LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Lun 11 Fév 2019, 11:32 am

Saint Alphonse fait sans doute l'éloge du parfait il
se conforme à la volonté de Dieu, et pourtant il
présente ses arguments d'une manière qui conduit
plus à désirer la mort qu'à désirer la vie.
Rodriguez offre les mêmes nuances. Il semblait à
Sainte Thérèse que la souffrance était la seule
raison d'être : Seigneur, soit pour mourir, soit pour
souffrir. Elle ne peut plus supporter l'épreuve de se
voir sans Dieu ; cependant, elle accepterait avec
encouragement toutes les œuvres de cet exil
jusqu'à la fin du monde, en recevant dans le ciel un
plus grand degré de gloire. Son amie Maria Diaz, à
l'âge de quatre-vingts ans, a prié Dieu de prolonger
sa vie. Un jour, Sainte Thérèse lui montra l'ardeur
avec laquelle elle désirait le ciel : "J'ai répondu à
celui-là, je le désire, mais le plus tard possible ;
dans ce lieu d'exil je peux donner quelque chose à
Dieu, travailler, souffrant pour sa gloire, mais au
ciel je ne pourrai rien lui offrir.''
Selon le Vénérable
Père La Puente "ces deux désirs très différents
reposent sur des bases solides, mais celui de Marie
Diaz était beaucoup plus préférable, car il donnait
plus à la grâce, la seule grâce qui puisse inspirer
l'amour de la croix. Saint François de Sales, dans
sa dernière maladie, reste fidèle à sa maxime :
rien à désirer, rien à demander, rien à refuser.
iL l'exhorte à prier la prière de Saint Martin mourant :
"Seigneur, si je suis encore nécessaire à votre
peuple, je ne refuse pas de travailler"
, et avec une
profonde humilité il répond : "Je ne ferai rien de
cela ; je ne suis ni nécessaire, ni utile, je suis
totalement inutile."Saint Philippe de Néri  a dit la
même chose dans des circonstances similaires.
Notons enfin ces paroles de l'évêque de Genève :
"Je prends soin de moi-même pour bien vivre, et
je laisse à Dieu le soin de ma mort".
En un mot,
tous les saints ont pratiqué l'abandon parfait, mais
certains ont désiré la mort à la vie, d'autres la mort
à la vie. préférait ne pas avoir de désir.

Pour notre bien, nous ne sommes pas obligés de
faire un choix et de former des demandes en
conséquence, puisque ce sont des questions dont
la décision est réservée à Dieu. De même, en ce
qui concerne le moment, le lieu et les autres
conditions de notre mort, nous avons le droit
d'exposer filialement nos désirs à Dieu, ou de lui
laisser le soin de tout ordonner selon son bon plaisir,
en conformité avec ses intérêts, qui sont aussi les
nôtres.

Mais nous devons demander la grâce de recevoir les
sacrements en pleine connaissance de cause, et
d'avoir dans nos derniers instants les prières de la
Communauté ; car alors, en même temps que les
devoirs à accomplir, il y a des moyens précieux à
utiliser. Cependant, si nous sommes vraiment prêts,
cette demande, pourtant juste, doit être
subordonnée à l'approbation divine. Notre Père saint
Bernard, absent à cause du service de l'Église,
écrivait à ses religieux : "Faut-il donc, ô bon Jésus,
que toute ma vie se passe dans la douleur et mes
années dans les gémissements ? Il vaudrait mieux
mourir, mais mourir au milieu de mes frères, de mes
enfants, de mes proches. La mort dans ces conditions
est plus douce et plus sûre. Et même votre bonté y
entre, Seigneur, accordez-moi cette consolation avant
que je ne quitte ce monde pour toujours. Je ne suis
pas digne de porter le nom de Père, mais digne de
permettre aux enfants de fermer les yeux de leur père,
de voir sa fin et de se réjouir de son transit ;
d'accompagner son âme de leurs prières au reste des
bienheureux, si vous le jugez digne de lui, et d'enterrer
ses restes mortels avec ceux de ceux avec qui il
partageait la pauvreté. Ceci, Seigneur, si j'ai trouvé
grâce à vos yeux, je désire de tout mon cœur
d'atteindre par les prières et les mérites de mes frères.
Mais que votre volonté soit faite et non la mienne, car
je ne veux pas vivre ou mourir pour moi-même."

Sainte Gertrude, alors qu'elle marchait sur une pente
raide, glissa et roula vers la vallée. Ses compagnons lui
demandèrent si elle n'avait pas craint de mourir sans
les sacrements, et la sainte lui répondit : "Beaucoup de
désir de ne pas être privé de l'aide de la religion dans
ma dernière heure, mais je désire encore beaucoup plus
ce que Dieu veut, convaincu que la meilleure disposition
qu'on puisse avoir à bien mourir est de se soumettre à
la volonté de Dieu.''


Finalement, ce qui est essentiel, c'est une mort
 sainte préparée par une vie sainte, car de cela
dépend l'éternité. C'est ce que nous devons
avant tout désirer et demander absolument. En
attendant le jour fixé par la Providence, que notre
souci soit de rendre chaque instant pleinement
fécond pour l'éternité le temps qu'Elle nous laisse ;
et quand notre fin semble proche, que notre seul
souci soit de nous conformer et même d'unifier
notre volonté avec celle de Dieu, déjà dans la mort,
déjà en toutes circonstances, même les plus
humiliantes, car rien ne peut mieux la rendre
sainte et pacifique.

A SUIVRE...

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Mar 12 Fév 2019, 12:19 pm

La répartition inégale des dons naturels

Il est nécessaire que chacun se contente des dons
et des talents dont la Providence l'a doté, et ne se
donne pas à murmurer parce qu'il n'a pas reçu
autant d'intelligence et de compétence qu'un autre,
ni parce qu'il est allé trop loin dans ses ressources
personnelles, à cause du travail, de la vieillesse ou
de la maladie. Cet avis est d'une utilité générale ;
car les plus favorisés ont toujours des défauts qui
les obligent à pratiquer la résignation et l'humilité.
Et il sera d'autant plus dangereux de laisser ce côté
sans défense, puisque le diable attaque un grand
nombre d'âmes : les pousser à se comparer à ce
qu'elles ont été, à ce qu'elles sont, pour faire naître
en elles toutes sortes de mauvais sentiments, ainsi
qu'un fier mépris de leur prochain, une folie de
l'ennui et une envie non sans malice avec mépris,
et peut-être aussi le découragement.


Nous avons le devoir de nous conformer en cela
comme en toute chose à la volonté de Dieu, de nous
contenter des talents qu'Il nous a donnés, dans la
condition dans laquelle Il nous a placés, et nous ne
devons pas vouloir être plus sages, plus habiles, plus
prévenants que Dieu le veut. Si nous avons moins
de dons que d'autres, ou un défaut naturel du corps
ou de l'esprit, une présence extérieure moins
avantageuse, un membre endommagé, une santé
faible, une mémoire infidèle, une intelligence lente,
un jugement moins ferme, peu d'aptitude pour tel
ou tel travail, nous ne devons pas pleurer et
murmurer à cause des perfectionnements qui nous
manquent, ni envier ceux qui ne veulent pas être
plus sages, plus compétents et attentionnés que
Dieu. l'ont fait. Il serait très ingrat de la part d'un
homme d'être offensé que le don qui lui est fait par
une faveur pure ne soit pas aussi bon et riche qu'il
l'aurait souhaité : Dieu était-il obligé de nous
donner un esprit supérieur, un corps mieux disposé,
ne nous aurait-il pas élevés dans des conditions
encore moins favorables, ou ne nous a-t-il pas
laissés dans le néant, ne mérite-t- il rien de plus ?
Tout est pur effet de Sa bonté à laquelle nous
sommes redevables. Faisons taire cet orgueil
misérable qui nous rend ingrats, reconnaissons-le
humblement les biens que le Seigneur a daigné
pour lui-même pour nous l'accorder.


Dieu n'est pas dans la distribution des talents
naturels forcés de se conformer à nos faux
principes de l'égalité. Il ne doit rien à personne,
Il est le Propriétaire absolu de ses biens, et ne
commet pas d'injustice en donnant aux uns plus
et aux autres moins, appartenant, par contre, à
sa sagesse que chacun reçoit selon la mission qu'il
détermine à lui confier.
"L'ouvrier forge ses
instruments de taille, d'épaisseur et de forme par
rapport à l'œuvre qu'il entend accomplir ; de même
Dieu nous distribue l'esprit et les talents selon les
desseins qu'il a sur nous pour son service, et la
mesure de gloire qu'il veut en tirer.''
A chacun de
nous, il exige l'accomplissement des devoirs que
la vie chrétienne impose ; il nous donne aussi un
travail particulier dans sa maison : aux uns le
sacerdoce ou la vie religieuse, aux autres la vie
séculière, dans telle ou telle condition ; et par
conséquent il nous distribue les dons de la nature
et de la grâce. Il cherche d'abord le bien de notre
âme, ou mieux encore, son seul et dernier objectif
est de procurer sa gloire en nous sanctifiant.
Comme Lui, nous n'avons pas que nous devons voir
dans les dons de la nature et dans ceux de la grâce,
mais des moyens de le glorifier par notre
sanctification.

A SUIVRE...

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Mer 13 Fév 2019, 4:49 pm

Car, "qui sait", dit Saint Alphonse, "si avec plus de
talent, avec une santé plus robuste, avec un
extérieur plus agréable, nous ne nous perdrions
pas ? combien sont-ils, pour qui la science et les
talents, la force ou la beauté, ont été l'occasion
de la ruine éternelle, inspirant des sentiments de
vanité et de mépris pour autrui, et les précipitant
même dans mille infamies ? Combien, au
contraire, doivent leur salut à la pauvreté, à la
maladie ou au manque de beauté qui, s'ils avaient
été riches, vigoureux ou instruits, auraient été
condamnés ? Il n'est pas nécessaire d'avoir un
beau visage, ni une bonne santé, ni beaucoup de
talent ; une seule chose est nécessaire : sauver
l'âme.''
 Nous pouvons penser que nous avons
besoin d'un certain degré de compétences pour
faire notre travail et qu'avec plus de ressources
naturelles, nous pourrions faire plus de bien. Mais,
comme le note à juste titre le Père Saint-Jure :
"C'est une vraie joie pour beaucoup et très
importante pour leur salut de ne pas avoir d'esprit
vif, de mémoire ou de talents naturels ;
l'abondance les perdrait, et la mesure que Dieu leur
a donnée les sauverait. Les arbres ne sont pas
meilleurs parce qu'ils sont plantés en hauteur, parce
que dans les vallées ils seraient plus abrités. Une
mémoire prodigieuse qui retient tout, un esprit
vivant et pénétrant dans toutes les sciences, une
érudition rare, une grande brillance et une glorieuse
renommée, ne servent pas souvent que de nourrir la
vanité, et ils deviennent une occasion de ruine.''
Il est
même possible de trouver un pauvre homme épris de
ses mérites, qui veut être mis dans le chandelier, qui
envie ceux qui occupent des postes, qui les dénigre
et travaille même pour les perdre, que serions-nous
si nous avions plus de talents ? Dieu seul le sait. Dans
cette perspective, y a-t-il une voie plus prudente que
celle de Lui confier notre sort et de nous abandonner
à Lui ?

N'est-il pas au moins permis de désirer ces biens
naturels et de les demander ? Certainement, et à
condition que ce soit fait avec une bonne intention et
une humble soumission. Ailleurs, nous avons parlé de
richesse et de santé ; laissons de côté la beauté, que
l'Esprit-Saint appelle pure et trompeuse. Nous
pouvons avoir besoin de telle ou telle aptitude, et il y
a certains dons qui nous semblent particulièrement
précieux et désirables, comme une mémoire fidèle,
une intelligence pénétrante, un jugement juste, un
cœur généreux, une volonté ferme. Il est donc
légitime de les demander. Le bienheureux Albert le
Grand a obtenu par ses prières une merveilleuse
facilité d'apprentissage, mais le pieux évêque de
Genève, fidèle à sa doctrine invariable, "ne veut pas
que nous désirions une meilleure ingéniosité, un
meilleur jugement" ; selon lui, "ces désirs sont
frivoles et occupent la place que nous devrions tous
avoir : essayer de cultiver chacun son propre et
comme il est".

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Jeu 14 Fév 2019, 11:05 am

En réalité, l'important n'est pas d'envier les dons qui nous
manquent, mais de rendre féconds ceux que Dieu nous a
confiés, parce qu'il nous en demandera le compte, et plus
il nous en a donné, plus il nous en demandera. Que nous
ayons reçu dix, cinq, deux talents, ou un seul talent
importe peu, il sera nécessaire de présenter le capital avec
les intérêts. Le plus magnifiquement récompensé ne sera
pas toujours celui qui a le plus de dons, mais celui qui
aurait su les rendre les plus productifs.
Pour être
un mauvais serviteur, il ne faut pas abuser de nos talents,
il suffit de les enterrer. Et quel salaire pouvons-nous
attendre de Dieu si nous ne les utilisons pas pour sa gloire et
ses intérêts, mais seulement pour nous, à notre manière et
non selon ses objectifs et sa volonté? Comme les yeux des
serviteurs sont fixés sur les mains de leurs seigneurs", ainsi
nous devons avoir les yeux de notre âme constamment
dirigés vers Dieu, soit pour voir ce qu'Il veut de nous, soit
pour implorer Son aide ; car Sa très sainte volonté est la
seule qui nous amène à notre fin, et sans elle nous ne
pouvons rien faire. Qui, alors, accomplira le mieux sa
modeste mission ici-bas ? Ce ne sera pas toujours celui qui
aura les meilleurs dons, mais celui qui deviendra plus flexible
entre les mains de Dieu, c'est-à-dire le plus humble, le plus
obéissant. Au moyen d'un instrument docile, même s'il a une
valeur moyenne ou même insignifiante, Dieu fera des
merveilles. ''Croyez-moi, dit Saint François de Sales-, Dieu
est un grand travailleur : avec de pauvres instruments, il sait
faire d'excellentes œuvres. Qu'est-ce qu'il n'a pas fait d'une
verge de Moïse, d'une mâchoire d'âne entre les mains de
Samson, de quoi a-t-il vaincu Holopherne, si ce n'est par la
main d'une femme ?"
Et de nos jours, ne s'est-il pas converti
par le Saint Curé d'Ars ? Cet homme était loin d'être un génie,
mais il était profondément humble. Près de lui, il y avait une
multitude de gens plus sages et plus naturellement doués ;
mais, comme ils n'étaient pas si doués entre les mains de
Dieu, n'ont pas été capables d'égaler un travailleur modeste.

Qui servira mieux les dons naturels de la sanctification ? Il ne
sera pas non plus toujours le plus doué, mais le plus éclairé par
la foi, le plus humble et le plus obéissant.
Les hommes ne se
sont-ils pas souvent enrichis de toutes sortes de dons,
gaspillant la vie présente et compromettant son éternité, tandis
que d'autres, moins talentueux et moins cultivés, se montrent
infiniment plus sages, parce qu'ils retournent complètement à
Dieu et ne vivent que pour Lui ? Un jour, un certain religieux
déplora en présence de Notre-Seigneur ce qu'il appelait sa
"nullité", et souffrit plus que d'habitude parce qu'il se
sentait si inutile quand cette pensée lui vint en tête : "Je peux
souffrir, je peux aimer, et pour ces deux choses, je n'ai besoin
ni de talent ni de santé ; mon Dieu, comme vous êtes bon !
même si je ne suis rien, je peux vous glorifier, je peux sauver
de nombreuses âmes". "Quoi, demanda le bienheureux Egidio à
Saint Bonaventure, une personne ignorante ne peut-elle
aimer Dieu autant que le médecin le plus sage ? Oui, mon frère,
et même une pauvre vieille dame sans science peut aimer Dieu
autant, et même plus qu'un Maître en théologie."
Et le Saint
Frère, transporté de joie, court au verger et se met à crier :
"Venez, hommes simples et illettrés, venez, femmes pauvres et
ignorantes, venez aimer Notre-Seigneur, car vous pouvez l'aimer
autant et même plus que le Père Bonaventure et les plus habiles
théologiens.''

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Ven 15 Fév 2019, 10:38 am

Article 5 - Les emplois

Celui qui est propriétaire de lui-même cherche une occupation
en toutes les règles de la prudence chrétienne. Dans nos
monastères, nous ne pouvons pas faire le choix par nous-
mêmes ; c'est l'obéissance qui nous destine à continuer à
notre place dans la Communauté ou à accomplir tel ou tel
travail, telle charge spirituelle. Il y aura donc là une question
d'abandon et il conviendra de suivre la fameuse maxime du
pieux évêque de Genève : rien à demander, rien à refuser, et
donc rien à désirer, si ce n'est faire au mieux la volonté de Dieu;
rien à craindre, si ce n'est faire notre propre volonté car cela
implique le double obstacle de nous exposer aux dangers en
cherchant du travail, ou de ne pas obéir en les refusant.

Ne sera-t-il pas plus prudent de ne pas désirer et de ne rien
demander, mais de nous maintenir dans la sainte indifférence,
à cause de l'incertitude dans laquelle nous nous trouvons ? En
effet, nous ne savons pas s'il est plus conforme au plaisir divin,
plus avantageux pour notre âme de passer par le travail ou de
rester sans charge particulière. Dans ce dernier cas, nous
sommes libérés de beaucoup de dangers et de responsabilités,
nous avons l'entière liberté de nous donner à Dieu seul, de nous
consacrer sans réserve aux occupations douces et saintes de
Marie, au gouvernement de ce petit royaume qui est en nous.
Mais ce n'est pas de l'oisiveté pure et simple, mais un dur labeur.
Aurons-nous toujours la patience et le courage de nous appliquer
à lui avec une énergie persévérante? Ou peut-être pas, comme
les chômeurs, à des passe-temps fantastiques, pour s'occuper de
ce qui ne nous regarde pas ? Quoi qu'il en soit, nous perdons les
milliers d'occasions de sacrifice et d'abnégation que l'on trouve
dans les emplois. Les accusations, d'autre part, nous offrent une
moisson abondante de renoncement, de soins et d'humiliation.
Leur nom même l'indique ; ils sont un fardeau et parfois un lourd
fardeau pour ceux qui le prennent au sérieux ; c'est pourquoi ils
facilitent la sanctification par le sacrifice. Les travaux spirituels
ont aussi un immense avantage : ils nous mettent dans l'heureux
besoin de distribuer fréquemment le pain de la Parole, d'être en
contact quotidien avec d'excellentes âmes, et de toujours bien
faire de prêcher par l'exemple. Mais ils ont aussi d'énormes
responsabilités, car si le troupeau ne rapporte pas suffisamment
d'avantages, c'est nous qui en premier rendons compte au
Propriétaire. D'autre part, ne faut-il pas craindre que l'on
s'absorbe dans le temporel au détriment du spirituel, qu'on se
néglige en prenant soin des autres, qu'on prenne le prétexte de
sa fonction pour oublier les devoirs de la Communauté, et qu'on
voie plus ou moins dans le travail un moyen de prendre des
libertés et de contenter la nature ? En un mot, ces considérations
et d'autres semblables doivent nous rendre très circonspects
dans nos désirs, nous incitant plutôt à prier de cette façon :
 "Mon Dieu, est-ce que ce sera plus propice à votre gloire et à
mon bien si je passe par les charges ou reste au chômage ? Je ne
le sais pas, vous le savez, Seigneur, et je mets toute ma confiance
en vous ; disposez de tout cela d'une manière qui soit plus
favorable à nos intérêts communs, ce que je vous donne. ''

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Sam 16 Fév 2019, 10:05 am

 Est-ce à dire qu'il est interdit de concevoir un désir et
de le formuler filialement ? Sûrement pas ; comme il
s'agit d'une demande délicate, elle doit être examinée
attentivement. Comme le souligne à juste titre saint
Alphonse, "si vous aimez choisir, choisissez toujours
les positions les moins agréables".
Saint François de
Sales disait aussi : "Si on nous donnait le choix, les
tâches les plus désirables seraient les plus abjectes,
les plus douloureuses, celles où il y a plus à faire et
plus à s'humilier pour Dieu.''
Même dans ce cas, le
désir semble très suspect à notre pieux Docteur.
"Savez-vous par hasard, dit-il, si, après avoir désiré
d'humbles emplois, vous aurez la force de bien
recevoir les abjections qui s'y trouvent, de souffrir
sans révolter votre déplaisir et votre amertume,
votre mortification et votre humilité ?''
Bref, si l'on
veut croire le Saint, il faut avoir par la tentation le
désir de toutes les charges, quelles qu'elles soient,
et d'autant plus si elles sont honorables. Rodriguez
dit : "Quant à ceux qui désirent des fonctions et
des postes plus élevés, ou des ministères, il leur
semble que dans le premier, ils porteraient plus de
fruit en pensant que ce zèle est du plus grand
service de Dieu et du plus grand bien des âmes ;
ce n'est que zèle d'honneur, estime et conforts, et
parce que ces fonctions et ministères sont toujours
plus conformes à leur goût et inclination, ils le
désirent...".
Et si j'étais humble, je préférerais que
l'autre fasse la haute fonction, parce que je dois
croire qu'il le fera mieux avec plus de fruits et moins
de danger de vanité. ''Concluons donc avec Saint
François de Sales qu'il vaut mieux ne rien désirer,
mais s'abandonner complètement entre les mains de
Dieu et de sa Providence. "Dans quel but devrions-
nous désirer une chose plus qu'une autre ? Tant que
nous plaisons à Dieu et aimons sa volonté divine,
cela devrait nous suffire et surtout en religion, où
l'obéissance est ce qui donne de la valeur à tous
nos exercices.''
Soyons prêts à recevoir les charges
qu'elle nous impose ; ''qu'elles soient honorables
ou abjectes, je les recevrai humblement, sans
répondre un seul mot si on ne me le demande pas,
sinon je dirai simplement la vérité comme je la
sens".
Il n'est pas possible de donner à Dieu un
témoignage d'amour et de confiance plus brillant
que de Le laisser disposer de nous comme Il veut,
et de Lui dire : "Ma chance est entre vos mains" ;
je vis calmement dans cette pensée et je ne veux
me soucier de rien d'autre.

Quand le supérieur a parlé, c'est Dieu qui a parlé.
Il ne se contente plus de déclarer son approbation
des événements, mais il signifie aussi sa volonté par
la bouche de son représentant. Le Seigneur avait
déjà des droits absolus sur nous ; dans la profession
religieuse, nous avons contracté de nouvelles
obligations avec Lui, nous nous sommes donnés à la
Communauté. Le Supérieur est officiellement chargé,
au nom de Dieu et du Monastère, d'exiger de nous ce
que nous avons promis ; et n'est-ce pas un de ces
engagements sacrés que d'accepter que le Supérieur
dispose de nous selon nos saintes lois ? Qu'il nous
laisse à notre place, qu'il nous confie ou nous enlève
des emplois, qu'il remplit toujours sa mission, et que
nous devons être fidèles à nos engagements. Il prie,
consulte, réfléchit et décide selon sa conscience,
inspiré par nos Règles, et selon le personnel à sa
disposition. Il ne dépend de personne d'autre que de
Dieu et des supérieurs majeurs ; par conséquent, il
n'a pas besoin de demander notre permission, ni
même de nous exposer ses motifs pour agir. D'autre
part, il est de son devoir, pas moins que son et notre
intérêt, de procurer d'abord le bien des âmes. De plus,
Dieu, qui nous assigne un travail, mettra sa grâce à
notre disposition, parce qu'il n'y a pas de place pour
l'abandon de sa part quand, laissant de côté nos goûts
et nos répugnances, nous allons avec un esprit fort là
où Il veut que nous allions.

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Dim 17 Fév 2019, 11:54 am

Nous n'avons pas le droit de refuser un travail, aussi modeste
soit-il, car il n'y a pas d'ignoble et de méprisable que l'orgueil
et le manque de vertu. Il n'y a pas de basse fonction au
service du Très-Haut ; les moindres œuvres n'ont pas de prix à
ses yeux, quand elles sont ennoblies par la foi, l'amour et le
sacrifice de soi. La Sainte Vierge a surpassé de loin les Séraphins
eux-mêmes, parce qu'elle a mis en valeur les occupations les
plus simples avec le plus de dispositions.
D'autre part,
l'organisme : a besoin d'une tête et a aussi besoin de pieds et de
mains ; avec quel droit voudrions-nous être tête plutôt que pieds,
et yeux plutôt que mains ? A partir du moment où nous
méprisons un travail comme inférieur à nos mérites, nous
manquons d'humilité, et Dieu ne voulait-il pas nous mettre
précisément en mesure de l'acquérir ? Et si nous le servons dans
une fonction volontairement ardue pour fuir l'orgueil de l'esprit
et la délicatesse des sens, n'est-ce pas le plus brillant témoignage
de notre amour et de notre abnégation ?

Nous n'avons pas le droit de refuser un emploi parce qu'il nous
semble supérieur à nos mérites, une humilité étrange qui
paralyserait l'obéissance et nous ferait oublier nos engagements !
C'est notre Supérieur qui doit être juge de nos aptitudes et non de
nous ; il assume la responsabilité de choisir, et ne nous laisse que
celle d'obéir.

Sans doute aurions-nous des raisons de craindre si nous cherchions
les postes et qu'ils nous étaient confiés par la force de nos instances,
mais à partir du moment où c'est Dieu qui nous les assigne, Il nous
prêtera aussi Son aide. Et, comme nous l'avons dit dans le chapitre
précédent, c'est l'ouvrier habile qui sait exécuter d'excellents travaux
même avec de mauvais instruments. Les talents sont précieux quand
ils sont unis à la vertu ; mais Dieu veut avant tout que son instrument
soit souple et docile, c'est-à-dire humble et obéissant, sauf que Dieu
n'exige pas de nous ce qui est juste, mais nous demande de faire du
mieux que nous pouvons, et avec cela il est satisfait.


Bref, nous n'avons pas le droit de refuser des emplois, alléguant
facilement le danger que notre âme puisse courir en eux, et en ce
sens dit Saint Liguori : "Ne croyez pas que devant Dieu vous pouvez
refuser une accusation à cause des fautes dont vous craignez de vous
rendre coupable en cela. Lors de l'entrée en religion, l'obligation est
supposée rendre au monastère tous les services possibles, mais si la
peur du péché pouvait servir d'excuse, dans ce monastère, tout
dépendrait de qui compter pour le service du monastère et
l'administration de la communauté ? Proposez d'exécuter la
bénédiction divine et vous ne manquerez pas de l'aide de Dieu."

A SUIVRE...

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Lun 18 Fév 2019, 12:45 pm

En un mot, "n'est-il pas mieux de laisser Dieu
disposer de nous selon ses desseins, de
s'occuper du travail qu'il a dû nous imposer, de
le recevoir humblement sans répondre à une
parole ? Cependant, nous pouvons trouver des
emplois qui dépassent nos forces, ou qui sont
trop conformes à nos inclinations naturelles, ou
qui sont dangereux pour notre salut. Alors rien
de plus convenable (et parfois rien de plus
nécessaire) que de faire connaître à nos
Supérieurs ces circonstances qui peuvent leur
être inconnues, ce qui doit se faire avec toute
l'humilité, la douceur et la soumission que la
Règle prescrit dans de tels cas. Mais, si,
malgré nos objections respectueuses, les
Supérieurs insistent, acceptons leur mandat
avec amour, estimant qu'il nous est plus utile,
disposés au contraire à veiller sur nous,
confiants dans l'aide de la grâce"
, et fidèles à
rendre compte avec exactitude de notre ligne
d'action.

Terminons par une observation capitale du P.
Rodriguez : "Ce que Dieu regarde et estime
en nous dans cette vie, ce n'est pas l'amour de
Dieu, que nous représentons dans cette vie,
ce n'est pas le personnage que nous
représentons dans la Communauté, l'un de
supérieur, l'autre de prêcheur, un autre du
sacristain, un autre du portier, mais le bon que
chacun donne de son caractère ; et donc si le
coadjuteur fait bien dans son métier et
représente mieux son caractère que les autres
prêcheur ou que son supérieur, sera plus
estimé devant Dieu et les plus récompensés et
honorés. Que personne ne désire donc un
autre personnage ou un autre talent, mais que
chacun essaie de bien représenter le caractère
qui lui a été donné, et de bien utiliser le talent
qu'il a reçu",
afin que vous glorifiiez Dieu
pour votre sanctification. Il vous faudra donc
veiller à ne pas négliger, sous prétexte d'emploi,
la régularité commune et la vie intérieure, mais
à remplir votre charge à la lumière de l'éternité,
sous le regard de Dieu, à vous maintenir dans
une obéissance et une humilité strictes, et à
profiter des devoirs et des difficultés du travail
pour avancer en vertu. Voici l'essentiel, le seul
chose nécessaire et le bénéfice des avantages.

A SUIVRE...

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Mar 19 Fév 2019, 11:52 am

Article 6º - Repos et tranquillité

Certains emplois spirituels ou temporaires apportent avec
eux le travail, la fatigue et le soin ; on n'est pas maître de
soi, exposé comme on l'est continuellement à être
interrompu par le premier qui apparaît pendant le travail,
la prière, les lectures pieuses ; ils ne demandent qu'une
attention relative et n'imposent ni soin ni gêne, la même
chose se produisant, d'autant que l'on est sans emploi.

Le repos et la tranquillité facilitent grandement
l'observance régulière et la vie intérieure, nous placent
dans des circonstances favorables pour cultiver notre âme
en général et nous garder unis à Dieu pendant le cours de
la journée. Mais il peut arriver que nous devenions si
Attachés, désordonné, que nous aurions du mal à y
Renoncer lorsqu'il est mis en place au moyen d'obligations
d'office et le bien commun. Cet amour du repos et de la
tranquillité, si légitime si, dans un tel cas, elle devient
excessive ; elle dégénère en vulgaire égoïsme, et ne connaît
pas le désintérêt ou le sacrifice, et pour la même raison qui
éteint la flamme de la vraie charité, il fait de nous inutiles
pour nous-mêmes et pour les autres.

Le travail et les soins, l'inconfort continu de certaines
fonctions, nous fournissent une mine inépuisable de
sacrifice et d'abnégation ; c'est un calvaire parfait pour ceux
qui veulent mourir à eux-mêmes ; c'est une immolation
continue pour le bien de tous. Au contraire, il est très facile,
dans ce tourbillon d'affaires et de soins, de négliger notre
moi intérieur et de peu surnaturaliser nos actions ; et
pourtant, avec un peu de travail, il est facile de purifier
l'intention, d'élever fréquemment l'âme à Dieu et de se
souvenir suffisamment de soi. Personne n'a été plus occupé
que Saint Bernard, Sainte Thérèse, Sainte Alphonse et tant
d'autres. Demandez-vous comment vous avez trouvé, au
milieu de tant de travail et d'attention, l'occasion de
composer des livres d'une valeur si inestimable, de vous
consacrer si longtemps à la prière et d'être de parfaits
contemplatifs : cependant, ils l'ont fait.

Que voudra Dieu de nous ? Nous tirerions davantage parti
des avantages suivants l'agitation ou la tranquillité ? Dieu
seul le sait. Ça l'est, alors, de nous établir dans une sainte
indifférence et d'être prêt à faire ce qu'il veut. Nous, en
tant que membres d'un Ordre contemplatif, avons bien
sûr le droit de désirer le calme et la tranquillité, afin de
vivre plus facilement dans l'intimité du divin Maître. Saint
Pierre a jugé à juste titre qu'il était bien sur le Tabor ; il
ne voulait pas l'abandonner, mais vivre toujours près de
son doux Sauveur, et vivre dans l'intimité du divin Maître
sous la même tente. Il n'a cependant pas cessé d'ajouter,
et nous aussi, nous devons le faire avec lui : "Seigneur, si
tu veux."
Mais le voudra-t-il ? Le Tabor n'est pas là d'une
manière permanente. Nous avons besoin du Calvaire et
la crucifixion, et nous n'avons pas le droit de choisir nos
croix et d'empêcher Dieu de nous imposer les autres. Si
vous avez préféré pour nous imposer ceux qui abondent
dans tel ou tel position, acceptons-les avec confiance ;
c'est la sagesse infaillible et la plus aimante des Pères, et
c'est la preuve qu'il nous fallait pour faire mourir la
nature en nous ; car une autre croix, choisi par nous, ne
répondrait sûrement pas comme ceci à nos besoins.

A SUIVRE...

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Re: LE SAINT ABANDON (Dom Vital Lehodey)

Message  Monique le Mer 20 Fév 2019, 10:41 am

En cela, il y a un mélange de bénédiction divine et de volonté
signifiée. Dans la mesure où cela dépend de nous et où nous
pouvons le faire sans manquer à aucune de nos obligations,
nous devons aimer, désirer, chercher le calme et la tranquillité,
et pour ainsi dire, créer autour de nous une atmosphère de
paix et de recueillement, car c'est l'esprit de notre vocation.

Mais s'il plaît à Dieu de nous demander un sacrifice et de nous
mettre dans l'agitation des mille soucis, nous n'avons pas le
droit de dire non ; essayons seulement de préserver encore
alors, autant que possible, l'esprit intérieur, le silence et
l'union divine ; et quand un moment de calme est offert,
savons en profiter pour approfondir en Dieu.

 C'est ce que notre père Saint Bernard a fait aussi. Souvent
les ordres du Souverain Pontife lui imposent des absences
prolongées et d'énormes fatigues, et il retourne à Clairvaux
avec un besoin insatiable de rester seul avec Dieu. Cependant,
son premier soin fut d'aller au noviciat pour voir ses nouveaux
enfants et les nourrir avec le lait de sa parole. Ses religieux
furent aussitôt donnés à verser sur eux leurs consolations,
d'autant plus abondantes qu'ils en avaient été privés plus
longtemps. Il a d'abord pensé à la sienne, puis à puis à lui-
même. ''La charité, dit-il, ne cherche pas ses propres intérêts.
Il m'a depuis longtemps persuadé de préférer votre profit à
tout ce que j'aime. Prier, lire, écrire, méditer et autres
avantages des exercices pieux, j'ai tout considéré comme une
perte pour votre amour. Je supporte patiemment d'avoir à
quitter Rachel pour Lia ; et je ne regrette pas d'avoir
abandonné la douceur de la contemplation, lorsqu'il m'est
donné d'observer qu'après nos entretiens l'irascible devient
doux, l'orgueilleux, humbles ; ceux qui ont le cœur fragile, qui
s'efforcent, afin que les petits enfants du Seigneur puissent se
servir de moi comme bon leur semble, à condition qu'ils soient
sauvés. Si je ne leur pardonne aucun travail, ils me
pardonneront mes fautes, et mon repos le plus désiré sera de
savoir qu'ils n'ont pas peur de m'importer dans leurs besoins.
Et tant que j'aurai un souffle de vie, je servirai mon Dieu en les
servant avec une charité sans prétention."


Saint François de Sales fit de même : "Si quelqu'un, même le
plus petit, s'adressait à lui, le Saint prenait l'attitude d'un
inférieur devant son supérieur, sans rejeter personne, sans
refuser de parler ou d'écouter et sans donner le moindre signe
de mécontentement, même s'il devait perdre un temps
précieux à écouter des frivolités. Sa phrase préférée était :
"Dieu veut cela de moi, de quoi ai-je besoin de plus ? Dès que
j'effectue cette action, je ne suis pas obligé d'en effectuer une
autre. Notre centre est la volonté de Dieu, et sans Lui, il n'y a
que confusion et malaise."
Sainte Jeanne de Chantal assure
que dans la multitude écrasante d'affaires elle a toujours été
vue unie à Dieu, aimant sa sainte volonté également en toutes
choses, et par ce moyen, les choses amères étaient devenues
délicieuses.

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