''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

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Message  Monique le Mer 10 Oct 2018, 4:55 pm

http://messe.forumactif.org/t8247-sede-vacante-del-r-p-joaquin-saenz-y-arriaga#146130

PROLOGUE DU LIVRE "SEDE VACANTE " de R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga
Par RENÉ CAPISTRÁN GARZA

-Son Éminence le Cardinal Archevêque Primat du Mexique, Don Miguel Darío Miranda y Gómez, a envisagé d'accomplir un acte de justice basé sur le Droit Canonique et même exigé par celui-ci, en s'adressant à M. Pbro. et Dr. Joaquín Sáenz Arriaga la peine maximale dont dispose l'Église catholique pour sauvegarder la foi lorsqu'une personne est baptisée, laïque ou ecclésiastique, subit une grave transgression du droit canonique au détriment de la Vérité ou préjudice direct et injuste aux droits, intérêts ou doctrine de l'Église elle-même. Aucun trésor du monde ne vaut pour un catholique, ce qui vaut d'être catholique; parce qu'être catholique le met sur la voie qui mène à la béatitude éternelle, qui est de toutes les affaires humaines fondamentales, la plus humaine de toutes les affaires.

Ce fait qu'il y a un chemin de salut éternel -- un chemin balisé par la parole du Christ, prononcée une fois pour toutes au cours de sa prédication, et élargie et expliquée plus tard par ses Apôtres dans l'Église déjà instituée la nuit même où la passion a commencé -- est une réalité d'acteur pour les croyants et les non-croyants, tout comme il est une réalité d'acteur que la prise de cyanure tue à la fois celui qui connaît heureusement l'existence du cyanure et celui qui malheureusement ne le sait pas. Ignorer les faits ou les nier lorsqu'ils sont connus, n'immunise pas contre leurs inflexibles conséquences.

Analysons le texte du décret qui excommunie Sáenz Arriaga et examinons son emplacement dans le droit canonique post-conciliaire. Si l'emplacement est correct, le décret est valide. Si l'emplacement est faux ou erroné, le décret est nul, conformément à la législation post-conciliaire elle-même. Et dans cet état la question, le juge doit être, pour l'application juste des lois, un arbitre indiscutable ; mais jamais, un arbitre récusable.

Le décret d'excommunication commence par affirmer que le livre " La Nouvelle Église Montinienne ", dont la doctrine excommunie son auteur, a été publié, et dont le crime consiste en " sans aucune censure ni licence ecclésiastique ". Cette accusation est grave. C'est si grave que, dans son soutien et sa fondation pourraient être légalement invoqués dans le nouveau droit canonique post-conciliaire le Motu Proprio  "Integrae Servandae", publié par Paul VI le 7 décembre 1965 (A.A.S. - c'est-à-dire - Acte Apostolique Saedis- 47, folios de 952 à 955).

Ce Motu Proprio, qui peut être invoqué pour fonder le crime et sa sanction, établit au numéro 5 les fonctions correspondant à la Congrégation pour la doctrine de la foi, celle-là : "Enquêter diligemment sur les livres qu'ils lui sont dénoncés, et les réprimande s'il le juge approprié, mais en écoutant l'auteur et en lui donnant la faculté de de se défendre, même par écrit, non sans d'abord informer l'ordinaire, comme déjà prévu dans la Constitution proclamée en faveur de la vie, de Notre Prédécesseur, de mémoire heureuse, Benoît XIV ".

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Message  Monique le Jeu 11 Oct 2018, 10:09 am

Mais qui plus est, à cette autorisation "légitime" post-conciliaire qui servirait de support au Cardinal pour réduire l'impalpable poussière à M. Pbro. Sáenz Arriaga pour avoir publié "La Nouvelle Église Montinienne" sans aucune censure ni licence ecclésiastique, est ajouté la Notification de la Sacrée Congrégation pour la Défense de la Foi du 14 juin 1966 -un an plus tard- est ajoutée (A.A.S., 58, folio 445), Notification qui dit : "Mais s'ils publient des doctrines et des opinions, quelle que soit la manière dont elles sont diffusées, qu'elles soient contraires aux principes de la foi et des coutumes, et leurs auteurs invités courtoisement à corriger les erreurs qu'ils refusent pour l'exécuter, le Saint-Siège, faisant usage de son droit et dans l'accomplissement de son devoir, réprouvera, notamment publiquement, de tels écrits pour s'occuper du bien des âmes avec l'intégrité qui leur est due".

Et il est évident qu'aucun évêque, archevêque ou cardinal ne peut aller plus loin, et moins dans la législation post-conciliaire, que le Saint-Siège lui-même, qui n'excommunie pas mais "réprimande" si la faute est commise. Ces textes - qui ne parlent pas de l'excommunication de la personne mais de la "réprobation" du contenu de l'œuvre, et qui renvoient donc à la pensée doctrinale de l'œuvre et non à la personne de l'auteur - ont provoqué une avalanche de consultations demandant des déclarations, des clarifications et des explications.

La réponse de la Sacrée Congrégation de la Foi à l'égard du canon 2318 qui impose certaines sanctions, dont l'excommunication, contre les transgresseurs de la loi de la censure indiquée au canon 1385, a été publié le 15 novembre 1966, déclarant dans sa partie respective : "mais ceux qui ont pu être soumis aux censures établies par le Canon 2318 doivent être considérés comme acquittés par le fait que ce Canon a été abrogé'' (A.A.S., 58, folio 1186).

Le Défenseur public des catholiques progressistes mexicains diplômé Général María González, a tenté de fonder dans "Excélsior" l'application légitime de ce droit abrogé, invoquant le canon 2222. qui stipule que l'évêque peut punir "même si la loi n'est pas annexée, aucune sanction, avec une peine juste, même sans préalable condamnation, pour la transgression de la loi. . ." ; mais dans le cas présent, il n'y a pas violation de la Loi sur la Censure car, à la stupéfaction et à l'étonnement du citoyen défenseur de la fonction, que la loi sur la Censure a été abrogée, ce qui, entre autres conséquences, a pour effet d'abroger la compétence du diplômé concerné en la matière.  

Par conséquent, la base juridique a disparu, non pas pour interdire la lecture du livre, ce que le Cardinal aurait pu faire de toute façon. Ce qu'il a fait, c'est s'envoler en confondant l'interdiction d'une œuvre avec l'excommunication de son auteur, avec laquelle la dernière partie du premier paragraphe du décret cardinal s'effondre également : "Et bien qu'il ait déjà été averti de l'obligation imposée par un tel Canon.'' D'abord, le Pbro. Sáenz Arriaga n'avait pas été invité avec courtoisie ou discourtoisie "à corriger ses erreurs" (A.A.S., folio 445 déjà cité), et dans le second Canon 2318 qui décrétait certaines peines pour ceux qui publiaient des livres sans censure ecclésiastique préalable, avait déjà été abrogé par le Nouveau Droit Canonique. Et une loi canonique abrogée ne peut pas être ravivée par elle-même, pas plus qu'un Cardinal tout entier pour qui, d'autre part, pourrait être invité "courtoisement" à corriger ses propres erreurs, préférant corriger celles des autres. Mais même pas ça. Parce que...

Dans son deuxième paragraphe, le Décret d'excommunication, poliment réfuté ici, dit que "d'après l'examen méticuleux de ce livre, il est évident qu'il contient une échelle d'injures graves, d'insultes et de jugements hérétiques prononcés directement contre le Pontife romain et les Pères du Concile Vatican II ; dans la mesure où l'auteur affirme, avec une malice naïve, que l'Église est "céphalique" parce que le Saint-Père a encouru dans l'hérésie. L'auteur de ce livre excite les fidèles à la désobéissance au Saint-Père et encourage l'aversion et la haine contre ses actes, ses décrets et ses décisions, conspirant ainsi contre l'Autorité suprême de l'Église. Par conséquent, c'est un livre scandaleux et préjudiciable au bien commun de l'Église''.

L'argument est incontestable, à condition, bien sûr, sur ce point comme sur toutes les questions de droit, que celui qui dit une chose soit celui qui doit le prouver. Si Son Eminence le Cardinal affirme tout ce qu'il a dit ce qui précède en ce qui concerne ce que dit le livre, doit avoir la bonté de le prouver aussi de manière irréfutable ; autrement on pourrait supposer dans Son Éminence un certain drame délibéré, explicable "naïvement mais avec malice", dans le zèle de resserrer leurs liens avec la Curie romaine, en levant le collier. Mais il est aussi difficile de lever le collier qu'il est difficile de prouver de manière irréfutable que le livre produit toutes ces choses horribles dont le décret nous parle

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Message  Monique le Ven 12 Oct 2018, 10:37 am

Parce qu'on voit. Le Cardinal dit : "Il est évident en lui (dans le livre)", ceci, cela et au-delà. Quel est le sens du mot évident ? L'évidence est quelque chose de vrai, de clair, de breveté sans l'ombre d'un doute. Disons, axiomatique ; il n'a pas besoin d'une démonstration. Par conséquent, si dans le livre il est évident que tout ce qui est le Cardinal, pourquoi au début de ce deuxième paragraphe dit la violette? "D'après l'examen approfondi de ce livre, c'est évident. . ." Quelque chose d'évident, c'est-à-dire quelque chose de certain, de clair, de breveté et sans le moindre doute, nécessite-t-il un "examen approfondi" tel qu'il est expressément énoncé dans le décret ? Pourquoi examinent-ils un texte qui est évident ? Non ; du texte, les conclusions du Cardinal ne sont pas suivies de manière aussi "évidente" ; à moins que le Cardinal ne conclue des choses qui, loin d'être évidentes, exigent un examen minutieux pour trouver un moyen de les rendre évidentes.

Il est inconcevable qu'il y ait tant d'insécurité, tant de contradiction, tant de frivolité dans un document publié par un nombre si élevé de personnes la dignité ecclésiastique que sont les cardinaux, rien de moins que d'excommunier quelqu'un de l'Église - est de dire, dans ce cas, de suspendre le prêtre dans l'exercice du ministère et de priver les fidèles des sacrements - car le prêtre et les fidèles, loin de combattre le Pontificat et la Primauté de Pierre, indiquent au successeur actuel de ce dernier de tolérer les plus grands écarts de la foi, et encourager les larmes liturgiques et doctrinales en nommant et soutenant des évêques et des cardinaux rebelles au Pontificat avec la complaisance inexplicable du Pontife lui-même, et conduire l'Église dans une conspiration sacrilège avec le communisme qui semble imminente et victorieuse aux progressifs. Ce ne sont pas, comme dans la Rome antique, les chrétiens qui christianisent les barbares ; ce sont les barbares qui barbalisent les chrétiens ; et ce n'est pas une insulte, mais la défense du Pontificat et de sa mission sacrée. Le censurer, oui, pour désertion. Et la vérité dans la défense de la Vérité est peut-être tout sauf hérésie.

Et ne le passez pas sous la Mitre ou sous la Chapelle l'archevêque la "malice naïve" de m'excommunier aussi. Parce que moi afin d'éviter les inconvénients et les revers, je me considère en dehors de l'Église catholique, mais de l'Église qui permet de remettre en cause l'Eucharistie, qui permet la circulation de catéchismes hérétiques hollandais, et remettre en question la Virginité de la Mère de Dieu, et dans laquelle il y a un Cardinal comme Willebrant qui doute de l'infaillibilité dogmatique du Pape, et demande la révision du jugement sur Luther à qui il faut donner raison, rien de moins que parce que le petit ange avait raison !

Pour moi, cette Église Nouvelle et ses promoteurs sont les excommuniés "ipso facto", avec ou sans décret, et que bien qu'ils défendent le Pape comme personne humaine, ils attaquent la papauté comme institution divine. Des choses en profondeur, jusqu'au bout ; sinon, nous mériterons "évidemment" l'excommunication. Et il y a un Décret en cours de Graciano, qui dit que les excommuniés ne peuvent pas excommunier. On passe de surprise en surprise et tout ça parce que Monseigneur Reynoso, secrétaire de la Mitre, est un peu précipité.

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Message  Monique le Sam 13 Oct 2018, 8:31 am

Avec quelle autorité morale ou canonique le néant naïf ou malveillant, mais hypothétique et très raisonnable, est-il l'opinion du P. Saenz en ce sens que l'Église est peut-être céphalique et décrite comme "malice naïve" ? Etre Cardinal, c'est beaucoup moins qu'être l'Église. Ce n'est même pas la même chose, et encore moins en ces temps de claudication tourbillonnante, d'hérésies en chaîne et d'œcuménismes avec le feu vert à l'erreur. ''Internis non Judicat Ecclessia" moins "Judicat de Internis" Son Eminence le Cardinal. En bref : le canon 1385 établit la censure préalable pour la publication des livres ; et le canon 2318 établit la peine : "ipso facto" dans l'excommunication. Les deux canons sont régis par le principe de "la nature du crime" établi dans le canon 2195 : "CRIME'' : la violation externe et moralement imputable d'une loi qui comporte une sanction canonique annexe".

La sanction canonique établie par le Canon 2318 a disparu, elle n'est pas en vigueur, selon "Les Réponses" que le 15 novembre 1966, comme je l'ai déjà mentionné, la Sacrée Congrégation pour la Défense de la Foi a donné aux questions posées à cause des doutes qui ont donné naissance à la "Notification" du 14 juin 1966, et au Motu Proprio "Integrae Servandae" du 7 décembre 1965. En supposant que le canon 1385 soit en vigueur, il ne porte pas de sanction annexée, et sa transgression ne constitue donc pas un crime et ne mérite pas de sanction en vertu de l'abrogation du canon 2318 ; c'est-à-dire, en supposant qu'en l'espèce aucune licence n'ait été demandée, il n'a même pas procédé à l'excommunication, prévue par le canon cité, en raison de sa suppression.

Il invoque le Décret, non pas comme fondement de l'action -ce qui serait une mauvaise action- mais comme forme procédurale, le Canon 2222 allégué par le défenseur d'office Don Genaro, qui implique que l'évêque peut punir la transgression de la loi qui n'entraîne pas de punition, avec une juste sanction, même sans connotation préalable. L'hypothèse du Canon est la violation d'une loi qui n'existe plus ; et il ajoute, pour le critère de l'évêque, qu'il y a un scandale provoqué par la transgression de la loi, qui est l'hypothèse initiale et fondamentale, ou que la gravité de la transgression l'exige.

Dans le cas de la transgression de la loi de censure n'exige pas la peine qui a été demandée pour le cas du DELITE, maintenant abrogé, (à publier sans censure préalable) et c'est seulement le critère de l'évêque qui a évalué "le scandale" pour justifier la peine, soit en invoquant un droit abrogé, soit en se réfugiant en cas de doute dans une faculté sur la "transgression de la loi" ou le "scandale" estimé par l'évêque lui-même sans considérer que le canon 2318, abrogé, a été considéré, quant à la sanction de l'excommunication - entre autres, ceci étant le maximum, - comme inopérant, puisque ceux qui peuvent avoir encouru dans les censures établies par le Canon 2318 doivent être considérés acquittés de la même chose pour le fait que ce Canon a été abrogé (A.A.S. 58, 1186).

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Message  Monique le Dim 14 Oct 2018, 7:58 am


Concluons cette première partie : les sanctions canoniques imposées à Sáenz Arriaga ne sont donc pas conformes à la loi :

A.- Parce qu'il n'y a pas de commission du crime.

B.-Parce qu'elles sont contraires aux dispositions du Motu Proprio Integrae Servandae, par Notification 14 Juin 1966 (A.A.S. 58, folio 445) et contre les réponses de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi (A.A.S. 58, folio 445). Doctrine de la foi du 15 novembre 1966 (A.A.S. 58, 1186). Il n'y a pas de pénalité pour manque de censure. Quelle honte !

C.-Parce que, plus abondamment, le Canon 2222, paragraphe 1°, que le Décret et Don Genaro invoquent en relation avec le 2223, impliquent qu'une loi est violée et qu'un juge intervient ; et dans ce cas, aucune loi n'a été violée et quant au juge, il ne s'est pas conformé aux termes des Canons 1946 et 1954 qui supposent l'inquisition, la citation à comparaître, la comparution et les procédures judiciaires. Ces Canons peuvent être consultés par n'importe qui, jusqu'à M. Genaro María González, qui peut faire si peu, avec le Code ecclésiastique en vigueur.

D.- Parce que la Notification de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 14 juin 1966 est violée, parce qu'aucune indication polie ou même discourtoise n'a été donnée pour que la personne sanctionnée voyant "ses erreurs" les corrige en démontrant qu'elle était opposée aux principes de la foi et aux coutumes.

Avec la foi, l'autorité, les principes et la dignité des personnes, on ne peut et on ne doit pas jouer, encore moins improviser, ni jongler avec ce qu'on sait, en ayant trop confiance que les autres ne savent rien sur rien. Parce que les meilleurs résultats lorsque vous vous souvenez peut-être de quelque chose.

Et ces derniers mots opportuns de la première partie de mon exposé ne sont pas mes paroles, mais celles de Paul VI dans l'exhortation prononcée à la Maison des Garçons le premier de ce mois ("Excélsior", dimanche 2 janvier 1972, page 2A) : "Et le fait que certains s'incarnent en voulant imposer leurs idées à d'autres, sous peine de malheur, de répression et de punition, est un véritable ordre ?''

Bien sûr que non, mais je vous prie de le transmettre au cardinal Miguel Darío Miranda y Gómez, le plus digne Primat Archevêque du Mexique. Il est urgent que vous le sachiez. Et demandez-lui s'il n'y a pas un dogme qui affirme que le Pape est personnellement infaillible en dehors de son enseignement ex-cathédrale dans lequel , il est certainement.

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Message  Monique le Lun 15 Oct 2018, 2:24 pm

-II-

Depuis que le camarade Miguel de Cervantes Saavedra a inventé que jamais les secondes parties n'étaient le prologue de la deuxième partie de la vie de l'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha, cette expression a reçu une valeur automatique et axiomatique. Et c'est là que se trouve la tache. Parce qu'il y a des deuxièmes parties qui ne sont pas seulement bonnes, mais meilleures.

Dans le cas présent, par exemple, de l'excommunication du père Saenz, s'il était bon de démontrer que l'application de cette peine est canoniquement frauduleuse, puisqu'elle était fondée sur un Canon abrogé déjà en droit post-conciliaire, il serait bien mieux de démontrer dans cette deuxième partie que l'autorité excommunicante a perdu son droit à l'excommunication même dans l'hypothèse inacceptable que cette dernière était juste dans cette affaire. Le point de départ est cette question : un hérétique peut-il excommunier ?

Son respect hérétique Porfirio Miranda et de la Parra S. J., qui a écrit le livre "Marx et la Bible" dans la moitié de l'année dernière, (1970) a obtenu sans en avoir besoin, puisque la loi respective n'existe plus, le "nihil obstat" pour son livre ; l''imprimatur", bien rempli de récitals favorables et bienveillants du Cardinal Don Miguel Darío Miranda y Gómez, ainsi que l'Archevêque Primat du Mexique, et je le répète, ont obtenu tout cela sans que nécessité, parce que les lois qui ont établi comme obligatoire la censure ecclésiastique précédente des Œuvres, étaient les suivantes abrogé par le droit œcuménique du pape Paul VI. De plus, même sans nécessité, l'archevêque a volontairement donné l''imprimatur" au livre "Marx et la Bible", parce que, comme ceux qui sont considérés comme autorités ecclésiastiques prient dans le livre lui-même, il a été jugé que "cette publication est dans le dogme catholique".

Le Saint Évangile dit : "Tout a été fait par Lui, et rien n'a été fait sans Lui''. (S. J. qui dans ce cas ne signifie pas ceque vous pensez, mais Saint Jean, Chapitre. I) ; et c'est de foi catholique que "Dieu est le créateur de tout ce qui existe" ; c'est pourquoi nous le répétons dans le Credo, sauf les progressistes qui ne croient pas au Credo : "Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du Ciel et de la Terre ", c'est-à-dire " Créateur de tout ce qui existe, de tout ce qui est visible et de tout ce qui est invisible ", c'est-à-dire : DIEU le PANTOCRATEUR, ou Dieu le Créateur de tous. Cette foi n'est pas seulement le fondement de la religion surnaturelle, sur laquelle repose toute la théologie sacrée désormais fatiguée, mais elle est en outre le fondement de toute religion, même de la religion naturelle. Eh bien, le P. Porfirio Miranda et de la Parra S. J. - non pas Saint Jean ne l'affirme dans son livre : " c'est l'essence même du christianisme qui est en question... Marx ne pouvait évidemment pas relier cette exigence (la morale) au dieu pantocrator, que l'Occident adorait et adore ; je fais mien son rejet de cette idole et de toutes les idoles...".

Le Père Miranda, idolâtré par les progressistes, rejette le dieu pantocrator ; la Foi de Dieu Créateur de tout, par cette Foi, par l'Eglise, l'Occident a adoré et adore Dieu ; et que Dieu est appelé une idole ; et que Dieu rejette, par adhésion au rejet de Dieu fait par Karl Marx, idole des communistes et des catholiques communistes. Blasphème ! Hérésie ! mais pas pour l'archevêque de Mexico, le cardinal Miranda, qui considérait que cette publication "est dans le dogme catholique" et lui donnait "l'imprimatur", et affirmait pour lui, comme pasteur du Peuple de Dieu, qu'il est catholique de faire le rejet de Dieu fait par le  P. Miranda S. J. -non pas Saint Jean- suit-il et en faisant sien le rejet de Dieu par Marx. De l'avis de l'archevêque, il s'agit là d'un déni explicite de l'existence de la foi; le mépris de la religion, l'insulte à Dieu et le scandale du prochain. Ici aussi, comme dans le décret sur l'excommunication, on peut énumérer des "erreurs".

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Message  Monique le Mar 16 Oct 2018, 7:58 am

Mais ici, l'énumération est légitime.

Cette "imprimatur", qui n'était même pas liée par le droit canonique, est une "imprimatur" non involontaire ; elle est méditée ; et obstinée en ce que l'hérésie contenue dans le livre "Marx et la Bible" relève de la doctrine catholique ;  L'archevêque ne peut prétendre dans sa modestie reconnue, son ignorance de la foi catholique ; on ne remarque pas dans son ton impératif, que l'archevêque n'a été effrayé ni par l'auteur Don Porfirio, ni par le R.P. Provincial de la Compagnie de Jésus, ni par les censeurs hérétiques ; Il n'y a pas de place pour la tromperie, parce que "la considération" qu'il fait indique qu'il a considéré ce que le livre soutient ; donc, ce rejet de Dieu Pantocrator, pour "imprimatur", fait que la conduite de l'Archevêque soit, pour parler comme "Docteur et Maître" des fidèles, que nous lui étions paternellement confiés, pas seulement sérieusement, mais très grave à cause du cas de HÉRÉSIE dans Archevêque.

L'archevêque avait le pouvoir de corriger et aussi le devoir et le pouvoir de ne pas donner d'imprimatur à l'hérésie, la faisant passer comme dans la doctrine catholique ; il était capable de corriger, car c'était son pouvoir de le faire ; ne voulait pas le corriger ; il a donné l'imprimatur. L'exemple abonde : il n'y a pas que l'autorité qui est abdiquée. Il est utilisé à l'opposé de son but.

Le décret de Graciano auquel j'ai déjà fait référence, en vigueur dans l'Église selon le canon 6 du Code de Droit. Canonique, nous donne la ligne directrice pour mesurer la transcendance que cette "Imprimatur à l'Hérésie'', dans laquelle l'archevêque s'est engagé, parce que "quiconque peut amender les crimes, ne les corrige pas, il les commet lui-même" ; et plus encore, l'archevêque a su résister à l'erreur ; c'était son devoir pastoral, et il n'y a pas résisté ; et "quand on ne résiste pas à l'erreur, elle est approuvée" ; Ainsi, une fois que l'hérésie a été commise par l'Archevêque du Mexique, et approuvée plus qu'engagée, il ne nous reste plus qu'à répéter avec le décret de Graciano : "Il est clair que quiconque s'éloigne de la foi n'a pas le pouvoir de Maudire ou de Bénir".

Je me demande comment un archevêque tombé dans l'hérésie a pu excommunier Père Pbro et Dr Joaquín Sáenz Arriaga ? et je me réponds : Eh bien très facilement, tombant dans le vice de décréter des excommunications en gros, qui sont bien sûr moins chères, comme cela s'est produit dans le cas des frères Santacruz - auxquels le Saint-Siège lui-même l'a évoqué - et dans d'autres cas d'un niveau similaire, qui ont déjà été mentionnés au cours de cette tempête déclenchée par Son Éminence le Cardinal avec l'inspiration droite et discrète du Secrétaire de la Mitra, Monseigneur Reynoso.

Ce monseigneur Reynoso, pour le plus grand plaisir de la jeunesse universitaire, est et mérite le Professeur de droit canonique à l'Université nationale du Mexique, qui le mérite aussi.
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Message  Monique Hier à 12:40 pm

CHAPITRE I

Dans le droit ecclésiastique, "SIÈGE" signifie la même dignité que les évêques et archevêques, y compris celle du souverain pontife, autorité suprême visible dans l'Église, que l'évêque de Rome, successeur de Pierre, le Vicaire du Christ, son lieutenant, et donc pour avoir possédé toutes les prérogatives et les pouvoirs que Jésus Christ lui-même, le Fils de Dieu fait homme, le Divin Fondateur de l'Église, a voulu donner à Simon, fils de Jean (Bar-Yoná), auquel il a aussi donné le nom symbolique de PIERRE, pierre sur laquelle il voulait bâtir sa Sainte Église.

Avec plus de propriété, il est connu sous le nom de "SIÈGE", le territoire sur lequel les évêques et les archevêques exercent leur juridiction et la "PRÉSIDENCE", qu'ils occupent, comme symbole de la juridiction suprême, qu'ils ont dans le gouvernement de leur diocèse.

Aussi, comme je l'ai dit, l'évêque de Rome a son "SIÈGE" ; mais, parce qu'il est le successeur de Pierre, à qui Jésus Christ a confié le gouvernement de l'Église universelle, ce "SIÈGE" de Rome est appelé " Saint-Siège " ou "SIÈGE " APOSTOLIQUE".

Cependant, en langage canonique, ce titre désigne non seulement le Souverain Pontife romain, mais aussi les Congrégations, Tribunaux et Offices par lesquels le Pape expédie habituellement les affaires de l'Église Universel. Le canon 7 du droit canonique actuel dit : "Si, par la nature de l'affaire ou par le contexte, rien d'autre n'apparaît, dans ce Code le nom "SIÈGE APOSTOLIQUE" ou "SAINT SIÈGE" signifie non seulement le Pontife Romain, mais aussi les Congrégations, les Tribunaux, les Offices, par lesquels le même Pontife romain expédie habituellement les affaires de l'Église universelle."

Le titre "SIÈGE APOSTOLIQUE" ou "SAINT SIÈGE" a deux sens : un sens large, qui inclut les Congrégations, les Tribunaux, les Offices, et non les autres Commissions, Instituts ou Secrétariats, appelés Pontificaux. Et une autre restreinte, qui signifie exclusivement la personne même du Souverain Pontife romain.

Par "SIÈGE  VACANT", en langage canonique, on entend l'absence, par la mort, le renoncement, le transfert ou la disparition, soit des évêques, dans les Églises locales, soit du souverain pontife dans l'Église universelle. Et "SEDE IMPEDIDA" signifie la "PRÉSIDENCE ÉPISCOPALE",  que sans être "VACANT", il existe néanmoins un fait qui empêche l'Évêque ou le Pape d'avoir un gouvernement personnel, responsable et légitime de son Église, soit par la maladie, soit par une autre cause qui paralyse pour ainsi dire le véritable exercice de pouvoirs reçus du Christ pour le bien des âmes qui leur sont confiées. Comme dans le cas du cardinal Mindzenty, lors de son épreuve terrible et prolongée.

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Message  Monique Aujourd'hui à 10:12 am

Étant donné cette brève explication du sens canonique de "SEDE", "SANTA SEDE" ou "SEDE APOSTOLICA", voyons maintenant s'il est possible d'affirmer "sans malice naïve", comme le dirait le puissant chancelier du Mitre Métropolitain du Mexique ; sans hérésie ni expression "offensante pour les oreilles pieuses", que le Saint-Siège (au sens strict du terme) peut être "vacant", pour une période plus ou moins longue, faute de Pape ou parce que le Pape régnant n'est pas un Pape légitime ou est un Pape entravé.
 
Bien sûr, à la mort d'un pape, avant l'élection de son successeur, le "Saint-Siège" (au sens strict), siège de la papauté, est "vacant". Et pourtant, nous ne pouvons pas dire que la "CHAISE DE PIERRE" n'existe plus ; que le "SAINT-SIÈGE" est mort. Le " SIÈGE VACANT " peut durer et, en fait, a duré longtemps, selon l'Histoire de l'Église, sans que cette vacance dans le pontificat signifie d'aucune façon la disparition de l'Église elle-même. Si nous devions dire le contraire, nous aurions à dire que la nomination du successeur du Pape décédé devrait être faite en même temps que la mort de son prédécesseur, sinon l'Église elle-même, n'ayant pas de Pape, serait sans fondement et l'édifice de l'Église descendrait sur terre. Le Pontife régnant meurt, mais la papauté, l'institution même du Christ, ne meurt pas. Ainsi, de même qu'un Pape peut mourir et que le choix légitime de son successeur peut durer longtemps, de même il est possible que le Pape, apparemment légitimement élu, puisse être un antipape, un imposteur, un infiltré ; et pourtant, même dans ces circonstances afflictives, la papauté et l’Église, comme œuvre divine, restent intactes. Rappelons-nous, par exemple, le cas du Pape Luna, qui avait et qui était respecté comme vrai Pape par beaucoup de catholiques et même par des saints qui sont maintenant canonisés par l'Église ; et pourtant il n'était pas Pape. Nous pourrions argumenter, avec un exemple compréhensible par tous, pour empêcher Luis Reynoso Cervantes - qui serait un authentique descendant d'Abraham, secundum carnem, et donc me déteste chrétiennement - de trouver ma déclaration non seulement osée, mais hérétique. Supposons, dans les choses humaines et possibles qui, après la mort du Pape - Jean B. Montini - un profond schisme surgit dans l'Église, nous pourrions argumenter, avec un exemple compréhensible par tous, pour empêcher Luis Reynoso Cervantes - qui serait un authentique descendant d'Abraham, secundum carnem, et donc me déteste chrétiennement - de trouver ma déclaration non seulement osée, mais hérétique. Supposons, dans les choses humaines et possibles qui, après la mort du Pape - Jean B. Montini - un profond schisme surgit dans l'Église, à cause des ambitions personnelles de ceux qui croient avoir le droit de choisir (comme les Danielou, les Suenens, les Villot), ou à cause d'engagements pris avec des groupes puissants qui, par télécommande, font pression sur ceux qui doivent choisir le successeur de Pierre, ou pour toute autre raison qui empêche ou retarde le bon choix (ces hypothèses ne sont ni chimériques, ni absurdes ni irréalisables ; elles sont réelles, elles sont historiques comme nous allons pouvoir le démontrer). Pouvons-nous donc dire que l'institution du Christ a échoué ; que l'Église, fondée par Lui, a cessé d'exister ?

L'œuvre du Christ n'échoue pas, ni ne peut échouer, même si les hommes, consciemment ou inconsciemment, conspirent pour la détruire, même si les loups, vêtus de peaux de moutons, sont amenés frauduleusement au bercail, même si toute la puissance humaine semble s'unir pour écraser la résistance de ceux qui, comme nous, se battent pour défendre la foi traditionnelle et apostolique.

A SUIVRE...
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Monique

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