LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey) espagnol/français

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Message  Monique le Mar 30 Juil 2019, 10:23 am

Heureusement, Dieu nous vient en aide à travers ces
douleurs dont nous parlons. A travers eux, Il nous
offre une double aide, aussi nécessaire que précieuse,
Il soutient notre désir de progresser, en nous
soutenant puissamment par sa grâce invisible, et en
nous protégeant des attaques de l'amour-propre, en
nous laissant sentir la forte impression de notre
pauvreté. Nous devons donc le bénir non seulement
parce qu'il le place sous la protection de l'humilité,
mais aussi parce qu'il augmente notre richesse
spirituelle. Nous donnerons quelques détails afin de
clarifier cette vérité consolante.

S'agit-il de nos péchés et de nos imperfections ? Nous
dirons à Dieu du fond du cœur :
Je hais mes fautes et
mes misères et je ferai tout mon possible avec votre
grâce pour me corriger.
Il vient à notre secours, mais
d'une manière qui nous assure la victoire, tout en nous
gardant mépris pour nous-mêmes. Peut-être que
l'autosatisfaction nous saisirait si nous trouvions en
nous l'énergie et le courage.
Il nous
accordera la grâce de gagner à petite échelle,
c'est-à-dire sous l'impression de notre faiblesse,
et donc avec modestie.
Loin d'être fier, on sera
convaincu qu'on n'est rien d'autre que le plus
méprisable, et ce mécontentement de soi-même
produira l'autosatisfaction de Dieu. D'autre part,
quand on vient à ne chercher d'autre satisfaction
que celle de plaire à Dieu, rien ne peut nous
déranger
.


Tant que nous sommes dans cette vie, dit le Père
de Caussade-, nous ne pouvons que rencontrer
beaucoup d'imperfections et de misères, désirez-
vous un remède efficace pour les guérir ...?,
détestez-vous bien sûr les péchés qui en sont la
source, aimez ou au moins acceptez leurs
conséquences, c'est-à-dire l'abjection et le mépris
qui en résultent, le tout sans trouble, déplaisir,
inquiétude ou découragement. Gardez à l'esprit
que Dieu, sans vouloir le péché, en fait un
instrument très utile pour nous garder dans
l'humilité... Et cette connaissance de plus en
plus claire de son néant est ce qui augmente
l'humilité des saints, mais cette humilité selon
Dieu est toujours joyeuse et tranquille. Vous êtes
pénétrés de vos fautes et de vos défauts ; cela
n'arrive que lorsque Dieu s'approche de nous et
que nous marchons dans la lumière. Brillant avec
plus d'intensité, cette lumière divine nous fait
mieux distinguer en nous un abîme de misère et
de corruption, et cette connaissance est l'un des
signes les plus clairs du progrès dans les voies de
Dieu.
Une telle connaissance nous dérange peut-
être, en nous montrant très clairement notre
pauvreté, car c'est pour cette raison même qu'elle
doit nous consoler et nous conduire à la gratitude.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Jeu 01 Aoû 2019, 12:49 pm

S'agit-il de l'avancement des vertus ? Parlons
à Dieu de cette façon : Je désire
seulement pour vous plaire ; je désire le don
de la prière, l'esprit de mortification, toutes
les vertus, et je les demande sincèrement, et
je propose de travailler sans relâche à leur
acquisition.
Néanmoins, votre adorable
volonté sera constamment la règle de mes
désirs, même des plus légitimes et saints.

J'aspire à ma sanctification autant que vous le
souhaitez de moi, mais seulement dans la
mesure, la forme et le temps qui vous convient.

Infiniment sage et bon. Dieu ne peut pas rejeter
le désir de progrès qu'Il nous a lui-même inspiré,
mais Il l'accueille ;
mais pour écarter des dangers
de l'orgueil notre progrès, la patience, l'humilité,
l'amour, l'abandon et d'autres fruits de la grâce,
sait si bien les cacher, que parfois nous ne pouvons
que pleurer l'absence présumée de toute vertu.

Nous avons dû le remercier pour tout cela, d'autant
plus qu'il n'y a pas un seul don si excellent que,
après avoir été un moyen d'avancement, il ne puisse
devenir une pierre d'achoppement et un obstacle en
raison des regards complaisants et attachés qui
souillent l'âme. C'est là que réside le fait que Dieu a
besoin de nous enlever ce qu'Il nous a donné, mais
Il ne le fait que pour nous le rendre au centuple, une
fois qu'Il s'est purifié de cette mauvaise appropriation
de Ses dons que nous avons faits sans nous en rendre
compte. Pour cette raison, bien que nous devions
travailler avec une cupidité pieuse pour nous enrichir
de vertus, nous devrions dire au Seigneur :
Je
consens à être privé, aussi longtemps qu'il vous plaira,
pour savoir si vous m'avez accordé ces grâces ou ce
progrès, parce que je suis si malheureux, que tout ce
qui est bien connu devient un poison pour moi, et ces
maudites complaisances d'amour-propre viennent
souiller la pureté de mes œuvres presque à mon insu
et contre mon gré. Ainsi, mon Dieu, c'est moi qui vous
lie les mains et vous force à me cacher, par votre bonté,
les grâces que votre miséricorde vous pousse à
m'accorder.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Dim 04 Aoû 2019, 8:22 am

Est-ce le moyen de la sanctification ? Mettons-nous
entre les mains de Dieu : Il saura choisir pour les
âmes fidèles, non pas les plus glorieuses ni les plus
conformes à leurs désirs, mais les plus résolues
pour assurer leur avancement et leur humilité.
Que désirons-nous de plus, en quoi consiste donc le
service de Dieu, mais en s'abstenant du mal, en
gardant les commandements, en travaillant à la
mesure de notre force selon la volonté de Dieu ?

Et si vous faites cela, "Pourquoi désirez-vous avec
une ardeur immodérée les lumières de l'esprit, les
sentiments, les goûts intérieurs, la facilité de
recueillement, la prière ou tout autre don de Dieu,
s'Il ne veut pas vous l'accorder ? Ne s'agit-il pas de
chercher à vous perfectionner à votre goût et non
au sien, de suivre votre volonté et non la volonté
divine, de chercher plus à votre satisfaction qu'au
plaisir de Dieu, en un mot, de vouloir le servir selon
votre bon vouloir, et non selon le sien ? - Dois-je
donc me résigner à rester toute ma vie victime de
la pauvreté, de mes faiblesses, de mes misères ? -
Oui, au fait, s'il plaît à Dieu".
Ce n'est rien d'autre
qu'une pauvreté apparente, car au fond, "la richesse
sera, et même immense, précisément ce que Dieu
veut" ;
c'est une perfection sublime d'accepter
volontairement tout ce que Dieu fait.
Pouvez-
vous ignorer que c'est une vertu héroïque de savoir
endurer patiemment et constamment ses propres
misères, faiblesses, pauvreté intérieure, ténèbres,
insensibilités, digressions, folie, extravagances
d'esprit et d'imagination - toujours faire de son
mieux-?
 C'est ce que nous disait saint François de
Sales : "Les aspirants à la perfection
ont besoin de tant de patience et de douceur pour
eux-mêmes autant que pour les autres.

Soyons donc patients avec nous-mêmes, dans nos
propres misères, dans nos imperfections et dans nos
défauts, comme Dieu veut que nous supportions notre
prochain dans des circonstances semblables.


Ce sentiment de pauvreté ne doit donc pas nous
préoccuper du présent, à partir du moment où nous
avons vraiment de la bonne volonté : "Vous marchez
en sécurité",
dit saint Jean de la Croix ; Laissez-vous
conduire et soyez heureux. Tu n'as jamais été meilleur
que maintenant, parce que tu n'as jamais été aussi
humble ou aussi soumis. Vous ne vous êtes jamais
tenus, vous et les choses du monde, aussi peu estimés.
Vous ne vous êtes jamais vu aussi mal et aussi mal
qu'aujourd'hui. Vous n'avez jamais trouvé Dieu si bon,
et vous ne l'avez jamais servi avec plus d'abnégation,
ni avec plus de pureté d'intention. Jamais vous n'avez
renoncé mieux que maintenant aux imperfections de
votre volonté et de votre intérêt personnel, que peut-
être en d'autres temps vous cherchiez.


Quant à l'avenir, il vous incombe seulement de vous
efforcer d'aimer la sainte abjection, le mépris et
l'horreur de vous-même, qui naissent de ce sentiment
vivant de votre pauvreté.
Quand vous en arriverez là,
vous aurez fait un nouveau pas, encore plus décisif,
dans votre avancement spirituel.
Cette pauvreté
apparente, bien comprise, humblement endurée, est
l'un des trésors les plus précieux qu'une âme puisse
posséder ici-bas, puisque ce sentiment la conduit à une

profonde humilité.  Par ce moyen,
Dieu l'empêche de se faire plaisir et confiance, de
s'endormir dans une tranquillité paresseuse. Il la force à
travailler son salut avec crainte et tremblement, et donc
elle compte sur Dieu seul, se méfie d'elle-même, veille,
prie, se mortifie, stimule son activité spirituelle, multiplie
ses saintes œuvres afin d'assurer avec plus de sécurité le
bonheur des élus.

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Message  Monique le Mar 06 Aoû 2019, 10:22 am

13. PAIX, PEURS ET SCRUPULES


Article 1 - La paix

La paix de l'âme est un bien souverainement désirable,
non seulement en raison de la douceur qu'elle apporte
avec elle, mais encore plus en raison de la force qu'elle
nous communique et des conditions avantageuses dans
lesquelles elle nous place.
Il est presque indispensable
à ceux qui souhaitent vivre une vie intérieure ;

et le Seigneur, d'autre part, s'appelle lui-même dans nos
Livres Saints, "Le Dieu de la Paix". Notre doux Sauveur,
alors qu'il vient de naître, fait chanter ses anges : "Gloire
à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur terre aux
hommes de bonne volonté".
Chaque fois qu'il se présente
à ses disciples après sa résurrection d'entre les morts, il
leur adresse ce salut affectueux : " Que la paix soit avec
vous."
Ses apôtres font de même pour les le début de
ses Épîtres, et le Saint-Esprit nous donne à son tour nous
invite à "chercher la paix et à la suivre".

Il y a, cependant, la vraie paix et la fausse paix. La vraie
paix est la tranquillité de l'ordre.

Pour y parvenir il faut donc mettre de l'ordre dans nos
pensées, dans nos affections, dans nos désirs, dans nos
actions et dans nos souffrances ;
c'est-à-dire que notre
volonté doit toujours être soumise à celle de Dieu par
obéissance et résignation,
faute de quoi
il y aura désordre, et "résistant à Dieu, vous ne serez pas
en paix",
au moins la vraie paix.


La fausse paix est la tranquillité dans la
tiédeur ou le péché.
Le Seigneur l'a dit :
"Les méchants n'ont pas la paix, la vérité." C'est une
grâce inestimable que Dieu rend les pécheurs
tourmentés par le remords jusqu'à ce qu'ils se réveillent de
leur léthargie ;
car si vous restez calme dans l'obscurité,
ce serait pour eux le pire des malheurs.
Il en va de même
pour l'âme tiède, qui ne peut goûter à la paix véritable et
profonde ; sa volonté n'est pas entièrement bonne, un
troupeau de passions la secoue dans des directions opposées.

Si jamais elle se calme dans son triste état, c'est un signe
qu'il faut s'alarmer, car cela vient du fait que l'esprit devient
aveugle, que le cœur se durcit et que la conscience
s'engourdit.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 09 Aoû 2019, 8:54 am

La vraie paix est donc "pour les hommes de bonne
volonté",
et elle doit avoir des degrés différents
comme la même bonne volonté. La plupart des
chrétiens qui observent la loi divine et se
soumettent à la Providence
ne devraient le faire
qu'imparfaitement, et plutôt par crainte de se
perdre ou par désir d'être sauvés ;
ces esclaves
sont soit des mercenaires, soit des enfants et non
des amis de Dieu.
Il n'y a donc aucun
espoir qu'ils trouveront la paix totale promise à ceux
qui aiment la loi de Dieu. Le P.Grou en dit encore plus :
"La paix des âmes pieuses, mais pas complètement
abandonnée à Dieu, est très faible et vacillante, et est
souvent troublée par des scrupules consciencieux, soit
par la terreur des jugements de Dieu, soit aussi par
les divers accidents de la vie. Quand donc la paix
intime, solide
et, pour ainsi dire, inaltérable,
prendra-t-elle racine dans une âme ? Dès qu'il se
donne totalement à Dieu."


Dès qu'il a pris une telle résolution, quand le
rétablissement de la paix commence, elle se déploie et
se fortifie, car l'âme se détache de toute chose, et
adhère à la volonté de Dieu seul. Elle souffrait parce
que l'amour divin l'attirait vers le devoir et l'amour de
soi pour les plaisirs des sens ou les satisfactions de
l'esprit ; c'était la lutte entre la grâce et la nature.
Maintenant qu'il méprise sa propre volonté et ne cherche
plus que la volonté de Dieu, le désordre a cessé, l'ordre
est établi. A partir de ce moment, l'inquiétude,
l'embarras, l'agitation, se calment et cèdent la place à la
tranquillité, voire au véritable bien-être. Et quand l'âme
aura atteint cette totale liberté d'esprit que saint François
de Sales a recommandée à sainte Jeanne de Chantal, et
qu'elle n'aimera ni le bien, ni les consolations, ni les
exercices spirituels, mais seulement la volonté de Dieu
pour régner en nous, la paix de l'âme sera, pour ainsi dire,
inaltérable.


C'est la première récompense de nos travaux, c'est la force
qui nous soutient dans l'épreuve, c'est un signe de progrès.

Quand elle devient plus intime, plus ferme, inaccessible à
tout ce qui tend à nous déranger, il devient plus clair que
nous avons fait des progrès solides dans la vertu, en nous
détachant de toute chose, en nous unissant plus étroitement
à la volonté de Dieu ; avec un peu de chance, la plénitude
de la paix et la perfection ils marchent côte à côte et sont
inséparables, sauf avec la permission spéciale de la
Providence. Cet effet est produit par la force même des choses,
et subsistera donc même au milieu des épreuves.

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Message  Monique le Lun 12 Aoû 2019, 1:28 pm

Mais en outre, quand Dieu lui plaît et, comme Il le veut,
Il verse dans son âme une paix débordante et plus
savoureuse, une paix qui jusqu'alors n'avait pas été
goûtée, une paix qui la remplit d'un bien-être ineffable
et qui inspire un profond mépris des choses ici-bas.

- Au contraire, même si l'âme reste totalement fidèle,
Dieu peut, si tel est son bon plaisir, lui enlever cette
surabondance de bien-être intérieur, lui enlever
l'impression de la paix qui accompagne ordinairement
la vertu, lui laissant seulement une paix aride, sans
aucun sentiment. Il est également libre, s'il le souhaite,
de donner le pouvoir à notre ennemi qui tentera de
nous jeter dans l’inquiétude, l'agitation et le désarroi.

Qu'est-ce qu'on fait alors ? Pour adhérer de plus en plus
à la volonté de Dieu et nous abandonner avec confiance
dans les bras de notre Père qui est aux cieux ;
car rien
ne fait, rien ne le permet, mais pour le plus grand bien
de notre âme, et tant que nous restons unis par la foi, la
confiance et l'amour à cette volonté divine, il n'y a rien
dans le monde qui puisse nous faire mal.


Il y aura donc deux espèces de paix : celle qui est
sensible, douce et agréable,
qui ne dépend pas de nous,
qui n'est pas nécessaire, et qui offre même un
encouragement secret à l'amour-propre. Il y en a un
autre, presque insensible, qui réside dans la partie la plus
profonde de l'âme, dans la partie délicate de l'esprit.
Il
est généralement aride et de mauvais goût, pouvant
même avoir au milieu des tribulations les plus
douloureuses.
Cette paix purement spirituelle est moins
soumise aux prétentions de l'amour-propre, et laisse le
champ plus libre à l'action de la grâce. C'est ici que Dieu
habite, comme dans son propre environnement, pour
travailler dans les profondeurs du cœur des choses
merveilleuses, mais très secrètes et presque insensibles,
qui ne sont connues que par des effets ; c'est-à-dire,
quand, sous l'influence bienfaisante de cette paix, l'âme
sent la force de rester ferme au milieu de l'aridité
persistante, des tentations, des secousses violents et
des afflictions les plus imprévues. Si vous trouvez en
vous cette paix aride, cette tranquillité malgré les
épreuves, vous avez des raisons de bénir Dieu ; il suffit
de vous garder dans le devoir, et il suffit pour notre
avancement spirituel ; gardez-la donc comme un don
précieux. En grandissant peu à peu, elle finira par
constituer l'un de vos jours les plus doux ; mais elle
doit avoir été précédée de combats et de victoires.

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Message  Monique le Mer 14 Aoû 2019, 1:37 pm

Si Dieu permet au diable et à la nature soyons ennuyés
par leurs tentations, que l'épreuve et les difficultés
surgissent de partout,
faisons de notre mieux et sans
perdre la paix.
Les pensées et les sentiments qui
dérangent, affaiblissent et découragent une âme
généreuse ne viennent pas de Dieu, mais c'est le diable
qui veut nous voler le calme et la force que nous devons
surmonter. Ne tombons pas dans le défaut de considérer
l'adversité, ou même la rébellion des passions, comme
un signe de l'éloignement de Dieu.
Tant que
notre volonté Lui reste fidèle,
Il est proche de nous et
s'engage avec amour à nous guérir et à nous rendre
meilleurs ; tandis qu'Il nous détache et nous humilie, Il nous
soutient avec sa force invisible, et Il nous aidera jusqu'au
bout si nous voulons prier et combattre. Celui qui aurait bien
compris les avantages de ces souffrances et de ces combats,
loin d'en être affligé, ne cesserait de rendre grâce.
"Il n'est
pas possible de goûter les consolations des enfants de Dieu,
mais après avoir subi leurs dures épreuves. La paix ne
s'obtient que par la guerre, et ne s'apprécie qu'après la
victoire."


Nous devons donc nous surpasser. Au milieu des tentations,
selon la comparaison de sainte Thérèse, les passions
surexcitées sont comme des animaux impurs, des reptiles
venimeux qui s'agitent à l'entrée du château.
Ne nous
arrêtons pas pour les regarder, fuyons sans tarder, et montons
dans la partie supérieure, dans le sanctuaire intérieur où Dieu
réside ; là, déversons nos cœurs dans des manifestations
d'amour et de fidélité, dans des supplications et des prières
répétées.
Ce vol prudent nous fera presque toujours oublier les
reptiles, et nous serons toujours attirés par la grâce et assurés
de la victoire.

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Message  Monique le Lun 19 Aoû 2019, 8:14 am

De plus, dans toutes les épreuves, comme les tentations,
les maladies, la sécheresse, les revers, les humiliations,
le mépris, les persécutions, etc.,
le grand moyen de
préserver la paix est une soumission humble et aimante
au bon plaisir de Dieu...
"Combien je souhaite - dit
le Père de Caussade - que tu aies davantage confiance en
Dieu, plus d'abandon en sa sage et divine Providence ! C'est
elle qui dirige même les événements les plus insignifiants de
cette vie, les ordonnant pour le bien de ceux qui se confient
totalement à elle, et qui s'abandonnent sans réserve à son soin
paternel ; mon Dieu, quelle paix intérieure cette confiance et
cette plénitude produisent. Et comme ils se débarrassent d'un
nombre infini de soucis, toujours agités et désagréables ! Mais
comme cela ne se fait pas d'un seul coup, mais peu à peu et
par des progrès presque insensibles, il faut aspirer à cet
abandon filial, le demander à Dieu et le mettre en pratique.
Nous ne manquons pas d'occasions, laissez-nous savoir
comment en profiter et disons toujours : Oui, mon Dieu, vous le
voulez, vous le permettez ainsi ; eh bien, je le veux aussi pour
votre amour ; mais aidez-moi et soutenez-moi dans ma faiblesse.
Que tout cela se fasse en douceur et sans effort, et de l'intimité
de l'esprit malgré la rébellion et les répugnances intérieures, qu'il
ne faut pas écouter du tout, sinon les supporter patiemment et se
donner au sacrifice. Efforçons-nous d'"aimer nos croix, car c'est
Dieu qui les a faites pour nous, et qui les fait encore chaque jour.
Qu'il le fasse : il ne sait que ce qui est bon pour chacun. Si ainsi
nous restons fermes, soumis et humiliés sous le poids des croix de
Dieu, en elles nous trouverons enfin, s'il le juge opportun, le reste
de notre âme. Quand, par notre docilité, nous serions devenus les
créanciers de Dieu pour nous faire sentir l'onction entièrement
divine que la croix a depuis que Jésus-Christ est mort en elle pour
nous, alors nous jouirons de cette paix inaltérable".


Bref, s'il plaît à Dieu que, même si nous remplissons fidèlement
notre devoir et malgré la soumission la plus humble, nous ne
trouvions qu'une multitude d'épreuves sèches et entrelacées, il
nous conviendra de nous abandonner à Son bon plaisir en cela
comme en tout, car Il nous aime et sait mieux que
nous faire ce dont nous avons besoin.
Il n'y a qu'une
chose que nous devons craindre :
préférer notre volonté à celle
de Dieu.
"Pour éviter ce danger, il est nécessaire de vouloir
exclusivement, en toutes choses, en tout temps et en tout lieu, ce
que Dieu veut parce que c'est le chemin le plus sûr et, j'ose le dire,
le seul chemin vers la perfection. Quelqu'un d'autre se prête à
l'illusion, à l'orgueil et à l'amour-propre."

A SUIVRE...

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Message  Christian le Lun 19 Aoû 2019, 4:49 pm

Merci,ca fait du bien a lire,pour moi en tout cas,on se sent parfois un peu perdus avec cette vie de fous. Very Happy
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Message  Monique le Mer 21 Aoû 2019, 10:11 am

Christian a écrit:Merci,ca fait du bien a lire,pour moi en tout cas,on se sent parfois un peu perdus avec cette vie de fous. Very Happy

Merci à vous cher Christian, de vous inspirez du ''Saint abandon'' et que ça vous fait du bien. Oui, il vraie qu'on se sent un peu perdue avec cette vie de fous comme vous dites si bien, mais avec la confiance en Dieu et son aide nous pouvons passer à travers des épreuves et des obstacles de cette vie car Dieu sait ce qui est bon pour nous et ce qu'il ne l'est pas. Prenons usage de ces paroles et imitons-le à tous les jours dans l'espoir de devenir meilleur, c'est ça le plus important.

CONFIANCE, ESPÉRANCE, PERSÉVÉRANCE.
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Message  Monique le Mer 21 Aoû 2019, 6:09 pm

Article 2º - Craintes diverses

Rappelons-nous tout d'abord, que le droit à la paix se
mesure à la bonne volonté
et que, pour jouir d'une
paix profonde, la volonté doit être pleinement
soumise à la volonté de Dieu.
Même dans ce cas,
nous ne sommes pas complètement à l'abri des
dangers possibles ;
c'est pourquoi nous devons nous
préserver par la prière et la vigilance.


Nous parlons ici avec les âmes généreuses et prudentes qui
seront assaillies par de nombreuses peurs, les menaçant
de troubler leur paix, autrement si légitime. Pour les rassurer,
nous commencerons par leur dire avec le Père Grou :
"1º Dieu ne dérange jamais une âme qui désire sincèrement
aller à Lui.
Il la réprimande, et peut-être la
réprimande sévèrement, mais ne l'a jamais troublée ; d'autre
part, l'âme reconnaît la faute, s'en repent, la répare et fait tout
avec la paix et la tranquillité de l'esprit. Si elle est agitée et
découragée, cette détresse doit toujours venir soit du diable,
soit de l'amour-propre, et elle doit donc tout faire de sa part
pour la rejeter.''


"2º Toute pensée, toute crainte vague et générale, sans objet
fixe et déterminé, ne vient ni de Dieu ni de la conscience,
mais de l'imagination.
 On craint de ne pas avoir tout
dit en confession, on craint d'avoir été mal expliqué, on craint
de ne pas avoir apporté à la communion les dispositions
requises, et d'autres peurs vagues dans le style avec lequel
l'âme est fatiguée et torturée :
tout cela
ne vient pas de Dieu.
Quand Il réprimande l'âme, elle a toujours
un objet précis, clair et déterminé. Il faut donc mépriser ce
genre de craintes et les surmonter résolument.''
Ce serait
un cas très différent si notre conscience nous réprimandait
d'une manière claire et formelle.

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Message  Monique le Sam 24 Aoû 2019, 7:37 am

Dans le Père de Caussade, on trouve une adresse
très utile sur une multitude de peurs, mais, ne
pouvant les exposer toutes, nous en soulignons
les principales.

Il y a, par exemple, la peur des hommes. "Bien
qu'ils puissent dire et faire, ils ne font que ce que
Dieu veut et permet, et il n'y a rien qui ne le
serve pas pour l'accomplissement de ses desseins
mystérieux. Faisons donc taire nos craintes et
abandonnons-nous entièrement à Sa Divine
Providence, car Il a des sources secrètes mais
infaillibles et n'est pas moins puissant pour
conduire Ses serviteurs à leurs fins par les
moyens les plus contraires que pour refroidir Leurs
serviteurs au milieu des fourneaux en feu, ou pour
les faire marcher sur les eaux. Nous vivons cette
protection paternelle de la Providence avec d'autant
plus de sensibilité que nous nous abandonnons à Elle
avec plus d'abandon filial.''


Il y a aussi la peur du diable et des liens qu'il nous lie
continuellement en nous et hors de nous. Mais Dieu
est avec l'âme qui veille et prie ; et n'est-il pas
infiniment plus fort que tout l'enfer ? D'autre part,
cette peur bien dirigée est précisément l'une des
grâces qui nous protège des embuscades. "Quand
cette humble crainte est accompagnée d'une
grande confiance en Dieu, on en sort toujours
victorieux, sauf peut-être dans certains clichés peu
importants, dans lesquels Dieu permet de petites
chutes pour notre bien supérieur".
En effet, ces
chutes nous gardent toujours petits et humiliés en
présence de Dieu, toujours méfiants de
nous-mêmes, toujours annihilés à nos propres
yeux.
Les péchés de considération que nous ne
commettrons pas tant que nous sommes
préoccupés par cette peur de déplaire à Dieu ;

cette peur seule doit nous rassurer, car c'est un don
de la même main qui nous soutient invisiblement.

Au contraire, quand nous cessons de craindre, c'est
quand nous soupçonnons qu'il n'y a pas de peur du
tout, pas même ce qu'on appelle chaste et aimant,
c'est-à-dire doux,
paisible, sans agitation ni trouble,
grâce à l'amour et la confiance qui l'accompagnent
toujours.''


"Pour une âme qui aime Dieu, il n'y a rien de plus
douloureux que la peur de l'offenser, rien de plus terrible
que d'avoir l'esprit plein de mauvaises pensées et de
sentir son cœur traîné, d'une certaine manière à son
regret, par la violence des tentations. Mais n'avez-vous
jamais médité sur les textes des Saintes Écritures, dans
lesquelles l'Esprit divin nous fait comprendre la nécessité
des tentations et les fruits précieux qu'elles produisent
dans les âmes qui ne se laissent pas abattre ? ne
savez-vous pas qu'elles sont comparées au fourneau où
l'argile acquiert sa consistance et l'or son éclat ; qui nous
sont présentés comme un motif de joie, un signe d'amitié
avec Dieu et un enseignement indispensable pour acquérir
la connaissance de Dieu ? Si vous vous souveniez de ces
vérités consolantes, comment pourriez-vous vous laisser
envahir par la tristesse ? Il est vrai que les tentations ne
viennent jamais de Dieu, mais n'est-ce pas Lui qui les
permet toujours pour notre bien, et n'est-il pas nécessaire
d'adorer ses saintes permissions en tout, sauf pour le
péché qu'il déteste, que nous devons détester avec lui ?
prenez donc garde de vous laisser troubler et troubler par
les tentations : ce trouble est à craindre plus que les
tentations elles-mêmes.''

A SUIVRE...

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Message  Monique le Lun 26 Aoû 2019, 8:05 am

Il est vrai que nous devons nous méfier de notre faiblesse
et prendre toutes les précautions prescrites pour éviter les
tentations, mais il serait illusoire de la craindre à l'excès.
"Ayez honte de votre lâcheté, et lorsque vous vous trouvez
face à une contradiction ou à une humiliation,
dites-vous
que le temps est venu de prouver à Dieu la sincérité de
votre amour.


Ayez confiance en sa bonté et en la puissance de sa grâce :
cette confiance vous assurera la victoire. Et même lorsque
vous tomberez dans certains défauts, il vous sera facile de
réparer les dommages qu'ils vous causent ; ces dommages
sont d'ailleurs presque insignifiants, si on les compare aux
grands biens que vous allez acquérir, soit par les efforts que
vous ferez au combat, soit par le mérite qui résulte de la
victoire, soit même par l'humiliation que ces légères défaites
vous causent. Pour le reste, la méfiance qui vous fait fuir les
tentations désirées par Dieu, vous donne d'autres tentations
plus dangereuses que vous ne croyez pas, parce que, par
exemple, quelle tentation est plus évidente et plus basse que
vous décourager, et dire que vous ne réussirez jamais dans la
vie intérieure ?"


Il est également vrai que nous devons avoir une immense
horreur du péché et la plus exquise vigilance pour le fuir ;
mais
la tentation ne doit pas être confondue avec le péché.
Même les
agressions les plus persistantes, la rébellion des passions, les
répugnances et les inclinations violentes, les imaginations, les
impressions, tout cela ne peut se produire que dans la partie
inférieure de l'âme sans le libre consentement de la partie
supérieure, et donc sans aucune culpabilité, et peut même se
produire dans la partie inférieure de l'âme sans aucun libre
consentement de la partie supérieure d'être très méritoire.

Quand la tentation n'est pas forte, il est bien connu que, loin
d'être consentante, elle est rejetée. Ce n'est pas la même
chose "quand Dieu permet à la tentation de devenir violente,
parce qu'à cause des violentes agitations involontaires dans
la partie inférieure, la partie supérieure éprouve une grande
difficulté à discerner ses propres mouvements, et se retrouve
avec de grandes craintes et perplexités d'avoir consenti.
Il n'est plus nécessaire d'envelopper les bonnes âmes dans les
douleurs et les remords effrayants que Dieu permet pour
prouver leur fidélité. En cela, plus qu'en toute autre chose, ils
doivent suivre aveuglément l'opinion de ceux qui les dirigent.
Un confesseur, qui juge avec sérénité et sans dérangement,
discerne mieux la vérité. Il connaît la disposition habituelle de
ces âmes, la délicatesse de leur conscience, leur générosité
manifeste ; pour cette raison, la douleur aiguë qu'ils
ressentent après la tentation, leur peur excessive d'avoir
consenti,
sont pour le confesseur une preuve évidente
qu'ils n'ont pas donné le moindre consentement plein et
délibéré, car on ne passe pas si vite d'une horreur suprême
du mal à son acceptation totale, et plus encore sans s'en
rendre compte ; et, d'autre part, nous savons par expérience
que les personnes qui succombent n'ont même pas cette peur.

Plus ils sont âgés, plus la garantie qui en résulte en faveur de
la personne tentée est certaine.''
La peur d'être en inimitié avec
Dieu est une peine extrêmement dure pour les âmes aimantes.

Il arrive cependant que Dieu veuille les garder en elle pour
les purifier, les crucifier et les consoler momentanément
pour la sécurité que leur donne leur directeur ; à la
tentation suivante, ils retomberont dans les mêmes
perplexités aussi longtemps que Dieu voudra les éprouver
dans le creuset de la souffrance. Dans cette douloureuse
incertitude, ils doivent répéter le même Fiat que dans les
autres essais, dont celui-ci est peut-être le plus utile.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Mer 28 Aoû 2019, 8:40 am

Article 3º.-Peur de Dieu juste et sain


CNous commettons des fautes trop évidentes, et par
conséquent, Dieu Lui-même imprime sur nos âmes
un sentiment très vif de nos péchés, de nos misères,
de Son infinie sainteté, de Ses justes jugements.
L'âme, donc, comme nous l'avons dit, tremblant aux
pieds d'un Dieu trois fois saint, se demande avec une
angoisse douloureuse ce qu'il adviendra d'elle, si son
salut sera possible. Cette visite pénétrante, prolongée
et répétée fréquemment, est à la fois une grâce
précieuse et un dur purgatoire.
Le moyen
d'adoucir l'épreuve et de profiter de cette lumière est
de nous conformer avec toute confiance et générosité
aux vues de Dieu, car ainsi Il entend produire trois
effets de grâce, tous également désirables : une pureté
parfaite, une humilité profonde, un abandon héroïque.


Tout d'abord, il propose de compléter notre purification
par l'angoisse et l'anxiété de l'amour. Depuis quelque
temps déjà, l'âme se souvient avec amertume de ses
péchés, les efface, expie pour eux, se guérit de ses
blessures. Il n'y a plus de fautes habituelles, les petites
négligences sont combattues, et l'âme a finalement
atteint un degré de pureté remarquable. Et pourtant, le
Dieu saint et jaloux la submerge et l'immerge de
nouveau dans le bain de l'amour de la repentance, afin
qu'elle y soit lavée et guérie de plus en plus ; telle est
la pureté qu'elle exige d'entrer dans l'intimité du Divin
Maître ! Pour le reste, même après s'être complètement
détaché du péché, il y a encore des tendances
défectueuses qui n'ont pas été vues, comme la recherche
de soi même dans les choses les plus saintes, l'aversion
au sacrifice, la faim de plaisirs délicats, la peur des
humiliations, la complaisance dans ses propres mérites,
la confiance en soi, etc. Tristes résidus d'amour-propre,
d'autant plus fatals qu'ils sont plus habiles à se cacher et
même à se faire aimer : qui nous les fera connaître et
nous libérera de son influence ? Nos pratiques
quotidiennes de prière et de pénitence ont donné un
début à l'œuvre ; et pour la mener à bonne fin, Dieu, qui
nous aime d'un amour plus fort et plus sage, nous privera
de sa douceur, nous soumettra à un régime de souffrances
et d'humiliations intérieures, choisies et dosées avec une
sagesse sans faille. Il emploiera abondamment les
ténèbres de l'esprit, l'insensibilité du cœur, l'impuissance
de la volonté, et même, si nécessaire, les tentations les plus
humiliantes. Enfin, s'il lui plaît, il projettera les rayons d'une
lumière pénétrante sur nos fautes et sa justice, sur nos
misères et sa sainteté. L'âme commence enfin à se connaître
elle-même et à connaître Dieu ; et ce que cette vision lui
révèle clairement est : en nous, un abîme de corruption, et
en Dieu, un abîme de pureté. Qui peut expliquer la surprise
de cette pauvre âme, la honte et l'horreur qu'elle ressent en
se voyant si méprisable, le besoin qu'elle éprouve de se jeter
tremblante et transgressante de douleur aux pieds de Dieu
trois fois saint, avec quelle franchise elle reconnaît ses fautes,
avec quelle soumission elle accepte le châtiment et combien
elle se montre au bon Maître qui daigne malgré tout, le
supporter, l'honorer avec jalousie ? Il sent instinctivement que
Dieu n'a pas cessé de l'aimer : Même s'il a l'air en colère, il
ne fait que poursuivre ses misères et essayer de la débarrasser
d'elles, pour qu'elle soit parfaitement belle et tout pour Lui ; il
ne la fait pas souffrir mais pour guérir, ses rigueurs mêmes ne
viennent que de son amour ardent, et nous révèlent ses
saintes jalousies. Cette œuvre de la Providence est donc un
purgatoire anticipé, douloureux, mais très sain, où nos péchés,
nos imperfections et nos défauts se consomment peu à peu
comme de la paille sur le bûcher.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 30 Aoû 2019, 7:59 am

Dieu veut aussi nous élever à la plus haute humilité,
vertu sublime et rare et infiniment désirable ! Notre
Père Saint Benoît nous assure qu'elle nous élèvera
bientôt à cet amour qui chasse la peur, à cet état
heureux dans lequel toutes les vertus nous sont
familières et les pratiquent aussi naturellement dans
la joie de l'Esprit-Saint. Mais il y a douze degrés à
gravir, et certains d'entre eux sont très difficiles ;
sera-t-il possible de les atteindre sans l'aide spéciale
de Dieu ? Il nous les offre dans ces douleurs de
l'esprit, surtout dans ces lumières pénétrantes.
Quand il nous fait ressentir la sécheresse et le
manque de succès, quand il nous donne aux ténèbres,
à l'insensibilité, à l'impuissance ; quand il nous fait la
cible des tentations les plus grossières, quand il nous
imprime le sentiment le plus vif de sa justice et de nos
défauts, de sa sainteté et de notre corruption, il
devient très facile de recevoir en silence les reculs et
humiliations, de conserver la joie dans tout
découragement, de se considérer pauvre travailleur, de
ne se préférer à personne, de se placer une dernière
fois dans le lieu sans comparaison avec personne.
Les plus belles méditations sur l'humilité et toutes les
faveurs divines n'auraient peut-être pas pu donner le
coup de grâce à notre orgueil, elles nous auraient peut-
être laissés trop satisfaits de nous-mêmes ; mais les
épreuves et les lumières dont nous parlons, nous
méprisaient, l'horreur de notre misère. C'est pourquoi
les saints au sommet de la même perfection étaient
réputés être le reproche des hommes, les ordures de la
terre, des instruments destinés à gâcher l'œuvre de
Dieu, des pécheurs capables d'attirer le peuple de Dieu.
des punitions du ciel. Souvent, le bon Maître les élevait
et les remplissait de faveurs ; mais, s'il le jugeait bon, il
les abaissait et les annihilait à ses propres yeux et
même sur la face du monde. Quand on a subi à maintes
reprises ces dures humiliations, et qu'on a contemplé à
satiété cet abîme de misères que nous sommes, on ne
se réjouit pas en soi, on ne fait pas confiance à la lumière
ou aux œuvres. L'âme devient plus petite comme par
instinct, sous le regard de Dieu ; elle ressent le besoin de
ne s'appuyer que sur sa bonté infinie, de se jeter
aveuglément dans cet abîme qui domine l'abîme de nos
misères. C'est le triomphe de l'humilité, et par conséquent,
de façon inattendue, c'est aussi le triomphe de la vraie
confiance, de ce qui ne repose pas sur nous, et qui est
pleinement soutenu par Dieu seul.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Lun 02 Sep 2019, 10:37 am

Dieu, en effet, propose de nous conduire à cette confiance
totalement pure, et pour ainsi dire héroïque. Rien ne
pourrait être plus facile que de se mettre entre les mains
de Dieu, quand il nous remplit de faveurs et nous prodigue
les preuves de sa tendresse, mais un réel effort est
nécessaire pour l'accomplir dans l'état dont nous parlons,
si misérable en apparence et peu pour inspirer confiance.
Une surabondance est alors nécessaire de foi, de confiance
et d'amour, pour dire à Dieu malgré nos cris d'alarme :
Votre justice et votre sainteté me font peur ; mais je sais la
bonté infinie de votre cœur, votre patience infatigable, votre
miséricorde pour moi si souvent vécue, et comme mon âme
et ses destinées éternelles sont ce que j'aime le plus dans
ce monde, je ne fais confiance qu'à vous, car entre vos
mains ils seront mille fois plus en sécurité que dans les
miennes, car je ne crains plus que ma faiblesse.
Combien
cette confiance filiale doit-elle émouvoir Dieu !

Jamais aucun abandon ne lui a donné un plus grand honneur ou une plus
grande joie ; jamais, par contre, il n'a été plus justifié.

Les véritables fondements de notre espoir de rester
imperturbables au milieu de ces tempêtes ne sont-ils pas ?
Ils sont sa bonté, sa puissance, ses promesses, les mérites
de Notre-Seigneur. La sainteté de nos œuvres n'est pas le
motif de notre confiance, mais seulement la condition requise.
Parce que ces terribles épreuves, ces regards pénétrants ont
purifié notre âme et l'ont fait grandir dans l'humilité au point
de se prêter à l'action divine.
En fait, vraiment, le manque de
confiance et le découragement qu'il inspire, sont le grand
obstacle aux desseins de Dieu, et constituent même le seul
danger, mais un danger redoutable, car il pourrait nous
précipiter dans l'abîme du désespoir, ou au moins nous
conduire à la pusillanimité.
La confiance et l'abandon, par
contre, aveuglent cette source empoisonnée de peur, de
confusion, d'agitation et de découragement ; et par le fait
même, qui nous unit saintement au plaisir divin, ils préservent
la paix de l'âme, le calme de l'esprit ; ils rendent l'épreuve
douce et exubérante la récolte des plus belles vertus.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Mer 04 Sep 2019, 9:31 am

Quelle que soit l'amertume et la durée de ces
douleurs, nous devons agir de telle sorte
qu'elles nous purifient de plus en plus et nous
plongent dans l'humilité ; pour y parvenir,
nous veillerons avec un soin particulier à nous
maintenir constants dans la confiance et
l'abandon, lorsque le Seigneur déversera en
nous ces sentiments pieux, ou lorsque, aidé par
sa grâce, il nous quittera pour les produire et
les conserver. Car sa volonté adorable doit être
la règle et la mesure de nos désirs, même les
plus saints,
nous essaierons toujours d'être
heureux avec ce qu'Il veut ou permet. Il suffit
qu'Il soit satisfait ;
et Il le sera dès que nous
serons pleinement soumis à Lui.
Il n'est
pas nécessaire que nous nous contentions de
nous-mêmes, ou plutôt, " le signe le plus vrai de
notre progrès est la conviction de notre misère ;
et nous serons d'autant plus riches que nous
créons plus de pauvres et sommes
intérieurement plus humiliés, plus méfiants
envers nous-mêmes, plus disposés à ne faire
confiance qu'en Dieu".
Loin de nous
déconcerter par ces épreuves, une fois que
nous restons soumis, confiants, généreux,

nous bénirons Dieu, car "ils constituent une
grâce spéciale, plus précieuse et plus sûre
que la consolation qu'ils ont suivie. Ne
résistez pas, laissez-vous abattre, humilier,
abasourdir. Il n'y a rien d'autre pour purifier
votre âme, et vous ne sauriez apporter à la
Sainte Communion une disposition plus en
harmonie avec l'état d'étonnement auquel
Jésus-Christ a été réduit dans ce mystère.

Lui, pour sa part, ne pourra pas vous
rejeter quand vous vous approcherez
humiliés et étonnés dans l'abîme profond
de votre misère" ;
Je n'ai jamais vu une
âme favorisée par ces visites pénétrantes
et humiliantes, pour ceux qui ne se sont pas
transformés en grâces singulières de Dieu,
et qui n'ont pas trouvé en eux la vraie
connaissance d'eux-mêmes, cette solidité
d'humilité du cœur qui est la base de toute
perfection ? Vous tremblez pour votre état,
et je bénis Dieu pour cela en votre nom, et
je ne souhaite qu'un seul changement pour
vous, à savoir : que la paix, la soumission,
la confiance et l'abandon se joignent à votre
annihilation. Après cela, je ne craindrai rien
pour vous."

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 06 Sep 2019, 10:16 am

Article 4º.-Le scrupule

Le scrupule n'est pas la délicatesse de la conscience,
c'est seulement sa falsification.
Une conscience
délicate et bien formée ne confond pas l'imperfection
avec le péché, ni le péché véniel avec le péché
mortel ; elle juge avec un jugement sûr toutes choses,
et elle aime tellement Dieu qu'elle ne veut rien lui
déplaire ; elle a tellement de zèle pour la perfection
qu'elle veut éviter même la moindre faute : elle est
donc faite de lumière, d'amour et de générosité.
Le
scrupule, par contre, est fondé sur l'ignorance,
l'erreur ou la déviation du jugement ; il est le fruit
d'un esprit troublé, et il exagère les obligations et les
fautes, les voyant là où il n'y en a pas. Au contraire,
il lui arrive trop souvent d'ignorer ceux qui existent
réellement, et il se peut qu'il soit scrupuleux dans un
domaine jusqu'au ridicule, et qu'il ait une conscience
large dans un autre jusqu'à la dépédification.


Le scrupule est le fléau de la paix intérieure. L'âme
attaquée par ce mal est l'esclave d'un maître
intraitable, et il n'y aura pas de paix pour elle.
''Ses
moindres fautes, dit le P. Ambroise de Lombez,
seront des crimes, ses meilleures actions seront mal
faites, ses devoirs ne seront pas accomplis et, après
avoir été attaqué, il ne pourra pas trouver la paix
pour lui-même.''
Il la persécutera inlassablement
dans ses prières, par crainte des mauvaises pensées ;
dans ses communions, par aridité inséparable de ces
violentes batailles ; dans sa confession, par peur
d'avoir été mal accusé ou de ne pas avoir eu de
contrition ; dans tous ses exercices spirituels, par peur
de les avoir mal pratiqués ; dans ses conversations,
par peur de parler du prochain ; et dans sa solitude,
pour être seul sans conseil et sans appui, seul avec ses
idées, seul avec son tyran. "Les scrupuleux craignent
Dieu, mais cette crainte constitue leur tourment ; ils
l'aiment, et cet amour ne leur donne aucune
consolation ; ils le servent, mais c'est comme des
esclaves ; ils sont comme écrasés sous le poids de leur
joug, quand il est soulagement et repos pour leurs
autres enfants.''
En un mot, ils sont souvent
justes, enviables pour leur vertu, toujours dignes de pitié
pour leurs souffrances.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Dim 08 Sep 2019, 11:15 am

Le scrupule est l'un des pires fléaux de la vertu
spirituelle, mais à des degrés divers.
Tout
d'abord, elle empêche la prière. Il y a ceux qui
ont l'habitude de revenir à eux-mêmes ; ils
examinent, réexaminent, examinent de nouveau,
et pendant ce temps ils n'adorent ni ne rendent
grâce, et ont-ils même pensé faire un acte de
contrition, demander la grâce pour se corriger ?
Il est trop occupé avec lui-même pour avoir le
temps de parler avec Dieu ;
et ainsi il ne prie pas,
ou s'il le fait il ne prie pas, ou s'il le fait de manière
défectueuse, parce que le scrupule provoque une
agitation qui empêche le silence intérieur et
l'attention dans la prière ; plonger l'âme dans la
tristesse et la peur, il étouffe l'amour et la confiance
et conduirait à fuir Dieu et empêche au moins des
expansions cordiales et effusives et les joies de
l'intimité. Elle rendra douloureuse et peut-être
insupportable la confession, la communion et la
prière, qui sont la force et les délices des âmes
pieuses.
En plus de la prière, la vie
intérieure exige la vigilance sur soi et l'application
continue pour réprimer les mouvements de la
nature, pour soutenir ceux de la grâce.
Pour ce
double le scrupule nous met dans une mauvaise
situation, parce qu'il agite et déprime, parce qu'il
travaille si fort et si délicat. L'esprit troublé ne voit
pas clairement, parce que, trop préoccupé par
certaines tâches, il est capable de se laisser absorber
par elles de telle manière qu'il oublie les autres. La
volonté fatiguée de tant de luttes pourra se relâcher,
perdre courage et même abandonner son
engagement, aller chercher avec une absurdité
déraisonnable le repos et la tranquillité dans les
choses élevées. Si le scrupule ne paralyse pas au
moins le travail, il le retardera et l'endommagera
toujours.
La foi peut-elle être parfaite si
elle ferme les yeux sur les miséricordes de Dieu et ne
veut rien voir d'autre que Sa justice, tout en la
dénaturant en même temps ? La charité peut-elle être
parfaite si, malgré l'amour de Dieu, elle craint
d'apparaître en sa présence, n'a pas une parole
d'amour et ne réussit qu'à craindre le Seigneur
infiniment bon ? La contrition est-elle bien ordonnée,
qui perturbe l'intelligence, détruit l'esprit et
bouleverse l'âme de bonne volonté ? Cette humilité
qui détruit la confiance et dégénère en pusillanimité
est-elle une réelle vertu ?

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Message  Monique le Mar 10 Sep 2019, 9:28 am

Non, en aucun cas ; le scrupule n'est pas la preuve
d'un amour ardent, d'une conscience délicate.

Est-ce donc un amour subtil, un égoïsme spirituel
trop occupé par lui-même et pas assez par Dieu ?
Dirons-nous que c'est une volonté bonne et sincère,
mais mal placée ? Ce que nous pouvons dire avec
certitude, c'est qu'il s'agit d'une véritable maladie
qui menace la vie spirituelle dans son existence et
qui entrave terriblement son exercice.

Ainsi, tant que les autres marchent, courent, volent
sur les chemins de la perfection avec le cœur dilaté
par la confiance et l'âme débordant de paix,
le
pauvre scrupuleux, non moins généreux, mais mal
réglé, fatigue en vain, peut-être, dès qu'il avance,
se retire-t-il et souffre-t-il, parce qu'"il prend un
temps précieux à se tourmenter pour tous ses
devoirs, à peser des atomes, à faire des monstres
des plus petites bagatelles" ;
il fait gémir ses
confesseurs, afflige l'Esprit Saint, ruine leur santé,
fatigue leur tête. Il n'ose rien entreprendre, et ne
saurait à peine être utile aux autres ; il pourrait
même leur faire du mal en leur communiquant son
mal, ou en rendant la pitié furieuse et ridicule. Le
scrupule, s'il est suggéré, est à plus ou moins
grande échelle un véritable fléau de la vie
spirituelle.


Sans aucun doute, la volonté de Dieu signifiait
que nous le persécutions à cause de ses effets
désastreux. Tous les théologiens et les enseignants
de la vie spirituelle sont unanimes sur ce point, et
indiquent en détail la procédure à suivre. Qu'il
suffise de dire ici que, pour vaincre ce terrible
ennemi, il faut beaucoup prier, mettre de côté les
causes volontaires, et surtout pratiquer une
obéissance aveugle.
Le scrupuleux peut être
instruit, expérimenté, judicieux pour tout le reste,

mais en ce qui concerne ses scrupules, il est un
homme malade dont l'esprit erre, et il agirait
comme un fou selon son propre jugement.
Obéir
avec la docilité d'un enfant, son confesseur, qui
diagnostique le mal et prescrit des remèdes, est
pour lui la plus haute sagesse et le seul espoir de
guérison, ce qui est un travail très difficile.
Pour la
même raison, il est indispensable de prier
d'urgence pour implorer la grâce de ne pas
adhérer à ses idées, mais d'obéir même contre
ses propres sentiments ; il a une fausse
conscience, et il la redressera en la conformant
à celle de son confesseur.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Sam 14 Sep 2019, 9:01 am

C'est aussi le bon plaisir de Dieu que nous endurions
patiemment la douleur du scrupule aussi longtemps
qu'Il le veut. Nous pouvons toujours combattre ce mal,
et parfois nous réussirons à le faire disparaître,
d'autres fois nous l'atténuerons seulement, et il se peut
que, par permission divine, il persiste malgré nos efforts.
Il y a, en effet, des causes très diverses dont certaines
dépendent de notre volonté, d'autres ne sont pas
soumises à leur domination.

L'origine de ce mal est-elle l'excès de travail et
d'austérité, la lecture de livres trop rigides, le contact
fréquent avec des gens scrupuleux, l'habitude de ne pas
voir Dieu mais comme un juge terrible, et non comme
un Père infini ? Vient-elle du hasard de l'ignorance qui
exagère les obligations, qui confond tentation et péché,
impression et consentement ? Dans ces cas et dans
d'autres, il est en notre pouvoir d'en supprimer les causes
et, ayant supprimé le principe, nous viendrons plus
facilement faire disparaître le mal.

Mais la cause est souvent un tempérament mélancolique,
un naturel timide et méfiant, la faiblesse de la tête, ou
un état de santé particulier ; toutes choses qui dépendent
plus du plaisir divin que de notre volonté. Dans ce cas,
les scrupules durent généralement longtemps et se
manifestent même par des occupations de nature non
religieuse.

Il n'est pas rare que le diable soit la cause du mal. Il
profite de notre imprudence, exploite nos prédispositions,
agite les sens et l'imagination pour exciter les scrupules
ou les augmenter. S'il trouve une âme quelque peu large
de conscience, il l'excite encore plus ; mais s'il voit une
âme si timide, il cherche un moyen de la rendre craintive
jusqu'à l'excès, de la remplir de confusion et d'angoisse,
dans l'espérance qu'elle abandonne Dieu, la prière et les
sacrements. Le but est de rendre la vertu insupportable,
de conduire à la tiédeur, au découragement, au désespoir.


Dieu ne sera jamais directement l'auteur de scrupules.

Ceux-ci ne peuvent provenir que de la nature déchue ou
du diable, puisqu'ils sont basés sur l'erreur, et constituent
une maladie de l'âme.
Mais Dieu les permet, et parfois
même veut les utiliser comme un moyen transitoire de
sanctification ; et dans ce cas, il les régule et les dirige
dans son infinie sagesse, afin que nous obtenions le bon
effet de vie spirituelle qu'il en attendait ;
remplit l'âme
de la peur du péché afin qu'elle puisse rejeter
complètement les fautes du passé, et désormais les éviter
avec un double zèle. Il l'humilie de telle sorte qu'elle n'ose
plus se fier à son propre jugement et se soumet
entièrement à son père spirituel. S'il s'agit d'une âme
avancée, avec cette procédure il vient de la purifier, de
l'enlever, de l'annihiler afin de la disposer à de plus grandes
grâces. C'est ainsi que les saints ont vécu cette épreuve,
certains au moment de leur conversion, comme saint Ignace
de Loyola, d'autres, comme saint Alphonse, au moment de
leur sainteté la plus élevée.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Sam 14 Sep 2019, 9:44 am

Il peut donc y avoir de nombreuses causes immédiates
de scrupules, et il n'y a qu'une seule cause suprême,
sans laquelle la nature et le diable ne pourraient rien
faire. Même si nous étions nous-mêmes les auteurs de
notre malheur, il faut exiger au moins la volonté
permissive de Dieu, et c'est pour cela qu'il faut voir en
cela, comme en toute chose, la main de la Providence ;
et ce n'est pas parce qu'Elle veut le trouble des scrupules,
mais Elle peut, néanmoins, vouloir que nous portions
cette croix. Sa volonté significative nous invite dans ce
cas à lutter contre le mal, et son plaisir à endurer
l'épreuve. Alors, aussi longtemps que ça durera, il nous
fera du bien de nous battre souvent, et avec un peu de
chance, nous saurons le faire avec un abandon confiant !



Pour conclure, dit saint Alphonse, je répète : obéissez, et
s'il vous plaît, ne continuez pas à considérer Dieu comme
un tyran cruel.
Il déteste sans doute le péché, mais il ne peut haïr une âme qui déteste sincèrement et pleure sur ses fautes.

''Tu me cherches, dit le Seigneur à sainte Marguerite de Cortona,
mais moi, j'ai bien compris, je te cherche plus que tu ne me cherches;
et tes craintes sont celles qui t'empêchent d'avancer
dans l'amour divin.''
Tourmentée par des scrupules, bien
que toujours soumise, Sainte Catherine de Bologne avait peur de
s'approcher de la table sacrée, mais un signe de son confesseur lui
suffisait pour surmonter ses peurs et aller à la communion. Pour
l'encourager à obéir toujours, un jour Notre Seigneur lui
apparut et lui dit : "Réjouis-toi, ma fille, car ton obéissance
est très agréable pour moi". Il apparut aussi à la bienheureuse
Stéphanie de Soncino, dominicaine, et lui dit : "Puisque tu as
remis ta volonté dans les mains de ton confesseur comme dans
les miennes, demande-moi ce que tu veux que je t'accorde".

-''
Seigneur, répondit-elle,''Je ne veux que vous.'' Au début
de sa conversion, saint Ignace de Loyola fut assailli de
doutes et d'inquiétudes sans pouvoir trouver un moment de
repos. Mais comme un homme de foi, plein de confiance dans
la parole du Divin Maître : celui qui t'écoute m'écoute
s'exclame un jour : "Seigneur, montre-moi le chemin que je
dois suivre, et même si je n'avais qu'un seul chien pour te
guider, je promets d'obéir avec toute fidélité.''
Et en fait, il a
su obéir avec une telle perfection qu'il s'est vu libéré des siens
et est même devenu un excellent maître de la vie spirituelle...
Encore une fois, je vous dirai d'obéir à votre confesseur en tout,
et d'avoir confiance en l'obéissance.


''Voici, dit saint Philippe de Néri, le moyen le plus sûr de fuir les
liens de l'ennemi, tout comme il n'y a rien de plus nuisible que
de faire semblant de se conduire à sa propre manière".
Dans
toutes vos prières, demandez donc la grâce, la grâce inestimable
d'obéir, et soyez assurés qu'en obéissant, vous serez
certainement sauvés et sanctifiés.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Lun 16 Sep 2019, 9:59 am

14. L'ABANDON DANS LES VARIÉTÉS SPIRITUELLES DE LA VOIE MYSTIQUE


Article 1 - Voie ordinaire ou mystique


Ne nous parlez pas du moment présent, mais de la prière
et seulement de l'abandon sacré.


Quelle est la fin de la prière ? Par elle, nous entendons
rendre notre hommage à Dieu ; mais nous devons aussi
y chercher la réforme de nos coutumes et la croissance de
toutes les vertus,
spécialement de la divinité, pour grandir
dans la vie de la grâce,
et donc dans la vie de la gloire.

La prière nous conduit à cette fin, à travers les actes qui y
sont faits, les grâces obtenues et les saintes dispositions
dans lesquelles elle nous quitte. Et le meilleur pour nous
sera toujours celui qui nous conduit affectueusement et
sagement à tout cela.


Le vénérable Père Louis de la Puente disait, à juste titre :
" Le point capital - dans les manières de prier - est que
les âmes redressent leurs méditations à la réforme de
leurs coutumes, et qu'elles sont bien persuadées que les
lumières spirituelles ont très peu de valeur sans pratique.
Il faut donc qu'ils profitent des grâces de la prière et des
lumières qu'ils y reçoivent, pour faire chaque jour de
nouveaux progrès dans la vertu, pour devenir plus
obligeants, plus obéissants, plus doux, plus patients, plus
détachés d'eux-mêmes, plus amis des métiers inférieurs,
plus indifférents à l'estime et à l'affection des êtres, plus
attentifs à briser leur volonté et à atténuer l'impétuosité
de leurs désirs".
Ailleurs, y ajoute le même auteur
avec le P. Baltasar Alvarez : "Dans la fin principale d'une
bonne prière et du meilleur fruit qui en résulte consiste à

donner à Dieu tout ce qu'il nous demande, à nous
conformer en tout aux dispositions de sa Providence qui
nous concernent,
à avoir pour un bien qui nous prive de
notre santé, honneur, biens et conforts temporels, qui
nous prive ou nous retire sa présence, nous laissant dans
l'obscurité et la glace de l'hiver ; qui nous donne en proie
aux tentations, craintes, désolations en tous genres. Rien
ne pourrait être plus raisonnable : Car qu'est-ce que Dieu
entend faire en nous faisant marcher sur ces chemins
difficiles,
si ce n'est d'obtenir par là une plus grande gloire
et de nous faire progresser dans la vertu ?
Il n'y a pas de
doute, tant que nous sommes fidèles et persévérants et
que nous n'allons pas mendier auprès des créatures les
consolations qu'Il nous refuse, et que nous ne nous
retirons pas devant la croix qu'Il nous présente.''

A SUIVRE...

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Message  Monique le Mer 18 Sep 2019, 8:28 am

Rendre hommage à Dieu est l'objet premier de
la prière, mais un autre, que nous ne devons
jamais perdre de vue, est
notre progrès
spirituel : c'est ce que nous devons d'abord
chercher et demander avec les instances
les plus vives et les exigences absolues.

Quelle que soit la forme de notre prière, c'est là qu'elle
doit s'arrêter : si elle atteint vraiment cet effet, peu
importe qu'elle soit l'une des plus communes ;
et si elle n'y parvient pas, à quoi nous
servirait-elle, même si elle était une des plus
mystiques ?
''Ces enseignements, ajoute le
Vénérable P. La Puente, sont d'autant plus
nécessaires et doivent être rappelés parce que
beaucoup d'âmes, pleinement appliquées à
rêver de chemins spirituels,
négligent leur
réforme et leur avancement, ce qui est une
véritable tromperie, et d'où il résulte que, après
de nombreuses années de prière, elles ont à
peine avancé plus qu'au début de leur carrière.
Peut-être qu'il n'y a plus d'illusion fatale pour
elle-même et pour les autres."


Il y a deux manières d'arriver à la fin : la manière
ordinaire, où la prière n'est pas manifestement
passive, et la manière mystique, où domine la
contemplation dans l'obscurité, avec des
purifications passives. Des visions, des révélations,
des mots surnaturels peuvent ou non se trouver
dans cette seconde voie.

Le chemin ordinaire suffira-t-il à nous conduire à
la sainteté proprement dite ?
Bossuet déclare que
"sans prières extraordinaires, on peut devenir un
grand saint" ;
mais il se limite à l'affirmer. Selon
saint François de Sales, "il y a beaucoup de saints
dans le ciel qui n'ont jamais eu d'extase ou
d'enlèvement de contemplation, car combien de
martyrs et de grands saints nous voyons dans
l'histoire qui n'ont eu dans la prière que le
privilège de la dévotion et la ferveur !''
Personne
ne doutera des martyrs ; quant aux autres saints,
le pieux docteur ne parle que d'extase,
transmettant en silence les degrés de prière qui
le précèdent. Dans les processus de canonisation,
comme le souligne Benoît XIV, l'Église s'efforce
toujours de prouver l'héroïcité des vertus et des
miracles, mais " il y a beaucoup de noms parfaits
qui ont été canonisés, sans être traités s'ils avaient
imprégné la contemplation ".
Est-ce parce que
l'état mystique nécessaire à la sainteté n'est pas
considéré ? Cette procédure n'est-elle pas plutôt
fondée sur le fait qu'il est parfois impossible de
déterminer, en dehors du temps, l'existence et le
degré de cette contemplation ? La question reste
incertaine en théorie, et en fait, selon le père
Poulain, une étude historique conduirait à cette
conclusion : que "presque tous les saints canonisés"
ont eu l'union mystique, et en général intense ; il
est d'usage de dire qu'ils n'en ont pas profité, et
une telle affirmation est erronée à l'égard de
certains, et n'est pas suffisamment prouvée par
rapport aux autres, les documents faisant défaut
dans certains cas.

A SUIVRE...

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Message  Monique le Ven 20 Sep 2019, 1:37 pm

La voie ordinaire suffit-elle au moins à conduire
à une haute perfection ? Il est généralement
accepté. Sainte Thérèse, comme personne ne
l'ignore, remplit les prières mystiques des
louanges les plus brillantes, et vous invite à
désirer ardemment. Néanmoins, pour consoler
celles de ses filles qui ne seraient pas élevées
dans un tel état, même si elles faisaient ce
qu'elles avaient fait, elle leur dit :
"Il est de la plus haute importance de comprendre
que Dieu ne nous conduit pas tous sur le même
chemin, et que souvent celui qui est le plus petit
à ses propres yeux est le plus élevé en présence
du Seigneur. Ainsi, peu importe combien toutes
les moniales de ce monastère s'exercent dans la
prière, il ne s'ensuit pas qu'elles doivent toutes
être contemplatives ; c'est impossible...- Celle
qui ne l'est pas ne cessera pas d'être très
parfaite, pourvu qu'elle accomplisse fidèlement
ce que je viens d'indiquer ; elle peut même
surenchérir sur les autres par le mérite, car elle
devra travailler davantage à ses propres dépends.
Le Divin Maître, la traitant comme une âme forte,
s'unira au bonheur qui lui réserve dans l'au-delà
toutes les consolations dont elle n'a pas
bénéficié dans celle-ci... Sainte Marthe était une
sainte, bien qu'on ne dise pas qu'elle était
contemplative ; si elle avait été une sainte
comme sa sœur, immergée dans la contemplation
aimante, elle n'aurait trouvé personne pour
préparer la nourriture du Seigneur. Puisqu'il n'y a
aucun doute que, par la prière mentale ou vocale,
nous servons toujours cet invité divin, qu'importe
pour nous de remplir nos obligations avec Lui
d'une manière ou d'une autre ?"


Saint François de Sales utilise le même langage :
"Il y a des personnes très parfaites auxquelles le
Seigneur n'a jamais accordé une telle douceur ou
un tel silence ; elles font tout avec la partie
supérieure de leur âme et elles font leur propre
volonté de mourir dans la volonté de Dieu, grâce à
des efforts remarquables et en faisant appel
héroïque à la raison ; et cette mort est en elles la
mort de la croix, qui est beaucoup plus excellente
et généreuse que l'autre.''
De là, Bossuet conclut
que "c'est une erreur de faire en sorte que le mérite
et la perfection consistent dans l'état actif ou passif.
Il appartient à Dieu de juger le mérite des âmes
qu'il favorise par sa grâce selon les dispositions qui
les inspirent, et selon les degrés d'amour divin - et
d'autres vertus - que Lui seul connaît.''

Terminons avec le P. Alvarez de Paz : "Tous les
parfaits ne sont pas élevés à la contemplation
parfaite, parce que Dieu Tout-Puissant a d'autres
moyens de rendre parfait et saint. Il travaille d'une
manière admirable à travers les afflictions, les
maladies, les tentations et les persécutions. Il en
forme d'autres par les œuvres de vie et par le
ministère des âmes, exercé avec les intentions les
plus pures. Il conduit les autres à une éminente
sainteté par la prière ordinaire et la mortification en
toutes choses. Il arrive parfois que l'un, favorisé par
de grands dons de contemplation, soit inférieur en
parfaite charité à un autre qui ne les a pas reçues."

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