Saint Cyprien

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Saint Cyprien

Message  Roger Boivin le Dim 16 Sep 2018, 11:33 am


SAINT CYPRIEN
Évêque et martyr
(+ 258)

Saint Cyprien né à Carthage, dans le paganisme, était fils d'un sénateur. Son éducation, digne de son rang, fit briller l'heureux génie don il était doué. Il était tout entier aux idées de gloire et de plaisir, quand un prêtre chrétien, homme de haute distinction, nommé Cécilius, rechercha sa compagnie, dans le but d'attacher à la foi chrétienne un jeune homme de si grand mérite. Cyprien eut vite l'esprit convaincu par les sages raisonnements de Cécilius; mais son coeur frémissait à la pensée du détachement exigé par l'Évangile. Comment lui, Cyprien, élevé dans les honneurs, objet de l'admiration universelle, lui libre d'aspirer à toutes les jouissances et à tous les triomphes, pourrait-il rompre ses chaînes et subjuguer ses passions?... Le combat était rude en son âme; sa conscience lui criait sans cesse: "Courage, Cyprien! Quoi qu'il en coûte, allons à Dieu!" Il obéit enfin à cette voix, et reçut le baptême.

Dès lors Cyprien devint un autre homme; la grâce lui rendit tout facile, et l'accomplissement de l'Évangile lui parut clairement être la vraie sagesse. Il vendit ses vastes et belles propriétés et en donna le prix aux pauvres; son mérite l'éleva en peu de temps au sacerdoce et à l'épiscopat. La population chrétienne de Carthage tressaillit de joie en apprenant l'élévation de Cyprien au siège épiscopal de cette ville; elle comprit qu'au moment où la persécution allait s'élever, menaçante et terrible, le nouvel évêque serait un modèle et un guide. Le saint pontife employa tout son zèle à fortifier son troupeau pour les saints combats, il glorifia les martyrs et montra une juste sévérité vis-à-vis des apostats.

Les païens, voyant de quelle importance serait pour eux la prise de celui qui était l'âme de la résistance chrétienne, recherchèrent le pasteur pour désorganiser plus facilement le troupeau; mais Cyprien, voyant combien sa vie était utile aux âmes confiées à ses soins, trouva une retraite sûre, d'où il remplit admirablement son devoir apostolique par ses lettres, ses exhortations, l'administration des sacrements. Enfin, après plusieurs années, il eut révélation de son prochain martyre et s'y prépara par un redoublement de zèle et de charité. Cyprien fut condamné à avoir la tête tranchée: "Je Vous rends grâces, Seigneur," s'écria-t-il. Comme le bourreau tremblait, le martyr l'encouragea avec bonté et lui fit remettre vingt-cinq pièces d'or; puis il se banda lui-même les yeux et présenta sa tête, qui roula bientôt sur le sol baigné de sang. Ses écrits l'égalent aux Pères et aux Docteurs de l'Église.

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Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Roger Boivin

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Re: Saint Cyprien

Message  Roger Boivin le Dim 16 Sep 2018, 11:36 am


Révolution en tiare et en chape :


« LA CORRUPTION DE LA JEUNESSE ET DU CLERGÉ. - Les «cœurs choisis» que la Révolution recherche de préférence, ce sont les jeunes gens et les prêtres ; elle ose même aspirer jusqu'à former un pape.

Spoiler:
[..]

«« Nous devons faire l'éducation immorale de  l’Église, et arriver, par de petits moyens bien  gradués, quoique assez mal définis, au triomphe de l'idée révolutionnaire par un Pape.  Ce projet m'a toujours paru d'un calcul surhumain. »» (Nubius à Volpe)

« Surhumain, en effet, car il vient en droite ligne de Satan. Le personnage qui se cache sous le nom de Nubius décrit ensuite ce Pape révolutionnaire qu'il ose espérer : un Pape faible et crédule, sans pénétration, honnête et respecté, imbu des principes libéraux.

«« C'est  à peu près dans ces conditions qu'il nous en  faudrait un, si c'est encore possible. Avec  cela nous marcherons plus sûrement à l'assaut de l'Église, qu'avec les pamphlets de nos frères de France et l'or même de l'Angleterre. Pour  briser le rocher sur lequel Dieu a bâti son Église, nous aurions le petit doigt du successeur de Pierre engagé dans le complot, et ce petit doigt vaudrait pour cette croisade tous les Urbain II et tous les saint Bernard de la chrétienté. »» (Instruction secrète)

«« Vous voulez révolutionner l'Italie ? »» ajoutent enfin ces séides de l'enfer, «« cherchez le  Pape dont nous venons de faire le portrait...  Que le clergé marche sous votre étendard en croyant toujours marcher sous la bannière des Clefs Apostoliques. Vous voulez faire disparaître le dernier vestige des tyrans et des oppresseurs ? Tendez vos filets, tendez-les au fond des sacristies, des séminaires et des couvents ; et si vous ne précipitez rien, nous vous promettons une pêche miraculeuse ; vous pécherez une Révolution en tiare et chape, marchant avec la croix et la bannière ; une Révolution qui n'aura besoin que d'être un tout petit peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde. »» (Instruction secrète de la Vente suprême)

« Comme ils sentent eux-mêmes que tout repose sur le Pape ! ..

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La Révolution - par Mgr de Ségur, Louis-Gaston (1820-1881) :
http://archive.org/stream/larvolution00sggoog#page/n54/mode/2up



Dernière édition par Roger Boivin le Dim 16 Sep 2018, 11:40 am, édité 2 fois
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Re: Saint Cyprien

Message  ROBERT. le Dim 16 Sep 2018, 11:38 am

.
Voir quelques ouvrages de Saint Cyprien:  
http://messe.forumactif.org/t6967-ouvrages-de-saint-cyprien#126257

Bonne lecture. study
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ROBERT.

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Re: Saint Cyprien

Message  Roger Boivin le Mar 18 Sep 2018, 1:27 pm



BUT ET PLAN DES IMPIES.


Spoiler:
611. — On connaît plusieurs manières d'attaquer la religion catholique. Depuis dix-huit siècles que la multitude des beaux esprits s'y adonne, tous les moyens et toutes les ruses ont été essayés ; maintenant les plus médiocres écrivains possèdent les plus fins secrets de l'art ; ils les emploient suivant les lieux et les temps.

Il y a la négation brutale, le rire épais, la grossière injure, qui réussissent merveilleusement dans la populace : ce fut le talent de Déranger sous la Restauration : c'est pour cela et pour avoir outragé les mœurs, délits ordinairement connexes, qu'il a été condamné en police correctionnelle au grand profit de sa popularité et de sa gloire.

Il y a la négation philosophique, plus mesurée quant à la forme, non moins brutale au fond. Elle se produit avec ses variétés sans nombre dans les écrivains rationalistes de notre époque. Tous ces auteurs, pour combattre la religion, travestissent ses enseignements, falsifient son histoire ; ils la présentent comme un mensonge, comme une institution de tyrannie et de haine qui n'a pu se soutenir que par la persécution et posent contre elle les prémisses dont les conséquences sont : il faut l'extirper, il faut la déshonorer, il faut l'étouffer dans la boue ! ( 14, p. 62.)

612. — Il y a des hypocrites de religiosité et de philanthropie qui disent que le christianisme est une religion d'amour, mais que les chrétiens ne l'ont pas connu et n'ont jamais su qu'établir la tyrannie et faire couler le sang. Ceux-ci, prétendant honorer le Christ, diffament sans relâche son Église, qu'ils disent n'avoir pas été instituée par lui, ou ne lui être pas restée fidèle : ils la défigurent et la calomnient dans ses dogmes, dans son histoire, dans ses héros ; ils lui imputent toutes les monstruosités qui peuvent révolter la conscience humaine; et si les chrétiens entreprennent de rétablir les faits travestis par la mauvaise foi et par l'ignorance, s'ils veulent expliquer des idées que l'on ne comprend plus, justifier des principes dont les conséquences vraies ont été tout autres qu'on ne dit, et dont la violation définitive serait la ruine de toute civilisation, aussitôt les clameurs redoublent. Les apologistes de la vérité sont traités de forcenés qui veulent rallumer les bûchers, qui veulent détruire la liberté humaine et qui font enfin haïr une religion d'amour. (44, p. 63.)

613. — Les petites combinaisons (des ennemis actuels de l'Église) ne manquent pas d'une certaine sagesse.

Ils se disent : « Ne faisons rien de trop ! Ne nous donnons pas le mauvais genre de tuer le Pape, il ressuscite ; ni de l'enlever, il revient ; ni de le mettre en prison, il y grandit. Réduisons-le à la condition de simple particulier, soumis aux lois de simple police.

« N'abjurons pas le christianisme ; cela nous obligerait de faire un autre culte, et finirait en farce tragique. Gardons « l'auguste religion de nos pères ; sans rien lui ôter » que la tête. C'est-à-dire retirons peu à peu le cerveau, laissons la figure. Ce caput mortuum tombera. de lui-même tout doucement.

« Les enragés qui veulent tout abattre, tout brûler, tout jeter au vent, sont sur la pente d'adorer ; ils ont quelque dieu en poche, quelque autel à bâtir. Ne leur permettons que des hurlements, et protégeons contre eux le tremblant troupeau catholique.

« Ayons les yeux sur la Russie. La Sainte Russie ! Il y a là des prêtres, des évoques, des moines, des sacrements, des églises ; on y dit la messe, on chante, on prêche ; et rien de gênant pour personne. C'est l'idéal. Un service pour le nettoyage des âmes, comme il y a un service pour le nettoyage des rues... tous deux dans les attributions de la police !

« Il faut prendre Rome peu à peu. Rome enlevée au Pape, plus de papauté temporelle, et la papauté spirituelle languira. Ce sera le battant de la cloche dans une robe de paille. Ainsi les catholiques ne resteront pas sans consolation. Ils attendront que le spirituel recompose le temporel, que la vertu du battant rende à la paille la sonorité du bronze.

« Cependant la voix de Rome se taira ; les catholiques se désaccoutumeront de l'entendre ; ils se désaccoutumeront aussi d'attendre. Discutons. Quand la force discute, malheur aux principes qu'elle veut contester ! Ses adversaires biaisent, de peur qu'elle ne leur coupe la parole ; les tiers partis se forment, les principes se rouillent. Enfin la force prononce lorsqu'elle voit les esprits assez préparés. (21, p. 193.)



PENSÉES DE M. LOUIS VEUILLOT - 1868 : https://archive.org/stream/pensesdemlouis00veui#page/278/mode/2up
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Roger Boivin

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