de liberté. Sa paternité, fidèle au quatrième vote des processus de la Compagnie, a accompli sa mission à Cuba et au Chili, même si elle a échoué face à la résistance indomptable du Brésil et de la Bolivie, du Sauveur et des autres peuples frères, qui sont restés fermes dans leur foi catholique, mais libres de l'esclavage que le Vatican voulait leur imposer par les fils obéissants du P. Arrupe. Nous, catholiques, nous avons une illusion ultra-terrestre et, pour le court laps de temps de la vie présente, nous ne voulons que briser les chaînes de l'esclavage, pour jouir de la liberté des enfants de Dieu. La hiérarchie - nous le disons avec une immense amertume - a cédé, elle est vaincue, elle n'a que la force de frapper sans scrupule, sans pitié, les enfants fidèles qui ont tout consommé dans la vie, pour le service de Dieu et de l'Église.

Parce que c'est la vérité -même s'il nous est pénible de l'avouer-, certaines des plus hautes hiérarchies, par conviction, par engagement ou par faiblesse incroyable et irresponsable, ont été des pièces très importantes dans le jeu complexe des échecs, qui jouent dans le monde les mains mystérieuses et secrètes des philomaçons et philocommunistes sionistes. Nous ne sommes ni blessés, ni surpris, ni irrités par la douceur indicible avec laquelle les détracteurs de la foi sont reçus, tolérés et même louablement mentionnés dans la correspondance des saintes congrégations de l'actuelle Curie romaine et dans les allusions que le Pape Montini lui-même fait parfois à ses écrits, paroles et actions. Tout ce mouvement est nécessaire pour contrôler le roi ou, si possible, pour mettre un double* au roi et à la reine, obtenant ainsi un affaiblissement évident, qui leur assure le triomphe désiré, le compagnon au roi.

Les plaintes contre les progressistes, que l'auteur dialectique de l'article de la Civilisation Catholique expose, ne sont que des plaintes tactiques, ppour donner aux lecteurs l'impression d'objectivité, d'équilibre, d'une volonté sincère de corriger une situation si pénible qu'elle rend presque impossible une solution correcte. Nous devons faire des compromis sur quelque chose ; il n'est pas possible de suivre les prétentions de ces radicaux traditionalistes, soucieux de garder intact le dépôt sacré de la Révélation divine. Nous sommes dans "l'histoire", nous ne sommes pas dans "l'éternité". L'Église dans laquelle nous vivons n'est pas l'Église "idéale", qui ne peut exister que dans l'autre vie ; nous voici dans une Église historique, qui a sur elle tous les péchés de l'humanité et doit donc chercher une adaptation bienveillante et condescendante à ce monde dynamique et corrompu de minijupes, de liberté sexuelle, d'amour libre et sans obstacles.

Les "progressistes" - pense le Pape - croient que l’Église a déjà définitivement perdu le rythme accéléré de l'histoire; malgré ses grandes concessions, l'Église n'a pas été assez généreuse pour satisfaire les exigences d'une humanité qui ne reconnaît ni n'accepte aucune loi autre que ses passions insatiables, ni aucune autorité autre que celle qui veut institutionnaliser la violence, afin que l'homme puisse sauver sa propre authenticité, sans être plus un jouet pour ceux qui se disent autorités et représentants de Dieu. C'est pourquoi ils cherchent patiemment, avec la science et la conscience des hiérarchies, à construire "une autre" Église, pas "cette" Église historique de Paul VI, ni la "vieille" Église, archaïque et obsolète de tous les papes et de tous les conciles, mais leur "nouvelle" Église, le dernier modèle, avec les "communautés de base", qui, en toute impunité, fourmillent partout, accélérant le processus démolitif, ce qui facilitera plus tard l'établissement - comme nous l'avons déjà dit - de l'Église de la fraternité universelle, sans dogmes, sans morale, sans liturgie et sans discipline, dans un gouvernement mondial qui nous asservit sans possible libération.

(*Note de Javier : un double d'échecs est un coup tactique appelé une double attaque, généralement faite avec un cheval, un fou ou une tour, par laquelle l'agresseur assure le gain d'au moins une pièce.)

A SUIVRE...
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Message  Monique le Mar 21 Mai 2019, 11:24 am

21) Que reste-t-il de l'Église de notre enfance, de notre jeunesse, de notre âge adulte, après cet effondrement, de cette auto-démolition que nous avons vue et que déplore Paul VI lui-même dans ses audiences ? Nous n'avons jamais cru au "nouveau printemps", ni à la "nouvelle Pentecôte" annoncée par Jean XXIII. Les "Signes des temps" n'étaient pas d'optimisme, mais, au contraire, d'un pessimisme noir, très noir. Les ennemis "collégiaux" ou dans les Conférences épiscopales ou dans les démolisseurs très actifs appelés "les experts" ont détruit la science sacrée de nos saints Pères, docteurs et théologiens de l'Église, de la "vieille Église millénaire", pour nous imposer la nouvelle théologie, faite en Allemagne, d'unité oecuménique avec toutes hérésies et avec une ostensible apostasie.

Il n'est pas nécessaire de mettre dans le naphtalène les erreurs manifestes d'un Concile, dont le but était de clamer l'œcuménisme, l'aggiornamento traître, la dite liberté religieuse. Vatican II, avec les deux pontifes qui l'ont fait, doit être enterré dans l'abîme et oublié. Les espoirs que les destructeurs de l'Église sont tombés et continueront de tomber comme des feuilles mortes, emportés par le vent du subjectivisme, de la phénoménologie, du positivisme, de l'idéalisme, de l'existentialisme, de l'historicisme, du relativisme, du modernisme, qui ont cherché à déshélitiser l'Église et à actualiser la science sacrée. Avec un nouveau lexique, l'immense littérature préconciliaire, conciliaire et postconciliaire, à laquelle s'ajoutent les publics, les encycliques et autres documents des deux derniers papes, ont voulu nous faire oublier le langage unique de l'Église préconciliaire. Le progressisme espère chanter triomphalement sa victoire, quand il ne reste de l'Église du passé ni dogmes, ni liturgie, ni morale, ni discipline ; ni temples, ni cérémonies, ni hiérarchies, qui ne font sens que dans une foi qui est morte pour eux.
Prions dans la douleur le dernier "requiem" pour une religion qui, pendant vingt siècles, a trompé l'humanité avec l'espoir d'un avenir incertain. Ce qu'il nous faut, en ces moments suprêmes de martyre, d'épreuve, d'indicible torture spirituelle, c'est renouveler notre amour, notre adhésion inséparable, notre confiance inébranlable dans la "vieille Église".  Sainte et unique Église du Christ, à laquelle nous avons consacré notre vie ; par laquelle nous sommes prêts à prolonger notre Calvaire et notre plus impressionnante agonie ; Sainte Église de nos pères, dans les bras aimants de laquelle ils ont donné leur âme au Seigneur ; Sainte Église de notre baptême, de nos confessions, humiliante oui, mais régénératrice, par laquelle nous avons pu atteindre le pardon de nos péchés !  Sainte Église de ces saintes joies de notre Première Communion, de tant de Communions, dans lesquelles nous avons reçu le Christ, nous nous sommes souvenus de l'histoire de sa Passion Sacrée et de sa Mort, l'âme a été remplie de grâces et nous avons reçu le gage de notre bonheur éternel ! Sainte Église du Christ, dans laquelle un jour, le jour le plus grand et le plus sublime de notre vie, nous sommes indissolublement unis au sacerdoce du Christ et recevons ces pouvoirs divins : le pouvoir du magistère, le pouvoir de la juridiction et le pouvoir du sacerdoce, pour pouvoir nous associer au Divin Rédempteur dans le travail salvifique ! Sainte Église du Christ, dans laquelle nous avons laissé toutes nos forces en de longues années de service, pour le salut des âmes et la gloire de Dieu ; Sainte Église du Christ, dans laquelle, à la fin de mon voyage, je pourrai remettre avec confiance, dans les bras de Mana ma Mère, ma douce et très pieuse Mère, mon esprit fatigué au combat, mais non vaincu ! Église de Jésus, je t'aime ; je suis à toi ; je veux être à toi - alors je te le demande humblement et de toutes mes forces - dans le temps et dans l'éternité !

Le Cardinal, archevêque primat, a-t-il souffert dans son palais, dans ses banquets fréquents, dans ses voyages continus, dans la flatterie de ses flatteurs, l'immense amertume qui, avec une diffamation si criarde, si infâme et si injuste, a plongé mon âme triste dans la douleur la plus indicible, à l'image du Christ ?

Miguel Darío Miranda y Gómez a-t-il été le prix dont Miguel Darío Miranda y Gómez a payé non seulement mes services pendant cinquante ans, plus de cinquante ans, au service de l'Église et des âmes, mais aussi les services des saintes générations de mes ancêtres : archevêques, évêques, chanoines et prêtres, qui ont été aspergés du sang du cœur, blessés et humiliés par le Christ, son Église, par ma foi baptismale et par mon sacerdoce ?

C'est le triomphe de Son Éminence, c'est le résultat de ses calomnies et diffamations ; c'est le grand succès du chancelier Reynoso, qui attend l'évêché comme prix. Mais je ne change pas, parce que je ne peux pas changer ; je préfère mourir plutôt que de trahir le Christ ou son Église. Devant le tribunal de Dieu, nous nous verrons et nous saurons qui avait raison.

Luis Reynoso peut continuer à libérer sa passion de bête en écrivant de nouvelles circulaires dans lesquelles il dit : "Fanatisme pseudo-traditionaliste : blessures, calomnies et insultes : Joaquín Sáenz y Arriaga contre vérité, justice et équilibre : Miguel Cardenal Miranda, archevêque primate du Mexique". . . La servilité, l'adulation et la ruine la plus répugnante servent des bonbons à Son Éminence, dans l'espoir de passer de Monseigneur à Évêque.


A SUIVRE... LE CARDINAL JEAN DANIELOU, S.J.


*Note de Javier : Pauvre Père Sáenz y Arriaga ! Vous avez vu clairement où menait la tromperie suprême de Vatican 2 et quel serait le résultat dévastateur de tant de réformes diaboliquement inspirées : vous étiez le seul à tout voir clairement ! Tu as crié dans le désert, tu as crié aux autres d'ouvrir les yeux devant le grand loup qui allait engloutir Notre Sainte Mère l'Église, mais les autres n'étaient pas à son apogée et étaient des âmes médiocres et timorées, et maintenant nous avons ce que nous méritons ! Vous avez prévu avec une précision méridienne et étonnante les désastres et les ravages que Montini et sa secte infernale allaient causer dans le monde entier. Vos prévisions ont été totalement accomplies, et aujourd'hui nous n'avons absolument RIEN. Ceux d'entre nous qui veulent vraiment vivre et mourir CATHOLIQUES jusqu'à la mort sont obligés de subsister dans le désert, loin de la Babylone hérétique et apostate qui a usurpé l'Église, avec la seule aide de l'Esprit-Saint, qui ne nous laissera jamais seuls si nous persévérons et correspondons à la grâce divine par notre fidélité.


Père SÁENZ ET ARRIAGA, priez pour nous !

SAUVEZ-NOUS, SEIGNEUR JÉSUS, CAR NOUS PÉRISSONS !
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Message  Monique le Mer 22 Mai 2019, 7:57 am

EL CARDENAL JEAN DANIELOU, S. J.


Dans mon commentaire avant l'article publié par la revue jésuite "La Civilation Catholique" à Rome, j'ai cité le Cardinal Jean Danielou, S. J., un des personnages les plus énigmatiques de l'activité religieuse de Paul VI, comme un faux inspirateur de droite et père du groupe suspect "muet". Je considère Danielou comme un réel danger pour l'Église de demain, comme l'un des candidats possibles pour remplacer le Pape Montini et poursuivre sa politique désastreuse. Déjà, dans certains de mes livres précédents, j'ai reproduit un article de Danielou, publié par la revue "EN CE TEMPS-LA", une publication hebdomadaire éditée à Bruxelles (65, rue de Hennin) le journal de la Bible, intitulée : "Péché originel : idolâtrie", dans laquelle Son Éminence s'écarte certainement de la tradition catholique et des enseignements du Concile de Trente.

Carlos Sacheri, dans "La iglesia Clandestina " (L'Église Clandestine) dit que ce cardinal, avant de recevoir le pourpre, était un écrivain qui se situait plus parmi les cultes de la "nouvelle théologie", dont la paternité de la catastrophe religieuse, que nous subissons aujourd'hui, est indéniable, à tel point que Eugenio Vegas Latapie, dans son excellent travail "El modernismo, después de la Pascendi" (Speiro édition, Madrid 1968, page. 21) la transcription de l'énumération faite par Andrés Avelino Esteban Romero dans "Repercusiones que ha tenido la Encyclica Humani Generis y comentarios que ha suscitado" (XI Semana Española de Teología, edit. Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid 1952), dit : "Detrás de l'impersonnalité des dénonciations et des condamnations contenues dans le Humani Generis, il y a de vrais noms d'auteurs et d'œuvres, que Pie XII n'a délibérément pas voulu mentionner. Parmi ces auteurs, les commentateurs de ce document Les Pères Lubac, Danielou, Bouillard, Balthasar, Fressard, Chenu, Congar, Dubarle, Adam et Teilhard de Chardin ont été les plus remarquables". Les jésuites et les dominicains étaient à la tête de la subversion clandestine, comme professeurs des maisons d'études de leurs maisons de formation, qui ont été déposés de leurs chairs et prudemment avertis par la même encyclique Humani Generis de Pie XII.

Pour autant que nous le sachions, le cardinal n'a jamais rétracté ses écrits précédents. Aujourd'hui, il ne peut en aucun cas être considéré comme un défenseur sincère de la tradition, même si nous connaissons bien son attitude ambiguë, avec laquelle il a induit en erreur et trompé de nombreux combattants sincères de la vérité catholique. Jean Danielou est, à n'en pas douter, l'un des instruments les plus compétents et les plus fidèles de l'œuvre réformiste de Paul VI. Afin de réaliser la crise spirituelle et doctrinale que nous traversons, et dans laquelle le P. Danielou est clairement intervenu dans le passé, nous allons citer quelques paragraphes de la lettre que le P.M.R. Général de la Compagnie de Jésus, John B. Janssens, S., a écrite dans sa lettre au P. Danielou. J. s'adressa à la Société universelle, le 11 février 1951, sur l'application de l'encyclique "Humani Generis", publiée par Sa Sainteté le Pape Pie XII, le 12 août 1950, sur les fausses opinions contre les bases mêmes de la doctrine catholique :

A SUIVRE...

 ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français) - Page 6 Cardinal-Jean-Danielou Le Cardinal Danielou, disciple favori de Montini-P6, est ambigu et hypocrite.
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Message  Monique le Ven 24 Mai 2019, 10:54 am

Lettre que le Général M.R.P. de la Compagnie de Jésus, John B. Janssens, S.J., adressa à la Compagnie universelle le 11 février 1951, sur l'application de l'encyclique "Humani Generis", publiée par Sa Sainteté le Pape Pie XII le 12 août 1950, sur les fausses opinions contre le fondement même de la doctrine catholique :

"Révérend Pères et Très Chers Frères : Pax Christi.

"L'encyclique Humani Generis, publiée par le Souverain Pontife l'été dernier, fait principalement référence à un
un mouvement d'idées très complexe, auquel plusieurs des nôtres ont pris part et certains d'entre eux (parmi eux
était Danielou) ont joué un rôle prépondérant. La chose n'admet aucun doute pour quiconque compare le document
pontifical avec les discussions philosophiques et théologiques de ces dernières années. Pour le reste, je n'ignorais pas que le Saint-Père avait l'intention d'intervenir dans ces débats (voir Mem. S. J., vol. VIII, p. 385385). Pour cette raison, pour m'avoir semblé Il n'était pas commode d'anticiper Sa Sainteté, je ne pouvais donner aucune explication doctrinale, quand j'ai pris les mesures disciplinaires, par lesquelles je me suis séparé de l'enseignement de nombreux professeurs (dont Danielou), à la fin de l'année scolaire dernière. Je suis bien conscient que ces mesures ont touché des travailleurs fervents au talent incontestable. Il était inévitable que ces mesures soient ressenties non seulement par les principales parties prenantes, mais aussi par beaucoup d'autres autour d'elles. J'y ai participé. Révérend Pères et Très Chers Frères, c'est votre souffrance. En tant que père que je suis, ne pourrais-je pas y participer ? Mais, après beaucoup de prière, de réflexion et de conseils, j'ai été forcé de prendre ces mesures, ainsi que d'autres qui les ont précédées et d'autres que, peut-être, je devrai encore prendre. Si je n'avais pas procédé de cette façon, j'aurais manqué à mon devoir de veiller efficacement à la sécurité de la doctrine de la Compagnie. J'en reconnais certes l'exceptionnelle gravité, mais un avertissement aussi grave qu'une encyclique "sur quelques fausses opinions, qui menacent de détruire les fondements de la foi catholique" témoigne de l'existence d'une situation tout aussi grave. Nous devons accepter, dans un esprit de foi, cet avertissement du Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ.''


''De cette acceptation, je veux vous parler maintenant. Parce que l'encyclique impose des normes qui se réfèrent à notre pensée, à notre enseignement et à nos écrits ; et ces normes doivent être un remède pour ceux qui, plus ou moins, ont été gagnés par des opinions dangereuses ou erronées. Mais la présence du remède ne guérit pas encore. Un mouvement d'idées comme celui-ci, de la que nous essayons, ne s'arrête pas, sans un effort très humble et très filial de ses défenseurs. L'histoire de l'Église nous enseigne aussi combien cet effort est difficile et combien, bien souvent, l'enseignement du Magistère n'a pu réprimer, mais lentement et sûrement avec difficulté les déviations doctrinales qu'il voulait éliminer. Et je ne parle pas des nombreux cas dans lesquels le Magistère s'est heurté au refus résolu de se soumettre. Je ne parle pas de ces cas, parce que je sais qu'aucun d'entre vous ne pensera à s'opposer à une telle résistance contre le Pape. La seule attitude qui nous convient est, sinon d'en douter, celle de nous soumettre parfaitement. Je considère que c'est mon devoir. Mais, entre la rébellion délibérée contre la soumission et l'obéissance parfaite, il y a place pour un terrain d'entente, où l'on peut facilement dépasser la norme imposée si l'on n'a pas d'idées claires en la matière. C'est pour cette raison que je juge mon devoir. Révérends Pères et très chers Frères, pour dissiper, dans la mesure du possible, toutes les obscurités possibles, afin de vous mettre en garde contre une telle tentation.''

"Parce qu'il est coûteux de reconnaître qu'on est trompé, alors qu'il n'a pas été possible d'atteindre, mais au moyen de controverses passionnées, la conviction de la solidité de leurs positions idéologiques et la faiblesse des positions de leurs adversaires. Il faut ajouter à cela que les avis adoptés sont souvent liés à certaines manières d'aborder ou de traiter les problèmes, auxquelles on est habitué, de telle sorte qu'ils ont fini par devenir, d'une certaine manière, une partie de sa propre personnalité, dont on ne peut pas facilement se débarrasser. Enfin, dans de telles circonstances, il ne manque pas d'amis qui, manquant de pénétration ou de fermeté, soulignent ces raisons, qui peuvent mettre en jeu défavorablement l'intervention même de l'autorité, sans toucher aux aspects essentiels.

''Alors, où allons-nous ? On vient, sans avoir la conscience tranquille, de vouloir réconcilier des choses inconciliables : on soutient ces idées contraires au jugement du Magistère, qui sont si chères. Et on en vient à soumettre les textes du Magistère à une exégèse qui en déforme le sens, soit en lui appliquant des distinctions arbitraires, soit en devenant sourd aux exigences du Magistère, soit, en somme, en attribuant à l'autorité l'intention de censurer ces opinions, comme si elles avaient un sens plus avancé qu'elles ne l'ont réellement. Ces mêmes opinions (les leurs), moins sévèrement jugées, pourraient, peut-être, être admises.''

Nous savons tous que les textes n'expriment pas leur véritable signification, mais à ceux qui sont prêts à la reconnaître, quelle qu'elle soit, et que cette signification est, au contraire, cachée de ceux qui, en eux-mêmes, veulent leur donner une interprétation conforme à leurs préjugés.  L'encyclique "Humani Generis" doit être interprétée, selon les règles approuvées, comme suit les meilleurs théologiens s'appliquent à ce genre de documents. Toutefois, une application technique de ces règles ne suffirait pas ; il est également nécessaire d'examiner le même texte, dans son sens le plus intime, si nous pouvons dire, dans la possibilité et la disponibilité d'une confrontation avec lui. Il faut noter ici que l'on ne peut avoir des opinions directement opposées à l'encyclique, ni celles qui s'y opposent indirectement, en contradiction avec les conclusions que le document papal défend visiblement.

A SUIVRE...
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Message  Monique le Sam 25 Mai 2019, 10:58 am

"Si j'insiste sur ces distinctions, c'est parce que la nature humaine est toujours encline à se tromper elle-même, à se persuader qu'elle obéit pleinement, alors qu'en réalité, elle cherche une évasion. Et si je m'adresse à vous en toute franchise - comme vous l'avez sans doute compris - c'est parce qu'une série de faits m'ont appris qu'une telle insistance est opportune et nécessaire. Beaucoup d'entre vous ont besoin de votre supérieur et de votre père pour vous instruire. Certains d'entre vous semblent très inquiets à propos de votre Êtes-vous, par hasard, trompé et en train de rêver ? Il y a un moyen de se défendre qui peut sembler être un mensonge donné par le sujet au Souverain Pontife Romain. Au moins à deux reprises, le Souverain Pontife a précisé que certains "médecins catholiques" n'ont pas su se prémunir contre les erreurs qu'il signale dans son Encyclique. (A.A.S., vol. XXXXII, p. 564, 577) Certains diront-ils, cependant, que son Encyclique ne fait référence qu'à des positions extrêmes, ou invoqueront-ils les opinions de certains théologiens, comme si elles n'étaient pas expressément contenues dans l'Encyclique, ou vont-ils dire que cela ne se rapporte qu'aux déformations, portées par certains disciples, des idées enseignées par leurs maîtres ? Nous, Révérends Pères et très chers Frères, nous ne pouvons pas admettre que nos réactions à l'encyclique donnent l'impression, aussi petite soit-elle, d'un triste contenu de faits et de lois.''

"Il est douloureux d'arriver à d'autres précisions ; cependant, je dois les faire, en cherchant le bien de ceux à qui elles peuvent causer une plus grande tristesse.''

"L'Encyclique s'oppose au relativisme théologique : non seulement à un relativisme qui pourrait être considéré comme extrême, qui rappelle celui des protestants libéraux et qui est indirectement écarté par la teneur de toute l'Encyclique, mais aussi à un relativisme plus modéré, que le Pape souligne expressément, dont on retrouve dans ces mots de l'Encyclique la description :  Les mystères de la foi ne peuvent jamais s'exprimer - comme on le prétend - par des notions convenablement vraies, mais seulement par des notions approximatives, qui peuvent toujours changer ; qui indiquent, dans une certaine mesure, la vérité, plus sujet à subir nécessairement une déformation "C'est pourquoi - continue l'encyclique - Ils ne pensent pas qu'il soit absurde, mais nécessaire, que la théologie se conforme aux différentes philosophies qui, au fil du temps, peuvent naître et dont elle se sert comme instruments ; il est nécessaire qu'elle change les anciennes notions pour les modernes, afin que, de diverses manières, même sous certains aspects opposés, mais qui, comme ils disent, valent la même chose, elle nous donne les vérités divines.'' (A.A.S. p. 566).

"La fidélité à cet enseignement du Saint-Père nous impose le devoir de ne pas admettre que ce qui est absolu et immuable, contenu dans le développement de la théologie, n'est qu'un absolu d'affirmation et non de contenu ; ou que les choses invariables de la théologie -Il n'est pas possible de concevoir les mystères révélés et les choses de raison qui s'y rapportent spécifiquement dans des notions invariables, telles qu'elles sont, mais elles doivent nécessairement être exprimées dans les conceptions contingentes qui les expriment, puisqu'elles changent les mêmes affirmations éternelles ; ou, en bref, qu'une vérité immuable ne peut être maintenue, lorsque l'esprit humain a évolué, grâce à une évolution simultanée et proportionnelle qu'il désire exprimer. Il ne sera pas nécessaire, après avoir distingué dans l'Apocalypse, d'une part, tout le dogme, à savoir la réalité du Christ, atteint par une perception totalement perceptible
d'autre part, l'échafaudage conceptuel du trésor ainsi possédé, pour chercher une autre expression, comme si nos concepts devaient être constamment révisés pour s'adapter à la vérité normative des mystères ou comme s'ils n'exprimaient pas partiellement la vérité divine mais à condition de se référer au dogme entier, atteint selon un mode supérieur de connaissance.''


"En même temps, pour ne pas s'écarter de l'enseignement du chef de l'Église sur la valeur de la raison, dans le domaine de la philosophie, nous devons veiller à ne pas parler comme si l'idée d'une doctrine philosophique, capable d'intégrer en elle-même les acquisitions éternelles de toutes les autres philosophies, impliquait une contradiction et comme si la plus complète expression de la vérité philosophique se trouvait nécessairement dans une série de doctrines, complémentaires et convergentes entre elles, malgré leurs différences et même leurs oppositions systématiques. Bien au contraire, c'est le langage de l'encyclique. Elle demande que " la possibilité d'une métaphysique absolument vraie " soit maintenue ; elle censure l'opinion selon laquelle les réalités, en particulier les réalités transcendantes, ont leur expression la plus appropriée dans des doctrines dissemblables, qui se complètent nécessairement, même si elles s'opposent entre elles d'autre part.''

"L'encyclique parle de deux preuves : l'existence de Dieu et le fait de la révélation. Quant à la première, elle nous demande, entre autres choses, de soutenir que "sans l'aide de la Révélation et de la grâce Divines, par nos seules lumières naturelles et par les arguments que nous donnent les choses créées, la raison humaine peut démontrer l'existence d'un Dieu personnel. (A.A.A.S. vol. cit. p. 570 et 573). Afin de ne pas s'opposer à cet enseignement ou d'en réduire abusivement le sens, nous devons admettre que l'existence d'un vrai Dieu peut être la conclusion logique d'un vrai raisonnement. Il est donc nié que, dans le domaine de la raison, la véritable preuve de l'existence de Dieu doit consister à démontrer la nécessité pour l'homme de connaître Dieu librement par la foi, sous peine de ne pas répondre à l'appel essentiel de sa volonté. Il admettra aussi que toute preuve de l'existence de Dieu n'est pas nécessairement, au sens de saint Anselme, une intelligence de foi, un effort pour rejoindre, par la raison, l'affirmation de foi précédente.  On ne soutiendra pas que toute preuve de l'existence de Dieu est toujours un fait à critiquer, puisque l'échafaudage dialectique par lequel on peut y parvenir, souvent archaïque, est, en tout cas, toujours inadapté au mouvement de l'esprit qui cherche et veut traduire ce qui serait pour lui la vraie preuve. Bref, il prendra soin d'énerver, par une autre déviation, la preuve naturelle de l'existence du vrai Dieu, en niant à nos concepts le pouvoir de représenter Dieu d'une manière vraie. On ne dira donc pas qu'en raison du caractère déficient de nos concepts, l'affirmation de Dieu est impuissante à justifier l'une quelconque des formes particulières sur lesquelles elle est fondée, au point que l'esprit ne pourrait éviter le piège de l'athéisme, sans retomber dans l'idolâtrie, tant que le don surnaturel de la vie caritative ne donne pas un contenu spirituel à l'affirmation divine.''

A SUIVRE...


*Tout en gras dans le texte original du Révérend P. Saenz et Arriaga.
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Message  Monique le Dim 26 Mai 2019, 9:41 am

"Quant à la preuve du fait de l'Apocalypse, l'Encyclique avertit que, grâce aux signes extérieurs donnés par Dieu, " l'origine divine de la religion chrétienne peut être démontrée avec certitude, même par la seule lumière naturelle de la raison. Si l'on lit ce passage, en se référant aux tendances actuelles de la pensée théologique, on voit que le Saint-Père donne le soutien de son autorité à une thèse classique, que la plupart des théologiens soutiennent contre certaines opinions nouvelles. Cela ne nous empêche pas non plus de penser qu'en fait, la grâce éclaire toujours la raison, même si elle conduit à la connaissance du fait même de la Révélation. Si la lumière naturelle de la raison possède, absolument parlant, le pouvoir de distinguer les preuves de la Révélation, il est cependant légitime de croire que, concrètement, l'exercice de ce pouvoir peut être plus ou moins entravé par l'accumulation des difficultés. Il faut admettre que la certitude dont parle l'encyclique est une certitude au sens strict ; mais cela n'exige pas nécessairement une raison, qui exclut la possibilité de tout doute ; il suffit qu'elle exclue la possibilité d'un doute prudent. Après l'encyclique, on ne peut pas encore affirmer que seul l'aspect intérieur de Dieu permet de discerner avec certitude le sens des faits divins, qui authentifie la Révélation. Nous ne pouvons nous contenter d'admettre qu'aux yeux de la raison, la Révélation est présentée comme une énigme à déchiffrer, à laquelle il n'est pas possible d'échapper ; mais on fera valoir que, indépendamment de l'aide de la lumière de la grâce, la raison humaine a, par force, la capacité absolue de prouver avec certitude le fait même de la Révélation.

"Mon prédécesseur, le P. Ledóchowski a promulgué, il y a une trentaine d'années, une interdiction, qui est en vigueur, et qui interdit à Nos (Jésuites) de soutenir une théorie de la foi, contenant, entre autres choses, la thèse à laquelle l'Encyclique se réfère. Certains semblent qui pensaient que cette thèse ne relevait pas d'une telle interdiction, mais seulement dans la mesure où elle était compromise, dans le contexte de la théorie incriminante. Mais quelle que soit la valeur de cette opinion, le texte de l'Encyclique du Pape ne laisse plus de place à aucune interprétation de ce genre. Désormais, la nôtre veillera à maintenir cette thèse, quel que soit le contexte dans lequel elle se situe.
"Mais, en outre, l'Encyclique condamne, en termes généraux, tous ceux "qui cherchent à ''ratíonali indoli credibilitatis íidei christianae iniuriam inferunt'', à attaquer le caractère rationnel de la crédibilité, propre à la foi chrétienne. Qu'est-ce qu'on pourrait dire avant, à l'appui de la thèse, a été écartée par l'encyclique, à savoir la nécessité absolue d'une illumination surnaturelle pour prouver le fait de la Révélation ;  mais cette affirmation pourrait et peut être faite de bien des façons différentes, notamment en niant la valeur de certaines preuves apologétiques très importantes. Je ne sais pas si le Saint-Père a pris en compte mais il est de mon devoir de signaler cette pierre d'achoppement, que vous devez tous éviter. Il n'est ni juste ni légitime de dire qu'il n'y a aucun moyen de fonder une preuve apologétique vraiment solide de la Résurrection de Jésus-Christ, avec le témoignage de documents historiques, qui se réfèrent à la prédication apostolique la plus ancienne, à l'apparition et le sépulture vide.

(NOTE : Le décret Lamentabili condamne la proposition suivante : "Resurrectio Salvatoris non est proprie factum ordinis historici, sed factum ordinis mere supernaturalis, nec demonstratum, nec demostrabile, quod conscientia christiana sensim ex alus derivavit" : la Résurrection du Sauveur n'est pas proprement un fait d'ordre historique, mais un fait purement surnaturel, qui n'a pas été, ni ne peut être démontré, mais plutôt que la conscience chrétienne s'est formée autrement).

"Si cette résurrection ne pouvait être prouvée, en s'appuyant uniquement sur l'autorité des livres du Nouveau Testament, considérés simplement comme des documents historiques, il ne pouvait être prouvé que Jésus se présentait comme le Messie et le Fils de Dieu, dans son propre sens, ni qu'il a confirmé ce témoignage qu'il a donné de sa personne par ses miracles et sa Résurrection. On ne peut pas dire, conformément à la pensée catholique, qu'après avoir montré comment Jésus a voulu réaliser, dans le contexte d'une vie humaine, une obéissance totale à Dieu, l'historien ne peut aller plus loin et que, s'agissant de la réponse à donner à la question évidente qui découle de la réalité humaine de la vie du Christ, à savoir : Qui est cet homme ? l'historien doit donner la parole au croyant ou à l'incroyant. L'encyclique 'PROVIDENTISSIMUS' s'exprime ainsi des termes totalement différents : Quoniam vero divinum et infalibile Magisrerium Ecclesiae, in auctoritate etiann Sacrae Scripturae consististit, huius propterea huius propterea lides saltem humana asserenda in primis vindicanda est : quibus ex libris, tanquam ex antiquitatis probatissimis testibus, Christi Domini divinitas et legatío, Ecclesiae hierarchicae institutio, primatus Petro et succesoribus eius collatus, in tuto apertoque collocentur : Puisque le Magistère divin et infaillible de l'Église est aussi fondé sur l'autorité de la Sainte Écriture, la foi doit être défendue dans ces livres saints, au moins humains, que nous devons proclamer, car avec ces livres, comme avec les plus anciens témoins faisant autorité, nous démontrons la divinité et la légation du Christ N. S., la fondation de l'Église Hiérarchique et la collation du Primat de Pierre et de ses successeurs.

A SUIVRE...

*Note : Tout en gras dans le texte original du Révérend P. Saenz et Arriaga.


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Message  Monique le Mar 28 Mai 2019, 6:10 am

''Dans l'encyclique, il y a un enseignement sur la liberté avec laquelle Dieu a créé la création : " Ils prétendent ", dit le Saint-Père- " que la liberté de la volonté de Dieu n'est pas seulement la liberté de la création, mais aussi la création du monde était nécessaire, parce qu'elle procède de la libéralité de l'amour divin'' (qui est nécessaire) ; et le Pape note que cette doctrine n'est pas conforme à la doctrine dogmatique du Vatican (Premier). Il s'agit ici de la la création en général ; la forme particulière que la création a suivie, selon des plans primitifs. Le Souverain Pontife nous rappelle que la création, certainement l'œuvre de l'amour souverainement libéral de Dieu, procède aussi d'un libre choix de cet amour infini de Dieu. Le déni de ce libre choix reviendrait à affirmer que Dieu a procédé, non avec liberté mais avec nécessité, à la création. Privés de la liberté de Dieu dans l'œuvre créatrice, nous devrons alors recourir, avec de belles paroles, à une liberté transcendante, avec laquelle Dieu aurait créé l'univers ; mais, en tout cas, cette liberté devrait être conçue comme une nécessité, par laquelle Dieu n'aurait pas pu arrêter de créer l'univers. Après cela, on peut peut-être encore parler de la contingence de la créature, pour exprimer qu'aucun être, en dehors de Dieu, n'a en soi une raison suffisante pour son existence, mais certainement pas pour exprimer que Dieu aurait pu arrêter de créer l'univers. Dans ce cas, nous maintiendrions la nécessité avec laquelle, selon cette thèse, Dieu devait créer l'univers, ce que l'encyclique rejette précisément. Il serait encore plus grave d'utiliser un langage qui non seulement suppose la nécessité de la création, mais attaque, sinon la personnalité même de Dieu, du moins sa transcendance absolue. J'ai dû faire cet avertissement. Révérends Pères et très chers Frères, parce que, malheureusement, certains écrits ont circulé qui traitent de la relation entre Dieu et le monde, dans les termes les plus équivoques. L'image de Dieu, qu'ils éveillent naturellement dans l'esprit, déforme sérieusement notre foi, les traits que Dieu nous donne dans cette foi. Je n'insiste plus sur ce point, car je ne crois pas que ces idées aient trouvé un véritable écho parmi nous.''

"Le Saint-Père nous parle aussi de la création immédiate de l'âme humaine. Il touche cette vérité, entre parenthèses, mais dans les termes les plus précis. En fait, il nous dit que "la foi catholique nous ordonne de considérer que les âmes des hommes sont immédiatement créé par Dieu." (Voir, dans ce passage de l'encyclique, la distinction essentielle entre matière et esprit) (A.A.S. p. 570). Cela signifie la création immédiate par Dieu de l'âme humaine : la cause efficace de l'âme est Dieu seul ; de sorte que l'âme n'est pas la fin de la transformation de quelque chose préexistant (non ex aliquo), mais un être que Dieu avec son Omnipotence fait sortir de rien. C'est clairement contre cette vérité que celui qui dit que le tissu de l'univers est matière-esprit et que l'univers est matière, qui évolue en esprit ; celui qui explique que l'unité du monde est l'élévation vers un état, toujours plus spirituel, d'une conscience, au principe pluralisé et matérialisé ; celui qui voit dans l'homme simplement l'état suprême, que nous savons, du développement de l'esprit sur terre. Il est clair qu'il ne suffit pas, pour rendre ces idées acceptables, de dire que l'apparition de la personne humaine marque un point critique et un changement d'état. Même si nous ajoutons que ce changement ne représente qu'un pas dans l'évolution, dans lequel la doctrine de la création immédiate de l'âme n'est pas rejetée. Parce qu'un changement soudain et même spécifique, qui se produit au cours d'une évolution, ne suffit pas à définir une création immédiate".


"Certains - observe l'encyclique- corrompent le caractère de don gratuit (gratuité) propre à l'ordre surnaturel, lorsqu'ils prétendent dire que Dieu ne peut créer des êtres doués d'intelligence, sans les commander et les appeler à la vision béatifique. (A.A.S. p. 570) Quelle est la signification de cette affirmation ? Il faut dire, selon une règle d'interprétation généralement admise, que le Pape nous ordonne d'adhérer à la proposition contradictoire à laquelle il condamne. Nous devons donc reconnaître qu'il aurait été possible pour Dieu de créer des êtres spirituels, sans les destiner à la vision béatifique. Sa Sainteté explique pourquoi il ordonne que cette possibilité soit soutenue, comme une vérité incontestable : si nous la nions, nous compromettrons le caractère de don gratuit (gratuité), qui est propre à l'ordre surnaturel tout entier. Ce qui, en d'autres termes : la notion traditionnelle du caractère complètement gratuit de l'ordre surnaturel implique que Dieu aurait pu créer des êtres spirituels sans les inviter à la vision béatifique, comme Il l'a fait, avec nous. Ainsi, à partir de maintenant, la thèse selon laquelle la créature spirituelle n'aurait pas pu exister sans être élevée à l'ordre surnaturel et à la vision béatifique ne peut être soutenue. Que la thèse, rejetée par le Pape, est philosophie ; ou que cette thèse, excusée pour sauver le caractère gratuit du surnaturel, est impuissante à remplir ce rôle ; ou qu'elle est privée de sens, après avoir compris que l'esprit doit passer du réel au possible et non l'inverse ; ou encore, que, selon cette thèse, le destin surnaturel serait, à la fois, indispensable à l'homme et gratuit pour lui. Désormais, nous ne soutiendrons que les deux points de vue qui peuvent nous expliquer le caractère gratuit de la vision béatifique : celui qui impliquerait la ressource de la possibilité d'un ordre, dans lequel Dieu ne destine pas la créature intelligente à cette vision ; et celui qui exclurait une telle ressource, tout en la rendant superflue. Enfin, nous accepterons pleinement que Dieu ait pu créer l'homme, sans le destiner à la béatitude surnaturelle ; nous ne dirons donc pas qu'une telle affirmation n'est que légitime, comme une manière anthropomorphique d'exprimer la suprême " gratuité " d'un don que Dieu ne pouvait s'abstenir de faire à l'homme, après l'avoir créé.''

A SUIVRE...

*Tout en gras dans le texte original du Révérend P. Saenz et Arriaga.
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Message  Monique le Ven 31 Mai 2019, 4:16 pm

Le Pape doit veiller à ce que "sans tenir compte des définitions du Concile de Trente, il s'agisse maintenant de détourner le sens du péché originel". Ces paroles devraient suffire, comme la doctrine du Concile de Trente aurait dû le faire auparavant, pour nous empêcher d'imaginer un péché qui ne serait pas le résultat d'une faute commise, mais une opposition innée à la charité, un mal nécessaire de la création humaine, commis dans la matière où elle vit et appelé à participer à la vie divine. En fait, le Concile de Trente enseigne expressément que le péché originel a son origine dans la prévarication d'Adam. (Conc. Trid. sess. 5, c. 2) Et comment pourrions-nous éviter de tenir Dieu responsable d'un péché qui, indépendamment de toute faute commise, serait une condition innée de la créature humaine ? Une telle opinion n'est pas suffisamment corrigée en disant qu'il ne s'agit que d'une explication partielle ; et qu'elle ne cherche qu'à expliquer l'état incomplet d'une tare d'origine, qui doit sa fin à l'intervention d'un défaut réellement commis. Cette correction est tout à fait insuffisante pour diverses raisons, notamment parce que le Concile de Trente nous enseigne : d'abord qu'avant sa chute, Adam avait été créé et constitué par Dieu dans "la sainteté et la justice" ; ensuite, que la concupiscence, qui conduit à la transgression, avait, en premier lieu, son origine dans cette chute. (Trid. sess. 5, c. 5).

"Le dogme du péché originel est lié à la question de l'origine monogénétique ou polygénétique de l'homme, sujet sur lequel l'Encyclique contient une déclaration importante. Par monogénisme, les théologiens entendent la propagation de l'humanité entière à partir d'un couple unique ; et par polygénisme, la propagation de la race humaine à partir d'une base plus large, c'est-à-dire de divers couples humains. Le Saint-Père n'admet pas que le polygénisme (certainement compris comme nous l'avons expliqué) puisse faire l'objet de discussions libres, comme l'évolutionnisme étendu à l'origine même du corps humain pourrait l'être, dans ses justes limites. Il explique sa position ferme en ces termes : "Mais en ce qui concerne le polygénisme, les fils de l'Église ne jouissent pas de la même liberté, parce que les chrétiens fidèles ne peuvent adhérer à la théorie selon laquelle, après Adam, il y avait sur terre de vrais hommes qui n'étaient pas du même protoparent, par génération naturelle, ou que Adam signifie l'ensemble des nombreux premiers pères ; car il n'est pas clair comment une telle phrase peut être combinée avec ce que les sources de la vérité révélée et les documents du Magistère de l'Église enseignent sur le péché originel, qui procède d'un seul péché, réellement commis par un seul Adam, individuellement et moralement, et qui, transmis à tous les hommes, par génération, est inhérent à chacun, comme leur propre.'' (Rom. V, 12-19 ; Trid. sess. 5, can. 1-4). Il est clair que le Souverain Pontife n'a pas voulu se prononcer sur l'ancienne hypothèse des "préadamites", tant qu'ils avaient formé une famille humaine, qui existait avant notre apparition ; mais, avec cette réserve, il interdit l'admission du polygénisme. Et il donne la raison de cette interdiction : parce qu'une telle phrase "ne peut être combinée avec ce que les sources de la vérité révélée et les documents du Magistère de l'Église enseignent sur le péché originel, qui procède d'un péché, en vérité commis par un seul Adam et qui, transmis à tous les hommes, est propre à chacun, comme sien". En d'autres termes, il est clair que le polygénisme n'est pas compatible avec les exigences de notre foi. Un catholique ne peut remettre en question le monogénisme de l'humanité. Nous soutiendrons tous que le mystère du péché originel implique le fait de l'existence d'un premier homme, Adam, le chef individuel de l'humanité, ainsi que du Christ, le second Adam, qui est venu nous libérer de la ruine dans laquelle le premier Adam nous avait placés, le tronc de l'humanité.

"En ce qui concerne le péché originel, le Pape indique comment la notion de péché en général a également été corrompue (Unaque simul pervertitur notio peccati in universum prout est Dei offensa, itemque satisfactionis a Christo pro nobis exhibitae) : et en même temps la notion de péché en général, dans la mesure où elle est une infraction faite à Dieu, ainsi que la satisfaction faite par nous par le Christ, sont corrompues. Selon une exposition publiée très récemment, bien que l'on continue à dire que le péché est une offense que l'homme fait à Dieu, en prenant en considération l'attitude du pécheur, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour outrager Dieu, le péché n'offenserait pas Dieu d'une manière qui l'obligerait à s'acquitter, face à face, d'une dette de réparation envers Dieu dans la justice divine. Ainsi Dieu n'aurait pas à soumettre le pardon de l'humanité coupable à la condition que le Christ offre à Sa Divine Majesté une juste réparation pour l'offense du péché. Il nous faudrait renoncer à voir, à la satisfaction de Notre Divin Sauveur, un hommage destiné à réparer, aux yeux de la justice divine, l'offense faite à Dieu par le péché. L'encyclique nous met en garde contre une telle opinion et nous exhorte à ne déformer ni la notion traditionnelle du péché ni celle de la satisfaction rédemptrice offerte par le Christ. Il est donc nécessaire d'affirmer, conformément à la Tradition, que le péché offense tellement Dieu qu'il nous impose le fardeau d'une dette de réparation envers Lui, et que notre Divin Sauveur nous a rendus propices à Dieu en rachetant nos offenses par l'hommage de Son obéissance à la mort.

"Je dois aussi vous parler, mes Révérends Pères et très chers Frères, des mystères de la présence réelle et de la transsubstantiation. L'encyclique nous dit : "Nec desunt qui contendant transsubstantiationis doctrinam, utpote antíquata notione philosophica substantiae innixam, ita emendandam esse ut realis Christi praesentia in Santissima Eucharistia ad quemdam symbolismum reducatur, quatenus consecratae species, non nisi signa efficaciacia sint spiritualis praesentiae Christi eiusque intimae coniunctionis cum fidelibus membris in corpore Mystico" : Il n'y a pas non plus ceux qui prétendent que la doctrine de la transsubstantiation, fondée sur une notion philosophique archaïque de la substance, doit être corrigée de telle sorte que la présence réelle du Christ dans la Très Sainte Eucharistie soit réduite à un certain symbolisme, dans la mesure où les espèces consacrées ne sont que les signes effectifs de la présence spirituelle du Christ et de son union intime avec les fidèles de son corps Mystique. Dans ces pages, dans lesquelles je ne veux pas voir mais un essai précipité, qui n'aurait jamais dû être écrit, ni diffusé, nous trouvons les considérations suivantes, toutes, bien sûr, concernant la présence eucharistique.  Il y a ici, disent-ils, une présence réelle, parce que la consécration eucharistique est l'offrande du Sacrifice de la Croix ; plus précisément, parce que c'est en elle que l'offrande efficace fait de la victime divine l'esprit vivifiant de l'humanité régénérée. La présence eucharistique, disent-ils aussi, ne doit pas être conçue comme un rapport direct ou indirect au lieu ; l'Eucharistie nous donne une meilleure présence : elle rend le Christ spirituellement présent dans l'humanité ; grâce à elle   nous sommes plus proches du Christ, nous pouvons lui demander et compter sur son aide. Et ils ajoutent qu'il n'y a pas lieu de se préoccuper de résoudre le dilemme suivant : soit le Christ est présent sur place, mais pas localement, soit il n'est pas présent mais métaphoriquement, dans la mesure où l'hôte nous fait penser à sa présence universelle en humanité. Parce qu'il y a - disent-ils - un troisième terme dans le dilemme : l'hostie consacrée, qui n'a pas besoin d'être séparée du rite qui la consacre, ne nous fait pas seulement penser à la présence réelle du Christ en humanité, elle devient un signal efficace.

A SUIVRE...

*Tout en gras dans le texte original du Révérend P. Saenz et Arriaga.

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Message  Monique le Sam 01 Juin 2019, 7:30 am

"Examinons donc le sujet de la conversion eucharistique. Le mot "transsubstantiation" aurait l'inconvénient de se référer à une conception inadmissible des scolastiques. Pour eux, expliquent-ils, puisque la réalité de la chose est la substance dans laquelle subsistent les accidents, la chose ne peut vraiment changer que si la substance change : d'où l'idée de transsubstantiation. Mais aujourd'hui, après avoir pris l'habitude de distinguer les différents degrés de réflexion, nous savons que chaque chose a un sens et, pour ainsi dire, un être scientifique, et un sens et un être religieux. Ce second sens le définira dans sa vraie réalité. C'est pourquoi, dit-on, en vertu du rite de consécration, le pain et le vin sont devenus dans le symbole efficace du Sacrifice du Christ et de sa présence spirituelle dans l'humanité ; son être religieux a totalement changé.Par la force créatrice, le pain et le vin ont subi la transformation la plus profonde ; des changements qui sont au niveau de l'être qui constitue leur vraie réalité. C'est ce que nous pourrions appeler la transsubstantiation. Il est clair que l'encyclique interdit d'avoir une telle opinion, comment pouvons-nous la tenir si elle n'est pas conforme à la foi catholique ?''

"Avec les Pères Révérends et Très Chers Frères, que certains des nôtres, au lieu de s'opposer résolument à une telle conception, ont été doctrine, mais ont néanmoins tenu l'idée que la transsubstantiation doit être définie, ou peut être définie comme un changement de signification et de fonction du pain et du vin (qu'ils appellent transfinalisation). Ce faisant, ils ne pouvaient se vanter de renouveler une ancienne tradition augustinienne, malgré le fait que les théologiens médiévaux avaient expressément dit qu'à une certaine époque, on avait parlé de "chair spirituelle" pour désigner l'Eucharistie, mais dans un sens totalement objectif, qui serait contraire aux conceptions de Saint Augustin ; malgré ce qui a également été dit du tourbillon historique, issu des idées de Berenguer (déc. 1058), après quoi, dans la théologie eucharistique, la notion de substance avait répondu à la dialectique du signe et de la chose ; malgré, enfin, ce qui avait été ajouté au sujet du réalisme sacramentel, qui désormais n'était considéré que comme un symbolisme secondaire, la foi était considérée comme une longue série de siècles, par une théologie sacramentelle, qui s'était développée et correctement organisée. Ce faisant, ils ne pouvaient se vanter de renouveler une ancienne tradition augustinienne, malgré le fait que les théologiens médiévaux avaient expressément dit qu'à une certaine époque, on avait parlé de "chair spirituelle" pour désigner l'Eucharistie, mais dans un sens totalement objectif, qui serait contraire aux conceptions de Saint Augustin ; malgré ce qui a également été dit du tourbillon historique, issu des idées de Berenguer (déc. 1058), après quoi, dans la théologie eucharistique, la notion de substance avait répondu à la dialectique du signe et de la chose ; malgré, enfin, ce qui avait été ajouté au sujet du réalisme sacramentel, qui désormais n'était considéré que comme un symbolisme secondaire, la foi était considérée comme une longue série de siècles, par une théologie sacramentelle, qui s'était développée et correctement organisée. Nous ne pouvons pas maintenant remplacer une nouvelle représentation du mystère eucharistique sanctionnée par le Concile de Trente. Nous devons affirmer que les manifestations sensibles (accidents eucharistiques) du pain et du vin sont l'expression d'une substance (ou d'un conglomérat substantiel) d'un objet existant, auquel elles sont attribuées ; et que cette substance, par une transformation totale, devient le Corps même et le Sang du Christ.Nous devons aussi soutenir qu'en vertu de la transformation de la substance du pain et du vin en substance du Corps et du Sang de Jésus-Christ, l'humanité de Jésus est contenue sous les espèces sacramentelles, et que cette humanité très sacrée, dans sa propre réalité, est présente sur nos autels, bien que cachée dans les accidents eucharistiques. Sans doute, pendant de longs siècles, le mystère eucharistique n'avait pas été formulé à partir d'une manière aussi explicite et précise. Mais, comme l'encyclique nous le dit, la méthode théologique saine interdit d'affirmer contre les expressions explicites de la Tradition la plus récente les expressions pas encore précises de la Tradition la plus ancienne ou de l’Écriture. Cela reviendrait à ne pas apprécier le rôle de l'Église et de sa Tradition dans l'interprétation et l'exploitation des richesses du don révélé.''

"Le Souverain Pontife ne parle pas seulement du Corps de Jésus, présent dans l'Eucharistie, mais il mentionne aussi le Corps mystique du Seigneur. Il rappelle, même s'il ne le dit pas expressément, l'enseignement qu'il avait donné, dans l'encyclique 'Mystici Corporis Christi', de l'identité de l'Église catholique romaine avec le Corps mystique. "Certains ne se croient pas liés - dit-il - par la doctrine, enseignée il y a quelques années, dans notre encyclique, et soutenue par les sources de la Révélation, à savoir que le Corps mystique du Christ et l'Église catholique romaine sont la même chose et unique". Si elle n'a pas été comprise dans son ensemble sa mémoire ne devrait-elle pas au moins être comprise ? Il ne sera donc pas nécessaire de continuer à discuter de la réalité que l'Église visible est vraiment co-étendue au Corps mystique du Christ ici sur terre, ni de signifier qu'elle est, quoique de manière insuffisante, distincte de lui. N'insistons pas pour dire que le Corps mystique est la réalité invisible de la grâce, dont l'Église est le signe efficace ; et qu'il aurait pour conséquence, entre l'Église hiérarchique visible et le Corps mystique, une distinction et une continuité telle que celle donnée entre un signe et ce qu'il signifie. Parce que la Tête de l'Église ne parle pas d'une telle distinction, ni d'une telle continuité, mais d'une véritable identité : l'Église est une, visible dans un aspect et invisible dans un autre, et donc pas vraiment différente du Corps mystique du Christ.''

"Un passage important de l'encyclique traite de la philosophie scolastique (philosophia nostris scholis tradita). Le Pape ne souligne pas seulement, quoi qu'il semble dire, la valeur du réalisme moderne aux yeux duquel les lois de l'esprit ou les premiers principes sont aussi les lois de l'être, selon lesquelles une connaissance, une connaissance du monde et d'un monde est possible. de vérités absolues, au moyen de signes conceptuels. Ce réalisme modéré est une position commune à de nombreuses philosophies, dont certaines s'opposent ouvertement à notre philosophie perpétuelle. De la même manière, le Saint-Père est soucieux de souligner encore d'autres choses. Il note que la philosophie scolaire contient de nombreux points qui touchent, au moins indirectement, aux questions de foi et de morale, qui ne peuvent être contestés. Parmi ces points, dit Sa Sainteté, il faut d'abord rappeler les principes de cette philosophie et ses principaux succès. Il est vrai qu'il approuve le perfectionnement et l'enrichissement de la philosophie scolaire : Cependant, le Pape n'admet pas qu'il faille la perturber, qu'il faille y introduire de faux principes ou qu'il faille la considérer comme une construction grandiose, mais hors du temps et de l'actualité. Elle nous rappelle aussi que la valeur privilégiée de notre philosophie chrétienne vient non seulement de la sagesse humaine, mais aussi de la Révélation, prise par nos grands médecins comme norme directrice de leurs recherches. Il nous demande de nous efforcer de contribuer au progrès de la pensée philosophique, non pas en nous opposant constamment à notre philosophie de nouvelles thèses à celles qui ont été dûment établies, mais, surtout, en ajoutant de nouvelles vérités à la vérité déjà connue et, surtout, en corrigeant les erreurs qui ont pu être apportées aux doctrines du passé. En ce qui concerne le thomisme, enfin, il rappelle la prescription du droit canonique, en vertu de laquelle les futurs prêtres doivent être formés aux disciplines philosophiques, "selon la méthode, la doctrine et les principes du docteur angélique". Il loue la valeur pédagogique et hautement scientifique de la doctrine de Saint Thomas, sa parfaite harmonie avec la vérité révélée, l'efficacité avec laquelle elle assure les fondements rationnels de la foi et sa capacité à inspirer une recherche philosophique résolument progressiste.''

A SUIVRE...

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Message  Monique le Dim 02 Juin 2019, 11:41 am

"Le Souverain Pontife prend alors la défense de la philosophie scolastique contre ses détracteurs (permettez-moi ici de citer textuellement les paroles de Pie XII, mettant de côté la lettre du P. Janssens :

Le Pape Pie XII écrit :
"Il est donc très déplorable qu'aujourd'hui certains méprisent une philosophie que l’Église a acceptée, et que, témérairement, le nom de famille démodé à cause de sa forme rationaliste - dit-on - à cause du processus psychologique. Ils proclament que notre philosophie défend à tort la possibilité d'une métaphysique absolument vraie ; alors qu'ils soutiennent, au contraire, que les vérités, principalement qu'elles se complètent mutuellement, même si, d'une certaine manière, elles sont opposées les unes aux autres. C'est pourquoi ils admettent que la philosophie enseignée dans nos écoles, avec son exposition lucide et la solution des problèmes, avec sa précision exacte des concepts et avec ses distinctions claires, peut être utile comme préparation à l'étude de la théologie scolastique, comme on l'a parfaitement adoptée dans la mentalité du Moyen Age ; mais, affirment-ils, elle ne constitue pas une méthode philosophique qui répond déjà aux besoins et aux cultures modernes. Ils ajoutent, d'ailleurs, que la philosophie pérenne n'est que la philosophie des essences immuables, alors que l'esprit moderne doit considérer l'existence d'êtres singuliers et la vie dans son évolution continue. Et, tout en méprisant cette philosophie, ils en exaltent d'autres, anciens ou modernes, orientaux ou occidentaux, de telle sorte qu'ils semblent insinuer que toute philosophie ou doctrine discutable, y ajoutant -s'il le faut- quelques corrections ou compléments, peut se concilier avec le dogme catholique. Mais aucun catholique ne peut douter de la fausseté de tout cela, surtout lorsqu'il s'agit de systèmes comme l'immanentisme, l'idéalisme, le matérialisme, qu'il soit apostolique, dialectique ou existentialiste, qu'il défende l'athéisme ou conteste la valeur du raisonnement dans le domaine métaphysique ").


Continuons maintenant avec la lettre du Père Général des jésuites :

"Pie XII rejette donc toutes les attaques qui l'ont opposé à son mode d'expression, qu'ils considèrent archaïque, et à sa méthode que certains ont appelée rationalisme. D'autre part, le Pape fait l'éloge de son souci de clarté dans la façon dont les problèmes sont abordés et résolus, de sa précision dans l'explication des notions et de la clarté de ses distinctions. Il approuve le maintien de la possibilité d'une métaphysique absolument vraie, et n'admet pas qu'on l'accuse d'être une philosophie d'essences immuables seulement, incapable de se concentrer, comme il est nécessaire aujourd'hui, sur l'existence individuelle et le mouvement incessant de la vie. Il le défend également contre le reproche de professer un intellectualisme unilatéral et décrit avec éloges sa conception de sa décision d'avoir une place dans l'investigation de la vérité. Il rejette l'idée que, quoi qu'il arrive, toute doctrine philosophique, complétée ou corrigée à certains égards, peut être d'accord avec le dogme, tout comme la philosophie scolaire. En particulier, il nie cette possibilité à certaines formes de philosophie contemporaine qu'il énumère. Dans cette énumération, je note la mention de l'idéalisme (notant que la philosophie hégélienne est sûrement idéaliste) et celle de l'existentialisme, non seulement l'athée, mais même celui qui admet la religion, bien qu'il nie la valeur du raisonnement de la métaphysique.''

"Si certains d'entre nous ont formé une mentalité philosophique qui les a rendus insensibles à la méthode ou aux grandes thèses des meilleurs médecins scolastiques et en particulier de saint Thomas d'Aquin, s'ils ont cessé de voir les moyens d'étudier avec eux les problèmes philosophiques de nos jours, à la lumière de la philosophie ancienne et en véritable continuité avec elle, ne pourront pas sans une grande déloyauté et une confrontation au Souverain Pontife, prétendre continuer à enseigner la philosophie, surtout aux futurs prêtres. Leurs supérieurs ne peuvent, sans manquer à leur devoir, leur confier une fonction qui ne peut s'exercer comme il se doit. Je comprends parfaitement que, malgré une volonté sincère d'obéir, on ne peut pas changer sa mentalité d'un jour à l'autre ; mais je ne peux en aucun cas approuver qu'on veuille enseigner la philosophie, si cet enseignement ne peut être fait, selon les normes données par le Pape.''

"Les normes se référant à la "philosophia perennis" sont précédées dans l'encyclique par celles se référant à la théologie scolastique. Parlant de cette dernière, le Souverain Pontife qualifie d'extrême imprudence le fait de rejeter, de négliger ou de ne pas estimer "Tot ac tanta, quae pluries saeculari labore a viris non communi ingenii ac sanctitatis, invigilante sacro Magisterio, nec sine Sancti Spiritus lumine et ductu, ad accuratius in dies fidei veritates exprimeendas, C'est tant de choses et de choses si grandes qui ont souvent été conçues, exprimées et évaluées par des hommes d'une ingéniosité et d'une sainteté hors du commun, sous la vigilance du Magistère sacré et non sans la lumière et la direction de l'Esprit-Saint.'' ''Le mépris, dit le Pape, pour la terminologie et les notions que les théologiens ont l'habitude d'utiliser, conduit naturellement à la privation de cohérence de la théologie spéculative, qu'ils jugent dépourvue de toute certitude, car elle est fondée sur un raisonnement théologique.'' Un professeur de dogme ne tiendrait pas compte, comme il se doit, de ces avertissements s'il négligeait la théologie scolastique dans son enseignement ou s'il en faisait peu cas. S'il empêchait sa mentalité de s'inspirer des enseignements et des points de vue de l'encyclique sur la théologie, il ne pourrait pas rester à son poste. Bien entendu, le Saint-Père ne veut pas que la spéculation intempestive envahisse la théologie dogmatique, au détriment de la théologie positive. ''Les sciences sacrées, observe-t-il, trouvent toujours un rajeunissement dans l'étude des sources de l'Apocalypse, tandis que l'expérience nous montre au contraire qu'une spéculation qui néglige l'inquisition ultérieure du dépôt sacré de l'Apocalypse, devient stérile.'' Le recours constant à la Bible et à la Tradition est donc nécessaire à la théologie spéculative ; mais cela ne signifie pas que nous devions faire de ce recours une arme contre l'héritage du scolasticisme, que l'Encyclique valorise et loue tant. Si l'on veut rapprocher les liens entre la théologie et l'Écriture Sainte, il ne s'agira pas, comme on l'a dit, de chercher à la libérer de contributions étranges qui, sans la vicier fondamentalement, l'auraient cependant souvent placée hors des catégories scripturaires fondamentales.

"Cela m'amène à dire un mot sur la méthode d'interprétation de la Bible, car l'encyclique aborde la question de l'exégèse spirituelle et symbolique, qui est actuellement très discutée. Elle n'a pas l'intention, évidemment, d'exclure cette exégèse, qui peut être démontrée par l'autorité même de l'Écriture et de la Tradition ; elle n'a pas non plus l'intention de décourager les efforts pour lui donner plus de valeur, ni d'essayer d'éviter ces tentatives, riches en promesses, mais l'encyclique désapprouve des exagérations manifestes. Il n'admet pas qu'il faille parler d'exégèse littérale comme si " céder la place à l'exégèse, qu'ils appellent symbolique et spirituelle ", comme si, grâce à ce changement de méthode, " les livres de l'Ancien Testament, qui étaient jusqu'alors dans l'Église comme une source fermée, étaient désormais ouverts à tous ". Déjà l'encyclique 'DIVINE AFFLANTS SPIRITU' avait souligné que 'l'interprète de la Bible doit avant tout s'efforcer de discerner et de clarifier le sens littéral des mots bibliques', menant, incidemment, la recherche vers la doctrine morale et religieuse contenue dans les Saintes Écritures''.

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Message  Monique le Lun 03 Juin 2019, 11:17 am

"On ne parle pas selon les encycliques 'DIVINE AFFLANTS SPIRITU' et 'HUMANI GENERIS' quand on dit, sans autre explication, que le but de l'exégèse de l'Ancien Testament est d'expliquer le symbolisme qui unit, entre eux, les événements historiques successifs ; Il s'agit en outre d'expliquer le langage intelligible de l'histoire, c'est-à-dire d'établir, par la présence des mêmes symboles, d'un certain style et de certains termes, les correspondances qui s'unissent au cours des siècles, événements et institutions. Malgré la grande acceptation que les interprétations symboliques ont eu parmi les Pères de l'Église, on ne peut pas dire avec justice que la tâche proposée par l'exégèse de l'Écriture est celle de découvrir les " sacrements " qui y sont contenus. Ces exagérations présentent un danger, car le but de l'exégèse est d'explorer tout le sens divin de l'Écriture. Si donc, sans plus attendre, on affirme que le but de l'exégèse des livres de l'Ancien Testament est de découvrir leur signification spirituelle ou symbolique, n'est-ce pas comme dire que la signification littérale de ces œuvres n'est pas la signification divine ?  Et, si l'on prétend que le Christ est le seul objet de l'Ancien Testament, n'est-ce pas pour donner l'impression d'un mépris du sens littéral du mot ces livres ? Un texte a été publié dans lequel la signification humaine et littérale de la Bible se distingue de sa signification divine et religieuse : elle est contenue - dit l'auteur - comme un filigrane dans la Bible. Mais l'encyclique réprimande ceux qui parlent d'une signification humaine dans la Bible, sous laquelle serait cachée la signification divine, la seule qu'ils considèrent infaillible. Nous devons admettre que le sens divin et infaillible de la Bible englobe certainement toute sa signification humaine et littérale.

"La même thèse suggère que l'inerrance scripturaire ne s'étend qu'à ce qui, dans la Bible, est dit par Dieu, c'est-à-dire les enseignements religieux, et que le reste n'est qu'un véhicule de vérité, sur lequel la question de la vérité ou de l'erreur ne pourrait être soulevée. Mais le Saint-Père, rappelant la doctrine des encycliques " PROVIDENTISSIMUS DEUS ", " SPIRITUS PARACLITUS " et " DIVINE AFFLANTE SPIRITU ", rejette l'opinion selon laquelle " l'immunité des saints livres contre les erreurs consiste uniquement en ce qu'ils nous enseignent sur Dieu et sur les choses morales et religieuses ".


"Je ne vous ai pas encore parlé. Révérends Pères et Très Chers Frères, de certaines opinions, qui se réfèrent à notre fin ultime. L'Encyclique ne fait pas allusion à ce point ; mais on n'a pas toujours eu la prudence nécessaire en la matière, et il est de mon devoir d'attirer votre attention sur ce point également. En premier lieu, il a été dit que la résurrection de la chair, dont parle notre "CREDO", est une réalité co-étendue à toute la succession des événements de ce monde, une réalité qui n'a pas besoin d'être placée en un lieu plutôt qu'un autre, qui si elle est liée à chaque individu, devrait alors survenir au moment de la mort ; si elle est une question de l'humanité entière, alors elle doit être placée à la fin des temps. Ce n'est pas le lieu de citer ici une longue série de textes de l'Écriture, des Saints Pères et du Magistère, auxquels cet avis est clairement opposé. Il me suffit de rappeler le passage de la récente Constitution " MUNIFICENTISSIMUS DEUS ", dont je me fais l'écho : " Cependant, selon une loi générale, Dieu ne veut pas donner au juste la pleine victoire sur la mort avant la fin des temps. C'est pourquoi, même les corps des justes eux-mêmes sont sujets à dissolution, après la mort, et ce ne sera que dans les derniers jours seulement, quand chacun d'eux rejoindra son âme glorieuse. Cependant. Dieu voulait que la Bienheureuse Vierge Marie soit exemptée de cette loi générale.


"Un deuxième point concerne la nature des corps glorieux du Christ et des élus, dont on a beaucoup parlé de façon répréhensible. Nous parlons défavorablement de la conception, bien que traditionnelle, de saint Augustin, selon laquelle le corps glorieux est un organisme individuel, composé de membres distincts, qui ont un emplacement particulier. Il a été déclaré que le Corps glorieux du Christ ne pouvait occuper aucune place particulière, ni dans notre monde expérimental, encore moins hors de ce monde, au ciel ; que le Corps du Christ ressuscité échappe aux catégories de lieux et que sa chair glorieuse, libérée des limites de l'espace, pénètre, d'une certaine manière, l'humanité, comme la présence divine. Cependant, Il est clair que refuser aux corps glorieux tout ce qui est propre à un organisme et à un lieu particulier, c'est le concevoir de telle sorte qu'il ne conserve aucune des caractéristiques autres que la notion que nous avons tous d'un corps humain et, surtout, d'un corps vivant. Et c'est inacceptable. Parce que l'Église nous commande de croire en la réalité des corps ressuscités, et par " corps " elle comprend la notion commune du corps humain. Ainsi, par exemple, dans la définition (contre les Albigeois et les Cathares) du IVe Concile du Latran, elle enseigne que les élus et les réprouvés s'élèveront avec leur propre corps, qu'ils ont maintenant. Il est vrai que l'Église admet que les corps ressuscités sont dans un état nouveau, mais cela ne signifie pas que la notion commune du corps humain en question doive être dépouillée de tous ses traits caractéristiques. S'ils se vantent d'accepter l'enseignement de l'Église et le message de foi sur la résurrection des corps, mais d'abandonner toutes les particularités de la conception commune du corps humain, c'est-à-dire d'un corps vivant, il est clair que leur illusion est grande. Je note ici qu'une conception très spiritualisée de la glorieuse résurrection peut nous conduire à prendre des positions singulièrement imprudentes à l'égard des apparitions du Christ ressuscité. Malgré la manière dont les évangélistes renvoient les apparitions de Jésus à ses disciples, il est affirmé que celles-ci ne peuvent être une manifestation extérieure du Corps du Christ, mais doivent être comprises comme la conséquence, dans les facultés sensibles, d'une manifestation spirituelle intérieure du Seigneur ressuscité.

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Message  Monique le Sam 08 Juin 2019, 11:51 am

"Un troisième point se réfère au dogme de l'enfer éternel. J'ai entendu l'écho d'une opinion exprimée par certains selon laquelle nous pourrions raisonnablement supposer que le châtiment éternel dont Dieu menace les pécheurs ne serait infligé à aucun d'entre eux, car la miséricordieuse Providence de Dieu ne pouvait manquer de conduire tous à la conversion et au salut. Mais comment juger que les menaces d'un Dieu d'une Majesté infinie ne peuvent avoir un caractère aussi redoutable ? oserions-nous supprimer, dans la description du jugement final par le Divin Maître, la sentence de condamnation contre les méchants ? Si une telle opinion était répandue, les fidèles seraient privés de la croyance saine dans les punitions divines. Et à cet égard, je dois également vous mettre en garde contre un autre avis, qui obtiendrait les mêmes résultats. Rien ne nous autorise à supposer que la miséricorde divine donne régulièrement, à l'heure de la mort, une lumière et une force spirituelle telles que les pécheurs ne peuvent que se convertir sans grande difficulté. Si c'était le cas, le Divin Sauveur n'aurait pas multiplié ses avertissements pour que nous ne soyons pas surpris par l'arrivée inattendue du juge éternel.

"Je suis sûr, Révérend Pères et très chers Frères, qu'il n'y en a aucun parmi vous qui ait toutes ces opinions, que j'ai condamnées dans cette lettre. Certains avaient commencé à se répandre, d'autres ont eu moins de succès. La plupart d'entre vous n'ont accepté ni l'un ni l'autre. Vous avez remarqué, parce que j'ai laissé entendre, que certaines de mes observations portaient moins sur des thèses formulées sans ambiguïté que sur des positions qui pourraient être mal interprétées par des déclarations faites de façon ambiguë. Je n'ai pas parlé de tous les points abordés par l'Encyclique 'HUMANI GENERIS'. Bon nombre de ces points renvoient à des opinions qui, à ma connaissance, ne se retrouvent dans aucune des Compagnies. C'est pourquoi j'ordonne aux Nôtres de se conformer dans leurs paroles et dans leurs écrits, aux jugements que j'ai formulés dans cette lettre sur les questions doctrinales. Ils ne feront aucune propagande, publique ou privée, ni à l'intérieur ni à l'extérieur de la Compagnie ; ils n'auront aucune des opinions désapprouvées, ni n'attaqueront celles qui ont été proposées, pour être suivies par tous. Je sais très bien, mes Révérends Pères et très chers Frères, que jamais auparavant aucun de mes prédécesseurs n'avait promulgué, en matière doctrinale, des prescriptions aussi étendues. Mais aucun d'entre eux n'a été vu dans de telles circonstances, dans lesquelles une encyclique papale aurait réprouvé tant d'opinions dangereuses ou erronées qui menacent de répandre la contagion au sein de la Compagnie. Et la plupart de mes prescriptions n'ont fait qu'expliquer les enseignements du Saint-Père, en eux-mêmes ou dans leurs conséquences immédiates, afin d'assurer la soumission qui lui est due.


"Après les mesures sérieuses que j'ai prises au cours des mois précédents, auxquelles j'ai fait allusion au début de cette lettre, j'aurais voulu vous écrire pour vous consoler et vous encourager, Révérend Père et très chers Frères. Je n'ai pas pu le faire. En conscience, j'ai dû vous envoyer une lettre qui vivifie et approfondit nécessairement vos blessures. J'espère cependant que vous pourrez interpréter l'intention bienveillante et paternelle qui anime ma sévérité. Je voudrais vous dire, comme saint Paul, à ses chers Corinthiens : "Je n'écris pas ces lignes pour vous faire honte, mais je vous avertis comme de chers enfants.''
C'est toujours un avertissement douloureux. Je comprends bien que la crise actuelle doit être très dure pour une partie remarquable de la Nôtre : pour un groupe d'enseignants, pour leurs amis, pour un groupe non négligeable de jeunes prêtres et d'élèves. Mais il était de mon devoir d'aider à conjurer, à tout prix, un mal qui vous menace et qui est plus grave que votre souffrance. Ce mal serait de laisser subsister cette divergence entre la pensée d'un groupe de Nôtres et les normes doctrinales de la Sainte Église sans la combattre. Cet écart ne cesserait pas de se produire, plus ou moins consciemment, malgré l'effort fait pour ne pas le reconnaître, et il empoisonnerait l'âme. Quel malheur. Révérend Père et Très Chers Frères, aucun d'entre vous ne voudrait s'y installer, aucun d'entre vous ne voudrait communiquer aux autres, aucun ne pourrait l'infliger à la Compagnie. Vous devez aussi penser à la réputation de la Compagnie.

"Vous vous opposerez à ce mal, à la volonté inébranlable d'obéir à l'encyclique, sans rien permettre qui puisse sembler une résistance ou un refus d'obéir. Vous vous placerez délibérément et vous vous en tiendrez à la disposition suivante : Vous vous efforcerez de ne pas adhérer aux opinions précédentes, en traitant certains passages de l'encyclique comme si vous cherchiez des difficultés à vous y opposer ; mais, au contraire, vous ferez ressortir ses opinions, pour prendre comme point de départ, les enseignements du Pape, selon les exigences, par lesquels les positions précédentes doivent être abandonnées ou doivent être gardées. Une telle attitude exige un esprit de foi et d'humilité, mais elle est pleine de vraie grandeur et mérite tout notre respect. Si ceux d'entre vous qui se sentent douloureusement blessés par les avertissements du Saint-Père savent en profiter et les garder, le Seigneur saura faire sortir de la crise actuelle de grands biens. Sans doute veut-il le faire, mais votre coopération est nécessaire, et avec l'aide de la grâce vous lui donnerez sûrement. Essayez aussi d'avoir dans votre cœur de suivre avec une grande fidélité les prescriptions de notre Institut concernant la doctrine de la Compagnie. Je ne veux pas vous accabler, mais comment ne pas remarquer que si tous nos professeurs et écrivains s'en étaient inspirés, nous ne nous trouverions pas dans la situation que nous déplorons maintenant ! Il est vrai que la manière dont la philosophie et la théologie sont enseignées, dans lesquelles elles font face à des problèmes nouveaux et difficiles, est pleine de dangers. Ce n'est cependant pas une raison pour éviter une tâche imposée. Vous l'avez adopté et je n'ai aucun doute que vous continuerez à l'adopter. Mais ce doit être une raison, pour entreprendre cette tâche avec les yeux fixés sur les règles, dans lesquelles l'Assemblée de La Compagnie a consigné les fruits de sa longue expérience. Suivant ce que nous dit saint Ignace, qui nous ordonne que, dans nos facultés, "la doctrine la plus sûre, qui jouit de la plus grande autorité dans l'Église", le gouvernement de la Société a toujours insisté sur la sécurité et la solidité de la doctrine. Elle doit répondre à cette insistance chez chacun des enfants de la Compagnie. C'est l'engagement de la Compagnie de faire en sorte que sa pensée, sa prédication, son enseignement et ses écrits soient caractérisés par cette sécurité et cette solidité, comme d'un certain air de famille. Vous avez un sentiment bien fondé, mes Révérends Pères et très chers Frères.


"Vous avez le bon sentiment. Révérend Père et Chers Frères, le travail intellectuel de vos Provinces est loin de combler même le déficit que vous avez à développer, dans vos facultés philosophiques et théologiques, ainsi que dans vos maisons d'écrivains, avec des valeurs appropriées. Vous êtes légitimement fier de vos magazines et d'un grand nombre d'ouvrages importants publiés dans votre Assistance. Parmi les valeurs que vous avez développées et pour lesquelles la Compagnie vous est reconnaissante, je me mentionnerai : la volonté effective de donner à votre travail une haute qualité scientifique et littéraire ; le souci de répondre aux besoins de l'heure actuelle et à l'appel des âmes d'aujourd'hui ; l'élaboration d'une théologie vive, attentive au contact avec la Sainte Écriture et avec les écrits des Pères. Vous ne devez pas renoncer à ces valeurs, mais vous continuerez à les développer à l'unisson avec une parfaite acceptation de l'encyclique 'HUMANI GENERIS'. Ainsi, vous les développerez avec beaucoup d'humilité et de modestie, en vous souciant moins de penser, de renouveler ou de réformer que de garder, d'approfondir et, dans la mesure de vos forces, de corriger et de perfectionner. Sans les exagérations de l’intégrisme, vous devez vous assurer que vos jugements et vos paroles sont inspirés de manière franche et filiale dans «Je me sentirai église» (ressentir avec l’Église). Même dans votre travail d'enquête, vous essaierez d'être entièrement d'accord avec l'Église et vous vous méfierez d'un ésotérisme qui vous place en dehors du grand courant philosophique et théologique qu'il approuve. Vous garderez en vous, en tant que pure expression de votre esprit ecclésial, un sentiment de grande vénération non seulement pour la personne du Vicaire du Christ Notre-Seigneur, mais aussi pour les enseignements, ordres et directives qui émanent directement ou indirectement de lui. L'encyclique insiste à plusieurs reprises sur la soumission à tous les actes du Saint-Siège. Nous devons mettre un point d'honneur à ne permettre à cet égard aucune distorsion, aucune attitude moins claire, puisque nous appartenons à une milice spirituelle, que son fondateur a voulu lier avec les liens les plus étroits au Vicaire du Christ. Mais, surtout, nous ferons de cette soumission une question de fidélité au Divin Roi, auquel nous sommes consacrés à son service et à celui de l'Église, son Époux, dans le Pontife romain, son Vicaire sur terre. Il est nécessaire, Révérends Pères et très chers Frères, que la crise doctrinale qui a commencé parmi vous n'ait pas l'occasion de se développer, mais qu'elle conduise à une rectification incontestable et unanime. Ce sera une œuvre commune : certains y collaboreront par leur prière et leur vraie charité ; d'autres le feront par la prière et la soumission courageuse. Vous n'êtes pas les seuls intéressés ; la Société et l'Église s'y intéressent aussi, non seulement parce qu'il s'agit de vous, chers membres, mais aussi parce que Dieu veut vous remplir de dons qui assureront à votre pensée une grande irradiation. L'Église et la Compagnie attendent beaucoup de vous. Quant à moi. Révérends Pères et très chers Frères, les sacrifices que je dois exiger de vous et que j'attends avec confiance de votre générosité, unissez-moi à vous d'une manière particulière. Avec une demande très spéciale, je demande au Divin Sauveur pour vous. Qu'Il vous accorde Ses grâces proportionnelles à la difficulté de la crise dont Il veut que vous sortiez victorieux ; indissolublement attaché à la parole de Son Église et de Son Vicaire, pour les liens avec lesquels cette épreuve vous fera sûrement aimer davantage par Lui.

"Je me recommande à vos saints sacrifices et prières.
Rome, 11 février 1951.
Votre serviteur en Notre-Seigneur Jésus-Christ,
Jean-Baptiste Janssens,
Supérieur Général de la Compagnie de Jésus.



A SUIVRE... COMMENTAIRE SUR LE RÉV. P. SÁENZ ET ARRIAGA À LA LETTRE IMPORTANTE DU SUPÉRIEUR DES JÉSUITES

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Message  Monique le Sam 08 Juin 2019, 5:38 pm

COMMENTAIRE RÉV. P. SÁENZ ET ARRIAGA À LA LETTRE IMPORTANTE DU SUPÉRIEUR DES JÉSUITES

Voici une lettre, un document très important, qui a une valeur incontestable pour pouvoir interpréter correctement la crise de l'Église - non pas avec des insultes, ni des attaques de folie ou de cynisme sans scrupules, comme celles de Reynoso et des serviteurs inconditionnels ou salariés qui le servent, comme Luis Ochoa Mancera - mais avec des faits, avec des documents indéniables, qui nous démontrent que la crise actuelle n'est pas née au Concile Vatican II, où, pour ainsi dire, elle s'est installée, s'est développée, s'est enracinée au cœur même de l'Église, mais existait auparavant, travaillant d'une manière cachée et silencieuse, en empoisonnant l'esprit des futurs prêtres de l'Église. Les troubles d'aujourd'hui trouvent leur cause latente, mais déjà en pleine activité, il y a une vingtaine d'années seulement (*Note : ce livre du P. Sáenz y Arriaga a été publié en 1973, puis notre auteur pensait aux premières années des années 50). La continuité est évidente.

Quiconque lit sereinement ce précieux document du Supérieur général de la Compagnie de Jésus et le compare à l'encyclique de Pie XII, l'encyclique "HUMANI GENERIS", qui lui a donné naissance, ne manquera pas de voir que le progressivisme actuel, les déviations fondamentales de l'Église post-conciliaire et montinienne, la décomposition interne de la Compagnie de Jésus sont la conséquence logique et inévitable d'une véritable conspiration internationale, il a été habilement préparé et introduit dans l'Église par de nombreuses infiltrations, choisies, sélectionnées, habilement dirigées, dans l'obscurité des couvents ou des maisons religieuses, dans les séminaires, dans le clergé régulier et séculier, dans les mêmes hiérarchies qui ont préparé et font avancer la crise actuelle, qui fait dériver le navire de Pierre.

Et je confirme ici ce que j'avais déjà déclaré ouvertement dans mon livre précédent "LA NOUVELLE ÉGLISE MONTINIENE" : dans cette subversion secrète, je blâme, en premier lieu, les Jésuites - pas tous, mais tous. Les personnes qui sont maintenant au pouvoir, surtout celles qui occupent des postes gouvernementaux, sont nombreuses à être les principales responsables de cette catastrophe, comme elles l'ont été pour bien d'autres dans le passé. Ce n'est pas sans raison que Paul VI, l'homme qui, dès sa jeunesse ou son enfance, a soigneusement choisi et préparé les ennemis pour le dernier saut de la forteresse, a trouvé, en montant sur le trône pontifical, chez le Père Arrupe et chez ses fils dociles, les Jésuites de la "nouvelle vague", les collaborateurs les plus compétents, dynamiques et préparés pour accomplir sa mission historique : la  super-réforme de l'Église du Christ.

Il y a pour moi une question qui, depuis l'époque du Concile, a été soulevée dans ma conscience, de façon urgente et impérieuse, lorsque j'ai appris la nomination inattendue de l'actuel Supérieur général de la Compagnie de Jésus, M.R.P. Pedro Arrupe, S.J. : Pourquoi les vœux des provinciaux et des électeurs se sont-ils accumulés pour élire comme successeur de saint Ignace, en espagnol, dans un missionnaire inconnu du Japon ? Il est vrai que le père Arrupe a fabriqué ses vieux journaux pour recueillir des aumônes pour ses œuvres missionnaires. À l'occasion d'un de ces voyages, j'ai eu le plaisir de le rencontrer, de le soigner et de mettre ma petite aide à profit pour la fructueuse collection qu'il a réalisée à Puebla. Mais, les provinces espagnoles et, par concomitance, les provinces ibéro-américaines ne jouissent pas d'un grand prestige parmi leurs frères d'autres pays. Parce que, en premier lieu, bien qu'Iñigo de Loyola ait réussi à réunir pour la fondation du nouvel ordre plusieurs Espagnols de naissance (non de race); Bien que Iñigo de Loyola soit lui-même né à Guipúzcoa (quelle que soit l'histoire de sa famille), il ne peut affirmer historiquement que la Compagnie de Jésus est née en Espagne et n’a pas dans sa structure de traits caractéristiques espagnols. La nouvelle et réformatrice œuvre ignatienne, fondée à Paris, avait, dès l'origine, un caractère très particulier: l'Institut de Saint-Ignace concentrait ses forces sur la même compagnie, sans tenir compte des nationalités qui étaient alors fondées en Europe. et, d'une certaine manière, assujettissant la même religion à l'Ordre et à ses intérêts, à son prestige, à sa diffusion et à son influence parmi les peuples. Prélats, rois, ceux qui pourraient en quelque sorte favoriser le programme ambitieux d'Iñigo de Loyola: LA PLUS GRANDE GLOIRE DE DIEU.

Mais, maintenant, nous ne parlons pas du père Arrupe, mais d'une charte, que son prédécesseur immédiat, à la position suprême de président général, le président Juan B. Janssens, a écrit à l '"Assistance" de la France, à la suite de la publication du "HUMANI GENERIS" de Pie XII. Comme je l'ai dit, le document est très important car il est révélateur; parce que, dans sa dialectique complexe, apparaît le style du gouvernement de la Compagnie, qui, si, à un moment donné, sacrifie un ou plusieurs de ses enfants, lorsque les circonstances l’exigent ou la plus grande gloire de Dieu, il quitte habilement la porte entrouverte, pour refaire ce qui avait été temporairement détruit et passer au programme préconçu. Si le père Janssens, obéissant aux ordres de ses supérieurs, se voyait dans le besoin douloureux de retirer sa chaise des pionniers de la "nouvelle théologie", son successeur, le père Arrupe, quelques jours après sa nomination en tant que supérieur suprême de l'Ordre, lors du premier entretien qu'il a eu la satisfaction de restaurer depuis le tout nouveau bureau de presse installé par la Compagnie dans la maison générale. jésuite "exemplaire", Pierre Teilhard de Chardin, son prestige qui, en mauvaise période, avait emporté l'odieuse sainte congrégation du Saint-Office. Les mêmes théologiens, que le Saint-Père Pie XII avait sévèrement exhortés, non moins que par une encyclique mémorable, revenaient maintenant, grâce aux "Signes des temps", occuper leurs fauteuils, publier leurs livres avec l'"imprimatur'' canonique déjà être nommé les "experts" sages de Vatican II.

Commençons donc par étudier les points essentiels de la lettre du père Janssens:

A SUIVRE...

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Le tristement célèbre père jésuite Pedro Arrupe, de mémoire triste. Ce malheureux personnage était un missionnaire au Japon lorsque la terrible bombe atomique d'Hiroshima a éclaté et il a été préservé d'une mort certaine par un miracle de Dieu. Et voici comment il remercia le Bon Dieu de sa miséricorde: être nommé par le sinistre Montini-Paul 6 Supérieur des Jésuites pour détruire complètement la Compagnie de Jésus et aider à "l'autodestruction" de l'Église à un il donne envie de pleurer amèrement devant tant de mal et tant d'ingratitude. Miserere nobis, Domine!
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Message  Monique le Ven 14 Juin 2019, 2:15 pm

Commençons donc par étudier les principaux points de la Charte du P. Janssens :

(1).
Il nous donne tout d'abord une brève synthèse du document pontifical, auquel il va se référer, dans les références immédiates de l'encyclique à la Compagnie de Jésus : "L'encyclique renvoie, dit le Père Général, à un mouvement d'idées très complexe", "auquel beaucoup de Nos frères ont participé et dont certains ont joué un rôle prépondérant.'' Janssens précise et définit le néomodernisme et ses nombreuses et indéniables hérésies :
"Mouvement d'idées très complexe." Apparemment, de l'avis du Père Général, le Pape n'avait ni la science, ni la vision, ni l'assistance divine nécessaires pour démêler l'écheveau et séparer le blé de l'ivraie : peut-on appeler "mouvement complexe" cet ensemble d'erreurs très graves, qui cherchent à détruire toute doctrine catholique et les fondements mêmes de toute religion ?

(2). Janssens admet que, dans ce "mouvement", plusieurs jésuites, (pas peu d'ailleurs), avaient participé et "certains, une part prépondérante". Par conséquent, pour des raisons de discipline, et non pour des raisons idéologiques, il s'était vu lui-même obligés de se séparer de l'enseignement de nombreux professeurs de théologie et de philosophie, "ouvriers fervents, doués d'un talent indiscutable". Ces paroles du Supérieur général de la Société sont tout simplement incompréhensibles, absurdes et inadmissibles ; car, au fond, elles accusent le Pape ; elles défendent et acceptent les très graves erreurs, condamnées par le Souverain Pontife et pour lesquelles il a obligé le Père Général à se séparer de ses chaires, "dotés d'un talent indiscutable". Si son talent était si "incontestable", le Pape n'avait pas la prudence, ni la charité nécessaires pour enlever à ces jésuites privilégiés l'enseignement de la science dogmatique de l'Église, est-ce un talent "incontestable" qui se met au service de l'hérésie ?

(3). Le Père Général a participé à la souffrance des personnes affectées par ses dispositions disciplinaires, qu'il n'aurait pas imposées si le Saint-Père, peut-être pas si conscient, peut-être pas si compréhensif, n'avait pas vu dans la "nouvelle théologie" "quelques fausses opinions, qui menacent de détruire les fondements même de la foi catholique".

(4). Que le Pape ait raison ou non, les Jésuites doivent accepter, dans un esprit de foi, ces avertissements du Vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais je pense que le "HUMANI GENERIS" n'est pas seulement un avertissement, mais un document du Magistère Suprême qui, remplissant ses devoirs les plus élevés, condamne concrètement les erreurs qui détruisent l'intégrité de la foi et les fondations mêmes de toute religion.L'encyclique impose une acceptation totale des jésuites qui en sont affectés, dans leur pensée, dans leurs enseignements, dans leurs écrits ; ce changement profond est-il possible, quand les convictions contraires sont enracinées, quand, depuis de nombreuses années, les thèses expressément condamnées par le "HUMANI GENERIS" avaient été enseignées en classe et défendues dans les écrits par tant de membres de la Compagnie de Jésus ? Janssens lui-même admet que "la présence du remède - que l'encyclique offre - n'est pas encore guérissante". Si l'histoire de l'Église nous enseigne que "l'enseignement du Magistère ne pouvait pas réprimer, mais lentement et difficilement, les déviations doctrinales qu'il voulait éliminer" ; combien plus ces déviations prendront-elles racine et se répandront, quand la voix du Magistère sera silencieuse, quand les censures et anathèmes de l'Église seront réprimés, pour tous les hérétiques, non pour ceux qui défendent la foi traditionnelle des vingt siècles !

A SUIVRE...
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Message  Monique le Sam 15 Juin 2019, 10:48 am

(5). La seule attitude qui nous convienne, dit le Père Général à ses enfants, c'est, sans hésitation, de nous soumettre parfaitement. "Entre la rébellion délibérée et l'obéissance parfaite, il y a des positions intermédiaires, dans lesquelles on peut facilement dépasser la norme imposée.'' Comme je le vois, cet avertissement peut être biaisé ; il peut suggérer aux jésuites dociles, des évasions possibles, que, donnant du temps au temps, rendent ces idées, condamnées par Pie XII, et s'imposent à la conscience catholique. Ainsi, en réalité, c'est ce qui s'est passé ; et les autres, qui ont été reportés, ont été imposés dans les pontificats de Jean XXIII, de Paul VI et dans le Concile Pastoral Vatican II. Le cas de Teilhard et Danielou est symptomatique, éloquent, révélateur.

Entre le "oui" et le "non", entre être et ne pas être, il n'y a pas de termes intermédiaires ; et plus encore quand il s'agit des doctrines de foi. Il est possible de simuler une obéissance parfaite, comme Teilhard l'a fait, mais cette "pause" dans le drame n'est pas une rétractation, ni une affirmation de la vérité. Ce n'est qu'un stratagème jésuite pour éviter la menace pontificale qui pesait déjà sur l'Ordre.

(6) Alors, où va-t-on ? -demande le Supérieur Général. ''On arrive, sans avoir la conscience tranquille, à vouloir réconcilier des choses inconciliables". "Sur ce chemin —poursuit le père Janssens— on en vient à soumettre les textes du Magistère à une exégèse qui dénature le sens du Magistère ; à lui appliquer des distinctions arbitraires ; à devenir sourd aux exigences du Magistère ; à attribuer aux autorités l'intention de donner à ces opinions un sens plus avancé que celui dont elles disposent réellement.'' Tous ces subterfuges sont le "NON" décidé à l'encyclique. Et nous devons noter que les paroles et les écrits des néomodernistes de la Compagnie avaient été soigneusement étudiés par les théologiens les plus choisis de l'équipe du Saint Office. L'encyclique, en revanche, n'admet pas d'interprétations approximatives et fallacieuses, et elle doit - comme le dit le Père Général - "en avoir une interprétation, selon les règles approuvées, que les meilleurs théologiens s'appliquent à ce genre de documents".

(7). Janssens admet la possibilité d'une attitude fausse, étant donné la propension de la nature humaine à se tromper elle-même, à se persuader qu'elle obéit pleinement, alors qu'en réalité, on cherche un mode de vie évasif. Une série de faits ont montré à sa Paternité qu'une telle insistance est opportune et nécessaire. Beaucoup de jésuites touchés par l'encyclique ont cherché sa défense, plutôt que d'offrir sa soumission absolue et complète. Mais cette défense n'était pas opportune ; il fallait, comme je l'ai dit, donner du temps au temps ; laisser mourir le Pape, pour imposer plus tard, dans un Concile Pastoral, la réforme totale de la doctrine, de la morale, de la liturgie et de la discipline de l'Église.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 21 Juin 2019, 10:15 am

(8 ). Parce que le point central et décisif du "HUMANI GENERIS" est la condamnation par Sa Sainteté du soi-disant "relativisme théologique" ; non seulement du relativisme extrême des protestants libéraux, mais aussi du relativisme modéré. En général, le relativisme est la doctrine qui nie à la vérité un caractère absolu. Mais, pour ne pas nous tromper sur le véritable point de vue dans lequel sont placées les théories relativistes, si en vogue aujourd'hui, il convient bien sûr de noter que le mot "relatif", qui entre ici en jeu, n'est pas pris dans son sens original : "ce qui est un élément d'une relation" ou ce qui n'est pas entièrement absolu, mais peut ou doit être conçu par rapport aux autres. Le plus ordinaire est de prendre le mot dans le sens dérivé de "variable", non constant, non immuable, et même ce sens est extrême, faisant de ce qui n'est pas du tout et avec tous les aspects absolus, une simple et simple variabilité. Le fondement de ce sens ne cesse pas d'être réel en partie, puisqu'être entièrement absolu est aussi absolument immuable ; et tout être fini en dit certains sur les autres ; mais, l'extension absolue et sans termes moyens de ces caractères aux dénominations d'"absolu" et "relatif", ultra d'être un manque flagrant à la méthode relativiste, est l'occasion de confusions fréquentes et très lamentables, en matière de transcendance extrême ;et, bien sûr, on remarque combien il est facile de passer d'un sens à l'autre, sans raison suffisante, au détriment positif de la recherche philosophique, qui évolue ainsi dans le flou et l'indécision.

Comme je l'ai déjà dit, la réforme prévue par le progressisme et tous ses partisans a exigé la démolition du mur de l'absolu et de l'immuable de nos dogmes et de donner aux documents immatériels du Magistère une valeur relative et instable. "Les mystères de la foi ne peuvent jamais être exprimés par des notions suffisamment vraies, mais uniquement par des notions approximatives, qui peuvent toujours changer, qui indiquent dans une certaine mesure la vérité, mais qui doivent nécessairement subir une déformation". Ici, nous avons déjà le choix puissant pour mener à bien "l'auto-démolition" de l'Église. Admise cette instabilité, cette signification variable de la vérité révélée, la doctrine évangélique est constamment sujette à des significations nouvelles et peut-être opposées. Les coups les plus précis ont été dirigés contre les définitions dogmatiques de Vatican I et du Concile de Trente.

Ce relativisme théologique est une conséquence logique de l'"aggiornamento" et de l'"œcuménisme". Pour rendre les mystères de la foi compréhensibles par le monde frivole, changeant et irréfléchi de nos jours, il était nécessaire, pensaient-ils, de les exprimer dans le langage des philosophies contemporaines, comme si les choses invariables de la théologie - un absolu d'affirmation et de contenu - devaient nécessairement être exprimées en conceptions contingentes. "Une vérité immuable ne peut être maintenue, quand l'esprit humain a
évolué, grâce à une évolution simultanée et proportionnelle qui veut s'exprimer".
D'autre part, le mouvement "œcuménique", note caractéristique des deux derniers papes et de leur Concile : l'union tant attendue de toutes les religions ne pouvait atteindre ses objectifs qu'en donnant cette flexibilité, cette possibilité de changement aux mystères de la foi, que nous considérions jusqu'alors comme absolus et immuables.

(9). ''En même temps, afin de ne pas s'écarter de l'enseignement du chef de l’Église", poursuit le P. Mgr.
Janssens - sur la valeur de la raison dans le domaine de la philosophie, il faut veiller à ne pas parler comme si l'idée d'une doctrine philosophique, capable d'intégrer en elle-même les acquisitions éternelles de toutes les autres philosophies, impliquait une contradiction et comme si l'expression la plus complète de la vérité philosophique se trouvait nécessairement dans une série de doctrines, complémentaires, convergeant entre elles, malgré leurs différences, voire de leurs oppositions systématiques. Voici le relativisme dans l'ordre philosophique.
La vérité n'existe pas ; la vérité est la somme de vérités complémentaires et convergentes, voire d'oppositions systématiques ; la vérité trouve son expression la plus appropriée dans des doctrines dissemblables, nécessairement complémentaires, même si elles s'opposent entre elles.

Contre cette variante constante de la vérité, l'encyclique se prononce en défendant la possibilité d'une métaphysique absolument vraie.

(10). Si cette métaphysique absolument vraie n'existait pas, si notre intelligence n'avait pas les principes absolus et évidents pour établir avec eux l'échafaudage ferme de notre raisonnement le plus sûr et progressif, la vérité nous serait tout simplement inaccessible. Ni l'existence de Dieu, ni le fait historique de la Révélation divine, ni les preuves apodictiques de la Vérité révélée ne seraient jamais à la portée de nos facultés naturelles et, par conséquent, les références de la crédibilité de notre foi catholique, ne pourraient être en notre pouvoir pour offrir à Dieu l'"obsequium rationabile", dont parle saint Paul, de l'accueil humble et abandonné des mystères qui nous a révélé et qui correspondent à la divine origine de la religion chrétienne.

Il existe sans aucun doute des domaines communs à la religion et à la philosophie : il s'agit principalement de problèmes moraux et métaphysiques ; d'où la nécessité d'appliquer un critère de distinction formelle entre le contenu des deux. Cependant, la vraie philosophie ne peut entrer en conflit avec la religion, pas plus que les vérités super-rationnelles ne peuvent être démontrées à la manière des lois scientifiques, pas plus que la raison ne peut manquer de force pour arriver naturellement à l'existence de Dieu, la spiritualité de l'âme, la création du monde, le fait historique de la Révélation divine et les preuves irréfutables et fiables, qui confirment et démontrent la vérité des témoignages clairs de Jésus-Christ et les autres détenteurs du message divin. Dans les problèmes qui sont le domaine commun de la religion et de la philosophie, les deux se complètent ; la religion ne peut et ne doit pas devenir philosophie, et en même temps la philosophie ne peut supplanter la religion. La religion explique pourquoi il y a des problèmes dans la philosophie, qui doivent être confirmés au-delà de l'expérience et de la réflexion individuelle ; la philosophie, à son tour, découvre les raisons et les étapes du développement des idées religieuses ; à cette fin, la psychologie, l'histoire et la philosophie de la religion répondent. Il faut cependant noter que dans ce domaine, outre les limites encore très vagues et imprécises qui caractérisent habituellement ces études, il y a le grand danger de faire de très graves erreurs en voulant rationaliser notre foi à la lumière de l'intelligence humaine.

Historiquement, nous trouvons des époques et des peuples où, en raison de leur culture particulière, la philosophie est annulée par des intérêts pratiques et des croyances religieuses. C'est le cas dans presque tous les pays de l'Orient ancien. La dernière période de la philosophie grecque est également caractérisée par la prédominance des problèmes religieux. La philosophie patristique s'est proposée comme mission principale d'utiliser la philosophie païenne dans la fondation et la défense du christianisme. Mais, nous ne devons pas oublier que dans cette philosophie païenne sont les fondements de notre civilisation et de notre culture, puisque cette philosophie suppose l'ascension des plus hauts sommets de la pensée humaine. Le Moyen Âge continue l'œuvre des saints Pères. Nous savons combien la controverse autour du problème de la relation entre philosophie et théologie était ardue à l'époque.  Le scolasticat a répété toutes les formules pour arriver à la distinction des domaines : celle de la connaissance, par les moyens naturels de la connaissance et celle de la foi, par l'autorité divine, et cette différence fondamentale justifie l'aphorisme " Philosophie, ancienne Théologie  ", la philosophie est au service de la théologie car, en plus du fait que la théologie nous enseigne des vérités surnaturelles, elle est aussi la servante, qui sont au-dessus des capacités de notre connaissance naturelle, la philosophie, guidée par la lumière de la Révélation Divine, de la Sainte Écriture, de la Tradition et du Magistère, cherche à approfondir au plus profond des sens la Vérité révélée. Aucun philosophe n'a été capable d'unir les deux connaissances avec la sagesse de Saint Thomas d'Aquin, qui affirme que la foi présuppose la connaissance naturelle et que la révélation confirme et renforce les vérités que la raison humaine démontre. La philosophie et la théologie se distinguent par leur objet et leur méthode, considérant que la philosophie sert à démontrer certaines vérités préalables à la foi, à clarifier par analogie certains enseignements dogmatiques, et à combattre des enseignements contraires à la religion.

Les conditions politiques et culturelles, avec lesquelles l'ère moderne commence, favorisent la séparation de la religion et de la philosophie. Un nombre considérable de penseurs acceptent encore les anciennes formules, mais le mouvement naturaliste appelé "éveil" (monstrueux engendrement de loges et de sectes) continue le travail d'opposition, qui culmine dans l'Encyclopédie, jusqu'à atteindre les incroyables déviations du néo-modernisme et du relativisme théologique. Le XIXe siècle se caractérise par une position agnostique du problème religieux, les théologiens consacrant leur travail à combattre toutes les dérives du rationalisme religieux et l'incrédulité positiviste. Au XXe siècle, après la mort de Saint Pie X, et même avant, les erreurs de la fausse philosophie avaient réussi à s'infiltrer dans l'Église. Et c'est Maritain, l'ami de Paul VI, l'ennemi le plus puissant, qui, simulant le catholicisme, a enseigné la destruction du catholicisme en voulant émanciper la religion de la vie, qui, dans une large mesure, a collaboré à cette révolution dans laquelle nous sommes.

Le problème métaphysique est le problème le plus essentiel et caractéristique de la philosophie : la "Première philosophie" a été appelée par Aristote, qui l'a définie comme la science de l'être en tant que tel, et des principes et des causes ultimes de l'être, par opposition à la seconde philosophie, ou physique. L'objet de la première philosophie est l'être immuable. Cette dénomination, peu utilisée aujourd'hui, correspond à la signification de la métaphysique, opposée à la phénoménologie, car la recherche sur l'essence, l'origine et la finalité s'oppose à celle qui traite des faits ou phénomènes naturels, de leurs lois et causes immédiates. C'est pourquoi, dans son encyclique Pie XII exige, comme point de départ de toute chose la connaissance humaine et comme base de notre propre connaissance religieuse, la métaphysique, l'absolu et immuable, comme la vérité sur laquelle elle est fondée.

A SUIVRE...

 ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français) - Page 6 723121703 Maritain, jeune et efféminé, cet odieux philosophe qui a tant fait de mal à l’Église Catholique.

 ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français) - Page 6 Pablo-vi-y-jacques-maritainMaritain et Montini-Paul 6, deux homosexuels dégoûtants - qui sait s'ils ont été un jour un couple - et des amis proches qui se sont invoqués pour porter un coup mortel à Notre Sainte Mère l'Église. C'est, sans aucun doute, la rébellion et la vengeance, si je puis dire, des fils méprisables de Sodome.
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Message  Monique le Sam 22 Juin 2019, 11:54 am

(11). Le caractère rationnel de sa crédibilité, sur laquelle elle est fondée, est donc un point essentiel de la foi chrétienne. Prouvé l'existence de Dieu, l’Être nécessaire, prouvé la contingence et la création de tout ce qui existe en dehors de Dieu, prouvé l'immortalité et la spiritualité de l'âme humaine, prouvé le fait historique de la Révélation divine et les preuves irrécupérables qui le démontrent, l'homme, œuvre de Dieu, dépendant par son essence divine en étant et travaillant, reçoit humblement, avec certitude, les vérités révélées, en vérité, dites par Dieu, qui ne peuvent être trompées, ni nous décevoir.

A un moment aussi délicat, il convient d'avoir des idées très claires pour ne pas confondre les motifs de crédibilité avec la même foi, avec laquelle nous acceptons comme vérités révélées par Dieu, les mystères de notre religion. Les motifs de la crédibilité sont des vérités à la portée de nos facultés cognitives humaines. Il est faux, comme le dit l'encyclique, "ce besoin absolu d'illumination surnaturelle pour prouver le fait de la Révélation.'' Vázquez Corona, à son retour de Rome, pendant les jours du Concile. Nous avons des arguments évidents et abondants pour prouver toutes ces vérités qui forment la Crédibilité de notre foi catholique, quoi de plus que de jouer le jeu, de leur donner le plaisir de nous déclarer vaincus, impuissants, de continuer à livrer cette bataille pour la vérité et la foi ! Une fois que la crédibilité de la Révélation Divine a été testée et établie, alors oui, humbles gens, nous reconnaissons ce que Dieu nous enseigne, ce qui est au-dessus de notre capacité cognitive. C'est pourquoi notre foi est un don que, dans notre petitesse, nous offrons à Dieu, mais c'est un don rationnel.

Dans un article du Dr Antonio Brambila, paru dans le "Sol de Mexico" du 18 août 1972, nous lisons avec étonnement ces mots révélateurs, l'un des tours à droite, dont nous sommes parfois surpris par le célèbre auteur de cet autre article : "Les canards qui tirent sur des fusils de chasse" : "Le cas de Hans Küng, que nous avons cité lundi dernier, est simplement un cas concret, dans une situation générale de l’Église, après Vatican II. La situation s'exprime assez bien, je pense, si nous disons que l'un des effets du Concile a été que jusqu'à présent le Magistère a été remplacé par le dialogue.'' L'après-midi le Dr Brambila en est venu à reconnaître le mal qui l'a tant scandalisé dans mes écrits précédents : indiscutablement il y a le mal à l'arrière-plan. Le Magistère se tut ; il laissa parler librement les ennemis pris en embuscade et proclama les mêmes hérésies qui, dans le passé, lorsque le Magistère accomplissait sa mission primordiale, lorsque le Saint-Office veillait à la sécurité de la doctrine reçue, avaient été explicitement condamnées, comme nous le voyons dans cette merveilleuse Encyclique de Pie XII.

Quand nous défendons la foi, quand, soutenus par l’Écriture, la Tradition, les documents du Magistère, nous utilisons notre intelligence, à la lumière de cette révélation divine, pour combattre les sophismes et les erreurs qui, par le titre d'"aggiornamento", d'"œcuménisme", de "dialogue", se sont multipliés dans le monde, comme fruit de cette largeur avec laquelle Jean le Bon (Roncalli - Jean 23) voulait nous traiter les ennemis de Dieu et de l'Église ; nous remplissons un impératif de notre conscience catholique et sacerdotale, en défendant la foi, que nous recevons comme le trésor le plus précieux de la vie.

Il n'est pas possible de s'arrêter maintenant pour analyser toutes les erreurs très graves que le "HUMANI GENERIS" signale et commente la Lettre du Supérieur Général des Jésuites à l'Assistance de la France. Nous pensons qu'il est plus pertinent de citer maintenant le discours que Pie XII a prononcé le 10 septembre 1957 devant les 185 jésuites, réunis avec leur Supérieur Général, M.R.P. Janssens, à l'occasion de la Congrégation Générale.

A SUIVRE... CHAPITRE IX - PIE XII PARLE À LA COMPAGNIE DE JÉSUS

 ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (espagnol/français) - Page 6 1-1 ''....il y a indiscutablement le mal à l'arrière-plan. Le Magistère se tut ; il laissa parler librement les ennemis pris en embuscade et proclama les mêmes hérésies qui, en dans le passé, lorsque le Magistère accomplissait sa mission primordiale, lorsque le Saint-Office veillait à la sécurité de la doctrine reçue, avaient été explicitement condamnées, comme nous le voyons dans cette merveilleuse Encyclique de Pie XII.''
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Message  Monique le Dim 23 Juin 2019, 9:48 am

CHAPITRE IX - PIE XII PARLE À LA COMPAGNIE DE JÉSUS


"Avec un cœur paternel et joyeux, Nous, chers enfants, Nous vous recevons, vous qui représentez devant Nous toute la Compagnie de Jésus ; et nous aspirons à vos œuvres les meilleures bénédictions de l'Auteur de tout bien et de son Esprit d'amour.''


"Votre Compagnie, dont votre Père et Législateur a présenté la formule et le résumé de la Règle à l'approbation de nos prédécesseurs Paul III et Julio III, a été instituée pour combattre "pour Dieu et sous la bannière de la Croix" et pour servir "seulement le Seigneur et l'Église son Épouse, sous le Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre". C'est pourquoi votre Fondateur a voulu que vous soyez lié aux trois vœux ordinaires de la vie religieuse par un vœu spécial
d'obéissance au Souverain Pontife ; et, dans les fameuses règles "pour avoir l'esprit de l'Église", ajoutées au petit livre de ses Exercices, il vous recommande, tout d'abord, que, "après tout jugement, nous devons avoir un esprit prêt et prompt à obéir en tout à la véritable épouse du Christ N. S. qui est Notre Sainte Mère, l'Église orthodoxe, catholique, hiérarchique" ; et la version ancienne que votre Père Ignace a personnellement utilisée a ajoutée : "Qui est l'Église romaine".


"Parmi les actions dignes de la mémoire de vos anciens pères, dont vous vous sentez fiers et que vous essayez d'imiter avec juste titre, le fait que votre Société, dans une adhésion très intime à la Chaire de Pierre, s'est toujours efforcée de garder intacte, d'enseigner, défendre et promouvoir la doctrine proposée par le Pontife de ce Siège, à laquelle "toutes les Églises, c'est-à-dire, toutes celles qui en sont membres doivent sans tolérer dans quoi que ce soit que des nouveautés dangereuses et insuffisamment fondées s'installent".

''Ce n'est pas moins un titre d'honneur pour vous de tendre, en matière de discipline ecclésiastique, à la parfaite obéissance d'exécution, de volonté et de jugement, vers le Siège apostolique qui "contribue sans doute à une direction plus certaine" de l'Esprit-Saint" (Form. Inst. Societ. lesu).

"Ce titre honorable, mérité pour la justice et la fidélité dans l'obéissance due au Vicaire du Christ, que personne n'oserait vous refuser, ici et là, n'est pas donné maintenant, chez certains d'entre vous, par une certaine fierté d'un examen libre, plus propre à une mentalité hétérodoxe que catholique, qui en la suivant certains d'entre vous n'ont pas hésité à faire valoir devant le tribunal, par leur propre jugement, les enseignements mêmes du Siège apostolique. On ne peut plus tolérer la complicité avec certains esprits, selon lesquels les règles d'action et d'effort pour obtenir la santé éternelle doivent être déduites de ce qui se fait, plutôt que ce qui doit être fait. De plus, ceux pour qui la discipline ecclésiastique semble être une chose démodée, un formalisme vain, disent-ils, dont il faut être facilement exempté pour servir la vérité, ne devraient pas être laissés à leur guise. Si, en effet, cette mentalité, empruntée à des médias incrédules, se répandait librement dans vos rangs, des enfants indignes, infidèles à votre Père Ignace, ne se trouveraient-ils pas rapidement parmi vous, et devraient-ils être séparés, le plus tôt possible, du corps de votre Compagnie ? "

"L'obéissance, absolument parfaite, est le principe, le signe distinctif de ceux qui luttent pour Dieu dans votre Compagnie. Votre Fondateur lui-même a osé dire à ce propos : "Dans les autres religions, nous pouvons souffrir qu'elles nous donnent un avantage, dans les jeûnes et les veilles et autres aspérités que, selon leur Institut, chacun observe saintement ; mais, dans la pureté et la perfection de l'obéissance, avec la vraie démission de vos volontés et l'abnégation de vos jugements, beaucoup désirent... que ceux qui, dans cette Compagnie, servent Dieu N. S."  Combien l'Église a toujours désiré l'obéissance prompte et totale aux Supérieurs religieux, l'observance fidèle d'une discipline régulière, l'humble soumission, qui conduit au jugement à l'égard de ceux que le Vicaire du Christ a voulu vous gouverner, selon votre Institut, si souvent et solennellement approuvés par Nos prédécesseurs ! Elle est, en fait, d'accord avec le sens catholique de l'expression cette vertu, sanctionnée, avec l'approbation du Siège Apostolique, par la poursuite de la tradition des anciennes et vénérables familles religieuses et dont Saint Ignace vous a laissé la description dans la célèbre "Lettre sur la vertu de l'obéissance". C'est une erreur, totalement éloignée de la vérité de la pensée que la doctrine de cette Lettre doit désormais être abandonnée et qu'il faut maintenant remplacer l'obéissance hiérarchique et religieuse par une certaine égalité, selon laquelle l'inférieur doit discuter avec le supérieur de ce qui doit être fait, jusqu'à ce que les deux s'accordent".

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 28 Juin 2019, 1:38 pm

"Contre l'esprit d'orgueil et d'indépendance, dont tant de gens sont tentés, il est nécessaire, à notre époque, que vous gardez intacte la vraie vertu de l'obéissance, qui vous rend aimable à Dieu et aux hommes ; la vertu de l'obéissance, l'abnégation totale, par laquelle vous vous montrez dignes disciples de Lui, qui "est devenu obéissant jusqu'à la mort" (Phil. II, 8 ). Sera-t-il digne du Christ, son Roi et Seigneur, qui, fuyant l'austérité de la vie religieuse, voudrait vivre cette vie religieuse comme s'il était laïc, cherchant à son gré ce qui lui est utile, ce qui lui plaît, ce qui lui convient ? Ceux qui prétendent, sous le prétexte vain de vivre une vie sans formalisme, éviter la discipline religieuse doivent savoir qu'ils sont contre les vœux et les sentiments de ce Siège apostolique et qu'ils sont trompés quand ils font appel à la loi de la charité pour cacher une fausse liberté, libre de la joie de l'obéissance. Quelle charité est celle qui néglige la bénédiction de Dieu N.S., qu'ils étaient venus chercher dans la vie religieuse ?

"C'est la discipline sévère, l'honneur et la force de votre Ordre, que vous devez préserver, prêts et disponibles, pour les combats du Seigneur et pour l'apostolat moderne.''

"A cet égard, un grand devoir incombe à tous les Supérieurs de votre Ordre et au Supérieur général, qu'il soit provincial ou supérieur local. Ils doivent savoir "commander avec modestie et discrétion" (Reg. Provic) ; oui, avec discrétion et modestie, comme il convient aux pasteurs des âmes, revêtus de la bonté, de la douceur et de la charité du Christ N.S. ; mais "commander", même fermement, si nécessaire, "de mélanger, selon les circonstances, la rigueur avec la bonté, comme ceux qui doivent rendre compte à Dieu de leurs subdivisions et du progrès qu'ils ont fait pour acquérir la vertu.
Il est vrai que vos Règles, selon la sage prescription du Fondateur, ne lient pas sous peine de péché ; cependant, les Supérieurs sont tenus de les observer, et ils ne seraient pas exempts de faute s'ils se laissent négliger, en tout ou en partie, la discipline religieuse. Comme un bon père, qu'ils montrent à leurs sujets la confiance qui est due à leurs enfants, mais en même temps qu'ils veillent sur leurs enfants avec soin, comme un bon père est obligé de le faire, et qu'ils ne leur permettent pas de s'écarter peu à peu du chemin de la fidélité.''

"Votre Institut décrit sagement cette charge des Supérieurs, en particulier des Supérieurs locaux, en ce qui concerne les heures de départ des sujets des maisons religieuses, leurs relations avec les étrangers, l'envoi et la réception de leurs lettres, leurs voyages, l'utilisation ou l'administration de l'argent et le soin qu'ils doivent prendre pour que tous puissent accomplir fidèlement les exercices de piété, qui sont l'âme de foi, de pratique régulière et d'apostolat. Ces excellentes Règles ne servent à rien si elles, qui ont pour mission d'en surveiller l'exécution, ne s'acquittent pas de leurs devoirs avec fermeté et constance".


"Tu es le sel de la terre" (Matt. V, 13) : Que la pureté de la doctrine, la vigueur de la discipline et l'austérité de la vie vous préservent de la contagion du monde et fassent de vous de dignes disciples de celui qui nous a rachetés par sa Croix".

"Lui-même vous a averti : "Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas ne peut être mon disciple". (Lc. XIV, 27). C'est pourquoi votre père Ignace vous exhorte à "accepter et désirer avec toute la force possible ce que le Christ N.S. a aimé et embrassé" ; et "afin d'atteindre ce degré de perfection, si précieux dans la vie spirituelle, que chacun puisse travailler, avec tout l'engagement possible, à chercher dans le Seigneur Notre-Seigneur sa plus grande abnégation et sa mortification continue, en toutes choses possibles. C'est pourquoi, dans la recherche de nouveautés, qui aujourd'hui préoccupe tant les esprits, il est à craindre que le premier principe de toute vie religieuse et apostolique, à savoir l'union de l'instrument avec Dieu, ne paraisse moins clair et que "notre confiance soit fondée", avant tout, "sur les moyens naturels qui disposent l'instrument pour être utile à son prochain, par opposition à l'économie de la grâce où nous vivons".

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Message  Monique le Sam 29 Juin 2019, 9:34 am

"Pour favoriser cette vie crucifiée avec le Christ, il faut d'abord qu'il y ait une observance fidèle de la pauvreté, que votre Fondateur avait tant dans son cœur, et non seulement de la pauvreté, qui exclut l'usage indépendant des choses temporelles, mais surtout de cette pauvreté, à laquelle cette dépendance est aussi ordonnée, à savoir l'usage très modeste des choses temporelles, avec la privation de nombreux conforts, que ceux qui vivent dans le monde peuvent légitimement rechercher.

"Vous utiliserez sûrement, pour la plus grande gloire de Dieu, avec l'approbation de vos supérieurs, les moyens que vous utiliserez pour la plus grande gloire de Dieu. Mais, en même temps, vous vous priverez spontanément de beaucoup de choses qui ne sont en aucun cas nécessaires à votre fin, mais qui flattent et plaisent à la nature. Vous ferez ainsi, afin que les fidèles voient en vous les disciples du Christ pauvre et qu'ils réservent, peut-être, des aumônes plus abondantes à des fins utiles à la santé des âmes, au lieu de dépenser cet argent en plaisirs faciles. Il n'est donc pas commode que les religieux se permettre des vacances en dehors des maisons de votre Ordre, à moins qu'il n'y ait des raisons extraordinaires ; et ils n'entreprennent pas non plus des voyages agréables, sans doute, mais coûteux. Qu'ils possèdent pour leur usage personnel et exclusif tout instrument de travail, au lieu de les laisser à l'usage et au service de tous, comme l'exige la nature de l'État religieux. Quant au superflu, abolissez, avec simplicité et courage, par amour de la pauvreté et pour rechercher cette mortification continuelle en toutes choses, qui est propre à votre Institut. L'usage du tabac, si courant de nos jours, dans n'importe lequel de ses usages, devrait être considéré comme tel. Étant religieux, prenez à cœur, selon l'esprit de votre Fondateur, la suppression entre vous de cet usage. Que les religieux prêchent non seulement par la parole, mais aussi par l'exemple, l'esprit de pénitence, sans lequel personne ne peut espérer la santé éternelle.

"Toutes ces recommandations que Nous vous faisons, même si elles ne sont pas en accord avec la nature et semblent, au contraire, difficiles et excessives, deviendront non seulement possibles, mais faciles et agréables dans le Seigneur, si vous restez fidèles à la vie de prière que votre Père et Législateur vous demande. Et vos exercices de piété seront animés par la ferveur intime de la charité, si vous êtes fidèles à la prière mentale prolongée, comme le prescrivent les Règles approuvées de votre Ordre pour chaque jour. Les prêtres, qui se consacrent à leur travail apostolique, doivent tout d'abord, vivifier leur action par une considération plus profonde des choses de Dieu et par un amour plus ardent de la charité envers Dieu. Dieu et à notre Seigneur Jésus-Christ ; et Nous savons, par les préceptes des saints, que cette charité se nourrit de tout au long de la prière mentale." Votre Ordre s'éloignerait certainement beaucoup de l'esprit qui, en vous, voulait que votre Père et Législateur, si vous ne restez pas fidèles à la formation reçue dans les Exercices Spirituels.

"Aucun d'entre vous ne réprouverait ou rejetterait une nouveauté pour la seule raison qu'elle est nouvelle, à supposer toutefois qu'elle soit utile à la santé et à la perfection de vos âmes et de celles de votre prochain, ce qui est la fin de votre Compagnie. Au contraire, c'est dans l'esprit de Saint Ignace, comme il est de tradition parmi vous, de vous consacrer de tout votre cœur à toutes les nouvelles entreprises que le bien de l'Église exige et que le Saint Siège recommande, sans crainte de l'effort d'adaptation. Mais, en même temps, vous devez préserver et défendre, contre tous les efforts du monde et du diable, les traditions, dont la sagesse émane de l’Évangile et de la nature humaine déchue. Tel est le cas l'ascèse religieuse, que votre Fondateur a apprise et imitée des anciens Ordres".

"Parmi les points substantiels du premier ordre de votre Institut, qui ne peuvent être modifiés par la Congrégation générale elle-même, mais seulement par le Siège apostolique, puisque, spécifiquement approuvés par la Lettre apostolique "Regimini Militantis Ecclesiae du 27 septembre 1540, donnée par notre prédécesseur Paul III, il est dit ainsi : "La forme du gouvernement de la Société est monarchique, définie par les décisions d'un seul supérieur". Et ce Voir Apostolique, sachant bien que l'autorité du Général est comme le pivot sur lequel repose la force et la sainteté de votre Ordre, loin de penser qu'il est nécessaire d'accorder le changement de ce point, quel que soit l'esprit de l'époque actuelle, veut, au contraire, que cette autorité pleine et monarchique, qui ne dépend que de l'autorité suprême du Saint-Siège, reste inchangée, sauvant entièrement la forme royale mais allégeant opportunément ce fardeau. de cette charge.

"En un mot, tous s'appliquent avec constance à ne pas négliger de quelque manière que ce soit avec laquelle vous pouvez atteindre la perfection, avec la grâce divine, dans l'observance entière de toutes les Constitutions et de la règle propre à votre Institut. Notre prédécesseur de pieuse mémoire Clément XIII est crédité de ces paroles qui, si elles ne sont pas littéralement les mêmes, le sont, du moins dans leur sens, et expriment certainement leur pensée, quand on lui a demandé de laisser votre Ordre changer l'Institut, fondé par Saint Ignace : "Qu'ils soient tels qu'ils sont ou non".[/i] C'est aussi Notre pensée : que les Jésuites soient tels qu'ils ont été formés par les Exercices Spirituels et que leurs Constitutions le désirent. D'autres, en l'Église, sous la direction de la hiérarchie, cherche Dieu avec louange, par un chemin en plusieurs points différents ; pour vous, votre Institut est "le chemin vers Dieu". La règle de vie, tant de fois approuvée par le Saint-Siège, les œuvres d'apostolat que le Saint-Siège vous a particulièrement confiées, est votre programme, en collaboration fraternelle avec les autres ouvriers du Vignoble du Seigneur ; que tous, sous la direction du Saint-Siège et des évêques, travaillent pour la venue du Royaume de Dieu.

"En gage de la lumière de l'Esprit-Saint sur les œuvres de votre Congrégation et d'une effusion de grâce divine sur chacun des membres de votre Société, avec l'affection d'un cœur paternel, Nous vous donnons la Bénédiction Apostolique.''


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