''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

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''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

Message  Monique le Mer 10 Oct 2018, 4:55 pm

http://messe.forumactif.org/t8247-sede-vacante-del-r-p-joaquin-saenz-y-arriaga#146130

PROLOGUE DU LIVRE "SEDE VACANTE " de R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga
Par RENÉ CAPISTRÁN GARZA

-Son Éminence le Cardinal Archevêque Primat du Mexique, Don Miguel Darío Miranda y Gómez, a envisagé d'accomplir un acte de justice basé sur le Droit Canonique et même exigé par celui-ci, en s'adressant à M. Pbro. et Dr. Joaquín Sáenz Arriaga la peine maximale dont dispose l'Église catholique pour sauvegarder la foi lorsqu'une personne est baptisée, laïque ou ecclésiastique, subit une grave transgression du droit canonique au détriment de la Vérité ou préjudice direct et injuste aux droits, intérêts ou doctrine de l'Église elle-même. Aucun trésor du monde ne vaut pour un catholique, ce qui vaut d'être catholique; parce qu'être catholique le met sur la voie qui mène à la béatitude éternelle, qui est de toutes les affaires humaines fondamentales, la plus humaine de toutes les affaires.

Ce fait qu'il y a un chemin de salut éternel -- un chemin balisé par la parole du Christ, prononcée une fois pour toutes au cours de sa prédication, et élargie et expliquée plus tard par ses Apôtres dans l'Église déjà instituée la nuit même où la passion a commencé -- est une réalité d'acteur pour les croyants et les non-croyants, tout comme il est une réalité d'acteur que la prise de cyanure tue à la fois celui qui connaît heureusement l'existence du cyanure et celui qui malheureusement ne le sait pas. Ignorer les faits ou les nier lorsqu'ils sont connus, n'immunise pas contre leurs inflexibles conséquences.

Analysons le texte du décret qui excommunie Sáenz Arriaga et examinons son emplacement dans le droit canonique post-conciliaire. Si l'emplacement est correct, le décret est valide. Si l'emplacement est faux ou erroné, le décret est nul, conformément à la législation post-conciliaire elle-même. Et dans cet état la question, le juge doit être, pour l'application juste des lois, un arbitre indiscutable ; mais jamais, un arbitre récusable.

Le décret d'excommunication commence par affirmer que le livre " La Nouvelle Église Montinienne ", dont la doctrine excommunie son auteur, a été publié, et dont le crime consiste en " sans aucune censure ni licence ecclésiastique ". Cette accusation est grave. C'est si grave que, dans son soutien et sa fondation pourraient être légalement invoqués dans le nouveau droit canonique post-conciliaire le Motu Proprio  "Integrae Servandae", publié par Paul VI le 7 décembre 1965 (A.A.S. - c'est-à-dire - Acte Apostolique Saedis- 47, folios de 952 à 955).

Ce Motu Proprio, qui peut être invoqué pour fonder le crime et sa sanction, établit au numéro 5 les fonctions correspondant à la Congrégation pour la doctrine de la foi, celle-là : "Enquêter diligemment sur les livres qu'ils lui sont dénoncés, et les réprimande s'il le juge approprié, mais en écoutant l'auteur et en lui donnant la faculté de de se défendre, même par écrit, non sans d'abord informer l'ordinaire, comme déjà prévu dans la Constitution proclamée en faveur de la vie, de Notre Prédécesseur, de mémoire heureuse, Benoît XIV ".

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Message  Monique le Jeu 11 Oct 2018, 10:09 am

Mais qui plus est, à cette autorisation "légitime" post-conciliaire qui servirait de support au Cardinal pour réduire l'impalpable poussière à M. Pbro. Sáenz Arriaga pour avoir publié "La Nouvelle Église Montinienne" sans aucune censure ni licence ecclésiastique, est ajouté la Notification de la Sacrée Congrégation pour la Défense de la Foi du 14 juin 1966 -un an plus tard- est ajoutée (A.A.S., 58, folio 445), Notification qui dit : "Mais s'ils publient des doctrines et des opinions, quelle que soit la manière dont elles sont diffusées, qu'elles soient contraires aux principes de la foi et des coutumes, et leurs auteurs invités courtoisement à corriger les erreurs qu'ils refusent pour l'exécuter, le Saint-Siège, faisant usage de son droit et dans l'accomplissement de son devoir, réprouvera, notamment publiquement, de tels écrits pour s'occuper du bien des âmes avec l'intégrité qui leur est due".

Et il est évident qu'aucun évêque, archevêque ou cardinal ne peut aller plus loin, et moins dans la législation post-conciliaire, que le Saint-Siège lui-même, qui n'excommunie pas mais "réprimande" si la faute est commise. Ces textes - qui ne parlent pas de l'excommunication de la personne mais de la "réprobation" du contenu de l'œuvre, et qui renvoient donc à la pensée doctrinale de l'œuvre et non à la personne de l'auteur - ont provoqué une avalanche de consultations demandant des déclarations, des clarifications et des explications.

La réponse de la Sacrée Congrégation de la Foi à l'égard du canon 2318 qui impose certaines sanctions, dont l'excommunication, contre les transgresseurs de la loi de la censure indiquée au canon 1385, a été publié le 15 novembre 1966, déclarant dans sa partie respective : "mais ceux qui ont pu être soumis aux censures établies par le Canon 2318 doivent être considérés comme acquittés par le fait que ce Canon a été abrogé'' (A.A.S., 58, folio 1186).

Le Défenseur public des catholiques progressistes mexicains diplômé Général María González, a tenté de fonder dans "Excélsior" l'application légitime de ce droit abrogé, invoquant le canon 2222. qui stipule que l'évêque peut punir "même si la loi n'est pas annexée, aucune sanction, avec une peine juste, même sans préalable condamnation, pour la transgression de la loi. . ." ; mais dans le cas présent, il n'y a pas violation de la Loi sur la Censure car, à la stupéfaction et à l'étonnement du citoyen défenseur de la fonction, que la loi sur la Censure a été abrogée, ce qui, entre autres conséquences, a pour effet d'abroger la compétence du diplômé concerné en la matière.  

Par conséquent, la base juridique a disparu, non pas pour interdire la lecture du livre, ce que le Cardinal aurait pu faire de toute façon. Ce qu'il a fait, c'est s'envoler en confondant l'interdiction d'une œuvre avec l'excommunication de son auteur, avec laquelle la dernière partie du premier paragraphe du décret cardinal s'effondre également : "Et bien qu'il ait déjà été averti de l'obligation imposée par un tel Canon.'' D'abord, le Pbro. Sáenz Arriaga n'avait pas été invité avec courtoisie ou discourtoisie "à corriger ses erreurs" (A.A.S., folio 445 déjà cité), et dans le second Canon 2318 qui décrétait certaines peines pour ceux qui publiaient des livres sans censure ecclésiastique préalable, avait déjà été abrogé par le Nouveau Droit Canonique. Et une loi canonique abrogée ne peut pas être ravivée par elle-même, pas plus qu'un Cardinal tout entier pour qui, d'autre part, pourrait être invité "courtoisement" à corriger ses propres erreurs, préférant corriger celles des autres. Mais même pas ça. Parce que...

Dans son deuxième paragraphe, le Décret d'excommunication, poliment réfuté ici, dit que "d'après l'examen méticuleux de ce livre, il est évident qu'il contient une échelle d'injures graves, d'insultes et de jugements hérétiques prononcés directement contre le Pontife romain et les Pères du Concile Vatican II ; dans la mesure où l'auteur affirme, avec une malice naïve, que l'Église est "céphalique" parce que le Saint-Père a encouru dans l'hérésie. L'auteur de ce livre excite les fidèles à la désobéissance au Saint-Père et encourage l'aversion et la haine contre ses actes, ses décrets et ses décisions, conspirant ainsi contre l'Autorité suprême de l'Église. Par conséquent, c'est un livre scandaleux et préjudiciable au bien commun de l'Église''.

L'argument est incontestable, à condition, bien sûr, sur ce point comme sur toutes les questions de droit, que celui qui dit une chose soit celui qui doit le prouver. Si Son Eminence le Cardinal affirme tout ce qu'il a dit ce qui précède en ce qui concerne ce que dit le livre, doit avoir la bonté de le prouver aussi de manière irréfutable ; autrement on pourrait supposer dans Son Éminence un certain drame délibéré, explicable "naïvement mais avec malice", dans le zèle de resserrer leurs liens avec la Curie romaine, en levant le collier. Mais il est aussi difficile de lever le collier qu'il est difficile de prouver de manière irréfutable que le livre produit toutes ces choses horribles dont le décret nous parle

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Message  Monique le Ven 12 Oct 2018, 10:37 am

Parce qu'on voit. Le Cardinal dit : "Il est évident en lui (dans le livre)", ceci, cela et au-delà. Quel est le sens du mot évident ? L'évidence est quelque chose de vrai, de clair, de breveté sans l'ombre d'un doute. Disons, axiomatique ; il n'a pas besoin d'une démonstration. Par conséquent, si dans le livre il est évident que tout ce qui est le Cardinal, pourquoi au début de ce deuxième paragraphe dit la violette? "D'après l'examen approfondi de ce livre, c'est évident. . ." Quelque chose d'évident, c'est-à-dire quelque chose de certain, de clair, de breveté et sans le moindre doute, nécessite-t-il un "examen approfondi" tel qu'il est expressément énoncé dans le décret ? Pourquoi examinent-ils un texte qui est évident ? Non ; du texte, les conclusions du Cardinal ne sont pas suivies de manière aussi "évidente" ; à moins que le Cardinal ne conclue des choses qui, loin d'être évidentes, exigent un examen minutieux pour trouver un moyen de les rendre évidentes.

Il est inconcevable qu'il y ait tant d'insécurité, tant de contradiction, tant de frivolité dans un document publié par un nombre si élevé de personnes la dignité ecclésiastique que sont les cardinaux, rien de moins que d'excommunier quelqu'un de l'Église - est de dire, dans ce cas, de suspendre le prêtre dans l'exercice du ministère et de priver les fidèles des sacrements - car le prêtre et les fidèles, loin de combattre le Pontificat et la Primauté de Pierre, indiquent au successeur actuel de ce dernier de tolérer les plus grands écarts de la foi, et encourager les larmes liturgiques et doctrinales en nommant et soutenant des évêques et des cardinaux rebelles au Pontificat avec la complaisance inexplicable du Pontife lui-même, et conduire l'Église dans une conspiration sacrilège avec le communisme qui semble imminente et victorieuse aux progressifs. Ce ne sont pas, comme dans la Rome antique, les chrétiens qui christianisent les barbares ; ce sont les barbares qui barbalisent les chrétiens ; et ce n'est pas une insulte, mais la défense du Pontificat et de sa mission sacrée. Le censurer, oui, pour désertion. Et la vérité dans la défense de la Vérité est peut-être tout sauf hérésie.

Et ne le passez pas sous la Mitre ou sous la Chapelle l'archevêque la "malice naïve" de m'excommunier aussi. Parce que moi afin d'éviter les inconvénients et les revers, je me considère en dehors de l'Église catholique, mais de l'Église qui permet de remettre en cause l'Eucharistie, qui permet la circulation de catéchismes hérétiques hollandais, et remettre en question la Virginité de la Mère de Dieu, et dans laquelle il y a un Cardinal comme Willebrant qui doute de l'infaillibilité dogmatique du Pape, et demande la révision du jugement sur Luther à qui il faut donner raison, rien de moins que parce que le petit ange avait raison !

Pour moi, cette Église Nouvelle et ses promoteurs sont les excommuniés "ipso facto", avec ou sans décret, et que bien qu'ils défendent le Pape comme personne humaine, ils attaquent la papauté comme institution divine. Des choses en profondeur, jusqu'au bout ; sinon, nous mériterons "évidemment" l'excommunication. Et il y a un Décret en cours de Graciano, qui dit que les excommuniés ne peuvent pas excommunier. On passe de surprise en surprise et tout ça parce que Monseigneur Reynoso, secrétaire de la Mitre, est un peu précipité.

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Message  Monique le Sam 13 Oct 2018, 8:31 am

Avec quelle autorité morale ou canonique le néant naïf ou malveillant, mais hypothétique et très raisonnable, est-il l'opinion du P. Saenz en ce sens que l'Église est peut-être céphalique et décrite comme "malice naïve" ? Etre Cardinal, c'est beaucoup moins qu'être l'Église. Ce n'est même pas la même chose, et encore moins en ces temps de claudication tourbillonnante, d'hérésies en chaîne et d'œcuménismes avec le feu vert à l'erreur. ''Internis non Judicat Ecclessia" moins "Judicat de Internis" Son Eminence le Cardinal. En bref : le canon 1385 établit la censure préalable pour la publication des livres ; et le canon 2318 établit la peine : "ipso facto" dans l'excommunication. Les deux canons sont régis par le principe de "la nature du crime" établi dans le canon 2195 : "CRIME'' : la violation externe et moralement imputable d'une loi qui comporte une sanction canonique annexe".

La sanction canonique établie par le Canon 2318 a disparu, elle n'est pas en vigueur, selon "Les Réponses" que le 15 novembre 1966, comme je l'ai déjà mentionné, la Sacrée Congrégation pour la Défense de la Foi a donné aux questions posées à cause des doutes qui ont donné naissance à la "Notification" du 14 juin 1966, et au Motu Proprio "Integrae Servandae" du 7 décembre 1965. En supposant que le canon 1385 soit en vigueur, il ne porte pas de sanction annexée, et sa transgression ne constitue donc pas un crime et ne mérite pas de sanction en vertu de l'abrogation du canon 2318 ; c'est-à-dire, en supposant qu'en l'espèce aucune licence n'ait été demandée, il n'a même pas procédé à l'excommunication, prévue par le canon cité, en raison de sa suppression.

Il invoque le Décret, non pas comme fondement de l'action -ce qui serait une mauvaise action- mais comme forme procédurale, le Canon 2222 allégué par le défenseur d'office Don Genaro, qui implique que l'évêque peut punir la transgression de la loi qui n'entraîne pas de punition, avec une juste sanction, même sans connotation préalable. L'hypothèse du Canon est la violation d'une loi qui n'existe plus ; et il ajoute, pour le critère de l'évêque, qu'il y a un scandale provoqué par la transgression de la loi, qui est l'hypothèse initiale et fondamentale, ou que la gravité de la transgression l'exige.

Dans le cas de la transgression de la loi de censure n'exige pas la peine qui a été demandée pour le cas du DELITE, maintenant abrogé, (à publier sans censure préalable) et c'est seulement le critère de l'évêque qui a évalué "le scandale" pour justifier la peine, soit en invoquant un droit abrogé, soit en se réfugiant en cas de doute dans une faculté sur la "transgression de la loi" ou le "scandale" estimé par l'évêque lui-même sans considérer que le canon 2318, abrogé, a été considéré, quant à la sanction de l'excommunication - entre autres, ceci étant le maximum, - comme inopérant, puisque ceux qui peuvent avoir encouru dans les censures établies par le Canon 2318 doivent être considérés acquittés de la même chose pour le fait que ce Canon a été abrogé (A.A.S. 58, 1186).

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Message  Monique le Dim 14 Oct 2018, 7:58 am


Concluons cette première partie : les sanctions canoniques imposées à Sáenz Arriaga ne sont donc pas conformes à la loi :

A.- Parce qu'il n'y a pas de commission du crime.

B.-Parce qu'elles sont contraires aux dispositions du Motu Proprio Integrae Servandae, par Notification 14 Juin 1966 (A.A.S. 58, folio 445) et contre les réponses de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi (A.A.S. 58, folio 445). Doctrine de la foi du 15 novembre 1966 (A.A.S. 58, 1186). Il n'y a pas de pénalité pour manque de censure. Quelle honte !

C.-Parce que, plus abondamment, le Canon 2222, paragraphe 1°, que le Décret et Don Genaro invoquent en relation avec le 2223, impliquent qu'une loi est violée et qu'un juge intervient ; et dans ce cas, aucune loi n'a été violée et quant au juge, il ne s'est pas conformé aux termes des Canons 1946 et 1954 qui supposent l'inquisition, la citation à comparaître, la comparution et les procédures judiciaires. Ces Canons peuvent être consultés par n'importe qui, jusqu'à M. Genaro María González, qui peut faire si peu, avec le Code ecclésiastique en vigueur.

D.- Parce que la Notification de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 14 juin 1966 est violée, parce qu'aucune indication polie ou même discourtoise n'a été donnée pour que la personne sanctionnée voyant "ses erreurs" les corrige en démontrant qu'elle était opposée aux principes de la foi et aux coutumes.

Avec la foi, l'autorité, les principes et la dignité des personnes, on ne peut et on ne doit pas jouer, encore moins improviser, ni jongler avec ce qu'on sait, en ayant trop confiance que les autres ne savent rien sur rien. Parce que les meilleurs résultats lorsque vous vous souvenez peut-être de quelque chose.

Et ces derniers mots opportuns de la première partie de mon exposé ne sont pas mes paroles, mais celles de Paul VI dans l'exhortation prononcée à la Maison des Garçons le premier de ce mois ("Excélsior", dimanche 2 janvier 1972, page 2A) : "Et le fait que certains s'incarnent en voulant imposer leurs idées à d'autres, sous peine de malheur, de répression et de punition, est un véritable ordre ?''

Bien sûr que non, mais je vous prie de le transmettre au cardinal Miguel Darío Miranda y Gómez, le plus digne Primat Archevêque du Mexique. Il est urgent que vous le sachiez. Et demandez-lui s'il n'y a pas un dogme qui affirme que le Pape est personnellement infaillible en dehors de son enseignement ex-cathédrale dans lequel , il est certainement.

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Message  Monique le Lun 15 Oct 2018, 2:24 pm

-II-

Depuis que le camarade Miguel de Cervantes Saavedra a inventé que jamais les secondes parties n'étaient le prologue de la deuxième partie de la vie de l'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha, cette expression a reçu une valeur automatique et axiomatique. Et c'est là que se trouve la tache. Parce qu'il y a des deuxièmes parties qui ne sont pas seulement bonnes, mais meilleures.

Dans le cas présent, par exemple, de l'excommunication du père Saenz, s'il était bon de démontrer que l'application de cette peine est canoniquement frauduleuse, puisqu'elle était fondée sur un Canon abrogé déjà en droit post-conciliaire, il serait bien mieux de démontrer dans cette deuxième partie que l'autorité excommunicante a perdu son droit à l'excommunication même dans l'hypothèse inacceptable que cette dernière était juste dans cette affaire. Le point de départ est cette question : un hérétique peut-il excommunier ?

Son respect hérétique Porfirio Miranda et de la Parra S. J., qui a écrit le livre "Marx et la Bible" dans la moitié de l'année dernière, (1970) a obtenu sans en avoir besoin, puisque la loi respective n'existe plus, le "nihil obstat" pour son livre ; l''imprimatur", bien rempli de récitals favorables et bienveillants du Cardinal Don Miguel Darío Miranda y Gómez, ainsi que l'Archevêque Primat du Mexique, et je le répète, ont obtenu tout cela sans que nécessité, parce que les lois qui ont établi comme obligatoire la censure ecclésiastique précédente des Œuvres, étaient les suivantes abrogé par le droit œcuménique du pape Paul VI. De plus, même sans nécessité, l'archevêque a volontairement donné l''imprimatur" au livre "Marx et la Bible", parce que, comme ceux qui sont considérés comme autorités ecclésiastiques prient dans le livre lui-même, il a été jugé que "cette publication est dans le dogme catholique".

Le Saint Évangile dit : "Tout a été fait par Lui, et rien n'a été fait sans Lui''. (S. J. qui dans ce cas ne signifie pas ceque vous pensez, mais Saint Jean, Chapitre. I) ; et c'est de foi catholique que "Dieu est le créateur de tout ce qui existe" ; c'est pourquoi nous le répétons dans le Credo, sauf les progressistes qui ne croient pas au Credo : "Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du Ciel et de la Terre ", c'est-à-dire " Créateur de tout ce qui existe, de tout ce qui est visible et de tout ce qui est invisible ", c'est-à-dire : DIEU le PANTOCRATEUR, ou Dieu le Créateur de tous. Cette foi n'est pas seulement le fondement de la religion surnaturelle, sur laquelle repose toute la théologie sacrée désormais fatiguée, mais elle est en outre le fondement de toute religion, même de la religion naturelle. Eh bien, le P. Porfirio Miranda et de la Parra S. J. - non pas Saint Jean ne l'affirme dans son livre : " c'est l'essence même du christianisme qui est en question... Marx ne pouvait évidemment pas relier cette exigence (la morale) au dieu pantocrator, que l'Occident adorait et adore ; je fais mien son rejet de cette idole et de toutes les idoles...".

Le Père Miranda, idolâtré par les progressistes, rejette le dieu pantocrator ; la Foi de Dieu Créateur de tout, par cette Foi, par l'Eglise, l'Occident a adoré et adore Dieu ; et que Dieu est appelé une idole ; et que Dieu rejette, par adhésion au rejet de Dieu fait par Karl Marx, idole des communistes et des catholiques communistes. Blasphème ! Hérésie ! mais pas pour l'archevêque de Mexico, le cardinal Miranda, qui considérait que cette publication "est dans le dogme catholique" et lui donnait "l'imprimatur", et affirmait pour lui, comme pasteur du Peuple de Dieu, qu'il est catholique de faire le rejet de Dieu fait par le  P. Miranda S. J. -non pas Saint Jean- suit-il et en faisant sien le rejet de Dieu par Marx. De l'avis de l'archevêque, il s'agit là d'un déni explicite de l'existence de la foi; le mépris de la religion, l'insulte à Dieu et le scandale du prochain. Ici aussi, comme dans le décret sur l'excommunication, on peut énumérer des "erreurs".

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Message  Monique le Mar 16 Oct 2018, 7:58 am

Mais ici, l'énumération est légitime.

Cette "imprimatur", qui n'était même pas liée par le droit canonique, est une "imprimatur" non involontaire ; elle est méditée ; et obstinée en ce que l'hérésie contenue dans le livre "Marx et la Bible" relève de la doctrine catholique ;  L'archevêque ne peut prétendre dans sa modestie reconnue, son ignorance de la foi catholique ; on ne remarque pas dans son ton impératif, que l'archevêque n'a été effrayé ni par l'auteur Don Porfirio, ni par le R.P. Provincial de la Compagnie de Jésus, ni par les censeurs hérétiques ; Il n'y a pas de place pour la tromperie, parce que "la considération" qu'il fait indique qu'il a considéré ce que le livre soutient ; donc, ce rejet de Dieu Pantocrator, pour "imprimatur", fait que la conduite de l'Archevêque soit, pour parler comme "Docteur et Maître" des fidèles, que nous lui étions paternellement confiés, pas seulement sérieusement, mais très grave à cause du cas de HÉRÉSIE dans Archevêque.

L'archevêque avait le pouvoir de corriger et aussi le devoir et le pouvoir de ne pas donner d'imprimatur à l'hérésie, la faisant passer comme dans la doctrine catholique ; il était capable de corriger, car c'était son pouvoir de le faire ; ne voulait pas le corriger ; il a donné l'imprimatur. L'exemple abonde : il n'y a pas que l'autorité qui est abdiquée. Il est utilisé à l'opposé de son but.

Le décret de Graciano auquel j'ai déjà fait référence, en vigueur dans l'Église selon le canon 6 du Code de Droit. Canonique, nous donne la ligne directrice pour mesurer la transcendance que cette "Imprimatur à l'Hérésie'', dans laquelle l'archevêque s'est engagé, parce que "quiconque peut amender les crimes, ne les corrige pas, il les commet lui-même" ; et plus encore, l'archevêque a su résister à l'erreur ; c'était son devoir pastoral, et il n'y a pas résisté ; et "quand on ne résiste pas à l'erreur, elle est approuvée" ; Ainsi, une fois que l'hérésie a été commise par l'Archevêque du Mexique, et approuvée plus qu'engagée, il ne nous reste plus qu'à répéter avec le décret de Graciano : "Il est clair que quiconque s'éloigne de la foi n'a pas le pouvoir de Maudire ou de Bénir".

Je me demande comment un archevêque tombé dans l'hérésie a pu excommunier Père Pbro et Dr Joaquín Sáenz Arriaga ? et je me réponds : Eh bien très facilement, tombant dans le vice de décréter des excommunications en gros, qui sont bien sûr moins chères, comme cela s'est produit dans le cas des frères Santacruz - auxquels le Saint-Siège lui-même l'a évoqué - et dans d'autres cas d'un niveau similaire, qui ont déjà été mentionnés au cours de cette tempête déclenchée par Son Éminence le Cardinal avec l'inspiration droite et discrète du Secrétaire de la Mitra, Monseigneur Reynoso.

Ce monseigneur Reynoso, pour le plus grand plaisir de la jeunesse universitaire, est et mérite le Professeur de droit canonique à l'Université nationale du Mexique, qui le mérite aussi.
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Re: ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

Message  Monique le Jeu 18 Oct 2018, 12:40 pm

CHAPITRE I

Dans le droit ecclésiastique, "SIÈGE" signifie la même dignité que les évêques et archevêques, y compris celle du souverain pontife, autorité suprême visible dans l'Église, que l'évêque de Rome, successeur de Pierre, le Vicaire du Christ, son lieutenant, et donc pour avoir possédé toutes les prérogatives et les pouvoirs que Jésus Christ lui-même, le Fils de Dieu fait homme, le Divin Fondateur de l'Église, a voulu donner à Simon, fils de Jean (Bar-Yoná), auquel il a aussi donné le nom symbolique de PIERRE, pierre sur laquelle il voulait bâtir sa Sainte Église.

Avec plus de propriété, il est connu sous le nom de "SIÈGE", le territoire sur lequel les évêques et les archevêques exercent leur juridiction et la "PRÉSIDENCE", qu'ils occupent, comme symbole de la juridiction suprême, qu'ils ont dans le gouvernement de leur diocèse.

Aussi, comme je l'ai dit, l'évêque de Rome a son "SIÈGE" ; mais, parce qu'il est le successeur de Pierre, à qui Jésus Christ a confié le gouvernement de l'Église universelle, ce "SIÈGE" de Rome est appelé " Saint-Siège " ou "SIÈGE " APOSTOLIQUE".

Cependant, en langage canonique, ce titre désigne non seulement le Souverain Pontife romain, mais aussi les Congrégations, Tribunaux et Offices par lesquels le Pape expédie habituellement les affaires de l'Église Universel. Le canon 7 du droit canonique actuel dit : "Si, par la nature de l'affaire ou par le contexte, rien d'autre n'apparaît, dans ce Code le nom "SIÈGE APOSTOLIQUE" ou "SAINT SIÈGE" signifie non seulement le Pontife Romain, mais aussi les Congrégations, les Tribunaux, les Offices, par lesquels le même Pontife romain expédie habituellement les affaires de l'Église universelle."

Le titre "SIÈGE APOSTOLIQUE" ou "SAINT SIÈGE" a deux sens : un sens large, qui inclut les Congrégations, les Tribunaux, les Offices, et non les autres Commissions, Instituts ou Secrétariats, appelés Pontificaux. Et une autre restreinte, qui signifie exclusivement la personne même du Souverain Pontife romain.

Par "SIÈGE  VACANT", en langage canonique, on entend l'absence, par la mort, le renoncement, le transfert ou la disparition, soit des évêques, dans les Églises locales, soit du souverain pontife dans l'Église universelle. Et "SEDE IMPEDIDA" signifie la "PRÉSIDENCE ÉPISCOPALE",  que sans être "VACANT", il existe néanmoins un fait qui empêche l'Évêque ou le Pape d'avoir un gouvernement personnel, responsable et légitime de son Église, soit par la maladie, soit par une autre cause qui paralyse pour ainsi dire le véritable exercice de pouvoirs reçus du Christ pour le bien des âmes qui leur sont confiées. Comme dans le cas du cardinal Mindzenty, lors de son épreuve terrible et prolongée.

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Message  Monique le Ven 19 Oct 2018, 10:12 am

Étant donné cette brève explication du sens canonique de "SEDE", "SANTA SEDE" ou "SEDE APOSTOLICA", voyons maintenant s'il est possible d'affirmer "sans malice naïve", comme le dirait le puissant chancelier du Mitre Métropolitain du Mexique ; sans hérésie ni expression "offensante pour les oreilles pieuses", que le Saint-Siège (au sens strict du terme) peut être "vacant", pour une période plus ou moins longue, faute de Pape ou parce que le Pape régnant n'est pas un Pape légitime ou est un Pape entravé.
 
Bien sûr, à la mort d'un pape, avant l'élection de son successeur, le "Saint-Siège" (au sens strict), siège de la papauté, est "vacant". Et pourtant, nous ne pouvons pas dire que la "CHAISE DE PIERRE" n'existe plus ; que le "SAINT-SIÈGE" est mort. Le " SIÈGE VACANT " peut durer et, en fait, a duré longtemps, selon l'Histoire de l'Église, sans que cette vacance dans le pontificat signifie d'aucune façon la disparition de l'Église elle-même. Si nous devions dire le contraire, nous aurions à dire que la nomination du successeur du Pape décédé devrait être faite en même temps que la mort de son prédécesseur, sinon l'Église elle-même, n'ayant pas de Pape, serait sans fondement et l'édifice de l'Église descendrait sur terre. Le Pontife régnant meurt, mais la papauté, l'institution même du Christ, ne meurt pas. Ainsi, de même qu'un Pape peut mourir et que le choix légitime de son successeur peut durer longtemps, de même il est possible que le Pape, apparemment légitimement élu, puisse être un antipape, un imposteur, un infiltré ; et pourtant, même dans ces circonstances afflictives, la papauté et l’Église, comme œuvre divine, restent intactes. Rappelons-nous, par exemple, le cas du Pape Luna, qui avait et qui était respecté comme vrai Pape par beaucoup de catholiques et même par des saints qui sont maintenant canonisés par l'Église ; et pourtant il n'était pas Pape. Nous pourrions argumenter, avec un exemple compréhensible par tous, pour empêcher Luis Reynoso Cervantes - qui serait un authentique descendant d'Abraham, secundum carnem, et donc me déteste chrétiennement - de trouver ma déclaration non seulement osée, mais hérétique. Supposons, dans les choses humaines et possibles qui, après la mort du Pape - Jean B. Montini - un profond schisme surgit dans l'Église, nous pourrions argumenter, avec un exemple compréhensible par tous, pour empêcher Luis Reynoso Cervantes - qui serait un authentique descendant d'Abraham, secundum carnem, et donc me déteste chrétiennement - de trouver ma déclaration non seulement osée, mais hérétique. Supposons, dans les choses humaines et possibles qui, après la mort du Pape - Jean B. Montini - un profond schisme surgit dans l'Église, à cause des ambitions personnelles de ceux qui croient avoir le droit de choisir (comme les Danielou, les Suenens, les Villot), ou à cause d'engagements pris avec des groupes puissants qui, par télécommande, font pression sur ceux qui doivent choisir le successeur de Pierre, ou pour toute autre raison qui empêche ou retarde le bon choix (ces hypothèses ne sont ni chimériques, ni absurdes ni irréalisables ; elles sont réelles, elles sont historiques comme nous allons pouvoir le démontrer). Pouvons-nous donc dire que l'institution du Christ a échoué ; que l'Église, fondée par Lui, a cessé d'exister ?

L'œuvre du Christ n'échoue pas, ni ne peut échouer, même si les hommes, consciemment ou inconsciemment, conspirent pour la détruire, même si les loups, vêtus de peaux de moutons, sont amenés frauduleusement au bercail, même si toute la puissance humaine semble s'unir pour écraser la résistance de ceux qui, comme nous, se battent pour défendre la foi traditionnelle et apostolique.

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Message  Monique le Lun 05 Nov 2018, 8:48 am

L'Église est une chose et les hommes qui font partie de l'Église en sont une autre. Épouse du Christ, œuvre et institution du Fils de Dieu, l'Église est sainte, incorruptible, comme nous l'assurent les promesses du Divin Fondateur : les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle, tandis que les hommes - quelle que soit leur hiérarchie - sont, par leur nature (à moins qu'elles ne soient confirmées par la grâce) fragiles, faillibles, exposés à tomber dans les plus grandes misères, comme nous l'enseigne l'Histoire de l'Église elle-même.

C'est une grande erreur, c'est contraire à la doctrine catholique que de penser que toute hiérarchie, par le fait d'occuper l'espace de la position qu'il occupe, par le fait d'être évêque, ou pape, est déjà un "saint", elle est impeccable, elle est toujours et en tout infaillible.

En eux-mêmes, comme l'enseigne la théologie catholique, tout comme les religieux qui embrassent volontairement les conseils évangéliques sont obligés de ne pas être "parfaits", mais de tendre vers la perfection, ils sont obligés d'être "parfaits" aussi, les évêques et beaucoup plus le Pape doivent être parfaits, ils doivent pratiquer la perfection chrétienne, comme l'exigent leur haute dignité, les pouvoirs suprêmes qu'ils ont reçus et le bien spirituel des âmes qui leur sont confiées. Mais une chose est ce qui "doit" être et une autre est ce qu'elle est vraiment. Il y a des évêques saints, très saints, tout comme il y a des évêques pécheurs, très pécheurs. Ni le Pape, dont la prérogative de son infaillibilité didactique, pour préserver "l'inerrance" de l'Église, nous confessons comme notre dogme La foi catholique (supposément les quatre conditions établies et déclarées par le Concile œcuménique Vatican I), n'est personnellement ni impeccable ni infaillible. De grands saints, mais aussi d'éminents pécheurs, se sont assis à la place de saint Pierre.

D'après ce qui a été dit, il me semble que la "CHAIR DE PIERRE " peut être, dans un temps plus ou moins long, " vide " ou " entravée " soit par la mort du Pape, soit parce que le Pape qui occupe cette " CHAIR " manque gravement à ses devoirs premiers, ou parce que, bien que vénéré par une partie de l'opinion publique, le peuple chrétien, en tant que successeur légitime de Pierre, est un infiltré, un antipape, un loup vêtu de peau de mouton. Anacleto II, anti-pape, appartenait à la famille des Pierleoni, originaires de Juifs enrichis. Elevé à Paris, il fut moine de Cluny, cardinal et délégué du Pape en France. A la mort d'Honorius II, soutenu par les Romains milanais et par Rogerio de Sicile, il fut élevé au pontificat (1130) CONTRE Innocent II. Il fut finalement excommunié en 1138.

En affirmant ces possibilités humaines - malheureusement confirmées par l'histoire de l'Église - nous n'attaquons ni ne renions en aucune façon l'institution du Christ. Comme le dit Belloc, rien ne prouve autant la divinité de l'Église,  leur inerrance, leur durée indestructible, garantie par les promesses du Christ, comme les misères humaines, les erreurs les plus graves de ceux qui, par leur autorité, doivent être la garantie et la défense de la vérité et de la sainteté de l'Église de Dieu qui leur est confiée. Si l'Église était une œuvre humaine, les hommes auraient déjà terminé.

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Re: ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

Message  Monique le Mar 06 Nov 2018, 8:12 am

L'Église n'est jamais, ni ne peut être "céphalique", comme "malice raffinée" m'a attribué au "terrible" chancelier de la Mitre métropolitaine de l'archidiocèse de Mexico, le célèbre Luis Reynoso Cervantes. Pour le prouver, il suffit de citer ici quelques mots de l'Encyclique MYSTICI CORPORIS CHRISTI de Sa Sainteté Pie XII :

"Il est prouvé que ce Corps mystique, qui est l'Église, porte le nom du Christ, par le fait qu'il doit être considéré comme sa Tête. -Lui, dit saint Paul (Col. I, 18) - est le chef du Corps de l'Église -. Il est la Tête, à partir de laquelle tout le Corps, disposé dans l'ordre, grandit et augmente, pour sa propre édification (Ephésiens IV, 16 ; Colossiens II, 19). "Vous savez bien, Vénérables Frères, avec quels arguments convaincants les Maîtres de Théologie Scolastique, et surtout le Docteur Angélique et commun, ont traité cette question ; et vous savez très bien que les arguments avancés par lui répondent fidèlement aux raisons avancées par les saints Pères qui, d'ailleurs, n'ont fait que se référer et expliquer avec leurs commentaires la doctrine de la Sainte Écriture"

L'Église ne peut donc JAMAIS être "céphalique" parce que son vrai Chef, le Christ, même si le Pape manque ou les évêques manquent, ne l'abandonnera jamais, accomplissant ainsi sa promesse divine : "JE SERAI AVEC VOUS TOUS LES JOURS JUSQU'A LA FIN DES TEMPS ". Le Vicaire, le Lieutenant, le chef visible de l'Église peut manquer, mais l'Église ne peut jamais être "céphalique".

Pie XII dit :

"Il ne faut pas non plus croire que son gouvernement ne s'exerce que de manière visible et extraordinaire, qui gouverne aussi de manière brevetée et ordinaire le Rédempteur Divin, à travers son Vicaire sur terre, son Corps Mystique... On ne peut pas non plus prétendre affaiblir cette affirmation selon laquelle, en raison de la primauté de la juridiction établie dans l'Église, ce Corps Mystique a deux têtes.  Car Pierre, par la puissance du Primat, n'est que le Vicaire du Christ, dans la mesure où il n'y a qu'un seul Chef principal de ce Corps, c'est-à-dire le Christ, qui, tout en gouvernant secrètement l'Église par lui-même... la gouverne, d'ailleurs, visiblement par celui qui sur terre représente sa personne...

"Ceux qui pensent qu'ils peuvent embrasser le Christ, Chef de l’Église, sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur terre, doivent commettre une erreur dangereuse. Parce que, en enlevant cette tête visible, et en brisant les liens sensibles de l'unité, ils obscurcissent et déforment le corps mystique du Rédempteur, de telle sorte que ceux qui cherchent le port du salut ne peuvent le voir ou le trouver.

Et ce que nous avons dit ici sur l'Église universelle doit aussi être dit sur les communautés chrétiennes particulières, tant orientales que latines, dont l'Église catholique unique est composée : dans la mesure où ils sont gouvernés par Jésus-Christ avec la parole et la puissance de l'évêque de chacun. Par conséquent, les Évêques ne doivent pas seulement être considérés comme les membres principaux de l'Église universelle, comme ceux qui sont liés par un lien très spécial avec le divin Chef du Corps entier... mais, en ce qui concerne leur propre diocèse, ils nourrissent et gouvernent en vrais Pasteurs, au nom du Christ, le troupeau qui a été confié à chacun ; mais, ce faisant, ils ne sont pas complètement indépendants, mais placés sous l'autorité du Souverain Pontife romain, bien qu'ils jouissent de la juridiction ordinaire, que le Souverain Pontife leur a directement communiquée..."

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Message  Monique le Mer 07 Nov 2018, 9:56 am

Pour résumer la doctrine de Pie XII, nous devons confesser que la Tête de l'Église est le Christ ; que le Pape est le Vicaire, le représentant visible de cette Tête, dans l'Église universelle, tout comme les évêques le sont dans leurs diocèses, bien que dépendant et soumis au Pape ; que le Corps mystique du Christ n'a pas deux têtes ou plus, parce que "Pierre, en force du Primat, n'est que Vicaire du Christ, dans la mesure où il n'y a qu'une seule tête première de ce Corps, c'est-à-dire le Christ". Le Christ et son Vicaire constituent un seul Chef, comme l'enseignait solennellement Boniface VIII, et ce qui est dit des successeurs de Pierre doit être dit, sauf toujours sa dépendance envers le Primat, de tous les évêques de leur diocèse.

Puisque le Christ est le vrai Chef de l'Église et le Pape son Vicaire son représentant visible, ainsi que les évêques, dans leurs diocèses respectifs, il s'ensuit que lorsque les évêques ou le Pape, dans leur doctrine ou dans leurs dispositions, s'écartent de la très sainte volonté du Christ, ils cessent d'être ses représentants et ses lieutenants ; cessent d'être le chef visible de l'Église. Le Vicaire, le représentant, le lieutenant, en tant que tel, dans la mesure où il s'identifie aux enseignements et préceptes du Maître.

Et le Souverain Pontife ajoute plus tard :

"C'est pourquoi nous ressentons une grande tristesse quand nous entendons dire qu'un grand nombre de nos frères de l'épiscopat ne le sont que parce qu'ils sont de véritables modèles du troupeau et qu'ils défendent fidèlement et vigoureusement, selon leur devoir, le dépôt sacré de la foi qui leur a été confié ; Ce n'est qu'en observant jalousement les lois les plus saintes, gravées dans l'esprit des hommes, et en défendant, à l'exemple du divin Pasteur, le troupeau qui leur est confié, les loups rapaces, qu'ils doivent non seulement subir les persécutions et humiliations dirigées contre eux-mêmes, mais aussi - ce qui pour eux est généralement plus douloureux - celles élevées contre les brebis qu'ils ont confiées, contre les collaborateurs de l'apostolat, voire les vierges consacrées à Dieu.
Nous considérons ces insultes comme des déductions de nous-mêmes et répétons les paroles sublimes de notre prédécesseur, Saint Grégoire le Grand : "Notre honneur est l'honneur de l'Église universelle ; notre honneur est la ferme force de nos frères ; et alors nous nous sentons vraiment honorés, quand chacun d'eux ne se voit pas refuser l'honneur qui lui revient.


Combien plus de raisons cela ferait-il mal, dans ces moments tragiques, le Pape Pie XII, de voir ses Frères dans l’Épiscopat, à négliger pitoyablement et dangereusement le "Dépôt sacré de la foi" qui leur a été confié ; tolérant et superposant la diffusion des hérésies les plus monstrueuses, non seulement parmi les fidèles, mais parmi leurs prêtres  comment réprouver le silence incompréhensible et inexplicable face à l'effondrement de la morale catholique, face au déni non seulement pratique mais aussi théorique, de la loi naturelle, reflet éternel de la loi propre de Dieu, des "bergers", à qui Dieu a confié le salut éternel des brebis !

Maintenant, tu ne poursuis plus les loups bouchers. Aujourd'hui, les prêtres, les évêques et les cardinaux attaquent les mêmes dogmes que la théologie séculière de l'Église avait enseignés comme la Vérité révélée. Les censures les plus sérieuses de l'Église sont maintenant lancées, pour ceux qui ont l'audace de défendre ce qu'ils ont appris dans les salles de classe ecclésiastiques les plus prestigieuses, auprès de prêtres éminents pour leur science théologique.

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Message  Monique le Jeu 08 Nov 2018, 11:41 am

Dans le troisième numéro de la nouvelle revue "PUNTO CRITICO", il y a un article, sans le nom de son auteur, qui fait référence à l'Église mexicaine, dans lequel elle essaie de juger, avec des critères évidemment sectaires, la lutte incontestable qui existe ici au Mexique, comme dans tous les pays du monde, entre les deux secteurs opposés, où l'Église du Christ est pratiquement déjà divisée. "En ce qui concerne le premier groupe, l'incognito dit l'auteur, souligne - au moins dans l'ordre chronologique - les nouvelles les plus retentissantes de l'excommunication du Père Joaquin Saenz Arriaga, imposé par le Cardinal Dario Miranda, selon les canons de la "Ferendae sententiae".  L'excommunication du P. Arriaga est due au fait qu'il est l'auteur du livre "L’ÉGLISE NOUVELLE MONTINIANA", qui diffère considérablement de l'orthodoxie catholique". Quelqu'un pourrait-il prouver concrètement mes divergences avec l'orthodoxie catholique ?

"En ce qui concerne cette excommunication, il est bon de noter qu'elle a déclenché la sainte fureur des secteurs les plus réactionnaires du clergé, puisque le P. Arriaga en est un des champions. Lorsqu'il se rendit à Rome (11 janvier) pour protester contre son excommunication, le P. Arriaga fut reçu par les secteurs réactionnaires susmentionnés comme s'il était un martyr du christianisme (dans ce cas, rien de plus incompris), qui organisa une "marche de pénitence", réclamant "l'interprétation exacte des Saintes Écritures", et finalement, les vêtements ont été déchirés avec une ferveur inouïe dans notre siècle incroyant".

"Qu'y avait-il derrière tant de ferveur chrétienne ; tant de zèle manifesté ? Simplement un anticommunisme délirant, comme en témoignent les tracts distribués aux piétons, dans lesquels, outre le fait de jeter "vivant" au P. Arriaga et "mourir" au cardinal mexicain, ils ont affirmé que l'autorité ecclésiastique du Mexique se consacre à excommunier les bons chrétiens, dans la mesure où elle favorise les attitudes négatives, "déshonneur de l'Église entière" des prêtres progressistes".

C'est ainsi que l'histoire s'écrit ! Monsieur l'écrivain de "PUNTO CRITICO". Sous réserve d'un examen plus approfondi des points suivants la "prétendue excommunication", qui n'a pas été promulguée, selon l'un des experts en théologie, en presse et en télévision, le Dr Antonio Brambila, par Son Éminence, mais que j'ai encourue par décret d'une congrégation romaine, qui n'existe plus, la Sacrée Congrégation du Conseil, et qui s'appelle désormais "Congrégation du Clergé" - décret disciplinaire lancé contre le mouvement "PAX" - qui, en Pologne et dans les autres pays derrière le Rideau de fer, trompait et enrôlait de nombreux prêtres, je vais maintenant faire une observation pertinente.

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Message  Monique le Ven 09 Nov 2018, 8:34 am

Je ne sais pas ce que l'écrivain comprendra par les canons "Ferendae Sententiae", dans lesquels, selon lui a fondé Son Éminence l'excommunication, que, selon Brambila, il n'a pas fulminé, mais dans laquelle je voulais volontairement encourir. Mais j'aimerais bien, puisqu'il fait écho aux accusations choquantes qu'il a lancées jusqu'à présent le théologien inconnu et son "porte-parole officiel" Martin Rivero me fait être en désaccord avec l'opinion de l'Assemblée de l'orthodoxie catholique, ou comme dirait Reynoso, je m'engage dans l'hérésie - pour savoir avec précision ce que ce sont des hérésies ou des erreurs considérables contre la foi.

Je ne suis pas allé à Rome pour protester contre l'excommunication ; je n'ai pas vu, à cette occasion, "une marche vers Rome". Les pèlerinages de pénitence et de prière qui ont eu lieu l'année dernière et l'ancêtre de la Pentecôte devaient demander à Dieu de mettre fin à cette terrible crise de l'Église, que Paul VI appelait une "auto-démolition". Pour être exact, monsieur l'écrivain, les principaux points que nous avons demandés et que nous continuerons de demander sont les suivants :

1) Pour le rétablissement de la Messe de Saint Pie V, la Messe de toujours, celle qui remonte aux temps apostoliques, dans ses principales parties.

2) Parce que les catéchismes catholiques, libres de résistances, d'inexactitudes et de vraies erreurs, circulent malheureusement dans plusieurs pays, réapprendre au peuple, et en particulier aux enfants et aux jeunes, la doctrine traditionnelle, apostolique, qui a toujours été enseignée dans l'Église catholique ;

Et troisièmement, que les Saintes Écritures ne reçoivent pas le sens œcuménique et éclectique que nous voulons leur donner aujourd'hui, en nous appuyant sur l'exégèse protestante ou sur l'exégèse des rabbins juifs, mais le seul sens que le Magistère de l'Église a toujours enseigné, le semper et ubique Tenuit Ecclesia.

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Message  Monique le Jeu 15 Nov 2018, 11:04 am

L'anticommunisme, oui, bien que maintenant le "dialogue" ait conduit nos pasteurs à se tourner vers le "socialisme", dans le "communisme", dans le "changement audacieux et rapide de toutes les structures", à la révolution totale, sans violence ou avec violence. Au milieu de tant de mensonges et d'inexactitudes, il y a une part de vérité : Le cardinal Miranda, qui a donné son "imprimatur" au livre de José Porfirio Miranda y de la Parra (autant que d'autres veulent le défendre, se jetant sur eux-mêmes les seules responsabilités) peu importe combien le père Arrupe et sa Curie générale - selon ce qu'ils disent - trouvent ce livre totalement orthodoxe, le Cardinal, qui jusqu'à présent n'a pas réprouvé ce livre blasphématoire, et n'a pas été conscient, malgré mon livre "APOSTATE", de la responsabilité principale qui lui incombe pour ''l'imprimatur", pour la "note jointe" et pour son silence coupable, après les attaques directes que cette "imprimatur" a faites à ce livre blasphématoire, semble être tombée dans ''l'excommunication" que le décret doctrinal du Saint-Office du 29 juin 1949 contre ceux qui, d'une certaine manière, favorisent le communisme. Ce décret, en tant que doctrine, ne souffre pas d'exceptions et ne peut être révoqué par aucune autorité humaine.

Votre Éminence, il est important de garder à l'esprit qu'un déni du fait accompli, et encore moins un silence inexplicable, prolongée et coupable, ne peut effacer la responsabilité tangible du fait, qui consiste dans la première page du livre mentionné "MARX ET LA BIBLE"; responsabilité de l'auteur, des censeurs Luis G. del Valle, S. J. - fils du chrétien et honorable chevalier Bernabé del Valle - Jorge Manzano, S. J. - vieil ami et disciple, de l'ex-provincial des Jésuites Enrique Gutiérrez Martín del Campo, S.J. - neveu de feu l'archevêque de Morelia et, surtout et avant tout, de Son Excellence le Révérend, Archevêque Primat du Mexique et Cardinal de la Sainte Mère l'Église, qui a donné ''l'imprimatur", comme indiqué dans le livre, et dont il ne s'est pas rétracté - à notre connaissance.

Car s'il est vrai que la presse nous a parlé d'une "explication" enfantine du P. Provincial et du P. Guinea, S.J. - directeur de l'ancien "BON" et maintenant "MAUVAISE PRESSE", rien que nous n'ayons lu ou su, que Votre Éminence Mgr le révérend a écrit ou dit que je ne dis pas une rétractation, mais même pas une condamnation d'un livre si impie, si blasphématoire et si nuisible à la foi du peuple et à la stabilité de notre Mère la Sainte Église.

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Message  Monique le Ven 16 Nov 2018, 9:20 am

Tant que la rétractation publique de Son Très Révérend Éminence - que tout le peuple mexicain réclame à juste titre - de cet incroyable "imprimatur" ne viendra pas ; tant que le Primat du Mexique ne condamnera pas, avec ou sans excommunication, cette écriture infernale, nous continuerons à faire de Son Éminence le principal responsable de ce livre apostate ; et, par conséquent, nous continuerons à croire - soutenu par le décret d'excommunication de Pie XII - qu'il s'agit d'un décret doctrinal, promulgué par le Saint-Office, qui n'a pas été et ne peut être révoqué, car il est fondé sur l'opposition intrinsèque entre catholicisme et communisme, que Son Très Révérend Éminence Dona Miguel Darío Miranda et Gomez, archevêque primat du Mexique, a non seulement perdu ses titres, ses privilèges et sa "juridiction" dans l'archidiocèse, mais il s'est engagé dans "l'excommunication", ipso facto encourue, à ceux qui favorisent, professent ou défendent le communisme athée, destructeur et ennemi de Dieu et des hommes. Le Pape lui-même peut être "excommunié", c'est-à-dire qu'il peut rester en dehors de l'Église quand, selon la science et la conscience, il a perdu la foi, a fait des alliances avec le communisme athée et l'ennemi de Dieu, ou a manqué à ses obligations les plus sacrées, de façon notoire et constante.

De ce qui a été dit, il s'ensuit que la "CHAIR DE PIERRE" peut être temporairement "vacante" ou "entravée", dans un temps plus ou moins long, soit par la mort du Pape, soit par l'hérésie, l'apostasie du Pape, soit parce que le Pape, qui règne dans l'Église, manque avec constance et notoriété dans ses devoirs fondamentaux. En affirmant ces possibilités humaines, nous n'attaquons ni ne nions en aucune façon l'œuvre et l'institution divines. Rappelons-nous que la pierre angulaire et inébranlable est le Christ et que le successeur de Pierre n'est que le Vicaire, le représentant, le lieutenant du Christ ; et que, comme homme, il peut échouer dans la foi et dans la morale.

L'Église, Éminence ; l'Église, Luis Reynoso Cervantes, n'est jamais, et ne peut être "céphalique", comme me l'attribue le furieux Chancelier de Mitra, pour dire avec "malice manifeste". Même si le Pape est absent, cependant, pour l'impossible, tous les évêques manquaient, l'Église ne serait pas sans tête, parce qu'elle ne l'a jamais abandonnée, pas plus qu'elle ne l'a abandonnée le Christ, qui est sa Tête Divine, ne l'abandonne pas, et le Christ ne l'abandonnera pas non plus, qui est sa Tête Divine et qui tient ses promesses infaillibles : "JE SERAI AVEC VOUS TOUS LES JOURS, JUSQU'À LA CONSOMMATION DES SIECLES''. Le vicaire a disparu, le lieutenant a disparu, l'administrateur a disparu, mais le chef n'a pas disparu. Si, par quelque impossibilité, le Pape et les évêques s'écartent pour la plupart de la vraie doctrine du Christ ; S'ils s'opposaient à la tradition apostolique de façon palpable et manifeste, pourrions-nous dire qu'ils continuent à être les représentants visibles de Jésus-Christ et que nous sommes obligés de leur obéir, contre les préceptes de notre conscience, contre ceux qui ne sont pas interrompus ? des enseignements du Magistère authentique et infaillible, contre la même doctrine révélée qui nous est venue par la Tradition et l'Écriture et par le Magistère de l'Église lui-même ?

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Message  Monique le Sam 17 Nov 2018, 10:05 am

Il convient de citer ici le passage éloquent de l'Épître de Saint Paul aux Galates (II, 11), dans lequel Saint Paul, en toute liberté d'esprit et plaçant Dieu avant les critères ou commodités humaines, réprimande saint Pierre, le premier pape, pour sa condescendance envers les judaïsateurs. Dans ce passage apparaît clairement la dépendance que l'exercice suprême de l'autorité humaine doit avoir de l'autorité suprême et infinie de Dieu. Ce sont les paroles de l'Apôtre :

"Mais quand Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai face à face, POUR ÊTRE UN DIGNE DE RÉPRENSION. Car, avant que certains hommes ne fussent venus de Jacques, il mangeait avec les païens ; mais quand les païens arrivèrent, IL S'ABSTINT ET S'EN ALLA, PAR CRAINTE DE CEUX  QUI ÉTAIENT DE LA CIRCONCISION. Et les autres Juifs encoururent avec lui la même hypocrisie, à tel point que même Barnabé fut entraîné par leur simulation. Mais, voyant qu'ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas (Pierre) en présence de tous : " Si vous, étant Juifs, vivez comme les nations, et non comme les Juifs, comment forcer les païens à judaïser ?  Nous sommes juifs de naissance, et non pécheurs des païens ; mais, sachant que l'homme est justifié, non par les oeuvres de la Loi, mais par la foi en Jésus Christ, nous avons nous-mêmes cru en Jésus Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la Loi ; car par les oeuvres de la Loi aucun mortel ne sera justifié. . ."

Nul ne peut condamner l'attitude et les concepts énergétiques avec lesquels l'Apôtre des païens reproche à la faiblesse, à la condescendance, à la dissimulation du chef visible de l'Église, de plaire aux judaïsants et à laïcs et d'éviter les compromis, afin qu'une attitude franche et honnête à l'égard de la gentillesse convertie puisse pour l'occasion au nom de ces faux frères, qui, apparemment chrétiens, adhéraient encore à la Loi mosaïque.

Telle est la situation actuelle, au mieux. Le pape Montini a toléré, déguisé, semblait condescendre aux exigences absurdes, anti-catholiques et, dans bien des cas, ouvertement hérétiques des dirigeants du "progressisme", qu'ils soient cardinaux, évêques, religieux ou simples laïcs. Qu'aurait dit et fait saint Paul, face à cette situation chaotique, face à cette "auto-démolition" de l'Église, face à cette condescendance à plaire aux "séparés" dans le dialogue "œcuménique", dont l'ambition est de réduire nos émissions de l'Église à une secte honteuse, à une branche sèche, arrachée du tronc de la Croix du Christ ? Qu'aurait pensé l'Apôtre des païens face au silence inexplicable de la majorité des évêques, plus soucieux d'ajuster l'Église au monde que de prêcher "opportune et importune" la doctrine austère que suppose la Croix du Christ ? Quel jugement le discours de Paul VI mériterait-il pour l'Apôtre, dans ce parlement international, où la doctrine immuable de l'Évangile éternel a été réduite au silence ou déguisée, afin de condamner le "colonialisme" et semer le trouble parmi les peuples pauvres, avec l'exigence irréalisable d'une impossible égalité ? Quelle serait la réaction de saint Paul au voyage à Genève, au discours "œcuménique" du Conseil œcuménique des Églises, dans lequel l'unique vraie Église de Jésus-Christ a été assimilée et absorbée par ce conglomérat éclectique de sectes, dont le dénominateur commun, s'il en est, est la négation de la vérité constante et permanente ?

Saint Paul a réprimandé chez Pierre la simulation, l'hypocrisie, la dissimulation, afin de s'adapter, même en dehors des apparences, aux exigences des Judaïsants. Paul allait maintenant fouetter la claudication, la tolérance, un écart manifeste par rapport à la doctrine reçue, qui a été le Royaume de Dieu et sa Justice, pour l'utopique "justice des hommes", que nous appelons aujourd'hui "justice sociale".

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Re: ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

Message  Monique le Dim 18 Nov 2018, 9:14 am

LE MYSTÈRE DU CHRIST.

Dans son Épître aux Colossiens, saint Paul expose le mystère du Christ et sa primauté, sa prédominance sur toute la création :

"Le (Christ), écrit l'Apôtre, est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création ; car c'est par lui qu'ont été créées toutes choses, celles des cieux et celles qui sont sur la terre, celles qui sont visibles et celles qui sont invisibles, trônes, dominions ou principautés. Toutes choses ont été créées par Lui et pour Lui. Et Il est avant toutes choses, et en Lui tout subsiste. Et Il est la Tête du Corps de l'Église, étant Lui-même le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin qu'en toutes choses Il soit le premier".

Dans ce chapitre, comme l'Apôtre nous décrit le mystère du Christ, il parle d'abord du Christ, dans la mesure où il est le vrai Fils de Dieu : "Qui eripuit nos de potestate tenebrarum, et transtulit in regnum Filii dilectionis suae" (Il nous a éloignés du pouvoir des ténèbres et nous a transférés au royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés). Car le Fils est le Verbe du Père, semblable et égal en toutes choses au Père, et donc de la même essence et de la même nature que le Père ; consubstantiel au Père : "QUI (FILIUS) EST IMAGO DEI (PATRIS) INVISIBILIS". Mais, après que Saint Paul nous ait parlé du Christ comme Dieu et nous ait montré sa divinité, il parle de lui comme d'un homme, pour nous montrer sa dignité élevée. Car le Christ, en tant qu'homme, et non en tant que Dieu, est la Tête de l'Église. (Cf. Ephésiens I, 22). "QUI EST PRINCIPE". Le Christ, dans la mesure où Dieu, comme le dit saint Anselme, est le principe de toutes choses, de tout ce qui existe ; mais dans la mesure où l'homme est Tête de l'Église. Le Christ, en tant qu'homme, est le "commencement", c'est-à-dire la source de la "vie surnaturelle" pour nous, le guide, l'auteur de la résurrection ; c'est pourquoi Il est le "premier-né" des morts, que par Lui nous devons ressusciter un jour. C'est le "principe" tempore et causalitate, dans le temps et par causalité, puisqu'Il a formé Son Corps Mystique, qui est l'Église, dans laquelle nous sommes membres. De Lui vient la vraie vie, et à travers Lui, par Sa grâce, fruit inépuisable de Sa rédemption, nous recevons la possibilité et l'aide nécessaire pour toute action menant à la vie éternelle.

Nous voyons donc que l'Église ne peut, en aucune circonstance, être et ne sera jamais "céphalique", comme me l'attribue le monseigneur chancelier de la Mitra de l'archidiocèse de Mexico, Reynoso Cervantes. En ce qui concerne la personne humaine des évêques et du Pape lui-même, je voudrais poser à nouveau cette question : son élimination suffit-elle à déclarer l'Église "acéphale" ? Peut-être l'absence de l'administrateur, du vicaire, du représentant visible rend le Corps sans Tête ? Tant que le Christ est là, l'Église universelle ou l'Église locale ne sont pas "céphaliques", même s'il leur manque un évêque ou un pape authentique et même si elles manquent temporairement d'autorité visible.

Je ne manque pas de voir que cette situation douloureuse et anormale signifie pour l'Église et pour les âmes une terrible tragédie. Le drame de la passion du Seigneur semble maintenant se répéter dans son Corps Mystique.

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Message  Monique le Lun 19 Nov 2018, 9:36 am

Si, par des moyens impossibles ou possibles, le Pape ou les évêques s'écartent de la véritable doctrine du Christ, si, dans leurs paroles ou leurs actes, ils s'opposent à la tradition apostolique de façon palpable et manifeste, pourrions-nous dire qu'ils continuent à être les représentants de Jésus-Christ et que nous sommes tenus d'y obéir, même si c'est contre notre foi et notre conscience, contre les enseignements ininterrompus du Magistère de l’Église, contre la doctrine même qui nous est révélée par la Tradition et les Saintes Écritures ?

Voilà le problème très grave, que nous vivons et qui a entraîné beaucoup, par une "fausse obéissance", à accepter tant d'erreurs, car elles circulent aujourd'hui avec le "imprimí potest", le "nihil obstat" et l'Imprimatur" solennel des grandes hiérarchies de l'Église, qui ont monopolisé toute science et toute expérience de l'Église ; ceux qui, méprisant la tradition apostolique, se croient prédestinés à "réformer" la religion ancienne et décadente du Christ, à nous donner "une nouvelle économie de l'Évangile", une "métanoïa", "une mentalité nouvelle", à laquelle nous devons nous soumettre, pour adapter au monde moderne les anciennes structures de l'Église, fondées par le Fils de Dieu, qui, apparemment, ne possédait pas la vision ou la puissance nécessaire pour instituer une Église, non soumise à évolution, mais à croissance et développement naturels. de tout être vivant, ce qu'Il annonça Lui-même en comparant Son Église à la graine de moutarde, qu'étant l'une des plus grandes et des plus grandes graines plus petites, pousse et se développe au fil du temps, jusqu'à ce qu'il devienne un arbuste épais, dans lequel les branches des oiseaux du ciel font leur nid.

Le manque de connaissance des sciences ecclésiastiques, comme la philosophie solide, la théologie riche, l'histoire de l'Église, le parrainage et les nombreux documents émanant du Magistère extraordinaire et ordinaire, est une explication, dans le domaine humain, de l'ignorance, de l'instabilité et du changement constant de l'enseignement et des adeptes du progressisme, de leurs "experts" ignorants et désorientés, et de leurs multiples "pontifes minimales", comme les appelait avec ironie, le journaliste exceptionnel, Don Luis Vega Monroy, ces Abascals qui veulent nous enseigner le Notre Père.

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Message  Monique le Mar 20 Nov 2018, 7:41 am

"Jamais comme aujourd'hui", écrivais-je, en 1945, dans l'introduction de mon livre "OÙ C'EST
PIERRE, LÀ EST L'ÉGLISE"
- la diffusion de la vérité s'impose. Nous vivons une époque de lutte
où les affirmations et les dénégations contestent avec ténacité la domination de la propriété intellectuelle dans les âmes. Le christianisme (nous préférons dire catholicisme aujourd'hui, afin de ne pas nous confondre avec les frères séparés), la religion de l'Évangile éternel, est violemment combattu, et toute la conception chrétienne de la vie est menacée par les certains coups du nihilisme pulvérisateur. L'humanité enragée a voulu créer, avec les conquêtes décantées de la science moderne, une nouvelle Babel, pour en défier les pouvoirs divins ; et le châtiment, qui nous pèse déjà et nous accable, est la confusion, le chaos, la débridicité, qui semblent entraîner nos peuples dans une barbarie, d'autant plus destructrice, plus fine. Les hommes parlent et personne ne les comprend. Les mots changent constamment de sens et la démagogie la plus déconcertante a envahi le sanctuaire même de la sagesse, où les principes désintéressés et immuables ne règnent plus, mais des passions violentes et agressives, converties ou déguisées en systèmes artificiels et phrases creuses de la vie, mais pleine de poison et enceinte de haine, de douleur, de destruction et d'extermination".


Le grand sophisme de cette confusion tragique, au sein même de l'Église, consiste à confondre l'institution divine que le Christ a faite de son Église avec les hommes qui occupent légitimement ou illégitimement les positions de l'Église. Ne pas savoir préciser la nature et la finalité des prérogatives et des pouvoirs que le Christ a donnés aux pasteurs de l'Église, dans l'aédificationem, non in destructíonem Corporis Chrísti (dans l'édification, non dans la destruction du Corps du Christ). Ne pas savoir reconnaître, selon la théologie catholique la plus solide, les limites insurmontables, que ces pouvoirs, cette autorité, cette étonnante dignité des hiérarchies de l'Église - qu'elles soient papes, cardinaux ou évêques - doivent nécessairement avoir, selon le plan et les desseins du Très-Haut et comme l'exige la souveraineté absolue, illimitée et constante que Dieu a et doit avoir sur chaque homme, roi, évêque ou père.

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Message  Monique le Jeu 22 Nov 2018, 2:16 pm

Une adhésion inconditionnelle et illimitée aux enseignements du Magistère NON infaillible, aux dispositions de la Hiérarchie, sans exclure celles du Souverain Pontife, lorsqu'elles s'écartent manifestement des enseignements de la tradition, des définitions et des décisions irréformables des Papes ou Conseils précédents, n'est pas, et ne peut être en accord avec, l'une des caractéristiques dont -le principal, c'est sûr- selon les enseignements du premier Concile Œcuménique Vatican nous l'enseigne sans faillir, son immuabilité absolue :

"Si quis dixerit, fieri posse, ut dogmatibus ab Ecclesia propositis aliquando, secundum progressum scientiae, sensus tribuendus sit alius ab eo, quem intelexit et intellegit Ecclesia, anathema sit".

(Si quelqu'un dit qu'il est possible que les dogmes proposés par l'Église, selon le progrès des sciences, reçoivent une signification différente de celle qui a compris et comprend l'Église, que ce soit un anathème). (Denzinger 3043). Et, dans l'épilogue de la Constitution dogmatique, sess. III, du même Conseil que nous lisons :

"itaque, supremi pastoralis Nostri offici debitum exsequentes, omnes Christi f¡deles, máxime vero eos, qu¡ praesunt et docendi munere funguntur, per viscera Jesu Christi obstestamur, necnon eiusdem Dei et Salvatoris nostri auctoritate iubemus, ut ad hos errores a Sancta Ecclesia arcendos et eliminandos, atque purissimae fidei lucem pandendam studium et operam conferant"

(Ainsi, en accomplissant le devoir de notre charge pastorale, nous évoquons tous les chrétiens fidèles, mais surtout ceux qui gouvernent et enseignent, par les entrailles de Jésus-Christ ; et, avec l'autorité de notre Dieu et Sauveur, nous leur ordonnons de mettre toute leur diligence et tous leurs efforts pour réprimer et éliminer toutes ces erreurs de la Sainte Église, et pour faire briller la lumière de la plus pure foi.)

Il était difficile pour le Concile Vatican I de nous exprimer d'une manière plus claire et plus précise le point clé de l'infaillibilité, de l'immuabilité des dogmes catholiques, qui sont des vérités révélées par Dieu et proposées comme telles par le Magistère infaillible de l'Église.

Comme si le Vatican I voyait déjà l'effondrement, l'auto-démolition de l'Église, par ces innovateurs, qui, sous prétexte d'une meilleure intelligence, d'une mise à jour à la mentalité du monde moderne, n'ont pas seulement changé la "formulation" des dogmes, mais les ont ignorés, niés, réduits au silence, afin de se plier aux hérésies fallacieuses des théologiens protestants et des rabbins juifs.

Depuis lors, la révolution souterraine de l'Église a fait voir aux hommes de vision et de talent les grands dangers qui menaçaient l'Église du Christ, précurseurs de la catastrophe que nous vivons actuellement. Comme je l'ai déjà indiqué dans mon livre "LA NOUVELLE ÉGLISE MONTINIENNE", pour réaliser la réforme de l’Église, projetée par Mgr Juan B. Montini, par Maritain, par Teilhard de Chardin, Congar, Hans Küng, Rahner, Chenu et d'autres coryphée, il fallait commencer par nier l'immuabilité absolue des dogmes catholiques. Ce n'était pas exactement un déni pur et simple - ce qui aurait été impolitique et dangereux pour les sinistres plans du "progressisme" d'échouer, mais une adaptation de ces vérités immuables aux progrès de la science moderne, à la mentalité moderne, à la "nouvelle économie de l’Évangile", l'expression de Paul VI lui-même.

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Message  Monique le Ven 23 Nov 2018, 6:56 am

Les paroles très graves du Concile œcuménique Vatican I, citées plus haut, nous disent déjà que les Pères conciliaires d'un vrai Concile étaient déjà conscients du chemin que les conspirateurs adverses de notre Église envisageaient de prendre, afin de pouvoir entrer dans le sein de la foi, la falsifier, la déformer, la modifier ou, si nécessaire, la renier également. Il était indispensable de "reformuler les dogmes", de leur enlever leur interprétation monolithique, de semer la confusion avec l'équivoque, et de rendre ainsi possible le transbordement idéologique qui, insensiblement et  progrès, rendrait possible le changement d'une religion à une autre ; le changement de l'immuabilité de la vérité révélée par le "mouvement œcuménique" instable et évolutionniste,inspirée et animée par une "pastorale de l'engagement, des transactions, des changements constants, qui rendrait plus attrayant le merveilleux spectacle de la nouvelle religion, d'une plus grande actualité, sans dogmes fixes, sans morale immuable ou universelle, sans discipline stable et avec une liturgie du théâtre".

Vatican I exhorte tout le monde, avec des paroles de prix élevé, "pour les entrailles de Jésus-Christ", à défendre l'Église contre cette menace, qui cherche à détruire la foi catholique elle-même. Et cette exhortation et ce mandat, qui "avec l'autorité de notre Dieu et Sauveur fait de nous''" le Concile Vatican I, s'adresse tout particulièrement à "ceux qui gouvernent et enseignent", c'est-à-dire aux prêtres, évêques, cardinaux et au Pape lui-même, dont la mission principale est de maintenir intact le dépôt de la Révélation divine.

Malheureusement, dans la crise épouvantable que traverse actuellement l'Église, nous trouvons le problème le plus grave dans la hiérarchie et dans les organes du Magistère. Si nous voulons parler clairement, je pense que, d'après les données que l'observation et l'expérience nous fournissent, nous pourrions établir trois groupes bien définis et distincts dans la hiérarchie. Le premier, peut-être plus nombreux que beaucoup le pensent, est celui des cardinaux et des évêques qui ont perdu la foi. Ils ne croient qu'en leur pouvoir, en leur argent, en leurs jugements et leurs opinions, qui, étant les leurs, ils pensent, sont la seule et véritable expression des vérités de la foi. Il fallait qu'ils viennent occuper ces postes de commandement suprême ; il fallait mettre en place la force de Vatican II, de sorte qu'après l'enlèvement des décombres, la doctrine évangélique paraîtrait diaphane, non pas selon l'Évangile, mais selon la tradition apostolique , mais selon le jugement précis des "experts conciliaires". L'Église a commencé avec eux, avec Jean XXIII et la mauvaise interprétation de Vatican II.

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Message  Monique le Sam 24 Nov 2018, 9:35 am

Le deuxième groupe de nos prélats est composé d'évêques qui n'ont pas la science et la tête nécessaires, pour être capable de valoriser dans toute sa profondeur et sa compréhension étendue les problèmes autant sérieux et transcendant, élevé par cette "pastorale" œcuménique, la trahison de Dieu et de l’Évangile, l'acceptation implicite des erreurs et des hérésies de la "séparation". Sans les connaissances nécessaires, sans le temps d'étudier, conseillés et dirigés par les Conférences épiscopales et par les conseillers de leurs presbytères, les saints hommes, sans s'en rendre compte, sont ceux qui, le plus efficacement, jouent le jeu de l'ennemi.

Il y a des évêques et des archevêques au Mexique, sans parler de certains cardinaux qui, s'ils parlent français, anglais et italien, semblent ignorer, d'autre part, les principes fondamentaux de la théologie, de la philosophie et du droit canon. Dans leur ignorance, ils se trouvent dans la nécessité de suivre docilement, avec une soumission édifiante, les conseils malavisés de leurs audacieux chanceliers.

Enfin, il y a un autre groupe de prélats de foi incontestable, de science qui dépasse la médiocrité, de bonnes intentions, de vie exemplaire, qui sont parfaitement conscients de l'immense crise que traverse l'Église du Seigneur; Mais craignant les réactions des majorités et les dangers que leur opposition pourrait leur faire courir de la part de la Curie romaine, une mise à jour et adaptés aux consignes du Pontife, ils préfèrent supporter passivement cette "auto-démolition" de l’Église, dont ils sont pleinement conscients.

En d'autres termes, le premier groupe manque de foi, le deuxième groupe manque de science et le troisième groupe manque de pantalon. A tout cela, il faut ajouter une autre cause très importante, qui justifie ou cherche à justifier, entre clercs et laïcs, les réformes auxquelles les principes moraux et religieux sont opposés : est le chantage intolérable de l'incompréhensible "obéissance", dont nous parlerons plus tard, avec le calme nécessaire.

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Message  Monique le Dim 25 Nov 2018, 1:01 pm

Afin d'éviter les malentendus et les interprétations déformées, je crois qu'il est opportun d'affirmer ici la doctrine catholique, dogmatique et infaillible sur la primauté de la juridiction et les autres prérogatives que le Christ a voulu donner à Pierre et aux successeurs "légitimes" de Pierre sous le Pontificat romain. Mais tout d'abord, il me semble opportun de rappeler la situation afflictive de l'Église pendant le grand schisme de l'Occident, qui a duré de 1378 à 1417, où le point central de l'unité ecclésiastique est devenu le motif de la division et du déchirement de l'Église. En réaffirmant la doctrine catholique sur la primauté des successeurs de Pierre, je démontrerai, contre les scrupules de Son Éminence Miguel Dario Miranda Gomez, et contre les sophismes de son chancelier pas très bien préparé, que confondre institutions et hommes, vouloir sanctifier le Pape, du seul fait d'être Pape, c'est se mettre en danger de tomber dans une " Papolâtrie " très étrangère à la Révélation de la vérité ;  et, en même temps, avec le témoignage de l'Histoire, je montrerai l'exemple des saints et la théologie la plus solide qu'il est possible de censurer le Souverain Pontife quand il y a des motifs publics évidents et indéniables, sans que cela se traduise par des censures qui ont voulu m'imposer indûment des seigneurs aussi puissants, sans tenir aucun compte des principes fondamentaux du Droit Canon.

En rappelant ce temps tragique, ce schisme douloureux qui a divisé l'Église, nous pouvons nous rendre compte que l'assistance divine, les promesses du Christ et ''l'inerrance" permanente de l'Église ne rendent pas impossible, étant donné la malice et l'abus des libertés humaines de ceux qui tiennent le pouvoir entre leurs mains, cette destruction interne, que Teilhard a planifiée et Paul VI a pleurée dans la douleur. Dieu, qui a permis la passion et la mort de son Divin Fils, permet aussi, pour notre punition, ces hérésies, ces schismes, ces tragédies dans son Église, qui, à la fin, font briller la puissance et la sagesse infinie, avec lesquelles le Seigneur fait sortir les biens des mêmes maux et réalise ses desseins insondables malgré les mêmes perversions humaines.

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Re: ''SEDE VACANTE'' par R.P. Joaquín Sáenz y Arriaga (en français)

Message  Monique le Lun 26 Nov 2018, 8:58 am

CHAPITRE II (PREMIÈRE PARTIE) - LA SITUATION DE L'ÉGLISE DANS LE GRAND SCHISME DE L`OCCIDENT.

Le schisme, selon le droit canonique et l'histoire de l'Église, consiste à séparer l'Église catholique d'un ou plusieurs de ses membres, en niant l'obéissance "due" au Pontife romain, chef visible de l'Église, et en rompant ainsi le lien d'union de l'Église, qui est la soumission susmentionnée au Vicaire du Christ.  Deux choses présupposent un vrai schisme : la première est que le Pontife Romain est un Pape vrai et légitime, car il est évident qu'un faux Pape, qui ne représente pas la personne et l'autorité du Christ, ne peut être soumis et obéi. La seconde est que le mandat de ce Pape légitime ne doit pas être contraire à la doctrine reçue, ni s'opposer à la très sainte volonté de Dieu, que nous connaissons certainement d'autres voies.

Mon bon ami Don Nemesio García Naranjo y Elizondo écrit à juste titre dans la revue "TOUJOURS" : "Le Père Sáenz excommunié ne se contente pas de son excommunication parce que, tout comme le Président de la République est au-dessus de la Constitution, il faut comprendre qu'au-dessus du Pape se trouve la doctrine ecclésiastique promulguée per omnia saecula saeculorum. Nous ne devons pas confondre les puissants avec les puissants, et nous devons faire la distinction entre Dieu et son Vicaire. Dieu ne doit pas être critiqué ; mais si le Pape peut être critiqué et, en tout cas, il doit y avoir un moyen de remédier à l'abus ou à l'omission nuisible du représentant''.

Et ces profondes observations de Don Nemesio sont en parfaite harmonie avec les paroles de Saint Paul : "Mais même si nous-mêmes ou un ange du ciel vous prêchons un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème''. (Galates 1,8). Comme le note l'abbé J.P. Rayssignier dans sa lettre écrite à Rome le 30 juillet 1970 : "Quand le Pape, l'homme qui occupe la chaire de Pierre, ne tient pas compte de la doctrine invariable de l'Église, dans ses afflictions, actions et omissions, nous ne sommes pas seulement dispensés de l'obéissance qui nous est imposée, mais nous devons ne pas obéir, selon les paroles de saint Pierre : "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes". (Acte. Apôtres. V, 29).

Il est évident qu'il n'y a pas de subdivision obligée d'obéir quand les ordres des supérieurs, quels qu'ils soient, dépassent les limites de leur autorité dans leurs mandats ; quand les supérieurs abusent de leur pouvoir, quand ils sont animés par une volonté trouble de pouvoir. Car, comme l'enseigne saint Thomas d'Aquin, "les subdivisions ne sont pas soumises aux supérieurs en toutes choses, sans aucune limite, mais dans un domaine particulier, en dehors duquel les supérieurs ne peuvent intervenir sans abus et usurpation de pouvoir''. (11-11, q. 104).

Que dira de toute cette doctrine la science prodigieuse de l'ancien directeur de la maison d'édition "JUS", le théologien minimal et grand prêtre de la tribu de Lévi ? Même s'il proteste, il faut dire encore une fois que ce n'est pas la doctrine catholique que le Pape, par le fait d'être Pape, ou les évêques, par le fait d'être évêques, ne sont personnellement ni impeccables ni infaillibles.

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